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 Affaire Dutroux

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mimi
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MessageSujet: Affaire Dutroux   Mer 30 Jan 2008 - 17:42



« L’affaire Dutroux » est une affaire criminelle qui a eu lieu en Belgique dans les années 1990, et a connu un retentissement mondial. Le principal protagoniste de l’affaire, Marc Dutroux, était, entre autres, accusé de viol et de meurtre sur des enfants et de jeunes adolescentes, ainsi que d'activités communément associées à la pédophilie, et fut condamné pour ces faits.

Le procès



Le procès Dutroux, qualifié de « procès du siècle » par la presse belge, a débuté le 1er mars 2004 à Arlon.

Lundi 14 juin 2004, les jurés entrent en délibération.

Les inculpés

Marc Dutroux est né le 6 novembre 1956. Il a été arrêté durant l’été 1996. Les enlèvements qui lui sont reprochés ont eu lieu en 1995 et 1996 mais s’inscrivent dans une longue série de méfaits. On lui impute :
d’être à la tête d’une bande impliquée dans l’enlèvement et la séquestration de six jeunes filles dont cinq mineures d’âge ;
d’être membre d’une association de malfaiteurs (trafic de drogue) ;
d’avoir assassiné An Marchal, Eefje Lambrecks et Bernard Weinstein ;
d’avoir enlevé Laetitia Delhez, Sabine Dardenne, An Marchal, Eefje Lambrecks, Julie Lejeune et Melissa Russo ;
d’avoir séquestré Julie Lejeune, Melissa Russo, An Marchal, Eefje Lambrecks, Sabine Dardenne, Laetitia Delhez, Bernard Weinstein, Pierre Rochow, Philippe Divers, Bénédicte Jadot à Marcinelle-Charleroi dans une geôle mesurant 2,34 m de long et 99 cm de large, pour une hauteur de 1,64 m ;
d’avoir commis un vol avec violence au préjudice de Philippe Divers et Pierre Rochow ;
d’avoir violé trois jeunes slovaques, Henrieta Palusova et les sœurs Manckova, ainsi que Laetitia Delhez, Sabine Dardenne, An Marchal, Eefje Lambrecks, Julie Lejeune et Melissa Russo ;
d’avoir participé à un trafic de drogue.
Michelle Martin
Michel Lelièvre
Michel Nihoul

Le verdict

Marc Dutroux a été reconnu coupable d’être le chef d’une association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements d’enfants et membre d’une association impliquée dans le trafic de drogue ; de l’enlèvement de Julie Lejeune, Mélissa Russo, An Marchal, Eefje Lambrecks, Sabine Dardenne et Laetitia Delhez ; de l’assassinat de Bernard Weinstein, An et Eefje ; de la séquestration de Philippe Divers, Pierre Rochow et Bénédicte Jadot ainsi que celle de Bernard Weinstein, Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia ; du viol des sœurs Manckova, de Henrieta Palusova, de Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité et d’une peine de dix années de mise à la disposition du gouvernement (peine permettant au gouvernement de le garder en prison en cas de libération conditionnelle).
Michelle Martin a été reconnue coupable d’association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements et séquestrations d’enfants ; de la séquestration de Laetitia, Sabine, An, Eefje, Mélissa et Julie avec la circonstance aggravante d’avoir entraîné la mort de ces deux dernières ; du viol de Yancka Mackova. Elle a été condamnée à 30 (trente) années de réclusion.
Michel Lelièvre a été reconnu coupable de participation à une association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements et les séquestrations d’enfants, ainsi que de participation à une association mêlée au trafic d’êtres humains ; des enlèvements de Sabine, An et Laetitia ; de la séquestration de An, Eefje, Sabine et Laetitia ; de trafic d’ecstasy. Il a été condamné à 25 années de réclusion.
Michel Nihoul a été reconnu coupable d’être le chef d'une association de malfaiteurs impliquée dans un trafic de drogue, de voitures, de documents d'identité ou dans la traite des êtres humains. Il est acquitté pour l'enlèvement de Lætitia. Il a été condamné à 5 années de prison et libéré en mai 2006.

Julie et Mélissa





Julie Lejeune et Mélissa Russo sont les deux victimes les plus connues de Marc Dutroux. À la suite de l'affaire Dutroux, elles sont devenues quasiment sacrées pour les Belges.

Les démarches inlassables de leurs parents pour retrouver ces jeunes filles disparues et la mobilisation des médias avaient fait connaître leurs noms et visages au public compatissant à la douleur des parents, bien avant la découverte de leur assassin Marc Dutroux.

Quand l'affaire Dutroux a éclaté, la société belge a été ébranlée par le sort qu'avaient connu les deux victimes. Des manifestations de citoyens, appelées « marches blanches », ont fait prendre conscience aux politiciens et aux forces de police de leurs erreurs pendant l'enquête sur la disparition de Julie et Mélissa.

Une commission parlementaire a entendu des centaines de témoins pendant des mois, en direct, devant les caméras de la télévision.
La police a été réformée de fond en comble et la gendarmerie a été supprimée.
Des institutions nouvelles ont vu le jour pour améliorer la prise en compte des disparitions inquiétantes et mieux observer le droit des victimes.
À partir de l'association Child Focus créée par des parents des victimes avec l'aide de l'État, des structures internationales se sont mises en place pour améliorer les moyens de recherche des enfants disparus.

Aujourd'hui encore, au flanc du porche monumental du Palais de Justice de Bruxelles, une sorte d'autel improvisé il y a plus de huit ans reçoit des fleurs, perpétuellement renouvelées par des mains anonymes. Elles servent à honorer la mémoire de l'innocence : An, Eefje, Julie, Mélissa, Loubna.

An et Eefje



An Marchal et Eefje Lambrecks ont aussi été enlevées ensemble dans la région d’Ostende alors qu'elles sortaient d'une soirée entre amis et rentraient en train, puis assassinées par Marc Dutroux. On retrouvera leurs corps dans le jardin d'un complice de Dutroux.

Sabine Dardenne



C’est le 28 mai 1996 dans la matinée, alors qu’elle se rendait à l’école à vélo, que Sabine, 12 ans, disparaît dans la région de Tournai. Le 15 août 1996, Marc Dutroux avoue aux enquêteurs, alors à la recherche de Laëtitia Delhez, qu’il détient aussi dans sa cave cette autre petite disparue. Sabine sera délivrée en même temps que Laëtitia et racontera aux enquêteurs les circonstances de son enlèvement et les quelque douze semaines de séquestration qu’elle a passées dans la maison de Dutroux, principalement dans la cache située dans la cave. Sabine décrit comment, dès le lendemain de son arrivée à Marcinelle, Dutroux se serait employé, avec l’aide de Michel Lelièvre, à lui faire comprendre que ni ses parents ni la police ne cherchaient à la délivrer en payant une rançon, mais que lui était là pour la protéger contre le « chef » qui voulait la liquider. Elle écrira plusieurs lettres, jamais envoyées, à ses parents et sa famille dans lesquelles elle raconte son sentiment d’abandon et de culpabilité. Son témoignage sera étayé au moyen d’un carnet dans lequel elle a consigné scrupuleusement tous les événements qu’elle a vécus durant cette période : ses conditions de vie, les viols, le conditionnement et les privations qu’elle aurait subis de la part de son geôlier. Selon son avocat, Me Jean-Philippe Rivière, Sabine, attend du procès une confrontation avec Marc Dutroux : « Elle y tient beaucoup, même si elle sait que ce ne sera pas facile ». « Je veux regarder Dutroux dans les yeux », a-t-elle récemment déclaré, sortant d’un silence de sept ans. « Lui montrer que je ne suis pas devenue folle, malgré ce qu’il m’a fait subir ».



Une des rares survivantes de marc dutroux! Viol , Sequestration...Abus!


J'avais 12 ans, j'ai pris mon vélo et je suis partie à l'école.
Sur ce chemin, le 28 mai 1996, Sabine Dardenne est enlevée par Marc Dutroux.

Sabine Dardenne a attendu huit ans et la fin du procès pour nous raconter ce qu'elle vécu.Ce témoignage, sur l'affaire la plus monstrueuse que la Belgique ai connu, est exceptionnel.


Ce livre est un réquisitoire pour que les victimes soient entendue et que cesse la fascination pour les monstres psychopathes.

A lire en retenant les larmes

Lætitia Delhez



Le 9 août 1996, en début de soirée, Laëtitia, 14 ans, est enlevée à sa sortie de la piscine de Bertrix par Marc Dutroux et Michel Lelièvre. Selon leurs propres déclarations, ils se seraient rendus tous deux à Bertrix dans le but d’enlever une jeune fille si l’occasion s’en présentait. Après l’avoir kidnappée, Dutroux l’aurait droguée et violée à trois reprises. Laëtitia a été enfermée dans la cache de Marcinelle, avec Sabine, pour n’en être délivrée que quelques jours plus tard par les enquêteurs du juge Connerotte. Lorsqu’elle raconte ces six jours de séquestration, Laëtitia évoque des communications téléphoniques au cours desquelles elle aurait entendu Marc Dutroux prononcer deux prénoms, Michel et Jean-Michel, et la phrase « ça a marché ». Il semble que Michel Nihoul se serait fait appeler Jean-Michel. Par ailleurs, les relevés téléphoniques indiquent qu’à cette même période, le poste de Nihoul a été appelé à cinq reprises par celui de Dutroux. Laëtitia, qui avait appris à Sabine que toute la Belgique la recherchait lorsqu’elle avait été à son tour séquestrée dans la cave de Marcinelle, éprouve, comme Sabine, une grande appréhension à se retrouver face à face avec Marc Dutroux. Elle n’est pas encore certaine de venir témoigner au procès. Elle admire le courage de Sabine qui dit « je veux voir Marc Dutroux en face ». Beaucoup dépendra de la confrontation que Sabine aura avec Dutroux avant elle, souligne un de ses avocats, Me Georges-Henri Beauthier. Le second, Me Jan Fermon, précise que Laëtitia, 22 ans, veut savoir pourquoi elle a été enlevée et ce qui aurait pu lui arriver si elle n’avait pas été libérée par les enquêteurs de Neufchâteau.

Bernard Weinstein



À la mi-novembre 1995, le Français Bernard Weinstein, complice de Dutroux dans plusieurs affaires de vol de voiture et de séquestration de personnes, disparaît. Le 17 août 1996, sur les indications précises de Marc Dutroux, le corps de Weinstein est retrouvé enterré au même endroit que ceux de Julie et Mélissa, dans la propriété que Dutroux possède à Sars-la-Buissière... Il semble que Dutroux ait voulu se débarrasser d’un témoin gênant en la personne de Weinstein, lequel devait, en toute logique, être activement recherché pour des faits commis avec Dutroux quelques jours avant sa disparition. Un témoin d’autant plus compromettant pour Dutroux dans les enlèvements de Julie, Mélissa, An et Eefje... Michelle Martin donne une autre explication : en fait, Dutroux aurait voulu s’emparer d’une somme de plus de 500 000 FB que Weinstein avait reçu de sa mère. L’autopsie réalisée en août 1996 met en avant des traces d’inhalation de terre au niveau de la trachée et des bronches permettant de confirmer que Bernard Weinstein a été enterré vivant après avoir été torturé.

Affaire annexe

En avril 1998, pendant son transfert au palais de justice sans menottes, Marc Dutroux a réussi à contrôler l'un des policiers qui le gardait, lui a pris son pistolet et s'est échappé, sans doute pour rejoindre la France. Dutroux a été arrêté quelques heures plus tard par un garde forestier.

L'incident déclencha une vaste indignation publique. Le Ministre de la Justice, le Ministre de l'Intérieur et le chef de la gendarmerie belge ont démissionné.

En 2000, Dutroux fut condamné à une peine de 5 ans de prison pour avoir menacé l'un des officiers de police lors de son évasion. L'évasion en tant que telle n'étant pas répréhensible selon la loi belge.

A l'instar de plusieurs enquêteurs, dont certains témoignèrent au procès, de très nombreux citoyens restent persuadés que l'enquête n'a pas été conduite selon les principes d'une saine adlinistration de la justice, le juge d'instruction Jacques Langlois n'ayant pas voulu "donner un coup de pied dans la fourmilière mafieuse de Charleroi", tandis que son prédécesseur, le juge Jean-Marc Connerotte, fut dessaisi alors-même qu'il conduisait des investigations sur de probables réseaux de tortures d'enfants.

Bibliographie

J'avais 12 ans, j'ai pris mon vélo et je suis partie à l'école, Sabine Dardenne, avec la collaboration de Marie-Thérèse Cuny, . Paris : [Oh! éditions].
Intimes convictions, Françoise Van De Moortel, Coédition EVO-Réseau des Comités blancs, 1999
"Dis à ma Fille" Jean-Denis Lejeune (Papa de Julie)
Les dossiers X - Ce que la Belgique ne devait pas savoir sur l'affaire Dutroux, Annemie Bulté & Douglas De Coninck & Marie-Jeanne Van Heeswyck. Édition EPO, Bruxelles 1999
- " Dossier pédophilie, le scandale de l'affaire Dutroux", Frédéric Lavachery, Jean Nicolas, Paris, Flammarion, 2001.

Ce n'est pas terminé !, Michel Bouffioux, Éd. Luc Pire - Bruxelles, 1998
La face cachée de l'enquête Dutroux & consorts, Michel Bouffioux & Marie-Jeanne Van Heeswyck, Ed. Couleur Livres, Bruxelles, 2004.
Marc Dutroux, un pervers isolé?, Me Xavier Magnée, Éditions Calmann-Lévy, Paris 2005

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mer 7 Juil 2010 - 17:04

que faisaient des photos de victimes au siège de l'Eglise belge?

L'affaire fait grand bruit en ce moment en Belgique.

Depuis fin juin, la police belge enquête au coeur même de l'Eglise catholique belge sur des affaires de pédophilie.


Après avoir perquisitionné le siège de l'Eglise catholique belge à Malines, entraînant une réaction indignée du Pape Benoit XVI sur les modalités de ladite perquisition,la police belge a interrogé de nombreuses heures le Cardinal Danneels,ancien Primat de Belgique.

La justice Belge enquête pour savoir si certains membres de l'épiscopat n'auraient pas caché,ou volontairement omis de réveler des affaires touchant des abus sexuels sur des enfants commis au sein de l'institution religieuse.

Après l'Irlande,les Etats-Unis et l'Allemagne,c'est au tour de l'Eglise belge de confronter de vieux démons qui surgissent brusquement aux yeux du public.

C'est au cours de la perquisition de fin juin dernier que des documents sur l'affaire Dutroux,normalement réservés à la justice,ont été retrouvés au domicile même du Cardinal Danneels.

Des dizaines de photos du corps exhumé des petites victimes du bourreau, Julie et Melissa,ont été trouvées.

Des rapports entre magistrats,documents qui à priori n'ont par de relation directe avec les affaires de l'Eglise,ont aussi été trouvés.

Une découverte qui choque et étonne le porte-parole des évêques de Belgique: "Nous ne savons rien de ces dossiers.

Nous nous demandons d'où viennent ces informations",précise Eric de Beukelaer.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mer 25 Aoû 2010 - 11:41

Wikileaks publie le dossier de l'affaire Dutroux

En juillet dernier,le site Wikileaks a publié 77.000 documents militaires confidentiels sur la guerre en Afghanistan.

Une publication qui avait provoqué la colère du Pentagone.

Le site d’informations vient de mettre en ligne le résumé des auditions de Marc Dutroux.

Un document de 1.235 pages,rédigé par les enquêteurs à l’intention du juge d’instruction dans la perspective du procès du pédophile en 2004.

Marc Dutroux a été condamné,en juin 2004,à la perpétuité pour l’enlèvement et le viol de six fillettes et adolescentes,pour la mort de quatre d’entre elles et pour l'assassinat de l’un de ses complices.

Au moment du procès devant la cour d’assises d’Arion,en Belgique,certains des faits avaient étaient évoqués lors d’audiences à huit clos.

Des faits de mœurs qui se retrouvent aujourd’hui en ligne.

Rappel:

"Wikileaks est un petit site Web indépendant qui propose aux gens de publier des informations et documents que les grandes puissances préfèreraient garder secrets",explique le Huffington

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Lun 9 Mai 2011 - 19:48

L'ex-femme de Marc Dutroux pourrait être libérée mardi

L'ex-femme du pédophile belge Marc Dutroux,condamnée pour son implication dans l'enlèvement et le meurtre d'adolescentes dans les années 1990,pourrait être libérée mardi,a annoncé ce lundi le procureur général de la cour d'appel de Mons.

Michelle Martin,âgée de 51 ans,et Marc Dutroux,ont tous les deux été arrêtés en 1996.

En 2004,Martin a été condamnée à 30 ans de prison pour complicité d'enlèvement et de meurtres et Dutroux a écopé de perpétuité.

Les avocats de Michelle Martin avaient demandé à trois reprises sa liberté sous condition mais les trois requêtes avaient été rejetées en raison la gravité des faits de cette affaire au retentissement mondial.

«Nous déciderons demain,dans le courant de la journée,après avoir examiné la procédure»,a indiqué le procureur général de Mons, Claude Michaux.

En 1989,Michelle Martin avait été condamnée à cinq ans de prison pour complicité de viol de cinq adolescentes en 1985.

Elle avait été remise en liberté en 1992.

Dutroux,condamné pour ces viols,était en liberté conditionnelle quand il a enlevé six adolescentes,âgées de huit à 19 ans.

Il a été condamné pour enlèvement et viol des six jeunes filles, pour le meurtre de deux d'entre elles et pour avoir entraîné la mort de deux autres.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Lun 9 Mai 2011 - 23:36

LES ÉPOUX LAVIER AU TRIBUNAL LE 7 JUILLET


Les époux Lavier lors de leur procès en appel,à Paris,en 2005.


Les époux Lavier ont été placés en garde-à-vue ainsi que cinq de leurs proches,ce matin,au commissariat central de Boulogne-sur-Mer,soupçonnés de «corruption de mineurs».

Remis en liberté lundi soir au terme de leur audition,ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel le 7 juillet.


On a une étiquette dans le dos jusqu'à notre mort» déplorait Frank Lavier,le 9 mars,au micro d'Europe 1.

L'homme et sa compagne,âgés tous les deux de 33 ans et sans emploi,faisaient alors référence à l'affaire d'Outreau,dans laquelle ils ont été acquittés depuis près de 6 ans.

Accusés dans le scandale de pédophilie,considéré comme l'un des plus grand fiasco judiciaire que la France ait connu,ils ont passé trois ans en détention provisoire,avant d'être condamnés,en 2004, puis innocentés lors d'un procès en appel en 2005.

Ils ont de nouveau été placés en garde à vue au commissariat central de Boulogne-su-Mer (Pas-de-Calais).

Remis en liberté,dans la soirée,au terme de leur audition,ils seront convoqués devant le tribunal correctionnel le 7 juillet.

Les époux Lavier ont de nouveau fait la «Une» des journaux,le 1er mars,après leur placement en garde à vue,pour des faits de violences présumés sur deux de leurs cinq enfants.

Leur garçon de 10 ans et sa sœur,âgée de 11 ans,avaient fugué quelques jours plus tôt du domicile familial de Boulogne-sur-Mer, pour se réfugié chez une assistante maternelle à laquelle ils s'étaient plaints de maltraitances physiques,sans caractère sexuel.

Celle-ci avait prévenu les services sociaux,qui avaient alerté les services de police.

Le couple avait été placé en garde à vue et entendu,pendant 35 heures,avant d'être remis en liberté.

Un examen médico-légal a confirmé les dires des petits et la juge des enfants de Boulogne a décidé,le 12 mars,de les confier à une famille d'accueil pour une durée minimale de six mois.

DES FAITS DE «CORRUPTION SUR MINEURS»

C'est dans le cadre de l'enquête préliminaire,ouverte dans la foulée par le parquet général de Douai,que Frank et Sandrine Lavier ont été placés en garde à vue aujourd'hui.

Il a été interpellé à son domicile par les forces de l'ordre,tôt ce matin,et amené au commissariat central de Boulogne-sur-Mer.

Son épouse a pour sa part été convoquée à 8 heures par la police.

Cinq personnes de leur entourage ont également été interpellées.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer a indiqué qu'il s'agissait de deux des frères de Franck,de la compagne de l'un d'entre eux,de la fille aînée de Sandrine,âgée de 19 ans,et son compagnon.

Tous sont suspectés de «faits de corruption de mineurs» a indiqué l'avocate de Sandrine Lavier,Me Roy-Nansion,alors qu'elle sortait du commissariat de Boulogne-sur-Mer,cet après-midi.

Selon «La semaine dans le Boulonnais»,qui a révélé l'information, des éléments découverts lors de la perquisition au domicile du couple,le 2 mars dernier,auraient motivé cette seconde garde à vue.

Le journaliste fait mention d'une vidéo «mettant en scène les sept personnes interpellées dans des positions équivoques».

Le fichier,effacé par les intéressés,aurait vraisemblablement pu être restauré par les enquêteurs,précise-t-il.

Les enquêteurs auraient retrouvé dans l'ordinateur de Franck Lavier,la vidéo d'une soirée en famille très arrosée et au cours de laquelle les adultes se seraient livrés à des simulations de jeux sexuels,en partie dénudés,et dont aurait été témoin,au moins, un enfant de l'entourage du couple.

Les sept personnes interpellées ont été remises en liberté au terme de leur audition,lundi soir.

Les époux Lavier seront convoqués devant le tribunal correctionnel le 7 juillet afin d'être jugés pour «violences sur mineurs» et «corruption de mineurs»,a annoncé le parquet.

Quatre des cinq proches du couple également placés en garde à vue sont poursuivis pour «corruption de mineurs».

La fille de Sandrine Lavier ne fait en revanche pas l'objet de poursuites.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mar 10 Mai 2011 - 16:12

L'ex-épouse Dutroux va s'installer dans un couvent en France

C'est après quinze de détention que l'ex-épouse de Marc Dutroux, Micelle Martin,va sortir de derrière les barreaux.

Arrêtée le 13 août 1996 avec son mari,Michelle Martin avait été condamnée à trente ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Luxembourg et de la Belgique en juin 1994.

La Belgique est bouleversée d'apprendre que celle qui a laissé mourir de faim dans une cave des fillettes puisse aujourd'hui sortir de prison.

Cette décision "dégoûte" aussi les familles des victimes : "Elle n'a jamais eu de regret et a laissé mourir de faim ma fille",a déclaré Jean-Denis Lejeune,le papa de la petite Julie au quotidien "Le Parisien".

Michelle Martin va donc être libérée aujourd'hui,à moins que le parquet ne se pourvoie en cassation,et ce,malgré les avis des psychiatres qui évoquent "la dangerosité persistante" de l'ex-épouse Dutroux.

C'est à l'ombre d'un couvent en France que va s'installer Michelle Martin,comme le confirme le procureur général de Mons,Claude Michaux.

Alors qu'elle était membre dans sa jeunesse des Témoins de Jéhovah,la mère de famille s'était convertie au catholicisme à son entrée en détention.

Cette annonce va relancer le débat sur les peines incompressibles qui n'existent pas en Belgique.

En effet,la loi belge autorise un condamné à demander une liberté anticipée après avoir purgé un tiers de sa peine.



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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mar 10 Mai 2011 - 18:03

Feu vert pour la libération de l'ex-femme de Dutroux

Le procureur général de Mons (ouest de la Belgique) a annoncé mardi qu'il n'introduisait pas de recours devant la cour de cassation contre la décision de libération conditionnelle de Michelle Martin,l'ex-femme et complice du pédophile meurtrier Marc Dutroux.

"La procédure a été tout à fait régulière,il n'y a aucun vice de procédure",a déclaré au cours d'une conférence de presse le procureur général de Mons,Claude Michaux.

"Bien que je ne sois pas d'accord avec la décision (de remise en liberté),j'ai donc décidé de ne pas introduire de pourvoi en cassation",a ajouté M. Michaux.

Le tribunal d'application des peine (TAP) de Mons,a accepté lundi la remise en liberté conditionnelle de Michelle Martin,51 ans, condamnée à 30 ans de réclusion en 2004 par la cour d'assises d'Arlon (sud-est) et qui a purgé près de 15 ans de prison depuis son arrestation en août 1996.

Le parquet général de Mons avait jusqu'à mardi à 16H00 (14H00 GMT) pour décider s'il introduirait un recours devant la cour de cassation contre cette décision,en se fondant uniquement sur d'éventuels vices de procédure,la loi belge ne prévoyant pas de procédure d'appel.

Le plan de réinsertion de Michelle Martin,arrêtée en même temps que Marc Dutroux,prévoit un hébergement dans un couvent en France, et un contrôle des conditions de cette libération devant être exécuté par les agents français de probation.

La libération de Michelle Martin ne sera pas immédiate, puisqu'elle dépend notamment de la décision des autorités françaises d'accepter ou non la présence de Michelle Martin.

"A mon avis,c'est une question de semaines",a expliqué M. Michaux.

Michelle Martin a été reconnue coupable en 2004 d'avoir séquestré plusieurs victimes du pédophile et d'avoir laissé mourir de faim les deux plus jeunes d'entre elles,Julie Lejeune et Melissa Russo, âgées de 8 ans,emmurées vivantes dans un cachot aménagé par le couple Dutroux-Martin dans sa maison de Marcinelle,près de Charleroi (sud).

L'annonce de la prochaine libération de l'ancienne institutrice, mère de trois enfants nés de son union avec Dutroux,a replongé la Belgique dans le climat délétère de l'affaire Dutroux,qui avait profondément choqué le royaume il y a 15 ans.

Une page Facebook intitulée "Contre la libération de Michelle Martin" créée lundi a recueilli près de 80.000 signatures et comptait des centaines de commentaires où l'incompréhension se mêlait à la haine,voire à des appels au meurtre.

Mardi en fin de matinée,la page a été supprimée.

Un appel à manifester à 16H00 devant le palais de Justice de Bruxelles pour protester contre cette libération a par ailleurs été lancé,également sur Facebook,a indiqué la police locale.

Marc Dutroux a été pour sa part condamné à la réclusion criminelle à perpétuité,sans possibilité de libération anticipée.

Il avait été reconnu coupable de l'enlèvement,de la séquestration et du viol entre juin 1995 et août 1996 de six fillettes et adolescentes belges,ainsi que de l'assassinat de deux d'entre elles,et du décès de Julie et Melissa et d'un complice présumé.

Michel Lelièvre,un autre complice de Marc Dutroux condamné à 25 ans de prison a pour sa part vu sa demande de passer sous un régime de semi-liberté rejetée lundi par le TAP de Bruxelles,a indiqué mardi la radio publique belge RTBF.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mar 10 Mai 2011 - 20:20

Dutroux,meurtrier,violeur et dealer d'enfants



En enlevant six fillettes et adolescentes,Marc Dutroux a mis les enquêteurs sur la piste d'un éventuel trafic en direction des pays de l'Est.

Michelle Martin,ex-femme et complice du meurtrier pédophile belge Marc Dutroux,souhaite se retirer dans un couvent en France,a indiqué mardi le ministre belge de la Justice,au lendemain d'une décision de remise en liberté qui suscite une vive émotion en Belgique.

Il est près de 22 heures,ce 9 août,lorsque Lætitia Delhez,une belle blonde de 14 ans,quitte la piscine de Bertrix,bourg de Wallonie,à 10 kilomètres de Neufchâteau.

La nuit tombe,la jeune fille s'apprête à rentrer chez elle à pied.

Une camionnette blanche s'arrête à sa hauteur.

"C'est bien ce week-end,les 24-Heures automobiles de Bertrix?", chuchote le conducteur.

Lætitia a mal entendu,elle se penche vers la portière.

Soudain un homme surgit dans son dos,il ceinture l'adolescente,la bâillonne et la jette dans le fourgon.

Tandis que la camionnette roule vers Marcinelle,distant de 130 kilomètres,ses ravisseurs forcent la jeune fille à avaler des somnifères.

Lætitia se réveille dans une sorte de cachot sans lumière.

A ses côtés,elle découvre une autre adolescente: depuis déjà deux mois et demi,la petite Sabine Dardenne,12 ans,est séquestrée dans ce trou à rats.

Sabine a été enlevée le 28 mai 1996 à Kain,près de Tournai,à l'autre bout du pays.

Pieds et cou enchaînés,nourries de pain sec et de biscuits,les deux filles ne sortent de leur réduit insalubre que pour suivre le conducteur de la camionnette à l'étage.

Là, elles sont violées à plusieurs reprises.

Le supplice s'achève le 15 août.

La porte du cachot s'ouvre sur les gendarmes de Bertrix.

Lætitia et Sabine sont libres.

Leur ravisseur a été arrêté deux jours auparavant.

La foule l'appelle "le monstre"

Il se nomme Marc Dutroux,il a 39 ans.

C'est un électricien au chômage,marié et père de trois enfants de 12 ans,5 ans et 12 mois.

Il a déjà fait de la prison pour enlèvement,séquestration et viol de mineurs.

Cette fois,pourtant,la Belgique découvre qu'il est allé beaucoup plus loin dans l'horreur: Dutroux avoue être responsable,avec ses complices,de 6 au moins (peut-être 7) des 15 disparitions de mineurs survenues en Belgique depuis 1989.

Outre Lætitia et Sabine,il a enlevé et laissé mourir deux fillettes de 8 ans et deux jeunes filles de 17 et 19 ans.

Celui que la foule appelle «le monstre» n'est pas seulement un déséquilibré.

C'est aussi un vrai truand.

Il pourrait être le pourvoyeur d'un réseau international de trafic d'adolescents.

Un homme "intelligent,cynique et pervers"

Marc Dutroux est un homme "intelligent,cynique et pervers", découvrent les enquêteurs.

Il s'est fait pourtant piéger comme un amateur.

Le 13 août,quatre jours après la disparition de Lætitia,deux témoignages mettent les gendarmes de Bertrix sur sa piste.

Une religieuse et un étudiant ont observé le curieux manège d'une camionnette blanche bardée d'autocollants quelques heures avant l'enlèvement.

Coup de chance,l'étudiant a retenu une partie du numéro d'immatriculation.

La plaque est celle d'un certain Marc Dutroux,demeurant route de Philippeville,à Marcinelle.

L'ordinateur précise que l'homme a déjà été condamné pour viol de mineurs.

Il est arrêté sur-le-champ.

Michèle Martin,sa femme,et Michel Lelièvre,l'inconnu qui avait bâillonné Lætitia,sont inculpés pour complicité.

Dans le même temps,un agent immobilier,Jean-Michel Nihoul,est interpellé à Bruxelles.

Un Néerlandais âgé de 58 ans aurait également été arrêté mardi.

Dutroux a un casier.

En 1985,il a été incarcéré pour séquestration et viol de cinq adolescentes,âgées de 12 à 19 ans.

Il avait alors évité les assises de justesse,la justice belge préférant épargner à ses victimes des témoignages éprouvants.

En 1989,le tribunal correctionnel de Mons le condamne à treize ans et demi de détention.

Mais il bénéficie dès avril 1992 d'une libération conditionnelle pour bonne conduite: la loi belge est ainsi faite.

Commence alors une nouvelle vie parsemée d'énigmes.

Au chômage,Dutroux ne touche plus que le Minimex,le RMI belge.

De son côté,Michèle,ancienne institutrice,a été radiée de l'enseignement.

Pourtant,le couple possède un gros patrimoine immobilier: cinq maisons en Belgique,une autre en République dominicaine,plus une quinzaine d'immeubles délabrés et des garages.

En 1994,Dutroux paie en liquide l'équivalent de 1 million de francs pour acquérir la fermette de Sars-la-Buissière,qui deviendra sa résidence principale.

La même année,le couple se sépare officiellement,du moins. Michèle se fixe à Marcinelle,une banlieue sordide de Charleroi.

Etrange: les voisins remarquent que le ménage vit toujours ensemble.

"Michèle était sous la coupe de Dutroux",confie Georgette,une voisine.

"Un homme autoritaire",dit-elle,"que personne ici n'avait envie d'approcher."

D'ailleurs,la maison en brique rouge,avec les volets du rez-de-chaussée hermétiquement fermés,n'est pas franchement accueillante.

Ses voisins le trouvent bizarre

La nuit,on entend du bruit.

Dutroux bricole,transporte carrelages et béton,conduit une excavatrice dans son jardin.

Le jour,il traîne en compagnie de Lelièvre,un SDF qu'il abrite en échange de ses "services",et de Bernard Weinstein,un Français.

Dutroux n'est pas du genre causant mais se vante de beaucoup de voyages,en République tchèque,aux Pays-Bas,en Slovénie...

Les voisins le trouvent bizarre.

Surtout lorsqu'ils remarquent le manège de voitures,camionnettes, mobile homes autour de la maison.

"On soupçonnait bien qu'il y avait un trafic",déclare l'un d'eux.

"Mais comment imaginer un trafic d'enfants?"

Les fillettes séquestrées étaient si bien cachées que deux perquisitions à Marcinelle n'ont pas permis de les découvrir.

En août 1995,les gendarmes viennent une première fois fouiller la maison.

Ils enquêtent sur la disparition de Julie et de Mélissa,8 ans, enlevées le 24 juin 1995.

Dutroux fait partie des centaines de suspects contrôlés.

Le malheur veut qu'il détienne effectivement les petites à cet endroit mais que les gendarmes ne s'aperçoivent de rien.

Même échec le 13 août 1996,quatre jours après la disparition de Lætitia.

"Je vais vous donner deux filles"

Après deux jours d'interrogatoire,Dutroux aura cette phrase terrible : "Je vais vous donner deux filles",lance-t-il aux enquêteurs.

Dans la maison,il guide les gendarmes vers une étagère qui cache un pan de mur amovible.

De l'autre côté il y a deux minuscules pièces sans fenêtres,d'à peine 6 mètres carrés.

Au sol,les gendarmes trouvent un matelas très mince et une console Sega.

C'est dans cette "cage",comme il l'appelle,que le pédophile venait chercher les fillettes pour les violer,ou encore leur faire partager son bain.

Et les filmer,sans doute: à Marcinelle comme à Sars-la-Buissière,on a déterré du matériel vidéo et des cassettes pornographiques.

D'heure en heure,Dutroux poursuit ses aveux: il a enterré Julie et Mélissa sous 3 mètres de gravats,emballées dans des sacs en plastique.

Dans la même fosse,il a placé un autre corps.

C'est celui de Weinstein,l'ancien comparse français.

Dutroux l'a tué pour le punir d'avoir "voulu le doubler".

En juin 1995,il ordonne à Lelièvre et à Weinstein "de lui trouver une fille".

Pour 50000 francs belges (environ 8500 francs français).

Il y en aura deux: Julie et Mélissa.

Dutroux s'énerve: il n'a pas de place pour deux,et puis 8 ans,c'est vraiment jeune.

Ce qui ne l'empêche pas de cacher les fillettes et de les violer jusqu'en décembre 1995.

A cette date,il est écroué pour vol et confie les gamines à ses complices.

"A ma sortie,en mars 1996,j'ai retrouvé l'une morte de faim.

L'autre,agonisante,est morte dans mes bras",déclare-t-il à ses juges.

"Alors,j'ai tué Weinstein",conclut-il.

En réalité Dutroux a drogué son complice et l'a enterré.

Vivant.

Les aveux continuent.

Le 17 août,Dutroux reconnaît l'enlèvement d'An et d'Eefje,deux Flamandes âgées respectivement de 17 et 19 ans,disparues depuis le 22 août 1995.

Et puis soudain,il se tait.

On n'en saura pas davantage sur le sort des jeunes filles.

Les gendarmes privilégient alors la piste d'un réseau de proxénètes,d'une filière de traite des Blanches.

Le nom de la République tchèque est avancé.

Coïncidence troublante,les voisins de Dutroux ont vu deux jeunes Tchèques séjourner chez lui fin juillet.

Faut-il y voir un indice?

Pour François Kistermann,président de l'association Marc et Corine,qui travaille sur les disparitions d'enfants,cela ne fait aucun doute.

Les voyages,les complices,l'argent: ces éléments suffisent à démontrer l'existence d'un trafic d'adolescentes.

"Si Dutroux avait agi pour son unique compte de détraqué sexuel, il aurait tué les gamines tout de suite après les avoir violées", constate-t-il.

François Kistermann connaît le sujet.

En 1992,son fils Marc,21 ans,a été assassiné dans la forêt de Lierneux avec sa petite amie,Corine.

Des voix s'élèvent réclamant la peine de mort

Les arrestations de Dutroux et de ses complices ont horrifié la Belgique.

A chaque transfert du principal inculpé entre la prison d'Arlon et le parquet de Neufchâteau,une foule l'attend,l'injure à la bouche, prête à le lyncher.

Des voix s'élèvent qui réclament le rétablissement de la peine de mort.

Une pétition dénonce le "laxisme juridique" en matière de maltraitance d'enfants.

Une loi de 1888 permet à un individu condamné pour violences sexuelles sur enfants d'obtenir une libération conditionnelle,au tiers de sa peine s'il n'est pas récidiviste,aux deux tiers s'il l'est.

C'est en vertu de ce texte que Marc Dutroux n'avait purgé qu'un quart de sa peine.

Melchior Wathelet,le ministre de la Justice de l'époque,avait signé l'acte de libération,contre l'avis du parquet de Mons.

Quelles que soient les conclusions de l'enquête,une chose est sûre: le cas belge va peser sur les débats du premier Congrès mondial contre l'Exploitation sexuelle des Enfants.


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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mer 11 Mai 2011 - 10:02

Un des enfants maintient ses accusations

L'un des fils de Myriam Badaoui affirme dans un livre avoir été violé par neuf adultes alors que quatre ont été condamnés par la justice...

Dix ans après le début de la procédure,l’affaire Outreau fait un retour médiatique.

Chérif Delay,le fils aîné de Myriam Badaoui assure dans un livre à paraître jeudi qu’il a été violé par neuf adultes quand quatre sa mère,son beau-père Thierry Delay et un couple de voisins ont été condamnés par la justice pour viols sur mineurs.

Dans Le Parisien,le jeune homme de 21 ans s’explique: «Je veux donner ma version de l’histoire,celle qu’on m’a empêché de dire,et reprendre ma dignité».

«Cette affaire est loin d’être finie»

L’affaire Outreau reste le symbole du fiasco de la justice: en 2004,s’appuyant sur les témoignages de douze enfants,la justice condamne 17 personnes du quartier du Renard d’Outreau à des peines de prison pour viol.

Mais le jugement est remis en cause pour le poids excessif accordé aux témoignages des enfants parfois incohérents.

Au final,Myriam Badaoui et son compagnon,ainsi qu’un couple de voisin seront condamnés,les autres seront acquittés au terme d’un parcours judiciaire chaotique.

Cherif Delay,lui,ne veut rien entendre même si sa démarche est «difficile».

«Je respecte la justice en ne donnant aucun nom parc que je n’ai pas le choix»,dit-il.

Et d’ajouter:

«je ne suis pas un mythomane: j’ai des cicatrices,mais le fait d’avoir subi des abus ne fait pas de moi un fou».

Interrogé sur les ennuis judiciaires des époux Lavier,poursuivis pour corruption de mineurs,il répond: «Je ne suis pas surpris qu’on en reparle.

Cette affaire est loin d’être finie».


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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mer 11 Mai 2011 - 12:18

signé la pétition "contre la liberation de michele martin"

Michelle Martin,ex-femme et complice du meurtrier pédophile belge Marc Dutroux

Pétition : contre la liberation de michele martin

j'ai signée

Jacotte sur la pétition j'ai mit le lien du bébé (du forum)


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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mer 11 Mai 2011 - 15:38

La France n'a "pas l'intention" d'accueillir l'ex-femme de Marc Dutroux


Michèle Martin,l'ex-femme de Marc Dutroux


Michel Mercier le ministre de la Justice n'a "pas l'intention de dire oui" à la demande d'accueil de Michelle Martin,l'ex-femme de Marc Dutroux,en France.

Interrogé à la sortie du Conseil des ministres mercredi matin,le garde des Sceaux a déclaré : "La France n'a pas été saisie par la Belgique mais si elle l'était,pour ma part,je n'ai pas l'intention de dire oui".

"Nous n'avons pas été saisis par la Belgique" d'une demande formelle concernant cet accueil",a ajouté le minitre,"si ça devait être le cas,on appliquera la convention qui lie la Belgique et la France,on regardera les choses".

Conformément à la loi belge,Michelle Martin peut sortir de prison.

Le procureur général de Mons a annoncé mardi qu'il n'introduisait pas de recours devant la Cour de cassation contre la décision de libération conditionnelle de l'ex-femme et complice du pédophile meurtrier Marc Dutroux.

Lundi,le tribunal d'application des peine de Mons avait déjà donné son feu vert à sa remise en liberté conditionnelle.

Michelle Martin a été condamnée à 30 ans de réclusion en 2004 par la cour d'assises d'Arlon.

Selon la loi belge,un condamné peut demander une remise en liberté anticipée après avoir purgé un tiers de la peine prononcée.

Quelles conditions posées par le trubunal à sa libération conditionnelle ?

Michelle Martin ne doit pas se rendre dans le voisinage des familles de victimes,elle doit continuer à les indemniser et s'abstenir de tout contact avec les médias.

Son suivi psycho-social devrait aussi être renforcé.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mer 11 Mai 2011 - 16:00

Le point sur la demande de libération conditionnelle en France de Michelle Martin

Où va-t-elle aller?

Que va-t-elle faire?

Quelles sont les conditions de sa libération?


«20 Minutes» fait le point...


Lundi,le tribunal d'application des peines belge a accordé à Michelle Martin,ex-femme et complice du meurtrier pédophile Marc Dutroux,une libération conditionnelle.

Selon la loi belge,un condamné peut en effet demander une remise en liberté anticipée après avoir purgé un tiers de la peine prononcée.

Michelle Martin,arrêtée le 13 août 1996 et condamnée en juin 2004 à 30 ans de réclusion a passé près de 14 ans en cellule.

Elle peut donc terminer sa peine en dehors de la prison,moyennant le respect des conditions qui lui sont imposées pendant un délai d'épreuve déterminé.

20 Minutes fait le point sur sa demande de libération conditionnelle en France.

Où va-t-elle aller?

Michelle Martin a demandé à être réinsérée au sein d'un couvent français en vue de sa libération conditionnelle.

Cependant,on ignore dans quel établissement religieux elle sera accueillie.

Cette ancienne témoin de Jéhovah,convertie au catholicisme,serait en effet devenue profondément croyante en prison.

De plus,«passer par un couvent ou un monastère après la prison,ce n’est pas fréquent,mais c’est régulier.

Il existe d’ailleurs des communautés où on accepte spécifiquement des personnes qui veulent changer de vie»,selon Tommy Scholtès, directeur de l'agence Cathobel.

Sans compter que se fondre dans une communauté religieuse à l'étranger lui permettra de rester à l’abri des regards,plus ou moins hostiles.

Avant elle,l’ex-évêque pédophile de Bruges,Roger Vangheluwe,a récemment été accueilli par une communauté religieuse française.

Cependant,il n'était pas sous la contrainte judiciaire.

Que va-t-elle y faire?

Michelle Martin sera hébergée dans le couvent et devra y travailler,même si elle sera autorisée à en sortir.

Comme c’est le cas au sein de la prison de Berkendael,où elle est actuellement détenue,lorsqu’elle travaille à la confection de cahiers,une partie de sa rémunération contribuera à rembourser les familles des victimes.

Y a-t-il d’autres conditions auxquelles Michelle Martin doit se soumettre?

Oui,il y a au total treize conditions qui ont été imposées à Michelle Martin par le tribunal d'application des peines (TAP): elle devra être suivie sur le plan psychologique,ne pas entrer en contact avec ses victimes,les personnes concernées par le dossier Dutroux ou les médias.

Elle ne pourra changer d'adresse sans l'accord des autorités judiciaires belges,devra avoir une occupation régulière au sein de la communauté qu'elle pourrait rejoindre et continuer à indemniser ses victimes avec ses revenus réguliers.

Enfin,le délai d'épreuve quant au respect de ces conditions a été fixé à 10 ans.

Que se passera-t-il en cas de refus de la France de l’accueillir?

Toute la procédure serait à refaire.

En effet,l’accueil dans un couvent en France figure dans le plan de reclassement présenté par Michelle Martin et accepté par le TAP,et donc parmi les conditions imposées.

Si aucun accord n’intervenait entre les deux pays,le jugement ne serait donc plus exécutoire,et le TAP serait à nouveau saisi de la demande,et devrait décider ou non d'annuler sa première décision.

S’il l’annulait,les avocats de Michelle Martin devraient de nouveau introduire une demande de libération auprès du TAP.

La France va-t-elle accepter cette demande?

Certaines familles de victimes espèrent que la France refusera.

Ce mercredi matin,à la sortie du Conseil des ministres,le Garde des Sceaux,Michel Mercier,a indiqué qu’il n’avait «pas été saisi par la Belgique».

Il a ajouté: «Pour ma part,je n'ai pas l'intention de dire oui.»

Cependant,il a affirmé qu’il appliquerait «la convention qui lie la France à la Belgique» en la matière.

En effet,la France est liée par la Convention de Strasbourg du 30 novembre 1964,une convention européenne portant sur la surveillance des personnes condamnées et dans laquelle la France s’engage à accueillir les libérés conditionnels.

Selon la justice belge,il n’y a pas de raison que la convention signée par les deux pays ne soit pas respectée.

Le procureur général de Mons a ainsi estimé qu'il est très peu probable que les autorités françaises refusent d'héberger sur leur territoire l'intéressée car «rien ne viole la loi française» dans ce dossier.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Jeu 12 Mai 2011 - 17:20

la Belgique espère toujours convaincre Paris

Le ministre belge de la Justice,Stefaan De Clerck,espérait toujours jeudi parvenir à convaincre Paris d'accepter la venue en France de l'ex-femme du pédophile et meurtrier Marc Dutroux, malgré l'opposition réitérée de son homologue français Michel Mercier.

"J'ai pris contact avec lui (Michel Mercier) pour lui soumettre le dossier.

Il a pris position sans avoir reçu le dossier,donc je lui ai demandé de l'étudier",a déclaré à la radio Bel-RTL Stefaan De Clerck.

"J'espère que la coopération et les bonnes relations entre la France et la Belgique nous amèneront à cette exécution en France d'un jugement belge",a précisé M. De Clerck dans le journal belge Le Soir.

Le ministre belge a toutefois dit "bien comprendre la France, ainsi que les familles" des victimes.

Gino Russo,le père de Melissa,l'une des fillettes retrouvées mortes dans une propriété du couple Dutroux-Martin en 1996,a qualifié jeudi sur la radio française RTL de "provocation" la possible remise en liberté de Michelle Martin.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Jeu 12 Mai 2011 - 17:36

Ces couvents qui accueillent des criminelles repenties



Michelle Martin,l'ex femme de Marc Dutroux

Interview - Michelle Martin,l'ex femme de Marc Dutroux,souhaite rejoindre un couvent qui accueille d'anciennes détenues.

Qui sont ces femmes ?

Quelles sont leurs motivations ?

Quelles sont les communautés qui les reçoivent ?

Les réponses d'un prêtre à TF1 News.


Par la voix du ministre de la Justice,Michel Mercier,la France a déclaré mercredi qu'elle "n'avait pas l'intention de dire oui" à la demande de l'ancienne femme du pédophile belge Marc Dutroux.

Michelle Martin souhaite en effet s'installer dans un couvent de l'Hexagone après sa libération conditionnelle.

Dans quelle communauté ?

Nul ne le sait.

Mais en France,seulement une congrégation accueille des femmes au lourd passé comme c'est le cas de cette femme de 51 ans,reconnue coupable d'avoir séquestré plusieurs des jeunes victimes du pédophile et d'avoir laissé mourir de faim les petites Julie et Melissa,âgées de 8 ans.

Son nom : les Sœurs dominicaines de Béthanie.

Le frère Jean-Marie Gueullette*,prêtre dominicain,connait très bien cette discrète communauté.

Il nous la présente.

TF1 News : Qui sont les sœurs dominicaines de Béthanie ?[/

Jean-Marie Gueullette : C'est une congrégation qui accueille aussi bien des religieuses à l'histoire personnelle sans accident particulier comme celles ayant connu la prison ou la prostitution.

C'est une particularité unique dans l'Eglise catholique.

Elles vivent ensemble dans la plus grande discrétion en ne faisant aucune allusion à leur passé dans leur vie communautaire.

C'est une toute petite congrégation.

Au total,elles sont 70 dans le monde.

Elles ont quatre maisons : deux en France,l'une en région parisienne,l'autre près de Besançon.

Les deux autres en Suisse et en Italie.

TF1 News : Quelle est la genèse cette communauté ?

J-M. G. : Elle a été créée vers 1866 par le frère Lataste.

Ce dominicain prêchait à des femmes en prison,comme beaucoup d'autres curés.

Dans le système pénitentiaire français du XIXe siècle,il y avait deux grands moyens de moraliser les détenues : le travail et la religion.

Alors,on les mettait aux travaux forcés et on leur faisait faire des exercices religieux pour les remettre dans le droit chemin.

Le prêtre venait pour les exhorter à la vertu et c'était souvent des prédications très culpabilisantes de la part d'un homme d'Eglise qui se penchait sur la misère des détenues du haut de sa propre vertu.

Le frère Lataste n'a pas agi comme cela.

Lui,a osé regarder les condamnées à l'horizontale.

Il leur a parlé en disant "mes sœurs".

Ce n'était pas une formule rhétorique de prédicateur.

Mais il se considérait vraiment comme leur frère.

Il les a regardées comme des femmes capables de poser des actes moraux dans le beau sens du terme.

Lors de ses prêches,il a été surpris de découvrir que parmi les 400 femmes qui l'écoutaient,certaines voulaient devenir religieuses.

A l'époque,qu'une ancienne détenue devienne religieuse,c'était totalement inimaginable !

TF1 News : Et ensuite ?

J-M. G. : Il a alors créé une communauté où elles pourraient le devenir !

C'était un geste politique,un acte subversif à l'époque.

La fondation de Béthanie était une manière de dire "vous ne pourrez plus dire que toute personne qui sort de prison est incapable","vous ne pourrez plus dire "il faut toujours se méfier"...

Et oui,car ces femmes maintenant étaient capables d'être des religieuses.

"Je ne les questionne pas sur le passé"

TF1 News : On les surnommerait la "légion étrangère des religieuses"...

J-M. G. : Oh,c'est une expression peu heureuse.

On fait sans doute l'analogie avec le fait qu'on ne demande pas non plus leur passé à ceux qui s'engagent dans la Légion étrangère.

Mais ce qui est en jeu ici est nettement plus délicat que ce qui est en jeu dans la Légion !

TF1 News : Mais justement quel est l'enjeu,que viennent-elles chercher ?

J-M.G. : Au couvent ?

Dieu ! Ce n'est pas un foyer,c'est une communauté religieuse,ce sont des bonnes sœurs avec un voile sur la tête qui se vouent à une vie contemplative.

L'une de leurs particularités est de faire beaucoup de visites en prison,dans le quartier pour femmes de Rennes,par exemple.

Et là,elles vont voir les détenues dans leur cellule,pas au parloir.

Elles parlent de leurs "sœurs de Rennes",elles vont les rencontrer comme des amies.

Parfois aussi,elles accueillent aussi dans leur couvent de manière temporaire des femmes qui ont besoin de souffler ou qui viennent faire une escale après une longue peine de prison.

TF1 News : Vous fréquentez ces femmes depuis plus de 25 ans.

Quel est leur parcours,d'où viennent-elles... ?


J-M. G. : Ah... grande question !

Ma réponse : je n'en sais rien.

Je serais bien incapable de vous le dire même pour celles dont je suis le plus proche...

On ne se questionne pas car cela n'a aucune importance et peu de sœurs sont au courant du passé de la nouvelle.

Vous savez,c'est très impressionnant de voir une communauté humaine qui se dit : "on ne va pas s'intéresser à une étiquette,à une profession,à un âge",mais on va faire autrement.

On va regarder la personne qui est là,au présent.

"Articuler le pardon à la peine"

TF1 News : Certaines ont quand même un lourd passé...

J-M.G. Oui.

Mais ce parti pris d'une discrétion absolue fait qu'on repart de zéro.

C'est capital.

Si une communauté se dit dans un espèce d'acte d'héroïsme "allez on va le faire,on va accueillir quelqu'un qui sort de prison",il y aura toujours le risque pour cette personne que son passé lui ressorte à la figure un jour ou l'autre,qu'il y ait une défiance...

Les sœurs dominicaines de Béthanie regardent cette femme dans ses capacités d'aujourd'hui.

Peu importe qu'elle ait été prostituée ou 20 ans en prison,si elle sait compter,elle sera comptable de la communauté.

C'est unique,c'est d'une audace incroyable...

TF1 News : Michelle Martin pourrait être accueillie dans l'un de ces couvents.

Est-ce que cela voudrait dire que la justice condamne et que l'Eglise pardonne ?

J-M. G. : L'Eglise pardonne-t-elle tout ?

Ce ne serait pas l'Eglise,ce serait Dieu.

Mais attention,pardonner,ce ne veut certainement pas dire comme si rien ne s'était passé.

Le véritable pardon ne peut s'exercer que dans la vérité.

La discrétion de Béthanie ne consiste surtout pas à faire comme si il ne s'était rien passé.

Le passé,c'est le passé.

Maintenant on regarde le présent et l'avenir.

Ne plus parler du passé ne veut pas dire qu'on porte un déni sur le passé.

Cela serait pervers.

C'est cela la réaction qui se développe avec l'affaire Dutroux.

La réaction sociale voudrait que toutes les condamnations soient à perpétuité : les criminels ne restent jamais assez longtemps en prison,ils n'ont jamais suffisamment payé.

Marc Dutroux aura beau faire 500 ans de prison,cela ne suffira pas.

Les propos du fondateur de la communauté de Béthanie sont différents.

Pour le frère Lataste,quand un homme a purgé sa peine et qu'il sort de prison,basta,il a payé,et il faut maintenant le regarder comme un être humain capable aussi de faire du bien.

Il articulait beaucoup le pardon à la peine.

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MessageSujet: Re: Affaire Dutroux   Mer 8 Juin 2011 - 19:33

L'ex-femme de Dutroux n'est plus la bienvenue dans le couvent français

Le ministre français de la Justice avait déjà fait part de son intention de dire non à la venue en France de Michelle Martin après sa libération anticipée.

Son espoir de venir en France s'est encore éloigné,le couvent qui devait l'accueillir s'étant rétracté.




Michelle Martin en 1997

"Ils ne s'attendaient pas à un tel tapage médiatique et ne se sentent pas en mesure de supporter cette tempête."

Le centre monastique français qui avait accepté d'accueillir Michelle Martin,l'ex-femme et complice du pédophile et meurtrier belge Marc Dutroux,si Paris donnait son feu vert,a finalement "renoncé",a annoncé mercredi la justice belge.

Michelle Martin,qui a purgé un peu moins de la moitié des 30 ans de prison auxquels elle avait été condamnée,va donc devoir trouver un autre point de chute pour espérer une libération anticipée.

Il faudra aussi,et surtout,qu'elle convainc les autorités françaises.

Car si la Belgique avait levé le dernier obstacle à sa libération, l'ex-femme de Marc Dutroux attend toujours l'accord de Paris pour se rendre dans l'Hexagone.

Mais le revirement du couvent français éloigne encore cet espoir, rendant caduque la décision de principe qu'avait prise le 9 mai le tribunal d'application des peines (TAP) de Mons d'autoriser la remise en liberté anticipée de Michelle Martin,puisque l'une des conditions prévues dans son plan de réinsertion n'est plus remplie.

Lors d'une audience prévue vendredi matin,les avocats de Michelle Martin informeront le TAP que la piste du couvent français n'est plus d'actualité.

Ils pourront aussi proposer une solution alternative,par exemple un couvent en Belgique ou dans un pays voisin,selon l'avocat-général.

Le parquet juge qu'il serait préférable de lui laisser "faire ses preuves lors de congés pénitentiaires,plutôt que lui accorder d'emblée une remise en liberté",a expliqué l'avocat-général de Mons,pour qui une décision du TAP dès ce vendredi est peu probable.

Michelle Martin,une ancienne institutrice de 51 ans,mère de trois enfants,a été reconnue coupable en 2004 d'avoir séquestré plusieurs des jeunes victimes du pédophile et d'avoir laissé mourir de faim Julie Lejeune et Melissa Russo,âgées de 8 ans.




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Affaire Dutroux

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