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 Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986

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jacotte
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MessageSujet: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Mar 2 Oct - 22:50:55

La catastrophe de Tchernobyl, accident nucléaire le plus grave jamais survenu (niveau 7 sur l'INES), s'est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine située sur un affluent du Dniepr à environ 15 km de Tchernobyl (Ukraine) et 110 km de Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie.


Les causes de la catastrophe

La catastrophe de Tchernobyl résulte de l'explosion thermique du réacteur nucléaire n°4, conséquence de l'élévation excessive de la température à l'intérieur de la cuve où sont situés les barres (crayons) de combustible nucléaire et le graphite servant de modérateur. Lorsque la chaleur produite par le réacteur n'a plus été évacuée en quantité suffisante par le système de refroidissement, la température et la pression ont augmenté à des niveaux excédant les valeur de dimensionnement des structures. L'explosion physique du cœur a entraîné l'éparpillement autour du réacteur et la diffusion dans l'atmosphère des matériaux constitutifs du coeur sous forme gazeuse ou solide. Cette explosion a été entretenue par la suite par la combustion du graphite, présent en grande quantité dans ce type de réacteurs.
Le réactif de l'explosion est le caloporteur, en l'espèce de l'eau légère. La chaleur aurait provoqué la radiolyse de l'eau, puis la recombinaison de l'hydrogène et de l'oxygène libérés aurait provoqué l'explosion qui a soulevé la dalle de béton recouvrant le réacteur. Selon d'autres experts, l'explosion serait une explosion de vapeur, conduisant aux mêmes conséquences.
Suite à l'accident, de grandes quantités de radioisotopes, radioactifs (et pour certain, extrêmement toxiques de surcroit), ont été libérés dans l'atmosphère. L'accident qui s'est produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl dans le réacteur numéro 4 est ainsi classée de niveau 7 dans l’échelle INES qui sert à mesurer la gravité des accidents nucléaires, correspondant au niveau le plus élevé.


Cause directe de l'accident

Une expérience était en cours sur le réacteur n°4, pour tester l'alimentation électrique de secours qui permet au réacteur de fonctionner en toute sécurité pendant une panne de courant. La puissance thermique[3] du réacteur avait été réduite de 3200 MW à 1000 MW dans le cadre de ce test dans la nuit du 25 au 26 avril.

L'accident s'est alors produit suite à une série d'erreurs commises par les techniciens de la centrale. Les opérateurs ont notamment violé des procédures garantissant la sécurité du réacteur et donc de la centrale. Enfin, depuis sa mise en service en 1977, la centrale est dirigée par Viktor Petrovitch Brioukhanov, un ingénieur en thermodynamique et non un spécialiste du nucléaire. Il fait partie d'une génération d'hommes promus grâce à « leur volontarisme militant, qui consistait d'abord et avant tout à remplir et dépasser le plan de production, nonobstant le respect des normes de construction ou de sécurité.»


Chronologie des événements

25 avril 1986, 13h05 : Dans le cadre de l'expérience prévue, la puissance du réacteur est stabilisée autour de 1600 MW.
25 avril 1986, 23h10 : La puissance est encore abaissée à 500 MW. Cependant, la puissance de sortie chute brutalement à 30 MW, ce qui provoque un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essaient alors de rétablir la puissance, mais le xénon-135 accumulé absorbe les neutrons et limite la puissance à 200 MW. Pour débloquer la situation, les opérateurs retirent les barres de carbure de bore, qui servent à contrôler la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées.
26 avril 1986, entre 01h03 et 01h07 : Deux pompes supplémentaires du circuit de refroidissement sont enclenchées pour essayer de faire augmenter la puissance du réacteur. C'est le dernier moment pour arrêter le réacteur et le sauver.
26 avril 1986, 01h19 : Pour stabiliser le débit d'eau arrivant dans les séparateurs de vapeur, la puissance des pompes est encore augmentée. Le système demande l'arrêt d'urgence. Les signaux sont bloqués et les opérateurs décident de continuer.
26 avril 1986, 01h23 : L'essai réel commence. Les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine sont fermées, ce qui a fait augmenter la pression dans le circuit primaire.
26 avril 1986, 01h23 et 40s : L'opérateur en chef ordonne l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôle sont descendues, sans grand effet.
26 avril 1986, 01h23 et 44s : La radiolyse de l'eau conduit à la formation d'un mélange détonnant d'hydrogène et d'oxygène. De petites explosions se produisent, éjectant les barres permettant le contrôle du réacteur. « En 3 à 5 secondes, la puissance du réacteur se voit centupler. »[4] Les deux mille tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur sont projetées en l'air et retombent de biais sur le cœur de réacteur, qui est fracturé par le choc.
Un incendie très important se déclare, tandis qu'une lumière aux reflets bleus se dégage du trou formé.

Il est à noter que les techniciens présents sur place, ainsi que Brioukhanov réveillé à 1h30, ne saisissent pas immédiatement l'ampleur de la catastrophe.
Ce dernier appelle le ministère de l'Énergie à 4h en déclarant que « Le cœur du réacteur n'est probablement pas endommagé.


La catastrophe et sa gestion

La lutte contre l'incendie (26 avril 1986)
Afin d'éteindre l'incendie, Brioukhanov appelle simplement les pompiers. Ceux-ci, venus de Pripyat, située à 3 km de la centrale, interviennent sur les lieux sans équipement particulier. Au matin, l'incendie est éteint. Les pompiers, gravement irradiés, sont évacués et mourront pour la plupart dans des conditions atroces. Les témoignages de leur souffrance ont été recueillis par la journaliste biélorusse Svetlana Alexievitch.


L'étouffement du cœur du réacteur en fusion (26 avril - 14 mai 1986)

L'incendie éteint, les techniciens de la centrale prennent conscience de l'étendue des dégâts provoqués par la retombée du toit sur le réacteur, qui est désormais fissuré. Le graphite toujours en combustion, mélangé au magma de combustible qui continue de réagir, dégage un nuage de fumée saturé de particules radioactives.

Il faut donc au plus vite étouffer la réaction nucléaire incontrôlée. Ce n'est qu'ensuite que le réacteur pourra être isolé par un sarcophage.

La première opération est réalisée grâce à un ballet d'hélicoptères militaires de transport mené par plus de mille pilotes. Il s'agit de larguer dans le trou béant des milliers de tonnes de sable, d'argile, de plomb, de bore, de borax et de dolomite, un mélange qui permettra de stopper la réaction nucléaire. La mission est difficile, car elle consiste à larguer les sacs à une hauteur de 200 m dans un trou de 10 m de diamètre environ, et ceci le plus vite possible, car malgré l'altitude les personnes reçoivent 15 Röntgen en 8 secondes (3 000 fois la dose maximale tolérée par an en France pour une personne). Dans la seule journée du 30 avril, 30 tonnes de sable et d'argile sont ainsi déversées sur le réacteur.

Sur le toit et aux alentours immédiats de la centrale, une cinquantaine d'opérateurs sont chargés dans les premiers jours suivant la catastrophe de collecter les débris très radioactifs. Chaque opérateur ne dispose que de 90 secondes pour effectuer sa tâche. Il est exposé à cette occasion à des niveaux de radiations extrêmement élevés dont ne le protègent guère des équipements de protection dérisoires, principalement destinés à l’empêcher d’inhaler des poussières radioactives. Nombre d’entre de ces travailleurs en première ligne ont développé par la suite des cancers et sont morts dans les années qui ont suivi.[réf. nécessaire]

Cependant, le réacteur est toujours actif et la dalle de béton qui le soutient menace de se fissurer. Plus grave, l'eau déversée par les pompiers pour éteindre l'incendie a noyé les sous-structures. Si le cœur s'enfonce jusqu'à cette poche d'eau, une nouvelle explosion, jusqu'à dix fois plus puissante que la première, pourrait se produire, qui entrainerait la destruction de Kiev. Une nouvelle équipe de pompiers est alors envoyée pour évacuer cette eau. Ceux-ci travailleront toujours sans protection et y laisseront leur vie.

Sous le cœur du réacteur en fusion, la dalle de béton menace de fondre. On amène donc des dizaines de milliers de mineurs des mines des environs de Moscou et du Donbass pour creuser un tunnel menant sous le réacteur afin d'y creuser une salle. Un serpentin de refroidissement à l'hélium doit y être installé pour refroidir la dalle de béton du réacteur. Les mineurs travaillent dans des conditions très difficiles dues à la température élevée et au niveau très important de radiation (le débit de dose à la sortie du tunnel est d’environ 200 Röntgen par heure).Leur sacrifice sera quasiment vain car le circuit de refroidissement ne sera jamais installé et finalement remplacé par du béton.

Grâce à ces travaux, le niveau de radiation baissera momentanément avant pourtant de s'élever à nouveau. Ce n'est que le 6 mai que la radiation absorbée en 8 secondes chute enfin à 1,5 Röntgen. Après cette date, ce sont encore 80 tonnes de mélanges qui seront déversées. Valeri Legassov, un haut fonctionnaire soviétique chargé des questions nucléaires, se suicide en voyant la manière dont l'accident a été géré par les autorités, et publie à titre posthume un article dans la Pravda .


La réalisation du sarcophage et la décontamination de la zone (14 mai 1986 – décembre 1988)

Dans les mois qui ont suivi, plusieurs centaines de milliers d'ouvriers (600 000 environ), les « liquidateurs » sont venus d'Ukraine, de Biélorussie, de Lettonie, de Lituanie et de Russie pour procéder à des nettoyages du terrain environnant. Leur protection individuelle contre les rayonnements était très faible, voire nulle. La décontamination était illusoire dans la mesure où personne ne savait où transférer le terrain contaminé.
Selon Viatcheslav Grichine, membre de l'Union Tchernobyl, principale organisation des liquidateurs, sur 600 000 liquidateurs, « 25 000 sont morts et 70 000 restés handicapés en Russie, en Ukraine les chiffres sont proches et en Biélorussie 10 000 sont morts et 25 000 handicapés.»


L'évacuation tardive des populations

Le 26 avril 1986, la population locale n’est pas prévenue de l'accident et poursuit ses activités habituelles sans prendre de précautions particulières. Ainsi à Pripiat, 900 élèves âgés de 10 à 17 ans participent à un « marathon de la paix » qui fait le tour de la centrale.

L'évacuation débute le 27 avril et les 45 000 habitants de Pripiat sont les premiers concernés. Ils n'ont été informés quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de n'emporter que le strict minimum et leur promettait qu'ils seraient de retour sous 2 ou 3 jours. Emmenés par l'armée, ils sont hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même gravement touchée par les radiations. Les premiers symptômes d'une forte exposition aux radiations (nausées, diarrhées, etc.) commencent à apparaître déjà chez beaucoup d'entre eux.

Au début du mois de mai, les 115 000 personnes habitant dans un rayon de 30 km autour du site sont évacuées, opération qui se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4000 roubles par adulte et 1500 roubles par enfant. Les évacuations touchent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 000 habitants à la fin de l'année 1987, est créée ex nihilo.

Quatre « zones de contamination » décroissantes sont définies. Deux d'entre elles ne sont pas évacuées, mais les habitants disposent d'un suivi médical et de primes de risque.

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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Mar 2 Oct - 23:01:49

La gestion administrative et politique de la catastrophe

L'opacité des autorités locales et des échelons bureaucratiques

Dans les premières heures qui suivent la catastrophe, l'opacité créée par les différents échelons administratifs est totale. Mikhaïl Gorbatchev n'est informé officiellement que le 27 avril. Le rapport qui lui est transmis parle d'une explosion, de la mort de deux hommes, de l'arrêt des tranches 1, 2 et 3. Les rapports faits au dirigeant soviétique sont entourés d'« un luxe de précautions oratoires ». Le manque d'information des plus hautes instances dirigeantes est certes la conséquence de la sous-évaluation, dès le départ, de la gravité de la catastrophe , mais aussi de la culture du secret inhérente au système soviétique.


Le rôle des pays occidentaux

Le 28 avril au matin, un niveau de radioactivité anormal est constaté dans la centrale nucléaire de Forsmark en Suède, qui entraîne l'évacuation immédiate de l'ensemble du site par crainte d'une fuite radioactive interne. Mais les premières analyses montrent que l'origine de la contamination est extérieure à la centrale et vient de l'est. L'après-midi du même jour, l'Agence France-Presse rapporte l'incident.

À partir de ce moment, toutes les hypothèses sont formulées par les médias occidentaux. Les informations arrivent au compte-goutte (interview à Kiev de personnes évacuées de la zone, etc.). L'agence de presse TASS parle le 29 avril d'un accident « de gravité moyenne survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl » tandis que les photos satellites du site de la centrale révèlent les premières images de la catastrophe.


La communication de crise : un mélange de propagande soviétique et d'une volonté réelle de transparence

Pour Gorbatchev, la catastrophe constitue la première mise en œuvre de la politique de glasnost (« transparence ») présentée au cours du XXVIIe congrès du PCUS (25 février – 6 mars 1986) et qui a rencontré de fortes oppositions. Dans son esprit, l'accident constitue « un nouvel argument fort en faveur de réformes profondes. »

Le 14 mai, Gorbatchev prononce une allocution télévisée dans laquelle il reconnaît l'ampleur de la catastrophe et admet que des dysfonctionnements profonds ont eu pour conséquence que « ni les politiques, ni même les scientifiques n'étaient préparés à saisir la portée de cet événement. »

Cette volonté de transparence ne va pas sans une très importante propagande autour des travaux réalisés, destinée à mettre en valeur la « bataille contre l'atome ». Une banderole apposée sur le réacteur éventré proclame que « le peuple soviétique est plus fort que l'atome » tandis qu'un drapeau rouge est fixé au sommet de la tour d'aération de la centrale à l'issue des travaux de déblaiement.


Conséquences de la catastrophe

Conséquences humaines et matérielles

Un « sarcophage », constitué d'une partie en béton à sa base et d'une charpente métallique sur les parties supérieures a été construit par les liquidateurs autour et sur les restes du réacteur détruit. Sa fonction principale est de protéger les matières radioactives des intempéries. Il sert aussi à empêcher les fuites de gaz et de poussières radioactives dans des limites raisonnables, permettant d'effectuer des travaux aux alentours du site.

Ces travaux ont été réalisés en un temps record compte tenu des conditions extrêmes de radioactivité (le sarcophage a été mis en service au mois de novembre 1986, soit seulement six mois après la catastrophe). Cet exploit a été rendu possible grâce à la participation massive des soldats de l'armée soviétique, et plus largement de l'ensemble de la population masculine valide de l'URSS.

Outre l'évacuation des zones qui a constitué un traumatisme majeur sur les populations vivant de l'agriculture, c'est le sort des samosioli qui reste aujourd'hui le plus frappant. Samosioli (ou « colons individuels » en français) est le nom donné aux personnes revenues vivre dans la zone d'exclusion, malgré les interdictions, et qui vivent en autarcie de leur lopin de terre. Leur nombre est estimé à un millier.
D'autre part, le trafic s'est développé. Il concerne des objets et mobilier laissés à l'abandon (et parfois fortement contaminés), le bois de chauffage abattu illégalement et le braconnage des animaux qui ont proliféré depuis l'évacuation de la zone.
Enfin, des agences de tourisme spécialisées dans la visite du site attirent des « touristes nucléaires » venus du monde entier.


Conséquences sanitaires

Les conséquences sanitaires sont difficiles à évaluer. L'évaluation du nombre de morts va de 50 000 à 150 000. Kofi Annan avance le chiffre de 7 millions de personnes affectées


Conséquences techniques

À la suite de la catastrophe, le réacteur n°4 de Tchernobyl a été recouvert d'un « sarcophage » de béton. La catastrophe a accéléré la recherche sur les réacteurs RBMK et leur modernisation. Elle a également mis en évidence la nécessité d'une enceinte de confinement autour des installations, dont l'efficacité a été pleinement démontrée par les conséquences bénignes de la catastrophe de Three Mile Island.

En 2000, les autres tranches de la centrale ont été arrêtées définitivement, sous la pression de l'Union européenne et en échange d'aides financières.

Depuis des années, l'eau et la neige s'infiltrent dans le « sarcophage » : le béton a souffert de la radioactivité, et la structure a été bâtie sur des fondations préexistantes ou sur des structures instables dont l'état n'est plus connu avec précision.

En 1997, la communauté internationale jugeait qu'une intervention sur le site de Tchernobyl était nécessaire.
Il s'agissait de stabiliser le sarcophage actuel, préparer le site à la construction d'un nouveau sarcophage pour finalement le construire.

Entre 2003 et 2006, des travaux des construction d'un bâtiment de vestiaire, d'un hôpital, d'un centre d'entraînement, d'une base de construction, des réseaux d'alimentation en eau et énergie(s) ainsi que d'un bâtiment administratif ont été réalisés. En 2006, suite à un appel d'offre, une entreprise russe a procédé à la stabilisation des parties instables du sarcophage existant. En 2001 le concept « arche de Tchernobyl » fut choisi entre 2002 et 2003, un avant projet a été réalisé. Un appel d'offre international à été lancé le 11 mars 2004 pour la conception, la construction et la mise en service du nouveau confinement. Les travaux de terrassement ont débuté en 2006 et la construction de l'arche devrait s'achever en 2010.

Le coût total de ces projets est estimé à 840 millions d'euros payé en majeure partie par les pays du G7 et l'Ukraine. Son financement est géré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). L'arche aura pour hauteur 110 mètres, pour largeur 150 m et pour longueur 270 m. Cette arche abritera des ateliers destinés à décontaminer, traiter et conditionner les matériaux radioactifs en vue d'un futur stockage

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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Jeu 31 Mar - 9:44:15

la cour d'appel examine un arrêt de l'enquête en France



La cour d'appel de Paris étudie,jeudi 31 mars,une possible clôture de l'enquête ouverte en 2001 sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France,le parquet général estimant que les scientifiques n'ont mis en évidence aucune conséquence sanitaire mesurable.

Ouverte après une plainte de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) et de la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad), l'enquête de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy s'est concentrée sur la communication des données de radioactivité sur le territoire.

Seul mis en examen pour 'tromperie aggravée' en 2006,l'ancien directeur du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI),le Pr Pierre Pellerin,est soupçonné d'avoir masqué l'ampleur de la radioactivité au passage du nuage de Tchernobyl au printemps 1986.

Le SCPRI avait diffusé plusieurs communiqués rassurants.

Les plaignants estiment qu'avec une telle communication,des aliments interdits à la consommation dans des pays voisins ont pu être vendus en France.

Cinq ans après sa mise en examen,le Pr Pellerin demande un non lieu.

Le ministère public,qui soutient sa demande,requiert parallèlement un non-lieu général et une clôture de l'enquête.

Selon lui,les analyses scientifiques au dossier s'accordent pour établir que la catastrophe nucléaire de 1986 n'a pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France,en particulier aucun lien n'a été fait avec des maladies de la thyroïde.

Cette demande de fin d'enquête fait bondir les parties civiles.

'Ce serait un bien mauvais signal émis par l'institution judiciaire à l'égard du corps social de dire que cette procédure doit s'interrompre prématurément',estime Me Bernard Fau,avocat de parties civiles.

Des plaignants ont prévu de manifester à 9 heures devant le Palais de justice,dès le début de l'examen à huis closde la demande du parquet par la chambre de l'instruction de la cour d'appel.



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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Ven 1 Avr - 11:13:15

Tchernobyl : non-lieu requis pour le Pr Pellerin


Le Pr Pierre Pellerin


À la tête de l'Autorité de protection nucléaire en 1986,le scientifique est accusé d'avoir minimisé les retombées radioactives sur la France.

Il aurait certainement souhaité meilleur calendrier.

En pleine catastrophe nucléaire au Japon,la responsabilité du Pr Pierre Pellerin dans la gestion qu'eut la France des retombées du nuage de Tchernobyl voilà vingt-cinq ans,est étudiée par la justice.

Une étiquette colle à la peau du Pr Pellerin : celle d'avoir été l'homme qui aurait déclaré que «le nuage s'est arrêté à la frontière».

S'il n'a en réalité jamais prononcé cette phrase,celui qui était alors le directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI),est accusé d'avoir minimisé l'impact des retombées radioactives sur la France et des risques encourus par la population.

Une attitude qui,selon les parties civiles,serait responsable d'une hausse des cancers de la thyroïde.

«Tromperie aggravée»

Le dossier dans lequel Pierre Pellerin âgé de 88 ans est mis en examen depuis 2006 pour «tromperie aggravée» était étudié jeudi à huis clos par la cour d'appel de Paris.

Elle dira si la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy peut poursuivre son enquête commencée en 2002.

Le parquet général qui requiert un non-lieu estime,que à ce jour, l'accident de Tchernobyl du 26 avril 1986 n'a pas eu de conséquences sanitaires mesurables en France.

À l'issue de l'audience,même l'avocat des parties civiles,Me Bernard Fau,pronostiquait la fin prochaine de l'enquête.

La décision sera rendue le 7 septembre.

De leur côté,deux associations (l'Association française des malades de la thyroïde et la Criirad,la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) souhaitent que soit reconnue la responsabilité du scientifique.

Elles accusent le patron du SCPRI d'avoir volontairement transmis des communiqués partiels et partiaux tendant à rassurer la population entre le 30 avril et le 5 mai 1986.

Les parties civiles s'appuient sur une expertise judiciaire ayant conclu en 2005 que «la restitution par le SCPRI des informations concernant la contamination radioactive du territoire,aussi bien aux autorités décisionnaires qu'au public,n'a été ni complète ni précise et que,certaines valeurs ont été occultées».

Pour les parties civiles,l'instruction doit se poursuivre afin de mettre en lumière les «failles» de la communication des pouvoirs publics lors de la catastrophe.

«Nous sommes très en colère»

Jeudi,les débats ont également porté sur la pertinence d'un rapport demandé par la juge d'instruction sur la prévalence des cancers de la thyroïde en Corse,région particulièrement arrosée par la pluie lors du passage du nuage radioactif.

Selon le prérapport,les fichiers d'un endocrinologue de Bastia montreraient une augmentation de 44 % de la maladie parmi la population générale.

Un chiffre extrêmement contesté puisque,tout d'abord,seule l'étude de l'apparition de la maladie chez les enfants de moins de 5 ans en 1986 serait pertinente.

De plus,les diagnostics étant plus fréquents,l'incidence des cancers de la thyroïde augmente nécessairement.

Par ailleurs,en Amérique du Nord,non exposée à Tchernobyl,le taux de cancers de la thyroïde est le même qu'en France.

Le 2 mai 1986,Pierre Pellerin affirmait que «ni la situation actuelle ni son évolution ultérieure ne justifient dans notre pays quelques contre-mesures sanitaires que ce soit».

Pur produit du nucléaire à la française,cet ancien professeur de médecine à l'université Paris-Descartes a toujours soutenu que les retombées radioactives ont certes existé mais qu'elles n'étaient pas dangereuses.

À l'époque,des pays voisins de la France avaient mis en œuvre des mesures de protection des populations (distribution d'iode et interdiction de consommer certaines denrées).

«Nous sommes très en colère.

Nous souhaitons que le mensonge d'État prenne fin.

Nous sommes pour la transparence.

Aujourd'hui,est-on sûr de ce qui se passe à Fukushima ?

interrogeait jeudi Chantal Garnier,coprésidente de l'Association française des malades de la thyroïde qui regroupe 3 700 personnes.

En 1987,les médecins diagnostiquent à cette femme aujourd'hui âgée de 61 ans un cancer de la thyroïde qu'elle attribue à la catastrophe de Tchernobyl.

Nous reprochons au Pr Pellerin d'avoir menti.

Il aurait fallu éviter de consommer des fruits et légumes frais.

En cas de non-lieu,nous irons plus haut.»

Seul un pourvoi en cassation serait alors envisageable.

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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Dim 3 Avr - 19:50:08

la Corse espère la reconnaissance des conséquences du nuage

En Corse,une éventuelle clôture de l'enquête sur l'impact du nuage radioactif de Tchernobyl inquiète,notamment des malades,des médecins et les pouvoirs publics qui oeuvrent pour la reconnaissance des possibles conséquences sanitaires dans l'île.

Christophe,Christina et Barthélemy partagent plusieurs points communs: tous trois sont nés au second semestre 1986 en Balagne,dans le nord-ouest de la Corse, et ont déclaré une grave maladie du sang.

"Trois cas sur environ 75 naissances dans l'année pour ce secteur,c'est beaucoup", estime le Dr Denis Fauconnier,rencontré à son domicile de Costa,Barthélemy à ses côtés.

Ce médecin,aujourd'hui retraité,est alerté en mai 1986 par des patients qui reviennent d'Italie où les consignes de non-consommation de produits frais sont strictes.

Il fait analyser des échantillons de lait frais.

Résultats sans appel: "des taux souvent supérieurs à 10.000 bequerels d'iode 131 par litre de lait et jusqu'à 100.000".

"J'ai averti les gens,mais il était déjà trop tard",dit le docteur.

Il se souvient d'une fillette de 5 ans qui mangeait quotidiennement un bol de caillé et a souffert d'une thyroïdite dès la mi-mai 1986,peu après la catastrophe survenue en Ukraine le 26 avril.

S'appuyant sur son expérience,les observations du seul endocrinologue de Bastia et d'autres confrères corses ainsi que les données médicales de divers organismes,le médecin affirme que la contamination de la chaîne alimentaire a entraîné une augmentation des pathologies classées comme radio-induites.

Il transmet alors ses recherches à la juge d'instruction chargée de l'enquête ouverte en 2001,Marie-Odile Bertella-Geffroy.

Rose (prénom modifié à sa demande),74 ans,a aussi envoyé un épais dossier à la juge.

Elle vivait en 1986 avec son mari et ses deux garçons dans la plaine orientale,la plus contaminée par le nuage avec la Balagne selon les relevés.

A peine remise d'un lymphome après quatre ans de "traitements très durs",elle voit son mari emporté en 2002 par une autre forme de cette pathologie.

Mais Rose n'en a pas fini: elle et ses enfants,âgés aujourd'hui d'une quarantaine d'années,ont développé des maladies thyroïdiennes.

"Puisque la Corse a été touchée,ça ne peut qu'être à cause de Tchernobyl,toutes ces maladies. Pourquoi personne ne veut le reconnaître?",s'indigne-t-elle.

La Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris rendra sa décision le 7 septembre sur la poursuite ou non de l'enquête sur l'impact du nuage.

Le parquet a requis un non-lieu,estimant qu'aucune conséquence sur la santé n'a pu être prouvée.

La possible clôture des investigations inquiète la Collectivité territoriale de Corse (CTC) qui s'investit depuis 2004 pour la reconnaissance des conséquences sanitaires du passage du nuage sur l'île et a créé une commission ad hoc.

Les dirigeants de la CTC,Paul Giacobbi et Dominique Bucchini,ont adressé jeudi une lettre au ministre de la Justice Michel Mercier,où ils expriment leur "désapprobation" quant à cette éventualité.

La CTC projette de confier un registre des cancers et une enquête épidémiologique à un organisme indépendant.

Deux outils d'évaluation que le dr Fauconnier attend: "On a entravé la science,on avait les moyens de suivre l'évolution des éléments radioactifs sur la santé,mais personne n'a tiré les conséquences".

Barthélemy,lui,n'espère plus être reconnu comme une victime du nuage de Tchernobyl,mais s'inquiète pour "les enfants du Japon".

"Dans 25 ans,combien d'entre eux auront déclaré un cancer?",s'interroge-t-il.

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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Mer 7 Sep - 12:29:50

L'enquête sur Tchernobyl en France s'achève par un non-lieu

La cour d'appel de Paris a décidé d'un non-lieu et mis fin à l'enquête ouverte en 2001 sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France,a annoncé mercredi Me Bernard Fau,l'avocat des parties civiles.

Elle accorde donc un non-lieu à l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI) le Pr Pierre Pellerin,qui était le seul mis en examen dans cette affaire.

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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Jeu 26 Avr - 13:53:24

Tchernobyl: Un nouveau sarcophage pour le 26e anniversaire de la catastrophe



Le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl,en Ukraine,25 ans après la catastrophe nucléaire,le 10 avril 2011.

Il est destiné à remplacer l'ancien,construit en urgence en 1986,criblé de failles et de trous...

La centrale nucléaire de Tchernobyl,en Ukraine,va recevoir en guise de cadeau «d’anniversaire» un sarcophage flambant neuf.

Vingt-six ans après l’explosion du réacteur numéro 4,qui a contaminé des centaines de kilomètres de terres autour de la centrale,le sarcophage en béton construit au lendemain de l’accident va être remplacé.

Ce jeudi matin,le président ukrainien Viktor Ianoukovitch en lancera officiellement l’assemblage lors d’une cérémonie au cours de laquelle il déposera également une gerbe à la mémoire des victimes de la catastrophe.

L’ancien cercueil est criblé de trous

Le sarcophage sera assemblé près de la centrale,à 300 mètres du réacteur endommagé,puis glissé par-dessus l’ancienne chape.

C’est un consortium formé par les groupes français Bouygues et Vinci qui mène les travaux,dont le coût total,estimé à 1,5 milliard d’euros,est supporté par la communauté internationale et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

Le sarcophage en béton posé dans l’urgence après l’accident du 26 avril 1986 est aujourd’hui plein de trous et de fissures,qui laissent s'échapper des particules radioactives dans l'atmosphère et dans l'eau.

Le nouveau sarcophage fera 108m de hauteur,162m de longueur,12m d’épaisseur et sera constitué de 30.000 tonnes d'acier.

Il doit permettre de sceller le réacteur jusqu'à la fin du XXIe siècle au moins.

Durant cette période,le réacteur doit être démantelé et les déchets radioactifs déménagés.















20 minutes.fr

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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Jeu 14 Fév - 0:50:58

Un toit s'écroule à Tchernobyl : 80 employés évacués "par précaution"


Selon le service de presse de la centrale, un toit et un mur se sont écroulés partiellement à plusieurs dizaines de mètres du chantier de confinement de la centrale accidentée, sans faire de victime ni provoquer de hausse de la radioactivité.

Des employés évacués "par précaution"

Près de 80 employés de Vinci et Bouygues ont été évacués "par précaution" de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl après l'accident, ont indiqué les deux groupes français de BTP mercredi.
Ils travaillent sur place à la construction de l'enceinte de confinement du sarcophage recouvrant les restes du réacteur accidenté en 1986.


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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Sam 26 Avr - 12:57:50

Il y a 28 ans,survenait la catastrophe de Tchernobyl

Il y a 28 ans,le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait.

Cet accident est considéré comme le plus important de l'histoire du nucléaire civil.

Il a été classé 7 (comme Fukushima) le niveau le plus élevé sur l'Echelle internationale des événements nucléaires (INES).

Retour en images



Le 26 avril 1986,le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose.

Deux jours plus tard,les autorités russes annoncent l'accident.

Vue du réacteur après l'explosion.



Une autre vue en juillet 1986.



Un hélicoptère militaire répand des produits censés réduire la contamination de l'air chargé d'éléments radioactifs au-dessus de la centrale,dans les jours qui suivent l'explosion du réacteur.



Dès le premier jour,de nombreuses personnes vont être employées pour tenter d'endiguer la catastrophe et contenir la radioactivité.



Qu'ils soient soldats,mineurs,ouvriers,civils,ils vont tous travailler dans des conditions délétères.

Ils seront surnommés les "liquidateurs" et seront des centaines de milliers à intervenir,sur plusieurs années.



Un employé mesure le taux de radioactivité dans la salle des machines des premier et second réacteurs,le 5 juin 1986.



Le 13 juin 1986,un policier contrôle les véhicules à l'entrée de la zone limitée entourant le site de Tchernobyl.

Un mois plutôt et dans un rayon de 30 km,la population avait commencé à être évacuée.



Conséquence de ces évacuations : les villes deviennent des villes fantômes.

Ici,Pripyat près de la centrale de Tchernobyl,en 1988.



En novembre 1986,les travaux de construction d’un sarcophage de béton autour du réacteur commencent.

Ici une vue en 1998.



Malgré les efforts des "liquidateurs",le nuage radioactif s'est répandu sur l'Europe.

La Suède alerte,dès le 28 avril 1986,la communauté internationale.

Pierre Pellerin (ici en photo),à la tête du SCPRI (Service central de protection contre les rayons ionisants),après avoir prétendu qu’"aucune élévation significative de la radioactivité n’a été constatée" (en France),reconnaîtra le 10 mai que les mesures de radioactivité étaient anormales dès le 30 avril.



Dès 1990,les médecins constatent une augmentation des cancers de la thyroïde chez les enfants de moins de 15 ans en Biélorussie puis en Ukraine.

Ces maladies continueront de toucher les enfants nés après l'accident.



En 1998,le réacteur n°3 est arrêté pour des réparations sur les systèmes de refroidissement et de sécurité.

Parallèlement, es employés vérifient le panneau de contrôle du réacteur n°4 totalement détruit lors de l'explosion.



Le 15 décembre 2000,Sergey Bashtovoi tourne la clé d'arrêt d'urgence du réacteur n°3 : la centrale de Tchernobyl cesse définitivement toute activité.



Afin de renforcer la sécurité autour du réacteur n°4,la décision est prise de l'entourer d'une nouvelle protection : "L'Arche de Tchernobyl".

Ce sarcophage d'acier,en forme d'arche,aura pour hauteur 110 mètres,pour largeur 150 m et pour longueur 270 m.

Il est en cours de réalisation et devrait être achevé en 2015.



Paradoxalement,le site est devenu de nos jours une attraction touristique...



en 2011,plus de 2 millions de personnes étaient reconnues comme "victimes de Tchernobyl",par l'État ukrainien.

La Biélorussie voisine,qui a subi d'importantes retombées radioactives,concentre également de nombreuses victimes.




















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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Jeu 23 Avr - 10:25:41

29 ans après Tchernobyl : les sols d'Alsace toujours contaminés

Même si elle diminue depuis les années 90,la contamination radioactive des sols persiste en Alsace,près de trente ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl




La catastrophe nucléaire de Tchernobyl s'est produite en avril 1986.

Selon une nouvelle étude de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad),la radioactivité est toujours présente dans les sols alsaciens.

L'Alsace faisait partie des zones les plus touchées en France par le nuage radioactif venu d'Ukraine,tout comme la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence,ou le Jura,rappelle la Criirad.

Près de la moitié du césium 137 a disparu

Sur les sols en milieu ouvert non cultivé analysés en octobre dernier dans six communes alsaciennes,"on observe globalement une diminution de la contamination" par rapport aux résultats obtenus dans ces mêmes stations lors des études précédentes conduites par la Criirad en 1990-91 et 1998,note le rapport.

"Toutefois,la diminution de l'activité semble à présent dominée par la décroissance radioactive du césium 137 alors qu'elle avait été beaucoup plus rapide" dans les années 1990 en raison du transfert progressif à la flore,à la faune et aux nappes phréatiques,ajoute l'étude.

Près de la moitié environ du césium 137 qui s'était échappé de Tchernobyl a disparu du sol en Alsace,mais il faudra encore attendre trois siècles pour que l'activité initialement déposée soit divisée par mille,prédit la Criirad.

Seules six communes ont accepté les prélévements

La commission a déploré que seulement six communes alsaciennes,une du Bas-Rhin (Erstein,près de Strasbourg) et cinq du Haut-Rhin (Aubure,Breitenbach,Durmenach,Kruth et Wolfgantzen),aient accepté des prélèvements sur leurs sols, alors qu'elles étaient 28 en 1998 et 66 en 1987-1988.

De même,le conseil régional et les deux conseils généraux n'ont pas contribué financièrement à la dernière étude.

Le rapport complet de la Criirad est consultable sur le site de l'association haut-rhinoise Les Enfants de Tchernobyl,qui l'a commandé et en grande partie financé.
























sud ouest

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MessageSujet: Re: Catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986   Mer 7 Oct - 18:06:21

Les animaux de retour en masse à Tchernobyl,30 ans après la catastrophe nucléaire

Un recensement a été effectué grâce à des survols en hélicoptère de la vaste zone dévastée par l'explosion d'un des réacteurs en avril 1986.




Le soleil se lève sur les ruines de Tchernobyl (Ukraine),le 7 mai 2014

Des élans,des cerfs,des chevreuils,des sangliers,des loups...

Près de trente ans après l'accident nucléaire de Tchernobyl en Ukraine,la faune est florissante dans la zone d'exclusion désertée par les humains,révèle une étude internationale.

Un recensement a été effectué grâce à des survols en hélicoptère du site dévasté par un incendie suivi d'une explosion d'un des réacteurs en avril 1986.

Les résultats ont été publiés,lundi 5 octobre,dans la revue Current Biology (en anglais).

Plus d'animaux aujourd'hui qu'avant la catastrophe

L'étude montre que ces mammifères sont au moins aussi nombreux à l'intérieur du périmètre de 4 200 km2 autour de la centrale,que dans les réserves naturelles environnantes non contaminées par la radioactivité.

Elle montre même que les loups y sont sept fois plus nombreux que dans les parcs proches de la région.

Les observations ont révélé une multiplication des élans,des chevreuils et des sangliers à Tchernobyl dans une période allant de un à dix ans après l'accident.

Et ce,au moment où les populations de ces mammifères déclinaient ailleurs dans l'ex-Union soviétique,précisent les chercheurs.

"Les activités humaines pires que la radioactivité"

"Il est très probable que les populations de ces animaux sont beaucoup plus nombreuses aujourd'hui qu'elles ne l'étaient avant l'accident",estime Jim Smith de l'Université de Portsmouth au Royaume-Uni,un des co-auteurs de ces travaux.

Et le scientifique de conclure : "Cela ne signifie pas que la radioactivité est bonne pour la faune sauvage,mais seulement que les effets des activités humaines comme l'agriculture,la chasse et l'exploitation forestière sont nettement pires."

Ces observations montrent à quel point la nature est tenace.

Mais elles pourraient aussi fournir des éclairages importants pour mieux comprendre l'impact potentiel à long terme de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011.

















francetvinfo

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