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 Dans le coma depuis 2009 après son accouchement à Clinique Saint-Hilaire à Agen : «On dit à la petite que sa mère dort»

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mimi
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Féminin Nombre de messages : 44587
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Dans le coma depuis 2009 après son accouchement à Clinique Saint-Hilaire à Agen : «On dit à la petite que sa mère dort» Empty
MessageSujet: Dans le coma depuis 2009 après son accouchement à Clinique Saint-Hilaire à Agen : «On dit à la petite que sa mère dort»   Dans le coma depuis 2009 après son accouchement à Clinique Saint-Hilaire à Agen : «On dit à la petite que sa mère dort» EmptyLun 1 Avr - 21:31:23

Depuis trois ans,une famille de l'Agenais se bat pour obtenir que le coma de la fille aînée soit reconnu comme une erreur médicale.

En décembre 2009,elle a accouché d'une petite fille qui pense que sa mère va se réveiller.


Noël 2009 devait être une fête de famille,comme tous les Noëls.

Avec les trois filles et la petite-fille née le 3 décembre.

Mais ce Noël-là,ils ne l'ont pas fêté et les trois suivants ont laissé le goût amer des moments où tout est dépeuplé parce qu'un seul être vous manque.


Depuis trois ans et quelques semaines,Sophie ne réagit plus,entend peut-être mais ne parle plus.

Elle vit allongée ou assise.

Sa fille de 3 ans lui tient souvent la main pendant les visites régulières de son père,ses grands-parents et de ses tantes à l'hôpital de Fumel.

«Maman,je suis là.»

Sophie ne se réveillera pas,les médecins et les experts sont à ce jour formels,unanimes.

Elle ne verra jamais sa fille.

Césarienne

Le 3 décembre 2009,après avoir donné naissance sous césarienne à sa fille,son premier enfant,cet agent des services hospitaliers est tombée dans le coma.

L'expert nommé parle dans ses conclusions d'un «déficit fonctionnel permanent» de 99 % avec «perte totale de l'autonomie psychomotrice personnelle.»

Son cerveau a été privé d'oxygène.

Cinq,dix,quinze minutes ?

Le manque d'oxygène a provoqué l'arrêt cardiaque.

La veille,le mercredi 2 décembre,elle est entrée au service maternité de la clinique Saint-Hilaire à Agen.

Elle arrivait à terme,«voulait accoucher par la voie naturelle,sans péridurale» se souvient sa mère.

Le compagnon de Sophie est à ses côtés.

Le lendemain,vers 16 heures,elle est transférée au bloc.

Le corps médical a choisi cette option pour éviter des complications.

C'est la version fournie lors des confrontations en 2011.

Salle de réveil

«Nous n'étions pas au courant de ce qui se passait» détaille l'une de ses sœurs.

«On nous a simplement dit qu'elle ne se réveillait pas,c'est tout.

C'est dans la soirée que l'on a compris que ce qui se passait n'était pas normal.

On ne pouvait pas accéder à la salle de réveil,des mesures avaient été prises contre la grippe.»

Le gynécologue en charge de l'accouchement finit par rencontrer la famille.

Un transfert à Saint-Esprit est envisagé.

Le centre hospitalier dispose d'un service de réanimation.

Le bébé n'est pas bien non plus.

Il est transférée à l'hôpital pour enfants de Bordeaux.

La mère et sa fille se retrouvent dans le même établissement dès le lendemain,vendredi.

Le chemin de croix de son compagnon,des parents et des sœurs commence.

Hospitalisation à vie ?

Leur calvaire n'est pas terminé.

Sophie reste quatre mois à Bordeaux.

Du 25 mars 2010 jusqu'à la fin août de la même année,elle retrouve le centre hospitalier Saint-Esprit,avant d'être transférée dans un établissement spécialisé en Haute-Garonne.

Elle le quitte en novembre 2011,pour l'hôpital de Fumel.

Elle y est toujours,ses proches lui rendent visite toutes les semaines.

«Une hospitalisation à vie doit être envisagée» préconise l'expert de Toulouse,qui détaille les soins à apporter : nursing,alimentation,massages…

Les parents ont consulté à Paris,dans le Nord de la France,jusqu'en Belgique.

En vain.

«Terrible»

«Quand on nous parle de la mort,de la maladie sans y avoir été confronté,on écoute.

Mais là,on le vit.

C'est terrible.»

Trois ans après,le père de Sophie a cette rage enfermée,sourde,violente.

Lui l'athée s'est rendu à Lourdes.

«Comment font-ils pour se lever le matin et se regarder dans une glace ?» lâche une sœur,dont la vie professionnelle est à l'envers depuis 2010.

«Si on nous dit un jour que c'est une erreur médicale,ça nous permettra d'avancer.

Mais on ne sait toujours pas…».

La famille conteste en effet les conclusions de l'expert.

Son rapport mentionne un «aléa thérapeutique»,deux mots nus,froids,qui glacent le sang des parents.

Dans ce même document,l'expertise écarte toute responsabilité du staff médical (lire ci-contre) mais les arguments techniques dont elle a pris connaissance en octobre dernier ne la satisfont pas.

«On nous dit qu'il n'y a eu aucune entorse aux règles de l'art,comme ils disent.

Nous n'y croyons pas,toujours pas !

Pour nous,la faute est humaine.»

Aujourd'hui,la petite se porte bien,avec toutefois un léger retard du langage.

Son père veille sur elle.

Sans sa mère.

«On lui dit qu'elle fait dodo.»

Gérard Angotti : «les expertises sont indépendantes»

PDG du groupe Harpin,propriétaire de la clinique Saint-Hilaire,Gérard Angotti confirme après avoir repris connaissance du dossier que l'expertise ne conclut pas à une «erreur médicale

L'expertise a été très lourde,avec beaucoup de contrôles et beaucoup d'auditions et c'est d'ailleurs une bonne chose que ces procédures soient aussi complètes.

Nous pouvons comprendre la douleur de la famille,qui ne peut pas mettre de noms sur les responsabilités.

Nous sommes navrés pour les proches,mais j'imagine qu'ils s'en fichent totalement

Mais les conclusions laissent apparaître qu'il n'y a pas d'erreur de la part des médecins.»

Sur un plan plus général,Gérard Angotti juge «difficile» aujourd'hui l'exercice de la médecine.

«De notre côté,quoi qu'on puisse dire pour justifier de ce qui a pu être fait par nos services,nous sommes coupables dans la vision que peuvent avoir les familles concernées.

C'est pour cela que nous avons recours à des experts et des commissions qui sont totalement indépendantes,je le redis.

Nous n'avons aucun contact avec ces mêmes experts et si elles peuvent faire l'objet d'appel et de recours les expertises médicales ne doiventpas à mon avis être remises en cause(...)».

Soixante pages pour conclure à un «aléa thérapeutique»

La famille a reçu de son cabinet d'avocat le rapport de l'expertise médicale le 25 octobre 2012.

Un médecin a en effet été mandaté par la justice pour établir les responsabilités à la suite de la plainte déposée par les proches.

Le document épais desoixante pages conclut à l'absence d'erreur médicale,ce que conteste le père et la mère de la jeune femme,toujours dans un état végétatif profond depuis son accouchement.

Terrible avis médical qui écarte une éventuelle erreur de l'équipe du service maternité ce jour-là.

Les points 5 et 6 des conclusions de l'expert résonnent encore comme autant de poignards au sein de la famille.

«Les actes et traitements obstétricaux,d'anesthésie et de réanimation ont été parfaitement justifiés» détaille l'expertise.

«Aucune entorse aux règles de l'art n'a été retrouvée dans la conduite des soins obstétricaux ou anesthésiques.

La prestation de la clinique est conforme à la règlementation en vigueur.

La réanimation a été adaptée,menée avec diligence,mais n'a malheureusement pas été suffisante pour obtenir une récupération des fonctions supérieures en raison d'une anorexie cérébrale prolongée.»

Ce serait,selon ce même spécialiste,«un aléa thérapeutique.»

La justice doit désormais se prononcer.













la depeche

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