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 Tuerie de Dunblane

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jacotte
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MessageSujet: Tuerie de Dunblane   Tuerie de Dunblane I_icon_minitimeDim 13 Mar - 18:26:13

À 9 heures 30, trente jeunes enfants âgés de 5 ans (6 ans révolu pour l'un d'eux, McKinnon) se trouvent dans le gymnase accompagnés de leur institutrice, Gwen Mayor âgée de 45 ans.

À ce moment, un homme masqué, Thomas Watt Hamilton (né le 10 mai 1952 à Glasgow), fait irruption dans le bâtiment, armé de quatre armes de poing, et fait feu sur les élèves, méthodiquement diront par la suite les enquêteurs.

Quand les tirs cessent, plus d’une trentaine de corps sont au sol.

Gwen Mayor a été tuée sur le coup, ainsi que quinze écoliers.

Dix-sept autres sont blessés (dont trois adultes), dont l’un si grièvement qu'il décédera en arrivant à l’hôpital.

Le tueur retournera une de ses armes contre lui.

On ignore les motivations du geste d'Hamilton, mais son comportement ambigu à l'égard des jeunes garçons à qui il proposait des activités sportives dans les nombreux clubs qu'il avait créés fut à l'origine de rumeurs de pédophilie et de nombreuses plaintes déposées contre lui, mais qui ne débouchèrent sur aucune condamnation judiciaire, même si ses activités étaient particulièrement surveillées par la police.

Cependant, ces accusations achevèrent de mettre à mal sa réputation.

Il laissa des écrits dans lesquels il se plaignait que ses efforts pour mettre en place des clubs de jeunes eurent pour résultat une persécution de la part des autorités


Les victimes



Parmi les témoins du massacre se trouve le joueur de tennis Andy Murray, alors âgé de presque 9 ans.

Dans un premier temps, il déclare ne pas s'en souvenir3, refusant systématiquement de parler de cet épisode dramatique de sa jeunesse, puis finalement l'évoque dans sa biographie Hitting Back en 2008.

La tuerie se déroule au moment où sa classe se trouve dans le couloir, et se dirige vers le gymnase.

L'instituteur, entendant les coups de feu, enjoint aux élèves de se cacher. Murray se réfugie alors sous le bureau du directeur avec son frère.


Tuerie de Dunblane Tuerie-dunblane_original_backup

« Pour la rentrée des classes, ils riaient tous auprès de Gwen, la maîtresse modèle. Sur les 28 enfants de première année qui posent près de Gwen Mayor, leur institutrice, 14 seront fauchés, le 13 mars, entre 9 h 30 et 9 h 33, par les balles de Thomas Hamilton. Onze seront blessés. Deux petites filles, Rachel Halley et Dawn Paterson, seront absentes le matin fatidique : la première était souffrante, la seconde avait déménagé. Mais deux autres, Melissa Currie et Victoria Clydesdale, absentes le jour de la photo, seront présentes au moment du massacre. Tous ces enfants adoraient leur maîtresse d'école. Quand le tueur de Dunblane a ouvert le feu, elle s'est jetée devant le petit garçon le plus proche pour le protéger. »




Il est allé dans un pub pour ne pas pleurer devant sa fille, Barbara.

Il est à Dunblane depuis deux jours. Ils sont venus tout de suite, lui et sa femme.

Ce sont des gens de Birmingham.

Il est assis au bar.

Il boit une bière et il pleure.

Il s'appelle Peter.

C'est le grand-père de Charlotte Dunn, 5 ans.

Il dit, dans les larmes, que son gendre devait quitter Dunblane pour son travail dans quinze jours.

Qu'il avait déjà déménagé plein de choses.

Il dit que Charlotte était triste de partir parce qu'elle avait sa meilleure amie à l'école.

Elle voulait que ses parents la laissent ici la semaine, et reviennent pour le week-end. Il dit que sa fille a été très forte.

Qu'aujourd'hui Barbara est en colère parce que le type est mort, et qu'elle n'a personne à haïr.

La femme de Peter pousse la porte du pub.

Elle tient dans ses bras le petit frère de Charlotte, qui a 2 ans.

Elle a dû aller se promener avec lui. On sent qu'elle va chercher très loin en elle-même la force pour ne pas pleurer devant l'enfant.

Hier, elle lui a dit que Charlotte ne viendrait plus, qu'elle était partie vivre avec le petit Jésus.

Elle trouve que les gens de Dunblane sont formidables.

Tout le monde se téléphone.

Il y a toujours un lit chez quelqu'un, pour la famille et les amis.

Ou un repas organisé chez l'un ou chez l'autre. Hier soir, les grands-parents sont allés habiller Charlotte.

Ses obsèques ont lieu mardi, à Dunblane. Et, après, ils ramèneront le cercueil à Birmingham.



Casque de tirs sur les oreilles, il vide ses 357 Magnum et ses deux 9 mm, recharge, recommence


Le type qui sort de chez lui est un très grand malade.

Il est 8h30 du matin, mercredi 13 mars.

Thomas Watt Hamilton a enfilé son anorak bleu, celui qu'il porte tout le temps.

Il met toujours la capuche sur la tête. A Dunblane, on voit rarement son visage.

Ce matin-là, dans les poches de son anorak, il y a deux 357 Magnum et deux Browning 9 mm semi-automatiques. Il pleut. Cet homme de 43 ans sait parfaitement ce qu'il fait.

De Stirling, où il habite, il poste une série de lettres pour la B.b.c. et les journaux locaux. Ce sont des lettres paranoïaques, très bien écrites, qui disent toutes ses souffrances.

Il gare sa voiture devant l'école de Dunblane à 9h 15. A cette minute, le concierge est absent. Hamilton n'a pas mis la capuche de son anorak.

Ce matin-là, en sortant de sa voiture, c'est son casque de tir qu'il a sur les oreilles. La veille, déjà, on l'a vu rôder autour de l'école…

Il avance dans un premier couloir qui dessert des classes.

Il tire en l'air et dans deux ou trois vitres. Et puis, il pousse la porte du gymnase, à l'autre bout de l'école. C'est là qu'il veut aller. Depuis le début.

Sa vie était là, avec ses garcons. Il vient se venger de Dunblane, qui voulait les lui enlever. Il vient se venger, là où ça fait le plus mal. En trois minutes, il va tuer quinze enfants et leur institutrice, Gwen Mayor, 44 ans. Il tire par rafales, une arme dans chaque main.

Il recharge et recommence. Trois minutes. Il sort du gymnase et puis s'arrête. Il semble hésiter. Il revient. Il ya douze enfants blessés à l'intérieur. Mais il revient pour se tuer.

Quand les secours arrivent, ils trouvent les douze enfants blessés hébétés, et le silence. Les enfants ne parlent pas. Ils ne pleurent pas. Ils ne comprennent pas.

Ils essaient de se diriger vers la porte en rampant. Robbie, 5 ans, est plein du sang du corps de son ami Kevin, 5 ans. Le corps qui l'a sauvé.

Après, les parents sont prévenus. Ils accourent. On les met dans une pièce.

Ils attendent qu'on leur dise si leur enfant est mort ou vivant. Ça dure des heures, cette attente. Trois heures pour Lynne, la mère de Victoria, 5 ans, qu'on tente de sauver sur place.

Jusqu'au moment où un policier vient lui dire : «Je suis désolé...» Lynne sent son corps la lâcher. D'abord elle pleure. Et puis, elle hurle.

Chez Thomas Watt Hamilton, à Stirling, les policiers trouvent le mur du salon tapissé de photos de garçons entre 8 et 13 ans, torse nu. On les voit de la rue, ces photos. Hamilton ne les cachait pas. Il était même venu les montrer à Wilma Brown, l'éditrice du «Stirling News », un hebdo gratuit. Il voulait qu'elle les publie.

Il lui avait demandé ça avec un naturel déconcertant. Il les trouvait belles.
Elle avait refusé. Elle les trouvait « dégoûtantes » Dix fois, il était revenu à la charge.


Hamilton contrôlait sa folie : en 22 ans, les policiers n'ont retenu aucun preuve contre lui


A Dunblane, on aurait dû commencer à se méfier de lui dès 1974. Hamilton a 21 ans. Il emmène des scouts un week-end d'hiver.

Dans la caravane, la nuit, il ne met pas le chauffage, sans doute pour en avoir un ou deux contre lui. Premières pulsions. Mais il ne se passe rien.

Les enfants ne se plaindront que du froid. Tout le problème est là : en vingt-deux ans, Hamilton n'a vraisemblablement jamais franchi le pas.

Il contrôlait son vice. C'est ce que les policiers s'épuisent à expliquer : ils n'ont aucune preuve contre lui.

On l'écarte tout de même des scouts. Il réapparaît en 1986 avec un premier club : le Dunblane Rovers. Rovers – « itinérants » en français - est un vieux terme scout écossais. Cela fait officiel. Hamilton n'a aucune qualification. Il tient un magasin de bricolage.

Depuis neuf ans, il a un permis de détention d'armes. Membre du Sterling Pistol, puis du Dunblane Gun Club, sa connaissance des armes est immense.

Il est viré du Sterling Pistol : on le juge trop dangereux. Il parle aux adhérents, le pistolet pointé sur eux, et insiste pour le garder chez lui, ce qui est inhabituel.

Le Dunblane Rovers officie jusqu'en 1992. Des leçons de foot à 1 livre, pendant l'année scolaire, pour des 8-13 ans, dans le gymnase de l'école de Dunblane. Et les camps de vacances, l'été. Hamilton aligne les garçons torse nu et leur fait se gonfler la poitrine : «C'est comme ça qu'on devient des hommes. » Celui qui a le torse le plus développé sera capitaine de l'équipe. Il les fait souvent se laver: «On ne doit jamais sentir mauvais.» Il demande aux parents de ne pas contacter leurs fils. De ces camps, en plus des photos, Hamilton rapporte des vidéos. Il les montrera un jour à une voisine de Sterling, qui se souvient de gosses marchant à la façon des défilés de mode.

En 1989, un groupe de mères le traitent de pervers et le pourchassent jusqu'à l'entrée de son club de gymnastique. Mais cela ne va pas plus loin.

En 1992, plusieurs parents retirent leur fils des leçons de foot. Les enfants ont raconté que le prof leur touchait souvent l'épaule.

Ça tombe bien. Ils ne «sentaient pas » Hamilton. A ces parents-là, il envoie des lettres culpabilisantes. Hamilton commence d'avoir mauvaise réputation.

La mairie est au courant. Elle lui retire l'usage du gymnase de Dunblane. La police aussi est au courant, qui lui renouvelle cependant son permis de détention d'armes.

Hamilton se défend. On nomme un médiateur à Edimbourg, qui entend tout le monde. Et comme un grand nombre de parents n'ont rien à reprocher à Hamilton, le médiateur lui redonne le droit d'utiliser un gymnase. C'est dur à croire, mais c'est comme ça.

Simplement, on change Hamilton de gymnase. Et lui, il fonde un autre club. Le Boys Sport Club Group Committee. Le mot « garçons » apparaît dans la raison sociale, comme une pulsion de plus. Des pulsions qui évoluent. On joue maintenant au foot torse nu et en caleçon.

Certains parents qui assistent à la fin d'un match s'en étonnent. Des enfants sont retirés. Hamilton envoie aux parents leurs photos déchirées. Il les leur rend en miettes...

Il est convoqué à la mairie. On lui propose de fonder un club mixte. Il répond que le foot est une activité de garçons. On lui demande de les faire jouer normalement vêtus.

Il répond qu'ils seront moins libres de leurs mouvements. Les photos ? «C'est un plus pour l'entraînement », dit-il.

Toujours aucune preuve. Une vague enquête de la police, mais aucune preuve. Les enfants trouvent Hamilton amical. On en reste là. Hamilton n'a pas d'amis. Il ne fréquente aucun adulte. Avec eux, il a le regard de biais. A une mère, un jour, il dira qu'il est marié.

Ça se passe à la piscine. Il pointe même un gosse du doigt comme étant son fils. Il dit n'importe quoi. Comme on lui a dit n'importe quoi quand il était petit.

Les policiers ont reconstitué son enfance en faisant bien attention de ne pas se tromper, parce que c'est compliqué.

En résumé, Hamilton a été élevé par ses grands-parents, qu'il croyait être ses parents. Et avec sa mère, qui lui disait être sa sœur. On ignore quand il l'a su, mais tout cela, il l'a su, et ça lui a fait mal.


Tuerie de Dunblane Tuerie-dunblane_original_backup
Thomas Hamilton



En 1995, un père aborde Hamilton dans la rue : «Si tu touches une seule fois mon fils, je te tue!» Hamilton le regarde sans réaction. Deux jours après, ce père avait les flics chez lui. Hamilton avait porté plainte pour menace. Il agit comme s'il ne comprenait pas. Il dit qu'on s'acharne sur lui. Mais pourquoi?

Il n'est pas violent avec les enfants. Il n'a pas l'air méchant. Sur les photos, il sourit gentiment, comme s'il s'agissait d'une blague.

Alors, il écrit. Des tonnes de lettres. Il se noie dans les détails, comme un persécuté. Il écrit à la mairie : «Les professeurs contaminent les aînés avec ces poisons de rumeurs sur moi. Je n'ai pas d'antécédents criminels et je n'ai jamais été accusé d'abus sexuels sur les enfants.

Je ne suis pas un pervers.» Pervers souligné. Il écrit aux associations, parle de conspiration. Lettres obsessionnelles à en-tête du Boys Club et signées « Le Président ».

Il va revoir le «Stirling News » pour qu'on les publie. On refuse. Il fait maintenant du porte-à-porte chez les parents, pour se défendre. Du porte-à-porte, comme s'il cherchait un foyer…


Le 7 mars dernier, au sommet de son délire, il écrit à la Reine, patronne des scouts de Grande-Bretagne. Il ne peut plus « marcher dans la rue sans provoquer le ridicule.

Il veut qu'elle intervienne pour qu'il soit «à nouveau estimé de la Société », Société avec un S majuscule. Sans doute s'imagine-t-il que la Reine viendra à Dunblane proclamer son innocence.

De ces lettres, le 13 mars au matin, il a adressé copie aux journaux anglais. Et puis, il est allé tuer seize enfants dans le gymnase de ses premières pulsions. Il a décidé que personne ne s'occuperait d'eux à sa place.

A l'entrée de la cathédrale, la femme policier pleure, sans pouvoir s'arrêter. On l'a postée là pour surveiller la porte. Elle pleure devant les cinq mille habitants-sur les sept mille de Dunblane - venus se recueillir avec les familles blessées.

Elle est le symbole du mea culpa de la police. Tout le monde la voit pleurer, A l'intérieur, l'orgue joue très faiblement. Un prêtre parle de Dieu, du paradis et de l'espérance.

Comme c'est dur d'y croire, là, maintenant. Des gens parlent à voix basse, en pleurant. Des regards, des sourires se croisent. Contre un pilier, il y a une mère et son rôle oppressant.

Elle, elle ne peut rien garder à l'intérieur, comme font ces autres mères au premier rang, silencieuses, superbes et déchirées. Où trouvent-elles tant de force? Une autre est à terre, tombée.

Un homme s'en approche. Il ne la relève pas. Il sait qu'elle est inatteignable. Il l'entoure de ses bras, simplement. Quelques parents portent leur enfant dans les bras, mais il y a quelque chose de mort en eux. La cathédrale est lourde de douleur.

Dimanche, la Reine était là. Elle est allée se recueillir au gymnase. Elle a vu les vingt-huit marionnettes de papier que les enfants de P1 ont accrochées aux murs de leur classe. Hamilton aura réussi à la faire venir à Dunblane…

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