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 Alzheimer : les réponses à vos questions

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jacotte
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MessageSujet: Alzheimer : les réponses à vos questions   Alzheimer : les réponses à vos questions I_icon_minitimeVen 31 Aoû - 11:40:05

Elle a été déclarée Grande cause nationale de l'année 2007.
La maladie d'Alzheimer touche 800000 personnes en France.
Les réponses aux questions que vous vous posez en dix points


Alzheimer en chiffres



La maladie d'Alzheimer est une pathologie entraînant des troubles mnésiques, cognitifs et psychiques chez les personnes qui en souffrent.
Longtemps confondue avec les simples processus de sénescence et les troubles liés au vieillissement, elle a été sous-estimée, voire ignorée parce que méconnue, que ce soit par l'entourage ou par le personnel soignant. Désignée Grande cause nationale 2007 par le précédent Premier ministre, Dominique de Villepin, la maladie d'Alzheimer est en passe de devenir l'une des principales préoccupations de santé publique.
L'Union nationale des associations Alzheimer souhaite profiter de ce label pour "renforcer leur combat contre la maladie, pour améliorer la vie des personnes malades et de leurs aidants, mais aussi changer l'image de la maladie et lever les tabous qui pèsent sur le malade".
Sans prétendre à un inventaire exhaustif, voici quelques chiffres pour mieux connaître cette maladie.

Le terme maladie d'Alzheimer est employé pour la première fois en 1912 par le Dr Emil Kraeplin, professeur d'Aloïs Alzheimer. Ce dernier, jeune médecin allemand, a découvert de nouvelles lésions cérébrales lors de l'autopsie de patients atteints de démence. Il parle alors d'une "maladie particulière du cortex cérébral". Une fois la pathologie clairement mise en évidence, c'est le Dr Kraeplin qui proposera de la nommer d'après le nom de son découvreur, son élève.

En 2004, ce sont environ 800 000 Français qui souffraient de cette maladie ou d'une maladie apparentée et environ 165 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année (chiffres du Ministère de la santé). Cependant, ces données ne concernent que les personnes diagnostiquées : il n'est donc pas impossible que le nombre de personnes réellement atteintes soit en fait plus important.

La prévalence de cette maladie augmente très fortement avec l'âge : de 5 % à l'âge de 65 ans, elle peut atteindre 30 % à l'âge de 80 ans.

Avec le vieillissement démographique de la population française, il est prévu que la France compte en 2050 plus de 11 millions de personnes âgées de 75 ans et plus et près de 5 millions de plus de 85 ans, soit trois fois plus qu'aujourd'hui. Plus de personnes atteintes et diagnostiquées, ce sont d'autant plus de prises en charge médico-sociales à assurer.

Le nombre de personnes atteintes à travers le monde est évalué à 26 millions, et les projections établissent que plus de 106 millions de personnes seront atteintes d'ici 2050.

La moitié des personnes décédées à l'âge de 47 ans présentent des lésions caractéristiques de la maladie d'Alzheimer.

La maladie évolue sur 7 à 10 ans.

La maladie d'Alzheimer est la forme de démence la plus répandue chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

La forme familiale de la maladie peut s'exprimer chez des sujets à partir de l'âge de 30 ans. Cette forme de la maladie représente environ 1% des cas totaux.



La maladie d'Alzheimer, c'est quoi au juste ?


Alzheimer est une maladie neurodégénérative, tout comme la maladie de Parkinson, celle de Creutzfeldt-Jakob ou encore la sclérose en plaques. Bien que ces pathologies aient des manifestations différentes, toutes se caractérisent par une destruction progressive des tissus nerveux du cerveau.
La question qui vient naturellement à l'esprit est de savoir ce qui est à l'origine de la maladie, ce qui provoque son apparition ou la favorise. Sur ce point, le mystère demeure, même si les scientifiques disposent de quelques donnée sur lesquelles s'appuyer.
Ils ont pu identifier plusieurs facteurs qui semblent jouer un rôle dans le développement de la maladie, mais ils n'ont pas encore réussi à déterminer LA cause.
Aujourd'hui, plusieurs pistes sont explorées pour tenter de mieux comprendre.


La composante génétique

Jusqu'à présent, cinq gènes ont été identifiés comme étant associés au développement de la maladie d'Alzheimer. En fait, pour être plus précis, ce sont des mutations sur ces gènes qui sont en cause. Deux formes de la maladie ont été identifiées et, selon le cas, l'hérédité tient un rôle plus ou moins important dans son apparition : la forme héréditaire, précoce et rare (moins de 1% des cas), et la forme non-héréditaire, généralement à partir de 65 ans et plus répandue. Les causes d'apparition de la maladie diffèrent dans les deux cas.


Forme familiale

Trois des gènes identifiés, situés sur les chromosomes 1, 14 et 21, sont responsables de la forme précoce héréditaire de la maladie, qui ne concerne qu'environ 1% des cas et se manifeste dès l'âge de 30 ans.
Hériter d'un seul de ces gènes mutés suffit à augmenter significativement les risques de développer la maladie.


Forme non-héréditaire

Par contre, la forme la plus répandue de la maladie n'a pas de cause déterminée. Néanmoins, il semble que des facteurs génétiques puissent favoriser son apparition : c'est la prédisposition génétique.
Deux gène des cinq identifiés sont en cause ici. La présence d'un seul de ces deux gènes augmente les risques, mais n'est ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante à son développement. En fait, même si l'on est prédisposé génétiquement, on n'est pas forcément certain de développer la maladie.
Puisque actuellement la piste de l'ADN semble être une voie sans issue dans la recherche DU facteur causal de la maladie, les chercheurs se tournent vers d'autres voies pour tenter de trouver une ou des causes directes à la maladie d'Alzheimer.


La démence, une perte d'autonomie

La maladie d'Alzheimer est la forme de démence la plus répandue après 65 ans. "Il est important de clarifier cette notion de démence, tempère le Pr Bruno Dubois, Chef du service de Neurologie et Directeur de l'Unité INSERM "Neuro-anatomie fonctionnelle du comportement et ses troubles" à l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris. Souvent on associe la démence à une idée de folie ou de déraison, alors qu'en fait il n'en est rien. Médicalement, la démence signifie une perte d'autonomie du sujet, qui ne peut plus se prendre en charge et assumer seul certaines tâches bien définies : la gestion financière, se déplacer seul ou bien encore téléphoner."


Pourquoi la mémoire diminue ?


La première chose qui vient à l'esprit lorsque l'on évoque la maladie d'Alzheimer, ce sont les pertes de mémoire. Non, ça ne vous revient pas ? Alors, vous avez tout lieu de vous inquiéter... Quoi qu'il en soit, les troubles de la mémoire sont inhérents à la maladie d'Alzheimer, mais le contraire n'est pas vrai : ça n'est pas parce qu'une personne âgée a la mémoire qui flanche que cela signifie nécessairement que c'est Alzheimer.

Le Pr Dubois tempère nos craintes : "A partir de 55 ans, plus de la moitié des personnes se plaignent de troubles de la mémoire. Souvent, ce n'en sont pas vraiment, mais plutôt un déficit de l'attention. En effet, pour mémoriser, notre cerveau a besoin d'enregistrer l'information, ce qu'il ne fera que si le processus est conscient, c'est-à-dire si la personne y fait attention. La mémoire est un processus attentionel. Ainsi, ce qui est souvent pris pour des pertes de mémoire ne correspond en fait qu'à des troubles attentionnels."

Aux troubles de la mémoire, premières manifestations de la maladie, vont s'ajouter les troubles du langage, des gestes, du comportement et de la reconnaissance. Les troubles du langage par exemple concernent aussi bien la compréhension orale que la capacité à s'exprimer.

Forme la plus répandue de démence, la maladie d'Alzheimer s'exprimera différemment d'une personne à une autre. Certains auront plus de difficultés à s'exprimer alors que chez d'autres, ce sont les troubles du comportement qui vont être exacerbés.
Mais d'où proviennent ces troubles ? Quelles sont les manifestations physiologiques de la maladie ?


Plaques amyloïdes

C'est au cœur du cerveau que se trouve la réponse. D'ailleurs, seule une autopsie du cerveau permet d'aboutir à un diagnostic certain d'Alzheimer. Il faut aller regarder à l'échelle du neurone pour trouver la cause des symptômes liés à la maladie d'Alzheimer. Les responsables sont les plaques séniles, ou plaques amyloïdes. La formation des ces plaques correspond à l'accumulation d'une protéine anormale, la bêta-amyloïde, fruit d'un mauvais clivage d'une autre protéine, l'APP. Une fois le processus enclenché, c'est la mort du neurone assuré, et petit à petit, ce sont des aires cérébrales qui sont touchées.

D'autres types de lésions peuvent être observées dans le cerveau de malades : cette fois-ci, c'est au cœur même des neurones qu'il faut plonger. Le mécanisme est analogue à celui des plaques amyloïdes : c'est l'accumulation d'une protéine (tau) impliquée dans la structure cellulaire, anormalement constituée qui conduit à la mort du neurone. La différence majeure réside dans la localisation intracellulaire de la protéine.
Le plus souvent, ces plaques sont localisées au niveau de l'hippocampe - "une sorte de péage de l'autoroute des souvenirs" comme se plait à l'appeler le Pr Dubois - et dans le néocortex. Cette couche cérébrale, que seuls les mammifères possèdent, est impliquée dans de nombreuses fonctions, dont la perception sensorielle, la génération des commandes motrices, l'orientation spatiale, les processus de pensée et le langage.

Mémoire des faits récents endommagée

La destruction évolutive du tissu nerveux au niveau de l'hippocampe et du néocortex conduit à une détérioration progressive des fonctions commandées par ces aires. Le Pr Dubois nous explique les mécanismes à l'origine de la perte de mémoire : "Les premières lésions, que l'on peut observer dès l'âge de 40 ans, se forment au niveau de l'hippocampe, siège de la mémoire des faits récents. Mais l'apparition de lésions ne signifie pas forcément qu'il y ait de symptôme associé : la maladie est dite asymptomatique. Lorsque cette région cérébrale est endommagée, il est impossible de former de nouveaux souvenirs. Par contre, les souvenirs déjà emmagasinés ne sont pas altérés. C'est pourquoi les personnes malades peuvent parfaitement se souvenir de leur mariage ou de leurs 20 ans, mais pas de ce qu'ils ont fait la veille au soir ou du décès récent d'un proche".

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MessageSujet: Re: Alzheimer : les réponses à vos questions   Alzheimer : les réponses à vos questions I_icon_minitimeVen 31 Aoû - 11:44:16

Comment diagnostiquer la maladie ?


Est-ce un début d'Alzheimer ou simplement les conséquences du vieillissement ? La réponse à cette interrogation n'est pas toujours évidente, en discuter avec le parent concerné encore moins. Alors comment savoir à quoi s'en tenir ?
"Tout l'enjeu médical consiste à savoir repérer parmi la masse de gens qui se plaignent de la mémoire ceux qui souffrent d'une maladie de l'hippocampe comme Alzheimer"


Des signes qui mettent la puce à l'oreille

Mais à la maison, comment savoir si un parent est atteint par la maladie, ou si ses pertes de mémoire ne sont que les conséquences normales du vieillissement ?
Plusieurs indices peuvent mettre la puce à l'oreille :

Si la personne a simplement perdu ses lunettes ou si elle ne sait plus où elle a mis ses clés, il n'y a pas vraiment lieu de s'inquiéter, cela peut tenir d'un déficit attentionnel. "Par contre, si cette personne ne se souvient plus avoir vu le cousin d'Amérique venu dîner la veille ou si elle ne se rappelle pas un décès récent, là, il y a lieu de s'inquiéter."

Une désorientation spatiale ou temporelle : la personne ne s'y retrouve plus dans sa maison de campagne ou ne se souvient pas de l'ordre des événements.

Des difficultés pour trouver le bon mot au bon moment.

Une apathie : trop souvent confondue avec une dépression, cette phase se caractérise par une démotivation de l'individu, qui devient moins actif, fait de moins de choses. Mais contrairement au dépressif, l'apathique n'a pas d'idées noires.

Une combinaison de tous ces symptômes est une plus ou moins bonne indication de la présence de la maladie. Mais seul un neuropsychologue va pouvoir déterminer avec précision - bien que l'autopsie du cerveau soit l'unique moyen de faire un diagnostic sûr à 100% - si c'est un Alzheimer ou pas." précise le Pr Dubois. Si vous pensez que votre parent souffre de la maladie, il est conseillé d'aller consulter le médecin traitant de la personne. Il va pouvoir déterminer s'il s'agit ou non d'une forme de démence grâce à de simples tests de mémorisation.

Consultations mémoire

Ensuite, si besoin est, le médecin l'orientera vers un spécialiste, un neuropsychologue ou alors directement dans l'une des 232 consultations mémoire en France. Leur principe est de pouvoir à la fois établir un diagnostic du patient et de mettre en place avec le médecin traitant un projet de soin et d'aide pour les patients qui pourront y trouver l'aide d'un gériatre ou d'un neurologue et d'un neuropsychologue. C'est ce dernier qui prendra en charge le bilan neuropsychologique du patient.


Le rôle central du neuropsychologue

Le bilan neuropsychologique permet d'identifier les symptômes comportementaux et mentaux associés aux lésions cérébrales et à un fonctionnement anormal du cerveau.
Le neuropsychologue choisit avec attention quel test utiliser selon les symptômes du patient et le stade d'évolution de sa démence. Généralement, il commence avec le Mini Mental State ou MMS, outil qui permet de déterminer la sévérité de la démence et d'adapter la prise en charge pharmacologique et sociale. Le MMS inclut des tests de mémoire, d'attention, de calculs mathématiques, et de langage.

De nouveaux critères de diagnostic

Les critères de diagnostic de la maladie se fondent principalement sur les critères de classification de la démence : le DSM, manuel de diagnostic et de statistiques de maladies mentales édité par l'Association psychiatrique américaine ou encore celui édité par l'OMS. Celui qui fait référence et qui permet de diagnostiquer à 85% un Alzheimer "possible" ou "probable" est celui du NINCDS-ADRDA, rédigé en 1984. Mais une récente étude du Pr. Dubois, appelle à une redéfinition des critères de la maladie.

"Les connaissances sur la maladie ont énormément progressé cette dernière décade. D'autre part, le problème majeur des précédents outils de diagnostic est qu'ils ne permettaient de détecter la maladie qu'une fois le stade de démence atteint. Or, nous avons espoir que des médicaments puissent un jour guérir la maladie et il est primordial dans ce cas de dépister précocement pour pouvoir traiter la maladie au plus vite et donc au mieux. Notre approche a été de proposer des outils diagnostiques capables de déceler la maladie avant même l'apparition des symptômes." Visant à la spécificité absolue, ces critères tiennent à la fois compte des troubles du comportement du patient et de données biologiques bien précises : taille de l'hippocampe (réduite chez les personnes atteintes), taux de protéine Tau (présente en haute concentration) et activité métabolique des régions du cerveau touchées.
"Mais surtout, nous avons pu mettre au point un test de mémoire qui met clairement en évidence le syndrome amnésique hippocampique caractéristique de la maladie. Il est sûr dans 92% des cas et pertinent jusque trois ans avant l'apparition des premiers symptômes de démence" souligne Pr Dubois. Pour l'instant, le diagnostic se base principalement sur une étude des symptômes mentaux et comportementaux, un examen physique, des tests neuropsychologiques et des tests de laboratoire.


Qui peut aider le malade et sa famille ?

Le diagnostic vient de tomber : maladie d'Alzheimer. Qu'il s'agisse de vous-même ou d'un de vos proches, la nouvelle est souvent un véritable choc. Comment organiser le quotidien de la personne malade ? Quelles seront les évolutions ? Peut-on ralentir la maladie ? Plusieurs organismes sont là pour vous épauler et vous guider pour trouver des solutions adaptées à votre situation.

Les associations de malades et de familles de malade

ls sont déjà passés par là, se sont posé les mêmes questions que vous, ont été confrontés aux mêmes problèmes : les adhérents des associations de malades sont souvent des interlocuteurs de premier choix après l'annonce du diagnostic. En poussant la porte de ces organismes, vous y trouverez des informations sur la maladie et les démarches à effectuer mais aussi une écoute et une possibilité de dialogue très réconfortantes. Ces associations constituent souvent le principal soutient psychologique des familles. L'association France Alzheimer, fondée en 1985, regroupe une centaine de ces associations. Outre une aide aux malades et à leurs familles, elle mène également une véritable campagne de communication sur la maladie d'Alzheimer. France Alzheimer fournit aussi une aide logistique. Par exemple, elle organise depuis une dizaine d'années des séjours de vacances pour le malade et son aidant, un peu partout en France. Un programme de formation pour les aidants, souvent des proches du malade, a par ailleurs été mis en place.

Les Centres locaux d'information et de coordination (Clic)
Le Clic est un lieu d'accueil de proximité destiné à informer, orienter et suivre les personnes âgées et leurs familles dans leurs démarches quotidiennes.
"Le Clic est un excellent partenaire pour une famille qui se demande quoi faire après l'annonce du diagnostic, estime Christine Lebée, responsable du Clic parisien du 18e arrondissement. C'est à la fois un lieu d'information et de coordination, où chacun peut prendre connaissance de l'existant en matière de prise en charge, etc. Lors d'une première visite, nous abordons généralement des sujets tels que les possibilités d'aides financières, humaines ou matérielles. Nous leur parlons également des associations de soutien auxquelles ils peuvent faire appel." Outre la première visite, certains Clic assurent un suivi tout au long de la prise en charge du malade, proposant de nouvelles solutions, adaptées aux différentes évolutions de la maladie.

Votre médecin traitant ou votre neuropsychologue
C'est lui qui annonce le diagnostic. N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit. Il saura vous indiquer les solutions thérapeutiques disponibles et vous conseillera sur la démarche qu'il estime la mieux adaptée à votre pathologie ou à celle de la personne malade.


Rester à la maison, c'est possible ?

Maladie d'Alzheimer… A l'annonce du diagnostic, des images peu agréables se succèdent dans l'esprit du malade et de sa famille : la démence, l'impossibilité de rester cohérent, l'imprévisibilité… En vérité, la prise en charge des malades atteints d'Alzheimer a énormément évolué ces dernières années. Aujourd'hui, de nombreuses solutions existent pour maintenir le plus longtemps possible le patient dans son milieu de vie habituel. Plus agréable pour lui et pour sa famille, qui peut s'en occuper tout en faisant appel à des aides relais lorsqu'elle a besoin de souffler un peu.

La plupart du temps, les soins prescrits pour ralentir l'évolution de la maladie et conserver les acquis peuvent se faire en ambulatoire, c'est-à-dire en consultation externe, sans hospitalisation. Si la personne ne peut pas se déplacer, des soins à domicile sont tout à fait possibles, y compris la kinésithérapie, l'orthophonie et autres soins paramédicaux. Il est également possible de faire appel à un service de soins à domicile, qui pourra prodiguer des soins infirmiers mais aussi d'hygiène, par exemple. Ces services, les SSIAD sont toutefois assez surchargés dans certaines régions. Même chose pour les infirmières libérales, qui ne sont pas assez nombreuses par rapport aux besoins. S'ils sont prescrits par un médecin, ces soins sont pris en charge à 100% par la sécurité sociale, dans le cadre des affections de longue durée.

Outre ces soins spécifiquement médicaux, il est possible de faire appel à des aides extérieures, qui seront cette fois à la charge des malades et de leur famille. Plusieurs types d'aide existent, rappelle Christine Lebée, du Clic du 18e. "Les aides ménagères sont là pour aider à la vie quotidienne, ménage, cuisine, etc. Les auxiliaires de vie ou les gardes à domicile ont un rôle plus important : ils peuvent aider à faire les gestes du quotidien tels que se laver, par exemple. Ils ont reçu une formation spécifique. Ils peuvent administrer des médicaments s'ils ont été préparés au préalable par quelqu'un. J'encourage beaucoup les familles à faire appel à de telles aides extérieures. Ce n'est pas le rôle d'une fille, d'un mari ou d'une épouse de faire la toilette et de soigner un être cher." Ces soins non spécifiquement médicaux sont à la charge du patient mais peuvent être financés grâce à l'Aide personnalisée à l'autonomie (voir page "Comment financer"). Des méthodes qui ont fait leurs preuves puisqu'aujourd'hui, la majorité des personnes âgées sont à domicile", souligne Christine Lebée.

Les aidants quotidiens, souvent des membres de la famille, peuvent bénéficier de formations. Ils y apprennent à vivre avec la maladie et à mettre en place une organisation adéquate. "Nous avons un programme pour les aidants, confirme le Dr Olivier Drunat, chef du service de psycho-gériatrie à l'hôpital Bretonneau. Dans un premier temps, nous leur donnons des informations claires sur la maladie, puis sur les techniques comportementales, la santé, pour qu'ils puissent gérer au mieux les patients." Des formations sont également dispensées par l'association France-Alzheimer.

Différents services permettent aux aidants d'avoir quelques journées de répit. Ainsi, les accueils de jour peuvent prendre en charge les malades. Soulignons toutefois qu'ils ne sont pas du tout remboursés par la sécurité sociale. De même, l'association France Alzheimer organise des séjours de vacances pour les malades et les aidants, où un personnel spécialisé prend un peu le relais.

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MessageSujet: Re: Alzheimer : les réponses à vos questions   Alzheimer : les réponses à vos questions I_icon_minitimeVen 31 Aoû - 11:48:27

Quelles structures d'accueil ?

Que ce soit pendant la vie au domicile ou lorsque la perte d'autonomie est trop avancée, diverses structures d'accueil permettent de souffler ou d'être pris en charge à 100%. Voici quelques solutions.

L'hôpital de jour spécialisé en psycho-gériatrie. Il regroupe une batterie de médecins issus de diverses spécialités : gériatrie, psychiatrie, neurologie, etc. Ainsi, les personnes malades peuvent effectuer un bilan pluridisciplinaire, à la suite duquel un protocole de soins est défini. Pendant plusieurs mois (six au maximum), il passera une à deux journées par semaine à l'hôpital, jusqu'à ce que les objectifs fixés au départ soient atteints. L'un des intérêts majeurs de la structure est l'aspect pluridisciplinaire, qui permet au malade d'être pris en charge en une seule fois, en prenant en compte tous les aspects de la maladie. "Nous faisons de la rééducation cognitive, souligne le Dr Drunat, de l'hôpital de jour de Bretonneau. Certes, nous ne pouvons pas récupérer la mémoire des patients. Mais il y a différents types de mémoire et nous pouvons mettre en place des stratégies de compensation au quotidien. On contourne les difficultés, par exemple en apprenant au malade à tout noter dans un agenda. Cela paraît tout bête mais si l'on n'a pas l'habitude d'en utiliser un, on n'a pas le réflexe."
L'hôpital de jour effectue également un gros travail de relais vers les autres structures, une fois que la période de soins est terminée. "Nous prévenons dès le départ les patients et leurs familles que nous les accueillons pour une durée limitée. S'ils le savent à l'avance, la transition se passe bien. Nous les aidons à organiser l'après-hôpital de jour. Parfois, nous allons jusqu'à les accompagner à la consultation dans la structure qui prendra le relais."
Les résultats ? "Bien sûr, nous ne pouvons pas rendre au patient la mémoire qu'il a perdue, mais nous améliorons sa qualité de vie, grâce notamment à une meilleure communication possible avec son entourage. D'autre part, même si c'est difficile à évaluer, il semble que les malades qui sont passés par l'hôpital de jour parviennent à rester plus longtemps chez eux que les autres."
Important : les frais sont entièrement pris en charge par la sécurité sociale (environ 400 € par journée d'hospitalisation)

L'accueil de jour. Il permet de recevoir des personnes malades une à plusieurs journées par semaine, afin d'offrir un peu de répit aux aidants. Certains de ces accueils de jour sont spécialement conçus pour les malades d'Alzheimer et proposent également un côté thérapeutique. Attention, ces accueils de jour ne sont pas considérés comme des soins et ne sont donc pas pris en charge par la sécurité sociale. Ils sont entièrement à la charge du patient et de sa famille.


Les maisons de retraite. Lorsqu'il n'est plus possible de vivre chez soi, les maisons de retraite représentent l'alternative la plus couramment utilisée. La tarification varie selon le degré d'autonomie et de soins nécessaires. Dans le cas des patients Alzheimer, il s'agira d'un forfait dépendance, qui peut être partiellement pris en charge par l'Aide personnaliée à l'autonomie (APA, voir page "Comment financer"), voire par le département si les revenus du malade et de sa famille sont insuffisants.

L'hôpital de long séjour peut également être une solution. C'est le caractère médical de la prise en charge des soins qui justifie ce choix. Dans ce cas, rien à débourser, c'est la sécurité sociale qui prend tout en charge.


Comment financer ?

Si la sécurité sociale finance les soins strictement médicaux, les personnes frappées par la maladie d'Alzheimer ont souvent besoin d'une assistance qui demeure à leur charge. Passage en revue des principales aides financières disponibles.

Avant toute chose, votre médecin aidera le patient et sa famille à faire reconnaître sa maladie comme Affection de longue durée (ALD). Ainsi, les soins et traitements médicaux liés à Alzheimer seront pris en charge à 100%. De même, faites les démarches pour obtenir une carte d'invalidité qui, dans le cas de la maladie d'Alzheimer devrait mentionner un taux d'invalidité de 80% à 100%. Cette carte permet d'obtenir d'importantes réductions dans les transports pour le malade et la personne qui l'accompagne, ainsi que des avantages fiscaux.

si le patient est âgé de plus de 60 ans, il peut prétendre à l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA). "Cette allocation financière permet d'aider à la prise en charge d'une aide à domicile, de journées de répit pour la personne aidante ou encore de matériel, explique Christine Lebée. Les montants de l'APA sont variables et dégressifs, fixés en fonction de la dépendance de la personne bénéficiaire. On parle d'allocation universelle parce qu'elle est identique sur tout le territoire français." L'Allocation n'est pas soumise à conditions de ressources. En revanche, un ticket modérateur sera établi en fonction des revenus du bénéficiaire. Ce ticket à payer sera d'autant plus élevé que la personne a des ressources importantes. "C'est la seule véritable aide financière disponible en tant que telle", souligne Christine Lebée.

Lorsqu'arrive le moment d'entrer en maison de retraite médicalisée, le Département peut intervenir dans le cadre de l'Aide sociale à l'adulte (ASA) pour compléter des ressources pas assez importantes. En effet, le coût de la prise en charge peut être très élevé : compter en moyenne 2000 euros par mois pour des prestations basiques, en région parisienne. "Avant que l'aide départementale ne soit accordée, on procède à une enquête sur la situation financière du bénéficiaire mais aussi de ses obligés alimentaires (ses descendants, NDLR)." En fonction des résultats, le Département va décider du montant de son éventuelle participation ainsi que de celles des obligés. Quels que soient ses revenus, le bénéficiaire se verra prélever 90 % de cette somme au titre de la participation aux frais. Au décès de la personne, si elle possédait des biens (maison, etc.), ils seront vendus et le Département pourra ainsi récupérer les sommes versées. Si le bénéficiaire n'avait aucune possession, les obligés alimentaires n'auront rien à rembourser. L'ASA peut également être invoquée alors que la personne malade est toujours chez elle mais que ses ressources ne sont pas suffisantes pour subvenir à ses besoins.

Les personnes avec de faibles ressources peuvent également avoir recours à des soins totalement pris en charge par la sécurité sociale. Ainsi, il est possible de faire appel à une infirmière pour effectuer des soins sur prescription, le souci étant que l'on manque cruellement d'infirmières libérales. De même, les personnes qui n'ont pas les moyens de payer une maison de retraite peuvent être hospitalisées lorsqu'elles ne peuvent plus vivre chez elles. Quant à l'hôpital de jour, qui permet d'établir un bilan et d'apprendre à mieux vivre avec sa maladie, il est entièrement financé par la sécurité sociale. En revanche, l'accueil de jour, qui permet notamment de soulager le quotidien des familles, est totalement aux frais du malade. "Certains départements pratiquent tout de même des tarifs différents selon les revenus de la personne", souligne-t-on au Clic.

C'est beaucoup plus rare, mais certains patients déclarent la maladie d'Alzheimer avant 60 ans. Dans ce cas, ils ne relèvent pas de l'APA mais de l'Allocation aux adultes handicapés. Le taux d'incapacité est déterminé par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). La personne malade peut également prétendre à une indemnité journalière qui compense la perte de salaire liée à un arrêt de travail. Dans le cas des ALD, les indemnités journalières peuvent être versées pour une durée maximale de trois ans.

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MessageSujet: Re: Alzheimer : les réponses à vos questions   Alzheimer : les réponses à vos questions I_icon_minitimeVen 31 Aoû - 11:56:52

Prévenir Alzheimer, c'est possible ?

Ainsi donc, rien ne permettrait de savoir si l'on est atteint ou pas d'Alzheimer. Selon le vieil adage populaire, seul l'avenir le dira. Si de nombreuses pathologies peuvent être évitées en adoptant un mode de vie sain (alimentation équilibrée, exercices réguliers, sommeil satisfaisant, etc.), ça n'est pas nécessairement le cas pour Alzheimer. Pléthores d'études ont crié au scoop en affirmant que tel ou tel facteur permettrait de limiter les risques d'apparition. Hélas, il reste pour l'instant impossible de déterminer avec certitude des facteurs préventifs de la maladie.


Autres facteurs de risques soupçonnés

Il semble que les facteurs impliqués dans les risques de maladies cardiaques le sont également dans celui de développer un Alzheimer. En effet, une pression artérielle élevée dans les vaisseaux sanguins perturbe l'activité de différentes aires cérébrales, dont celles touchées lors de la maladie. Les radicaux libres et les réactions inflammatoires sont également soupçonnés d'aggraver le risque de développer la maladie. Enfin, de récentes études ont par exemple suggéré un lien entre le diabète de type 2, celui où le taux d'insuline sanguin est trop élevé, et Alzheimer. Ces points restent controversés pour le moment, ces informations sont donc à prendre avec précaution.

Des oestrogènes, de longues études ou du ginkgo ?

La maladie d'Alzheimer étant amenée à devenir l'une des principales préoccupations de santé publique dans les années à venir, les études visant à trouver un facteur préventif se multilplient.

Le rôle des antioxydants, dont le rôle préventif contre les maladies cardiovasculaires et bien d'autres affections, a été exploré par les chercheurs. En particulier, plusieurs études aux conclusions contradictoires ont tenté de voir si la supplémentation en vitamine E ou/et en sélénium pouvait être bénéfique aux personnes âgées.

Autre piste explorée par les chercheurs, celle des oestrogènes chez les femmes. Dans la mesure où ces hormones leur permettent de se protéger des symptômes de la ménopause, alors pourquoi pas de la démence ? Là encore, rien de bien concluant dans les études scientifiques. Au contraire, les hormones sexuelles féminines semblent avoir un effet délétère sur la santé mentale des patientes et accroître le risque de développer une démence.

Le niveau culturel est également une composante importante dans l'apparition plus ou moins tardive de la maladie. Plusieurs études ont démontré que les personnes avec un niveau d'étude élevé développaient la maladie plus tard que les personnes du même âge avec un niveau d'étude moindre. Selon le Pr Dubois, "c'est comme si ces personnes disposaient d'une réserve cognitive. Plus elle est importante, plus la maladie apparaîtra tardivement." Par contre, une fois que la personne est âgée, l'activité culturelle semble jouer un rôle moins important que dans la jeunesse. Néanmoins, pratiquer une activité cognitive simple telle que lire un journal, jouer aux échecs ou bouquiner ne peut être que bénéfique au patient.

Le ginkgo balboa, extrait des feuilles du ginkgo, pourrait prévenir les démences et le déclin cognitif chez les personnes âgées. Son rôle préventif ou curatif dans la maladie d'Alzheimer n'a pas pu être mis en évidence par les nombreuses études cliniques à ce sujet.

Guérir un jour la maladie ?

Bien qu'il soit pour l'instant impossible de guérir ou de stopper l'évolution de cette maladie, il existe des traitements pour atténuer la gravité des symptômes, mais également pour freiner son développement. La plupart des ces médicaments ciblent les troubles de mémoire ou ceux du langage. A noter qu'aucun médicament ne permet au patient de retrouver ses capacités intellectuelles antérieures : les médicaments sont utiles dans des phases légères à modérées de la maladie car ils stabilisent les capacités cognitives mais ils ne les améliorent pas. D'où l'intérêt d'un diagnostic précoce de la maladie, pour pouvoir traiter dans les meilleures conditions possibles le malade.
Le point sur les traitements disponibles actuellement et sur ceux du futur que les chercheurs développent à présent.

Les traitements actuels

Empêcher la formation de plaques amyloïde, les détruire, restaurer la communication cellulaire, tous les moyens sont bons pour tenter de résorber la maladie, et un jour peut-être de la guérir. Deux approches sont possibles dans le traitement de la maladie, approches différentes mais complémentaires : le traitement médicamenteux et le traitement comportemental.
Ce dernier comporte nombre d'exercices intellectuels et comportementaux pour faire travailler le cerveau du patient, lui réapprendre tous ces petits gestes du quotidien perdu et lui apprendre à se réadapter. Penchons-nous à présent sur les médicaments disponibles pour traiter la maladie.

Psychotropes

Les médicaments qui permettent de contrôler les états dépressifs, anxieux et psychotiques peuvent aider les patients à un stade moyen de la maladie (déclarée mais pas encore sévère). Ils sont employés lorsqu'aucune autre solution n'a fonctionné et que le patient est susceptible de mettre sa vie ou celle des autres en danger.

Inhibiteurs de l'acetylcholine et mémantine

Le donepezil, la rivastigmine ou encore la galantamine font partie de la classe des inhibiteurs de l'acetylcholine, ou Ach, neurotransmetteur inhibé chez les malades. Prescrits pour les premiers stades de la maladie, ils permettent de stabiliser les capacités cognitives, en augmentant la disponibilité de l'Ach. La mémantine, préconisée pour des stades avancés, est la dernière arrivée sur le marché. Selon le Pr Dubois, "tous ces médicaments n'ont qu'une action modérée, néanmoins indiscutable pour le bénéfice du patient".

Les traitements du futur

L'idée de vacciner les patients atteints contre la maladie est assez jeune, elle a moins de dix ans. Pour autant, cette piste a été explorée avec attention par les chercheurs du monde entier. Le principe serait donc de détruire ou de prévenir la formation des dépôts de plaques amyloïde. Il a pu être démontré que l'injection d'un peptide, nommé Abéta, chez des souris atteintes de la maladie, provoquerait la disparition des plaques amyloïde. Les résultats étaient prometteurs chez l'homme (l'autopsie de personnes malades traitées avec ce peptide a montré que l'étendue des plaques amyloïdes s'était réduite), mais les essais cliniques ont dû être interrompus à cause de patients ayant présenté des signes de méningo-encéphalites. "Mais nous n'avons pas abandonné cette idée, bien au contraire, souligne le Professeur. Nous avançons prudemment, mais sûrement pour mettre en place de nouveaux essais chez l'homme." Théoriquement et chez les souris, le vaccin semble être efficace pour lutter contre toutes les formes de la maladie. Reste à attendre des essais cliniques probants pour entrevoir un espoir de lutter contre ce fléau.

pour plus de renseignements

France Alzheimer (union nationale des associations alzheimer)

http://www.francealzheimer.org/

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