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 Savoir donner pour aider

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MessageSujet: Savoir donner pour aider   Savoir donner pour aider I_icon_minitimeLun 23 Juin - 3:17:33

Que donner, pour qui et pourquoi ?

Quelle est la différence entre donner son sang et donner ses plaquettes ?
Le don d'organe peut-il vraiment sauver des vies ?
La moelle osseuse, ça sert à quoi ?
Généralement perçu comme un acte positif, le don est hélas encore trop rare.
Trop de personnes meurent chaque année faute de donneurs.
Pour ne plus pouvoir dire "je ne savais pas" et avant que la situation ne se présente, sachez que vous pouvez aider de nombreux malades en France et de par le Monde en donnant un peu de vous-même et beaucoup d'espoir.



Don d'organe

Il existe plusieurs maladies pour lesquelles la greffe est le traitement ultime : mucoviscidose, certains cancers, etc. Bien souvent, la seule solution consiste à remplacer l'organe endommagé.
Pour cela, il faut que l'équipe médicale du patient puisse avoir accès à un organe susceptible de convenir à son patient.
En 2006, plus de 12 400 personnes ont eu besoin d'un organe pour continuer à vivre ou pour vivre dans de meilleures conditions.
Pourtant, seules 4 428 personnes ont pu bénéficier d'une greffe cette même année et 239 malades n'ont pas survécu, faute de greffon.
Le docteur Didier Noury, chef du service de Régulation et d'Appui de l'Agence de biomédecine, interrégion Grand Ouest, explique les conditions nécessaires pour effectuer un prélèvement d'organe : "Dès qu'une personne est décédé (à cœur battant c'est-à-dire en mort encéphalique) outre la réanimation des organes, il est obligatoire que l'équipe médicale ayant en charge le donneur décédé interroge le registre national des refus.
Cependant trop souvent la mort encéphalique, situation rare en service de réanimation, est méconnue et si elle n'est pas diagnostiquée, on passe à côté d'un donneur potentiel d'organes et de tissus et donc d'un espoir pour un ou plusieurs malades en attente de greffe en France ou ailleurs.
C'est pour cela que l'une de nos missions principales consiste à former les professionnels de santé au recensement des donneurs potentiels".
D'autre part, il faut savoir qu'il est possible de donner certains organes de son vivant : rein, lobe hépatique et lobe pulmonaire, mais sous certaines conditions définies réglementairement.


Don de moelle osseuse

"La moelle osseuse, ça se prélève dans la colonne vertébrale ?"
"Il est très facile de trouver un donneur compatible dans sa famille", etc. Voici pêle-mêle quelques-unes des idées reçues concernant le don de moelle osseuse. Première idée reçue : la moelle osseuse est à différencier de la moelle épinière qui, elle, se trouve bel et bien dans la colonne vertébrale.
La moelle osseuse se trouve comme son nom l'indique, dans les os.
C'est un tissu qui produit les cellules souches capables de se différencier en n'importe quel type de cellules sanguines : globules rouges (oxygénation des tissus), globules blancs (système immunitaire) et plaquettes sanguines (coagulation).
Dans des maladies comme certains cancers du sang (leucémies, lymphomes, myélomes…), l'organisme n'est plus capable de produire des cellules normales ou bien le traitement instauré les tue.
Le seul espoir de guérison dans ce cas est de fournir au malade une nouvelle moelle osseuse saine capable par la suite de produire les différents types cellulaires sanguins qui lui font défaut.
La principale difficulté consiste à trouver un donneur compatible et ce, pour deux raisons : il faut trouver un individu dont le profil génétique soit similaire et qui de plus, se soit inscrit sur le registre de donneurs de moelle osseuse.
"Parce que, contrairement à ce que pensent les gens, la compatibilité entre deux personnes est un événement très rare : il existe en moyenne 1 chance sur 1 million pour que deux personnes, qui ne sont pas de la même famille, soient compatibles.
D'où la nécessité d'augmenter le nombre de donneurs volontaires inscrits sur le registre." précise le Dr Evelyne Marry, directrice du Registre France Greffe de moelle à l'Agence de la biomédecine.

Don de sang

Chaque année en France, 500 000 personnes bénéficient d'une transfusion sanguine.
Même si la recherche avance chaque jour à grand pas et que l'on trouve de plus en plus de médicaments pour soigner les maladies, le sang reste encore irremplaçable. Il n'est pas possible d'en produire artificiellement et aucun produit ne peut s'y substituer. Les malades ont besoin de vous.
C'est pourquoi aujourd'hui encore, il est nécessaire de donner son sang.
Le sang est le seul traitement pour de nombreuses maladies comme la leucémie, l'hémophilie ou des maladies infectieuses.
Les grands brûlés ou les accidentés ont également besoin de certains éléments du sang.
Parmi les critères de base pour pouvoir donner, il faut être âgé au minimum de 18 ans et au maximum de 65 ans et ne pas peser moins de 50 kilogrammes.

Don de plasma

Le plasma est l'un des composants majeur du sang : c'est le liquide dans lequel les globules rouges, les globlules blancs et les plaquettes baignent et qui circule à travers l'organisme.
Il est constitué à 90% d'eau et on y retrouve un certain nombre de protéines et de facteurs nécessaires aux différentes fonctions du sang.
Ainsi, dans certains cas (grands brûlés, hémophiles) les malades ont des besoins spécifiques de certains composés du sang.
Il est possible soit de faire un don de sang total, soit juste du plasma ou encore ses plaquettes sanguines
Les conditions générales sont similaires dans les trois cas (18-65 ans, poids égal ou supérieur à 50 kg et bonne santé).

Don de plaquettes

Là encore, il s'agit de ne prélever que ce dont le malade a besoin. Les plaquettes sanguines, ou thrombocytes, sont produites dans la moelle osseuse.
Ce ne sont pas vraiment des cellules mais des fragments de cellules dépourvus de noyau.
Néanmoins, elles contiennent un certain nombre de protéines et de facteurs nécessaires à la coagulation.
C'est pourquoi les plaquettes sont indispensables dans le traitement de maladies comme l'hémophilie ou les cancers du sang (la leucémie par exemple).
Une fois qu'un donneur est inscrit, il peut être convoqué pour répondre au besoin spécifique d'un patient.
En effet, après une chimiothérapie, les patients sont en aplasie, c'est-à-dire qu'ils ne produisent pratiquement plus de plaquettes.
C'est là qu'ils ont le plus besoin de transfusions.


Faire connaître sa décision


Les formalités diffèrent pour les différents dons possibles.
Il est par exemple nécessaire de parler de sa décision concernant le don d'organe à sa famille, mais cela n'est pas nécessaire pour le don de moelle osseuse ou celui de sang. Panorama des formalités à accomplir pour chaque situation.

Don d'organe

Si vous êtes opposé au don et ne souhaitez pas être prélevé à votre mort, sachez qu'il est possible de s'inscrire sur le Registre national des refus, géré par l'Agence de biomédecine.
Ce registre est le consulté lorsque, après le décès d'une personne, l'équipe médicale envisage un prélèvement d'organes ou de tissus sur son corps. Si par contre vous souhaitez faire don de vos organes à des personnes malades qui en ont besoin, il est possible de demander une carte de donneur d'organe.
Attention, cette carte n'a qu'une valeur informative, elle n'a aucune valeur légale.
"En France, nous fonctionnons sur la base du consentement présumé, précise le Dr Noury, système qui ne fonctionne pas si mal que cela, notamment comparé à d'autres pays où une pastille accolée au permis de conduire définit la volonté d'une personne par rapport au don.
Le taux de prélèvement en France est l'un des plus élevé d'Europe.
Si le donneur potentiel n'est pas inscrit sur le Registre des Refus, que l'on consulte en première instance, on interroge les proches.
Consulté dès la signature du diagnostic réglementaire du décès, les proches sont interrogés par l'équipe médicale en vue de la recherche d'une opposition du défunt exprimée de son vivant.
Deux cas peuvent se présenter.
Soit la personne en a discuté avec eux et ils sont donc en mesure de communiquer sa décision, soit le sujet n'a jamais été abordé.
Cette dernière situation est délicate et conduit généralement au refus des proches. Une fois la décision validée, le patient est inscrit sur la liste nationale d'attente (inscription médico-administrative validée par l'Agence de biomédecine).
Ensuite, la proposition d'un greffon devient possible."

Don de moelle osseuse

Là encore, être donneur de moelle osseuse est une décision strictement personnelle et même si vous pouvez en discuter avec vos proches, cette démarche n'est pas nécessaire pour le don.

Pour le Dr Evelyne Marry, "la population des donneurs volontaires de moelle inscrits se divise en 3 :

- Les donneurs de sang, de plaquettes, etc. qui sont des personnes profondément altruistes et qui s'investissent et donnent de leur personne pour aider leur prochain.
- Les personnes sensibilisées dans le cadre de la maladie d'un proche.
- Les personnes qui ne connaissent rien au don de moelle.
Ce sont ces personnes qui constituent notre cible principale et qu'il est nécessaire d'informer afin de dissiper les doutes et les idées reçues sur la moelle osseuse. De nombreuses personnes ne savent pas ce qu'est la moelle osseuse, à quoi elle sert et peuvent par exemple la confondre avec la moelle épinière.
Du coup, ils s'imaginent que pour donner, on va leur enfoncer une aiguille dans la colonne vertébrale, ce qui n'est pas du tout le cas évidemment.
Il est donc primordial de répéter sans cesse les messages, d'où l'intérêt de campagnes d'information régulières et de la Semaine nationale du don de moelle osseuse.
Nous pouvons voir leur impact sur le nombre de téléchargements du formulaire de demande d'inscription sur notre site internet.
Il est également très important de faire comprendre que s'inscrire en tant que donneur volontaire de moelle osseuse est un engagement à long terme.
Il est possible de ne jamais être appeler ou bien d'être appelé un mois, un an après voire 10 ans plus tard.
Le don n'est possible que s'il y a un patient qui partage la même identité génétique".

Don de sang/plasma/plaquettes

Nul besoin de communiquer sa décision aux proches, le don du sang est un acte que l'on réalise consciemment, de son vivant et sans attendre quoi que ce soit en retour. La démarche est strictement personnelle et doit être le fruit d'une longue réflexion aboutie.
Pour pouvoir donner son sang, les démarches sont assez simples.
Il suffit de se présenter dans un établissement habilité par l'Etablissement français du sang (EFS) ou directement dans l'une des 96 structures de soins gérées par l'EFS muni de sa carte d'identité.
Suite à cette inscription administrative, différents examens et un entretien avec le médecin du centre seront nécessaires pour déterminer si une personne est apte, ou pas, à donner son sang.


Anonymat, bénévolat et gratuité


Est-il possible de monnayer ses organes ?
Est-il possible de destiner sa moelle ou son rein à une personne en particulier ?
Peut-on avoir des nouvelles du patient une fois le don réceptionné ?
A toutes ces questions, une seule et unique réponse : non.

En France, le don est anonyme, bénévole et gratuit.
"Il est impossible de "sélectionner" la personne qui bénéficiera du don.
Le don est un acte anonyme, bénévole et gratuit.
Toute autre considération est nulle et non avenue.
Il n'est pas question de soumettre une quelconque condition au don" insiste le Dr Noury.
L'identité du donneur est inconnu du receveur et de sa famille et vice-versa.
Selon ce principe, il n'est évidemment pas possible de faire un don nominatif. Les organes sont attribués par l'Agence de la biomédecine selon des règles de répartition parues au Journal Officiel de la République.
Cette attribution nominative à un patient dépend de critères médicaux (groupe sanguin, groupe tissulaire etc…) et de critères d'urgence de la greffe.

Un seul cas dans lequel ça l'est : le don d'organe de son vivant.
Il y a 3 organes que l'on peut donner de son vivant : le rein, un lobe hépatique et un lobe pulmonaire. Plusieurs conditions pour que cela puisse se faire :
Etre majeur.
Pour un parent proche : parent, enfant, frère, sœur, cousin, oncle, etc.
Pour le conjoint/époux (à condition de prouver qu'il y a au moins 2 ans de vie commune).
Passer devant un Comité donneur vivant (composé de 3 médecins, un psychologue et une personne compétente en sciences sociales)
Passer devant un Tribunal de grande instance.
A savoir que les donneurs vivants sont suivis ad eternam.

D'autre part, une personne favorable au don d'organe peut choisir quels organes peuvent être prélevés et au contraire ceux qu'elle ne souhaite pas donne après son décès.

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MessageSujet: Re: Savoir donner pour aider   Savoir donner pour aider I_icon_minitimeLun 23 Juin - 3:25:09

Le geste : donner son sang en 4 étapes


Les doutes et les réticences concernant les dons - de moelle, de sang ou d'organe - sont bien souvent liés au geste : peur de la transfusion, volonté de ne pas être "souillé" après sa mort, etc.
Mieux connaître le don et les conditions dans lesquelles il est réalisé peut aider à dissiper des craintes non justifiées.

Don de sang

Le don du sang est un geste sûr, sans risque et sans conséquence sur la santé du donneur.
Chaque don subit une batterie de tests et d'examens pour s'assurer que le sang ne comporte aucun risque, autant pour le donneur que pour le receveur : détermination du groupe sanguin et du rhésus, recherche d'anticorps irréguliers, dépistage de la syphilis, du VIH, d'hépatites virales B et C entre autres.

Mais concrètement, comment se déroule un don du sang ?

1 La première étape est l'inscription administrative, obligatoire pour constituer le dossier du donneur.
Pour la première fois, il faut se munir d'une pièce d'identité.
2 L'entretien médical : cette étape, essentielle pour la sécurité transfusionnelle, se déroule avec le médecin.
Ce dernier cherche avant tout à savoir si le donneur peut donner son sang sans risques pour sa santé et pour celle du malade.
Il a notamment besoin d'informations sur l'état de santé général du donneur (fièvre, prise de médicaments, etc.) et sur sa vie personnelle (voyages, pratiques sexuelles, usage de drogues, etc.).
3 Le prélèvement : il ne dure que de 45 à 60 minutes au cours desquelles 450 mL de sang sont prélevés, plus quelques tubes échantillons sur lesquels seront réalisés les contrôles et tests.
4 La collation : après l'effort, le réconfort d'une boisson chaude et d'un en-cas avant de quitter le lieu de collecte.
Contrairement à une idée répandue, le don de sang ne provoque pas de réaction particulière chez le donneur, si ce n'est une légère fatigue qui s'estompe assez rapidement.
Néanmoins, la prudence impose de ne pas faire d'efforts violent ou de faire de longs trajets en voiture 24 heures après.

D'autre part, les volontaires doivent remplir plusieurs conditions pour pouvoir donner leur sang. Toutes les questions sur les contre-indications au don médical doivent faire l'objet d'un entretien médical et sont étudiées au cas par cas par le médecin de l'Etablissement français du sang qui réalise cet entretien.

Don de plasma

Les étapes sont similaires à celles du don de sang total.
La seule différence est que le sang prélevé dans la veine du donneur est séparé en ses différents constituants par un automate.
Seul le plasma du donneur est prélevé, dans une poche contenant 600 mL.
Les globules et les plaquettes sont ensuite restitués. Les dons de plasma peuvent s'intercaler entre 2 dons de sang total.
Il est simplement nécessaire de respecter un délai de 8 semaines entre chaque don de sang total.

Don de plaquettes

Même chose pour le don de plaquettes : le sang prélevé dans la veine est séparé en ses différents constituants par un automate. Seules les plaquettes sanguines sont prélevées, le reste est restitué au donneur.
En tout et pour tout, le geste dure environ 2 heures.
Seulement, contrairement aux globules rouges et au plasma, les plaquettes ne se conservent pas plus de 5 jours. Pour que les malades puissent avoir accès le plus souvent possible aux plaquettes, il doit y avoir un flux permanent et quotidien de donneurs, ce qui n'est pas toujours le cas.
En été par exemple, la pénurie de donneurs peut avoir des conséquences dramatiques pour les malades.

Les autres dons

Don d'organes

"Notre problème majeur, souligne le Dr Noury, ce sont les 30% de personnes qui sont opposées au don.
L'un des objectifs prioritaire de l'Agence de biomédecine est de ramener ce taux pour le ramener aux environs de 15% comme c'est le cas en Espagne par exemple.
Généralement, les gens se prononcent en faveur du don car c'est un geste à connotation positive.
Par contre, face à la mort d'un proche, les perspectives changent et les considérations éthiques et altruistes sont oubliées.
C'est une réaction évidemment naturelle, mais qui met en lumière la nécessité de discuter du don d'organe avec ses proches.
Si le patient n'a pas communiqué sur le sujet et que la décision in fine leur revient, ces derniers hésitent à prendre une décision qui ne leur appartient pas.
C'est le don de soi, c'est une décision personnelle, qui n'appartient qu'à nous même et que nous devons faire connaître.
En plus de cette responsabilité, il y a souvent la peur pour le respect de l'intégrité physique du corps.
Là-dessus, il est nécessaire de savoir et de faire savoir que le corps est rendu à la famille en parfait état et que le prélèvement d'organes ne fait par obstacle aux décisions d'inhumation prises par le défunt ou sa famille".

Le geste : donner sa moelle osseuse


Le don de moelle osseuse se fait en 9 étapes.

Le Dr Marry insiste bien sur le fait "qu'il n'est pas possible d'avoir des nouvelles du patient qui a reçu le don : il faut donc bien informer le donneur potentiel qu'il n'aura jamais aucun retour.
C'est un don purement désintéressé, profondément altruiste, l'un des plus beaux dons possibles que l'on fait de son vivant.
On redonne un espoir de vie et peut-être même la vie.
C'est une démarche complètement différente de celle d'une transfusion de sang qui, elle, ne permet qu'un traitement ponctuel, important certes pour le patient.
Ici, nous remplaçons totalement une moelle malade par la moelle saine d'un donneur.
" Etape par étape, voici les différentes démarches nécessaires au don de moelle osseuse.

Une décision personnelle

Information et réflexion : il est nécessaire de bien s'informer sur ce qu'est le don de moelle osseuse et sur ses corollaires : engagement, hospitalisation, anonymat, etc.
Ainsi, il faut se procurer sur le site www.dondemoelleosseuse.fr un document d'information et la demande d'inscription.

Entretien : après réception et renvoi du dossier, vous êtes convoqué à un entretien accompagné d'un examen de santé dans le centre d'accueil le plus proche de votre domicile.

Signature de la lettre d'engagement : l'une des choses les plus importantes à retenir est que lorsqu'on s'inscrit en tant que donneur de moelle, on peut être appelé à tout moment.
Néanmoins, le don de moelle n'est pas un don qui se fait dans l'urgence, il est envisagé plusieurs semaines à l'avance par l'équipe qui va greffer le patient.
Au contraire, il est possible qu'un donneur inscrit ne soit jamais appelé ou qu'il le soit 20 ans après.
La notion de durée dans l'engagement est fondamentale dans le don de moelle osseuse.

Caractéristiques génétiques : elles sont établies au moyen d'un examen sanguin.
La difficulté de trouver un donneur compatible réside dans la complexité du système HLA (carte d'identité génétique de tout individu).
Chaque personne a un typage HLA qui lui est propre, sachant qu'il existe plusieurs milliards de combinaisons possibles. A noter que le typage ou groupe HLA est différent du groupe sanguin.
L'examen sanguin permet aussi de réaliser des tests biologiques sérologiques à la recherche de marqueurs infectieux.

Inscription sur le Registre national : les caractéristiques génétiques et sérologiques du donneur sont inscrites sur le Registre national France Greffe de Moelle.
Il existe de tels registres dans de nombreux autres pays et les équipes médicales ont accès aux données des quelques 11 millions de donneurs volontaires inscrits de par le monde.

Etre disponible
Restez joignable et disponible : comme vous pouvez être appelé à n'importe quel moment, (5 jours ou 10 ans après votre inscription), il est primordial de penser à transmettre à votre centre donneur d'accueil tout changement de situation, de coordonnées, etc.

Confrontation des informations : lorsqu'un malade compatible a besoin d'une greffe, le donneur volontaire peut être appelé par son centre donneur d'accueil pour effectuer des examens complémentaires destinés à affiner le diagnostic.
En effet, "nous recherchons évidemment un donneur potentiel compatible en France en premier lieu, mais également à l'échelle internationale en parallèle. Notre but est d'accéder au meilleur donneur là où il se trouve et dans les délais les plus brefs .
Ce qui prime avant tout, c'est l'identité génétique, la compatibilité.
Si le seul meilleur donneur potentiel se trouve en Nouvelle-Zélande, c'est son greffon qui sera acheminé au patient, malgré la distance et les coûts occasionnés (qui sont à la charge du centre greffeur)".

Formalités légales : ensuite, si l'équipe médicale du receveur potentiel valide la compatibilité tissulaire de son patient avec le donneur volontaire, ce dernier devra aller déposer un consentement formel au don de moelle osseuse auprès du Tribunal de grande instance de son lieu de résidence.

Hospitalisation pendant 48 heures : une fois la date de prélèvement établie (généralement 2 mois à l'avance, le donneur peut donc prendre ses dispositions en toute tranquillité), le centre donneur d'accueil se charge d'organiser la consultation pré-anesthésique pour s'assurer de l'aptitude finale au don
L'évaluation du rapport bénéfice/risque, pour le patient receveur et pour le donneur est primordial.
Il ne faut pas que le prélèvement fasse encourir un quelconque risque au donneur potentiel.
Des contre-indications médicales possibles sont donc recherchées.
Ensuite, le donneur entre à l'hôpital la veille du prélèvement.
Le jour suivant, a lieu le prélèvement de moelle osseuse, dans les os du bassin.
Le donneur peut sortir de l'hôpital dès le lendemain de l'intervention.
A noter que tous les frais (frais d'hospitalisation, de transport, indemnisation de la perte de rémunération, etc.) sont pris en charge par l'établissement de santé qui réalise le prélèvement.

Greffe : le greffon est transporté d'urgence par une personne qui en est responsable, du centre de prélèvement au centre de greffe où se trouve le malade.
Alors, la greffe peut avoir lieu. .


Les contre-indications au don


Quel que soit le don que l'on souhaite effectuer, il ne doit faire courir de risques ni au receveur ni au donneur. Toutes les données concernant la santé du donneur potentiel font l'objet d'un examen détaillé par le médecin responsable afin de diminuer les risques sanitaires, tant pour lui que pour le patient receveur.
Voici quelques-unes des contre-indications au don, bien que cela ne doive pas vous empêcher de vous renseigner auprès de l'Agence de biomédecine ou de l'EFS.

Don de sang/plasma/plaquettes

Contre-indications définitives

La toxicomanie : l'usage de drogues par voie intraveineuse estune contre-indication formelle au don de sang.
Diabète : ça n'est pas tant en raison d'un risque pour le receveur que pour protéger le donneur d'éventuelles complications, notamment pour les diabètes insulinodépendants.
VIH ou hépatite B ou C : en raison des risques accrus de transmission, ces maladies sont évidemment un frein au don du sang.
Séjour prolongé en Angleterre entre 1980 et 1996 : depuis le mois de décembre 2000, un séjour cumulé de plus de 12 mois entre ces périodes est un motif d'exclusion au don.
Pourquoi ? Car il a été établi qu'un séjour supérieur à 1 an représente un risque théorique deux fois plus élevé d'avoir été exposé à l'encéphalopathie bovine spongiforme, plus connue en tant que maladie de la vache folle.

Contre-indications provisoires

Tatouage /piercing : un délai de 4 mois après l'intervention est à respecter en raison des risques de transmission de bactéries ou de virus inhérents à chaque passage de la barrière cutanée par des aiguilles ou des objets tranchants.
C'est le médecin de l'Etablissement français du sang de votre région qui déterminera, grâce aux examens et à l'entretien l'aptitude d'une personne à faire un don.
Parmi les contre-indications provisoires les plus courantes, il y a le fait d'avoir eu des rapports non protégés, d'être malade ou d'avoir subi une intervention chirurgicale.

Don de moelle osseuse

Les contre-indications au don de moelle sont quasiment les mêmes que celles du don de sang à l'exception de 2 : Les personnes transfusées et les personnes de moins de 45kg peuvent devenir donneurs de moelle osseuse.
Par contre, la surcharge pondérale (évaluée en fonction du rapport poids/taille) peut représenter une contre-indication au don de moelle Les personnes greffées ne peuvent pas être donneurs.
Si le donneur est malade dans les jours qui précèdent le don de moelle qu'il doit faire, il est alors nécessaire de décaler l'intervention et donc la greffe du patient.
Le Dr Marry ajoute qu' "aujourd'hui, grâce aux progrès de la médecine, il est possible de réaliser des greffes de moelle osseuse à des sujets âgés de 55 à 65 ans, ce qui n'était pas possible il y a encore quelques années."

Don d'organe

En cas de prélèvement sur un sujet en état de mort encéphalique, de nombreux examens biologiques, échographiques, scanno-graphiques sont effectués de même que la recherche d'antécédents médicaux et chirurgicaux, habitudes de vie, en vue d'apprécier au mieux la qualité des organes que l'on envisage de greffer.

"Nous ne grefferons pas le foie d'un alcoolique par exemple, plaisante le Dr Noury !
C'est l'équipe médicale, in fine, en charge du patient qui décide de prendre ou pas le greffon proposé par l'Agence de la biomédecine .
En cas de refus, l'équipe médicale est obligée de justifier sa décision."
Le plus important dans le cas d'une greffe à partir d'un donneur vivant, c'est le rapport bénéfice/risque, qui compte autant pour le donneur que pour le receveur.

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MessageSujet: Re: Savoir donner pour aider   Savoir donner pour aider I_icon_minitimeLun 23 Juin - 3:29:53

En 2 006, il y a eu 4 500 greffes d'organes pratiquées pour environ
12 000 personnes en attente. Ces 4 500 greffes se divisent comme suit :

Rein : 2 731 (9 226 inscrits sur liste, donc encore environ 6 000 personnes en attente).
Foie : 1 037 (1 788 sur liste, donc bon pourcentage).
Cœur : 358.
Pancréas : 90.
Poumons : 182.
Intestins : 8.

Greffes de tissus :

Cornée : 3 630
Os - vaisseaux - valves cardiaques : quelques-unes

Toujours en 2006, il y a eu 247 greffes rénales réalisées à partir de donneurs vivants et 36 greffes de foies.

Il est également possible de faire des greffes de membres (les avant-bras par exemple ou alors une greffe partielle de visage).

Aller plus loin et s'engager

De nombreux malades comptent sur votre générosité.
Si vous souhaitez aller plus loin et vous inscrire en tant que donneur de moelle osseuse, demander votre carte de donneur ou encore faire un don de sang, vous trouverez toutes les coordonnées dont vous avez besoin ci-dessous. Et n'oubliez pas que donner un peu de vous peut sauver des vies.


Site d'information de l'Agence de la biomédecine pour le don de moelle osseuseici


Demande de carte de donneur d'organe : Site de l'Agence de la biomédecine:ici


Don de sang, de plasma, de plaquettes : Site de l'Etablissement français du sang: ici


France ADOT :ici


Association Laurette Fugain (don de plaquettes sanguines) : ici

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