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 Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint

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jacotte
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MessageSujet: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyDim 25 Nov - 15:40:15

Un chiffre qui fait froid dans le dos : 137 femmes meurent sous les coups de leur conjoint en France en 2006.
C'est en mémoire de toutes ces victimes qu'une minute de silence a été observée dimanche à Paris, lors d'un rassemblement symbolique organisé par la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard pour la journée internationale contre les violences à l'égard des femmes.

Le 3919, un numéro de téléphone unique pour les victimes de violences conjugales en France

"La France se bat pour devenir un pays moderne et citoyen en la matière et elle est solidaire de tous les pays combattant les violences envers les femmes", a affirmé Valérie Létard lors d'une allocution sur le parvis des Droits de l'Homme.
"En Espagne et malgré la loi globale adoptée en 2005, le gouvernement de José-Luis Zapatero admettait tout récemment que la violence conjugale n'a pas diminué. Depuis le début de l'année, 70 femmes y sont mortes sous les coups de leur conjoint ou compagnon", a-t-elle observé devant une affiche représentant les silhouettes des 137 victimes françaises.

"Les discriminations enfoncent le clou des violences"

Interrogée sur une loi-cadre contre les violences envers les femmes sur le modèle espagnol, souhaitée par des associations et des partis de gauche, la secrétaire d'Etat a répondu : "Sans être contre une loi-cadre, aujourd'hui il nous faut déjà appliquer sur le terrain les lois existantes et coordonner les moyens et
intervenants".

Son intervention a été suivie de témoignages de femmes victimes de violences ou de responsables d'associations et de centres d'accueil.
Car "briser la loi du silence, c'est l'objet de cette journée", selon Valérie Létard.
"Les violences conjugales poussent les femmes à quitter le domicile conjugal, le trajet est long avant de retrouver un logement", a ainsi souligné une femme accueillie par l'association Escale, lisant un texte écrit par une vingtaine de victimes.

Viviane Monnier, directrice du centre d'hébergement et de réinsertion sociale Louise Labbé, a noté que "les moyens restent très faibles comparés aux besoins de toutes les victimes".
Et Ayssatou Sissoko, directrice de l'association des Femmes africaines du Val d'Oise, a expliqué que "pour les femmes issues de l'immigration les discriminations enfoncent le clou des violences".
Samedi, plusieurs centaines de personnes (500 selon les organisateurs) s'étaient rassemblées près de la place Vendôme à Paris, à proximité du ministère de la Justice, pour demander une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

Le 3919, un numéro de téléphone unique pour les victimes de violences conjugales en France

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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyDim 25 Nov - 19:52:34

C'est vrai, la violence conjuguale est fréquente,et beaucoup de femme pense que cela s'arrangera, que leur mari retrouvera sa gentillesse.
C'est archi faux..un homme violent restera violent...il existe des associations pour aider les femmes victimes de violences,
j'en connais une, à lyon, qui s'appelle ; " l'étoile", elle accueille les femmes et leurs enfants, les aide à retrouver confiance et dignité, en les remettant sur les rails du travail et en les aidant à trouver un logement. Les femmes sont hébergés au maximum pendant 1 an.
Ces femmes et les enfants aussi retrouvent petit à petit confiance, et sont hébergés anonymement ; c'est trés important, car lorsque la victime quitte le domicile conjugual, le mari la recherche souvent, la menace, la harcéle.
Il faut à tout pris que les victimes quitte leurs maris ; il ne changera jamais et un jour cela se terminera trés mal pour elle...croyez moi je suis une rescapée...je connais trés trés bien le sujet, je l'ai vécu en direct voilà 12 ans, j'ai bien faillie mourir aussi...je me suis enfuie avec ma fille..et j'ai tout reconstruit, j'ai repris confiance, et je suis plus forte que jamais...je ne tolererais plus le manque de respect...et encore bien moins les coups...c'est la base de tout.
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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyLun 26 Nov - 0:02:43

escuse moi Bounty33 d'avoir reveiller des douleurs mais je trouve que c'est un probleme trop grave qu'il ne faut pas passer sous silence


Le 3919, un numéro de téléphone unique pour les victimes de violences conjugales en France


il faut ausi ajouter :

Les femmes subissent en majorité les violences au sein du couple(violences psychologiques, verbales, contraintes économiques, agressions physiques et violences sexuelles.)
Elles sont victimes d'hommes immatures, égocentriques ou présentant de graves troubles de la personnalité [rapport du Dr Coutanceau - Ministère de la cohésion sociale - 2006]
Pour certains, la violence est la réponse « normale » à ce qu'ils considèrent comme un « refus d'obéissance », ils ont vu leur père frapper leur mère, ont une tolérance minimale à la frustration, ne savent régler autrement les conflits et trouvent donc naturels de frapper leur compagne.

LES CONSÉQUENCES DE LA VIOLENCE

Lorsqu'il y a de la violence dans un couple, la victime et les enfants sont fortement affectés dans leur bien-être et leur santé. La violence entraîne des conséquences qui doivent nous alerter. Repérer les signes de violences permet d’intervenir plus tôt et d’éviter de nouvelles agressions.

Les victimes sont profondément affectées

La violence plonge les victimes dans la peur, la culpabilité, la honte et l'isolement. Ces réactions sont normales, c'est la situation vécue qui ne l'est pas. Des troubles de la santé en découlent, qui peuvent être profonds et durables. Pour s'en remettre, une aide extérieure est souvent indispensable.

Peur et anxiété

Souvent la victime a peur pour sa vie. Elle vit en état d'alerte, sous la menace constante de l'agression, qui peut surgir n'importe quand, pour n'importe quelle raison. Toujours sur le qui-vive, elle ne parvient jamais à être vraiment détendue. Elle manifeste des signes d’inquiétude et peut sursauter pour un rien.

Culpabilité

Souvent la victime se sent coupable de la violence qu'elle subit. Elle croit que c'est de sa faute. C'est ce qu'elle a dit ou fait, ou quelque chose en elle, qui ne va pas et qui a provoqué la violence de son partenaire.

Perte d’estime de soi

A force d'être maltraitée, la victime se sent de plus en plus mauvaise et honteuse. La violence lui apparaît comme normale, voire justifiée. Son seuil de tolérance augmente au point qu'elle ne perçoit plus que ce qu'elle vit est inacceptable. Les violences répétées détruisent son estime de soi. Elle ne se sent plus capable de rien.

De la colère à la violence réactionnelle

Parallèlement à la peur et à la honte, les victimes de violence ressentent de la colère, de la révolte. Certaines ravalent leurs sentiments parce qu'elles ne s'autorisent pas à les exprimer ou qu’elles ont peur de déclencher une violence plus grande chez leur partenaire. D'autres réagissent avec agressivité. Elles vont par exemple crier, insulter leur partenaire, voire le frapper en réponse aux violences subies.

Isolement social

Sous la pression de son partenaire ou parce qu'elle veut cacher sa situation, la victime s'éloigne peu à peu de sa famille, de ses amis. Elle fuit les rapports sociaux, évite de sortir. La perte de repères extérieurs favorise l'emprise de son compagnon. Ses doutes, sa confusion augmentent. Elle ne sait plus si ce qu'elle vit est acceptable. Elle se sent piégée dans la relation, impuissante à faire évoluer sa situation.

Honte de rester, honte de revenir

Souvent la victime se culpabilise, parce qu'elle n'arrive pas à quitter son partenaire, ou qu'elle revient après être partie. Ces mouvements d'aller-retour sont tout à fait compréhensibles. Plusieurs facteurs peuvent freiner la partenaire: volonté de préserver l'unité familiale, culpabilité de laisser son compagnon seul, pressions de l'entourage, peur des représailles, peur de perdre les enfants, manque d'argent, souci de ne pas trouver d'emploi, de logement, etc. Des sentiments ambivalents à l'égard de son compagnon la retiennent également. Il se montre gentil par moments, jure qu'il l'aime, promet de ne plus jamais recommencer. Une partie d'elle veut y croire malgré tout.

Sortir de la violence prend du temps. Chaque femme a droit à son rythme, à son chemin personnel. Chaque séparation, même temporaire, est utile. Elle lui permet de mieux voir l'engrenage destructeur dans lequel elle est prise et d'éprouver sa capacité à vivre seule, à s'organiser avec les enfants.

Troubles de la santé
Occupées à survivre dans un environnement hostile, les victimes de violence s'épuisent, se vident de leur énergie vitale. Elles souffrent souvent d'anxiété, de dépression, de stress, d'insomnies ou d'autres troubles. Par exemple nausées, étourdissements, douleurs dans la poitrine, maux de ventre, de dos, de tête, cauchemars, perte d'appétit, perte de concentration, dépendance à l'alcool, aux médicaments, pensées suicidaires, etc. Ces atteintes peuvent altérer la qualité de leur travail et entraîner des absences, avec le risque de perdre leur emploi.


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Marques, blessures et lésions
La violence physique laisse souvent des marques qui sont autant d’indices: hématomes, traces de strangulation, brûlures de cigarette… Les côtes, clavicules ou mâchoire cassées sont fréquentes. Les agressions peuvent aboutir à des blessures dangereuses pour la vie, des lésions irréversibles. Les tympans, la rate, les reins, l'abdomen ou les poumons sont souvent touchés. La violence physique se manifeste aussi pendant la grossesse et risque alors d'entraîner une fausse couche ou un avortement.




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Les mariages forcés et les mutilations sexuelles sont aussi une violence envers les femmes et essentiellement les jeunes filles.
Les enfants témoins ou victimes des violences au sein du couple doivent également être pris en compte.
Selon le Dr Coutanceau, 1/3 de ces enfants reproduiront plus tard ces violences.
Très souvent les femmes n'osent pas dénoncer cette violence de peur de représailles sur les enfants du couple: elles se sentent coupables et responsables de l'échec du couple et de la situation de violence.
Elles ont aussi peur de se retrouver sans ressources, si elles ne sont pas indépendantes financièrement.
Tous ces éléments font que cette situation perdure, malgré des prises en charges sociales et des démarches auprès des forces de l'ordre.


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Comment échapper aux violences de l’autre, faire cesser l’intolérable ?

Partir, se cacher, tout laisser, abandonner un travail, des amis, un foyer, disparaître ?

Dans une situation de danger, la victime a le droit de partir et de se réfugier dans l’endroit de son choix avec ses enfants.

Elle peut si elle le souhaite signaler son départ au service de gendarmerie ou de police.

Qu'elle vive ou non avec le partenaire violent, il est essentiel pour elle-même et pour ses enfants, que des mesures de protection soient pensées en amont des situations de crise.
Le départ en urgence, peut être provisoire ou définitif.

Préparer un départ

Quand cela est possible, avant de partir, certains documents ou copies peuvent être déposés en lieu sûr (chez un avocat ou dans une association spécialisée) : les papiers officiels (livret de famille, passeport, carte d’identité, carte de séjour,...), les documents importants (carnet de santé, carte de sécurité sociale, carnets scolaires, carte grise, bulletins de salaire, diplômes, chéquiers, carte bancaire, avis d’imposition, titre de propriété, factures, quittance de loyer, liste des biens personnels...), les éléments de preuve (certificats médicaux, témoignages, photos, récépissé de dépôt de plainte, numéro d’enregistrement de déclaration de main courante, ordonnance de décisions judiciaires).


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Si un épisode violent se prépare, comment se protéger, à qui faire appel, où se réfugier ?


Pour faire face à une situation de danger, il est important de s’y préparer :
Noter et apprendre par cœur les numéros de téléphone importants (services de police, permanence téléphonique pour femmes victimes de violence conjugale locale ou nationale,autre soutien).
Identifier les lieux ou personnes qui peuvent venir en aide en cas d’urgence.
Convenir d’un code de communication avec une personne proche (qui peut elle-même avertir les services de police).
Informer les enfants sur la conduite à tenir.

Préparer un sac de départ, à mettre si possible, en lieu sûr(documents importants, somme d’argent, linge, double des clés de maison, voiture).


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Faire établir des certificats médicaux

Les violences subies par la victime ont des conséquences sur sa santé (traces de coups, traumatismes physique ou psychologique, blessures).
Il est important de les faire constater par un médecin qui produira un certificat médical accompagné, selon la gravité des faits, d’une incapacité totale de travail que la victime exerce ou non une activité professionnelle, si nécessaire, des photos des blessures peuvent être jointes à ce constat.
Le certificat médical servira d’élément de preuve, pour les procédures judiciaires que la victime pourra être amené à engager ultérieurement (poursuites pénales, procédures civiles (divorce, séparation, indemnisation).


Rassembler des témoignages

Les violences conjugales se déroulent majoritairement dans le secret du privé, cependant des parents, amis, voisins, collègues peuvent avoir été témoins d’épisodes violents ou constaté les conséquences d’une situation de violence subie par la victime.
Ces derniers peuvent témoigner de ce qu’ils ont vu, entendu ou constaté.
Les témoignages par écrit doivent être datés, signés et accompagnés d’une photocopie de la pièce d’identité du témoin.
Les témoignages sont très importants, ils permettent de corroborer les déclarations des victimes.



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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyLun 26 Nov - 0:04:33

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La loi

Comment s'en servir ?

L’usage de la violence par un conjoint ou concubin est inacceptable, c’est une atteinte à l’intégrité de la personne et donc une infraction à la loi.
Au plan pénal, à la suite d’une intervention, d’un signalement ou d’une plainte, le Procureur a l’opportunité des poursuites, mais la victime, notamment après un classement de plainte, peut se constituer partie civile auprès du Doyen des Juges d’instruction ou avec l’aide d’un avocat déposer une Citation directe.

La loi n° 92-683 du 22 juillet 1992, portant réforme des dispositions du Code Pénal mentionne que la qualité de conjoint ou concubin de la victime, constitue une circonstance aggravante des “atteintes volontaire à la personne”.
Même s’ils n’ont entraîné aucune incapacité totale de travail (ITT), ces faits de violence sont constitutifs d’un délit, donc passibles du tribunal correctionnel.

222-3. : actes de torture ou de barbarie (vingt ans de réclusion criminelle)

222-8. : violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner - vingt ans de réclusion criminelle

222-10 : violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente - 15 ans de réclusion criminelle.

222-12 : violences ayant entraîné une ITT pendant plus de 8 jours - 5 ans de d’emprisonnement et 500.000 F d’amende.

222-13 : violences n’ayant pas entraîné une ITT pendant plus de 8 jours - 3 ans de d’emprisonnement et 300.000 F d’amende.


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D’autres actes de violence correspondent à des qualifications délictuelles ou criminelles :

221-1 : meurtre. trente ans de réclusion criminelle.

221-3 : assassinat. réclusion criminelle à perpétuité.

222-15 : administration de substances nuisibles

222-16 : appels téléphoniques malveillants

222-17 : menace de commettre un crime ou un délit

222-18 : menace de commettre un crime ou un délit sous condition

222-23 et suivants : viol

222-29/30 : autres agressions sexuelles

223-1 : risques causés à autrui.

223-5 et suivants : entrave aux mesures d’assistance, omission de porter secours.

224-1 : séquestration.

225-7 : proxénétisme

226-1 : atteinte à la vie privée.

226-4 : introduction, maintien dans le domicile d’autrui

Le contrôle judiciaire

L’auteur peut être placé sous contrôle judiciaire par un juge saisi par le Procureur, à la suite, par exemple, d’une intervention des services de police au domicile du couple.
Ce contrôle astreint l’auteur à se soumettre, selon la décision du juge, à une ou plusieurs obligations, par exemple : limites territoriales, interdictions de certains lieux, s’abstenir de rencontrer ou d’entrer en relation avec certaines personnes, contribuer aux charges familiales.


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Les faits de violence par conjoint, concubin ou partenaire sont multiples, pour que le magistrat puisse ordonner les poursuites relatives aux infractions, il est nécessaire que les victimes nomment précisément ces violences dans les déclarations ou dépositions qu’elles font auprès des services judiciaires.

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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyLun 26 Nov - 21:16:15

Tu n'as pas réveillé de douleurs...tout ça est digéré depuis bien longtemps...et j'en parle librement !le dossier que tu viens de mettre en ligne est très complet et tellement vrai...je rajouterais aussi que dans les faits il y a aussi la tentative de meurtre...on pense souvent que la consommation d'alcool est souvent responsable de la violence chez les hommes, mais mon mari ne buvait pas te ne se droguait pas, il avait une situation stable et un métier valorisant...j'étais facile à vivre et je ne lui procurait jamais de contrariété...à la suite de ces événements tragique, il a été interné, presque un an...il m'a supplier, à tenter de mettre fin a ses jours, les psychiatre le considérait néemmoins dangereux à mon égard...il n'a pas si ou j'habitais pendant 2 ans...il a suivi des traitements, des psychanalyses et psychoterapies pendant plusieurs années....il a refait sa vie...et sa nouvelle compagne à vécu le meme drame...elle s'est enfuit....il ne l'a jamais revue...elle a cru y passer, car il l'a menacé avec un fusil...alors vraiment je pense que ce mal ne se soigne pas...c'est dramatique de rester avec des montres pareils...il existe toujours des solutions pour se sortir de pareils situations,j'ai souffert mais je suis équilibré et forte, et j'ai refait ma vie depuis 3 ans, j'ai trouvé enfin l'homme de ma vie tendre, doux et délicat et je suis enfin heureuse, on peux toute s'en sortir, nous ne meritons jamais cela.
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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyLun 26 Nov - 23:18:06

si seulement toutes ces femmes battues avais la force et le courage de se battre comme toi tu la fais
il faut pas oublier qu'un homme violent l'ai toute sa vie

heureusement avec force , volonter et par amour des enfants (quand il y en n'a) des femmes comme toi arrive a s'en sortir mais a quel prix ?
mais combien de femme se trouve encore sous les coups combien de femmes meurts sous cette violence gratuite?

heureusement tout les hommes ne sont pas violent

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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyVen 30 Nov - 20:17:32

merci tata yoyo pour ce sujet si sensible, je suis un farouche defendeur des droits de la femme, et savoir qu'il ya des femmes qui sont battues par leur mari ou leur compagnons, c'est inacceptable, les femmes sont des personnes tres douces et sensibles, elles meritent toute notre attention autant qu'hommes, et aussi toute notre tendresse, et pas nos coups et nos insultes, un homme qui bat une femme est un homme lache, un homme sans respect pour les autres,mais y'en a qui trouvent leur plaisirs a taper leur femme, ces gens la merittent la peine de mort ou simplement qu'on les mette ne serais ce qu'un jour ans le corp d'une femme batue, ils veront bien.
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MessageSujet: TU AS RAISON   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptySam 1 Déc - 15:49:46

Tu as raison, l'homme doit respecter sa femme, comme cette derniere doit le respecter aussi...ill existe des associations pour aider les hommes violents à soigner ses pulsions, malheureusemnt, je pense que les hommes arrivant à vaincre leur violence sont rares...tot ou tard il recommence....se sont des assassins en puissance...il faudrait trop de prisons...alors le justice à beau punir, les peines restent trop légéres quand même à mon avis. La femme de mon boulanger à succombé sous les coups de son mari il y a quelques années...tout les voisins était au courant ( pas moi!) , et personne n'a rien dit...le malheur est arrivé un jour...
Je pense qu'il ne faut pas hésiter à parler, une autre anecdote ; en 2002, ma fille m'a raconté que sa copine d'école lui avait dit que son pére battait sa mére, criait tout le temps, empéchait sa mére de sortir faire des courses...connaissant un petit peu la mére je n'ai pas hésiter à lui parler, je lui ai raconté mon histoire, on a beaucoup discuté, elle m'a enfin confié l'enfer qu'elle vivait, je lui ai conseillé de partir ( elle avit un travail) et de préparer sa fuite, elle a bien fait les choses et contacter un avocat, il lui a dit bien evidemment qu'elle pouvait quitté le domicile, elle aviat peur qu'il garde les enfants, bref elle a été hebergé chez des amis, colllègue de traivail, incognito, cela a été trés dur aussi pour elle, chantage, pressions, menaces, mais bon ça se tasse au bout d'un moment, bref elle a trouver un logement social car travaillant à l'usine elle ne gagnait pas beaucoup. Je ne sais pas ou elle en est aujourd'hui, mais en 2005, elle avait retrouvé un ami, et menait une vie paisible loin de cet enfer...Ce sujet ne doit pas être tabou, son mari a su que je l'avais aidé, cet enfoiré ma un peu emmerdé, il a voulut d'abord faire copain avec moi, mais tu imagine bien que je me suis laissé berné comme ça!lorsqu'il a vu que ça ne marchait pas il était en colère...la justice a tranché, il n'avait pas le droit de venir à moins de 2oo métres du domicile, il a été calmé et a été jugé, il n'a plus le droit d'hebergé ses filles...bref quand la justice s'en mele ça les calme en général...je ne fermerais jamais ma grande G......e devant un cas pareil et j'incite tout le monde à le faire..sinon c'est de la non assisatnce à personne en danger
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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyJeu 21 Fév - 18:41:46

Violences familiales: des femmes murées dans leur silence

Une femme victime de violences physiques au sein de sa famille sur cinq n'a pas porté plainte, ni parlé à qui que ce soit (police, ami, médecin, etc.) de ces agressions, révèle jeudi une enquête de l'Insee réalisée dans des conditions de confidentialité inédites.

Pour les violences sexuelles, la proportion de victimes murées ainsi dans leur silence est même de une sur trois, selon l'étude de l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques (Insee), réalisée entre janvier et mars 2007 auprès de 17.500 personnes.

"Et quand la victime se confie, c'est rarement à la police", qui ne reçoit que 12% des victimes (plainte ou main courante) pour les violences physiques, et 8% pour les violences sexuelles, "soit globalement à peine une sur dix".

Quand elles se décident à parler de l'agression subie, c'est plus souvent à un proche ou un ami (42%) ou à un professionnel (19%) qu'à la police.

"Tout se passe comme si elles cherchaient davantage à être comprises et soignées que vengées, ou comme si elles n'avaient pas confiance dans les chances de voir leur agresseur puni", commentent les auteurs de l'étude.

Au total, 6% des femmes âgées de 18 à 59 ans disent pourtant avoir été l'objet d'injures sexistes, 2,5% avoir été agressées physiquement et 1,5% avoir subi un viol ou une tentative de viol en 2005 ou 2006, selon les témoignages recueillis par les quelque 300 enquêteurs déployés trois mois durant par l'Insee pour l'enquête.

"Une fois sur deux, c'est le conjoint qui est l'auteur des violences envers la femme à l'intérieur du ménage. C'est même le cas trois fois sur quatre quand il s'agit de violences sexuelles".

Dans le cas des viols, un sur cinq est perpétré par l'ex-conjoint et la moitié des victimes connaissaient leur agresseur, selon l'étude.

Comment les enquêteurs de l'Insee parviennent-ils à "faire parler" ces femmes de violences qu'elles n'ont jusqu'ici osé rapporter à personne ? Comment libérer leur parole quand quelqu'un du ménage, peut-être même leur bourreau (mari, ami, fils, père, mère, etc), peut être présent dans la pièce pendant le questionnaire ?

Sans doute en grande partie grâce à un procédé jusqu'ici jamais utilisé pour ce type d'enquête : un casque qui isole la personne interrogée de son entourage et lui permet d'être seule à entendre les questions.

Quand on lui demande dans le casque relié à un ordinateur mlkjh "en 2005 ou 2006, est-il arrivé qu'une personne qui vit actuellement avec vous, vous gifle, vous frappe, vous donne des coups ou vous fasse subir toute autre violence physique ?", elle se contente de taper sur une touche correspondant à "oui" ou "non".

Le questionnaire devient alors de plus en plus précis: "à quelle fréquence ont lieu ces violences ? par qui ?, etc.", sans que personne alentour, pas même l'enquêteur, ne connaisse les questions et réponses qui sont ensuite dépouillées anonymement par un centre informatique à Lille.

Jusqu'ici silencieuse, la victime peut ainsi - parfois pour la première fois - exister en tant que telle, une étape symbolique importante quand on sait la culpabilité et la honte souvent ressenties par les femmes battues.

Elles ne sont pas les seules: les hommes sont aussi parfois victimes de violences conjugales, physiques ou sexuelles, précise l'Insee: "moins nombreux que les femmes, ils taisent ces violences encore plus certainement".

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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyMar 12 Aoû - 2:06:21

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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyJeu 25 Nov - 12:22:25

un clip choc


Une femme qui s'écroule après avoir été giflée par son compagnon ; une autre qui se fait attraper par les cheveux et cogner la tête contre le mur par un collègue de bureau ; une troisième agressée sexuellement dans une cabine d'essayage...

Impossible de rester de marbre devant ces images.
A l'occasion de journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Fédération Nationale Solidarité Femmes a mis en ligne sur YouTube une vidéo choc.

Son titre : "Violences conjugales, se taire c'est participer".
De quoi sensibiliser la population alors que, selon le rapport annuel de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), le nombre de femmes victimes de violences physiques ou sexuelles a encore augmenté en 2009.

A l'heure actuelle en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon.


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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyJeu 25 Nov - 18:03:30

Que la violence ait été ponctuelle ou qu’elle ait toujours cours, on note chez les victimes un changement de comportement.
«Elles sont déprimées, bien sûr, mais pas seulement», explique la psychiatre spécialisée en psychotraumatologie et présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie.

Les femmes victimes de violence semblent craindre un danger en permanence et se montrent souvent très anxieuses.
«Elles peuvent avoir des crises de paniques dans certaines situations qui peuvent être sans danger, mais qui réveillent la mémoire traumatique», explique-t-elle.
Des situations parfois anodines que la victime va ensuite chercher à éviter, avec au final un repli sur soi.

Elles peuvent également adopter des «conduites paradoxales à risques», ajoute la spécialiste.
Une mise en danger volontaire qui peut s’accompagner de tentatives de suicides, d’automutilations et de conduites addictives (drogues, alcool, jeu, sexe) ou de troubles de l’alimentation.





«Parler à quelqu’un de bienveillant change tout», affirme Muriel Salmona. Pas de réticence à avoir, il convient d’aborder franchement le sujet au moindre doute.
Suivant l’âge de la victime, elle conseille des phrases simples comme : «quelqu’un t’a fait du mal?» ou «tu as déjà vécu des violences?»

Il s’agit ensuite de rassurer la victime: les troubles psychotraumatiques sont normaux, et ne doivent pas être vécus comme une faiblesse. Reste encore à la convaincre d’agir.
«Les femmes victimes de violences sont anesthésiées émotionnellement», explique Muriel Salmona. Elles sont comme «déconnectées» et si elles ont conscience intellectuellement de ce qu’elles vivent, elles laisse parfois croire que «ce n’est pas si grave».

La psychiatre indique plusieurs arguments à avancer: L’autre n’a pas le droit de lui faire ça, la situation est grave même s’il est normal qu’elle ne le réalise pas, et elle a le droit de porter plainte.
«Il faut leur faire réaliser que les mises en scènes du violent visant à les culpabiliser sont des mensonges»

Pour aider la victime à prendre du recul, la spécialiste explique qu’on peut la placer en position de juger la situation d’un point de vue extérieur avec des questions comme: «Toi tu ferais ça?» ou «si quelqu’un te racontait qu’on lui a fait ça, qu’en penserais-tu?»

Si la victime est réticente à agir, la psychiatre affirme qu’on peut dénoncer les violences à sa place.
En 2009, 140 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon.
«Il faut les protéger», même si elle précise qu’«il reste préférable de remporter leur adhésion».
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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyLun 29 Nov - 15:32:32

Harcèlement conjugal : "Il me fait passer pour une folle"

La loi sanctionne enfin les violences psychologiques entre conjoints.

Denise,50 ans,est aux prises avec son ex-compagnon,un manipulateur dangereux et hors-norme.

Récit d'un enfer.

"Je l'ai rencontré vers l'âge de 20 ans,il était ami avec mon petit copain de l'époque.

C'était un garçon discret,toujours très attentionné,comme un bon copain qui prend de vos nouvelles régulièrement,sans arrière pensée.

Dix ans plus tard,j'ai perdu mon père,ma mère et ma grand-mère,en trois semaines.

J'étais totalement paumée,je ne savais plus à quel Saint me vouer.

J'étais aussi célibataire depuis 5 ans.

Son réconfort m'a été très précieux.

A ce moment-là,il a commencé à me draguer.

A m'offrir des fleurs,à m'aider à remplir mes feuilles d'impôts...

A force,j'ai fini par céder.

Peut-être un peu poussée par mes copines,qui me serinaient sans cesse pour que je me case.

Elles insistaient: "Qu'est-ce que tu cherches?

Tu as face à toi un garçon adorable,attentionné?"


Je n'étais pas amoureuse,mais je me suis dit que ça viendrait...

Je ne l'ai jamais connu avec une fille.

Je crois même avoir été la seule et l'unique il est d'ailleurs complètement coincé sur le plan sexuel.

Mais à l'époque,je ne recherchais pas un étalon.

Il était très proche de sa mère et son frère,cela m'a rassuré aussi.

Son air de gros nounours,sa nature calme,me sécurisaient.

Il était souvent d'humeur joyeuse,du moins,au début.

Il aimait rire et n'élevait jamais la voix.

Les quatre premières années de notre relation se sont déroulées sans encombre,hormis de légers conflits avec sa famille,sans conséquence, pensais-je.

"Si t'es avec moi,c'est parce que t'es trop vieille"

Vers mes quarante ans,il y a un tournant.

Je me rends compte que j'ai du mal à tomber enceinte.

Il ne le supporte pas et me rabaisse: "Si t'es avec moi,c'est parce que t'es trop vieille,tu n'aurais pas ta chance avec d'autres."

Quelques mois avant la naissance de notre fille,Manon*,l'histoire vire au vinaigre.

Les remarques se font de plus en plus blessantes.

Quand on reçoit du monde à la maison,il se montre toujours calme et gentil,mais,dès que les invités passent le pas de la porte,il se transforme en mec odieux,persiflant que ma cuisine est dégueulasse ou que je ne sais pas recevoir.

Il me dit que je lui fais honte.

Puis il compense par une serviabilité à toute épreuve...

Du coup,j'encaisse.

Il dit à notre fille : "Tu as vu comme ta mère est folle?"

Dès les premiers jours de ma fille,il l'utilise contre moi,pour me blesser ou m'effrayer.

Il la met sur le rebord d'une piscine,lui lâche les bras et se détourne d'elle.

Pour me narguer,il me lance: "Je ne la surveille pas..." Tout cela devant des amis,qui semblent n'y voir que de l'humour.

Moi,je passe pour l'anxieuse de service,qui ferait mieux de se détendre.

Lors d'un voyage en Dordogne,quelques années après,il décide,pour une raison obscure,de ne pas m'adresser la parole tout le long du séjour.

Nous nous parlons par l'intermédiaire de notre fille.

Dix jours passent,insupportables.

Je finis par exploser.

Pour toute réaction,il regarde Manon et lui dit très calmement: "Tu as vu comme ta mère est folle?" Puis,il s'empresse de tourner les talons, m'empêchant de surenchérir.

Dans la phase où notre couple est encore vivable,je suis sur le point de me faire licencier.

Il propose de négocier mon départ à ma place.

Connaissant ses facultés à embrouiller tout le monde,je le laisse faire.

Après l'entretien,le DRH me dit: "Votre type,il est très fort".

Etrangement,cela ne me fait pas plaisir.

Je réalise à ce moment là que je l'ai laissé entrer trop loin dans mon univers.

Mais seulement après-coup...

D'instinct,je me dépêche de trouver un autre job.

"Il nie parfois qu'il vient à l'instant de m'insulter"

Juste avant notre séparation en 2003,les violences verbales montent crescendo.

Il recourt au chantage et profère des menaces,mais jamais suffisamment claires pour que je puisse porter plainte.

Quand je lui demande de revenir sur ses paroles,de s'expliquer sur son comportement,il rejette la faute sur moi.

C'est moi et seulement moi la responsable de ses accès furibonds.

Pire,il nie qu'il vient de m'insulter.

Il dément en bloc ses paroles,proférées quelques minutes plus tôt.

Je finis par me mettre en question.

Peut-être est-ce moi qui suis trop pointilleuse...

Sa mauvaise foi ne serait-elle qu'un jeu?

Il sème une telle confusion dans mon esprit que j'ai du mal à distinguer la réalité de sa puissance manipulatrice.

"Il me fait passer pour une dingue"

Poussée à bout,je crois naïvement qu'en consultant un thérapeute de couple,on pourra effacer les malentendus.

Or,c'est à ce moment précis qu'il met tout en oeuvre pour me faire passer pour une dingue.

Face au psychologue d'abord: dès que j'ouvre la bouche pour faire part de ma détresse,il hausse les sourcils,l'air surpris,et laisse croire que j'invente tout.

Il ose soutenir mordicus que mon père était alcoolique,alors qu'il ne l'a jamais été.

Surement pour suggérer que je suis moi aussi portée sur la boisson.

"Il a saisi 6 fois le juge aux affaires familiales"

Face au juge ensuite...

Au fur-et-à-mesure des séances,je vois un autre danger poindre: il veut la garde de Manon.

En procédurier compulsif,il use de tous les stratagèmes juridiques pour accréditer ma prétendue folie.

Mais il ne trompe pas les magistrats.

Au moment de notre séparation,qui prend un temps fou,il saisit six fois le juge aux affaires familiales.

Devant lui,il prend ses airs de gros nounours pour l'amadouer et contraster avec mon anxiété,que je ne parviens plus à dissimuler.

"Je change les serrures,il défonce la porte au chalumeau et vide la maison"

Après notre séparation effective,il ne dort plus à la maison,mais laisse chez moi toutes ses affaires.

Et lorsqu'il revient à l'improviste chercher des choses,il envoie systématiquement une lettre au juge,en copie à son frère,pour faire état de ma soi-disant incapacité à m'occuper de Manon.

Excédée et surtout effrayée de ce qu'il est susceptible de manigancer,je finis par changer les serrures.

Ca le met hors de lui.

Un soir,en rentrant chez moi,je découvre que ma porte a été ouverte au chalumeau.

Je la pousse doucement et me retrouve face à... un appartement vide.

Il n'y a plus rien.

Sauf deux matelas.

Celui de Manon et le mien.

J'appelle la police,fais un constat,écoute des témoins,pendant que des amis,alertés,viennent pleurer avec moi.

"34 appels en absence sur le mlkjh de sa fille..."

Ajoutez à cela le fait qu'il m'envoie chaque jour un courrier,long de cinq pages,écrit en caractères gras,la plupart des phrases soulignées plusieurs fois.

Dans ces lettres,il me dépeint comme folle,évidemment,m'explique que Manon n'est pas heureuse avec moi,que je ne suis pas suffisamment stable pour elle.

Il me raconte par le menu toutes les procédures judiciaires qu'il est capable d'enclencher pour anéantir ma vie.

Oui,je crois que c'est ça.

Son objectif est de m'anéantir.

Le voilà maintenant qui veut changer les jours de garde de notre enfant.

Il demande à ce qu'elle soit auditionnée par le juge,afin qu'à 8 ans,elle explique qu'elle préfère son père.

Il insiste comme un dingue,me harcèle de coups de fils,de textos,d'e-mails.

Je finis par accepter,bien que terrorisée à l'idée que Manon récite ce que son père lui aura dicté.

Avant l'audience,il laisse 34 appels en absence sur le téléphone mlkjh de ma fille.

Agréable surprise,Manon assure au juge qu'elle ne veut pas changer de mode de garde.

8 jours chez l'un,6 jours chez l'autre et basta.

Il commence alors à mettre en doute sa capacité de jugement: elle n'est qu'une enfant.

Le plus cocasse,c'est que quelques jours auparavant,il soutenait qu'elle avait voix au chapitre,puisque suffisamment mature pour son âge.

C'est en m'arrêtant par hasard dans une librairie que je suis tombée sur le livre de Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement (voir en bas du sujet).

Ce fut un choc.

C'est lui,mon ex,qu'elle décrit.

Je suis épuisée psychologiquement et je sais qu'il ne lâchera pas prise avant longtemps,mais ce livre m'a ouvert un petit peu l'horizon."



Où finit la dispute,où commence le harcèlement ?

Dans son livre Femmes sous emprise,les ressorts de la violence dans le couple (2005,Oh ! Editions),la psychologue Marie-France Hirigoyen distingue très clairement les conflits de couple,qui peuvent être explosifs, du véritable harcèlement moral entre conjoints.

Elle rappelle également que les violences psychologiques ne font pas de distinction de sexe.

Elles touchent autant les femmes que les hommes.

Selon ses observations,un harceleur conjugal réunit l'ensemble des critères suivants:

-Ses violences se répètent dans le temps.

-Ses attaques verbales visent le plus souvent le champ de l'intime,afin de blesser profondément.

-Il éloigne sa victime de sa famille,et/ou de ses amis,les dénigre,"pour le bien de son conjoint".

-Il fait obstacle à la carrière de son conjoint,l'empêche de travailler, surveille ses dépenses,ne lui laisse pas accès aux comptes.

Après la séparation,il tente de dépouiller l'autre.

-Il utilise le registre de la possession: "tu m'appartiens","je sais mieux que toi ce que tu penses" ou "ce qui est bon pour toi",etc.

-Il prétend contrôler les pensées et les gestes de son conjoint.

Il lui dit comment s'habiller,quand sortir,quand et comment faire l'amour.

-Il casse son estime de soi,en attaquant l'identité de la personne,la disqualifiant,l'humiliant avec des injures.

-Quand c'est un homme,il dénigre les capacités de sa femme à être une bonne mère.

Les femmes harceleuses s'en prennent,elles,à la virilité de leur compagnon.

-Tout harceleur cherche à modeler l'autre pour le rendre conforme à ses désirs et ses fantasmes.

-Si une séparation est envisagée,les menaces pleuvent.

A.B.



















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MessageSujet: Re: Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint   Tous les trois jours, une femme est tuée par son conjoint EmptyMar 25 Nov - 20:23:28

A l'occasion de la journée internationale des violences faites aux femmes, de nombreux pays se mobilisent contre ce phénomène qui touche 216.000 Françaises chaque année et qui tue une femme tous les trois jours rien que dans l’hexagone.


Sous forme de caméras cachées, de courts-métrages ou encore de portraits de victimes, les campagnes de sensibilisation mettent en lumière la violence dirigée contre les femmes

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), près de 70% des femmes dans le monde subiraient des violences au cours de leur vie.

Et une sur trois a déjà subi des violences conjugales.



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