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 Jean de la Fontaine

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jacotte
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MessageSujet: Jean de la Fontaine   Ven 31 Aoû - 14:51:58

Jean de La Fontaine (8 juillet 1621 à Château-Thierry, 13 avril 1695 à Paris) est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.




Années de formation (1641-1658)

On dispose de très peu d'informations sur les années de formation de La Fontaine. On sait qu'il a étudié au collège de Château-Thierry jusqu'en troisième où il apprit surtout le latin, mais n'étudia pas le grec. En 1641, il entre à l'Oratoire. Mais dès 1642, il quitte cette carrière religieuse, préférant lire L'Astrée, d’Honoré d'Urfé, et Rabelais, plutôt que Saint Augustin.

Il reprend des études de droit et fréquente un cercle de jeunes poètes : les chevaliers de la table ronde, où il rencontre Pellisson, François Charpentier, Tallemant des Réaux, et Antoine Rambouillet de La Sablière, qui épousera la future protectrice du poète. Il obtient en 1649, un diplôme d’avocat au parlement de Paris. Entre temps, en 1647, son père lui organise un mariage de complaisance avec Marie Héricart, alors âgée de 14 ans et demi, qui lui donne un fils, Charles. Ses fréquentations parisiennes, pour ce que l'on en sait, sont celles des sociétés précieuses et libertines de l'époque.

En 1652, La Fontaine acquiert la charge de maître particulier triennal des eaux et des forêts du duché de Château-Thierry, à laquelle se cumule celle de son père à la mort de celui-ci. Tâche dont on soupçonne La Fontaine de ne guère s'occuper avec passion ni assiduité et qu’il revendit intégralement en 1672. C'est aussi qu'il amorce une carrière de poète par la publication d'un premier texte, une comédie adaptée de Térence, L'Eunuque, en 1654, qui passe totalement inaperçue.


Au service de Fouquet (1658-1663)

En 1658, il entre au service de Fouquet, Surintendant des Finances, auquel, outre une série de poèmes de circonstances prévus par contrat - une "pension poétique" - il dédie le poème épique Adonis tiré d'Ovide et élabore un texte composite à la gloire du domaine de son patron, le Songe de Vaux, qui restera inachevé, car Fouquet est arrêté sur ordre de Louis XIV ; La Fontaine écrit en faveur de son patron en 1662, l’Ode au Roi puis l’Élégie aux nymphes de Vaux. Certains biographes ont soutenu que cette défense de Fouquet lui avait valu la haine de Jean-Baptiste Colbert, puis celle de Louis XIV lui-même, sans que l'on ne dispose de témoignages clairs à ce sujet. On ne sait pas exactement si son voyage en Limousin en 1663 est un exil ordonné par l'administration louis-quatorzienne, ou une décision librement consentie d'accompagner son oncle Jannart, lui exilé. Il tire de ce déplacement une Relation d’un Voyage de Paris en Limousin : il s'agit d'un récit de voyage sous forme de lettres en vers et en prose adressées à son épouse, publié de façon posthume.


L'apogée de l'activité littéraire (1664-1679)



En 1664, il passe au service de la duchesse de Bouillon et de la duchesse d’Orléans. La Fontaine partage alors son temps entre Paris et Château-Thierry en qualité de gentilhomme - ce qui assure son anoblissement. C'est le moment où La Fontaine fait une entrée remarquée sur la scène littéraire publique avec un premier conte, tiré de l'Arioste, Joconde. Cette réécriture suscite en effet une petite querelle littéraire, sous forme d'une compétition avec la traduction qu'en a proposée Bouillon peu de temps avant ; le débat porte sur la liberté dont peut disposer le conteur par rapport à son modèle : là où le texte de Bouillon est extrêmement fidèle, voire parfois littéral, celui de La Fontaine s'écarte à plusieurs reprises du récit du Roland furieux. La Dissertation sur Joconde, qu'on attribue traditionnellement à Boileau, tranche le débat magistralement à l'avantage du conte de La Fontaine.

Deux recueils de contes et nouvelles en vers se succèdent alors, en 1665 et 1666, dont les canevas licencieux sont tirés notamment de Boccace et des Cent nouvelles nouvelles. Continuation de cette expérience narrative mais sous une autre forme brève, cette fois de tradition morale, les Fables choisies et mises en vers, dédiées au Grand Dauphin, paraissent en 1668.

En 1669, La Fontaine ajoute un nouveau genre à son activité en publiant le roman Les amours de Psyché et de Cupidon, qui suscite une relative incompréhension au vu de sa forme inédite : mélange de prose et de vers, de récit mythologique - cette fois tiré d'Apulée - et de conversations littéraires, le texte contrevient à des principes élémentaires de l'esthétique classique.

C'est à partir de la fiction des "quatre amis" que met en scène ce roman qu'on a spéculé sur l'amitié qui unirait La Fontaine, Molière, Boileau et Racine, sans grande preuve : si La Fontaine est lié de façon éloignée à la famille de Racine, leurs relations sont épisodiques ; les rapports avec Molière ne sont pas connus si tant est qu'ils existent ; quant à Boileau, il n'y a guère de trace d'une telle amitié.

Après sa participation à un Recueil de poésies chrétiennes et diversesédité en 1670 par Port-Royal, La Fontaine publie successivement, en 1671, un troisième recueil de Contes et nouvelles en vers, et un recueil bigarré, contenant des contes, des fables, des poèmes de l'époque de Fouquet, des élégies, sous le titre de Fables nouvelles et autres poésies.

En 1672 meurt la Duchesse d’Orléans : La Fontaine connaît alors de nouvelles difficultés financières ; Marguerite de La Sablière l'accueille et l'héberge quelques mois après, probablement en 1673.

En 1674, La Fontaine se lance dans un nouveau genre : l'opéra, avec un projet de collaboration avec Jean-Baptiste Lully, qui avorte. C'est l'occasion d'une violente satire de La Fontaine contre Lully, registre rare dans son œuvre, mais où il excelle en ce poème intitulé Le Florentin.

La même année, un recueil de Nouveaux Contes est publié - mais cette fois-ci, sans qu'on sache très bien pourquoi, l'édition est saisie et sa vente interdite : si La Fontaine avait chargé le trait anticlérical et la licence, reste que ces contes demeuraient dans la tradition du genre et dans une topique qui rendait relativement inoffensive leur charge.

Après deux recueils de Contes, c'est à nouveau un recueil de Fables choisies et mises en vers que publie La Fontaine en 1678 et 1679, cette fois-ci dédié à Madame de Montespan, maîtresse du Roi : ce sont nos actuels livres VII à XI des Fables, mais alors numérotés de I à V.


Les années 1680 : autour de l'Académie


Période moins faste, où les productions sont quantitativement moins importantes, mais non moins diverses : ainsi, en 1682, La Fontaine publie un "Poème du Quinquina", poème philosophique dans la manière revendiquée de Lucrèce à l'éloge du nouveau médicament, et accompagné de deux nouveaux contes.

L'activité littéraire des années 1665-1679 se solde en 1683 par une élection, néanmoins tumultueuse, à l'Académie française, sans qu'on puisse préciser les exactes raisons de cette difficulté : on a pu faire l'hypothèse que l'administration louis-quatorzienne gardait rancune au poète qui avait publié deux poèmes en faveur de Fouquet lors du procès de celui-ci ; le discours des opposants à cette entrée de La Fontaine à l'Académie s'appuie quant à lui sur l'accusation d'immoralité lancée contre les recueils de Contes et nouvelles en vers. Toujours est-il que La Fontaine, après une vague promesse de ne plus rimer de contes, est reçu le 2 mai 1684 à l'Académie, où, en sus du remerciement traditionnel, il prononce un Discours à Madame de La Sablière où il se définit, en une formule fameuse, comme "papillon du Parnasse".

L'année suivante, l'Académie est encore le cadre d'une nouvelle affaire dans laquelle est impliqué La Fontaine : Furetière, qui en composant son propre dictionnaire a passé outre le privilège de la compagnie en cette matière, est exclu, et lance une série de pamphlets notamment contre La Fontaine, son ancien ami, qu'il accuse de trahison et contre lequel il reprend l'accusation de libertinage.

C'est une autre vieille amitié, elle sans rupture, qui donne jour, la même année, aux Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maucroix et de La Fontaine ; le recueil contient des traductions de Platon, Démosthène et Cicéron par Maucroix et de nouvelles fables et de nouveaux contes de La Fontaine, qui aura peu attendu pour trousser quelque nouvelle licencieuse.

Nouveau scandale, de plus grande ampleur, à l'Académie : la lecture du poème Le siècle de Louis Le Grand de Perrault déclenche la Querelle des Anciens et des Modernes, dans laquelle La Fontaine se range, non sans ambiguïtés, du côté des Anciens, par une Epître à Monsieur de Soissons, prétexte à une déclaration de principes littéraires, dont la plus fameuse reste "Mon imitation n'est point un esclavage".


Les dernières années et les dernières fables (1689-1695)

Une série de fables sont publiées en revue entre 1689 et 1692, qui sont rassemblées en 1693, avec des inédites et celles de 1685, dans un ultime recueil, notre actuel livre XII, dédié au duc de Bourgogne, fils aîné du Grand Dauphin et à ce titre héritier présomptif de la Couronne. Entre temps, La Fontaine tombe gravement malade ; on dispose d'un récit de 1718 du Père Pouget, confesseur de La Fontaine, qui assure d'une conversion de La Fontaine lors de cette maladie et d'un reniement public de ses contes devant une délégation de l'Académie. Néanmoins, cet événement ne figure aucunement sur les registres de l'Académie.

La Fontaine est enterré au cimetière du Père Lachaise, depuis le transfert de sa dépouille en 1817, en même temps que celle de Molière


Je me sers d'animaux pour instruire les hommes

Quelques vers de Jean de La Fontaine passés en proverbe

Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. (Le Corbeau et le Renard, l, 2)
La raison du plus fort est toujours la meilleure. (Le Loup et l’Agneau, l, 10)
Si ce n'est toi, c'est donc ton frère. (Le Loup et l’Agneau, l, 10)
Plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes. (La Mort et le Bûcheron, l, 16)
Je plie et ne romps pas. (Le Chêne et le Roseau, l, 22)
Il faut autant qu'on peut obliger tout le monde: On a souvent besoin d'un plus petit que soi. (Le Lion et le Rat, II, 11)
Est bien fou du cerveau qui prétend contenter tout le monde et son père. (Le Meunier, son Fils et l’Âne, III, 1)
Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. (Le Renard et les Raisins, III, 11)
La méfiance est mère de la sûreté. (Le Chat et un vieux Rat, III, 18)
Petit poisson deviendra grand. (Le Petit Poisson et le Pêcheur, V, 3)
Un tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras. (Le Petit Poisson et le Pêcheur, V, 3)
Le travail est un trésor. (Le Laboureur et ses Enfants, V, 9)
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. (Le Lièvre et la Tortue, VI, 10)
Aide-toi, le Ciel t'aidera. (Le Chartier embourbé, VI, 18)
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. (Les Animaux malades de la peste, VII, 1)
Tel est pris qui croyait prendre. (Le Rat et l'Huître, VIII, 9)
Mais les ouvrages les plus courts sont toujours les meilleurs... (Discours à M. le duc de La Rochefoucauld, X, 14)
Que de tout inconnu le sage se méfie. (Le Renard, le Loup et le Cheval)
Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours / Qu'on ne l'ait mis par terre (L'Ours et les deux Compagnons, V, 20)


Les 12 livres de fables

http://www.lafontaine.net/lesFables/listeFables.php?tri=12livres

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MessageSujet: Re: Jean de la Fontaine   Ven 6 Juil - 10:40:13

ah que de souvenirs d'ecole avec jean lafontaine il en as ecris de tres joli
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