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 Le défibrillateur automatique

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jacotte
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MessageSujet: Le défibrillateur automatique   Jeu 1 Mai - 0:36:50

Le défibrillateur automatique est un appareil mlkjh, fonctionnant au moyen d'une batterie, de la taille d'une sacoche, dont le rôle est d'analyser le rythme cardiaque et si nécessaire de permettre la délivrance d'un choc électrique, ou défibrillation. Le premier défibrillateur automatique commercial date de 1994.

La défibrillation précoce est une des conditions nécessaires à la survie en cas d'arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire, principale cause de mort subite chez l'adulte.
Afin que ce geste médical puisse être effectué le plus précocement, des appareils simplifiés nommés défibrilateurs automatiques ou encore défibrillateurs automatiques externes ont été créés.
Ces appareils qui procédent automatiquement au diagnostic de la la fibrillation ventriculaire, grâce à un logiciel d'analyse de tracé électrocardiographique ont vocation à être utilisable par tout le monde.
Ils permettent au besoin de délivrer un choc électrique pour effectuer la défibrillation.


Description


Le boîtier est relié à deux électrodes collantes (patch) à disposer sur la poitrine de la victime, une au niveau de la clavicule droite, l'autre sous l'aisselle gauche. Les électrodes ont un double usage : elles permettent à l'appareil de recueillir le rythme cardiaque et servent si nécessaire d'interface de transmission de l'influx électrique vers la victime. Les réglages de l'appareil sont verrouillés, les seules actions possibles sont de l'allumer, de l'éteindre, et de délivrer le choc si l'appareil le demande.

L'appareil dispose d'une carte à mémoire de type mémoire flash (parfois nommée disquette) enregistrant les paramètres de fonctionnement (les électrocardiogrammes, les séquences de défibrillation, et pour certains modèles les sons ambiants dont la voix des sauveteurs). Les données enregistrées permettront d'effectuer une analyse a posteriori de la situation, donnant à la fois des informations aux service médicaux sur la démarche thérapeutique à entreprendre et dans le cadre du suivi de la matériovigilance et des dispositions médico-légales.

On distingue en France deux types d'appareils :

le défibrillateur semi-automatique (DSA) : le sauveteur doit appuyer sur un bouton pour que l'appareil délivre le choc (semi-automatique), ce geste est une garantie de sécurité pour l'utilisateur et l'entourage de la victime. En effet, le sauveteur peut s'assurer que personne ne touche la victime avant d'autoriser l'appareil à délivrer le choc électrique.
le défibrillateur entièrement automatique (DEA) : c'est l'appareil qui décide de délivrer le choc, avec pour seule sécurité des invites vocales pour ne plus toucher la victime avant la délivrance du choc. Cela peut représenter un danger pour le sauveteur ou l'entourage de la victime notamment lors d'interventions dans des ambiances sonores, le choc électrique étant déclenché automatiquement.
Quelque soit le type d'appareil, l'analyse du rythme cardiaque et le diagnostic sont automatiques ce qui les différencie des défibrillateurs manuels utilisés par les médecins. La décision de l'opportunité de la délivrance du choc est dans les deux cas prise par l'appareil, l'un dispose d'un bouton de sécurité, l'autre pas. Si le sauveteur appuie sur le bouton de délivrance de choc alors que l'appareil n'en a pas analysé l'utilité, aucun choc accidentel ne sera délivré.


Principe

C'est en 1956 qu'a lieu la première défibrillation humaine réussie. La défibrillation est le traitement clef de certains types d'arrêt cardiaque rencontrés dans 45% des cas d'arrêt cardio-circulatoire[1]. De la rapidité de l'utilisation de ce système dépendent les chances de survie et l'importance des séquelles.

Le défibrillateur automatique ne doit être posé en première intention que sur une personne de plus de 1 an (entre 1 et 8 an mettre la cle DAE enfant) en arrêt cardio-circulatoire avéré, c'est-à-dire qui ne respire pas et dont les pouls carotidien ou fémoraux sont absents. En cas de doute, il vaut mieux installer le défibrillateur automatique qui rectifiera le diagnostic. Il faut s'assurer que l'arc électrique passera bien dans le corps à travers le cœur et non pas à l'extérieur, il faut donc :

s'assurer que l'on n'est pas dans une atmosphère explosive (fuite de gaz...) ;
mettre la victime sur une surface sèche, non métallique ;
dénuder le torse de la victime ;
sécher si besoin rapidement le torse de la victime ;
si nécessaire, raser les poils à l'endroit où l'on va poser les électrodes, pour permettre un bon contact ;
poser les électrodes auto collantes en suivant les dessins et allumer l'appareil : une au niveau de la clavicule droite, l'autre sous l'aisselle gauche.
Il faut pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (bouche-à-bouche et massage cardiaque) avant et pendant la pose du défibrillateur automatique. Lorsque le défibrillateur automatique est allumé, l'appareil émet des invites vocales donnant des instructions. Il faut notamment que personne ne touche la victime pendant l'analyse du rythme cardiaque et la délivrance des chocs (la réanimation est provisoirement interrompue).

Arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire

L'arrêt cardiaque peut avoir trois mécanismes :

une tachycardie ventriculaire (cœur battant à 200 pulsations par minute, voire plus) ou une fibrillation ventriculaire (battement extrêmement rapide et désordonné à 300 ou 400 pulsations par minute) se traduisant par une inefficacité quasi-totale de la fonction pompe ;
une asystolie correspondant à une pause prolongée ;
une dissociation électromécanique (DEM), ou activité électrique sans pouls : le cœur conserve une activité électrique rythmique quasi-normale mais n'a plus aucune efficacité mécanique. C'est le cas lors d'hémorragies importantes, de ruptures cardiaques, d'un hématome comprimant le cœur...
La défibrillation n'est efficace que dans le premier cas. Il faut donc diagnostiquer la fibrillation pendant les manœuvres de réanimation cardiopulmonaire ; ce diagnostic peut être fait par un médecin avec un électrocardiogramme, ou bien de manière automatique par un défibrillateur semi-automatique (DSA) ou un défibrillateur entièrement automatique (DEA).


Conditions de réussite

La défibrillation consiste à délivrer un choc électrique bien calibré (puissance, phase) et passant au bon endroit, afin de synchroniser à nouveau les contractions des fibres du myocarde et à permettre au cœur de battre normalement à nouveau ; elle doit se produire avant l'asystolie.

Le fait de pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (RCP : bouche-à-bouche associé aux compressions thoraciques) permet de faire circuler le sang oxygéné, donc d'alimenter le cerveau et le myocarde en oxygène, et augmente les chance de réussite de la défibrillation : le cœur étant oxygéné, il reste plus longtemps en fibrillation (cela retarde l'asystolie), on a donc plus de chances de récupérer la victime.

Différentes publications récentes ont mis en lumière que la manoeuvre du bouche à bouche retarde et complique le massage cardiaque surtout si le sauveteur est seul ; il introduit en outre de l'air supplémentaire dans les voies aériennes et digestives supérieures, ce qui contrarie la circulation sanguine. Immédiatement après l'arrêt cardiaque, le sang est suffisamment oxygéné dans les premières minutes pour assurer le fonctionnement cérébral. Il apparaît donc qu'il vaut mieux se consacrer au massage cardiaque en priorité, plutôt qu'alterner le bouche à bouche avec le massage cardiaque, en attendant la possibilité d'avoir un défibrillateur automatique et l'arrivée des secours spécialisés.
Cependant, si le cœur repart, il faudra probablement continuer le bouche-à-bouche à moins que la respiration ne reprenne ; de toutes les façons, dans ce cas il convient de vérifier régulièrement à l'oreille, ou à la prise du pouls carotidien, la poursuite du bon fonctionnement cardiaque (un nouvel arrêt pouvant se reproduire) ; la poursuite de la réanimation doit se faire par une équipe hospitalière.
Le fait que la défibrillation fasse repartir le cœur ne signifie pas que la personne va survivre ; par ailleurs, si elle survit, elle peut garder des séquelles neurologiques irréversibles. Cette démarche est la seule permettant de donner une chance de survie, et de pouvoir revivre dans de bonnes conditions.


Défibrillateur semi-automatique

Scénario idéal

Le scénario idéal d'une réanimation à l'aide d'un défibrillateur automatique est :

Le témoin est là lorsque la personne s'effondre et reconnaît une situation d'arrêt cardio-circulatoire : la personne ne répond pas, ne respire pas et ne réagit pas aux insufflations ;
Il appelle (ou fait appeler) les secours (112 dans l'Union européenne, ou autres numéros suivant sa localisation géographique) immédiatement en spécifiant qu'il est en présence d'une personne en arrêt respiratoire ;
Il pratique la réanimation cardio-pulmonaire ;
Un défibrillateur automatique est mis en place dans les 5 minutes suivantes (par une équipe de secouristes) ;
Une équipe médicale (comme le SMUR en France) ou paramédicale est présente dans les 20 minutes, selon la localisation, pour poursuivre la réanimation.
En milieu proche d'un centre hospitalier, on peut avoir directement l'arrivée d'une équipe médicale munie d'un défibrillateur manuel. Dans un tel cas, on estime avoir environ 20 % de chances de faire repartir le cœur (1 chance sur 5).


Localisations des deux électrodes.


Cas des enfants entre un et huit ans

Dans le cas des enfants, l'arrêt cardiaque n'est qu'exceptionnellement dû à une fibrillation ventriculaire (seulement 1 ‰ des interventions au smur pédiatrique de l'hôpital Necker-Enfants Malades, Paris, environ 20 % des cas d'arrêts cardiaques chez l'enfant hors mort subite du nourrisson, environ 8% des arrêts cardiaques en incluant la mort subite du nourrisson). Dans la plupart des cas, l'arrêt est consécutif à un manque de dioxygène (hypoxie, ou anoxie : noyade, étouffement, intoxication, apnée spontanée) : en effet, le tissu cardiaque est jeune et sain, il n'y a pas de risque d'infarctus. Donc la défibrillation est inutile et la pose de l'appareil retarde inutilement les manœuvres de réanimation qui elles ont une très grande efficacité : le fait d'apporter du dioxygène aux cellules va pouvoir faire repartir le cœur dans la plupart des cas si ceci est fait suffisamment tôt.
Il existe toutefois de rares cas où le cœur sera en fibrillation ventriculaire, notamment en cas de malformation cardiaque ou si l'arrêt cardiaque est dû à un choc électrique. La procédure d'intervention sur un enfant entre un et huit ans est la suivante :

pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire durant deux minutes environ(soit 5 cycles de 30 compressions et 2 insufflations) ;
si le pouls n'a pas repris, poser le défibrillateur semi-automatique (idéalement seuls les DSA à ondes biphasiques conviennent pour l'usage pédiatrique, ces derniers permettant une défibrillation avec moins d'énergie au niveau des palettes).
Si disponible, il faut utiliser des électrodes spécifiques pour enfant, et les poser conformément aux indications du constructeur. À défaut, on utilisera des électrodes « adulte » en faisant attention à ce qu'elles ne se chevauchent pas. Si, en raison de la taille du thorax et des électrodes, on ne peut pas les poser toutes les deux sur la face avant du thorax, alors on en posera une sur la face avant du thorax et une dans le milieu du dos, entre les deux omoplates ; dans ce cas, le sauveteur peut être amené à réaliser les compressions en appuyant directement sur l'électrode antérieure.

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MessageSujet: Re: Le défibrillateur automatique   Jeu 1 Mai - 0:42:27

Études


Selon le Guide national de référence de formation à l'utilisation du DSA, en France :

45 % des victimes en arrêt cardio-circulatoire sont en fibrillation ventriculaire lorsque les sapeurs-pompiers arrivent sur les lieux, seuls 12 % le sont lorsque le Smur arrive (le délai moyen d'intervention du Smur est plus long, 33 % des victimes passent en asystolie) ;
si une défibrillation précoce est faite, 21 % des victimes reprendront une activité cardiaque spontanée et seront hospitalisées, et au final 7 % des victimes survivront ; si la défibrillation est tardive, seules 6 % récupèreront une activité spontanée et seront hospitalisées, et seules 2 % survivront au final.
En France, la Fédération française des secouristes et formateurs policiers (FFSFP) a lancé deux opérations en 2004 :
la formation (AFCPSAM) et l'équipement en DSA des policiers municipaux du Plessis-Trévise ;
la formation du grand public et la mise à disposition de défibrillateurs semi-automatiques dans des lieux publics à Hyères (Var).
En France, Montbard, petite ville de Côte-d'Or, après avoir formé plus de 30 % de sa population en partenariat avec la Croix-Rouge française, a obtenu un taux de survie sans séquelle de 16 % après un arrêt cardiaque. Montbard est la première ville française à mettre à disposition du public des défibrillateurs entièrement automatiques de marque Medtronic (22 au total). Le Docteur Rifler, initiateur du projet Montbard, a d'ailleurs travaillé avec le député de la circonscription François Sauvadet qui a déposé une proposition de loi en ce sens de l'obligation à l'école d'une formation.
La ville de Pau va mettre à disposition une quinzaine de défibrillateurs semi automatiques dans des lieux stratégiques du centre ville dès le début 2007. La ville de Saint-Quentin procède également dans le courant de l'automne 2007 à l'acquisition de 42 défibrillateurs de ce type pour couvrir l'ensemble de son territoire.
La Principauté de Monaco s'est équipée de défibrillateurs automatisés externes de marque Laerdal. Il s'agit de la plus grande opération menée dans l'hexagone, sous l'impulsion de l'Association de lutte contre la mort subite, du Centre hospitalier Princesse Grace et de la Croix-Rouge monégasque.
Vingt huit défibrillateurs automatisés externes ont été placés dans des bornes, réparties dans la ville, permettant ainsi un maillage afin de sauver le plus de vies possible. La Croix-Rouge monégasque forme qui le souhaite à l'utilisation des défibrillateurs. Depuis cela, plusieurs sociétés monégasques se sont aussi pourvues de Défibrillateurs automatisés et plusieurs villes autour de la Principauté souhaitent s'équiper. Depuis cette opération, un grand nombre d'entreprises monégasques et de consortium immobiliers se sont équipés. Aujourd'hui, on recense 87 défibrillateurs automatisés externes HS1 de marque Laerdal.
La ville de Provins, avec l'aide du Lion's Club s'est dotée de 7 défibrillateurs HS1 Laerdal. Plusieurs projets sont en cours et tout semble bien parti pour que les municipalités françaises rattrapent le retard qu'elles ont sur certains autres pays.
Par ailleurs, beaucoup d'entreprises s'équipent spontanément de défibrillateurs depuis la publication du décret du 4 mai 2007.
Aujourd'hui, la question se pose parfois encore sur défibrillateurs entièrement automatiques ou défibrillateurs semi-automatiques. Dans l'esprit de la plupart d'entre nous entièrement paraît bien plus simple que semi. Pour ce qui concerne les défibrillateurs, il n'en est rien. Le bouton sur lequel il faut appuyer pour que le choc soit délivré n'est qu'une sécurité supplémentaire pour l'utilisateur et l'entourage et pas une étape compliquant l'utilisation du défibrillateur semi automatique par rapport à un entièrement automatique. De plus l'algorithme même du défibrillateur entièrement automatique rend le temps nécessaire significativement plus long pour la délivrance du choc électrique alors que chaque seconde compte en situation d'arrêt cardiaque. Cette donnée fondamentale est aussi à prendre en considération lorsqu'il s'agit de choisir les défibrillateurs que l'on souhaite mettre à la disposition du public.


MODE D’EMPLOI une utilisation simple


Allumer l’appareil.
Suivre les instructions orales et les indications
écrites sur l’appareil.
Placer les électrodes sur la poitrine, (l’une
sous la clavicule droite, l’autre sous l’aisselle
gauche de la victime).

EN CAS DE FIBRILLATION

(battements anarchiques du coeur), l’appareil active automatiquement l’envoi d’électrochocs
(défibrillateur entièrement automatique) ou demande à l’utilisateur de déclencher les électrochocs (défibrillateur semi-automatique).Le défibrillateur automatisé externe ne doit être utilisé qu’en cas d’arrêt cardiaque.



Ne touchez jamais la victime pendant que l’appareil effectue l’analyse du rythme cardiaque ni pendant les chocs électriques.

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