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 20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin

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jacotte
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jacotte


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20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin Empty
MessageSujet: 20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin   20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin EmptyDim 8 Nov - 22:22:48

:arrow: Il y a 45 ans,le mur de Berlin


Il y a 20 ans, un mur se fissurait, deux blocs éclataient. La chute du mur de Berlin, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, marque « le tournant » (die Wende en allemand) de l'histoire de l'Allemagne moderne.
Elle scelle également la fin d'un monde : celui de la guerre froide entre les Etats-Unis et l'URSS.
Une époque que certains Allemands de l'Est regrettent.

Dans la soirée du 9 novembre 1989, des milliers de Berlinois, de l'Est comme de l'Ouest, affluent vers les postes-frontières du Mur qui coupe la ville en deux.

Beaucoup de jeunes participent à cet élan de liberté après 28 ans de séparation.
Très vite, les douaniers sont dépassés.
Sans consignes officielles, ils finissent par autoriser les premières sorties du pays sans justificatif.

Vers 23h30, le poste situé Bornholmer Straße est le premier à ouvrir ses barrières.
En une heure, près de 20 000 personnes vont traverser le pont Bösebrücke qui sépare à cet endroit les deux Berlin. Tour à tour, les autres points de passage cèdent.
Les Berlinois de l'Est sont accueillis par ceux de l'Ouest avec du champagne et du Coca-cola sur fond de concert de klaxons.
Les Berlinois de l'Ouest font le trajet dans l'autre sens pour s'assurer qu'on peut désormais franchir la frontière.

La gaffe qui a tout déclenché

Ce mouvement de foule a été déclenché quelques heures plus tôt par une bourde d'un membre du Bureau politique du SED, le parti communiste d'Allemagne de l'Est.
Le 9 novembre à 18h, Günter Schabowski, en charge des médias en République démocratique allemande (RDA), tient une conférence de presse retransmise en direct à la télévision.
Sous la pression des événements, il annonce qu'à l'avenir « les voyages privés vers l'étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs, motif du voyage ou lien de famille ».

Autrement dit, les Allemands de l'Est peuvent se rendre en Allemagne de l'Ouest sans justificatif.
Une mesure applicable « immédiatement et sans délai ».
En fait, l'annonce de ces nouvelles dispositions n'était pas prévue, tout du moins pas à ce moment et sans doute en plusieurs étapes.
Les gardes-frontières apprennent la nouvelle en même temps que la population sans savoir quoi faire.
Mais il est déjà trop tard, la révolution est en marche.

« Le Mur est ouvert » scandent les chaînes de radio et de télévision de la République Fédérale allemande (RFA) à l'Ouest.
La nouvelle se répand également à l'Est et de plus en plus de monde se dirige vers le « mur de la honte ».
Mais c'est surtout le lendemain matin et les jours suivants que la ruée se produit.
Des pans du Mur sont joyeusement abattus à coup de pioches.
100 mètres en moyenne par nuit jusqu'en 1990.
Ce sont ces images de liesse populaire qui restent gravées dans les esprits.
Comme, le 11 novembre 1989, lorsque le violoncelliste Mstislav Rostropovitch vient encourager la démolition du Mur en donnant un concert improvisé.

Un mur de « protection antifasciste »

Berlin-Ouest est jusqu'alors une véritable enclave de la RFA en RDA.
Elle est entourée par près de 155 kilomètres de mur, dont 43,1 kilomètres la séparant de Berlin-Est.
Le mur de Berlin s'élève à près de 3 mètres 60 de hauteur et est renforcé par des mines anti-personnelles, des miradors, des alarmes et des barbelés.
Plusieurs centaines de personnes seraient mortes en tentant de franchir cette muraille.

A l'époque, Berlin-Est et Berlin-Ouest sont deux villes bien distinctes. Les voies ferrées pour le train et le métro qui les relient sont fermées.
Et de nombreux équipements municipaux comme les parcs, les théâtres, les opéras ou les universités ont leur double dans chaque partie de Berlin.

Un « mur de protection antifasciste » face à l'impérialisme occidental.
C'est de cette manière que le gouvernement est-allemand justifie le lancement de la construction du mur de Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961.
En réalité, le Mur doit servir à arrêter la saignée de l'exode vers l'Occident.
De 1949 à 1961, entre 2,6 et 3,6 millions de personnes sont passées par Berlin pour fuir la RDA et entrer à l'Ouest.

Ironie de l'histoire, ce sont les mêmes raisons qui vont amener la chute du mur de Berlin.
Celle-ci ne fait qu'entériner la fuite de de la population vers l'Ouest.
Dès mai 1989, les frontières sont poreuses entre la Hongrie et l'Autriche.
Le 11 septembre 1989, la liberté de passage est complète entre les les deux Etats.
Des milliers d'Allemands de l'Est en profitent pour rejoindre l'Ouest via l'Autriche en passant par la Tchécoslovaquie et la Hongrie.

De la chute de l'URSS à l'Ostalgie

La politique d'ouverture de Mikhaïl Gorbatchev, basée sur la Perestroïka (réformes sociales et économiques) et la Glasnost (transparence et liberté d'expression) n'ont pas permis d'éviter la dislocation du bloc soviétique.
La chute du mur de Berlin symbolise la fin de l'URSS.
De 1989 à 1991, la plupart des anciens satellites soviétiques proclament leur indépendance.
Mais cette libération des peuples annonce également des moments difficiles. Les conflits ethniques et religieux, « gelés » pendant la guerre froide, réapparaissent.
Et l'adaptation des anciens pays communistes à l'économie de marché prend du temps. Certaines couches de la population se sentent exclues des progrès réalisés.
Si la réunification de l'Allemagne est achevée en à peine un an, d'octobre 1989 à octobre 1990, les déséquilibres économiques et sociaux ne seront résorbés complètement que dans plusieurs décennies.

Ce que traduit l' « Ostalgie ».
Ce sentiment de nostalgie des anciens résidents de pays communistes, ou de leurs enfants, pour qui l'époque soviétique s'apparente à un paradis social perdu.
Dans un sondage publié récemment dans le magazine d'Allemagne de l'Est Super Illu, 17 % des Allemands originaires de l'ex-RDA interrogés étaient d'accord avec la phrase : «Il aurait mieux valu que le Mur ne tombe pas. Avec le recul, la RDA était avec son socialisme un meilleur État».
Dans une interview datée de 1994, Günter Schabowski s'agaçait déjà de cette tendance : « le PDS (Parti du socialisme démocratique) exploite la nostalgie de la RDA en répétant: « L'emploi y était garanti » C'est une escroquerie, puisque nous ne pouvions plus payer.»

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