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 Poilu, surnom donné aux soldats français pendant la Première Guerre mondiale.

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jacotte
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MessageSujet: Poilu, surnom donné aux soldats français pendant la Première Guerre mondiale.   Jeu 13 Mar - 2:35:19

Poilu, surnom donné aux soldats français pendant la Première Guerre mondiale.
Ce surnom est typique de cette guerre, et ne fut qu'en de rares et exceptionnels cas, utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Origine de cette dénomination

Ce surnom serait né durant la Grande guerre du fait des conditions de vie des soldats dans les tranchées. Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l'arrière, paraissaient tous « poilus ». Cependant, cette origine est controversée, le mot « poilu » désignant aussi à l'époque dans le langage familier quelqu'un de courageux (cf. par exemple l'expression plus ancienne « un brave à trois poils », que l'on trouve chez Molière).

Il y a une autre interprétation de l'origine du mot Poilu qui, par l’intérêt de son histoire, mérite qu’on s’y arrête un instant :

Dans un ouvrage du linguiste Alfred Dauzat (1877-1955) datant de 1918 et réédité en septembre 2007, reposant sur une enquête que l’auteur, mobilisé en 1914, réalisa dans les tranchées, on trouve une histoire du mot Poilu tout à fait intéressante :
Avant d’être le soldat de la Marne, le poilu est le grognard d’Austerlitz, « ce n’est pas l’homme à la barbe inculte, qui n’a pas le temps de se raser, ce serait trop pittoresque, c’est beaucoup mieux : c’est l’homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main ! symbole de virilité » .
Dans le même ordre d'idée, bien plus que l'homme qui ne se rase pas, le poilu est l'homme qui a du poil aux jambes.
Le mot Poilu, terme militaire datant de plus d’un siècle avant la Grande Guerre, « désignait dans les casernes où il prédominait, l’élément parisien et faubourien, soit l’homme d’attaque qui n’a pas froid aux yeux, soit l’homme tout court. A l’armée, les soldats s’appellent officiellement « les hommes ».
M. Cohen, linguiste lui aussi mobilisé et participant à l’enquête, précisa qu’en langage militaire le mot Poilu signifiait individu.
Mais depuis 1914, dit Albert Dauzat qui étudiait l’étymologie et l’histoire des mots, le terme Poilu désigne pour le civil « le soldat combattant », par opposition à « l’embusqué » qui défend notre sol.
Le mot « fit irruption du faubourg, de la caserne, dans la bourgeoisie, dans les campagnes plus tard, par la parole, par le journal surtout, avec une rapidité foudroyante »

Commémoration

En France le 11 novembre le souvenir des "Poilus" se fait sous le nom des "Bleuets" (en rapport avec la couleur bleu horizon de l'uniforme des poilus), en Grande Bretagne et dans les pays du Commonwealth, le jour du 11 Novembre se fait sous l'appellation de "Poppy Day" le "Poppy" est le coquelicot, fleur qui poussait souvent dans et aux abords des tranchées.

Après les décès de :

Alexis Tendil le 5 octobre 2005 à l'âge de 109 ans
René Moreau le 26 octobre 2005 à l'âge de 108 ans
Ferdinand Gilson dans la nuit du 25 au 26 février 2006 à l'âge de 107 ans
Léon Weil le 6 juin 2006 à l'âge de 109 ans
François Jaffré le 22 septembre 2006 à l'âge de 105 ans
Maurice Floquet le 10 novembre 2006 à l'âge de 111 ans
René Riffaud le 15 janvier 2007 à l'âge de 108 ans
Jean Grelaud le 25 février 2007 à l'âge de 108 ans
Louis de Cazenave le 20 janvier 2008 à l'âge de 110 ans
Lazare Ponticelli le 12 mars 2008 à l'âge de 110 ans
Il ne reste en France plus aucun poilu. Jacques Chirac avait proposé que le dernier des "poilus" français qui décéderait serait, avec son accord écrit, inhumé au coté du " Soldat inconnu" dans la crypte sous l'Arc de triomphe à Paris.
Cette proposition risque de rester sans lendemain car Lazare Ponticelli ne voulait pas, pour des raisons personnelles, bénéficier de ces honneurs nationaux (il avait cependant accepté une cérémonie nationale, mais simple, dédiée à la mémoire des Poilus).

Le dernier poilu officiel était :

110 ans, Lazare Ponticelli , 7 décembre 1897 (né en Italie sous le nom de "Lazzaro"). Son décès a été annoncé par la présidence de la République le 12 mars 2008.

L'équipement du fantassin en 1914



Avec son habillement le fantassin devait porter "le barda".

Son uniforme:
- une paire de brodequins
- des jambières en cuir
- un pantalon rouge garance avec en dessous un caleçon
- une paire de bretelles
- une chemise
- un képi rouge et bleu
- un ceinturon avec plaque
- un mouchoir
- une cravate de coton, bleue
- une capote de toile bleue.
Dans le sac à dos ou havresac (avec cadre en bois):
- des lacets de rechange
- une seconde chemise
- un bonnet de police
- un élément de toile de tente collective
Dans la musette
- une autre paire de chaussure
- une baguette de fusil
- la gamelle et divers ustensiles: ouvre boite, quart, seau en toile. La gourde le 1 litre quand elle n'était pas attachée au côté.
- les vivres du jour

la vie des soldats

1) Comment étiez-vous habillés ?
- Ah ! Nous étions bien habillés, les Français ! On avait des pantalons rouges... un képi rouge, et puis une veste bleue; avec ça on était beau ! Les Allemands, eux, ils étaient habillés comme il faut : couleur bleu foncé... Les Allemands ils disaient "Tiens voilà les Franzouses" parce que c'étaient des silhouettes ces rouges, alors ca fait qu'ils nous voyaient de loin... Ah nom de Dieu ! On est resté plus d'un an avec cette tenue là. Parce que pour faire des costumes pour l'armée entière, vous comprenez, c'est pas en cinq minutes, oui.

2) Comment ça a débuté, les tranchées, quand il n'y avait rien du tout dans un champ par exemple ?
- Ca a débuté pour se cacher, d'abord. Les Allemands s'arretaient. Ils tenaient bon. On n'attaquait pas toujours. Alors fallait commencer un petit trou pour se cacher le nez. petit à petit dans la nuit on améliorait son trou : on se garait quoi ! Et puis les régiments qui venaient après, ils continuaient le travail qu'on avait commencé.

- Quand il pleuvait ?

- Ah ! Qu'il pleuve ou qu'il ne pleuve pas, on était là. Fallait bien y rester. On était trempé le matin des fois ! Encore l'été ça allait bien; mais l'hiver des fois on se réveillait, on avait la capote raide de gel quand il avait tombé la rosée et gelé là dessus. Alors petit à petit c'est venu qu'on a afait des abris formidables, des abris profonds.

3) Et les attaques comment se passaient-elles ?
- Ah ! Les attaques.. On était dans la tranchée, alors on nous avertissait : "à telle heure nous attaquons". Le matin on avait touché un quart de gnole, qu'on appelait. C'était... de la gnole. Je ne sais pas ce que c'était : il y avait un peu de tout ! Un litre de vin, un litre de café. Le capitaine passe : il nous a dit " vous avez touché ça ?" "Oui" Eh bien à midi il y aura à faire bien attention : sur le poste du commandant, un fusant (obus éclatant en l'air). Quand il éclatera ce sera l'attaque ! Et tout le monde dehors hein ! Je pars mais avantde sortir de la tranchée, je fais la tournée : que tout le monde soit sorti". Il nous commandait avec révolver au poing : ceux qui ne sortaient pas... Et tu sais les mitrailleuses tiraient, les obus tombaient. Tu étais mélangé dans les obus français, les obus allemands... J'ai vu un de mes camarades qu'un obus de 150 ou de 105 lui est tombé aux pieds : l'explosion l'a soulevé de terre, et j'ai dit : "t'as pas de mal". Il dit "non tu vois bien". Parce que dans la Somme la terre était mouvante. Il avait son fusil baïonnette au canon, et il a continué. Si tu réussissais à sauver ta peau, tu la sauvais. Si tu ne réussissais pas tu étais pris. C'est que tu sais, avec les copains, il y ades fois, c'était sauve-qui-peut...

4) Et quand vous avez appris la signature de l'armistice ?
- A ce moment là j'étais en convalescence à cervières. Alors j'ai appris l'armistice, et je me rappelle que mon père s'est mis à pleurer et ma mère aussi. Alors voilà que mon père m'a dit : "maintenant je puis mourir, je sais que tu es revenu". Et il est mort. Ma mère est morte quelques mois après, mon père un an après... Et alors la tristesse de ceux qui avaient perdu leurs enfants ! Dites j'avais 2 camarades de mon âge, eh bien ils sont morts tous les deux à 24 heures d'intervalle. On a appris leur mort comme ça. Et tant d'autres....

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MessageSujet: Re: Poilu, surnom donné aux soldats français pendant la Première Guerre mondiale.   Jeu 13 Mar - 3:02:26

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