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 Calais (62)

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jacotte
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jacotte


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MessageSujet: Calais (62)   Calais (62) EmptyLun 11 Fév - 13:33:20

Calais (en néerlandais : Kales, en flamand occidental : Cales) est une commune française. Sous-préfecture du département du Pas-de-Calais dans la région Nord-Pas-de-Calais.
Les habitants de Calais sont appelés les Calaisiens.

Blason

De gueules à l’écusson d’azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or et accosté de deux croix de Lorraine d’argent, et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or.
Les armoiries de Calais furent accordées par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise.

Calais (62) 180px-12

Histoire

Kaleis est un village de pêcheurs attesté dès le VIIIe siècle, mais le premier document officiel mentionnant l'existence de cette communauté est la charte de commune octroyée par Mathieu d'Alsace au XIIe siècle, charte connue par la confirmation qu'en fait, en 1181, Gérard de Gueldre, comte de Boulogne.En 1224, Philippe Hurepel, comte de Boulogne et fils de Philippe Auguste, fait fortifier la ville, signe de l'importance stratégique de cette dernière.

Le siège anglais (1346-1347)

Lors de la guerre de Cent Ans, le roi Édouard III d'Angleterre, issu de la maison angevine des Plantagenêts, revendiquait la couronne de France. Après avoir remporté la victoire de Crécy-en-Ponthieu en 1346, recherchant une ville portuaire qui serait la clef pour le débarquement de ses troupes en France, il se pressa d’aller faire le siège de Calais et commença, le 4 septembre 1346, l’investissement de la place pour un siège qui devait durer onze mois. . Au début de septembre 1346, la ville de Calais, protégée par sa situation au milieu de terrains marécageux envahis par les eaux à chaque marée, était défendue par une garnison placée sous le commandement d’un chevalier originaire de Bourgogne, Jean de Vienne secondé par un certain nombre de chevaliers d’Artois dont Jean Froissart nous a transmis les noms : Ernoulz d’Audrehem, Jehans de Surie (ou, de Sury), Baudouins de Belleborne (ou, de Bellebrune), Joffroy de le Motte, Pépin de Were (ou, de Wiere, ou, de Werie), auxquels la chronique normande ajoute les sires de Beaulo, de Grigny.Voyant l’armée anglaise définitivement établie (pour un siège au finish), Jean de Vienne, craignant avec raison d’être contraint par la famine à se rendre, résolut de se défaire de bouches inutiles et d’expulser de la ville les personnes dépourvues de biens et de provisions (entre 500 et 1700 personnes selon les chroniqueurs)… Il y eut peu de bataille sur terre autour de Calais, mais en mer, le roi anglais fit placer 25 bateaux devant Calais… Des navires génois, au service de la France, réussirent cependant à forcer le blocus, ainsi que des navires normands et des marins d’Abbeville, pour ravitailler Calais et ses assiégés…Le roi Édouard III résolut de bloquer l’entrée du chenal avec des obstacles de toute nature et à partir de juin 1347, il fut impossible pour les Français de ravitailler Calais… En désespoir de cause, le capitaine Jean de Vienne écrivit une lettre au roi de France, Philippe VI de Valois, lui demandant de venir lui porter secours « …la garnison n’avait d’autres alternatives que de tenter une sortie désespérée : nous aimons mieux mourir aux champs honorablement que de nous manger l’un l’autre !.. ». Cette lettre transmise par l’intermédiaire d’un bateau génois fut interceptée par la marine anglaise et ne parvint donc jamais à Philippe VI.Le 27 juin 1347 cependant, l’armée française parut à hauteur de Sangatte. Des Flamands et des Teutons se portèrent du côté anglais, des Hennuyers se portèrent du côté français. Deux légats du pape furent expédiés à Calais et une trêve de trois jours fut conclue. Le blocage de tous les passages menant à Calais par les Anglais empêchant le roi de France d’intervenir, Jean de Vienne, pressé par la population de Calais assiégée depuis onze mois, demanda alors à parlementer avec le roi anglais sur la reddition de Calais à condition d’épargner la population et la garnison.Furieux de la résistance de Calais, Édouard III voulait en massacrer la population, mais il accepta néanmoins, aux termes de cette négociation, de l’épargner à la condition que six notables viennent à lui, tête et pieds nus, avec une corde autour du cou pour être pendus : ce furent Eustache de Saint Pierre, Jehan d’Aire, Jacques de Wissant et son frère Pierre, Jean de Fiennes, et Andrieux d’Andres. À leur arrivée auprès d’Édouard III, ces six bourgeois de Calais furent toutefois épargnés grâce à l’intervention de l’épouse du roi anglais, Philippa de Hainaut, qui, fondant en larmes, implora son mari de les épargner. Édouard III accepta encore de faire grâce, mais exila tous les Calaisiens qui lui ne faisaient pas serment d’allégeance pour les remplacer par des citoyens anglais.Au centre de la place principale de Calais, l’original des neuf copies du monument exécuté par Auguste Rodin, les Bourgeois de Calais, est érigé en commémoration de cet évènement.

Calais (62) Statue10
Statue des bourgeois de Calais par Rodin.


L’occupation anglaise (1347-1558)

La ville fut occupée par les Anglais, fin août 1347, et le roi rembarqua pour l’Angleterre, laissant des troupes à la garde de Calais sous les ordres de Jean de Montgomery au service du roi anglais, avec les chevaliers français prisonniers – parmi lesquels les précités Jehan de Vienne et Jehan de Sury. Philippe VI racheta ces nobles prisonniers lorsqu’ils furent mis à rançon en 1348 après être demeurés six mois en Angleterre. Pendant trois ans, à partir de 1347, Édouard III étant satisfait de maintenir Calais, des trêves furent conclues entre la France et l’Angleterre.La charte municipale de Calais précédemment accordée par la comtesse d’Artois fut confirmée la même année par Édouard. En 1360, le traité de Brétigny soumit Guînes, Marck et Calais - collectivement dénommés « Pale of Calais » - à la domination anglaise à perpétuité, mais cette soumission fut informelle et n’a été appliquée qu’en partie. En 1363, Calais devient port douanier. Devenue division administrative parlementaire, elle envoie, à partir de 1372, des représentants à la Chambre des Communes du Parlement d'Angleterre gardant toutefois un lien avec la France en continuant de faire partie du diocèse ecclésiastique de Thérouanne. Pendant ces années, Calais fut considérée comme faisant partie intégrante du royaume d’Angleterre. Au-dessus de la porte principale, une inscription (When shall the Frenchmen Calais win When iron and lead like cork shall swim) proclamait qu’elle ne serait française que lorsque le fer et le plomb flotteraient comme le liège.La grande importance de Calais comme lieu d’accès au commerce de l’étain, du plomb, du tissu et des laines – de loin, l’élément le plus important – lui vaut d’être qualifiée de « joyau le plus brillant de la couronne anglaise ». Ses recettes douanières s’élevaient parfois à un tiers du revenu du gouvernement anglais. Sur une population d’environ 12 000 habitants, 5 400 étaient liés au commerce de la laine. Le gouvernorat de Calais était une charge publique lucrative fort prisée ; ainsi, Richard
Whittington fut simultanément seigneur-maire de Londres et de Calais en 1407.

La reconquête française (1558)

En l’absence de toute défense naturelle, le maintien de la mainmise anglaise sur Calais dépendait néanmoins de fortifications entretenues à prix d’or. La proximité de Calais avec la frontière franco-bourguignonne mettait fréquemment la domination anglaise à l’épreuve des forces de France et du duché de Bourgogne. La domination anglaise sur Calais a largement dû sa longévité à cette rivalité entre la Bourgogne et la France, tous deux convoitant la ville mais préférant la voir aux mains des Anglais plutôt que de leur rivale.La victoire de la couronne française sur le duché de Bourgogne et son incorporation subséquente au territoire de la couronne de France marqua la fin de ce statu quo. Ayant enfin les mains libres pour reprendre Calais, la France nomme, à son retour d’Italie en 1557, le duc François de Guise, dit « le Balafré », lieutenant général du royaume. Le 7 janvier 1558, ce dernier profite de l’affaiblissement de la garnison et du délabrement des fortifications pour reconquérir Calais.
Cette perte fut considérée par la reine Marie Tudor comme un affreux malheur. Elle aurait, à l’annonce de cette nouvelle, dit : « Quand je serai morte et ouverte, on trouvera Philippe (son mari) et Calais inscrits dans mon cœur. »
Lord Wentworth, gouverneur de la ville et les habitants anglais de Calais et de Guînes furent alors renvoyés en Angleterre et le Calaisis fut renommé « Pays reconquis » pour commémorer le rétablissement de la domination française.En 1596, Calais fut, lors d’une invasion montée à partir des Pays-Bas espagnols voisins, capturée par les Espagnols mais l’Espagne la rendit en 1598 à la France selon les termes du traité de Vervins.Calais fut également sur les lignes de front du conflit de la France avec le Royaume-Uni pendant les guerres napoléoniennes. En 1805, il a accueilli l’armée de Napoléon et la flotte d’invasion pour son invasion avortée de la Grande-Bretagne.

La Première Guerre mondiale

Lors de la Première Guerre mondiale, Calais sera la première ville française à subir une attaque de dirigeables. Le 23 février 1915, le zeppelin ZX survole la ville de nuit. À 4 h 20, une dizaine d’explosions réveille les Calaisiens, la gare des Fontinettes et les voies ferrées sont visées mais elles ne subissent que de légers dégâts. Toutefois, au 8 de la rue Dognin, il y a cinq morts. Un couvre-feu est établi, mais un autre raid du zeppelin ZX II a lieu le 18 mars 1915, frappant le Fort-Nieulay, les voies de chemin de fer, le boulevard Gambetta ainsi que la cathédrale Notre-Dame dont les vitraux sont pulvérisés. Un troisième raid suit, le 17 mai 1915, lorsqu’un autre zeppelin lâche ses bombes sur le Fort Nieulay, faisant des victimes. Il est cependant atteint par les avions et regagne péniblement sa base de Maubeuge. D’autres raids suivront le 28 juillet 1915, le 22 septembre 1916 et le dernier le 17 février 1917.

La Deuxième Guerre mondiale
Après l’invasion de la France par les forces allemandes, la région fut administrativement rattachée par le Reich à la Belgique. À la fin de la guerre, craignant un débarquement des forces alliées à proximité, ils avaient instauré une zone interdite autour du port. On trouve encore aujourd’hui, à proximité de l’hôtel de ville, un vestige du mur délimitant cette zone.En février 45, alors que la ville est déjà libérée, Calais va subir un tragique bombardement dû à une erreur d'appréciation des Britanniques pensant survoler… Dunkerque! L’incendie de la vieille ville, qui en résulta, détruisit une grande partie de son passé.

Calais (62) Calais10
Hotel de ville

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Calais (62) Je-t-a10



Calais (62) Bougie10

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MessageSujet: Re: Calais (62)   Calais (62) EmptyLun 11 Fév - 13:51:23

Lieux et monuments

Calais (62) Tour_d10
La tour du Guet, datant du XIIIe siècle, a une hauteur de 38 mètres et fut classée monument historique par arrêté du 6 novembre 1931.

Calais (62) Eglise14
L’ église Notre-Dame (des XIIIe, XIVe et XVe), au style Tudor si particulier, obtint son classement Monument historique par arrêté du 10 septembre 1913.
Le 18 mars 1915, ses vitraux furent détruits lors du bombardement par le Zeppelin Z XII. Le général De Gaulle s'y maria le 7 avril 1921 avec Yvonne Vendroux.
L’édifice, ayant subi d'autres importants dégâts durant la Seconde Guerre mondiale, n'est pour l'instant que partiellement reconstruit. La partie correspondant au chœur, le retable et la Chapelle de la Vierge, depuis près de 60 ans toujours en attente d'une rénovation, est interdite au public.

Calais (62) Cirern10
La citerne royale de l'église Notre-Dame, aux murs très épais (de 2 mètres à certains endroits à 4 mètres à la clé de voûte) et d'une contenance de 1800 m³.
Sa construction fut ordonnée en 1691 par Louis XIV afin de recueillir les eaux de pluie de l'église Notre-Dame pour la garnison et de la population. Son inscription comme monument historique fut décidée par arrêté du 11 mai 1927.


Calais (62) Citade10
La citadelle

La citadelle du XVIe siècle.
Sur les fondations d'un château médiéval construit en 1229 par Philippe Hureprel, comte de Bourgogne, la citadelle est édifiée à partir de 1560, renforcée par Errard, ingénieur d’Henri IV puis par les ingénieurs de Louis XIII et de Louis XIV.

Vauban viendra également pour l’améliorer et en faire une cité militaire dans le style de Brest et de la Rochelle. Finalement le château sera définitivement rasé au XIXe siècle.

Les ouvrages intérieurs seront détruits durant la Seconde Guerre mondiale. On peut encore y découvrir les remparts médiévaux, et parcourir les allées fleuries de la porte de Neptune. Elle abrite un stade omnisports.

Calais (62) Chapel10
Fort Nieulay

Le fort Nieulay (XVIIe siècle).
Bassin du paradis

Longitude Est 1°50'55.32" latitude Nord 50°57'40.68" Une échancrure formée au premier millénaire de notre ère au débouché de la rivière de Guines, donne naissance à un port où se regroupèrent marins et pêcheurs. Désenvasé sous l’occupation anglaise en 1397, il est approfondi, agrandi et modernisé au cours des siècles. Le bassin du paradis, qui abrita jusque 100 bateaux, est un vestige des anciennes installations. Son activité périclita à partir de 1900. Désormais, une vingtaine de bateaux maintient la tradition, des pêcheurs plaisanciers surtout, que ne rebutent pas son assèchement à marée basse. Auparavant, au 15 août, un lâcher de canards permettait à de courageux nageurs d’essayer de les y attraper. Depuis quelques année, cette tradition, suite à des plaintes déposées par des militants inquiétés par de "mauvais traitements envers les animaux" (les carnards précités)sont remplacées par des joutes navales. À l’extrémité du quai d’Angoulême, un calvaire du marin a été érigé en 1988 avec du bois provenant de la jetée Est.

Calais (62) Phare10
Le phare de Calais Nord

Monuments des Sauveteurs

Fut installé en 1899, boulevard des Alliés puis transféré en 1960 au Courgain. Il s’agit d’un bronze du sculpteur Édouard Lormier.
Classement monuments historiques

Bourse du Travail

Bourse du Travail et son marché couvert (cad. AL 675) : inscription par arrêté du 28 juin 2000
Porte Neptune

Citadelle Porte de la Ville ou de l'Hermitage, dite aussi porte Royale ou porte Neptune : inscription par arrêté du 15 février 1939 ; Porte de Boulogne, dite aussi Porte de secours : inscription par arrêté du 15 février 1939 ; Citadelle avec ses courtines et fossés, et la demi-lune défendant l’entrée vers la ville, au-delà du canal de la citadelle (cad. BD 7, 8, 13, 16, 17, 20) : inscription par arrêté du 27 avril 1990.
Colonne Louis XVIII

Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII à Calais : classement par arrêté du 11 avril 1933
Crypte souterraine sous beffroi

Crypte souterraine sous l’emplacement du beffroi : inscription par arrêté du 23 mai 1951
Fort Risban



"Si l'on se perd en conjectures sur ses origines, peut-être liées au projet de conquête de l'Angleterre élaboré par l'empereur Caligula vers l'an 40 avant notre ère, la première mention attestée de son existence date de 1346 : les troupes d’Édouard III d'Angleterre découvrent des fortifications imprenables de Calais et décident d'élever ici un fortin destiné à empêcher tout ravitaillement par mer, dans le dessein de réduire la ville par la famine. Situé sur une langue de sable, il était isolé à marée haute : cette position lui valut son de Riskbank (hauteur périlleuse) transformé en Risban. Sous l'occupation anglaise, la tour de bois laisse place à un édifice en pierre, la New Tower, rebaptisée Lancaster Tower après 1400. Plusieurs fois remanié, ce fort maritime, déclassé en 1908 a repris du service lors de la Seconde Guerre mondiale".

Le fort Risban fut remanié par Vauban au XVIIe siècle après sa visite en 1677 avec le roi.
1799 le fort Risban fut victime d’une explosion de son dépôt de poudre.
Hôtel de ville

Hôtel de ville : pour les parties extérieures : l’ensemble des façades et toitures sur rue et le beffroi ; pour les parties intérieures : le hall d’honneur et sa verrière, l’escalier d’honneur (y compris la rampe et la verrière), le couloir de desserte du premier étage, les salles d’apparat du premier étage (y compris leur décor) : la salle des mariages, le salon d’honneur, le salon du conseil municipal et le cabinet d’apparat (cad. AB 33) : inscription par arrêté du 26 juin 2003
Immeuble 74 Boulevard Jacquard

Immeuble (ancien bureau annexe de l’Automobile Club du Nord de la France) 74 boulevard Jacquard : La façade (cad. AB 415) : inscription par arrêté du 28 juillet 2000

Calais (62) Jakar10
la statue de Jacquard, devant le théâtre de Calais

Calais (62) Tunel10
la passerelle menant au tunnel sous la Manche

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Calais (62) Bougie10

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