Jacotte et Mimi vous souhaite la bienvenue....Le forum est sans inscription laisser des commentaires merci .... A bientot
 
Accueilforums amisFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Action directe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
jacotte
administratrice


Féminin Nombre de messages: 24577
Age: 46
Date d'inscription: 20/02/2005

MessageSujet: Action directe   Dim 3 Aoû 2008 - 0:23

Action directe (AD) est un groupe communiste libertaire terroriste issu du mouvement autonome et empruntant son nom à la théorie anarchiste de l'action directe.
Ils ont revendiqué une cinquantaine d'attentats ou d'assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987.
Action directe a été interdite par un décret du 24 août 1982 portant dissolution du groupement.
Ses membres ont été jugés par une formation spéciale de la cour d'assises de Paris.


Genèse et Influences

Action directe est le résultat de la fusion des membres des GARI (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) qui ne voulaient pas ranger les armes après la mort de Franco et des NAPAP (Noyaux armés pour l'autonomie populaire), qui aboutit en 1977 à la création d'une « coordination politico-militaire interne au mouvement autonome ».

Création d'Action Directe et Première Période


Cette coordination se transforme en 1979 en une « organisation de guérilla » qui commence alors à revendiquer ses attaques sous le nom d'Action directe, expression empruntée à l'anarcho-syndicalisme du début du XXe siècle mais avec laquelle la pratique d'Action Directe n'a rien à voir, au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste, des symboles de la puissance de l’État, le grand patronat et la défense du prolétariat.
Ils ne font alors que des dégâts matériels. Les Renseignements Généraux suivent alors attentivement le groupe dont la dérive de plus en plus violente inquiète les autorités.
Le jeune commissaire Pochon monte alors un stratagème pour capturer les dirigeants d'Action Directe que la méfiance instinctive rend difficile a localiser: le commissaire et ses hommes se font passer pour des émissaires de Carlos dans le cadre d'une action groupée visant a faire sauter un barrage d'Assouan.
Le 13 septembre 1980, Jean-Marc Rouillan et Nathalie Menigon, pensant rencontrer le terroriste Carlos, sont arrêtés rue Pergolese après un échange de coups de feu.
Après l'élection de Mitterrand en 1981 le nouveau gouvernement joue l'apaisement et amnistie les condamnés.
La majorité des militants renonce alors à la violence, abandonnant jusqu'au nom et au sigle d'Action directe mais une minorité (regroupée en une branche parisienne et une branche lyonnaise) choisit de passer à la lutte armée.
À partir de 1984, la branche parisienne Action directe s'allie à la Fraction armée rouge dans le cadre de la stratégie d'« unité des révolutionnaires en Europe de l'Ouest », la branche lyonnaise se tournant vers l'attaque de banques et des attaques contre des objectifs israéliens.


Seconde Période: Reprise de l'Action Violente et Arrestations

Le 21 février 1987, les principaux membres d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani sont arrêtés dans une ferme au gué Girault, lieu-dit de la commune de Vitry-aux-Loges, dans le Loiret.
Ils ont été tous les quatre condamnés (tout comme Régis Schleicher, arrêté en 1984) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de 18 ans.


Les Années d'Incarcération


La peine de Joëlle Aubron a été suspendue en juin 2004 pour raisons de santé. Elle est décédée à Paris le 1er mars 2006 d'une tumeur au cerveau. Jean-Marc Rouillan a tenu une chronique sur l'univers carcéral dans le journal CQFD. Les demandes de libération anticipée de Régis Schleicher et de Nathalie Ménigon ont été jusqu'à maintenant repoussées par le tribunal de l'application des peines. Nathalie Ménigon a été victime en prison de deux accidents vasculaires cérébraux qui l'ont laissée partiellement hémiplégique.
Fin mars 2007 une pétition de 6 500 signatures pour la libération des détenus d'Action directe a été apportée au ministre de la Justice Pascal Clément (UMP)
Le 10 mai 2007, le tribunal d'application des peines de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Nathalie Ménigon, emprisonnée depuis 1987. Elle travaillera la journée et retournera dormir en prison, mais le parquet a immédiatement fait appel de cette décision. Le jeudi 19 juillet 2007, la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris lui a finalement accordé le regime de semi-liberté.
Nathalie Ménigon, à qui un régime de semi-liberté a été accordé à partir du 2 août, a été transférée mardi 24 juillet 2007 du centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais) à la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses.
Jean-Marc Rouillan obtient un régime de semi-liberté à partir du 17 décembre 2007.


Crimes commis

Le groupe Action directe a revendiqué plusieurs actions (mitraillage,braquage, plasticage, assassinat). A partir de juin 1984, Action Directe signe ses attentats et ses tracts en utilisant des noms de commandos pour donner une symbolique forte à ses actions et pour créer l'illusion du nombre:

1er mai 1979: mitraillage du siège du patronat, un des actes fondateurs d'Action Directe et de sa dérive violente. Y participent notamment Jean-Marc ROuillan et André Olivier (futur fondateur de la branche lyonnaise d'Action Directe)
29 octobre 1980: hold-up de Caluire au cours duquel un convoyeur de fonds est tué;
des attaques contre des ministères, la Sonacotra, des agences immobilières, des bâtiments de l'armée française, des sociétés liées au programme militaire français;
13 mars 1982: l'assassinat de Gabriel Chahine, membre du GARI et indicateur de police qui avait permis la première arrestation de Rouillan et Ménigon en 1980;
31 mars 1982: des attaques contre l'État israélien (mitraillage de la mission commerciale de l'ambassade d'Israël, attaque à la bombe contre le Citrus Marketing Board of Israel, le 11 août de la même année);
31 mai 1983: à l'assassinat de deux policiers (en blessant un troisième grièvement) avenue Trudaine à Paris;
14 octobre 1983: hold-up de l'avenue de Villiers à Paris au cours duquel un des participants, Ciro Rizzato, est tué;
27 mars 1984: hold-up à la BNP de la rue Victor-Hugo à Lyon où le général de gendarmerie en retraite Guy Delfosse est tué en tentant de s'interposer;
12 juillet 1984: Attentat contre l'Institut des Affaires Atlantiques revendique par le commando Ciro Rizzato;
25 janvier 1985: assassinat du général Audran (responsable des ventes d'armes de l'État français) par le commando Elisabeth Van Dyck;
8 aout 1985: attaque du base américaine à Francfort menant a la mort de trois soldats américains. L'action est revendiquée par un commando commun RAF/AD du nom du militant Black Panther George Jackson.
17 novembre 1985:tentative d'assassinat manquée sur Henri Blandin (contrôleur général des armées) par le commando Antonio Lo Muscio;
15 avril 1986:tentative d'assassinat manquée sur Guy Brana (vice-président du CNPF, ancêtre du MEDEF) par le commando Christos Kassimis;
9 juillet 1986: Maxime Frerot de la branche lyonnaise d'Action Directe organise un attentat à la bombe à Paris dans les locaux de la brigade de répression du banditisme, quai de Gesvres, dans lequel l'inspecteur Marcel Basdevant est tué;
21 juillet 1986: attentat contre les locaux de l'OCDE revendiqué par le commando Ciro Rizzato.
17 novembre 1986: assassinat de Georges Besse, PDG de la Régie Renault par le commando Pierre Overney. Selon la revendication d'Action directe, c'est en tant que représentant d’une entreprise à vocation internationale que Georges Besse est tué, mais également en tant que dirigeant d'une entreprise employant un vigile qui a tué un militant maoïste Pierre Overney.
de nombreux vols à main armée n'ayant pas entrainé mort d'homme et revendiqués par le groupe comme des « expropriations prolétariennes ».


Idéologie


Le groupe Action directe a défendu l'idée que les actions violentes étaient un moyen légitime de renverser un régime considéré comme oppressif.
Durant ce qu'on a appelé les « années de plomb », de nombreux groupuscules ont repris l'idéologie de la « propagande par le fait » prônée par certains militants anarchistes lors des deux dernières décennies du XIXe siècle : la Fraction armée rouge (ou « Bande à Baader ») en Allemagne occidentale, les Brigades rouges en Italie, Armée rouge japonaise au Japon, 17-Novembre en Grèce, IRA en Irlande, Cellules communistes combattantes en Belgique, ETA au Pays basque, Weathermen aux États-Unis, MLSBP et Devrimci Sol en Turquie, etc.
Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
 

Action directe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Qu'est ce que l'action directe ?
» libérez action-directe
» Action directe
» R.A.F, Action Directe, Brigate Rosse, Cellules communistes combattantes : retour sur les années de plomb
» Liberté pour Jean-Marc Rouillan (ancien militant d'Action Directe)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
chez Jacotte Mimi et leurs amis :: affaires judiciaires-