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 Attentats du 11 septembre 2001

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jacotte
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MessageSujet: Attentats du 11 septembre 2001   Mar 11 Sep 2007 - 20:43

L’expression attentats du 11 septembre 2001 (abréviations : 11/9, 11 septembre ou 11-Septembre et, en anglais, 9/11) désigne une série d’évènements qui ont eu lieu dans le nord-est des États-Unis le mardi 11 septembre 2001 : trois avions commerciaux se sont écrasés contre des immeubles hautement symboliques : les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, et le le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis, à Washington.
Un quatrième avion s'est écrasé en rase campagne.



La thèse de l'attentat suicide islamiste a très vite été présentée par les autorités américaines et reprise par les grands médias, puis soutenue par le rapport de la commission chargée d’enquête (Commission Kean), publié fin août 2004.
Selon cette thèse, les dix-neuf pirates de l’air qui ont effectué ces attentats-suicides étaient membres d’Al-Quaïda.
Les attentats du 11 septembre restent à ce jour le plus important attentat terroriste de l’histoire contemporaine et l’une des journées les plus sanglantes qu’ait connu l’Amérique sur son territoire après la bataille d'Antietam (1862).
Ils ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde.
La surprise et le choc psychologique ont été considérables au sein des opinions publiques, notamment en Amérique et en Occident.
Ils ont généré des effets puissants et persistants, notamment politiques et économiques.
Le gouvernement des États-Unis a adopté une législation sécuritaire et s'est lancé dans une « guerre contre le terrorisme » à l'échelle internationale en dénonçant un « Axe du Mal » international.

Les victimes directes de ces événements ont été chiffrées à 2 973 morts et 24 disparus. Plusieurs milliers de personnes blessées et des milliers d’autres, notamment parmi les sauveteurs, sont atteintes de maladies induites par l’inhalation de poussières toxiques.


Attentats : les faits

Avec leur charge (partielle) en carburant estimée à 45 000 litres[1] chacun, les avions, deux Boeing 757 et deux Boeing 767 ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes.
Des quatre avions détournés, seul le vol UA93 ne put atteindre sa cible, s’étant écrasé dans une mine à ciel ouvert désaffectée de la Pennsylvanie alors qu’il se dirigeait vers la capitale.

Quelques passagers et membres d’équipage ont pu passer des appels téléphoniques, principalement du vol UA93, mentionnant la présence de pirates de l’air armés de couteaux à lame rétractable (Box cutter en anglais), qu’ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel navigant et des passagers lors de la prise de contrôle de l’avion .
La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, a pu établir que deux des pirates de l’air avaient récemment acheté des couteaux multifonction Leatherman.
Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions (pas sur l’American 77).

Les détournements

Selon l’étude du NTSB de l’hiver 2001-2002, rendue publique en août 2006[4], les vols UA175 et AA11 étaient programmés pour décoller à une minute d’intervalle, mais le premier quitta le sol avec 16 min de retard et atteignit sa cible très exactement 16 min après que l’AA11 ait frappé la tour Nord, la durée de vol ayant été de 49 min (48 min pour AA11).
Ces parcours ne correspondent pas à un souci de minimiser le temps d’exposition à la réaction de la défense aérienne : après la prise de contrôle par les kamikazes, le vol 11 fut maintenu 13 min durant dans une direction (le Nord-Ouest) qui l’éloignait de son objectif.
Ce choix se retrouve pour le vol 175 avec son large détour au dessus du New-Jersey pour revenir sur Manhattan par le Sud.
Ce trait est également partagé par les vols AA77 et UA93 : le caractère tardif de la prise de contrôle des avions (après 26 et 45 min) résultait en un éloignement important de leur cible, accroissant d’autant les facultés d’intervention de la défense aérienne.

Réactions de la défense aérienne

Les procédures réglant la coordination entre l’aviation civile et la défense aérienne, en place depuis les années 1960, fonctionnaient de manière satisfaisante (67 sorties entre septembre 2000 et mai 2001).
Elles furent cependant modifiées début juin 2001 en privant les commandants de bases de leur autonomie de décision, les plaçant en dépendance du Secrétaire à la défense (Donald Rumsfeld, au Pentagone).
Le NORAD disposait ce jour-là pour la côte est sur quatre bases de huit chasseurs armés et prêts à décoller tandis que des jeux de guerre tels Global Guardian étaient en cours.
Les espaces de temps offerts par les détournements furent conséquents : prenant comme signal d’alarme le radio-mutisme du vol AA11 (8h14), à l’instant des impacts successifs, 33, 49, 83 et 112 minutes se sont écoulées.
Aucun des avions de chasse ayant été mis en œuvre n’a été capable d’interférer avec les vols piratés.
Le NORAD a soutenu que cette faillite majeure du système de protection de l’espace aérien était due aux délais pris pour transmettre les incidents de vol (24 et 39 minutes pour les vols AA11 et AA77) ou leur non transmission. Reprenant les données du NORAD, la Commission Kean exposa que les militaires auraient été avertis quelques minutes seulement avant les impacts des vols AA11 et AA77, et après les impacts pour les autres.
Cependant, les choix opérés par le NORAD suscitèrent des interrogations.
Selon la déposition du 13 septembre du général Myers, confirmée par la conférence de presse du vice-président Dick Cheney du 16, aucun avion de chasse n’aurait été mis en œuvre avant l’impact du vol AA77 contre le Pentagone (9h37). La chronologie du NORAD, publiée le 18, indiquait que des chasseurs avaient décollé à 8h44 et 9h30.
Selon la Commission Kean, les premiers chasseurs décollèrent à 8h52, 38 minutes après le détournement du vol AA11.
Ces chasseurs qui étaient alors de permanence n’étaient pas sur une base proche de New-York comme Atlantic City, à 90 km au Sud-Ouest, mais à celle d’Otis, proche de Boston, éloignée de 240 km. Après avoir volé au quart de leur vitesse maximale, ils se trouvaient à 114 km de New-York lorsque le vol UA175 percutait la tour Sud. Après avoir atteint New-York à 9h11, ils furent affectés à patrouiller l’espace aérien new-yorkais.
Pendant ce temps, le NORAD faisait décoller d’autres chasseurs de la base de Langley, située 210 km au sud de Washington.
Celle d’Andrews, à 15 km de la capitale, dont des chasseurs participaient à un exercice en Caroline du Nord ce matin là reçut cependant l’ordre de préparer une patrouille armée par les services secrets, mais une demi-heure plus tard, à la réception de l’ordre de la Présidence de faire décoller ces chasseurs suite à l’attentat contre le Pentagone, ils n’étaient toujours pas prêts.
Volant à 35 % de leur capacité, les chasseurs de Langley arrivèrent au Pentagone 12 minutes après l’impact du vol AA77 au moment où trois F-16 non armés décollaient d’Andrews, quarante cinq minutes après la mise en alerte .
A partir de 9h49, tous les vols commerciaux aux États-Unis sont annulés (et tous les vols internationaux dans leur direction détournés sur le Canada), et les aéroports de Los Angeles et San Francisco fermés.
L’aviation civile sera clouée au sol jusqu’au 14 septembre.
L’US Navy annonce à 14h51 le déploiement de 2 porte-avions et d’autres navires venant de la base navale de Norfolk au large de New-York et de Washington.
Parmi les unités militaires déployées en renfort sur le lieu du désastre, il faut noter la présence d’une unité de guerre bactériologique de la garde nationale des États-Unis chargée d’analyser l’air afin de déterminer si des germes pathogènes avaient étés répandus.
Mise en alerte quelques minutes après le second impact, elle confirma à 20h30 l’absence de risques en ce domaine.
Bien que le non respect des procédures d’alerte fût ainsi pointé du doigt, il n'y eu aucune enquête publique et aucune sanction à l'encontre des responsables de la FAA.
L’échec du NORAD n’empêcha pas non plus les hauts responsables, tels les généraux Eberhard et Myers, d’être confirmés dans leurs fonctions voire promus.

Impacts et dommages

Environ 17 400 personnes se trouvaient dans les deux tours au moment des attentats, la plus grande partie a eu la possibilité d’évacuer les lieux avant la chute de celles-ci.


WTC1

À 8h46 (heure locale) (UTC 12h46 ), le vol AA11 percutait quasi perpendiculairement en son centre la face nord-est de la tour jumelle Nord, son angle de gîte (25°) résultant en une emprise sur cinq étages (93 à 97).
Animé d’une vitesse estimée à 710 km/h, l’avion laissait dans la façade son empreinte partielle (35 m pour 48 m d’envergure), les extrémités des ailes n’occasionnant que des dégâts superficiels.
Les dommages occasionnés à la structure externe ont été chiffrés à 36 poteaux sectionnés (12 en moyenne par étage atteint, soit 5 % des 240 du pourtour).
Les dommages sur la structure centrale restent inconnus et non établis (les 48 poteaux centraux étaient dimensionnés en moyenne 9 fois plus largement que ceux de l’extérieur).
Selon le rapport de la FEMA qui reprend à son compte l’opinion d’experts exprimée le 11 septembre lors d’interviews, le sommet des tours se serait déplacé de 6 à 8 mètres au moment des impacts.
Mais d’après l’étude qui fit suite des ingénieurs commandités par le NIST, le déplacement maximal de la tour Sud (au niveau de l’impact), obtenu par simulation, n’aurait été que de 40 cm.
Seule une petite partie de train d’atterrissage ressortit par la face opposée, après avoir perdu environ 95 % de son énergie, et sera retrouvée à un coin de rue, quelques 385 mètres plus loin.
Le FBI affirmera avoir retrouvé à proximité le passeport intact de l’un des kamikazes (Satam Al Suqami).
Avec tous les ascenseurs en panne et les escaliers rendus impraticables, les personnes situées au-dessus des étages atteints furent piégées et enfumées.


WTC2

À 9h03, le vol UA175 pénétrait de biais (15° environ) la face sud-ouest de la tour Sud, à quelques 7 mètres de son centre.
L’évènement a pu être largement enregistré par les télédiffuseurs qui couvraient l’attentat contre la tour Nord.
Selon le rapport publié par la FEMA, la vitesse de l’avion était estimée à 870 km/h, ce qui lui accordait 50 % de plus d’énergie que le vol AA11.
Mais, frappant la tour entre les étages 78 et 83, il laissait une empreinte plus courte(26 m d’envergure) malgré un angle de gîte plus important (38°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu’au niveau de l’étage 95.
L’angulation de la direction de vol a fait que la moitié tribord de l’appareil ne pouvait pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à des parties de moteur, de train d’atterrissage et de carlingue de ressortir par l’angle est du bâtiment et d’être retrouvés jusqu’à 400 m de distance.
L’avion sectionna 25 colonnes de la structure externe (11 par étage en moyenne, soit 5 % du pourtour), dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l’angle oriental par la sortie des morceaux de moteur et de train droits.
L’empreinte laissée par l’avion avait une surface tout à fait comparable à celle de WTC1.
Les dommages subis par la structure centrale sont tout aussi inconnus que ceux de la tour Nord, mais ne peuvent qu’être moindres, raison pour laquelle les ascenseurs ont fonctionné durant un quart d’heure (jusqu’à 9h03) et qu’au moins un escalier resta praticable.




Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center.


Le Pentagone

À 9h37, Le vol AA77 pénétrait la partie centrale de l’aile occidentale du Pentagone selon un axe incliné de 52° par rapport à la façade, l’avion filant à la vitesse estimée de 850 km/h.
Les traces qu’il laissait sur divers dispositifs situés en avant du bâtiment (lampadaires abattus, muret entamé, compresseur endommagé) ne sont compatibles qu’avec les caractéristiques d’un Boeing 737 ou 757.
L’avion pénétra au centre d’une section en achèvement de rénovation, la façade extérieure venant d’être renforcée pour résister à une attaque terroriste (poteaux d’acier, couverture de kevlar). Avec l’impact se produisait une puissante explosion dont les caractéristiques, décrites par des témoins et en partie enregistrées par la caméra de surveillance du parking nord (éclair argenté, vague lumineuse, front blanc, couleur rouge intense, onde de choc), similaires à celles d’une déflagration d’explosifs. Quelques personnes dont les bureaux étaient proches de l’aile frappée avaient remarqué une odeur de cordite, une poudre explosive.
Selon les témoignages mentionnés, des pièces de l’avion et des morceaux de béton, ainsi que des 'confettis' d’aluminium retombés 'en pluie' après avoir été projetés en l’air jonchaient la pelouse devant le bâtiment jusque sur la chaussée de la voie rapide, à 150 mètres de distance.
Quelques rares pièces reconnaissables furent retrouvées (parties de moteur et de train d’atterrissage à l’intérieur, fuselage sur la pelouse, empennage sur le toit).
La rangée de colonnes d’acier fut détruite sur une largeur d’une dizaine de mètres à hauteur du rez-de-chaussée.
Tout un ensemble de colonnes de soutien des étages en béton fut également détruit immédiatement en arrière de l’impact, mais aussi à une distance conséquente, sectionnées à la base.
D’où l’effondrement de la section d’étages une demi-heure plus tard.
À 100 mètres de l’impact, exactement dans l’axe de vol, une perforation circulaire de 2,3 mètres de diamètre avait été faite dans le mur interne de l’anneau C du bâtiment, marqué au-dessus de l’orifice d’un important dépôt de résidus gazeux de combustion et de traces d’une onde de choc (vitres brisées).
Toujours dans cet axe, le mur extérieur de l’anneau B qui faisait face à cet orifice était porteur d’un autre dépôt de résidus de combustion.

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Mar 11 Sep 2007 - 20:59

Les incendies


Instantanément libéré par l’éclatement des ailes contre les façades des tours, le kérosène explosa en boules allant du jaune à l’orangé, engendrant des feux qui allaient se déplacer au fur et à mesure de l’épuisement des combustibles (les flammes devenant de moins en moins visibles), et de l’embrasement de nouveaux matériaux.
La combustion instantanée de cette masse résultait aussi en une pénurie d’oxygène, les fumées, grises et légères après l’épuisement du kérosène, virant au noir au bout d’un quart d’heure.
La relative faiblesse des incendies est cohérente avec le fait que nulle part ne fut constaté de rougissement de parties en acier (à partir de 700°C), ni même d’éclatement de vitres (au-dessus de 600°C), la température maximale de combustion du kérosène (en mélange avec l’exacte quantité d’oxygène nécessaire) étant de 800°C.
Analysés par le NIST, les échantillons de poutres des étages impactés indiquent pour la plupart une exposition à une température maximale de 250°C.
La puissance de ces feux reste par ailleurs très inférieure à celle d’incendies de tours répertoriés, tel celui du One Meridian Plaza (sur 8 étages, pendant 18 heures) ou de la First Interstate Bank[18] (sur 5 étages, durant 3h30).
Malgré l’épuisement immédiat du kérosène, la médiocrité des feux à l’effondrement et l’aspersion d’eau sur les gravats accumulés, des zones de hautes températures (au-dessus de 700°C) ont persisté des jours durant d’après une étude de la U.S. Geological Survey.
100 jours après, ces foyers étaient toujours actifs.


WTC1

Le kérosène en ignition se répandit dans les étages les plus touchés ainsi que la cage centrale des services, le souffle atteignant le rez-de-chaussée.
Les feux restèrent contenus dans l’espace de l’impact, à l’exception d’un surgissement au 105ème étage qui exhiba l’unique émergence de flammes du bâtiment.
L’effondrement de la tour Sud induit une réactivation des feux à l’intérieur du bâtiment (fumée plus volumineuse et plus grise).
La béance laissée par l’impact, mettant 'à vue' le cœur du bâtiment, resta en permanence un trou noir, signalant ainsi l’absence d’incendie au niveau de la cage des services.


WTC2

L’inclinaison de l’impact fit que le kérosène de l’aile droite ressortit par les façades en trois énormes boules de feu.
Il s’en suivit que l’incendie subséquent fut bien moindre que pour la tour Nord et resta très localisé.
Au moment de l’effondrement, les feux donnaient des indications d’étouffement, seule une fumée noire étant visible, qui s’échappait du bâtiment.
L’équipe de pompiers qui était arrivée au 78ème étage avait signalé la présence de deux feux résiduels et demandé l’envoi de lances pour les éteindre.
Quelques minutes plus tard, la tour s’effondrait avant que put être transmis l’ordre d’évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7. Au moins dix huit personnes qui étaient situées dans les étages supérieurs avaient pu entre temps traverser sans difficulté la zone sinistrée par l’un des trois escaliers du noyau de services (où sont groupées les colonnes de la structure interne de soutien).

WTC7


Atteinte par des débris métalliques chauds projetés lors de l’effondrement de la tour Nord, ce gratte-ciel de 47 étages abritait quelques incendies, avec des flammes sporadiquement et partiellement visibles (niveaux 11 à 13 et 28 à 30).
Bien que n'ayant été directement heurté par aucun avion, il s'effondre vers 17h.


Le Pentagone

L’incendie subséquent à l’impact fut relativement violent mais circonscrit à la partie nord de l’aile frappée (dans le sens de l’axe de vol).
Les pompiers ne purent jusqu’à 13h00 approcher la zone d’impact en raison de son intensité et il était encore actif 18 heures plus tard
Il fut constaté que des vitres furent liquéfiées, du béton fendu et que l’arrière d’un camion pompier, à poste face à l’héliport au moment de l’impact, eut l’arrière partiellement fondu, témoignages d’une température élevée (proche de 1500°C).

Effondrement des tours

Quand, à 9h50, 56 minutes après avoir été atteinte, la tour Sud s’effondrait, ce fut l’incrédulité qui se lisait sur le visage du chef des pompiers dans son poste de commandement, au rez-de-chaussée de la tour Nord.
Étant déjà intervenus à l’occasion d’un incendie et d’un attentat aux explosifs, les pompiers new-yorkais possédaient une parfaite connaissance des immeubles et pensaient qu’ils étaient aptes à soutenir de tels impacts.
Par ailleurs, John Skilling, chef de l’équipe d’ingénieurs concepteurs du World Trade Center, avait déclaré en 1993 que les tours avaient été calculées pour résister à la collision d’un Boeing 707 ou d’un DC8, les plus gros porteurs de l’époque, en pleine charge et volant à 950 km/h (la vitesse de croisière maximale).
Il ajoutait que l’impact résulterait "seulement en dommages locaux qui ne pouvaient causer l’effondrement ni de dégâts conséquents à l’immeuble" bien que des experts lors du procès du premier l’attentat du 26 février 1993 ont déclaré que contre des Boeing 767 cela serait inefficace Air & Cosmos, 2001.
Frank Demartini, superviseur du chantier de construction, qui avait ses bureaux au 88e étage de la tour Nord et y périt suite à sa décision d’aider à l’évacuation des occupants piégés, précisait, lors d’un entretien du 25 janvier 2001, que les tours pouvaient probablement soutenir plusieurs impacts d’avions de ligne grâce à leur conception.
Selon ces ingénieurs, toutes les colonnes extérieures d’un côté de l’immeuble, ainsi que celles proches des coins adjacents, pouvaient même être sectionnées que cela n’empêcherait pas la structure en 'tube' de continuer à remplir parfaitement sa fonction.
A 10h29, quarante minutes après la tour Sud, c’était sa jumelle qui s’effondrait et, à 17h25, la tour WTC7.
La caractéristique commune aux trois effondrements est qu’ils se firent, selon le rapport du NIST, en un temps légèrement supérieur à celui d’une chute dans le vide (11, 9 et 6.5 secondes respectivement pour WTC1, WTC2 et WTC7), semblant indiquer l’absence de résistance des structures porteuses centrales.


WTC2

Quelques minutes après la dernière communication avec l’équipe de pompiers qui, ayant atteint le 78e étage, portait secours aux blessés et s’apprêtait à éteindre deux foyers résiduels, le chef pompier Ganci, recevait le messager du bureau des urgences (OEM), Steve Moscillo.
Il fut stupéfait d’entendre que "les immeubles allaient s’effondrer et qu’il fallait les évacuer" (interrogé par ABC News, le maire Giuliani, membre de l’OEM, reconnaissait qu’il n’avait fait que transmettre cette information et l’origine de cette prévision reste inconnue).
Quelques minutes plus tard, la section au-dessus de l’impact s’inclinait vers le Sud, une rotation qui traduisait la perte totale du soutien de la structure interne, la résistance de la partie intacte de la structure externe (le 'tube'), mais pas de la partie endommagée.
Puis, cette rotation cessa brusquement pour se transformer en chute verticale qui se poursuivit, dans un énorme nuage 'éruptif', des éléments étant projetés à plus de 150 mètres de distance. La plupart des vestiges se sont trouvés répartis radialement autour du pied de la tour.

WTC1 

L’effondrement de la tour Nord se fit avec les mêmes caractéristiques que celui de sa jumelle, à part le fait que la partie sommitale s’est effondrée immédiatement sans résistance et de manière parfaitement verticale.
La projection des vestiges vers l’extérieur est le trait qui a permis la survie et le sauvetage des rares rescapés.

WTC7

Plus d’une vingtaine de témoignages publiés en août 2005, essentiellement de pompiers, exposent que, vers 16h, l’évacuation du bâtiment fut ordonnée parce qu’il allait s’effondrer.
Les déclarations du propriétaire, Larry Silverstein, indiquent qu’en accord avec les chefs des pompiers, la lutte contre les feux devait être abandonnée, en raison du risque d’embrasement des réserves d’hydrocarbures situées dans les étages inférieurs.
Pour qualifier la décision qu’il venait de prendre, il utilisa l’expression « pull it » (littéralement : « tirons-le » ou « tirez-le »).
Effectivement, à 17h25, les pompiers assistèrent à la chute parfaitement verticale de l’immeuble, symétrie qui implique la défaillance simultanée des 24 énormes colonnes internes de soutien, le bloc central qui en surplombait le sommet disparaissant d’abord.
Un nuage de poussières se développa à partir de la base et cet effondrement créa un puits d’aspiration rendu visible par l’entraînement de la fumée des feux.
Les vestiges se trouvèrent pratiquement entièrement dans la surface du pied de l’immeuble, les murs de la partie basse couchés vers l’intérieur.
La médiatisation de cet effondrement fut très faible, et même le rapport de la Commission Kean ne le mentionne pas.

Bilans humain et matériel



Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées.

Au World Trade Center, confrontées à une situation désespérée due à la fumée, environ deux cents personnes ont sauté des étages supérieurs, s’écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents.
Certains des occupants de chaque tour située au-dessus du point d’impact ont tenté d’atteindre le toit dans l’espoir d’un sauvetage par hélicoptère et se sont heurtés à des portes d’accès verrouillées.

Près de 1 366 personnes ont été bloquées au-dessus et au niveau de l’impact dans la tour Nord (WTC 1). Aucune d’elles n’a survécu.
Près de 600 personnes ont été bloquées au-dessus et au niveau de l’impact dans la tour Sud (WTC 2). Dix-huit seulement sont parvenues à s’échapper à temps du dessus de la zone d’impact et à sortir de la tour Sud avant que celle-ci ne s’effondre.

Selon l’« Associated Press » (AP), la ville a identifié plus de 1 600 corps, mais ne pouvait identifier le reste des corps (environ 1 100 personnes).
L’agence de presse rapporte que la ville a « environ dix mille fragments non identifiés d’os et de tissus qui ne peuvent pas être assortis à la liste des morts ».
Subséquemment à l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center, quatre autres bâtiments sur le site du WTC et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés.
Au total, sur l’île de Manhattan, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés.




Déblayage et avenir du site


Plus d'1,8 million de tonnes de débris ont dû être enlevées du site du World Trade Center après ce désastre.
Il s’agissait simultanément de retrouver les corps des victimes (ou plus précisément de les identifier par analyse de l’ADN des restes humains), et de rendre le plus rapidement possible les lieux à un usage normal (au Pentagone comme à New York). L’ancien site du World Trade Center est rebaptisé ground zero.
En 2004, le site des tours du World Trade Center est en immense partie déblayé et prêt à accueillir une nouvelle structure en construction, la Freedom Tower pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour construire un mémorial, mais aussi un lieu de vie et d’activité rémunérée.
La première pierre a été posée le 4 juillet 2005, jour de la fête nationale des États-Unis.
Ce gratte-ciel sera inauguré en 2011.
Chaque veuve de pompier qui était dans une situation sociale modeste a reçu près de 2 millions de dollars.
24 tonnes d’acier récupéré sur le site du WTC sont utilisés pour la construction du USS New York (LPD-21) rebaptisé ainsi en la mémoire des victimes



Le projet de nouveau site du World Trade Center

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Jeu 11 Fév 2010 - 17:27

des nouvelles photos... vues du ciel

ABC vient de publier sur son site de nouvelles photographies de l’attentat sur les tours jumelles du World Trade Center à New York,USA.

Ces clichés n'auraient pas apporté d'informations supplémentaires aux enquêteurs.

Mais elles n'en demeurent pas moins intéressantes.


La chaîne américaine a demandé l’année dernière des clichés de l’attaque terroriste attribuée au réseau de l’islamiste Oussama Ben Laden en vertu de la loi américaine sur l’accès à l’information.

À l’époque,il était même question de montrer des documents attestant d’actes de torture sur les captifs des prisons secrètes de la CIA ou du camp de Guantanamo,mais le président des États-Unis a fait marche arrière en mai 2009.

Ces 12 photos font partie d’un lot de 2.779 clichés reçus du National Institute of Standards and Technology (NIST),qui avait archivé ces documents de la police de New York.

La chaîne de télévision les a obtenues sur 9 CD-Rom,mais n’en a choisi que 12 pour publication.

Les photographies montrent les immeubles frappés de plein fouet,desquels jaillit une épaisse fumée grise,mais sans les avions qui ont servi de projectile.

Elles ont été prise depuis le premier hélicoptère,après le premier impact,précise Le Monde.

Ils cherchaient des survivants,lorsque que la seconde tour a été impactée à son tour.

"Il n'y avait aucun son.

Aucun son de quelque nature que ce soit,à part le bruit de la radio et de l'hélicoptère.

Alors j'ai continué à prendre des photos",explique l'officier Greg Semendiger qui était à bord,sur Le Monde.


Ces prises de vue attestent de l’ampleur des dégâts dans le quartier d’affaires de Manhattan,juste après l’attentat,au moment où les tours se sont effondrées.

L’événement a produit un choc tel que l’ensemble du monde occidental en a été traumatisé.


Ce fait a été le prélude à la croisade de George W. Bush contre le terrorisme islamiste en Afghanistan,puis en Irak.

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Mer 18 Aoû 2010 - 22:27

Moussaoui a dépassé le délai pour agir devant la Cour suprême

Le Français Zacarias Moussaoui, condamné en 2006 aux Etats-Unis à la prison à vie pour complicité dans les attentats du 11-Septembre,a laissé passer la date butoir au-delà de laquelle il ne peut plus faire appel devant la Cour suprême,selon des documents de justice.

Sauf surprise procédurale,sa condamnation devient donc définitive.

Une cour d'appel américaine a autorisé les sept avocats de celui qui reste la seule personne condamnée pour sa responsabilité dans les attentats à se retirer du dossier,dans une courte décision dont l'AFP s'est procuré copie mercredi.

Dans leur demande,adressée à la cour début août et dont l'AFP s'est également procuré copie,les avocats expliquent que la date butoir pour que M. Moussaoui saisisse la plus haute juridiction des Etats-Unis a expiré le 30 juillet dernier.

La condamnation à vie du Français avait été confirmée le 4 janvier en appel.

"M. Moussaoui n'a pas autorisé ses avocats à déposer un recours devant la Cour suprême",expliquent-ils,en précisant que le dernier recours possible du condamné était désormais de contester sa détention au civil selon la procédure de l'Habeas corpus qui permet à tout prisonnier de demander à un juge si son enfermement est légitime.

Zacarias Moussaoui purge une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle,à l'isolement,dans une prison de très haute sécurité du Colorado (ouest).

Considéré comme le 20e pirate de l'air et membre revendiqué d'Al-Qaïda,il avait été arrêté quelques semaines avant les attentats du 11 septembre 2001,qui ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Ven 9 Sep 2011 - 12:31



9 septembre 2001 : l'attentat contre Massoud,prélude au 11-Septembre

Le 9 septembre 2001,le commandant Massoud,leader politique et militaire de l'opposition aux talibans,au pouvoir en Afghanistan,est assassiné.

Objectif : priver Washington d'un point de relais avant la prévisible réplique américaine qui devrait suivre les attaques contre les Etats-Unis,planifiées deux jours plus tard.




Le commandat Massoud,28/6/2001

Dix ans après,l'histoire se rappelle que les attaques contre les Etats-Unis ont débuté le mardi 11 septembre 2001 à 8h46,heure locale à New York,quand un avion détourné par des terroristes quelques minutes auparavant est venu percuter la tour 1 du World Trade Center.

Pourtant,d'un point de vue géopolitique,elles ont débuté indirectement deux jours plus tôt, à l'autre bout de la Terre,en Afghanistan.

Le dimanche 9 septembre 2001,au Nord-Est du pays,dans la province de Takhar,deux terroristes affiliés au réseau Al-Qaïda d'Oussama ben Laden se prétendant journalistes réussissent à entrer en contact avec Ahmad Shah Massoud.

Ils se font ensuite exploser alors qu'ils simulent une interview avec lui.

Plus connu sous le nom de "commandant Massoud" ou de "Lion du Panshir",âgé de 48 ans,cet ancien héros de la résistance à l'occupation soviétique dans les années 80 est alors le principal opposant politique et militaire aux talibans depuis leur prise du pouvoir en 1996.

C'est même probablement grâce à lui qu'ils ne contrôlent pas entièrement le pays à l'époque.

Grièvement blessé lors de l'attentat,le commandant Massoud mourra un peu plus tard.

Sa mort ne sera officialisée que le 15 septembre.

Massoud,point d'appui potentiel

Avec le recul,l'objectif des commanditaires de l'attentat est évident : après leurs attaques contre les Etats-Unis,planifiées deux jours plus tard,ils s'attendent à une réplique militaire américaine en Afghanistan.

Depuis le milieu des années 90 et surtout depuis la prise de pouvoir des talibans en 2006, le pays est devenu à la fois le refuge et le centre d'entraînement de l'internationale terroriste islamiste.

Il est donc clair que George W. Bush le ciblera pour montrer que personne ne s'attaque impunément à l'Amérique.

Or tuer Massoud,qui réclame depuis de longs mois une aide occidentale contre les talibans et Oussama ben Laden (au printemps 2001,il était même venu en Europe pour prévenir du danger...),c'est tuer le principal relais potentiel de Washington,aussi bien sur le plan politique que militaire.

Et ce malgré le scepticisme pour ne pas dire hostilité que chacun éprouve pour l'autre.

Avec la mort de Massoud,ses moudjahidin seront orphelins et totalement désorganisés.

Obsèques nationales,mais...

Sur le plan militaire,le calcul d'Al-Qaïda et des talibans sera un échec.

Le 14 novembre 2001,un mois à peine après la réplique américaine entamée le 7 octobre,les opposants aux talibans,parmi lesquels figurent les héritiers de Massoud,entrent à Kaboul et reprennent le pouvoir.

Sur le plan politique,c'est tout autre chose.

Si les obsèques du "Lion du Panshir" sont nationales et le transforment en icône,les politiciens afghans,plus ou moins aidés par les services de renseignements occidentaux, tentent d'écarter ses proches des postes clés de la nouvelle administration.

Celle-ci est alors dirigée par Hamid Karzaï,avec qui Massoud entretenait des relations tendues.

Propulsé par Washington,Hamid Karzaï est toujours à la tête du pays en 2011.

Pas de successeur

Dix ans plus tard,l'absence de Massoud et de son charisme pèsent plus que jamais sur l'Afghanistan.

"Il est toujours extraordinairement populaire,mais n'a pas fait école (...),il n'a pas eu de successeur,pas eu de succession",explique Gérard Chaliand,spécialiste de géopolitique et notamment des conflits armés.

Au-delà de la politique,le "Lion du Panshir" manque également au pays sur le plan militaire.

"C'était un chef de guerre de génie,alors qu'aujourd'hui,l'armée afghane est moyenne,voire médiocre" ajoute Gérard Chaliand.

Cette médiocrité explique d'ailleurs en grande partie la puissance des talibans,malgré l'intervention internationale.

Massoud aurait-il pu changer les choses et le cours de ces dernières années s'il avait survécu et s'il était toujours vivant ?

Impossible de l'affirmer,sauf à se lancer dans un difficile numéro d'équilibriste de géopolitique-fiction.

Mais,dix ans après,une chose est sûre néanmoins : son projet un Afghanistan libre, uni et souverain est mort avec lui.

Et personne n'a été depuis capable de le faire revivre.

Ni n'en semble capable aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Ven 9 Sep 2011 - 13:49

Un rescapé du 11-Septembre : "sans le savoir, Michael m'a sauvé la vie"

Frédéric,un Français installé à New York,se trouvait dans le hall de la tour 1 du World Trade Center juste avant la première attaque.

Dix ans après,il se souvient pour TF1 News de sa terrible journée du 11 septembre 2001.

Et des semaines qui suivirent.




20 septembre 2001 : Frédéric se recueille devant un mémorial érigé pour les victimes des attentats du 11-Septembre

Mardi 11 septembre 2001.

Frédéric,directeur commercial d'une société de logiciels,se rend à une conférence professionnelle organisée au dernier étage de la tour numéro 1 du World Trade Center (WTC).

A 8h45,ce Français,alors âgé de 40 ans et installé à New York depuis quelques années, arrive dans le hall.

"Alors que j'attendais les ascenseurs,j'ai vu de la poussière qui passait par l'ouverture entre les deux portes.

A côté de moi,une personne s'est mise à courir vers la sortie.

Je n'ai pas réfléchi.

J'ai fait de même en me dirigeant vers les portes tournantes séparant le lobby du centre commercial souterrain attenant",se rappelle-t-il.

Il est exactement 8h46.

Frédéric ne le sait pas encore,mais cette "réaction instinctive" va lui sauver la vie.

Même s'il n'a rien vu ni entendu,un avion a en effet percuté le haut de la tour quelques secondes plus tôt.

Au moment où il passe les portes,Frédéric commence "à sentir comme du vent" derrière lui et "la pression monter".

"Je me suis douté qu'une onde de choc allait se produire.

Après être sorti,au lieu de courir devant moi,je me suis alors appuyé contre l'un des larges piliers qui supportaient la tour.

J'ai à peine attendu une fraction de seconde".

Le kérosène,tombé du haut par les cages d'ascenseur,atteint le lobby,qui explose instantanément.

Tout vole en éclats,notamment les portes en verre.

"Les gens toujours à l'intérieur ont été tués sur le coup,ceux qui avaient continué à courir devant moi par les débris de l'explosion",explique Frédéric,qui évite également de grandes flammes d'au moins 20 mètres.

Au total,depuis son départ de l'ascenseur,il ne s'est passé qu'une dizaine de secondes.

"On me regardait comme un zombie"

Alors que le centre commercial,dévasté, est désormais rempli de fumée,Frédéric repère un restaurant situé à une dizaine de mètres en face de lui.

"Il était vide.

Tout le monde était évidemment parti.

Comme j'étais couvert de poussière,je suis allé dans la cuisine pour me mettre la tête sous l'eau et me rincer".

Il y croise deux personnes qui remontent du sous-sol et découvrent la situation.

"Un agent de sécurité est alors arrivé pour nous dire d'évacuer".

Frédéric se fraye un passage dans les débris du centre commercial pour sortir à l'air libre.

Il y découvre une voiture en partie détruite et surtout,en levant la tête,l'incendie qui fait rage en haut de la tour.

A cet instant,alors qu'aucun pompier n'est encore sur place,l'objectif de Frédéric est clair : s'éloigner le plus rapidement possible du complexe.

"Je me souviens de la tête des gens qui sortaient du métro en se dirigeant vers le World Trade Center sans être au courant.

Ils me regardaient bizarrement.

Pour eux,couvert de poussière,j'étais comme un zombie".

Quelques minutes plus tard,la seconde tour est également attaquée.

"Je n'ai pas vu l'avion arriver.

Mais j'ai senti l'explosion et la chaleur et j'ai aperçu l'éclair et la boule de feu que tout le monde connaît puisqu'il y a beaucoup d'images de ce second crash.

Là,j'ai compris qu'il s'agissait d'attaques,pas d'accidents".

Il est 9h03.

Brûlures au second degré

En arrivant à hauteur du Brooklyn Bridge,Frédéric trouve un taxi.

Trois autres personnes qui s'enfuient grimpent aussi dans le véhicule.

"On a discuté.

Le chauffeur a raconté qu'il avait vu le deuxième avion se crasher,sans savoir s'il s'agissait d'un petit ou d'un gros appareil".

Le taxi remonte vers le Nord sur l'East river,sorte de périphérique new-yorkais.

Les autres passagers descendent à tour de rôle puis Frédéric arrive chez lui vers 9h25.

Il y retrouve sa femme.

"J'avais pu lui laisser un message pour la rassurer.

Elle ne l'avait eu qu'en rentrant.

Elle avait alors allumé la télévision",se souvient-il.

Frédéric découvre ses blessures.

Il s'agit de brûlures par radiation au 2e degré,sur la tête et les mains,"comme un gros coup de soleil".

Après avoir pris une douche,il se rend à l'hôpital Lennox Hill,sur la 77e rue,pour se faire soigner.

Comme d'autres personnes présentes au WTC,il est interrogé par des policiers.

"Mais,bon,comme je n'avais rien vu ni entendu,je n'avais pas grand-chose à dire.

Je suis rentré vers midi".

En fin d'après-midi,saturés d'informations,sa femme et lui décident de louer une voiture pour rejoindre de la famille dans le Rhode Island,à l'Est de New York,avec leurs enfants, âgés de deux et huit ans.

Ils y restent quelques jours.

Emu devant Chirac

Le 19 septembre,Frédéric sera invité à l'ambassade de France avec d'autres rescapés français et des parents de victimes pour rencontrer Jacques Chirac lors de son passage à New York -prévu de longue date,le voyage du président de la République avait été remanié et il avait été le premier chef d'Etat à survoler Ground Zero.

"J'étais très ému,au point d'avoir du mal à faire des phrases ayant du sens.

J'ai dit au président que j'étais inquiet de la situation qui allait découler de ces attentats.

Nous avons donc parlé un peu de politique internationale",se remémore Frédéric.

Dans les semaines suivantes,Frédéric,qui a perdu des collègues dans les attaques,reprendra petit à petit une vie normale.

Il aura notamment quelques difficultés dans les transports en commun.

"Normalement,je prenais le métro.

Mais j'avais trop d'appréhension.

Comme j'habitais à Paris au moment des vagues d'attentats des années 80 et 90,je sais que c'est un endroit vulnérable,difficile à contrôler. J'ai donc pris le bus pendant plusieurs mois. Et quand j'ai réutilisé le métro, c'est quelq

ue chose que j'avais toujours en tête.

Je restais vigilant",souligne-t-il.

Aujourd'hui,même si cela s'est évidemment estompé et qu'il n'a plus peur de prendre le métro,Frédéric reconnaît qu'il y pense de temps en temps.

"Les touristes à Ground Zero,du voyeurisme"

En mai dernier,presque dix ans après,Frédéric,qui vit toujours à New York,a appris,à l'instar des Américains,la mort d'Oussama ben Laden.

"J'ai eu une réaction plutôt neutre.

J'ai surtout pensé que c'était une opération militaire qui s'était bien déroulée et qui avait atteint son objectif,sans plus.

Je n'ai ressenti ni satisfaction ni jubilation.

Pour moi,c'est surtout une manière de tourner la page.

Les choses sont désormais rentrées dans l'ordre",note-t-il sobrement.

Plus globalement,même si le 11 septembre 2001 est évidemment "encore très présent" dans son esprit,son souvenir s'efface avec le temps car "il fait partie du passé,de l'histoire".

Frédéric est surtout très gêné par le fait que Ground Zero soit devenu un endroit touristique.

"Un peu plus tard,j'ai travaillé près du World Trade Center et j'y reviens régulièrement.

Ces gens qui viennent pour voir créent un aspect voyeuriste.

Cela me gêne beaucoup.

Pour moi,ce n'est pas un musée,c'est un lieu de travail.

Le fait que les deux choses soient mélangées me perturbe.

Quand je vois les touristes,ça remue des choses en moi".

Comme le souvenir de son collègue Michael.

"Nous devions nous relayer à la conférence.

Etant donné qu'il habitait en dehors de New York,il devait passer la nuit à l'hôtel,tout près du centre.

La veille,il m'a gentiment proposé d'ouvrir les débats à 8h pour me permettre d'arriver un peu plus tard.

Sans le savoir,il m'a donc sauvé la vie.

Il avait quatre enfants".




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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Ven 9 Sep 2011 - 14:08

Le 11-Septembre en images,minute par minute



Matin du mardi 11 septembre 2001 : il fait beau ce jour là à New York et les Twin Towers du World Trade Center,inauguré en 1973,domine la "skyline" de Manhattan,capitale de la finance mondiale.



8h46,heure locale (14h46,heure française) : le vol 11 d'American Airlines,qui avait décollé de Boston à 7h59,percute le haut de la tour nord du WTC (celle avec l'antenne).

Accident ?

Attentat ?


Dans un premier temps,le monde s'interroge.

L'avion a en fait détourné par des pirates de l'air qui avaient pris possession du poste de pilotage.

La tour est rapidement en feu.




9h02 : alors que la première tour est en feu,le vol 175 d'United Airlines,également parti de Boston et également détourné,s'approche à son tour du complexe.



9h03 : comme dix-sept minutes auparavant,les pirates qui ont pris le contrôle de l'avion viennent percuter volontairement le complexe.

Cette fois,ils visent la seconde tour.

Il n'y a plus de doute : il s'agit bien d'attentats.




9h06 : juste après la seconde attaque,le président américain George W. Bush, qui visite alors une classe d'école primaire en Floride,est mis au courant du deuxième impact (il était au courant du premier).

"Un deuxième avion a percuté l'autre tour.

L'Amérique est attaquée",lui chuchote Andrew Card,l'un de ses conseillers à l'oreille.

La réaction hébétée du locataire de la Maison-Blanche fera aussi le tour du monde.

Il sera vivement critiqué.




Vers 9h15 : les pompiers de New York arrivent petit à petit sur les lieux.

Une très longue journée les attend.




Vers 9h30 : sur le Brooklyn Bridge,à un peu plus d'un kilomètre du WTC,les touristes rebroussent chemin alors que les incendies font rage en haut des deux tours.



9h37 : nouvel attentat.

Un autre avion,le vol 77 d'American Airlines,détourné après son départ de Washington quelques minutes plus tard,se crashe sur le Pentagone,le ministère américain de la Défense.

L'absence d'images de l'impact alimentera la "théorie du complot".




Vers 9h45 : pour échapper aux flammes qui les entourent en haut des tours du WTC,des personnes prises au piège préfèrent sauter dans le vide.



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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Ven 9 Sep 2011 - 14:22



9h59 : la tour Sud,la deuxième attaquée par les pirates,s'écroule,moins d'une heure après l'impact.



10h03 : un quatrième appareil détourné s'écrase,mais cette fois en pleine campagne de Pennsylvanie.

Les passagers,qui avaient réussi à passer des coups de téléphone après le détournement et au cours desquels ils avaient appris les attentats contre le WTC,se sont en effet rebellés contre les terroristes pour reprendre le contrôle de l'avion.

La bagarre aboutira à l'accident.

A priori,la cible de ce quatrième commando était le Capitole,qui abrite le Congrès des Etats-Unis,voire la Maison-Blanche.




10h28 : après la tour Sud,c'est la tour Nord du WTC qui s'écroule.

Les débris et la fumée envahissent tout le Financial District.

Dans une vidéo diffusée ensuite sur les forums djihadistes,Oussama ben Laden dira n'avoir jamais imaginé un tel scénario.




10h30 : la fumée,la poussière et les débris envahissent tout le sud de Manhattan.

Dans les rues,c'est la débandade pour se mettre à l'abri.




Vers 10h45 : les personnes qui n'ont pas réussi à se mettre à l'abri lors de l'effondrement des tours se retrouvent couverts de cendres et de poussières.

"On aurait dit des zombies",explique Janet à TF1 News.

Cette New-Yorkaise croisera plusieurs des rescapés à trois kilomètres au Nord du WTC.




11h : Rudolph Giuliani,le maire de New York,ici avec Hillary Clinton,alors sénatrice de l'Etat,prend lui-même la direction des opérations de secours.

Il ordonne l'évacuation de tout le bas de Manhattan,bureaux,habitations,écoles,hôpitaux et touristes compris.

Sa réaction face à l'événement lui vaudra la reconnaissance de tous les habitants de la ville,voire du pays.

Il sera même surnommé "le maire de l'Amérique".

"C'était lui le chef que j'écoutais,pas Bush",se souvient ainsi Janet pour TF1 News.




Vers midi : le bas de Manhattan ressemble à une zone de guerre : immeubles et voitures détruites,poussières,cendres...

Les pompiers se battent tant bien que mal pour limiter les dégâts.




Milieu d'après-midi : comme beaucoup de ses collègues,ce pompier prend quelques secondes de repos après avoir combattu le feu tout au long de la journée.

Pris au piège dans les tours,montées à pied pour atteindre la zone de l'impact,plusieurs centaines de soldats du feu mourront dans les effondrements.




20h30 : George W. Bush,rentré à Washington dans le courant de la journée,s'adresse solennellement aux Américains à la télévision depuis le Bureau ovale de la Maison-Blanche.

Son intervention donnera le ton de la suite de sa politique étrangère.

"Nous ne ferons aucune distinction entre les terroristes qui ont commis ces actes et ceux qui les ont protégés".

La "Doctrine Bush" est née.




Vers 21h : Sur le complexe du World Trade Center,il fait nuit.

Les pompiers sont toujours à l'ouvrage devant ce qu'il reste des tours.

Ils y resteront plusieurs semaines pour tout déblayer et tenter de retrouver des survivants,puis des corps.

Le site est rapidement rebaptisé "Ground Zero".




Un peu avant minuit : la "sklyine" de Manhattan,sans ces Twin Towers,est toujours en partie en feu. Le bilan définitif des attentats fait état de 2.977 morts,dont 40% n'ont toujours pas été formellement identifiés.


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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Ven 9 Sep 2011 - 21:25



Les secrets du 11 Septembre

Dix ans après la tragédie,les enregistrements sonores des avions et des centres de contrôle au sol sont rendus publics.

Les enregistrements sonores dévoilés cette semaine contredisent les affirmations officielles du gouvernement américain sur le 11 septembre 2001.

On croyait les secrets du 11 Septembre disparus avec les deux tours du World Trade Center.

Dix ans après,alors que l'Amérique s'apprête à commémorer le plus grand attentat jamais perpétré sur son sol,les témoignages des pirates de l'air,hôtesses,contrôleurs aériens, officiers de l'aviation militaire ou encore pilotes de chasse sont rendus publics.

Une prouesse que l'on doit au colonel à la retraite Miles Kara,qui a compilé avec l'aide d'étudiants de l'université de droit Rutgers de Newark pas moins de 114 enregistrements sonores réalisés dans chacun des appareils,des tours de contrôle et des centres de l'aviation civile et militaire du pays,entre 8 h 13 et 10 h 32,le 11 septembre 2001.

Des enregistrements jusqu'ici tenus secrets par la commission d'enquête sur le 11 Septembre.

Ils sont aujourd'hui rendus publics après un long processus légal qui s'est achevé en août.

Publiés par le New York Times,ils contredisent les versions du gouvernement américain affirmant que les avions détournés avaient été traqués par des avions de chasse ayant obtenu l'autorisation de les abattre par le président George W. Bush.

Voici ces témoignages :

8 h 19 : "Quelqu'un a été poignardé en business class (...) On ne peut plus respirer."

Betty Ong,l'hôtesse de l'air numéro trois du vol n° 11 d'American Airlines reliant Boston à Los Angeles,avertit les agents de réservation de la compagnie que deux de ses collègues à bord ont été poignardés et sont désormais victimes des effets de gaz lacrymogènes.

Nous sommes vingt-sept minutes avant que l'avion ne s'écrase sur la tour n° 1 du World Trade Center.

8 h 24 : "Nous contrôlons plusieurs avions.

Restez calmes et tout ira bien."

Mohamed Atta,l'un des pirates de l'air du vol 11,assure la tour de contrôle de Boston que l'appareil retourne à l'aéroport.

8 h 42 : "Cool", lance Shelly Watson,technicien d'identification du secteur nord-est de la défense aérienne (NEADS),en apprenant que le vol n° 11 a bien été détourné et qu'il ne s'agit donc pas d'un exercice.

Au même moment,les pilotes de chasse Kevin Nasypany et James Fox ne parviennent pas à localiser le Boeing 767 d'American Airlines,qui a éteint son transpondeur.

9 h 01 : "Savez-vous si quelqu'un chez vous a sollicité l'aide d'avions de chasse ?"
demande Mulligan,responsable de l'aviation fédérale civile à New York,au bureau central à Herndon.

"Nous avons plusieurs urgences ici,c'est l'escalade,on a besoin que des militaires soient impliqués."

À ce moment précis,cela fait 17 minutes qu'un premier avion s'est écrasé sur la tour n° 1 tandis qu'un second est sur le point de heurter la n° 2.

"Pourquoi,que se passe-t-il ?" répond alors le bureau central de l'aviation civile.

9 h 02 : "Tu le vois celui-là,regarde,il descend aussi rapidement en direction du building (...) Wow !

Un autre appareil a heurté la tour",s'écrie un contrôleur aérien depuis la fenêtre de sa tour de contrôle.

Le vol United Airlines 175 vient de s'écraser contre la tour n° 2 du World Trade Center.

9 h 21 : "Le vol American Airlines n° 11 est encore dans les airs",assure le pilote de chasse Nasypany,de la base de Langley en Virginie,alors que l'appareil a déjà heurté la tour.

9 h 28 : "Je ne sais pas mais quelqu'un doit avertir le président,cela ne sent pas bon (...) Personne n'agit sérieusement ici !" lâche un technicien de la défense aérienne en s'apercevant qu'un troisième appareil,le vol n° 77 d'American Airlines qui lie Boston à Los Angeles,lui aussi détourné,est en direction de Washington.

9 h 32 : Ziad Jarrah,pirate de l'air du vol 93 de United Airlines qui s'est écrasé en Pennsylvanie après que ses passagers se sont rebellés,leur annonce,dans la confusion générale : "S'il vous plaît restez assis,nous avons une bombe à bord."

9 h 32 : Le centre de Washington de l'aviation civile annonce pour la première fois aux techniciens d'identification qu'ils ont perdu le vol 77 d'American Airlines.

9 h 38 : C'est un cargo militaire américain qui avertit les contrôleurs aériens du l'aéroport national Ronald Reagan de Washington que le vol 77 d'American Airlines s'est écrasé sur le Pentagone.

10 h 14 : Le secteur nord-est de la défense aérienne affirme que le vol 93 de United Airlines a bien atterri.

C'est alors que le centre de Washington de l'aviation civile l'avertit qu'il s'est crashé au nord-est de Camp David.

10 h 32 : Le commandant en chef des missions militaires aériennes annonce à ses pilotes Fox et Weapons que le vice-président américain Dick Cheney vient d'autoriser les avions de chasse à abattre tout avion n'obéissant pas à leurs ordres.

Nous sommes 25 minutes après le crash du dernier avion.

La commission d'enquête sur le 11 Septembre a conclu que les contrôleurs militaires et civils ont improvisé des réponses aux attaques auxquelles ils n'avaient jamais été entraînés.

Deux autres documents sont toujours classifiés secret défense par le gouvernement américain : un enregistrement de trente minutes des conversations du cockpit du vol United 93,et surtout une conférence secrète tenue à 9 h 38 entre Dick Cheney,le secrétaire d'État à la Défense Donald Rumsfeld et le général en chef Richard B. Myers.

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Dim 11 Sep 2011 - 12:23



11-Septembre : 10 ans après,l'hommage aux 3000 victimes

Cette journée va débuter à New York à 14h40 heure française,au moment où,il y a dix ans, les pirates de l'air ont lancé un Boeing dans la tour nord du World Trade Center.

Barack Obama sera sur tous les sites touchés.


Dimanche marque le dixième anniversaire des attentats du 11-Septembre et,malgré la crainte d'un nouvel attentat,les Etats-Unis,Barack Obama en tête,vont honorer la mémoire des quelque 3.000 personnes qui ont péri à New York,Washington et Shanksville,en Pennsylvanie.

Cette journée va débuter à New York à 8h46 locales (14h46 heure française),au moment où,il y a dix ans,les pirates de l'air ont lancé un Boeing 767 d'American Airlines dans la tour nord du World Trade Center.

Barack Obama,mais aussi George W. Bush,président à l'époque des attentats,doivent participer à un hommage rendu aux victimes à Ground Zero,le site sur lequel s'élevaient les tours jumelles.

Comme à chaque anniversaire,quatre minutes de silence marqueront au total dimanche à 8h46, 9h03,9h59 et 10h28 les moments où les deux avions de ligne ont frappé les tours du WTC,et l'heure à laquelle elles se sont effondrées.

Comme chaque année,seront lus les noms des quelque 3.000 morts.

Les familles assisteront ensuite à l'inauguration du mémorial du 11-Septembre,enfin achevé après cinq ans de travaux.

Cet espace paysagé de trois hectares,planté de plus de 200 chênes,abrite deux vastes bassins avec cascades,creusés à l'endroit exact où se dressaient les tours jumelles.

Le nom de chaque mort y est inscrit sur les margelles.

Obama sera partout

Vers midi,le président américain doit arriver à Shanksville,sur le site où le vol 93 d'American Airlines s'est écrasé en plein champ,tuant ses 40 passagers et membres d'équipage ainsi que les quatre pirates de l'air.

Barack Obama et son épouse doivent déposer une gerbe devant le tout nouveau mémorial à la mémoire des victimes.

Enfin,Barack Obama compte aller au Pentagone,dans la banlieue de Washington,pour,là aussi, déposer une gerbe en mémoire des victimes du crash du vol 77.

Dans la soirée,il assistera à un "Concert pour l'espoir" à Washington où il prononcera un discours.

Mais cette journée est aussi marquée par la crainte de voir les cérémonies ternies par un nouvel attentat,dont l'éventualité a été révélée jeudi soir.

D'après la secrétaire d'Etat Hillary Clinton,cette menace émanerait d'Al-Qaïda.

Samedi,le président américain a appelé à "une vigilance accrue".

Signe de cette "vigilance accrue",l'aéroport Dulles de Washington a été partiellement évacué samedi pendant quatre heures après la découverte d'un "objet suspect" dans l'enceinte aéroportuaire,a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'aéroport.

L'alerte a été levée après des vérifications des démineurs de la police.

Le Trocadéro édifie ses Tours jumelles

A Paris,aura aussi lieu une commémoration solennelle du 11 septembre 2001,avec l'édification d'une réplique de 25 m des tours jumelles,à l'initiative de l'association d'amitié franco-américaine "The French will never forget" Esplanade de la place du Trocadéro,en face du Palais de Chaillot






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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Dim 11 Sep 2011 - 18:35

11-Septembre : les commémorations en images

Du recueillement de Barack Obama et George W. Bush au violoncelliste Yo-Yo Ma,revivez les cérémonies en l'honneur des victimes des attentats avec notre sélection photos.



A New York,la cérémonie officielle a lieu à Ground Zero.

Le site est toujours en chantier.

Seul le Mémorial,avec ses deux bassins,est terminé.

Il est inauguré justement ce 11 septembre 2011.




Vers 8h heures locale (14h,heure de Paris),Barack Obama,le président en exercice,et son prédécesseur George W. Bush,en fonctions le 11 septembre 2001,arrivent à Ground Zero en compagnie de leur épouse respective.



Barack Obama et George W. Bush se recueillent devant l'un des bassins du Mémorial dédié aux victimes des attentats.

Ces deux bassins ont été créés à l'endroit exact où se dressaient les Twin Towers.




Barack Obama salue ensuite quelques membres des familles des victimes et des officiels de la ville de New York,organisatrice de la cérémonie à Ground Zero.



8h40 heures locale (14h40,heure française) : la cérémonie proprement dite débute avec l'hymne américain,chanté par une chorale de Brooklyn,l'un des cinq quartiers de New York.



8h46 : la cloche sonne pour marquer l'heure exacte du premier crash contre la tour Nord du World Trade Center.



Pendant une minute,le silence règne.

Au total,il y aura six moments de silence pendant la cérémonie : un pour chacun des impacts contre les deux tours,un pour leur effondrement,et,nouveauté,un en l'honneur des victimes de l'attaque sur le Pentagone et un pour les passagers du vol 93, qui s'est écrasé en Pennsylvanie.




Juste après la première minute de silence,Barack Obama prend la parole.

Sa courte intervention est imprégnée de références religieuses.

Il lit notamment le psaume 46 de la bible,dans lequel il est dit que "Dieu est notre refuge et notre force".




Dans la foulée du discours de Barack Obama,les familles des victimes prennent le parole pour lire le nom des 2.983 personnes tuées le 11-Septembre.

Cette lecture,interrompue par les minutes de silence,durera plusieurs heures.




Pendant toute la cérémonie,le drapeau américain flottera sur Ground Zero.



A 9h04,après la deuxième minute de silence,c'est George W. Bush qui s'exprime brièvement.

L'ancien président cite notamment Abraham Lincoln,l'un des présidents les plus marquants de l'histoire des Etats-Unis.




Plusieurs interludes musicaux s'intercalent pendant la lecture du nom des victimes.

Ici,le violoncelliste Yo-Yo Ma joue La Sarabande,extrait de la Première suite pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach.




Après le départ de Barack Obama et George W. Bush,attendus pour les autres cérémonies à Washington et en Pennsylvanie,les familles des victimes découvrent pour la première fois le Mémorial.

Cette cérémonie des 10 ans a été centrée sur les familles.

Les pompiers,écartés de la commémoration officielle,ont vivement exprimé leur déception.




9h29,heure locale (16h29,heure de Paris) : après la dernière minute de silence marquant l'effondrement de la tour nord du World Trade Center,Rudolph Giuliani,maire de New York à l'époque des faits,prend la parole à son tour.

En 2001,son attitude avait été unanimement saluée,au point qu'il avait été surnommé "Le maire de l'Amérique".




Autre star à participer aux interludes musicaux : Paul Simon,l'ancien membre de Simon and Garfunkel.

Il entonne le tube "The sounds of silence".




17h55 : arrivé sur les lieux du crash,Barack Obama dépose une gerbe en hommage aux victimes du vol 93,à Shanksville,en Pennsylvanie.

Les passagers s'étaient rebellés contre les pirates de l'air,dont l'objectif était a priori la Maison-Blanche ou le Capitole (le bâtiment qui accueille le Congrès).

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Lun 12 Sep 2011 - 18:58

NEW YORK - Ouverture au public du mémorial du 11-Septembre à New York

Dix ans après les attentats,le mémorial du 11-Septembre,construit à l'endroit précis où se trouvaient les tours du World Trade Center (WTC),s'est ouvert lundi au public à New York.

Dans cet espace paysagé de 3 hectares,deux immenses bassins de granit noir,creusés à l'endroit exact où se dressaient les deux tours,portent gravés sur leur margelle le nom des quelque 3.000 victimes de la tragédie.

Plus de 200 chênes y ont été plantés,ainsi qu'un poirier japonais,retrouvé calciné dans les ruines du WTC.

Après des années de soins,ce "survivant",a été replanté sur le site en décembre dernier.

Des cascades se déversent dans les bassins profonds de neuf mètres,contribuant à "la sérénité" des lieux saluée par le président Barack Obama dimanche,lors des cérémonies de commémoration du 10e anniversaire des attentats.

Le mémorial avait été ouvert dimanche aux seules familles des victimes,à l'occasion de ces cérémonies,donnant lieu à des scènes très émouvantes.

Elles sont allées s'y recueillir,caresser les noms gravés,en prendre l'empreinte,et y apporter des roses ou des petits drapeaux américains.

Lundi,des milliers de visiteurs se pressaient sur le site,où la sécurité est strictement contrôlée.

Le mémorial,dont la construction a pris cinq ans,est le premier chantier finalisé sur le site de "ground zero".

Un musée devrait ouvrir sur le site à l'automne 2012,qui retracera sous tous ses angles la tragédie du 11-Septembre.

Symbolique du lieu,la tour 1WTC atteint désormais 81 étages,sur les 108 prévus.

Une fois achevée en 2013,elle sera la tour la plus haute des Etats-Unis.

Plusieurs autres tours sont également en construction.

Et le quartier dévasté il y a dix ans a retrouvé son dynamisme,avec de nouveaux hôtels, restaurants et boutiques.

La population,a souligné le maire Michael Bloomberg,y a doublé depuis dix ans.

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Mar 28 Fév 2012 - 22:29

11 Septembre: restes humains à la décharge

Des fragments de restes humains retrouvés après le 11-Septembre ont été incinérés et jetés dans une décharge,a indiqué aujourd'hui le département américain de la Défense.

Cette révélation est contenue dans un rapport sur la morgue militaire de la base aérienne de Dover (Delaware,est) qui avait été épinglée en novembre dernier pour sa mauvaise gestion des restes humains de soldats morts en Irak et en Afghanistan.

Certains avaient été égarés ou mélangés,d'autres avaient fini dans une décharge en Virginie (est).

Mais ils ne sont apparemment pas les seuls.

"Plusieurs fragments de restes venant de l'attentat contre le Pentagone et du lieu où s'est écrasé un avion à Shanksville" le 11 septembre 2001 ont également été envoyés dans une décharge,selon le rapport d'aujourd'hui.

"Une fois incinérés,ces restes ont été placés dans des conteneurs scellés qui ont été livrés à un sous-traitant chargé du traitement des déchets médicaux",selon le rapport.

Le Pentagone avait reconnu l'an dernier que des restes de soldats tués en Irak et en Afghanistan et traités à Dover avaient été incinérés et jetés dans une décharge en Virginie.

Cette révélation avait suscité la colère de familles de soldats et conduit à la mise en place d'une nouvelle politique.

Celle-ci prévoit que les restes incinérés,non identifiés,soient immergés.

Le rapport d'aujourd'hui est en contradiction avec une version précédente de l'armée de l'Air,qui avait indiqué l'an dernier qu'il n'y avait pas trace de la façon dont les restes humains non identifiés étaient gérés avant 2003.

Le secrétaire américain à l'armée de l'Air,Michael Donley,a indiqué mardi que l'armée de l'Air acceptait "la responsabilité et la culpabilité" de la mauvaise gestion découverte à Dover,et travaillait à ce que ce genre d'erreur ne se reproduise pas.









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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Sam 5 Mai 2012 - 12:43

Les accusés du 11-Septembre devant la justice américaine



Khaled Cheikh Mohammed en 2003

Les cinq accusés vont être formellement mis en accusation devant le tribunal militaire de Guantanamo ce samedi. La procédure s'annonce longue et les débats centrés sur l'usage de la torture par les services secrets américains.

Près de onze ans après les faits,les cinq accusés des attentats du 11-Septembre sont renvoyés ce samedi devant la justice américaine.

Contrairement aux souhaits du président Obama,les accusés seront jugés devant une commission militaire capitale,et non devant la justice civile.

Cela «signifie que les cinq accusés pourront être condamnés à mort s'ils sont reconnus coupables», avait expliqué le mois passé le ministère de la Défense américain.

La procédure s'annonce longue.

Lors de la journée de samedi,les cinq prisonniers seront formellement mis en accusation,mais le procès en lui-même ne devrait pas débuter avant plusieurs mois,auxquels il faudra ajouter de probables appels.

Selon Andrea Prasow,experte en contre-terrorisme pour l'ONG Human Rights Watch interrogée par Libération,«il faudra encore compter cinq,six ou sept ans avant d'arriver à un verdict final».

Un point devrait être au coeur des débats: l'usage de la torture.

Khaled Cheikh Mohammed,le cerveau autoproclamé des attentats,a ainsi subi 183 simulations de noyade et 7 jours et demi de privation de sommeil dans une prison secrète de la CIA avant de rendre ses premiers aveux,selon un rapport du renseignement américain.

Sur la chaîne CBS,un ancien responsable de la CIA se justifie.

«Khaled Cheikh Mohammed était l'un des détenus les plus durs et il n'aurait pas parlé sans nos techniques rigoureuses»,explique-t-il.

«Nous avons fait ce qu'il fallait pour de bonnes raisons».

«Instiller un sentiment de désespoir au détenu»
Le Koweïtien d'origine pakistanaise,âgé de 47 ans, a été capturé le 1er mars 2003.

Il a passé les trois années suivantes dans une prison secrète de la CIA,avant d'être transféré à Guantanamo en septembre 2006.

«Le programme visait à instiller un sentiment de désespoir au détenu pour qu'il puisse conclure de lui-même qu'il ferait mieux de coopérer»,a expliqué l'ancien interrogateur de la CIA.

Selon lui,l'homme «n'avait pas peur de mourir,et a perdu 22 kilos».

Si Khaled Cheikh Mohammed a eu le droit au «menu complet» en terme de torture,selon les mots du procureur en chef à Guantanamo en 2006,les quatre autres accusés ont pu goûter à «quelques plats».

«Tous les cinq ont été torturés de manière différente: manipulation de l'environnement, privation de sommeil,températures extrêmes»,assure Anthony Romero,directeur de l'Union américaine pour les libertés civiques (ACLU).

L'usage de telles méthodes va servir d'argument à la défense pour éviter la peine de mort aux accusés.

En effet,une des règles des tribunaux militaires d'exception réformés stipule qu'il est «interdit d'utiliser des éléments de preuve recueillis sous la torture».

L'accusation a vu venir cette difficulté,et a réussi à obtenir légalement des preuves contre les cinq accusés.

Un ancien acolyte de Khaled Cheikh Mohammed a ainsi accepté de témoigner contre lui en échange d'une réduction de peine.















le figaro

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MessageSujet: Re: Attentats du 11 septembre 2001   Sam 5 Mai 2012 - 22:25

Les accusés du 11-Septembre jouent la montre et défient la justice militaire



"L'ère de Kadhafi est finie,mais on a Kadhafi ici",a subitement crié le Yéménite Al-Chaïba,dans une évocation évidente des traitements subis pendant leur détention dans une prison secrète de la CIA et depuis leur transfert à Guantanamo.

"Vous allez nous tuer et dire ensuite qu'on s'est suicidés",a-t-il encore lancé.


Les cinq accusés des attentats du 11-Septembre sont apparus en public samedi devant un tribunal militaire d'exception de Guantanamo,défiant la justice américaine par leurs prières,leur mutisme ou autres provocations.

Tous vêtus de blanc,pour certains coiffés d'un turban de la même couleur,les cinq hommes ont gardé le silence toute la matinée,assis dans la salle d'audience à une certaine distance les uns des autres.

Seul le Yéménite Ramzi ben al-Chaïba a rompu le mutisme de ses co-inculpés pour protester contre le traitement que l'armée américaine réserve à ces détenus de "haute valeur".

Ils encourent la peine de mort pour le meurtre de chacune des 2.976 victimes.

"L'accusation est prête dans l'affaire Etats-Unis contre Khaled Cheikh Mohammed",a déclaré le procureur en chef,le général Mark Martins.

"L'accusé refuse de répondre",a répété inlassablement le juge militaire James Pohl,pour chacun des cinq accusés qui refusaient,tour à tour, de répondre à ses questions sur leur représentation.

Les suspects,qui devaient être formellement accusés dans la journée "de la préparation et de l'exécution des attentats du 11 septembre 2001 à New York,Washington et Shanksville (Pennsylvanie)", ont marqué leur désintérêt,dans une tentative évidente de retarder l'échéance,tandis que leur défense s'attardait sur la question de la traduction des échanges,la manière de prononcer les noms des détenus ou encore le grade militaire des avocats.

Assis depuis 09H30 (13H30 GMT) dans la salle de tribunal spécialement conçue à leur intention,les cinq hommes ont passé leur temps le regard rivé sur leurs genoux.

Certains lisaient un livre qui semblait être le Coran ou se passaient le périodique "The Economist".

Deux d'entre eux se sont levés et se sont agenouillés pour prier,ce qui a provoqué une interruption des débats.

"L'ère de Kadhafi est finie,mais on a Kadhafi ici", a subitement crié le Yéménite Al-Chaïba,dans une évocation évidente des traitements subis pendant leur détention dans une prison secrète de la CIA et depuis leur transfert à Guantanamo.

"Vous allez nous tuer et dire ensuite qu'on s'est suicidés",a-t-il encore lancé.

Très calme,le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed, cerveau autoproclamé des attentats,mieux connu sous les initiales anglaises KSM,portait une longue barbe teintée au henné.

Il a été vu la dernière fois devant un tribunal militaire le 21 janvier 2009,après l'investiture de Barack Obama,qui avait suspendu la justice militaire d'exception très critiquée.

Son avocat David Nevin a annoncé que KSM était "extrêmement préoccupé par l'équité de cette procédure".

Le juge James Pohl a voulu s'assurer que c'était "par choix" qu'il ne répondait pas.

L'échange qui a suivi,a été censuré pendant plusieurs minutes par l'autorité militaire.

Dix journalistes et le même nombre de proches des victimes,séparés par un rideau et sans possibilité de communiquer avec l'extérieur,ont assisté à l'audience derrière une paroi vitrée où les débats sont retransmis avec un différé de 40 secondes permettant la censure des déclarations sensibles.

Cinquante autres membres des médias,un record,ont fait le déplacement à Guantanamo et regardaient les débats sur un écran avec le même différé.

Les accusés ont refusé de porter le casque de traduction,leurs avocats disant que cela leur rappelait leurs tortures.

Michael Schwartz,l'avocat du Saoudien Wallid Ben Attach,a obtenu que son client,le seul qui était menotté en début d'audience,soit détaché en raison de la "douleur" provoquée par les menottes.

L'avocate civile de Ben Attach,Cheryl Borman,la seule femme de l'équipe de défense,s'est approchée, toute de noire vêtue et portant le hijab,pour dénoncer "ce qui s'est passé ce matin et pendant les huit dernières années".

"Ces hommes ont été maltraités",a-t-elle fustigé.

Un expert du Pentagone a indiqué que les formalités précédant la lecture de l'accusation ont pris trois fois plus de temps que d'habitude.
















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Attentats du 11 septembre 2001

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