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 La ménopause en 10 questions

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AuteurMessage
jacotte
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jacotte


Féminin Nombre de messages : 46685
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MessageSujet: La ménopause en 10 questions   La ménopause en 10 questions EmptyVen 4 Mai - 1:10:35

Souvent mal vécue, tant physiquement que psychiquement, la ménopause suscite nombre d’interrogations.
Bouffées de chaleur, prise de poids, traitements hormonaux…


Combien de temps dure la préménopause ?

La préménopause est la période qui précède la ménopause, c'est-à-dire l'arrêt complet des cycles ovariens.

Pendant cette période, allant de trois à cinq ans, et débutant en moyenne entre 40 ans et 50 ans, les femmes sont soumises à un véritable bouleversement hormonal.
De fait, leur taux en progestérone diminue progressivement et occasionne la plupart du temps une série de symptômes, tels que bouffées de chaleur, prise de poids, troubles du sommeil, etc.

Pendant la préménopause toujours, les règles deviennent irrégulières et le flux menstruel se modifie (plus ou moins abondant selon les femmes).

Attention cependant, ce n'est pas parce que certains cycles sautent qu'il n'y a pas de risque de fécondation. Autrement dit, tant que la ménopause n'est pas totalement installée, une grossesse reste toujours possible.


Quels sont les symptômes ?


Rappelons tout d'abord que la ménopause n'est pas nécessairement source de désagrément.
La preuve, environ 10 à 15 % des femmes se portent à merveille pendant leur ménopause.

Reste que la plupart ressentent des troubles variés, et en premier lieu, les bouffées de chaleur qui affectent 75 à 85% des femmes.
Elles commencent souvent en période de préménopause (la nuit dans les premiers temps) et perdurent pendant la ménopause.

Pour combien de temps ? Tout dépend des femmes, parfois plusieurs mois, parfois plusieurs années.
Ceci dit, leur intensité diminue généralement avec l'âge.

Leur cause n'est pas clairement expliquée, mais il semble que l'insuffisance hormonale cause un dérèglement de l'axe hypothalamo-hypophysaire, et donc par effet indirect du système de thermorégulation.

Autres symptômes : des troubles vaginaux et urinaires, une prise de poids, un dessèchement de la peau, une augmentation du taux de cholestérol, des troubles de l'humeur, une déminéralisation osseuse, des troubles du sommeil, des maux de tête, etc.
Et bien sûr et surtout, l'arrêt des menstruations.

Ces troubles sont d'intensité et de nature variable selon chaque femme.
Les femmes qui avaient beaucoup d'hormones avant la ménopause, ont généralement plus de troubles car leur taux hormonal chute brutalement.
En revanche, celles qui avaient moins d'hormones, ont en principe moins de troubles.



Est-il normal de se sentir déprimée ?

Alors que vous aviez toujours été d'une nature enjouée et positive, voilà que vous n'avez plus goût à rien, que vous êtes désagréable avec votre entourage, à fleur de peau… ?

Rien de plus normal, ce sont encore et toujours les hormones qui vous jouent des tours.
L'humeur est en effet en partie sous le contrôle des hormones.

La preuve, la puberté et la grossesse, elles aussi marquées par des bouleversements hormonaux, ont des répercussions sur l'humeur (crise d'adolescence, baby blues).
De plus, la ménopause est aussi un âge de la vie où on doit faire face à plus de difficultés (départ en retraite, soucis de santé des parents âgés, etc.).
Et au-delà de ça, la ménopause marque une période psychique cruciale, dans le sens où la femme doit accepter qu'elle ne pourra plus avoir d'enfants.
Quoi qu'il en soit, les femmes sont souvent plus irritables, plus soucieuses aussi.

L'important étant de ne pas laisser s'installer une déprime qui pourrait évoluer en dépression.
Il ne faut donc pas hésiter à en parler à l'entourage, et surtout à son médecin, voire à se tourner vers un spécialiste (psychiatre ou psychologue clinicien).


Pourquoi la libido est-elle affectée ?

La ménopause entraînant une baisse hormonale, la libido, donc le désir sexuel, en est affecté.

En outre, la ménopause provoque un dessèchement de la muqueuse vaginale, donc une diminution de lubrification, et donc des douleurs au moment de la pénétration.

Face à cela, que faut-il faire ?
Tout d'abord, si la femme en est affectée, elle ne doit pas hésiter à en parler.
A son partenaire tout d'abord, afin d'éviter incompréhensions et frustrations.
A son médecin aussi, qui pourra lui proposer des solutions médicales (crèmes hormonales par exemple).

Par ailleurs, il se peut que la baisse de libido ne soit pas liée à 100% à la chute hormonale.
Il faut par conséquent s'interroger sur son humeur en général. Stress ou conflits familiaux par exemple, peuvent avoir des conséquences négatives sur la libido. En outre, elle peut également s'accompagner d'un désintérêt plus général pour les activités habituelles, et parfois être le signe d'une dépression.

L'ostéoporose est-elle inévitable ?

Après la ménopause, la perte osseuse s'accélère car la capacité du corps à produire du tissu osseux diminue. Les os se fragilisent, à tel point que des fractures peuvent se produire à la suite d'un traumatisme léger, notamment au niveau du poignet et de la colonne vertébrale (tassement vertébral), et plus tardivement au niveau du col du fémur.

Si l'ostéoporose débute dans 90% des cas au moment de la ménopause, elle n'affecte heureusement pas toutes les femmes.
Le risque d'ostéoporose dépend avant tout des prédispositions.
Clairement, si la mère de la femme ménopausée souffre déjà d'ostéoporose, sa fille a davantage de risque.
Il dépend également d'autres facteurs de risque, mais dans une moindre mesure.
Exemple la minceur, du fait qu'elle s'associe à des carences, et que le manque de tissu musculaire protège moins bien le squelette.
Et aussi : les antécédents de fractures, l'hyperthyroïdie, la sédentarité, l'alcool, le tabac, certaines carences (vitamine D, calcium), un traitement à la cortisone, une ménopause précoce, peuvent augmenter le risque d'ostéoporose.

En cas d'antécédent maternel d'ostéoporose, le médecin vous prescrira un examen appelé l'ostéodensitométrie, avec pour objectif d'estimer votre minéralisation osseuse, votre risque de fracture, et surtout de vous apporter des solutions pour réduire ce risque (conseils d'hygiène alimentaire, médicaments, etc.).



Comment lutter contre les kilos ?

La baisse hormonale liée à la ménopause favorise une fonte musculaire (les muscles se relâchent), au profit du tissu graisseux.
De plus, la ménopause correspond à une période où les femmes prennent plus de poids.

Résultat, entre 45 et 55 ans, les femmes se plaignent souvent d'une modification de leur silhouette.
Car alors qu'elles avaient l'habitude de prendre des seins, des fesses ou des hanches, les kilos se placent désormais davantage au niveau du ventre et de l'estomac.
Outre le côté esthétique, l'accumulation de graisse dans la région abdominale n'est pas sans répercussions sur la santé.
Un syndrome métabolique peut s'installer (augmentation de la glycémie, des triglycérides, de la tension artérielle…) et exposer à un risque plus grand de pathologies cardiovasculaires.

Pour anticiper cette prise de poids, les femmes doivent adopter une bonne hygiène de vie, tant alimentaire que physique.

Il faut veiller d'une part à ce que les repas soient équilibrés et bien répartis dans la journée.

D'autre part, afin de conserver une masse musculaire, il est nécessaire de garder une activité physique régulière, même modérée.
L'objectif étant de trouver tous les moyens pour ne pas devenir sédentaire : marcher à pied, monter les escaliers, descendre du bus une station à l'avance, etc.


Cystites et incontinence : la ménopause responsable ?

Les carences en hormones œstrogènes qui, avant la ménopause, avaient un rôle protecteur contre les germes de la vessie, peuvent expliquer parfois une plus grande vulnérabilité et par conséquence des infections urinaires plus fréquentes.

Toute sensation de brûlure au moment de la miction ou besoin fréquent d'uriner, doivent vous inciter à consulter votre médecin afin d'éviter que les cystites s'enchaînent de manière chronique.

De la même façon, il arrive que les femmes ménopausées souffrent d'incontinence urinaire.
Ce n'est pas réservé aux personnes âgées.
Les femmes qui en auraient souffert à la suite d'un accouchement sont particulièrement concernées.
La difficulté c'est que le sujet reste un tabou et que les femmes tardent généralement à en parler.
Il ne faut pourtant pas hésiter à aborder le sujet avec le médecin, car il connaît le problème, et peut apporter des solutions pour améliorer le quotidien.

Quels examens à passer ?

Tout d'abord, il est évident qu'une consultation annuelle chez le gynécologue est indispensable, ménopause ou pas, donc quel que soit l'âge.
Cela ne change rien pour les femmes habituées à cette visite annuelle depuis des années.
En revanche, celles qui auraient négligé leur suivi gynécologique, doivent s'y mettre dès que les premiers symptômes de ménopause se font sentir.

A partir de la ménopause en effet, une série d'examens est régulièrement proposée, afin d'anticiper et de prévenir tout problème de santé.

L'ostéodensitométrie : cet examen radiologique permet de faire un état des lieux de la masse osseuse, d'évaluer le risque de fracture et d'ostéoporose et si besoin de prescrire un traitement préventif.
Il n'est cependant proposé et remboursé que pour certaines femmes, notamment celles ayant des antécédents familiaux d'ostéoporose.

Les dosages sanguins (sucre, cholestérol) : avant la ménopause l'appareil cardiovasculaire des femmes est protégé par les hormones.
Après la ménopause, tout ce qui peut nuire au cœur et aux vaisseaux doit donc être surveillé avec attention. Tout comme le poids et le tabac, le sucre et le taux de cholestérol en font partie.
C'est pourquoi des bilans sont proposés régulièrement.

La mammographie : le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins et sa fréquence augmente avec l'âge.
En France, toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans peuvent bénéficier, dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, tous les deux ans, d'une mammographie prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie.
Cet examen est réalisé dans les meilleures conditions de qualité et de fiabilité.
En outre, entre ces examens, il est important de voir son gynécologue tous les ans afin qu'il réalise un examen clinique des seins.
Prendre l'habitude de se palper régulièrement les seins est également un bon réflexe.

Traitement hormonal, pour qui ?

Les traitements hormonaux de la ménopause (THM) visent à remplacer les hormones (œstrogènes et progestérone) qui ne sont plus sécrétées par les ovaires. Ils existent sous différentes formes (comprimés, gels, patchs, pulvérisateurs).

Quels sont leurs bénéfices ? Ils sont efficaces contre les symptômes de la ménopause, en particulier les bouffées de chaleur et les suées ainsi que la sécheresse vaginale.
Ils protègent également du risque d'ostéoporose en freinant l'accélération de la perte osseuse.

Pour qui ? Le choix de commencer un traitement hormonal se fait après discussion avec le médecin, en fonction de l'âge, des symptômes, des antécédents.

Si vous avez des symptômes incommodants : en cas de bouffées de chaleur ou autres symptômes gênants (c'est-à-dire qui perturbent notablement la qualité de vie), un THM peut être instauré, si vous le souhaitez, pour une durée la plus courte possible.
Dans ce cas, votre médecin devra vous donner une information claire sur les risques et il devra effectuer une réévaluation régulière du traitement, au moins une fois par an.
Cette réévaluation pourra s'accompagner d'une suspension temporaire du traitement, afin de contrôler la persistance des symptômes et leur sévérité.

Si vous n'avez pas de symptômes incommodants : il n'est pas recommandé de prendre un THM, l'équilibre entre les bénéfices escomptés et les risques encourus n'étant pas favorable.

[size=24]Le THM est contre-indiqué dans les cas suivants :[/size]

Cancer du sein connu ou suspecté, ou autres tumeurs dont le développement dépend de la quantité d'estrogènes (exemple : cancer de l'utérus) ;
Antécédents ou maladies thrombo-emboliques veineuses ou artérielles en cours (exemple : phébite, embolie pulmonaire, angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ;
Hémorragie génitale d'origine inconnue, maladie du foie, allergie à l'un des composants du THM.

Phytothérapie, une alternative ?

Les phyto-œstrogènes sont des substances isolées de certains végétaux comme le soja ou la luzerne, et qui ont une action thérapeutique, par exemple sur les symptômes de la ménopause.

La phytothérapie est une méthode traditionnelle très ancienne qui se présente sous différentes formes : infusions, gélules, ampoules, solutions buvables...

Bien que l'Affssa indique que leur effet thérapeutique sur les troubles de la ménopause n'est pas à ce jour démontré scientifiquement, elle ne voit pas d'inconvénient à ce que les femmes qui refusent les traitements hormonaux ou qui n'y ont pas droit, se tournent vers les phyto-oestrogènes.

Cependant, elle conseille de limiter leur consommation : "Par prudence, il est raisonnable de limiter la consommation quotidienne à une dose inférieure à 1 mg/kg (soit 60 mg par jour pour une femme de 60 kg)".

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