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 1970 : le 5-7

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jacotte
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MessageSujet: 1970 : le 5-7   Ven 17 Aoû - 19:24:12

146 jeunes périssaient dans l'incendie du dancing de Saint-Laurent-du-Pont


Les victimes étaient pour la plupart de Chambéry, de Voiron, de Grenoble...
Mais c'est tout un pays qui était alors sous le choc.


En 1970, la veille de Toussaint, il avait fait très beau sur le Dauphiné et la Savoie.
La nuit qui tombait allait pourtant être la plus terrible que la France ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale.
Cent quarante-six morts, presque tous des très jeunes gens, venus, comme toutes les semaines depuis sept mois, de toute la région pour faire la fête au "5-7", un nouveau dancing, situé dans la campagne de Saint-Laurent-du-Pont, au coeur de la Chartreuse, en bordure de la N. 520, entre Voiron et Chambéry.
Des services de ramassage étaient organisés, en cars, depuis plusieurs villes de l'Isère et de la Savoie.

Par chance, il y avait moins de monde cette nuit-là que les semaines précédente.
Peut-être grâce à un mariage qui avait entraîné à Saint-Christophe-sur-Guiers puis à la Placette un certain nombre d'habitués.
A cette époque aussi, on allait beaucoup plus tôt "en boite", si bien qu'à 1h45, lorsque l'incendie se déclara, quelques-uns des clients étaient déjà repartis, malgré la présence de l'excellent orchestre des "Storm".

L'un des employés, qui parvint à s'échapper, raconta qu'il avait soudain vu "une grande lueur bleuâtre parallèle à la route". Puis tout s'est embrasé.

A cause des resquilleurs, les gérants avaient verrouillé des portes en fer, censées être des issues de secours. Les danseurs et consommateurs, en une réaction naturelle qui consiste à vouloir s'échapper par où on est arrivé, se ruèrent vers l'entrée.
Malheureusement, cet accès était hérissé de tourniquets en ferraille.
Dans la panique, le flot humain se brisa contre l'acier, les uns tirant, les autres poussant, le dispositif se bloqua et devint un piège mortel.

Un garçon qui avait pu s'enfuir retourna chercher sa soeur, mais buta contre la masse humaine. On les retrouva morts, main dans la main.

D'autres jeunes gens parvinrent à enfoncer une porte. Mais un appel d'air se créa, embrasant d'un seul coup le vaste hangar aménagé en dancing, bar et restaurant.

Plus de cent corps furent retrouvés devant les terribles tourniquets qui, conservés en l'état, sont encore exposés "pour montrer comment la cupidité a pu faire tant de victimes".

Encore qu'il faille avoir le courage de dire que la décision de verrouiller les portes en fer fut aussi une conséquence de l'attitude des resquilleurs et de leurs complices : quand l'un entrait en payant et qu'il ouvrait ensuite l'issue de secours à ses copains, cela ne faisait pas les affaires des commerçants qui avaient de lourds crédits à rembourser.
D'ailleurs, deux des trois gérants de la discothèque ont péri sur place avec 140 de leurs clients.
Excepté eux, trois adultes, quelques jeunes de 21 à 25 ans, les victimes étaient toutes mineures.

Quand les pompiers de Saint-Laurent-du-Pont furent alertés, ils n'eurent pas à combattre un gros sinistre : à leur arrivée, le désastre était pratiquement accompli.

Les rescapés furent peu nombreux.
Six étaient blessés, dont quatre si gravement qu'ils succombèrent les jours suivants dans les services des grands brûlés de Lyon.

Il était écrit que d'autres, qui avaient eu de la chance ce jour-là et furent qualifiés de "miraculés du 5-7", périraient de toute façon tragiquement : deux Voironnais, partis l'été suivant faire l'Algérie en stop "pour oublier le drame", ont été écrasés par un camion fou ; un autre s'est tué à moto ; un autre encore en voiture.

Plus anecdotique, un rescapé dort toujours avec une échelle de corde sous son lit, "pour pouvoir s'échapper par la fenêtre en cas d'incendie".

Enfin, et c'est plus gai, deux des rescapés du dancing se sont mariés et vivent toujours à Grenoble.

Devant l'ampleur de la catastrophe, les autorités décidèrent d'attendre le jour pour procéder au dégagement des victimes.
Un dégagement méthodique, effectué par les pompiers sous le contrôle de trois officiers de police judiciaire de la Gendarmerie nationale qui seraient chargés d'identifier les corps avec les concours de médecins légistes.

En cette Toussaint 70, un dimanche, le petit jour était blafard.
La brume enveloppait la Chartreuse, comme pour mieux cacher ce crime contre la jeunesse perpétré dans la nuit.

De chaque coté de la route, des colonnes de jeunes, cheveux longs et grands manteaux, marchaient vers les ruines du dancing, tètes baissées.
D'où venaient-ils?
De nulle part.
Ils sortaient du brouillard sinistre.
Ils allaient verser leurs larmes sur les décombres en souvenir des copains sacrifiés.

Une chapelle ardente fut dressée... dans la salle des fêtes de Saint-Laurent-du-Pont.
Des cercueils furent réquisitionnés dans toute la France. Le pays était sous le choc.
Les membres du gouvernement se précipitèrent à Saint-Laurent-du-Pont, dont le nom devenait tout d'un coup synonyme de malheur.
Dans l'église de la commune eut lieu une cérémonie multiconfessionnelle avec des prêtres, des rabbins, des imams.

Les quelques victimes de la commune furent inhumées dans le cimetière voisin, où plusieurs corps non identifiables furent ensevelis ensemble.
Les autres dépouilles furent remises à leurs familles et conduites dans les différents cimetières de la région.

Depuis, chaque année, l'Association des parents des victimes fait dire des messes à Chambéry et à Grenoble et dépose des gerbes, le jour de Toussaint, au cimetière de Saint-Laurent-du-Pont ainsi que sur les lieux du drame (à 15 heures) où un mémorial a été construit.



Avec le temps, ceux qui se rassemblent en cette veille du jour des morts sont de moins en moins nombreux. Les deux premiers présidents de l'Association ont connu des déboires et ont disparu.
Nombre de parents des victimes n'ont plus donné signe de vie après les procès.

Georges Brus, de Grenoble, ne s'est jamais remis de la mort de sa fille Christiane, 23 ans.
Pour qu'un Mémorial puisse être érigé (en 1976), il s'est battu contre les propriétaires du terrain, contre les autorités, et, surtout, contre le fisc, qui voulait prélever son butin sur la construction de l'ouvrage !
Grâce aux interventions d'Aimé Paquet, alors Médiateur de la République, et de Raymond Barre, Premier ministre, ce forfait n'a heureusement pas eu lieu...
Tant que Georges Brus sera là, le monument sera entretenu toute l'année, ("Remerciez la subdivision de l'Equipement de Saint-Laurent-du-Pont"), et abondamment fleuri pour la Toussaint.

Encore que les fleurs ne restent jamais longtemps.
Car, chaque 1er novembre dans la nuit - comble de l'ignominie - on vient voler gerbes et bouquets (pas pour fleurir une tombe, espérons-le, car quel mort accepterait ça ?).

Comme si le diable était condamné à rôder indéfiniment, cette nuit-là, dans ces tragiques parages.

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claude
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Mar 28 Aoû - 15:54:46

j'ai vus le memoriale sa fou des frissons quand on vois tout les noms de ces jeunes qui sont mort alors qu'ils etaient partis pour passer une bonne soiree
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Lun 1 Nov - 15:41:25

le procès





Des négligences.
Voilà ce qu’a mis en exergue le tribunal correctionnel de Lyon au moment de rendre son jugement, le 20 novembre 1972.
Selon les experts, l’incendie n’a pas été causé par une allumette mal éteinte (comme il avait été affirmé juste après le sinistre), ni par un acte criminel (malgré une rumeur persistante), mais par une défaillance dans la gaine du système de chauffage.
Cette gaine conduisant l’air chaud n’était pas en aluminium mais en bois.

Cinq personnes se sont retrouvées dans le box des accusés, inculpées d’homicides et blessures involontaires :
Marcel et Joseph Vimfles (installateurs du chauffage)
Alfred Moskovits (fournisseur du polyuréthane)
Pierre Perrin (maire de Saint-Laurent-du-Pont)
et Gilbert Bas (associé de la société civile immobilière de Chartreuse qui avait construit l’établissement et de la SA RL 5-7 qui l’exploitait. Il est le seul rescapé, Jean-Paul Reverdy et Jean-Louis Herbelin périrent dans l’incendie).

Les peines des cinq accusés furent arrêtées le 13 juillet 1973 par la cour d’appel de Lyon.
À Gilbert Bas, il a été reproché le mépris total des règlements. La construction du 5-7 fut entreprise dès juillet 1969 avant même la délivrance du permis de construire le 7 novembre 1969. Le tribunal a retenu, entre autres, l’absence d’entretien et de surveillance de la chaudière, des gaines de chauffage ou encore la fermeture des issues de secours.
Le co-gérant a été condamné à 18 mois de prison dont six fermes.

Le tribunal a infligé 15 et 13 mois avec sursis à Marcel et Joseph Vimfles. Les installateurs du système de chauffage, d’une incompétence presque totale, ont accepté d’exécuter, dans un souci d’économie, des travaux pour lesquels les impératifs de sécurité étaient sacrifiés.

Une condamnation à quatre mois de prison avec sursis a été prononcée à l’encontre d’Alfred Moskovits, le fournisseur en polyuréthane.
Le tribunal lui a reproché de ne pas avoir signalé les dangers que pouvait représenter l’utilisation de ce plastique.

Pierre Perrin, le maire de Saint-Laurent-du-Pont a écopé de dix mois de prison avec sursis pour “manquement à ses obligations de maire”.
Il lui a été reproché son inaction et d’avoir toléré l’exploitation du 5-7.

Enfin, 5 670 000 francs ont été alloués aux parties civiles, soit 38 835 francs par victime (5920€).
Quant aux frais d’obsèques, ils ont été pris en charge par les sociétés d’assurance.
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Lun 1 Nov - 15:49:48

TEMOIGNAGES




Jean-Luc, 19 ans, et Daniel, 17 ans

« Tant que j’aurai encore une goutte de sang, je me battrai pour que l’on n’oublie pas ce qui s’est passé. »
Sa petite voix douce se fait menaçante, les doigts fins se crispent sous la colère. Odette Delvaux, présidente de l’association de défense des victimes du 5-7, n’a jamais pardonné à ceux qui ont fait mourir ses deux fils, Jean-Luc, 19 ans et Daniel, 17 ans.
Il ne lui reste que leurs photos et leurs montres qui se sont arrêtées à l’heure de l’incendie.
La chaleur a noirci le cadran et bloqué les aiguilles sur 1 h 45.

« J’ai laissé mes garçons partir en toute confiance quand ils m’ont dit qu’ils y allaient en car. De toute façon, ils n’auraient raté un concert des “Storm” pour rien au monde. »
Tous deux étaient fous de musique, écoutant les Stones et les Beatles à longueur de journée.
Jean-Luc “l’intello”, élève à l’école normale d’Albertville, et Daniel, l’apprenti-coiffeur, qui venait de s’acheter sa guitare avec ses premiers pourboires. Deux fils aussi différents qu’inséparables. « Et il a fallu qu’ils partent ensemble... »

Leurs lits sont vides le dimanche 2 novembre.
« Mon mari est parti chercher le pain. C’est là qu’il a appris que le feu avait ravagé une discothèque à Saint-Laurent-du-Pont. Il est revenu en trombe et j’ai tout laissé en plan », se souvient l’ancienne fleuriste du Biollay, à Chambéry.
« On a tout perdu ce jour-là », résume Odette en revivant l’horreur du spectacle du bâtiment calciné puis l’insoutenable épreuve de la reconnaissance des victimes.

En 1970, on est encore bien loin d’imaginer l’intérêt d’une cellule de soutien psychologique.
« Personne ne s’est occupé de nous. Ni des copains qui étaient complètement bouleversés. Et nous n’avions pas encore vécu l’épreuve du procès. Imaginez quand vous vous trouvez face aux gendarmes qui osent vous dire : “Gardez votre dignité !” »

À quoi bon ressasser la douleur pendant 40 ans ?
« Certains ont préféré s’enfermer dans leur chagrin et nous n’avons jamais eu de nouvelles d’eux. D’autres ont préféré se serrer les coudes. »
Le jour de notre visite, Irène Sylvestre est passée aider son amie à préparer les bougies souvenirs pour la cérémonie du 1 er novembre.
Elle a perdu son fils Georges, 19 ans, qui montait au 5-7 pour la troisième fois.
Le deuil les a soudées.
Et convaincues qu’elles avaient un devoir de mémoire.
La fille d’Odette est devenue trésorière de l’association, le petit-fils d’Irène le vice-président.
Odette compte sur eux pour entretenir le souvenir. En attendant, elle ne lâche rien.
« J’en voudrai aux responsables tant que je vivrai ! »






Les pompiers de Saint-Laurent-du-Pont étaient les premiers à intervenir pour éteindre l’incendie du 5-7.
« J’ai entendu la sirène hurler », se souvient Georges Guillat. À l’époque, il avait 34 ans et était lamineur chez Paturle mais aussi sapeur-pompier volontaire à Saint-Laurent.
« Quand on est arrivé sur place, il n’y avait pas beaucoup de flammes ».
« L’oubli est impossible »

André Mollard, lui aussi pompier à Saint-Laurent-du-Pont, a participé aux secours.
« On a établi deux lances sur le camion. J’ai commencé à arroser le tourniquet. Je ne pouvais pas m’imaginer que c’était des gosses en train de brûler là ».
Vint le plus dur, au lever du soleil avec l‘évacuation des cadavres.
« Tous ces corps entrelacés, c’était insoutenable », souffle Georges.
« On les mettait dans des draps blancs avant de les apporter dans une ambulance. Il fallait s’y prendre à deux, car ils étaient complètement calcinés. Ça prenait à la gorge. »
Et André ajoute : « On enlevait tout ce qu’ils avaient sur eux. Les bagues, les colliers pour permettre de les identifier. Les trois quarts des corps étaient méconnaissables. »
Il fallait ensuite les mettre dans les cercueils. « J’ai passé toute une après-midi à en visser. »

Les mots sortent difficilement.
Beaucoup de pompiers n’ont pas souhaité en parler par pudeur mais aussi car la plaie est encore vive.
Pour André, même quarante ans plus tard, « l’oubli est impossible.
C’est terrible ce qui s’est passé là. »







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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Lun 1 Nov - 16:15:34

La liste complète des victimes



James Aziza, 20 ans
Solange Augier, 19 ans
Jean Thomas, 22 ans
Jean-Jacques Seguret, 23 ans
Roland Franchet, 22 ans
Lysiane Prestat, 18 ans
Martine Picard, 19 ans
Michel Pilato, 17 ans
Jean-Paul Arlaud, 21 ans
Gilles Bouzendorffer, 22 ans
Les Echelles ; Michel Fugin, 24 ans
Jean-Pierre Denat, 23 ans
René Lorenzelli, 21 ans
Annick Cavaroz, 20 ans
Bernadette Chevenay, 17 ans
Thierry Merloz, 21 ans
Christiane et Salvatore Morgana, 17 ans
Abdelkrin Bouaziz, 18 ans
Marie-José Bonnet-Gonnet, 18 ans
Frédérique Bouteillon, 20 ans
Pascale Bouteillon, 17 ans
Pierre Passerat, 21 ans
Claude Belot, 21 ans.
Chantal Benevent, 17 ans
Robert Bonfico, 18 ans
Bernard Brenier, 22 ans
Christiane Brus, 23 ans
Patrice Delacruz, 19 ans
François Delpino, 21 ans
Marcelle Denis, 19 ans
José Espinosa, 17 ans
Emmanuel Galdeano, 19 ans
Jean-Luc Gariod, 19 ans
André Gobo, 21 ans
Jean-Luc Jeandet, 19 ans
Jacques Meyer, 25 ans
Patrice Millot, 19 ans
Roger Turri, 19 ans
Gérard Venezia, 18 ans
Sylvain Zarouguian, 22 ans
Martine Medalin, 18 ans
Marcel Vitter, 19 ans.
Joële Marzocca, 18 ans
Marie-Christine Lahaye, 21 ans
René Perez, 17 ans
Joëlle Diennet, 18 ans
Roland Pauletto, 18 ans
Alain Amador, 20 ans
Francis Blanco
Guy Pleynet, 20 ans
Robert Agier, 19 ans
Gérard Pelloux-Gervais, 18 ans
Angelo Bellina, 18 ans.
Albino Boffetti, 19 ans.
Jean-Pierre Boschian, 20 ans.
Pierre Martin, 18 ans.
Alain Benoît, 22 ans
Christine Bouchet, 21 ans.
Martine Sacchetti, 19 ans.
Robert Beaucamps, 19 ans.
Christian Colliez, 17 ans.
Bernard Dalla-Pria, 18 ans.
Bernard Gillet, 18 ans.
Corine Gillet, 16 ans.
Jacques Moretto, 20 ans.
Salvatore Segretto, 19 ans
Anne-Marie Signorini, 19 ans
Jaen-Pierre Thermoz, 21 ans.
Martine Sacchetti,
Yves Heraud,
Lucienne Frison, 20 ans.
Monique Grand, 23 ans.
Jacques Muller, 21 ans
Jean-François Millet, 19 ans
Chantal Rostomoff, 16 ans,
Martine Rostomoff, 14 ans.
Michel Belluard, 26 ans
Incarnation Obrero, 19 ans
Christian Rosa-Brusin, 17 ans
Maryze Thomas, 17 ans
Annelise Laporte, 17 ans
Bernard Mazuel, 21 ans
Raymond Bussolaro, 22 ans
Noël Vidoni, 17 ans
Annick Ballestra, 18 ans
Roger Barbirati, 18 ans
Daniel Bataillard, 19 ans
Daniel Beretta, 18 ans
Jean-Pierre Beretta, 17 ans
Vivianne Bernard, 19 ans
Georges Bonaz, 18 ans
Guy Burdin, 21 ans
Gilles Caron, 20 ans
Bernard Charquet, 24 ans
Daniel Delvaux, 17 ans
Jean-Luc Delvaux, 19 ans
René Durand, 20 ans
Roland Durand, 20 ans
Christianne Dussauge, 18 ans
Françoise Dussauge, 17 ans
Denise Gay, 17 ans
Jean-Michel Goile, 18 ans
Yolande Gomez, 15 ans
Francine Chabert, 27 ans
Abdallah Kahoul, 19 ans
Jocelyne Lafon, 17 ans
Joëlle Marcillac, 17 ans
Kamel Merouche, 16 ans
Rachid Merouche, 19 ans
Seghir Merouche, 17 ans
Gérard Mescatulo, 17 ans
Farid Mikideche, 18 ans
Jacques Molineri, 20 ans
Jacques Perrotin, 20 ans
Antoine Pietri, 19 ans
Josianne Ravaz, 18 ans
Henri Rey, 19 ans
Bonifacio Rodriguez, 16 ans
Yvan Ruffino, 17 ans
Georges Sylvestre, 19 ans
Gisèle Volpi, 15 ans.
Marie-Jeanne Rongeon, 19 ans
Monique Rongeon, 17 ans.
Christian Bevillard, 19 ans
Ciro Cataldo, 18 ans
Alain Dubouchet, 18 ans
Maurice Emonet, 18 ans
Michel Laplace, 19 ans.
Olivier Riche, 21 ans
Inge Hansen, 19 ans
Nette Jorguensen, 19 ans
Carsten Lomborg, 19 ans
Alain Hatchuel, 22 ans
Ayce Thomsen, 19 ans
Charffedine Badri, 19 ans

LES MUSICIENS

Franck Brusciano, 21 ans
Michel Goldblum, 21 ans
Alain Sfarman, 21 ans
Evelyne Thoreau, 45 ans
Adriano Poblese, 20 ans
Bernard Vilette, 22 ans,

LES GÉRANTS

Jean-Louis Herbelin, 25 ans
Jean-Paul Reverdy, 25 ans



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Rachel
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MessageSujet: Une pensée pleine d'amitié pour tous ces jeunes   Lun 8 Nov - 3:33:55

J'ai appris la nouvelle de cette catastrophe 40 ans plus tard, c'est-à-dire, en 2010, par hasard à la radio. Je me suis renseignée et j'ai trouvé votre forum. J'ai lu tous les noms et prénoms de ces jeunes gens qui ont péri ce soir là et je suis vraiment choquée de ce qui est arrivé. Tous ces jeunes gens avaient mon âge environ, et quand je pense à tout ce qu'ils n'auront pas connu, j'ai la rage au ventre.
Désormais, chaque 1er novembre, j'aurai une pensée pour eux tous. Et dans les années à venir, je veillerai à ce que personne ne touche au monument qui leur est consacré.
Je ne connais aucune de ces personnes car je ne suis pas de leur génération, mais c'est comme si j'avais perdu moi aussi tous ces amis là.

Pourvu que nous nous souvenions toujours d'eux, c'est ce qui compte maintenant.
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Princell
Invité



MessageSujet: paix à leurs âmes   Dim 28 Nov - 14:48:24

Bonjour


Pendant 15 ans j'ai vécu en Savoie et a bien attendu parler de ce drame.
Un ami proche a perdu des copains des copines,et m'a raconté des anecdotes
par exemple sur un garçon que les copains appelait "Bambi'" qui a pu être identifié
grâce a un dent en or.Aussi l'histoire de la fleuriste du Biollay,qui à perdu ses 2 fils.
Ce drame m'a toujours inspiré l'horreur,et je cesse de souhaîter que ces jeunes gens
se soient vite asphixiè,avant que les flammes ne les ont atteint.
Je suis outrée de la légèrté des condamnations,comment un juge peut-il
en connaissance de cause émettre des peines aussi petites,à ceux responsables
de tous ces pauvres jeunes ,morts dans des circonstances horripilantes,
c'est inadmissible et cela rajoute aux peines des parents,frères,soeurs,famille,ami(e)s.

40 ans ont passé mais pour tous ceux touchées par ce drame,le temps n'éfface rien
je compatît à leur immense peine,et cela depuis des années.

Paix à leurs âmes,pourvu que le paradis est aussi jolie que dans les peintures du 15éme siècle,
pourqu'ils puissent avoir une vie éternelle sans souffrances

Princell
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Jean B.
Invité



MessageSujet: Mon cher copain Michel tu ne sais pas combien tu me manques.   Jeu 19 Mai - 14:17:52

J'ai été au lycée avec Michel Goldblum à Saint Germain en Laye de 1959 à 1961. C'était un de mes meilleurs amis. Vivant à l'étranger je suis revenu en France pour faire mon service militaire en 1970.
Imaginer mon desarroi et tristesse quand j'ai appelé sa mère pour prendre de ses nouvelles et elle m'a annoncé sa disparition.
Si ses parents sont encore de ce monde, j'aimerai bien les contacter. Peut etre quelqu'un lira ces quelques lignes et pourra m'aider. Merci d'avance
Comme la chanson, la vie sépare ceux qui s'aiment. Je suis reparti au bout du monde avec mon chagrin.
laurent001@gmail.com
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Jeu 19 Mai - 15:02:05

bonjour

oui on peu imaginer votre désarroi quand vous avez appris cette triste nouvelle

avez vous pensez a regarder sur les page blanche? j'ai regarder sur Saint Germain en Laye il y a une personne qui répond avec se nom de famille son prénom est Nathalie peu être de la famille

bien cordialement a vous


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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Dim 27 Nov - 21:50:39

je viens de recevoir un Mp je vous le met ici

j'ai lu avec emotion le message de jacotte sur ce drame survenu en 1970
j'étais la compagne de bernard villette le musicien des storm c'est la seule fois que je ne les avais pas accompagnés !!
je suis toujours en relation avec ses parents qui sont seuls et malades ils habitent a lille !!
j 'habite en martinique depuis 20 ans je n'oublie pas je pense à lui tous les jours à michel franck adrien et alain
j'espère aller voir leur monument peut -etre en mars 2012 !!
mais c'est moi qui ai identifié bernard je ne sais pas encore si j'aurai le courage d'y aller

amities à tout babeth blot-rudolph




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val33
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Ven 29 Juin - 4:43:05

Ce soir, je ne sais pas pourquoi, je pense au drame du 5/7, et pourtant je vis en Gironde, et j'avais 6 ans en 1970. Mais, pour vous faire comprendre l'étendue nationale de ce drame, depuis cette époque, j'ai gardé dans ma mémoire les images de désolation montrées à la télé, et j'ai toujours eu la phobie des boîtes de nuit,car j'avais peur de ne jamais pouvoir en sortir. Les rares fois où j'y suis allée, je repérais dès mon arrivée les issues de secours. J'en déduis donc que cette envie irrésistible aujourd'hui de revenir sur ce drame, correspond à un besoin d'explication et de recueillement pour moi, car, à 6 ans, sans avoir tout compris, j'avais sûrement ressenti, à travers les reportages à la télé,la douleur de tous ces jeunes...
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liotoni
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MessageSujet: Souvenir macabre   Jeu 2 Aoû - 20:51:51

J'avais environ 10 ans lorsque, en 1973, mes parents et moi sommes passés devant l'ancien dancing et ma mère m'a expliqué ce qui s'était passé 3 ans plus tôt.
Cela m'a fait une impression bizarre difficile à décrire, j'était jeune, je ne réalisais pas, mais depuis ce drame absolu n'est jamais sorti de ma mémoire. J'en ai entendu parlé bien des années plus tard, lors d'un séjour aux sports d'hivers, par mon moniteur de ski, qui me racontait les danceurs venaient pour certains de Haute-Maurienne et certains parents ignoraient que leurs enfants allaient si loin pour danser. D'ou la réputation rapide que le 5/7 avait réussi à développer.
Grace à Internet j'ai réussi à avoir des informations que je n'aurai jamais eu sans cela.
Depuis 1973 j'ai toujours pensé à cette affaire, d'autant plus que je passe régulièrement des vacances dans la région.
Malgré le fait d'être parents de 2 enfants aujourd'hui, je ne peux pas imaginer la détresse et le désarroi de tous ces parents au moment du drame et après. Ayons une pensée pour eux.
Je suis passé il y a deux ans à St Laurent du Pont mais je n'ai pas vu le monument au mort dont un ami de Grenoble m'avait parlé.
Quelqu'un peut-il m'indiquer la rue ? Merci d'avance.
Liotoni
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Sam 4 Aoû - 12:33:25

bonjour merci pour votre temoignage

le mémorial a été construit sur les lieux du drame a Saint-Laurent-du-Pont
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mcb
Invité



MessageSujet: soeur d'une victime   Jeu 23 Aoû - 23:49:52

Bonsoir, je viens de découvrir le forum sur la catastrophe du 5/7. A l'époque j'avais 13.5 ans et j'ai vu partir mon frère alors âgé de 21 ans, fermer la porte d'entrée de l'appartement de mes parents, alors que je ne voulais absolument pas qu'il sorte ce soir là. Il y est allé avec deux autres amis plus jeunes que lui, Robert et José. Dans la nuit, je me suis réveillée et ai eu comme un presentiement.. Quelques heures après, des amis sont venus sonner à la porte voir mes parents et leur parler. C'était fini
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chounett
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MessageSujet: commentaire   Mer 29 Aoû - 19:30:13

bonjour! je m'appelle Marie, je suis originaire de la Réunion, je suis née en 1963, or, j'ai grandi avec en mémoire cette histoire aussi tragique de tous ces jeunes pleines de vie mourir aussi tragiquement dans cet horrible incendie que me racontait très souvent ma défunte mère en pleurs, très jeune, je ne comprenais pas grand chose, mais cette tragédie me marquait, j'y pensais souvent tout en grandissant, et devenue adulte, quand je suis venue vivre en métropole, c'était une obsession,je voulais à tout prix savoir où se trouvait St Laurent du Pont et aller prier sur les lieux pour la paix des âmes de tous ces jeunes, et puis je n'avais pas internet, alors j'ai laissé tomber et j'évitais d'y penser, mais aussi bizarre que ça puisse paraître, le hasard a voulu que je rencontre mon ami dans la Savoie à côté de Chambery et comme je viens de St Marcellin, je passe par Voiron, j'ai eu une sacrée surprise, j'en ai même encore les frissons, de voir que je passe à côté de cette tragédie, devant ce monument à St Laurent du pont,où sont inscrits tous ces pauvres malheureux, je reste bouche bée, on ne trouve pas les mots, je suis de tout coeur avec toutes les familles qui ont perdu leur enfant, dans mes prières je penses à eux.Marie
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cey gil
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MessageSujet: pensee pour jean luc et joelle   Jeu 20 Déc - 22:04:08

jean luc ,toi et moi etions souvent ensemble .

Tu demeurais rue sergent bobillot et moi rue general rambaud.
Nous etions heureux de vivre.
Militaire je beneficiais d une permission la premiere et notre soiree fut le cinq sept.
Avec la presence des STORM la soiree s annoncait superbe.
Apres avoir passe un peu de temps ensemble j ai du rentrer car je ne beneficiai que d une permission de 48 heures et je devais repartir en fin de matinee le lendemain .
Et puis ce fut le drame.
Je ne l ai appris que 48heures plus tard mon pere me telephonant .
Ce fut l effondrement total.
Jean Luc ,Joelle j ai aujourd hui 63 ans mais tout est intact
.Jai toujours une pensee pour vous et quand l occasion se presente d aller voir ma famille sur grenoble je trouve toujours l instant de me recueillir.
Je vous embrasse tendrement et je n oublierai jamais.
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ces bou
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MessageSujet: souvenir   Dim 27 Jan - 20:55:05

Bonjour,
J'avais 13 ans à l'époque de l'incendie du 5/7 et à l'époque j'ai complètement été marquée par ce qu'il s'est passé. Depuis, bien que n'ayant connu aucune des victimes, j'ai très souvent en mémoire cette tragédie et je crois que cela me restera jusqu'à la fin de ma vie. Je comprends que des parents ne puissent pas se remettre d'un tel drame. En lisant ce forum, je suis complètement scandalisée par le vol des fleurs sur le monument. Comment peut on agir de la sorte et venir profaner ce mémorial. Vous avez raison, le diable rôde toujours et il a l'aspect de certains êtres humains.
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Mar 5 Fév - 22:10:51

j'ai recu un Mp je vous le retranscris ici tel que je l'ai recu



En novembre 1970, j'avais 15 ans, l'âge de l'insouciance, du bonheur, de la joie de vivre et d'un avenir grand comme le ciel.
Quelques mois avant l'incendie de ce dancing, pendant mes vacances de juillet, dans un camp d'adolescents de l'A.R.O.E.V.E.N ( oeuvres sociales de l'Education Nationale ) proche de cette ville où nous nous rendions régulièrement du fait de la présence d'une piscine.
Nous avons très certainement croisé sur les bords de cette installation et peut-être flirté avec une jeune fille et peut-être l'avons nous aimé comme l'on aime lorsque l'on a cet âge.
Je me souviens fort bien d'un violent orage alors que nous étions dans le bassin.
Etait-ce un présage ?
Bien entendu et rétrospectivement il est facile d'y voir un signe.
Mais cet évènement, dès l'annonce le 1er Novembre 1970, m'est revenu en mémoire.
Il m'a obsédé longtemps.
Bien des années plus tard alors que nous passions nos vacances à Saint-Pierre-de-Chartreuse, je suis retourné avec mon épouse et mes deux jeunes enfants ( 8 et 10 ans ) sur les lieux du drame.
Nous nous sommes rendus à la piscine municipale de la ville.
J'ai discuté avec le jeune maître nageur pour qui cette tragédie était marqué à jamais dans les consciences de ses habitants et dans ses murs. Nous nous sommes rendus ensuite sur le mémorial.
Quel choc en apercevant ce sinistre tourniquet et cette stèle où défile tant de destins brisés.
La cupidité des hommes, leurs inconsèquences, leur lâcheté ( je pense ici aux décideurs politiques tant locaux que nationaux )n'auront jamais fini de m'interroger.
Le temps a passé.
Pour les gens de ma génération, Saint-Laurent-du-Pont reste et restera une cicatrise.
Nous ne sommes pas morts dans les flammes de cet incendie mais un feu insondable brûle en nous, nous consummes et nous rappelle la vanité et l'évanescence de toute chose .
Un goût de cendre s'est déposé alors que nous n'étions que des enfants sur notre vie.
Bien sûr nous continuons de vivre, d'espèrer mais nous savons désormais que le mal côtois depuis toujours le bien.
Merci, Madame, Monsieur de ne pas les tuer une seconde fois en les oubliant.
Cordialement. Didier. Région du Nord.
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mimi3108
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Sam 7 Sep - 0:58:19

Mon père devait y aller ce soir là. mais il ne le sentait pas. ces amis sont partis et ne sont jamais revenus. je n'ose imaginer sa souffrance ainsi que celle de toutes ces familles
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rv21heures



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MessageSujet: Hommage aux victimes du St Laurent   Dim 6 Oct - 2:30:22

Bonjour, nous sommes le groupe de rock alternatif 21 HEURES.
Nous avons pris connaissance de la tragédie en lisant un vieux journal  d'époque retrouvé miraculeusement dans le grenier de nos grands-parents.
Depuis nous n'avons eu cesse de penser à ce drame, tant de jeunes gens disparus prématurément, tant de destins brisés, tant de parents et de proches éplorés.
Les témoignages bouleversants, le souvenir de ces deux frères que tout séparait réunis dans un enfer, le frère et la sœur morts main dans la main.

Nous avons lu, consulté sur Internet mais cela ne suffisait pas à nos yeux.
Nous avons décidé de nous rendre sur place.

Et là profond respect, la vie s'est arrêtée au fond de cette vallée dans la brume et plus de quarante ans après l'ombre de la tragédie plane encore.

Notre passion pour la musique nous a conduit à écrire un texte, une musique et puis nous avons mis le tout en images.
C'est ce témoignage que nous vous livrons ici, sans aucune prétention mais tout simplement pour répondre à ce besoin plusieurs fois exprimé, comment faire pour en parler encore...
21 heures - l'or en moins
http://www.youtube.com/watch?v=125_8X3v0rU&feature=share&list=UUZMvEN__tUP778QxSp2aClg
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Dim 6 Oct - 17:49:16

merci RV21 heures pour votre temoignage
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Dim 27 Oct - 14:37:05

Commémorations de la tragédie du 5-7




L’incendie du 5-7 reste une des plus effroyables tragédies de la région Rhône-Alpes.

Le 1er novembre 1970, les corps sans vie de 142 jeunes gens sont retirés des débris calcinés d’une discothèque, le “5-7”, située en bordure de la départementale 520, à Saint-Laurent-du-Pont.

Quatre autres, secourus vivants, succomberont à leurs blessures. Le brasier aura fait 146 victimes.

À l’époque, le “5-7” est l’établissement à la mode où viennent danser et s’amuser les jeunes de Chambéry, de Grenoble, de Voiron…

La boîte est bondée cette nuit de jour férié.

C’est une défaillance dans le système de chauffage qui met le feu.

Les issues de secours ont été condamnées pour éviter les resquilleurs et les entrées sont équipées de tourniquets à sens unique.

Les jeunes gens se retrouvent prisonniers des flammes.

La catastrophe provoquera un choc et une modification radicale de la règlementation de sécurité des lieux recevant du public.

Comme chaque année, des cérémonies vont se dérouler cette semaine pour que les victimes du 5-7 ne soient pas oubliées : à Cognin, une messe sera célébrée le jeudi 31 octobre, à 18 h 30 et, à Saint-Laurent-du-Pont, les familles et amis des disparus se recueilleront devant le mémorial le 1er novembre à 15 h.


le dauphine
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Pascale
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MessageSujet: merci   Jeu 13 Fév - 23:30:21

Bonsoir,
Je parlais de cet événement cet après-midi, dans l'intimité d'une nouvelle amitié et je me retrouve ce soir sur votre blog, à force de recherche d'informations et peut-être de compréhension...
J'avais 3 ans quand le drame est survenu et ma maman n'est pas revenue du 5/7.
C'est difficile de lire vos messages car ils me rappellent la monstruosité de cet événement ; néanmoins, un grand merci à vous pour votre compassion, merci de ne pas oublier, merci tout court.
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Nathalie
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MessageSujet: Mémorial   Dim 8 Mai - 12:19:22

Bonjour,

Bien qu'étant originaire du Nord, j'ai entendu parler très jeune de cet événement dramatique et douloureux puisque la soeur de mon grand-père a perdu 2 de ses petits-enfants, Jean-Luc et Daniel, dans cet incendie.

Ce drame m'a profondément marquée et j'ai toujours détesté les boîtes de nuit.

Aujourd'hui, j'habite dans la région et j'ai promis à mes parents de les emmener se recueillir au mémorial. Pourriez-vous m'indiquer où il se trouve lorsqu'on arrive par Les Echelles ?

Un grand merci d'avance.
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jacotte
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MessageSujet: Re: 1970 : le 5-7   Lun 9 Mai - 8:58:03

le plus simple pour vous c'est de regarder votre itinéraire sur Mappy

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