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 Besançon (25)

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jacotte
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MessageSujet: Besançon (25)   Dim 20 Avr - 19:27:38

Besançon est une ville de l'Est de la France, sur le Doubs, préfecture du département du Doubs et de la région Franche-Comté. Elle est également siège d'académie et de province ecclésiastique.
Ses habitants sont appelés les Bisontins et les Bisontines.Établie dans un méandre formé par le Doubs, la cité joue un rôle important dès l'époque gallo-romaine sous le nom de Vesontio.
Sa géographie et son histoire spécifique ont fait d'elle tour à tour une place forte militaire, une cité de garnison, un centre politique et une capitale religieuse.
Proclamée première ville verte de France, la capitale comtoise jouit d'une qualité de vie reconnue soulignée par ses innovations sociales et environnementales. Grâce à son riche patrimoine historique et culturel et à son architecture unique, Besançon est classée Ville d'Art et d'Histoire et est candidate à une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.


Le Blason d'or à l'aigle bicéphale éployée de sable
tenant de ses serres deux colonnes de gueules brochant sur les ailes


Utinam (« Plaise à Dieu ») : devise « officielle » de la ville que l'on retrouve notamment sur la fontaine de la place Jean Cornet, sur les frontons de l'école de Rivotte et du Palais de Justice, sur le monument aux morts.
Deo et caesari fidelis perpetuo (« Fidélité éternelle à Dieu et César »).
Cette devise à été substituée à la précédente en 1815 mais ne fût employée que peu de temps avant que la devise Utinam soit reprise.
Le Blason de la ville est constitué d'un aigle attribué à la ville par l'empereur germanique Charles Quint en 1537 entouré de deux colonnes triomphales évoquant l'antique cité gallo-romaine Vesontio. À l'origine, l'aigle était bicéphale comme celui des Habsbourg.

Histoire

Classée ville d'Art et d'Histoire, la ville de Besançon possède un riche passé historique dont son patrimoine architectural est un témoin fort. Depuis la fondation d'un oppidum gaulois, la cité n'a cessé de se développer et de s'agrandir avant de devenir un centre culturel, militaire et économique de premier ordre.
Tantôt germanique tantôt française, la capitale Comtoise a gardé de nombreuses traces des différentes périodes de son histoire de l'Antiquité au XIXe siècle.La passage de chasseurs-cueilleurs remontant à 50 000 ans, durant la période du paléolithique moyen, a été attestée.
Les fouilles menées au cours des derniers siècles ont permis de révéler des traces d'occupation du site dès le néolithique le long du Doubs, notamment au pied des collines de la Roche d'Or et de Rosemont, ces traces d'habitat étant datées de 4 000 ans avant J.-C. environ.

Antiquité

L'oppidum gaulois de Vesontio

Au IIe siècle avant notre ère, l'oppidum est la possession des Séquanes, peuple gaulois voir Celtes qui contrôle un vaste territoire s'étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges.
La présence d'aménagements publics à cette époque est attestée par des campagnes de fouilles ; les plus anciens ont été découverts lors des fouilles préventives réalisées sur le site des remparts dérasés en 2001.
La ville était ceinturée par un mur de berge (murus gallicus) dont des vestiges ont été mis au jour sur ce même site. À l'extérieur se trouvait un quartier d'artisans.
L'oppidum, du nom de Vesontio (en latin), était alors le centre économique de la Séquanie et c'est à ce titre qu'il est convoité par les Germains puis par les Éduens avant que Jules César n'en fasse la conquête en 58 av. J.-C..
Vesontio, cité gallo-romaineJules César, impressionné par ce site stratégique qu'il décrit dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, décide d'en faire la capitale de la tribu gauloise des Séquanes (Civitas Maxima Sequanorum) ainsi qu'une citadelle militaire et un carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or, elle devient l'une des plus grandes villes de la Gaule belgique, puis de la province de Germanie supérieure.
En 68 après J.C, elle est le théâtre de la Bataille de Besançon opposant Lucius Verginius Rufus, fidèle de l'empereur Néron, à Gaius Julius Vindex, un rebelle qui est vaincu et finit par se suicider. Les Romains agrandissent la cité et l'embellissent en y construisant de nombreux édifices de part et d'autre du cardo (actuelle Grande Rue) et même sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéâtre (Arènes de Besançon) pouvant accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs. Le sous-sol de la ville regorge de témoins de cette époque, on dénombre en effet non moins de 200 points de découverte dans la La Boucle et les quartiers situés aux abords immédiats.
Sous la Tétrarchie, la cité devient la capitale de la « Provincia Maxima Sequanorum ».
Parmi les vestiges les plus importants, on peut citer la Porte Noire érigée sous Marc-Aurèle en 175 ap. J.-C. pour célébrer la répression des troubles de 172 à 175 ap. J.-C. les colonnades du Square Castan, les conduites de l'aqueduc romain qui alimentait Vesontio en eau, les restes de l'amphithéâtre et la domus du palais de justice et celle du collège Lumière où a été retrouvée une impressionnante mosaïque dite de la Méduse en très bon état de conservation.
En 360, l'empereur Julien, de passage à Vesontio, décrit une « bourgade ramassée sur elle-même », une cité sur le déclin qui n'est guère plus qu'un village.


Utinam - Place Jean Cornet


Moyen-Âge

Peu après la chute de Rome, Clovis Ier, roi mérovingiens des Francs, entreprend de réunir les peuples gaulois sous son ordre. Les Séquanes sont ainsi rattachées au royaume en même temps que les Burgondes et les Alamans. L'histoire de Besançon au début du Moyen-Âge est très mal connue, les documents et indices étant largement insuffisants. En 821, on trouve trace d'un premier texte mentionnant la ville sous l'appellation Chrysopolis.
De 843 à 869, le diocèse de Besançon est rattaché à la Lotharingie, puis, à la mort de Lothaire II, devient possession de Charles le Chauve en vertu de la signature du Traité de Meerssen (870) et est donc intégré au royaume de France jusqu'en 879.

Besançon, métropole ecclésiastique

C'est en 888 que Eudes Ier de France, dans sa féodalisation du royaume, fonde les duchés et comtés de Bourgogne. Ce dernier ayant pour capitale Dole est rattaché au Comté de Varais dans lequel se trouve Besançon. Ce comté aura pour premier comte (dit "comte palatin de Bourgogne") Otte-Guillaume de Bourgogne (982-1026)[35]. Besançon devient également siège épiscopal en tant qu'archevêché indépendant. Le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, n'ayant pas de descendants mâles, lègue ses biens bourguignons à son neveu Henri II du Saint-Empire.En 1032, comme tout le Comté de Bourgogne, Besançon est donc rattachée au Saint Empire romain germanique. L'Archevêque de Besançon, Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'Empereur, devient le seigneur de la ville, qui prospère sous son impulsion.
Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, pendant tout le Moyen Âge, Besançon restera une ville directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du Comté de Bourgogne, dont Dole est la capitale.

Besançon, ville libre impériale

Au cours des XIIe et XIIIe siècles, les Bisontins luttent contre l'autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l'Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de vingt-huit notables élus au suffrage universel masculin à plusieurs degrés et à un conseil de quatorze gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une « ville libre » pendant près de 400 ans.
Les Ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les « protecteurs » de la ville libre impériale que reste toujours Besançon. C'est pour la cité une période de prospérité.

Époque moderne

A l'époque de la Renaissance, la Franche-Comté appartient de nouveau à l'Empire Germanique suite au décès de Charles le Téméraire. L'empereur Charles Quint fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas Perrenot de Granvelle, devient Chancelier de l'Empire en 1519 puis Garde des Sceaux en 1532. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la cinquième ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le Palais Granvelle et l'Hôtel de Ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint. La ville compte alors de 8 000 à 9 000 habitants en 1518, population qui serait passée entre 11 000 et 12 000 habitants en 1608.
L'économie de la ville est profondément rurale, notamment par la présence des vignerons à Battant qui représentaient la moitié voir les trois quarts de la population et faisaient donc de la viticulture l'activité principale de la ville.

Le "siècle souffrant" et la conquête française

Alors que la ville avait vécu une époque de progrès au XVIe siècle, le XVIIe siècle est marqué par les guerres et une grande misère.En 1631, la ville accueille à deux reprises le duc Gaston d'Orléans, frère du roi et ennemi personnel du cardinal de Richelieu. La guerre de Dix Ans (1635-1644), épisode bourguignon de la guerre de Trente Ans, apporte dans la région les fléaux de la peste, de la famine et de la misère.
Besançon, qui a échappé plusieurs fois à un siège, souffre néanmoins des mêmes fléaux que son arrière-pays dévasté: la peste fait son apparition en 1636 tandis qu'une période de famine s'étend de 1638 à 1644.Un traité d'échange entre la ville allemande de Frankenthal (appartenant au roi d'Espagne) et Besançon (relevant de l'Empire), suggéré à partir de 1651, est finalement accepté par les Bisontins en 1664.
Pendant une courte période (1664-1674), Besançon perd alors son statut de ville libre et devient possession de la couronne d'Espagne. La trêve n'est que de courte durée et le 8 février 1668, l'armée de Condé se voit ouvrir les portes de la ville après que les autorités locales aient capitulé.
L'occupation française est plutôt mal vécue et les troupes françaises rebroussent chemin dès le 9 juin.
La défense de la cité ayant été mal assurée, on entreprend alors l'amélioration des fortifications: la première pierre de la citadelle est posée au Mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 et à l'autre extrémité, d'importants travaux sont entrepris autour de Charmont (sur les hauteurs de Battant)Le 26 avril 1674, le duc d'Enghien est de retour et prend position devant la cité à la tête d'une armée composée de 15 000 à 20 000 hommes.
Au terme d'un siège de vingt-sept jours auquel assistent Louis XIV, Vauban et Louvois, la citadelle tombe finalement entre les mains des assiégeants le 22 mai. Besançon, après plusieurs tentatives vaines, devient enfin la capitale de la Franche-Comté au détriment de Dole par lettres patentes du 1er octobre 1677: un grand nombre d'administrations, parmi lesquelles le gouvernement militaire, l'intendance, le parlement ou encore l'université, sont progressivement implantées dans la nouvelle capitale. Le Traité de Nimègue, signé le 10 août 1678, rattache définitivement la ville et sa région au royaume de France.
Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France et confie à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaires.
La citadelle est ainsi entièrement remaniée entre 1674 et 1688, les autres fortifications sont édifiées de 1689 à 1695 et de nombreuses casernes sortent de terre à partir de 1680. La construction de la citadelle coûta très cher, à tel point que Louis XIV aurait demandé si ses murailles n'étaient pas en or...

Une ère de prospérité

Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion d'intendants remarquables, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population (14 000 à 32 000 habitants), tout en se couvrant de monuments et d'hôtels particuliers.

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MessageSujet: Re: Besançon (25)   Dim 20 Avr - 19:31:37

Époque contemporaine

Une ville sur le déclin

Au sortir de la Révolution, Besançon perd son archevêché et son statut de capitale, n'étant plus que le chef-lieu d'un département privé des terres agricoles les plus productives du bas pays. La population, estimée à 32 000 habitants à la veille de la Révolution, décline à 25 328 habitants en 1793 pour ne remonter timidement qu'à 28 463 en 1800. Cependant, c'est également durant cette période que l'industrie horlogère s'installe dans la ville suite à la création en 1793 d'une manufacture d'horlogerie par un groupe de réfugiés helvétiques mené par l'horloger genevois Laurent Mégevand, expulsé de Suisse pour ses activités politiques.
L'activité démarre difficilement, notamment du fait de l'hostilité d'une part de la population, mais le nombre d'horlogers est estimé à 1 000 en 1795 et la production de montres progresse tout de même de 14 700 pièces en l'an III (1794-1795) à 21 400 en l'an XI (1802-1803).

D'une guerre à l'autre (1870-1945)

Sous la Troisième République, Besançon connaît une relative stagnation, sa population oscillant autour de 55 000 habitants pendant plusieurs décennies. Indépendamment de la démographie, l'horlogerie continue son ascension, produisant 395 000 montres en 1872 puis 501 602 en 1883.
Ainsi, selon la chambre de commerce, Besançon participait en 1880 pour 90% de la production horlogère française et comptait environ 5 000 ouvriers spécialisés dans ce secteur et 10 000 ouvrières y travaillant à temps perdu. Devant faire face à la concurrence suisse, le secteur connaît une crise dans les années suivantes avant de se relever au début du XXe siècle pour produire 635 980 articles en 1900 mais n'employer plus que 3 000 ouvriers et ouvrières en 1910. D'autres industries se développent à cette époque: brasseries (dont la plus renommée est la brasserie Gangloff), papeteries, métallurgie...
C'est surtout le textile qui s'impose comme un des secteurs florissant lorsque le comte Hilaire de Chardonnet, inventeur d'un procédé de fabrication de soie artificielle, permet à sa ville d'utiliser industriellement son procédé dans une Soierie ouverte sur le site des Prés-de-Vaux en 1891.C'est également à la fin du XIXe siècle que la ville "s'invente" une vocation thermale en créant en 1890 la Compagnie des Bains salins de la Mouillère.
Le tourisme se développe alors autour du produit d'appel de Besançon-les-Bains qui engendre la construction d'un établissement thermal, de l'Hôtel des Bains, d'un casino, de la salle de spectacles du Kursaal et l'ouverture d'un syndicat d'initiative en mai 1896.Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande entre à Besançon le 16 juin 1940 bien que les autorités militaires françaises aient décidé de faire sauter les ponts à l'approche de l'occupant.
La ville se retrouve en zone occupée (la ligne de démarcation n'est qu'à environ 30 kilomètres à l'ouest) et même en zone interdite, ce qui implique qu'elle soit annexée au Reich en cas de victoire de l'Allemagne.
La ville subit globalement peu de destructions durant la guerre, si ce n'est le bombardement dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943 du quartier de la Viotte par l'aviation anglaise dont un bombardier s'écrase sur la gare: le bilan est de 50 morts, 40 blessés graves et une centaine de blessés légers. La Résistance s'organise tardivement, perpétrant ses premiers attentats au printemps 1942: les Allemands ripostent par des arrestations et 16 résistants sont exécutés dans l'enceinte de la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943, 83 subiront le même sort par la suite. Le 6e corps de l'armée américaine prend possession de Besançon le 8 septembre 1944 après quatre jours de combats et c'est donc une ville libérée que visite le général de Gaulle le 23 septembre

Une expansion sans précédent (1945-1973)

Au sortir de la guerre, la ville comme tout le pays, fait face à une croissance rapide. L'essor démographique est particulièrement vif, la ville doublant sa population en à peine plus de 20 ans (de 63 508 habitants en 1946 à 113 220 habitants en 1968), et particulièrement entre 1954 et 1962 où sa progression de 38.5% n'est dépassée seulement que par les villes de Grenoble et de Caen. Les voies de communication n'accompagnent que difficilement cette évolution, l'électrification de la ligne ferroviaire vers Paris n'intervenant qu'en 1970, la mise à grand gabarit du canal n'étant envisagée qu'à partir de 1975 tandis que l'autoroute ne parvient à Besançon en 1978.
Quant à la possibilité de développer un aéroport à La Vèze, l'idée est bien vite enterrée.L'industrie horlogère reste dominante mais est en recul, passant de 50% des emplois industriels en 1954 à 35% en 1962 et cédant le pas progressivement face à d'autres secteurs en plein essor tels que le textile, le bâtiment ou l'industrie alimentaire.
En 1962, trois entreprises dépassent les 1000 employés: les firmes horlogères Lip et Kelton-Timex, et l'usine textile de la Rhodiacéta. Cela n'empêche pas Besançon de confirmer son statut de capitale de l'horlogerie française grâce notamment à ses fonctions administratives (sièges sociaux) et scientifiques (enseignement et recherche).
Le textile et la confection connaissent par ailleurs un dynamisme certain, la Rhodia employant jusqu'à 3 300 employés en 1966 et l'entreprise familiale Weil atteint 1 500 emplois en 1965, devenant ainsi la première entreprise française de confection masculine.Face à cette croissance exponentielle, la municipalité décide de répondre notamment à la crise du logement en débutant en 1952 la construction des cités de Montrapon et de Palente-Orchamps et en 1960 celle des trois immeubles appelés les 408 (en référence au nombre de logements) par les Bisontins qui accueillent une population majoritairement ouvrière. La réalisation de ces équipements est assez anarchique et un plan de modernisation et d'équipement est élaboré entre 1961 et 1963 prévoyant la création de la Z.U.P. de Planoise, des zones industrielles de Palente et de Trépillot, et du campus universitaire de la Bouloie.
On prévoit également la réalisation de trois boulevards permettant de fluidifier la circulation.
La ville devient capitale régionale grâce à la création des circonscriptions d'action régionale par un décret du 2 juin 1960.


Mémorial aux soldats du Doubs morts pour la France durant les guerres
en Indochine, Corée et Afrique du Nord


Crises et reconversions (1973 à nos jours)

La crise pétrolière de 1973 ouvre pour Besançon le début d'une crise économique difficile dévastant son industrie et venant brusquement stopper son essor fulgurant. Cette crise est d'abord symbolisée par la célèbre affaire Lip qui marquera durablement l'histoire de la ville. L'entreprise horlogère est en effet menacée d'un plan de licenciements au printemps 1973 et donne alors naissance à une lutte sociale d'un genre nouveau basée sur l'autogestion et provoquant un élan de solidarité national qui culmine le 29 septembre avec la "marche Lip" qui voit défiler 100 000 personnes dans une ville morte.
Après avoir entrevu un semblant de redémarrage de l'activité, le dépôt de bilan est inéluctable et Lip disparaît en 1977. En 1982, c'est un nouveau coup dur pour la ville avec la fermeture de l'usine Rhodia qui laisse sur le carreau près de 2 000 salariés, tout comme l'entreprise horlogère Kelton-Timex peu après.
Durant les années 90, c'est un autre fleuron de l'industrie bisontine qui s'efface, puisque l'entreprise de confection Weil délocalise et les effectifs passent de plus d'un millier de salariés à une petite centaine.
En près de 20 ans, la ville perd donc près de 10 000 emplois industriels et semble pouvoir s'en relever difficilement.Grâce notamment aux lois de décentralisation de 1982, la ville passe d'une vocation industrielle à un centre tertiaire. Le savoir-faire horloger, vieux de plus de deux siècles, est mis en valeur pour se reconvertir avec succès dans les branches des microtechniques, de la mécanique de précision et des nanotechnologies au niveau européen et dans le domaine spécifique du temps-fréquence à l'échelle mondiale.
D'autres atouts comme la qualité de vie et le patrimoine, ou encore la situation sur l'axe Rhin-Rhône, un des axes structurants à l'échelle européenne, permettent à Besançon, au début du XXIe siècle, de prendre un nouveau départ.

Culture et Patrimoine

Besançon est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis le 14 février 1986.
A l'initiative de la ville de Besançon, un Réseau des sites majeurs de Vauban a été créé en 2005. Le 5 janvier 2007, le ministère de la culture à décidé que le dossier des Sites Majeurs de Vauban représenterait la France en juin 2008 en vue d'une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Le quartier Battant a fait l'objet d'un secteur sauvegardé de trente-et-un hectares en 1964 tandis qu'en 1994 a été créé un secteur sauvegardé de 237 hectares pour la Boucle et les zones d'accompagnement, l'ensemble constituant actuellement le plus grand secteur sauvegardé de France.
On dénombre environ 170 monuments historiques à Besançon.

Vestiges gallo-romains

Durant l'Antiquité, Vesontio est une métropole importante de la Gaule romaine. Elle se pare de monuments dont certains ont subsisté, les fouilles archéologiques menées au gré des chantiers de construction révélant souvent de nouvelles découvertes datées de cette période.


La Porte Noire



Porte Noire : arc de triomphe gallo-romain édifié sous Marc Aurèle au IIe siècle. Fortement détériorée par les aléas du temps et la pollution, elle fait l'objet en ce début de XXIe siècle d'une longue et difficile opération de restauration.

Square Castan : ensemble de vestiges archéologiques du IIe siècle ou du IIIe siècle composé notamment de huit colonnes corinthiennes.

Vestiges des Arènes: seuls quelques gradins et fondations ont été mises à jour, ses pierres ayant été largement utilisées au Moyen Âge pour la construction d'autres édifices.

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MessageSujet: Re: Besançon (25)   Dim 20 Avr - 19:40:02

Fortifications et édifices militaires

La majeure partie du système de fortification actuel (citadelle, enceinte urbaine composée des remparts et bastions, Fort Griffon) est l'œuvre de Vauban. C'est cet ensemble qui représente Besançon pour la candidature des Sites majeurs de Vauban à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Les forts présents sur les autres collines ont tous été construits au XIXe siècle. Les seules fortifications pré-Vauban subsistantes sont la Porte Rivotte, la Porte Taillée, la Tour Carrée et la Tour de la Pelote.


Marquis de Vauban en bronze à l'entrée de la citadelle,

La Citadelle : construite par Vauban de 1678 à 1771, elle est avec plus de 250 000 visiteurs chaque année le site le plus visité de Franche-Comté. Elle s'étend sur 11 hectares au sommet du Mont Saint-Étienne à une altitude comprise entre 330 mètres et 370 mètres, dominant ainsi le méandre du Doubs qui présente une altitude comprise entre 240 et 250 mètres. Elle regroupe en son sein un musée de la Résistance et de la Déportation, un musée de la vie comtoise, le service régional d'archéologie et un zoo. Elle est le symbole de la ville.
Remparts de Vauban : les fortifications de la Boucle sont reconstruites de 1675 à 1695. Vauban substitue en effet aux défenses médiévales restaurées et complétées par Charles Quint au XVIe siècle une ceinture pourvue de tours bastionnées.
Porte Rivotte : datant du XVIe siècle, elle se compose de deux tours rondes à poivrières un d'un fronton sur lequel est sculpté le soleil de Louis XIV.
Porte Taillée : ouverte dans les rochers, elle est l'œuvre des romains. Elle marque l'entrée de la ville sur la route de la Suisse. Elle est surmontée d'un corps de garde et d'une tour de guets construits en 1546.
Tour Carrée : située dans la promenade des Glacis, elle est appelée également Tour de Battant ou Tour de Montmart. Elle a été construite en 1526.


Tour des Cordeliers : tour bastionnée pentagonale achevée en 1691
Tour de Chamars
Tour de la Pelote : située quai de Strasbourg, elle fût construite en 1546 par le gouvernement communal sur ordre de Charles Quint. Son nom viendrait de l'ancien propriétaire du terrain où elle a été construite, Pierre Pillot, seigneur de Chenecey.
Fort Griffon : son nom provient de l'architecte italien qui fût chargé de le construire en 1595, Jean Griffoni. Il fût ensuite complètement remanié par Vauban. Vendu par l'Armée en 1947, il est affecté à l'école normale d'institutrices puis à l'IUFM.
Fort de Chaudanne : construit de 1837 à 1842, son nom officiel est fort Baudrand.
Fort de Bregille : construit de 1820 à 1832, son nom officiel est fort Morand.
Fort de Planoise : construit de 1877 à 1880, son nom officiel est fort Moncey. Il est utilisé de nos jours par les Compagnons d'Emmaüs.
Fort Benoît : édifié de 1877 à 1880
Fort Tousey
Fort de Trois Châtels
Fort de Beauregard : construit en 1830
Fort de Rosemont : batterie construite pendant la guerre de 1870-1871
Fort des Montboucons : construit de 1877 à 1880
Fort des Justices : construit à partir de 1870.
Caserne Ruty : ancienne caserne Saint-Paul. Elle est composée de quatre pavillons entourant une cour servant de place d'Armes et datant des XVIIIe et XIXe siècles.Actuellement, c'est l'état-Major de la 7ème Brigade Blindée et de l'état-major de force 1 ( EMF 1)


Palais et hôtels particuliers


Palais de Justice : à l'origine, il s'agissait du second corps de bâtiment de l'Hôtel de Ville. En effet, en 1582, la municipalité décide d'agrandir l'Hôtel de Ville pour y établir son tribunal et sa chapelle. La construction en fût confiée à l'architecte Hugues Sambin qui s'inspira grandement de l'esprit de la Renaissance. Il est actuellement le siège de la Cour d'appel.


Palais Granvelle : palais Renaissance du XVIe siècle construit pas Nicolas Perrenot de Granvelle, Chancelier et garde des sceaux de l'empereur Charles Quint. Il abrite aujourd'hui le Musée du Temps. Classé Monument Historique en 1862.

Hôtel de l'Intendance[101] : actuelle préfecture du Doubs, il fût édifié de 1770 à 1778 à la demande de l'intendant Charles de Lacoré. Les plans ont été réalisés par le grand architecte parisien Victor Louis et les travaux dirigés par l'architecte bisontin Nicolas Nicole. Il adopte le plan traditionnel des hôtels particuliers, avec une cour d'honneur présentant une façade composée de six colonnes ioniques surmontées d'un fronton et un jardin à l'arrière du bâtiment dont la façade est agrémentée d'une rotonde s'avançant légèrement sur le jardin.

Hôtel de Ville : édifié par l'architecte Richard Maire qui l'acheva en 1573, il présente une façade à bossages dans l'esprit des palais de la renaissance italienne. Une grande niche dans la façade abritait jusqu’à la Révolution une statue en bronze de Charles Quint chevauchant un aigle à deux têtes. Classé Monument Historique en 1912.Le centre ancien de Besançon comporte par ailleurs une trentaine d'hôtels particuliers des XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle, remarquables notamment par leurs façades en pierre de Chailluz bleue-grise et ocre, leurs cours intérieures et leurs escaliers extérieurs monumentaux.

Hôtel Mareschal : il appartenait à une importante famille bisontine, la famille Mareschal. Incendié le 4 juin 1516, Guillaume Mareschal le fit reconstruire en 1532 avec une flore ornementale qui annonce la Renaissance. Il plaça au fronton de la porte d'entrée un écusson avec ses armes : « D’argent à la bande d’azur chargée de trois étoiles d’or et accompagnées de deux grappes de raisin de pourpre, feuillées et tigées de sinople, celle de la pointe ayant la queue en bas » qui se voyait encore à la Révolution.

Hôtel de Champagney : édifié au 37 de la rue Battant par Jacques Bonvalot, seigneur de Champagney, sa construction date de la première moitié du XVIe siècle. Sa fille Nicole Bonvalot, veuve de Nicolas de Granvelle, fit remanier les locaux et aménager la cour de 1560 à 1565 par l’architecte Richard Maire. Il se distingue par les quatre belles gargouilles qui ornent sa façade et par sa cour intérieure avec passage voûté d’arrêtes et galeries à colonnes de bois d'une grande beauté. L'ensemble est classé aux Monuments Historiques depuis 1966.



Hôtel des Bains : créé en 1890, il est le vestige d'un ancien complexe balnéaire luxueux comprenant un établissement thermal, un casino et l'Hôtel, le tout entouré de jardins et de parcs.

Hôtel de Grammont : ancien hôtel du Chambrier (trésorier de la chambre épiscopale) reconstruit au XVIIIe siècle. C'est actuellement le siège du Conseil régional de Franche-Comté.

Hôtel Terrier de Santans : construit entre 1770 et 1772 pour le marquis Terrier de Santans, premier président au parlement, par l’architecte Claude Bertrand.

Parmi la trentaine d'hôtels particuliers, d'autres moins importants mais remarquables néanmoins sont les hôtels Michotey (et son pavillon de musique décoré) ; Chevanney, Gauthiot d'Ancier, Bonvalot, du Bouteiller (XVIe siècle) ; d'Anvers (XVIIe siècle) ; Camus, Terrier, Courbouzon, Magnoncourt, de Clévans, Quettet et de Rosières (XVIIIe siècle).

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MessageSujet: Re: Besançon (25)   Dim 20 Avr - 19:51:44

Divers

Théâtre municipal : commande de l’intendant Charles-André de Lacoré à Claude Nicolas Ledoux qui en dessina les plans et en confia la construction à Claude-Joseph-Alexandre Bertrand qui débuta en 1778 pour s'achever par son inauguration le 9 août 1784 sous la houlette de Louis V Joseph de Bourbon-Condé. D'une capacité de 2000 places, il était considéré comme très novateur car doté d’un parterre assis, d’une salle en amphithéâtre sans loges et c'était le premier au monde à posséder une fosse d’orchestre. Le 29 avril 1958, un dramatique incendie détruisit totalement l'intérieur et la toiture de l'édifice. Les murs sont les seuls témoins qui ont subsisté, dont la façade et ses six colonnes monumentales.


Casino municipal : installé dans un édifice de style Belle Époque, il a été inauguré en 1882.


Horloge astronomique : située dans la cathédrale Saint-Jean, elle fût commandée en 1858 par le cardinal Mathieu à Auguste-Lucien Vérité.

Quai Vauban : ensemble monumental de maisons à arcades construit de 1692 à 1695.

Hôpital Saint-Jacques : les travaux de cet hôpital qui avait vocation à remplacer celui situé rue d'Arènes commencèrent en 1686 pour s'achever en 1702. Sa grille d'entrée monumentale, exécutée par le serrurier Nicolas Chapuis en 1703 a été remplacée par une copie.

Usine Dodane : bâtiment en béton armé en forme de L dont la construction a été confiée par l'horloger Dodane à l'architecte Auguste Perret qui a également dessiné les éléments de décor intérieur. Il est agrémenté d'un jardin privé comprenant piscine et court de tennis. L'ensemble a été achevé en 1943.

Café du Commerce : brasserie de la deuxième moitié du XIXe siècle avec un riche décor intérieur style Belle Époque. Inscrit aux Monuments Historiques en 1981.

École Nationale d'Horlogerie : édifiée de 1928 à 1932 par l’architecte Guadet, elle abrite aujourd'hui le Lycée Jules Haag.

Observatoire astronomique : créé par décret présidentiel en 1878 et classé Monument Historique en 2007. Les bâtiments de l'observatoire astronomique sont élevés de 1883 à 1884 d'après des plans de l’architecte Étienne-Bernard Saint-Ginest.


Vue sur le Quai Vauban

Architecture sacrée

Après avoir acquis un siège épiscopal dès le IIIe siècle, les églises et les abbayes se multiplient pendant la période du haut Moyen Âge. D'importantes constructions ou reconstructions des édifices religieux ont ensuite lieu au XIe siècle durant l'épiscopat d'Hugues Ier de Salins et de nombreuses églises sont embellies ou rebâties après la conquête française de 1674. En 1842, l'église du Saint-Esprit est officiellement cédée à la communauté protestante tandis que la communauté juive inaugure sa Synagogue en 1869. Enfin, la communauté musulmane fait construire deux mosquées à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle.

Archevêché de Besançon : situé dans l'hôtel Boitouset.


Cathédrale Saint-Jean : cathédrale gothique du IXe siècle, XIIe siècle et XVIIIe siècle. Elle comporte deux absides. Elle renferme un chef d'œuvre de Fra Bartolomeo, le tableau de la Vierge aux Saints peint en 1512.

Église Saint-Pierre : édifiée par le bisontin Bertrand de 1782 à 1786.

Église Saint-Maurice : reconstruite de 1711 à 1714, façade de style jésuite surmontée d'un carillon.

Église de la Madeleine : élevée de 1746 à 1766 sur des plans de Nicolas Nicole mais définitivement terminée en 1828-1830 par la construction de ses deux tours, dont l'une sert de perchoir au célèbre automate carillonneur Jacquemart. Sa toiture est composée de tuiles polychromes vernissées.

Église Notre-Dame : ancienne abbaye bénédictine Saint-Vincent fondée au XIe siècle. C'est sous l'Empire qu'elle devient l'église paroissiale Notre-Dame. Sa façade à été conçue en 1720 par l'architecte Gazelot. On y distingue encore le grand portail d'entrée de l'abbaye et la tour des cloches du XVIe siècle. Elle occupée aujourd'hui par la faculté de Lettres et Sciences Humaines.

Église Saint-François-Xavier : ancienne chapelle du collège des Jésuites, elle est édifiée entre 1680 et 1688. Son plan est en forme de croix latine entourée de petites chapelles latérales. Elle a été désaffectée en 1975.

Temple du Saint-Esprit : ancien Hospice du Saint-Esprit, il a été affecté à la communauté protestante en 1842. L'église est un édifice gothique du XIIIe siècle augmenté d'une chapelle au XVe siècle et privée de son clocher pendant la Révolution. Il se distingue par sa galerie de bois sculpté, chef-d'œuvre d'un artiste anonyme. Son portail néogothique a été réalisé en 1841 par l'architecte Alphonse Delacroix à la place du vieux porche.

Synagogue : érigée en 1869 par Marnotte, surprenante par son architecture mauresque.

Basilique Saint-Ferjeux : de style romano-byzantin construite sur la grotte des Saints patrons de Besançon Saint Ferjeux et Saint Ferréol.

Chapelle du Refuge : construite de 1739 à 1745 par le bisontin Nicolas Nicole. Elle était autrefois la chapelle du Couvent du Refuge avant d'être rattachée à l'hôpital Saint-Jacques en 1802.

Abbatiale Saint-Paul : église de l’ancienne abbaye fondée par Saint-Donat, archevêque de Besançon vers 628. Rebâtie aux XIVe siècle et XVe siècle, elle possède un beau vaisseau gothique.

Grand Séminaire : construit de 1670 à 1695 par l’archevêque Antoine-Pierre Ier de Grammont et complété au XVIIIe siècle par l’élévation du portail et la construction d’un beau corps de logis en façade. La chapelle présente sur la rue une élégante façade à deux étages de pilastres corinthiens. Son portail est surmonté d’un tympan où le sculpteur Huguenin représenta une Vierge à l’Enfant en 1848.

Mosquée Sounna : construite à la fin du XXe siècle sur un terrain cédé par la ville dans le quartier de Saint-Claude.

Chapelle Notre-Dame-des-Buis : chapelle du XIXe siècle dominant la ville à 491 mètres d'altitude.

Patrimoine environnemental

Avec 2 408 hectares d'espaces verts, dont 2 000 hectares de forêts, Besançon est souvent reconnue comme la 1re ville verte de France avec ses 204 m² d'espaces verts par habitant. La forêt de Chailluz représente à elle seule un quart de la superficie totale de la commune.

Clos Barbisier : jardin créé en 1988 dans le quartier Battant, il présente une importante variété de roses.

Jardin botanique de Besançon : le premier jardin botanique de Besançon aurait été créé en 1580. Il a ensuite occupé plus de dix sites différents, dont l'emplacement actuel de la Place Leclerc depuis 1957.

Jardins du Casino : jardin public aménagé de pelouses fleuries et d'allées arborées.

Parc de la Gare d'Eau : l'arrivée en 1833 du canal du Rhône au Rhin poussa la ville à créer un petit port (gare d'eau) pour la batellerie mais celui-ci devient vite inutilisé du fait du percement d'un canal sous la citadelle. Le parc de deux hectares aménagés autour du bassin est actuellement propriété du conseil général du Doubs.

Parc de l'observatoire : créé en 1904 à la demande du directeur de l'observatoire astronomique Auguste Lebeuf, il abrite notamment un hêtre pourpre, un hêtre pleureur, des châtaigniers et des pins.

Promenade Chamars (4e quart XVIIIe siècle) : son nom provient de la contraction de Champs de Mars (campus martii). Ce fût d'abord un terrain marécageux séparé en deux par un bras du Doubs: le grand et le petit Chamars. Vauban, jugeant cet endroit vulnérable, le fait fortifier à l'aide de remparts et de bastions. La ville obtient la permission de transformer cet espace en promenade en 1739, réaménagée par l'architecte bisontin Bertrand entre 1770 et 1778 qui y incorpore un café, des bains publics, une volière d'oiseaux rares, des cascades, un jardin botanique et de nombreuses plantations à la française. Celle-ci disparaît en grande partie à partir de 1830 avec l'arasement du rempart intérieur et la création de la gare d'eau. Un jardin public y est réaménagé entre 1978 et 1982, les seules éléments subsistants de l'ancienne promenade Chamars étant les deux pavillons de garde, quelques platanes et les vases de pierre du sculpteur Jean-Baptiste Boutry.

Promenade des Glacis : créée dans le milieu du XIXe siècle, elle est l'œuvre du paysagiste Michel Brice et de l'architecte Boutterin.

Promenade Helvétie : on y trouve un jardin botanique appelé Jardin des Sens et des Senteurs réalisé en 1987 accessible aux malvoyants grâce à ses plantes et arbustes présentant certaines particularités sensorielles (odeur, toucher) et à ses panneaux signalétiques en braille.

Promenade Micaud : elle fût aménagée progressivement sur trois hectares de la rive droite du Doubs à partir de 1843, sur des plans de l'architecte Alphonse Delacroix. Elle porte le nom de Jules Micaud, maire à l'origine de cette réalisation. Elle regroupe plus de 400 arbres dont un magnolia à grandes fleurs et un hêtre à feuillage lacinié, un kiosque à musique, un bassin et plusieurs sculptures.

Promenade Granvelle : ancien jardin privé du Palais Granvelle datant du XVIe siècle, la municipalité s'en est portée acquéreur en 1712 et il fût ouvert au public dès 1728. L'architecte Bertrand le réaménage en jardin d'agrément de 1775 à 1778, c'est alors qu'il devient la Promenade Granvelle. On y trouve notamment un kiosque à musique, une grotte artificielle, une fontaine Wallace, des statues de Victor Hugo et Auguste Veil-Picard, le portail de l'église du couvent des Grands-Carmes, et une colonnade néo-classique, vestige d'un pavillon de rafraîchissement.

Fontaines : la ville possède de nombreuses fontaines, notamment du fait de son passé de station thermale.
En voici un liste non exhaustive : fontaine des Carmes, des Clarisses, des Dames, du Doubs, de Saint-Quentin, Billecul, Bacchus, Marulaz, Minotaure, de Jupiter, Victor Hugo, de la place de la Révolution, de l'Hôtel de Ville, de la place Saint-Pierre.

Forêt de Chailluz : la ville est propriétaire de cette forêt de 1 625 hectares composée essentiellement de feuillus. On y trouve un parc animalier et un parcours santé en plus des nombreux sentiers.

Lieux de culture

Besançon propose une offre culturelle importante, étant notamment la seule ville de cette taille à posséder cinq musées. Les théâtres sont également nombreux et leur programmation complémentaire. Le point faible de la ville réside dans le manque de salles de concerts qui devrait être en partie comblé avec l'ouverture d'une Scène de Musiques Actuelles (SMAC) en 2010. L'offre de cinéma est satisfaisante avec un total de 21 salles. Une Cité des Arts et de la Culture doit sortir de terre mi-2008 pour une livraison prévue en 2010-2011 : œuvre de l'architecte japonais Kengo Kuma, celle-ci intègrera le Fonds Régional d'Art Contemporain (FRAC) et le Conservatoire National de Région (CNR) à l'emplacement de l'ancien port fluvial

Musées

On dénombre cinq musées à Besançon. Le plus ancien est le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie qui fût le premier musée créé en France en 1694, près d'un siècle avant le Louvre. Occupant aujourd'hui une ancienne halle aux grains de 1835, il a été réaménagé dans les années 1960 par Louis Miquel, élève de Le Corbusier. Dans l'enceinte du Palais Granvelle, l'ancien musée d'Histoire de la Ville a laissé place à un musée du Temps inauguré en juin 2002 dont le concept est unique en Europe et qui regroupe des collections d'horlogerie (montres, cadrans solaires, sabliers, ensemble des moyens de mesure du temps...) et les fonds du musée d'Histoire (tableaux, gravures).


Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie


On trouve par ailleurs trois musées de France regroupés dans la citadelle Vauban : le musée de la Résistance et de la Déportation ouvert depuis 1971 dans le bâtiment des Cadets, se compose de 22 salles, retraçant les thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale (le nazisme, l'Occupation, le régime de Vichy, la Résistance, la Libération, la déportation) à travers des photographies, des textes, des documents et des objets de collection originaux... L'établissement possède également deux salles dédiées à des artistes dont les œuvres ont été réalisées en camps de concentration ; le musée Comtois, installé en 1961 dans le Front Royal, présente les arts et traditions régionales à travers seize salles d'expositions permanentes agrémentées des collections comptant plus de 20 000 objets, principalement du XIXe siècle et du début du XXe siècle ; enfin, le muséum d'Histoire Naturelle créé 1959 sous l'impulsion du maire Jean Minjoz présente des collections variées d'insectes, de poissons, d'oiseaux et de mammifères autour des collections de sciences naturelles (animaux naturalisés, herbiers...) ; il présente également des animaux vivants en quatre secteurs (parc zoologique, insectarium, noctarium et aquarium). On y trouve également un climatorium



Statue de Victor Hugo sur l'esplanade des Droits de l'Homme


Gastronomie

La gastronomie de Besançon tire parti de toutes les richesses de la Franche-Comté, région d'élevage bovin, de production laitière et de fromages, de salaisons fumées du Haut-Doubs et du Haut-Jura, d’eau claire des torrents, rivières et lacs, de forêts à champignons, de gibier, et de production viticole jurassienne…

Quelques exemples de produits régionaux :

Fromages : comté, morbier, Mont d'Or, cancoillotte, raclette, edel de Cléron …
Les fondues : au comté, au Mont d'Or, à la Cancoillotte, au Macvin …
Charcuteries : saucisse de Morteau, saucisse de Montbéliard, viande séchée Brési, jambon de Luxeuil …
Plats typiques : tarte au comté, truite au bleu, truite au vin jaune, poularde aux morilles, croûte aux morilles, coq au Vin Jaune, poulet à la Comtoise, poulet à la cancoillotte, potée comtoise, escalope de veau comtoise…
Vins et alcools : vins du Jura, vin jaune, Château-Châlon, vin de paille, L'Étoile, crémant du Jura
Alcools : apéritif Pontarlier anis, macvin…

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