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 Le parachute

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MessageSujet: Le parachute   Le parachute I_icon_minitimeMer 10 Oct - 1:26:07

Le parachute a d'abord été un dispositif de sécurité secondaire pour évacuer en vol un aéronef en perdition.

Il existe quatre sortes de parachutes :

La plus connue est le dispositif constitué d'une voile destiné à ralentir la chute d'une personne ou d'un objet, en vue de se poser sain et sauf sur le sol. C'est le frottement fluide qui freine la chute.

Par extension, on nomme également parachute le dispositif en toile qui freine certains engins à l'atterrissage (voir l'article frein).

Par analogie avec la forme des parachutes hémisphériques, sont appelées ainsi les poches que les plongeurs sous-marins emportent parfois pour ramener à la surface des objets lourds : après avoir arrimé la charge à la poche, on la remplit avec de l'air tiré d'une bouteille en faisant fuser le détendeur, et la poussée d'Archimède fait le reste.

Enfin, on nomme aussi parachute un crochet muni de dents d'appui qu'Elisha Otis eut l'idée de monter sur les guides des cages d'ascenseur, les dotant de la sécurité nécessaire pour conquérir le grand public


Historique

L'antiquité et la culture chinoise mentionne des cas de saut, en général à partir d'une tour, freiné à l'aide de dispositif ad hoc (cerf-volant, toile soutenue par des armature, etc.); Léonard de Vinci dessina lui aussi une première ébauche de parachute. Mais l'histoire du parachute n'a pu véritablement commencer qu'à partir du développement d'aéronefs fonctionnels : montgolfière d'abord, puis avions.

Louis-Sébastien Lenormand invente le terme "parachute", par analogie avec le "parasol" auquel ressemble son engin, qu'il utilise pour sauter de l'observatoire de Montpellier le 26 décembre 1783. Son engin est muni de fortes armatures de bois.

André-Jacques Garnerin innove en mettant au point un dispositif composé seulement de toile. Avec lui, il s'élance avec succès le 22 octobre 1797 depuis un ballon au-dessus du parc Monceau à Paris. Son parachute initial, comme l'engin de Lenormand, oscillait dangereusement, problème qu'il résoud grâce à l'invention de la tuyère centrale.

Le 1er mars 1912 a lieu le premier saut en parachute depuis un avion, effectué par un Américain, Alber Berry au dessus de Saint-Louis, Missouri ; son engin, lourd et encombrant était accroché au train d'atterrissage de son avion, par chance, il atterrit entier.

Le 19 août 1913, ce fut le Français Adolphe Pégoud qui, au dessus de Châteaufort près de Versailles, sauta de son avion Blériot sacrifié pour l'occasion à 200 mètres du sol. Heurtant l'empennage de son avion, il s'était fracturé l'épaule et avait terminé sa chute dans un arbre.

En février 1914, à Juvisy, Jean Ors sauta en parachute depuis un Deperdussin et atterrit sain et sauf.

Pourtant, au cours de la Première Guerre mondiale, le parachute de secours n'a été en usage que sur les ballons d'observation, les équipages partageant sans rémission le sort de leur avion ou dirigeable désemparé ; seul l'empire allemand en équipa ses pilotes, et seulement à partir de 1918. Outre des considérations d'ordres psychologique - il a même été écrit que certains état-majors avaient peur que les pilotes n'abandonnent un peu trop vite leurs avions en cas de danger -, ce retard est avant tout dû au fait que le parachute était encore un poids significatif pour les appareils de l'époque, légers et de faible puissance, et une gène pour l'équipage.

Du côté allemand, les réticences officielles avaient été balayé au début de 1918 et le parachute allemand de type Heinecke sauva la vie de nombreux pilotes dont Hermann Göring.

Le parachutisme militaire est une idée qui ne peut être mise en œuvre qu'à partir du moment où des avions gros porteurs sont disponibles. Les expérimentations pendant les années 1930, notamment par les allemands et les russes (lesquels tentent même des largages à très basse altitude sans parachute, en comptant sur la neige comme amortisseur...), débouchent au cours de la seconde guerre mondiale sur des opérations militaires ambitieuses (invasion de la Crète par les allemands, débarquement allié de Normandie puis tentative de percée en Hollande), souvent très coûteuses pour les "paras".

Après la seconde guerre mondiale, guerre, le parachutisme sportif commence à se développer dans la foulée du parachutisme militaire, mais rapidement les parachutes utilisés et les pratiques s'adaptent un usage sensiblement différent (les paras militaires sont largués à faible hauteur, avec un grand poids en matériel, et avec un dispositif d'ouverture automatique ; les sportifs se lancent à plus haute altitude, font des figures à plusieurs, commandent eux-même l'ouvertude du parachute, visent un point très précis etc.). Dans les années 1980, pour cet usage, le parachute classique commence à laisser la place à la voile rectangulaire (développée, comme les parapentes, dans les années 1970) et le vocabulaire s'adapte : on distingue le "parachute rond" (le classique) et les "ailes".

Aujourd'hui, seuls les militaires restent fidèles à la forme ronde, et encore seulement pour les largages de paras en groupe et en "automatique", mais dans tous les autres cas, l'aile s'est imposé, progressivement : la forme ronde, initialement conservée pour l'initiation et les parachutes de secours, à maintenant cédé sa place même pour ces usages. Ceci, grâce à la maniabilité et à la possibilité de mieux piloter l'engin, de contrôler sa vitesse horizontale ou verticale (on peut tomber comme une pierre puis se poser à vitesse quasiment nulle), de faire des figures (et même tonneaux et looping). Des ailes peuvent supporter sans problème le poids de deux personnes, avec des harnais biplaces, utilisés en initiation.

Le parachute dans le cadre du parachutisme sportif

Dans la première acception, le parachute se compose généralement :


Le parachute Parach10



d'un sac-harnais : c'est à la fois un sac qui contient les voiles et un harnais dans lequel prend place le parachutiste

de 2 voiles, une voilure principale et une voilure de secours qui sont reliées aux élévateurs par les suspentes, les élévateurs de secours font partis intégrantes du harnais et les élévateurs principaux sont reliés au sac-harnais par un système de libération dit système trois anneaux .Ce système permet de dessolidariser la voilure principale du harnais pour permettre l'épanouïssement de la voilure de secours en cas de besoin.

la voilure dite "principale" est celle que le parachutiste ouvre normalement. Elle se situe dans la partie basse du sac-harnais et est pliée par le parachutiste lui-même après chaque saut

la voilure de secours est une deuxième voile, utilisée en cas de défaillance ou de non ouverture de la voile principale (suspente cassée, voile déchirée, autorotation rapide ou autre), ou lorsque l'on est trop bas pour ouvrir son parachute principal (évacuation de l'avion par exemple). En effet, une voilure principale a un "enfoncement" (différence d'altitude entre le moment ou le parachutiste fait l'action-poignée et le moment ou la voile est totalement épanouie) d'environ 200 mètres. La voilure de secours doit impérativement avoir un enfoncement inférieur à 90 mètres pour être autorisée d'emploi. L'ouverture de la voilure de réserve peut également être déclenchée par un déclencheur automatique, en cas de perte de conscience du parachutiste (suite à un malaise ou un choc par exemple), ou de perte de la notion d'altitude. La voilure de secours doit être pliée par un plieur qualifié, car le pliage est très minutieux et technique, et doit être fait avec le plus grand soin

d'un déclencheur de sécurité dont le but est d'ouvrir automatiquement le parachute de secours dans le cas ou le parachutiste serait encore en chute à une altitude donnée. Pour ce faire, le déclencheur mesure la vitesse de descente et l'altitude, grâce à un système de variobaromètre mécanique (système FXC) ou électronique (système Argus, Cypres ou Vigil).

Contrairement à l'idée largement répandue dans le grand public, les parachutes servant au "parachutisme sportif", par opposition au parachutisme militaire, ne sont plus des parachutes de type hémisphériques (qui ne sont que des moyens de mise au sol de troupes militaires aéroportées) mais des "ailes", ayant une vitesse horizontale, pouvant se diriger et planer comme un parapente.

Le parachute Parach11


Un peu de technique


Calotte. - Voilure en tissu de soie, formée de douze panneaux fixés entre eux par quatre tresses de soie transversales. Entre celles-ci les bords des panneaux, renforcés par des lisières, forment des lèvres, alternativement disposées de telle façon qu'elles laissent passer l'air en sens opposés: disposition qui supprime la rotation pendant la descente et diminue le choc qui se produisait à l'ouverture quand la calotte était entièrement cousue.

Les lisières prolongées de 40 centimètres au delà de l'ouverture supérieure (cheminée centrale) de la calotte sont cousues ensemble. A cette extrémité sont ménagées deux boucles.

Parachute extracteur. - A une de ces boucles est fixé un petit parachute (diamètre 0m,70) renfermant deux ailes métalliques d'écartement commandées par un puissant ressort.

Dispositif d'amorçage. - A l'autre boucle est suspendu un câble fixé par ailleurs au bas des suspentes. Il supporte un ou plusieurs cercles en rotin. (Voir ci-dessous).

Suspentes. - Douze suspentes sont fixées au bord inférieur (bord d'attaque) de la calotte. Elles sont réunies en boucle pour l'attache à l'amortisseur de choc.

Amortisseur de choc. - Se compose de sangles en nombre progressif disposées pour se déchirer en leur milieu. L'une de ses extrémités est attachée aux suspentes, l'autre à la ceinture du parachutiste.

Équipement. - Le tout est plié dans un sac de toile dont les patelettes, rabattues par-dessus, sont retenues par une ficelle-fouet.
Ce sac est fixé au dos de l'homme par des bretelles et une ceinture.


La descente

Dès l'altitude de 250 mètres, l'homme peut, en toute sécurité, sauter hors de l'avion. Le parachute est alors déclenché soit automatiquement, soit volontairement.

Ouverture automatique. - Un câble fixé d'une part à l'avion, de l'autre au parachute, libère celui-ci. L'air, dirigé sous la calotte par les cercles d'amorçage, la déploie à son tour. Les suspentes se raidissent. A ce moment, les fils de trame des sangles de l'amortisseur de choc cèdent l'un après l'autre, agissant comme autant de freins successifs de plus en plus puissants. La descente commence.

Ouverture commandée. - Pas de câble d'extraction. Quand il le veut, durant sa chute, l'homme agit sur une poignée de déclenchement. Cette manoeuvre tire un câble qui, par l'intermédiaire d'un couteau à guillotine, tranche la ficelle-fouet qui relie les patelettes du sac. Aussitôt, le parachute extracteur projeté par son ressort se déploie, entraîne la calotte, et la descente se poursuit comme ci-dessus.

Au sol. - Au moment de toucher terre, le parachutiste lève les bras, empoigne les suspentes et opère une traction qui lui permet d'amortir quelque peu le choc au sol. Il peut aussitôt déboucler sa ceinture et abandonner son parachute.

Toujours de l'audace. - Nombre d'audacieux se sont fait une spécialité de la chute libre. Certains ont sauté à 8 000 mètres et se sont laissés tomber jusqu'à 300 mètres avant d'ouvrir le parachute. C'est dire quelle sécurité offre maintenant le parachute, quand l'avion vole à bonne hauteur.

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