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 l'affaire omar raddad

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mimi
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MessageSujet: l'affaire omar raddad   Lun 3 Sep - 20:54:22



omar raddad


L'affaire Omar Raddad est une série d'événements impliquant un jardinier de Mougins, Omar Raddad, accusé du meurtre d'une de ses clientes, Ghislaine Marchal. Le caractère très mystérieux et théâtral des lieux du crime et les rebondissements de l'enquête donneront lieu à l'un des procès les plus médiatisés


Circonstances

Ghislaine Marchal, l'employeur d'Omar, assassinée à l'âge de 65 ans le 23 juin 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes), était alors une veuve financièrement aisée.


La veille

Le dimanche 23 juin 1991, Ghislaine Marchal qui vivait seule dans sa villa La Chamade, sur les hauteurs, s'apprête à aller déjeuner chez des amis voisins.

À 11 h 48, elle termine une conversation téléphonique avec une de ses amies qui doit venir lui rendre visite le lendemain.

À 13 h 30, s'interrogeant sur son retard, lesdits amis, chez qui elle devait aller manger, téléphonent à la villa mais le téléphone ne répond plus.

Ce jour-là Omar Raddad, le jardinier, âgé alors de moins de 30 ans, avait changé son emploi du temps sans prévenir personne, sauf celle chez qui il était allé, Madame Pascal, dans une propriété voisine. Il a déclaré être rentré chez lui pour déjeuner, ce qui n'a pas été confirmé par les différents témoins.


L'agonie



Lardée d'un coup de couteau par son agresseur au fond de la cave de sa villa, Ghislaine Marchal, pendant son agonie qui a duré près de vingt minutes, aurait commencé par écrire « Omar m’a tuer » (avec la faute de grammaire ; selon la défense, Ghislaine Marchal n'aurait jamais fait une telle faute de grammaire) sans prendre assez de sang sur son doigt. Puis elle aurait recommencé une nouvelle fois un peu plus loin sur une autre porte de la cave, jusqu’à tracer la deuxième phrase « Omar m’a t », inachevée parce qu’elle n’avait plus assez de force, désignant ainsi le coupable ?

Ce dossier a donné lieu à une énorme mobilisation médiatique, le roi du Maroc est même intervenu.

Procès

Omar Raddad est inculpé d'homicide volontaire et est ecroué à Grasse le 27 juin 1991



maitre jacques vergès avec omar raddad


En février 1994 devant les assises des Alpes-Maritimes, il est défendu par Maître Jacques Vergès qui adopte la ligne suivante:

Dans une mise en scène machiavélique, le véritable meurtrier aurait utilisé la main de Mme Marchal pour faire accuser le jardinier.
Christian Veilleux, le fils, n'a pas une bonne relation avec sa mère.
L'amant de la femme de ménage, un personnage connu sous le sobriquet de « Pierrot le Fou », mais les enquêteurs et surtout les deux graphologues estimaient (avec une probabilité de deux-tiers), que l'auteur du message était bien Mme Marchal, scellant ainsi le sort du jeune Marocain : dix-huit ans de réclusion criminelle.
Quant à l'analyse génétique, elle n'avait pas été utilisée lors de la découverte du corps de Mme Marchal puisqu'en 1991, cette technique n'en était alors qu'à ses premiers balbutiements. Ensuite les traces sont brouillées.

Le dispositif de fermeture de la porte de la cave démontré par les gendarmes était composé d'un lit pliable, d'une barre en fer et de divers objets lourds. Dès l'arrivée des gendarmes, la porte était verrouillée par ces objets dans cette disposition : la barre était glissée sous la porte, le lit tenait la barre de l'intérieur, permettant à cette dernière de ne pas tomber et de ne pas verrouiller la porte de la cave. Les autres objets étaient placés derrière le lit. Ce dispositif montré par les gendarmes a été contesté par la défense. En effet, il était difficile à mettre en place, mais a néanmoins été utilisé comme preuve contre Omar Raddad à son procès.

Une autre preuve a semblé contestable : la phrase "Omar m'a tuer". Une faute importante que Mme Marchal n'aurait pas pu commettre. En effet, les papiers retrouvés par les gendarmes dans la villa, qui indiquaient les tâches à faire, ne comportaient aucune faute de grammaire.

Le témoignage des deux graphologues insistant sur le fait que les inscriptions ont bien été écrites par Ghislaine Marchal emporte la conviction des jurés même si nul n'ignore que la graphologie n'est pas une science exacte.


Grâce



le président jacques chirac en 1996


Le 10 mai 1996 le président Jacques Chirac accorde la grâce partielle à Omar Raddad réduisant sa peine de quatre ans et huit mois. Le décret sera signé le 23 mai. Omar Raddad est libéré le 4 septembre 1998. Il a eu un comportement irréprochable en détention, d'où l’avis favorable émis en février de cette année-là par le comité consultatif de libération conditionnelle. Omar Raddad retrouve la liberté mais aux yeux de la justice, il demeure coupable.

Omar Raddad, très affecté par cette condamnation, a fait 45 jours de grève de la faim et a tenté de mettre fin à ses jours en avalant des rasoirs.


Les Doutes

Le 2 février 2000: la Commission de révision des condamnations pénales ordonne de nouvelles investigations et notamment, une nouvelle expertise graphologique pour savoir si madame Marchal est l'auteur des inscriptions "Omar m'a tuer". Deux experts sont nommés : Anne Bisotti et Françoise Ricci D'Arnoux. Le 31 octobre 2000 ces deux graphologues remettent un rapport de 150 pages dans lequel elles se disent incapables de certifier que la victime est bien l'auteur des inscriptions. Par contre le sang qui a permis la rédaction des messages est bien celui de Ghislaine Marchal.

Le 14 janvier 2001 la justice ordonne une nouvelle expertise sur un chevron de bois ayant servi à tuer Ghislaine Marchal Le 20 février 2001 l'ADN masculin retrouvé sur la porte de la chaufferie n'est pas celui d'Omar Raddad. Les experts ne peuvent préciser à qui appartient cette empreinte génétique, ni sa provenance.
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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Mar 2 Déc - 1:23:22

À la Chancellerie, Omar Raddad a plaidé la révision de son procès


Omar Raddad, qui réclame une révision de sa condamnation en 1994 pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991, a été reçu lundi au ministère de la Justice par un proche conseiller de la garde des Sceaux.
Au terme de cet entretien d'une heure, l'ex-détenu a confié "avoir des espoirs aujourd'hui" et "il a juré sur la tête de sa famille qu'il est innocent", rapporte son avocate Me Sylvie Noachovitch.

Après un premier échec d'une demande de révision de son procès en 2002, Omar Raddad a demandé à sa nouvelle avocate de relancer l'affaire en présentant à la Cour de cassation une nouvelle requête en révision, en s'appuyant sur des empreintes génétiques.
Au conseiller de Rachida Dati, le jardinier marocain et son conseil ont demandé l'inscription de deux ADN masculins inconnus retrouvés mélangés au sang de la victime sur la scène de crime dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).
À l'époque, les tests réalisés avaient permis de montrer que ces ADN ne correspondaient pas à celui d'Omar Raddad, mais ils n'avaient pas permis de déterminer leur origine.
"Le conseiller nous a dit qu'il nous donnerait une réponse dans quelques semaines et nous avons aujourd'hui beaucoup d'espoirs dans l'issue positive de cette demande. Cela serait un beau cadeau de Noël", lâche Me Sylvie Noachovitch.
Outre cette nouvelle demande de révision, Omar Raddad a aussi chargé le détective Roger-Marc Moreau de mener une nouvelle contre-enquête pour éclaircir cette affaire.

"Le combat continue"

Les faits remontent au 23 juin 1991. Dans la chaufferie de sa villa de Mougins, dans les Alpes-Maritimes, Ghislaine Marchal, 65 ans, riche veuve d'un équipementier automobile, est retrouvée assassinée de plusieurs coups de couteau.
Sur la porte, l'inscription "Omar m'a tuer", écrite par un doigt trempé dans le sang, accompagnée d'une empreinte de main sanglante, avait conduit les enquêteurs sur la piste de son jardinier marocain, Omar Raddad.
Condamné aux assises à 18 ans de réclusion criminelle, il a bénéficié le 4 septembre 1998 d'une libération conditionnelle rendue possible après que le président de la République Jacques Chirac lui eut accordé une grâce partielle réduisant sa peine de quatre ans et huit mois.

"Bien sûr que je veux prouver mon innocence, parce que mon innocence est dans le dossier", se défend l'ancien jardinier.
"Il faut que la justice ait, j'espère, un jour un peu le courage d'ouvrir le dossier. (...) Pour moi, la personne qui a écrit, c'est lui qui a tué Mme Marchal", explique l'ancien jardinier. Et de poursuivre : "la seule personne à qui on ait demandé [de faire une expertise ADN], c'est moi. Or, elle ne m'appartient pas et la justice s'est arrêtée là."

Après sa libération, Omar Raddad a d'abord travaillé dans une boucherie à Marseille.
Actuellement en arrêt maladie, il habite désormais à Toulon et reste déterminé : "Pour moi, malheureusement, sept ans deux mois et huit jours derrière les barreaux, il est trop tard pour me les rendre. Mais pour la vérité, il n'est jamais trop tard. Le combat continue. Je combattrai jusqu'au dernier jour de ma vie."

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Lun 2 Aoû - 3:40:40

Affaire Omar Raddad : bientôt un nouveau procès?



Il a toujours clamé son innocence.

Omar Raddad veut qu'elle soit reconnue.

"J'ai été grâcié mais je n'ai pas été innocenté",rappelle-t-il dans l'interview qu'il accorde au Journal du Dimanche.

"Je veux être réhabilité",insiste-il.

"Je suis libre physiquement,mais dans ma tête je suis toujours en prison."

Lors de l'assassinat de Ghislaine Marchal,à Mougins (Alpes-Maritimes) en juin 1991,Omar Raddad est accusé d'être l'auteur du crime commis à l'encontre de sa patronne.

Sur les lieux,une inscription l'incrimine: "Omar m'a tuer",écrit avec le sang de la victime.

S'il est condamné en 1994 à 18 ans de prison,Jacques Chirac le grâcie partiellement en 1998.

Depuis,Omar Raddad n'a qu'une volonté: que l'enquête reprenne et qu'un nouveau procès condamne "les personnes derrière le crime" sur lesquels l'ex-jardinier dit "avoir son idée".

Avec pour espoir que la justice se penche enfin sur les 2 empreintes et le matériel génétique retrouvés sur l'inscription en lettres de sang.

Et il y a des chances qu'un nouveau procès ait lieu ?

Selon le JDD,Michèle Alliot-Marie a été saisie du dossier.

Et la Commission de révision,qui avait rejeté la demande en 2001, pourrait "procéder à la confrontation des ADN avec le fichier national des empreintes génétiques".

"Un jour,on saura la vérité",affirme Me Sylvie Noachovitch,avocate d'Omar Raddad.

Pour l'instant,seule certitude,un film sur l'affaire est en cours de montage. Signé Roshdy Zem,lui aussi interrogé par le quotidien.

"J'ai abordé le sujet en concevant qu'Omar pouvait être coupable.

(...) En même temps,je devais croire en son innocence sans en faire un saint",explique le réalisateur.

Et d'affirmer: "Omar a fait sept de ans de prison sans preuves."

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Lun 15 Nov - 21:05:03

Ce sosie qui pourrait relancer l'enquête


Ici en photo,Omar Raddad en 2008


Le parquet de Grasse a été récemment chargé de vérifier des éléments "nouveaux" dans l'affaire Omar Raddad,transmis par un détective persuadé de l'existence d'un sosie du jardinier marocain qui aurait gravité dans l'entourage de la victime,Ghislaine Marchal,poignardée à mort en 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes).

"Il reste des zones d'ombre dans ce dossier qui n'ont jamais été explorées", en particulier l'existence d'un homme ressemblant à s'y méprendre à Omar Raddad et qui serait "une relation d'une personne proche de Ghislaine Marchal",a expliqué le détective privé Bernard Naranjo.

"J'ai fait la promesse au père d'Omar Raddad de continuer le dossier jusqu'à ce qu'on trouve le vrai coupable,je m'y tiens",a-t-il ajouté, expliquant ainsi pourquoi il poursuivait à titre gracieux l'enquête depuis la condamnation d'Omar Raddad à 18 ans de réclusion criminelle en 1994.

Le parquet de Grasse a confirmé, lundi,avoir reçu documents et photos collectés par Bernard Naranjo "à la mi-octobre".

"Des vérifications sont en cours" et leurs résultats interviendront "début décembre",selon la même source.

Ces éléments avaient auparavant été transmis par Bernard Naranjo et son avocat au conseil parisien d'Omar Raddad,Me Sylvie Noachovitch.

"Mais ils n'ont pas été pris au sérieux,je ne sais pas pourquoi.

J'ai l'impression que je suis arrivé au mauvais moment",a expliqué le détective tropézien,volontairement laconique.

"C'est n'importe quoi" (Omar Raddad)

Dans l'édition du Parisien/Aujourd'hui en France daté de lundi,Omar Raddad dit ignorer tout de ce rebondissement.

"Je ne connais pas ce détective.

Et qui serait cet homme ?

C'est n'importe quoi",a-t-il vivement réagi,rappelant qu'il avait déjà été question d'un sosie en 1994.

Aujourd'hui âgé de 48 ans et résidant à Toulon,Omar Raddad réclame une révision de sa condamnation après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle en 1998.

Il se dit toujours innocent du meurtre de Ghislaine Marchal,riche veuve d'un équipementier automobile,dont il était le jardinier.

Il en veut pour preuve deux empreintes ADN masculines retrouvées sur les lieux du crime dans l'inscription "Omar m'a tuer",écrite avec le sang de Ghislaine Marchal,et qui ne correspondent pas aux siennes.

La justice a cependant refusé en 2002 un nouveau procès.

Son avocate réclame depuis 2008 l'ouverture d'une information judiciaire afin de comparer ces deux ADN au Fichier national des empreintes génétiques,ce qui n'a jamais été fait.

Un film réalisé par Roschdy Zem,inspiré de deux livres consacrés à l'affaire, doit sortir en 2011,avec Sami Bouajila dans le rôle du jardinier.

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Jeu 5 Mai - 16:31:59

Omar m'a tuer : Plus d'images du film sur l'affaire qui a bouleversé la France !

Pour sa nouvelle réalisation,l'acteur-cinéaste Roschdy Zem a choisi de s'attaquer à un sujet choc : l'affaire Omar Raddad.

Ce dossier brûlant de la justice française raconte le procès d'un jardin marocain,Omar Raddad,accusé du meurtre de Ghislaine Marchal retrouvée assassinée en 1991 dans sa villa.

Sur la porte de la cave était inscrit en lettres de sang : "Omar m'a tuer."

Le jardinier sera condamné sans preuves et Jacques Chirac,à l'époque président de la République,le fera bénéficier d'une amnistie.

Les premières images ont promis un film choc,la nouvelle bande-annonce désormais dévoilée s'inscrit dans cette ligne.

Omar m'a tuer a tout d'une oeuvre qui va réveiller une affaire qui a bouleversé la France entière il y a vingt ans.

Pour incarner l'homme au coeur de cette histoire,Roschdy Zem a choisi Sami Bouajila.

Le comédien,actuellement tueur en série pour France 2 dans Signature,s'est glissé corps et âme dans la peau d'Omar Raddad, accusé du meurtre,puis gracié partiellement,mais toujours coupable.

Il partage l'affiche avec Denis Podalydès et Maurice Bénichou.

Après la légèreté du sujet compliqué des couples mixtes dans Mauvaise foi,sa première réalisation,Roschdy Zem ne s'épargne pas cette fois avec Omar m'a tuer,le sérieux,l'émotion et la polémique.

Omar m'a tuer,de Roschdy Zem,en salles le 22 juin.


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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Lun 9 Mai - 17:52:13

Affaire Omar Raddad: Un expert va établir le profil génétique du meurtrier


Omar Raddad,au ministère de la Justice le 1er décembre 2008 à Paris


Si les traces d'ADN retrouvées mélangées au sang de Ghislaine Marchal sont exploitables...

Le parquet de Grasse,saisi de l'affaire Omar Raddad,va demander à un expert d'établir un profil génétique à partir des traces d'ADN retrouvées mélangées au sang de Ghislaine Marchal en 1991 pour une éventuelle inscription au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

«On nous demande que ces mélanges d'ADN soient inscrits au fichier national»,mais «il faut attendre les expertises»,a précisé lundi à l'AFP le procureur adjoint du tribunal de Grasse,Jean-Louis Moreau.

«On souhaiterait que ces mélanges d'ADN soient pris en compte pour essayer d'établir des profils génétiques et,si on arrive à les ressortir,qu'ils soient versés au Fichier automatisé des empreintes pour faire des comparaisons»,a-t-il ajouté.

La vérité n'éclatera pas «à coup sûr»

Le porte-parole du ministère de la Justice,Bruno Badré,a confirmé de son côté la procédure.

«On ne détient pas ici l'élément qui permettra de faire à coup sûr éclater une vérité»,a-t-il mis en garde.

Il y a un «certain nombre d'aléas»,a souligné le porte-parole: «Il faut que l'ADN soit exploitable,qu'il y ait un élément de comparaison et donc des profils enregistrés au FNAEG qui correspondent aux ADN qu'on va récupérer.»

Me Sylvie Noachovitch,l'avocate d'Omar Raddad,estime,dans un communiqué,qu'il s'agit «d'une information primordiale» puisque, grâce à cet enregistrement,«nous allons enfin pouvoir savoir qui a été le meurtrier de Mme Marchal (à la condition,bien entendu,que le ou les auteurs soient inscrits au fichier)».

«Nous devrions recevoir une réponse sous un mois»,dit-elle.

Raddad continue de clamer son innocence

Omar Raddad réclame une révision de sa condamnation de 1994: il continue de clamer son innocence dans le meurtre de cette riche veuve d'un équipementier automobile,dont il était le jardinier,le 23 juin 1991 à Mougins,dans les Alpes-Maritimes.

Il en veut pour preuve deux empreintes ADN masculines retrouvées sur les lieux du crime dans l'inscription «Omar m'a tuer»,écrite avec le sang de Mme Marchal,et qui ne correspondent pas aux siennes.

La justice a cependant refusé en 2002 un nouveau procès.

Condamné à 18 ans de réclusion,M. Raddad a bénéficié d'une libération conditionnelle le 4 septembre 1998 après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.

Fin 2010,le parquet de Grasse a été chargé de vérifier des éléments «nouveaux» transmis par un détective persuadé de l'existence d'un sosie du jardinier.

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Mer 29 Juin - 17:38:57

Affaire Raddad : l'ADN inconnu pas exploitable

Les empreintes génétiques inconnues découvertes sur les pièces à conviction du procès

d'Omar Raddad,le jardinier marocain condamné pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991,ne pourront pas être exploitées,a annoncé son avocat.

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Jeu 30 Juin - 15:10:28

Raddad:son avocate croit encore à l’ADN

L’avocate d’Omar Raddad dément qu’il soit impossible d’établir un profil génétique à partir des traces d’ADN retrouvées mélangées au sang de Ghislaine Marchal en 1991,affirmant que le laboratoire chargé de l’expérience n’a pas encore essayé d’analyser les échantillons.

L’impossibilité d’analyser les prélèvements avait été avancée par le parquet de Grasse au motif que le matériel générique,autrement dit les prélèvements,avait déjà été utilisé dans le cadre de la procédure et était donc inexploitable techniquement.

L’objectif est d’analyser les deux ADN découverts dans le sang de la victime et de les rentrer dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques pour comparaison.

Mais selon Me Sylvie Noachovitch,la Chancellerie et le Parquet lui ont «confirmé ce jour que le laboratoire n’a pas encore procédé» à la comparaison.

«Lorsque le laboratoire aura procédé à cette analyse et si ce dernier constate qu’il n’y a effectivement pas assez de matière, il faudra alors procéder à un nouveau prélèvement sur les deux portes de la chaufferie et dans la cave ainsi que sur le chevron», explique-t-elle dans un communiqué.

L’avocate s’est aussi élevée contre les raccourcis qui avaient conclu,après les informations sur la mauvaise qualité des prélèvements,que toute comparaison ADN serait impossible.

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Jeu 5 Nov - 21:06:15

Affaire Omar Raddad : des traces d'ADN exploitables ont été retrouvées

Des traces d'ADN «exploitables» ont été mises en évidence dans de nouveaux prélèvements dans l'affaire Omar Raddad, jardinier marocain condamné pour le meurtre en 1991 de sa patronne Ghislaine Marchal.




Omar Raddad a été gracié en 1996

Un meurtre qu'il a toujours nié.

Cette nouvelle expertise a été réalisée à la demande de l'avocate d'Omar Raddad,Me Sylvie Noachovitch,s'appuyant sur une loi de 2014 visant à assouplir les conditions de révision d'un procès.

Ces traces n'ont pas encore été exploitées et doivent l'être «dans les mois qui viennent»,selon le parquet.

Ce dernier souligne qu'il convient de «rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces»,qui «peuvent provenir des protagonistes de l'affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits».

En février 1991,Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de son domicile.

Sur le mur,on peut lire la fameuse inscription sanglante «Omar m'a tuer» avait fait couler beaucoup d'encre.

D'abord condamné à dix-huit ans de prison en février 1994,Omar Raddad a fini par être gracié en 1996.



















le parisien

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Jeu 5 Nov - 21:53:55

Omar Raddad : les dates clés de l'affaire

Demandes d'expertises,de révision du procès...


Depuis 1991,l'affaire Omar Raddad,accusé d'avoir tué sa riche patronne,a connu de nombreux rebondissements.

Dernier en date,ce jeudi,avec l'annonce par le parquet de Nice (Alpes-Maritimes) de la mise en évidence de nouvelles traces ADN exploitables.

Retour sur une affaire dont le dénouement pourrait approcher.

24 juin 1991 : Ghislaine Marchal,la riche veuve d'un équipementier automobile,est retrouvée morte,dans sa propriété de Mougins (Alpes-Maritime).

Elle a le crane fracassé,la gorge et le ventre entaillés avec un objet tranchant et plusieurs os fracturés.

Sur la porte de la cave,écrit en lettres de sang,ce qui semble être son dernier témoignage : «Omar m'a tuer» (sic).

2 février 1994 : Omar Raddad est condamné à 18 ans de réclusion criminelle.

« C'est la célébration de l'anniversaire du centenaire de l'Affaire Dreyfus.

Il y a cent ans,on condamnait un officier qui avait le tort d'être juif,aujourd'hui on condamne un jardinier parce qu'il a le tort d'être maghrébin»,déclare le pénaliste Jacques Vergès,son avocat.

9 mars 1995 : malgré de nouvelles preuves apportées par des détectives privés,le pourvoi en cassation formé par la défense de Raddad est rejeté.

La Cour de cassation estime que l'accusé a eu le droit à un procès équitable.

12 septembre 1995 : un ancien détenu de la prison de Clairvaux (Aube) révèle dans un journal marocain que l'un de ses codétenus lui aurait confié être le véritable assassin de Ghislaine Marchal.

Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet de Grasse mais n'aboutira pas.

10 mai 1996 : le président Jacques Chirac accorde une grâce partielle à Raddad,notamment sur la demande du roi du Maroc Hassan II.

La peine du condamné est réduite à quatre ans et huit mois de prisons.

4 septembre 1998 : Omar Raddad est libéré.

2 février 2000 : la Commission de révision des condamnations pénales ordonne de nouvelles investigations et notamment une nouvelle expertise pour déterminer si Ghislaine Marchal est bien l'auteur de l'inscription «Omar m'a tuer»

14 janvier 2001 : une nouvelle expertise est ordonnée.

De l'ADN est retrouvé sur les portes de la cave et sur le chevron en bois qui a servi à frapper la veuve.

Un an plus tard,la justice conclut que cet ADN n'est pas celui d'Omar Raddad.

20 novembre 2002 : la demande de révision de la condamnation est rejetée.

9 mai 2011 : la défense demande l'établissement d'un profil génétique à partir des traces d'ADN trouvées en 2001.

Quelques mois plus tard,les experts indiquent qu'ils ne sont pas en mesure de le faire puisque les prélèvements ont déjà été utilisés dans le cadre de la procédure.

Octobre 2014 : la défense demande une nouvelle expertise ADN sur deux portes et le chevron,arme du crime.

5 novembre 2015 : le parquet annonce que des traces d'ADN exploitables ont été trouvées.


















le parisien

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Ven 6 Nov - 12:54:02

Affaire Omar Raddad : «On va pouvoir découvrir le véritable meurtrier»

Gracié mais pas innocenté,Omar Raddad espère aujourd'hui plus que jamais obtenir la révision de son procès.

L'espoir resurgit pour l'ancien jardinier qui a toujours clamé son innocence puisque des traces d'ADN «exploitables» ont été mises en évidence après de nouveaux prélèvements dans l'affaire du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991.




L'avocate d'Omar Raddad,Sylvie Noachovitch,a demandé et obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime.

L'avocate d'Omar Raddad,Me Sylvie Noachovitch,estime ce vendredi que l'exploitation de ces traces d'ADN permettra «de découvrir qui est le véritable meurtrier».

«Cette nouvelle étape est fondamentale» explique Me Sylvie Noachovitch sur France Info.

«On peut désormais dire avec certitude qu'il y a des ADN exploitables.

On va savoir dans ces conditions qui est le meurtrier».

L'avocate d'Omar Raddad poursuit son argumentation : «Il y a notamment un même ADN relevé sur une porte et un chevron qui est mélangé au sang de la victime.

Il n'y a donc aucune raison de douter qu'il s'agit de celui de l'assassin.»

Elle poursuit : «Si cet ADN ne se trouve pas dans le fichier Fnaeg (Fihier national automatisé des empreintes génétiques),on dispose de moyens de faire d'autres actes par rapport aux protagonistes de cette affaire.

Je veux un nom,celui de l'assassin.

Et la Cour de cassation n'aura pas d'autre choix que de demander la révision du procès».

"Je veux un nom,celui de l'assassin.
Et la Cour de cassation n'aura pas d'autre choix que de demander la révision du procès" (avocate)
— France Info (@franceinfo) 6 Novembre 2015

Omar Raddad est «un homme plein d'espoir»

Me Noachovitch assure également que son client Omar Raddad est aujourd'hui «un homme plein d'espoir,de joie,de bonheur mais il est également impatient car il clame son innocence depuis trop longtemps».

L'ancien jardinier n'a eu de cesse de clamer qu'il n'a pas tué sa patronne Ghislaine Marchal,âgée de 65 ans.

Cette riche veuve d'un équipementier automobile,dont Omar Raddad était le jardinier,a été tuée à coups de couteau le 23 juin 1991.

Son corps a été retrouvé dans la chaufferie de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes).

Comme le permet désormais la loi du 20 juin 2014,entrée en vigueur le 1er octobre suivant et qui vise à assouplir les critères pour obtenir la révision d'un procès,l'avocate d'Omar Raddad,Sylvie Noachovitch,a demandé et obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime.

C'est sur ces deux portes qu'ont été écrites les inscriptions «Omar m'a tuer»,emblématique de cette affaire,et «Omar m'a t»,avec le sang de la victime.

Pour la justice,Ghislaine Marchal barricadée à l'intérieur de la cave est l'auteur de ces inscriptions.

Pour Omar Raddad,ces inscriptions sont l'oeuvre du meurtrier.

Les traces d'ADN mises en évidence n'ont pas encore été exploitées.

Elles devraient l'être «dans les mois qui viennent»,selon le parquet,qui souligne qu'il convient de «rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces»,qui «peuvent provenir des protagonistes de l'affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits».

Déjà plusieurs tentatives d'exploitation de l'ADN

Dans cette affaire,plusieurs tentatives d'exploitation de l'ADN ont déjà eu lieu.

Une expertise réalisée il y a une quinzaine d'années a permis de retrouver deux empreintes ADN sur les lieux du crime,qui ne correspondent pas à celles du jardinier marocain.

Mais cette expertise n'avait alors pas permis d'en savoir davantage.

En 2002,la justice a refusé d'annuler la condamnation d'Omar Raddad et d'ordonner un nouveau procès.

La Cour de révision avait alors estimé que ces traces d'ADN constituaient un élément nouveau,mais pas de nature à faire naître de doute sur la culpabilité d'Omar Raddad,puisqu'il était «impossible de déterminer à quel moment,antérieur,concomitant ou postérieur au meurtre ces traces ont été laissées».

En 2011,une nouvelle expertise avait été réalisée.

Mais les experts n'avaient pas été en mesure d'établir de profil génétique à partir des traces d'ADN retrouvées mélangées au sang de Ghislaine Marchal,«car il n'y avait pas assez de matière»,selon Me Noachovitch.

L'avocate fonde désormais dans l'expertise,qui s'appuie sur de nouveaux prélèvements effectués sur les scellés,de «grands espoirs»,«les progrès scientifiques nous permettent d'être confiants».

Omar Raddad,condamné en 1994 à 18 ans de prison,a bénéficié d'une libération conditionnelle le 4 septembre 1998 après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.

Sa grâce avait été annoncée en mai 1996 à l'occasion d'un voyage en France du roi du Maroc Hassan II.


















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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Sam 7 Nov - 13:39:58

"Omar m'a tuer" : l'un des plus grands mystères judiciaires français

L'annonce jeudi de la découverte de traces d'ADN "exploitables" relance la saga judiciaire du jardinier marocain qui clame son innocence depuis 24 ans


Pour Omar Raddad,qui a toujours clamé son innocence,l'espoir resurgit.

Des traces d'ADN "exploitables" ont été mises en évidence après de nouveaux prélèvements dans l'affaire du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991.

Gracié mais pas innocenté,Omar Raddad espère obtenir la révision de son procès.

L'ancien jardinier n'a eu de cesse de clamer qu'il n'a pas tué sa patronne,riche veuve d'équipementier automobile âgée de 65 ans.

Retour sur les grandes dates de l'un des plus grands mystères judiciaires français :

"Omar m'a tuer"

23 juin 1991 : Ghislaine Marchal,65 ans,est tuée de plusieurs coups de couteau dans la chaufferie de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes) où l'on retrouve une inscription en lettres de sang : "Omar m'a tuer".

27 juin 1991 : Omar Raddad,le jardinier de Ghislaine Marchal,est inculpé d'homicide volontaire et écroué à Grasse.

Il niera toujours les faits.



Omar Raddad avait été interpellé en juin 1991

23 août 1991 : selon des expertises graphologiques,Ghislaine Marchal a écrit de sa main "Omar m'a tuer".

2 fév 1994 : Omar Raddad condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises des Alpes-Maritimes.

9 mars 1995 : son pourvoi est rejeté par la Cour de cassation.

4 sept 1998 : Omar Raddad est libéré après plus de sept ans de prison.

Il bénéficie d'une libération conditionnelle après une grâce partielle accordée le 10 mai 1996 par le président Jacques Chirac.

27 jan 1999 : dépôt d'une requête en révision auprès de la Cour de cassation.

Les premiers doutes

2 fév 2000 : la Commission de révision ordonne une nouvelle expertise graphologique.

17 fév 2000 : l'avocat d'Omar Raddad,Me Jacques Vergès,demande des investigations "de base" sur la matière même de l'inscription et la trace d'une main sur une porte de la chaufferie.

31 oct 2000 : le nouveau rapport graphologique ôte toute certitude sur l'identité de l'auteur de l'inscription.

27 déc 2000 : selon l'expertise,la trace de main comporte du sang de Ghislaine Marchal mais aussi du sang masculin.

La Commission de révision demande une comparaison avec le sang d'Omar Raddad.

20 février 2001 : l'expertise conclut que l'ADN masculin retrouvé n'est pas celui d'Omar.

La Commission de révision transmet le dossier à la Cour de révision le 25 juin suivant en raison du doute possible sur la culpabilité du jardinier.

20 nov 2002 : la Cour de révision rejette la requête d'Omar Raddad qui continue de clamer son innocence et de demander un deuxième procès.



Omar Raddad réclame une révision de sa condamnation en 1994 pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991.

Un nouvel espoir pour Omar Raddad ?

1er déc 2008 : deuxième demande de révision,déposée par Me Sylvie Noachovitch,la nouvelle avocate de Raddad.

Elle réclame l'ouverture d'une information judiciaire pour comparer les deux empreintes ADN masculines retrouvées sur les lieux qui ne correspondent pas à celles de son client.

29 juin 2011 : le parquet de Grasse indique qu'aucun profil génétique n'a pu être établi durant la nouvelle expertise des empreintes ADN qu'il a ordonnée le 9 mai précédent pour une éventuelle inscription au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) afin d'effectuer des comparaisons.

Me Noachovitch estime possible un second prélèvement sur un chevron et deux portes.

Sortie d'un film de Roschdy Zem sur l'affaire,"Omar m'a tuer".

5 nov 2015 : des traces d'ADN "exploitables" retrouvées,selon le parquet de Nice auquel Me Noachovitch a demandé de nouveaux prélèvements en s'appuyant sur la loi du 20 juin 2014 qui assouplit les critères pour obtenir la révision d'un procès.

Les traces pourront être comparées au Fnaeg.






















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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Lun 10 Oct - 22:35:23

Des ADN différents de celui d’Omar Raddad retrouvés sur les scellés



Elles font partie des pièces à conviction les plus célèbres de l’histoire judiciaire française : deux portes et un chevron sur lesquels la phrase « Omar m’a tuer » a été tracée en lettres de sang.

Plus de vingt-cinq ans après le meurtre de Ghislaine Marchal, la justice est parvenue à isoler plusieurs ADN masculins différents de celui d’Omar Raddad sur ces scellés.

« L’expertise a révélé deux traces ADN exploitables et deux plus incertaines, confie à 20 Minutes, Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice (Alpes-Maritimes) où l’enquête a été rouverte dans le cadre d’une possible procédure en révision. Mais je peux vous dire qu’elles ne correspondent pas à l’ADN de M. Raddad. »

Condamné en 1994 à dix-huit ans de prison pour « meurtre » avant d’être gracié partiellement en 1996 par Jacques Chirac, le « petit jardinier marocain » comptait sur ces expertises pour faire clairement établir son innocence.

Cela ne correspond pas non plus à d’autres suspects

Pour autant, il devra encore patienter.

« La défense de M. Raddad nous avait demandé de comparer les ADN retrouvés à plusieurs suspects, indique encore le procureur. Nous l’avons fait et cela ne correspond pas non plus.
Cela ne “matche” pas, comme l’on dit. »

Selon nos informations, Sylvie Noachovitch, l’avocate d’Omar Raddad, avait réclamé que les traces génétiques soient comparées avec celles de l’entourage de la femme de ménage de Ghislaine Marchal qui a également fait l’objet de soupçons au fil des années.


En passant les deux portes et le chevron au microscope, l’expert est pourtant parvenu à isoler plusieurs ADN.

« Nous avons notamment découvert un ADN mélangé avec celui de Mme Marchal, explique encore Jean-Michel Prêtre. Le seul problème, c’est qu’il nous est impossible de le dater précisément ».


« Les pièces ont été manipulées par de nombreuses personnes »


Désormais, la justice va comparer les traces trouvées avec celles qui figurent au sein du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Pas sûr que cela débouche sur quelque chose… « Cette affaire remonte à plus de vingt ans, poursuit le procureur. Les pièces à conviction ont été manipulées par de nombreuses personnes. Elles ont même été exposées durant le procès devant les assises. »

Autrement dit, les ADN retrouvés pourraient correspondre à celui de policiers ou même de journalistes…
Mais Sylvie Noachovitch n’est pas du genre à baisser les bras.

« Nous avons fait de nouvelles demandes d’actes afin que ces ADN soient maintenant comparés avec d’autres protagonistes du dossier, confie-t-elle à 20 Minutes. Nous avons également demandé l’audition d’un nouveau témoin. »

Quoi qu’il en soit, Georges Kiejman ne croit pas à un revirement de situation.

Interrogé en février à ce propos par 20 Minutes, l’avocat des proches de Ghislaine Marchal, déplorait alors que « de nouvelles pièces surgissent périodiquement [dans cette affaire] comme un serpent de mer » et, surtout, « qu’elles n’ajoutent rien au débat et sont dénuées de toute pertinence. »


20minutes

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Jeu 20 Oct - 17:13:47

L'expertise ADN livre un autre nom que celui d'Omar Raddad



Il y a dix jours, la justice annonçait que quatre empreintes génétiques différentes de celle d’Omar Raddad avaient été isolées sur les pièces à conviction conservées dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Ghislaine Marchal commis en 1991.

Il s’agit des fameuses portes sur lesquelles la riche veuve de Mougins (Alpes-Maritimes) aurait tracé « Omar m’a tuer » en lettres de sang, juste avant de mourir.

Selon nos informations, les enquêteurs sont parvenus à mettre un nom sur l’un de ces quatre ADN.

Une correspondance a été établie avec un individu figurant sur le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) qui regroupent les traces des personnes condamnées ou mises en cause dans des affaires de justice au fil du temps.


La correspondance doit encore être établie « scientifiquement »


Il faut encore faire preuve de prudence. Comme le prévoit la procédure en cours, les éléments ont été renvoyés à l’Institut génétique Nantes Atlantique pour que la correspondance « soit établie scientifiquement à 100 % », selon une source proche du dossier.

Cette correspondance devrait être confirmée, ou infirmée, dans les prochains jours.


Si, à l’issue de l’expertise, la comparaison des traces renvoie toujours au même individu, cela n’en fait pas, pour autant, l’assassin de Ghislaine Marchal.

« Cette affaire remonte à plus de vingt ans, indiquait, le 10 octobre à 20 Minutes, Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice (Alpes-Maritimes) chargé de l’enquête. Les pièces à conviction ont été manipulées par de nombreuses personnes. Elles ont même été exposées durant le procès devant les assises… »


Recontacté par 20 Minutes mercredi, Jean-Michel Prêtre a refusé de donner des précisions sur l’identité de la personne identifiée sur le Fnaeg et même sur son profil avant que la correspondance ne soit « définitivement » établie par les experts scientifiques nantais.


« Cela fait 25 ans qu’Omar Raddad attend »


L’avocate d’Omar Raddad, Sylvie Noachovitch, attend, elle aussi que les choses avancent.

« Cette information conforte ma position depuis le départ, indique-t-elle à 20 Minutes. J’attends le résultat définitif pour qu’enfin cette affaire puisse faire l’objet d’un procès en révision. Cela fait 25 ans que mon client attend de voir son innocence reconnue. »


Condamné en 1994 à dix-huit ans de prison pour « meurtre » avant d’être gracié partiellement en 1996 par Jacques Chirac, Omar Raddad, le « petit jardinier marocain », demeure toujours aujourd’hui coupable aux yeux de la justice.

« Un serpent de mer » pour l’avocat des proches de Ghislaine Marchal


S’appuyant sur la loi du 20 juin 2014 qui assouplit les critères pour obtenir la révision d’un procès pénal, son avocate avait obtenu que de nouvelles expertises ADN soient ordonnées pour tenter de faire établir l’innocence de son client.

« Je ne regrette pas de m’être battue pour exiger la réouverture de ce dossier », lâche-t-elle ce jeudi.


Interrogé en février, par 20 Minutes, à ce sujet, Georges Kiejman, l’avocat des proches de Ghislaine Marchal se montrait, lui, beaucoup plus dubitatif. Il déplorait alors que « de nouvelles pièces surgissent périodiquement comme un serpent de mer » et, surtout, « qu’elles n’ajoutent rien au débat et sont dénuées de toute pertinence. »

C’est désormais à la justice d’en décider. Vingt-cinq ans après, l’enquête sur le meurtre de Ghislaine Marchal ne fait peut-être que (re) commencer.


20minutes

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MessageSujet: Re: l'affaire omar raddad   Ven 21 Oct - 13:54:39

L'affaire Omar Raddad relancée : trois questions sur un possible procès en révision

Une correspondance entre une trace ADN relevée sur des scellés et une empreinte génétique connue a été confirmée,jeudi,par le procureur de Nice.

Une révélation qui laisse entrevoir la possibilité d'un procès en révision.




Omar Raddad,le jardinier de Ghislaine Marchal,monte dans une voiture de gendarmerie,le 26 juin 1991.

Et si le long feuilleton judiciaire d'Omar Raddad n'était pas terminé ?

Plus de vingt ans après les faits,de nouvelles révélations pourraient bouleverser l'une des affaires judiciaires les plus marquantes de ces dernières années.

Le procureur de Nice (Alpes-Maritimes) a,en effet,confirmé,jeudi 20 octobre,qu'une des traces ADN relevées sur des scellés correspondrait à une empreinte enregistrée dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Depuis le 23 juin 1991 et le meurtre de Ghislaine Marchal à Mougins (Alpes-Maritimes),celui qui était son jardinier,Omar Raddad,n'a cessé de clamer son innocence,et ce malgré ces fameuses lettres de sang retrouvées sur un mur : "OMAR M'A TUER".

Condamné en 1994 à dix-huit ans de réclusion criminelle,Omar Raddad a finalement bénéficié d'un grâce présidentielle partielle en 1996.

Mais jusqu'à présent,la justice lui a toujours refusé une révision de son procès.

C'est quoi un procès en révision ?

La Cour de révision et de réexamen est une juridiction spéciale dépendant de la Cour de cassation,et régie par l'article 622 du Code de procédure pénale.

Son objectif ?

Remédier aux erreurs judiciaires

Elle permet à un condamné,qui bénéficie de nouveaux éléments de l'enquête permettant de l'innocenter,d'obtenir une annulation de cette condamnation,et de permettre l'ouverture d'un nouveau procès.

Néanmoins,la révision est une voie de recours exceptionnelle.

Elle ne peut être saisie que selon des circonstances très particulières,comme le détaille le site Legavox.

Il s'agit de la découverte de nouveaux indices suffisants permettant de montrer que la prétendue victime serait encore en vie,la condamnation d’un autre accusé pour le même fait,la condamnation d’un témoin pour faux témoignage,ou encore,la survenance d’un fait nouveau ou la découverte d’un élément inconnu au jour du procès initial, qui fait donc naître un doute sur la culpabilité du condamné.

C'est ce dernier cas qui est le plus souvent invoqué.

Et qui pourrait être utilisé par l'avocate d'Omar Raddad,si la correspondance entre la trace ADN relevée sur des scellés de l'affaire et une empreinte génétique enregistrée dans le Fnaeg est certifiée.

Quelles sont les modalités pour saisir la Cour de révision ?

Un procès en révision peut être demandé par le ministre de la Justice,le procureur général de la Cour de cassation,la personne condamnée ou,en cas de décès,son conjoint,ses enfants ou parents.

Il n'y a aucune limite de temps,la prescription des faits n'empêchant pas la procédure.

Mais il faut nécessairement avoir été condamné de façon définitive,c'est-à-dire en appel,puis en Cassation,pour demander un procès en révision.

Une commission de révision des condamnations pénales est alors saisie.

Cette formation spécifique est un premier verrou,chargé de vérifier la pertinence des demandes.

Lors de l'audience,les parties sont entendues,et la commission peut décider de lancer de nouvelles investigations.

Ensuite,elle décidera,selon les éléments à sa disposition,de saisir ou non,la Cour de révision.

Dans le cas d'Omar Raddad,la commission,saisie en 2000,avait ordonné une nouvelle expertise,qui a abouti à la découverte de nouvelles traces d'ADN masculins (n'appartenant pas au jardinier),à proximité du crime.

Cependant,la Cour de révision,saisie en 2001,avait finalement rejeté la demande de révision,au motif que ces éléments nouveaux n'étaient pas de nature à faire naître un véritable doute sur la culpabilité d'Omar Raddad.

Est-ce que les procès en révision sont courants ?

Non,loin de là.

Comme le rappelle Le Monde,les révisions de condamnations ayant innocenté un condamné restent extrêmement rares.

Selon franceinfo,il y aurait plus d'une centaine de demandes chaque année,mais la majorité des demandes sont jugées irrecevables par la commission.

Par comparaison,seules onze personnes ont vu leur condamnation annulée à l'issue d'un procès en révision depuis 1945.

Le dernier en date étant Christian Iacono,l'ancien maire de Vence,condamné pour le viol de son petit-fils.

En 2011,ce dernier se rétracte,et annonce qu'il a tout inventé.

Trois ans plus tard,en février 2014,la Cour de révision avait donc annulé sa condamnation et ordonné un nouveau procès.

Parmi les autres réhabilitations emblématiques de cette Cour : l'affaire du double meurtre à Montigny-lès-Metz en 1986.

Un apprenti cuisinier de 19 ans,Patrick Dils est condamné à perpétuité en 1989.

Il sortira de prison douze ans plus tard,après trois recours en révision.




















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