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 Il y a soixante ans débutait le procès de Pétain

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jacotte
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jacotte


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Il y a soixante ans débutait le procès de Pétain Empty
MessageSujet: Il y a soixante ans débutait le procès de Pétain   Il y a soixante ans débutait le procès de Pétain EmptySam 23 Juil - 20:29:43

Le procès du chef de la France de Vichy sous l'Occupation a commencé le 23 juillet 1945. Ila aboutit à une condamnation à mort, non exécutée.

L e 23 juillet 1945 s'ouvrait à Paris le procès de Philippe Pétain, chef de la France de Vichy sous l'Occupation, jugement le plus passionné de l'après-guerre qui aboutira à une condamnation à mort, non exécutée.
Enlevé par les Allemands à la Libération et gardé au château de Sigmarigen (Bade-Wurtemberg), le maréchal, âgé de 89 ans, s'est lui-même rendu aux autorités françaises en avril 1945.
Le procès fait la une de tous les journaux et des actualités à la radio.
Les plus grandes plumes prennent partie.
"Ne reculons pas devant cette pensée qu'une part de nous-mêmes fut peut-être complice, à certaines heures, de ce vieillard foudroyé", défend François Mauriac dans Le Figaro.
"S'il a fait don de sa personne, c'est comme une prostituée, mais ce n'est pas à la France", accuse Albert Camus dans Combat.

Dieu et la postérité

A 13H10, Pétain entre dans un tribunal bondé, en uniforme, médaille militaire sur la poitrine et képi de maréchal à la main.
Il fait face à la Haute Cour de justice, créée par une ordonnance du général de Gaulle pour juger les principaux responsables du régime de Vichy, et composée de magistrats, parlementaires et résistants.

Interrogé par le président Paul Mongibeaux, le maréchal lit une brève déclaration: "(...) A votre jugement répondront celui de Dieu et celui de la postérité.
Ils suffiront à ma conscience et à ma mémoire.
Je m'en remets à la France.
" Il s'enferme ensuite dans un mutisme total, laissant sa défense à ses avocats.
L'un d'eux, le jeune Jacques Isorni, se distingue d'emblée: il fustige le bâclage de l'instruction et accuse le procureur général et le président de la Haute Cour d'avoir exprimé publiquement leur certitude que Pétain est coupable.

Ténors de la République

La première moitié du procès, qui va durer en tout trois semaines, voit défiler des ténors de la IIIe République, Léon Blum, Edouard Daladier et Albert Lebrun, qui s'emploient à prouver le bien-fondé de leurs politiques d'avant-guerre.
Paul Reynaud et le général Weygand, respectivement président du Conseil et chef d'Etat major général de l'armée pendant la débâcle de 1940, se rejettent mutuellement la responsabilité de l'Armistice concédé aux Allemands.
Après huit jour de palabres, le président déclare qu'"il est temps que le procès Pétain commence".
De grands noms de la collaboration (Pierre Laval, Joseph Darnand) et de la Résistance se succèdent à la barre, mais les questions les plus importantes, notamment les mesures anti-juives, ne sont pas abordées.

A mort


Dans son réquisitoire, prononcé le 11 août, le procureur général Mornet énumère les principaux chefs d'accusation: acceptation définitive de la défaite, dépassement des pouvoirs attribués par l'Assemblée nationale, politique de collaboration, fourniture de main d'oeuvre et de matériel à la machine de guerre allemande.
"La France est victime d'une équivoque, affirme-t-il, (...) celle qui à la faveur d'un nom illustre sert de paravent à la trahison".
Il réclame la mort pour Pétain.
Dans sa plaidoirie, Jacques Isorni tente de susciter l'émotion en décrivant la possible mise à mort du vieux héros. "Le grand visage blême (du maréchal) ne vous quittera plus", lance-t-il au jury.

Commuée par de Gaulle

Le 14 au soir, la cour se retire. Pétain assiste à une messe, donnée à minuit dans sa cellule. A quatre heures du matin, et après sept heures de délibérations, le président Mongibeaux lit le verdict du jury.
La Haute Cour "condamne Pétain à la peine de mort, à l'indignité nationale, à la confiscation de ses biens. Tenant compte du grand âge de l'accusé, la Haute Cour de justice émet le voeu que la condamnation à mort ne soit pas exécutée".
Un voeu écouté par le général de Gaulle, qui commue la peine en détention à perpétuité.
Pétain est incarcéré dans le fort de l'île d'Yeu où il mourra six ans plus tard.

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