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 Procès Fiona

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jacotte
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MessageSujet: Procès Fiona   Mar 15 Nov - 21:31:24

Le sort de Fiona, 5 ans, enfant martyre disparue en mai 2013 à Clermont-Ferrand, avait ému puis horrifié la France entière.

Sa mère et son ex-compagnon, qui avaient fait croire à son enlèvement avant d’avouer sa mort, comparaissent depuis lundi devant les assises du Puy-de-Dôme.

Ce lundi, la personnalité de la mère de la fillette, Cécile B, est passée au crible.

La mère de Fiona, jugée pour la mort de sa fille de cinq ans en 2013, a évoqué un «accident», ce mardi, au deuxième jour du procès devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme à Riom.

«Au début, ça allait bien mais quand on a vu le décès de ma fille, ça nous a fait partir en vrille. Le mensonge, on n’arrivait plus à s’en sortir. On n’a pas voulu, tout ça c’était un accident», a déclaré Cécile B dans le box des accusés, sans donner plus de précisions sur la mort de l’enfant.


L’audience a repris mardi matin avec l’examen de la personnalité de cette femme de 29 ans, qui s’exprime pour la première fois depuis trois ans et les terribles aveux sur la mort de Fiona qu’elle a faits avec son ex-concubin, Berkane M, 35 ans.

La jeune femme a évoqué son parcours chaotique : après une enfance difficile, elle est tombée très tôt dans la drogue.

Elle a ensuite été violée en 2012.

Un événement qui a "fait basculer [sa] vie", l'a faite "descendre aux enfers".


Son père est violent avec elle et son frère, "il nous mettait des branlées", raconte-t-elle.

Néanmoins, elle n'en a jamais parlé à sa mère, séparée de ce père violent depuis qu'elle a 5 ans : "J'avais honte, je voulais pas faire de peine à mon père".


Cécile Bourgeon a rencontré Berkane M aux alentours de 2012.

L'homme la bat.

Le président rappelle qu'en garde à vue, la jeune femme présentait des hématomes de trois dates différentes.

Visage, œil, oreille, côté gauche, jambes.


Dans un premier temps, le couple avait menti et évoqué une disparition de la fillette, avant de reconnaître l’avoir enterrée à la lisière d’une forêt.

Après lui avoir porté des coups mortels, selon l’accusation.

Le visage bouffi et les cheveux blonds retenus en arrière par une pince, Cécile B a évoqué ses diverses tentatives de suicide en prison, «avec un sac-poubelle, des médicaments et des lames de rasoirs».


«Je veux rejoindre ma fille, elle me manque», a-t-elle confessé d’une voix plaintive et presque enfantine.

«Vous ressentez de la culpabilité ?», lui demande alors le président de la cour, Dominique Brault.

«De ne pas avoir su la protéger», répond-elle calmement.

«Et pas sur la responsabilité de sa mort ?», poursuit le magistrat. «Aussi».

Toujours un désir d'enfant

Plus tard dans la journée, Cécile B s'est emportée à l'évocation d'une lettre qu'elle a envoyée de prison à un homme.

Elle y parle de désir d'enfant.

"J'aurai des enfants de toute façon, j'ai le droit!", se défend-elle.

Cécile B et Berkane M, tous les deux anciens toxicomanes, sont accusés de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de moins de 15 ans, par ascendant ou par personne ayant autorité et en réunion, de non-assistance à personne en danger et de recel ou dissimulation de cadavre.

Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.

Le verdict est attendu le 25 novembre.



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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Mer 16 Nov - 15:22:34

au procès, la mère s'emporte, pleure mais ne se livre pas



Elle s'emporte, elle pleure.

Mais au bout du compte, elle se livre peu.

Au deuxième jour de son procès, la mère de Fiona n'a guère fait avancer mardi 15 novembre les assises du Puy-de-Dôme sur la mort de sa fille, qu'elle est accusée, avec son ex-compagnon, d'avoir tuée.

"Mais expliquez, dites-les vos regrets !", la presse son avocat, Me Gilles-Jean Portejoie.

"Tous les jours, je regrette d'avoir été négligente, une mère indigne, peut-être un monstre pour certains", concède mécaniquement Cécile B.

La frange relevée par une pince, une paire de lunettes vissée sur le nez et un foulard rose fuchsia noué sur un pull gris, cette femme de 29 ans se retrouve sous le feu des questions, après son ex-concubin, Berkane M, la veille.





Premiers mots depuis trois ans

La mort de Fiona ?

"Un accident", lâche-t-elle, sans plus de précisions.

L'endroit où se trouve son corps ?

Impossible de savoir.

"Moi, j'ai donné tout mon possible pour essayer de la retrouver et je n'ai pas réussi. J'en ai honte", confesse d'une voix plaintive, presque enfantine, celle qui s'exprime pour la première fois depuis trois ans et les terribles aveux.

Après avoir évoqué la disparition de la fillette et menti pendant des mois, Cécile B et Berkane M avaient en effet reconnu l'avoir enterrée, à la lisière d'une forêt.

Après lui avoir porté des coups mortels, selon l'accusation.


"Pour qui elle se prend ?"

En prison, cette mère de famille, "mordue des enfants", a eu "envie d'un autre enfant", selon une lettre adressée à un homme avec lequel elle a entretenu une relation épistolaire, lue par une avocate des parties civiles.

Qui la fait sortir de ses gonds, pour la première fois depuis le début de l'audience.

Un court instant, Cécile B hausse la voix et montre un autre visage.

"Pour qui elle se prend ?" lance-t-elle à l'attention de Me Marie Grimaud, de l'association "Innocence en danger", qui l'interroge sur ce courrier.

"J'ai le droit d'être enceinte; je fais ce que je veux. La petite bête, vous la cherchez et vous allez la trouver ! Je ne vais plus répondre à vos questions", s'emporte-t-elle.


Mais l'instant d'après, elle craque et demande pardon à son frère, qui venait d'être auditionné.

"Je t'aime mon frère. Je te donne mes excuses pour tout ça", lui dit-elle, cette fois en pleurs.

Ses parents, parties civiles, n'ont pas réussi non plus à lui arracher des aveux.

"On aimerait avoir la vérité, Cécile. Je t'aime toujours tu sais", lance soudainement son père Gérard B en s'adressant à elle, imperturbable.

Sa mère Françoise V, qui essaie de lui faire revenir la mémoire en prison sur le lieu de sépulture de Fiona, a aussi avoué son impuissance : "ca vient pas", relate-t-elle.

"Je ne peux pas vous dire"

Mardi 15 novembre, la cour a tenté de brosser la personnalité de Cécile B et de décortiquer sa relation avec Berkane M.

"C'est compliqué, je suis perdue. Berkane, c'est le père de mon fils (né juste avant son arrestation).Je l'aimais très, très, très fort", confie l'accusée.

"C'est toujours pas terminé ? Vous êtes sous son emprise et vous ne pouvez pas tout dire ?" lui demande alors le président, Dominique Brault.

Long silence dans la salle. "Je ne peux pas vous dire", finit par répondre celle qui aurait été, en effet, "sous l'emprise" de son compagnon selon une psychologue appelée à la barre

"C'est une éponge, un buvard, on peut en faire ce qu'on veut. Par peur de l'abandon, elle est capable de tout supporter", abonde Martine Tetot-Prunet.

Tous deux sont accusés de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de moins de 15 ans, par ascendant ou par personne ayant autorité et en réunion, de non-assistance à personne en danger et de recel ou dissimulation de cadavre.

Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle. Mercredi 16 novembre, la cour donnera la parole à l'ancien couple sur les faits.



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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Jeu 17 Nov - 12:23:21

un témoignage inattendu change le procès en mauvaise comédie


Un témoin-surprise a bousculé mercredi 16 novembre le déroulé de la troisième journée du procès de la mère de Fiona et de son ex-compagnon, qui a viré à la mauvaise comédie lorsqu'il s'est révélé être un médium.

Vers 17 h 30, un petite femme brune de 47 ans s'approche de la barre de la Cour d'assises du Puy-de-Dôme et lâche ses premiers mots: "Je suis médium, radiesthésiste et la petite Fiona m'a contactée au début de l'affaire."

Stupeur de la salle qui comprend le peu de crédit à porter à ce témoignage, qui avait fait naître de brefs espoirs.

Vêtue d'un blouson en cuir marron, "Julietta" affirme que la fillette lui donné des indices - "croix, pierre rectangulaire, ficelles bleues et rouges" - et indiqué le lieu de sa sépulture "près de l'autre lac, pas celui d'Aydat" où les fouilles se sont concentrées.


En contact avec Fiona

Fiona "m'a dit qu'elle avait touché de la drogue et (que sa mère et son ancien compagnon) l'avaient frappée.
m'a parlé des lieux" où elle aurait été ensevelie, a ajouté la radiesthésiste.

ajoute s'être elle-même rendue sur place en 2013 avec son mari, puis avoir donné des éléments à la police judiciaire, qui lui a répondu au téléphone d'arrêter "de les faire ch...".

"Je n'avais pas envie d'être médiatisée. Si je le fais, c'est pour la petite Fiona", a encore dit la médium, avant de s'effondrer d'un coup et d'être transportée hors de la salle par les pompiers.

Ce premier rebondissement du procès de l'affaire Fiona est survenu à la mi-journée quand l'avocate des parties civile Marie Grimaud, qui représente l'association Innocence en danger, informe la cour avoir reçu dans la nuit un témoignage, qu'elle juge crédible, sur l'endroit où pourrait avoir été enterrée la fillette disparue.


"Information délirante"

Coup médiatique d'une avocate qui cherche à tirer la couverture à elle ?

L'intéressée se défend. "Les photos n'étaient pas datées. Elles pouvaient correspondre à des déclarations et c'est en parfait accord avec l'avocat général et le président de la cour d'assises qu'il a été décidé de procéder à l'audition de ce témoin", a-t-elle glissé devant les journalistes.

"On se doit de transmettre l'ensemble des informations dont nous sommes destinataires.

Il appartient au président - et non à l'avocat - de dire si le témoignage doit être apporté devant la cour d'assises", a encore renchéri celle qui n'a pas non plus hésité à s'en prendre à la témoin.

"Vous avez fait perdre à une cour d'assises plusieurs heures. Vous entravez la justice et vous faites perdre du temps!", a-t-elle fulminé en s'adressant directement à celle qui indiquera pourtant à son retour à la barre que Me Grimaud "était au courant qu'elle était médium".

Le ton devient alors houleux et les autres avocats n'hésitent pas à critiquer leur consoeur.

"Je suis révoltée de cette situation qu'on nous impose. On aurait pu amener ce témoignage de manière plus discrète et prudente", s'indigne Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane M.

"La cour a été prise en otage (...) Au bout de trois ans et demi de procédure, l'avocat se doit d'être prudent, de vérifier qu'on n'est pas face à une information délirante. C'était le cas, nous l'avons tous subi", a asséné à son tour l'avocat de la mère de la fillette, Me Renaud Portejoie.



L'avocat général a indiqué qu'il verrait avec le parquet général des suites à donner à ce couac, avant de faire savoir qu'une co-détenue de Cécile B souhaitait être également entendue.

Le sera-t-elle au vue d'une journée où l'institution judiciaire n'est pas sortie grandie?
Rien n'est moins sûr.

Le procès continue ce jeudi 17 novembre avec l'examen des faits



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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Ven 18 Nov - 18:37:37

quand l'enfant est-elle décédée ?


Un témoin a affirmé ce vendredi matin avoir vu la petite Fiona vivante deux jours avant la date supposée de sa mort, des propos qui semblent accréditer la thèse de la mère de la fillette et de son ex-compagnon, jugés depuis lundi devant les assises du Puy-de-Dôme.

« Je suis catégorique »


« Je sais que ce que je dis est important. Je suis catégorique. J’ai croisé Monsieur M avec une petite fille sur le dos et cet enfant n’était pas E. (la petite soeur de Fiona) », assure le gendre de la gardienne de l’immeuble dans lequel vivait la famille.

Devant la cour, le jeune homme de 32 ans, les tempes rasées et coiffé d’une sorte de chignon, a expliqué avoir vu le vendredi 10 mai 2013 vers 18 h 30 Berkane M et Fiona alors qu’il sortait de chez ses beaux-parents pour fumer une cigarette.


« J’ai l’impression qu’ils parlaient comme si M. M lui demandait ce qu’elle avait fait. Elle répondait. Ça avait l’air d’une discussion sympathique », détaille-t-il.

Ce témoin, qui n’avait pas été cité à la demande du ministère public, avait été appelé à la barre sur le pouvoir propre du président de la cour d’assises.

La date n'est pas la même


Ses propos se rapprochent de la version des accusés selon laquelle l’enfant serait décédée dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 mai.

Fiona n’avait jusqu’alors plus été vue vivante depuis une sortie au cinéma et au fast-food, le mercredi 8 mai.

Bousculé par les questions des avocats de la partie civile et de l’avocat général, le témoin n’a pas varié d’un iota.

« On était sens dessus dessous lors de la disparition de Fiona, 48 heures plus tard. Ce sont des choses qui marquent », ajoute cet agent SNCF.


« Ce témoin est essentiel. Alors qu’on parlait d’une agonie tout au long de la semaine, la thèse de l’accusation s’effondre », a réagi le conseil de Cécile Bourgeon, Me Renaud Portejoie, devant la presse.


«On a parlé d’une enfant martyrisée depuis des mois. Fiona était vivante, dans un état qui était parfaitement normal. Il n’y a pas eu un enchaînement de violences comme cela a été soutenu par l’accusation », a-t-il encore estimé.


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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Sam 19 Nov - 12:34:35

Cécile B, la mère aux deux visages




Au début de la semaine, Cécile Bourgeon passait presque pour une femme « soumise » à Berkane M, son ancien compagnon.

« Un buvard », « une éponge », même.

« Capable d’être téléguidée et de tout supporter », selon l’experte psychologue.

Mais vendredi, c’est un autre visage de la mère de Fiona, 5 ans, qui a été dévoilé devant la cour d’assises de Riom (Puy de Dôme) censée faire la lumière sur la mort de la fillette en 2013.


La première a en peindre les contours ?

Vanessa, une amie depuis le collège à qui Cécile Bourgeon se confiait facilement.

Assez pour lui avouer un « problème » quelques mois avant les faits.

« Fiona ressemble de plus en plus à son père, lui dit alors la mère de la fillette. Elle commence à me dégoûter. Je ne l’aime plus ! »

De quoi écorcher un peu le portrait d’une femme qui prétend, depuis le début du procès, que les enfants sont « tout » pour elle.

Et qu’elle en veut d’ailleurs encore « plein ».


« Des fois, les enfants étaient seules la nuit »


Mais la cour doute encore de l’influence de Berkane M sur Cécile B.

Alors on interroge Vanessa sur ce point.

Et, en un instant, l’ancien toxicomane se mue presque en gendre idéal.

« Il s’occupait bien des enfants », lâche-t-elle.

Et de raconter la soirée d’anniversaire de Fiona où il « criait, chantait, dansait » pour les petites.

A tel point qu’elle l’a même mise en garde contre le risque de plainte des voisins.

« Qu’ils viennent ! Ce soir, c’est l’anniversaire de ma ‘’pépette’’.


Vanessa nourrit encore du ressentiment à l’égard de son « amie » qui l’a trahie.

Il faut d’autres points de vue.

C’est donc Cindy qui s’approche de la barre.

Voix aussi douce qu’assurée, elle commence à raconter son quotidien de voisine par une drôle de révélation.

« Des fois, je me rendais compte que les enfants étaient seules la nuit. J’avais une clef de chez elle. Alors, je les récupérais. »


La cour a du mal à y croire. Pourtant, « cela s’est produit cinq ou six fois. »

Le président fait lever Cécile B.

Elle se justifie. Maladroitement.

« Je travaillais au bar jusqu’à 2h du matin. Et après, j’allais boire un verre. Je rentrais dans la matinée. »


Quand Cécile B craque et se met à hurler


Encore un coup de Berkane M ?

« Non, c’était avant qu’elle ne le rencontre », précise Cindy.

D’ailleurs, lui était plutôt « protecteur » et « attentif avec les enfants ».

La preuve ?

« Il a même proposé un jour de changer la couche de ma fille », dit Cindy.

Oui. Celui-là même qui n’avait, jusqu’ici, fait ses preuves qu’une pelle à la main, un dimanche de mai 2013.

Les yeux dans le vague, apathique jusqu’ici, Cécile B craque alors.

Elle se lève et hurle. « Ça me rend folle d’entendre tout ça. C’est bon, votre cinéma. J’en ai ras le bol. Ras-le-bol ! Arrêtez vos provocations ! »


« Il suffit de dire la vérité », lui renvoie Marie Grimaud, avocate d’Innocence en danger.

« Je l’ai dite. Fiona, c’est mon enfant. Je l’aime. Mon rêve, c’est d’avoir une famille nombreuse. Là, je perds mon temps en prison. »


« Et si c’était vous qui l’aviez tuée ? »


Pas vraiment de quoi corriger le tableau qui vient d’être fait d’elle.

D’autant que pour les finitions, on convoque deux sœurs dans le prétoire.

« Cécile a jamais tapé Fiona », assurent-elles de concert.

La cour pourrait évidemment les croire.

Si les jeunes femmes n’avaient pas avoué, juste avant, être des « copines d’héroïne » de Cécile B.

Après une semaine éprouvante, Marie Grimaud se dit que l’accusée est peut-être mûre.

Alors, elle relance.

« Et si c’était vous qui l’aviez tuée ? », ose-t-elle frontalement.

Un long silence laisse espérer la « manifestation de la vérité ».

Toujours pas. « Je ne mens pas, souffle la maman de Fiona. Vous me comprenez pas. Vous voulez pas me comprendre. »

Il reste une semaine à la cour pour y parvenir. Pour « coups mortels ayant entraîné la mort [de Fiona] sans intention de la donner »



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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Sam 19 Nov - 12:59:26

Makhlouf mime comment il a creusé la tombe avec une pelle cassée



Il était 9h40, ce jeudi, quand la cour d’assises de Riom (Puy de Dôme) a cru que le mystère autour de la mort de Fiona allait enfin être levé.

« J’ai jamais frappé ma fille ! », martèle, à ce moment-là, Cécile B.

Cela fait trois jours qu’elle le dit.

Mais cette fois, Berkane M, son ancien compagnon d’habitude hagard, réagit. Dans le box des accusés, il se retourne et lâche dans le micro : « Tu ne dis pas la vérité… »

Réponse immédiate : « Toi, non plus ! »


Ce n’est même pas une éraflure sur la carapace de dénégations des deux accusés.

Mais Marie Grimaud, l’avocate d’Innocence en danger, veut creuser.

« De femme à femme, à quel moment doit-on vous croire ? » Cécile B la fixe et assume : « C’est à vous de juger… Moi j’essaye de dire la vérité au maximum. »


Le vomi, le sac, la pelle et la tombe

Alors autant tout tenter.

Le corps de la petite découvert le dimanche ?

« En position de fœtus dans son lit avec du vomi plein la bouche », dit la mère.

Le sac dans lequel il a été transporté ?

« 80 cm. Celui de la maternité tout doux à l’intérieur ».

La tombe ?

Berkane M mime comment il l’a creusée avec une pelle cassée…

Quant à l’état dans lequel ils étaient ?

« Mal… confirme ce dernier. On a écrasé du Skénan (morphine) qu’on a sniffé… »


« Mais pourquoi toute cette mise en scène si vous n’aviez rien à vous reprocher ? », tonne Raphaël Sanesi de Gentile, l’avocat général.

« Par peur d’une enquête sociale, poursuit Berkane M. On ne voulait pas qu’on nous enlève les autres gamins. Et puis, on avait des plants de cannabis dans l’appart. »

De quoi confirmer leur addiction.

Pas cerner la vérité.


Un « feu d’artifice » mais pas de bleu

Alors, l’après-midi, les espoirs se reportent sur l’école de la fillette.

Assistantes maternelles et institutrices défilent à la barre.

Elles sont quatre à l’avoir vue quatre jours avant sa mort.

« Blanche », « cernée », « triste », celle qui avait « les plus beaux yeux de l’école » -un « feu d’artifice »- n’allait visiblement pas bien.

Mais aucune des enseignantes n’a remarqué un bleu ou un hématome.

A aucun moment au cours de l’année scolaire.

Ni celle d’avant d’ailleurs.

« Je sais ce qu’est un signalement, se défend même la maîtresse. Mais Fiona me semblait moins en danger que d’autres enfants de sa classe. »

Les avocats de la défense ne se lèvent même pas pour vanter « le professionnalisme » de l’éducation nationale.

Le président soupire.

Et la cour se remet à se triturer le cerveau pour comprendre pourquoi ses parents ont fait croire à un enlèvement alors qu’ils avaient enterré Fiona aux abords d’une forêt.

Durant ces quatre jours, Berkane M l’a-t-il frappé à mort lors d’une seule crise ?

La petite a-t-elle avalé de la drogue par mégarde ?

A moins qu’elle ne soit tombée en trottinette ?

Il reste une semaine pour le découvrir.

Pour« coups mortels ayant entraîné la mort sans intention de la donner », les deux accusés risquent toujours trente ans de réclusion.


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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Dim 20 Nov - 1:45:31

le visage déconcertant des accusés



Face aux incertitudes qui persistent sur le décès de la fillette de 5 ans et aux nouveaux visages que dévoilent sa mère ainsi que son ex-compagnon, le procès ouvert lundi a de quoi déconcerter la cour d'assises du Puy-de-Dôme, à Riom.



Presque une semaine, déjà, que la cour d'assises du Puy-de-Dôme essaie de comprendre comment la petite Fiona, 5 ans, est morte en 2013.

Comment et quand, précisément.

Une semaine, aussi, que les juges et le jury populaire tentent de savoir où le corps de l'enfant a été enterré.

Mais depuis lundi, jour d'ouverture du procès de Cécile B, la mère de la fillette, et de son ex-compagnon, Berkane M, les incertitudes persistent et de nouvelles questions apparaissent.

Après la médium, un autre témoin sème le trouble


Interrogés inlassablement pendant cinq jours, les accusés n’ont toujours pas livré d'éléments probants pour percer le mystère qui entoure le décès de Fiona.

Après le rocambolesque témoignage d'une médium mercredi, hier, vendredi, un témoin est encore venu semer le trouble en affirmant avoir vu l'enfant, visiblement en bonne santé, sur le dos du concubin de sa mère, 48 heures avant le drame.

Alors que pour l’accusation, la fillette pourrait être décédée quelques jours plus tôt.

« On a avancé sur le chemin de la vérité. Il y a certes des défaillances de sa famille qui étaient sous l’emprise de la toxicomanie mais on n’est pas sur des violences qui se répètent. Tout est possible, y compris la thèse de l’accident », argumente Me Renaud Portejoie, l'avocat de la mère de Fiona.

« Pour moi, les enfants c’est sacré »


Quant à l’image accolée aux accusés, elle aussi a été ébranlée. « Paranoïaque », « impulsif », « manipulateur », « malade des nerfs », « violent » : les témoignages ne manquent pas au début pour décrire toute la noirceur de Berkane M.

Pourtant, hébété par les médicaments, l'homme ne varie pas quand il s’agit de parler de son rapport avec Fiona, « son ange », sa « chérie », sa « pépette ».

« Pour moi, les enfants c’est sacré », rabâche-t-il à l’envi.

Des propos jamais contredits.

Mais alors que l’image de son ex-compagnon s’humanise, la mère de Fiona montre, au contraire, peu d’émotion, ou s’énerve.

Une ancienne amie a enfoncé le clou hier, en relatant des propos que l'accusée aurait tenus.

« Elle m’a dit: "J’ai un problème, Fiona ressemble trop à son père. Elle commence à me dégoûter. Je l’aime plus" », a confié ce témoin, pour qui Fiona n’avait plus droit à des « câlins » mais à des « paroles de dénigrement ».

« On n'espère vraiment plus rien »

« Si vous voulez savoir où est le corps de Fiona, j’en sais rien. A votre avis, je fais un enfant pour le mettre à la poubelle ? Qu’est-ce que vous croyez, je veux une famille nombreuse. Là je perds mon temps en prison », bouillonne Cécile B.

Du couple que les accusés ont formé, Me Antoine Portal, l'un des représentants de la partie civile, « on n'espère vraiment plus rien ».

Le procès reprend lundi.



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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Mar 22 Nov - 14:22:23

«Y a pas que Fiona que tu as détruit, tu le sais, ça?» lâche son père



La voix a commencé à chevroter.

Le président de la cour d’assises de Riom (Puy-de-Dôme) a immédiatement proposé une chaise à Nicolas C

« Non, je ne tomberai pas ! » a tranché le père de Fiona, lundi après-midi.

Trop de choses à dire à la cour.

Trop de choses à demander à Cécile Bourgeon, la mère de la fillette, jugée, avec Berkane M, pour « coups mortels ayant entraîné la mort de la fillette de 5 ans sans intention de la donner ».


A commencer par le lieu où ils ont enterré la petite, un dimanche de mai 2013.

« Elle est où ? Tu le sais très bien », lance le père.

« Si je le savais, je le dirais, lui répond, d’une voix blanche, son ancienne compagne. Je suis désolée… »

Index pointé sur le box, Nicolas C insiste.

« Vous savez très bien, tous les deux, ce que vous lui avez fait. Juste à tes yeux, je sais que tu sais ! »


Le bol de céréales, le dessin animé Dora…


Mais, après six jours d’audience, Nicolas C en a assez de serrer ses poings de rage face aux dénégations des accusés.

C’est donc tout en retenue qu’il annonce qu’il n’a « plus d’espoir » de pouvoir, un jour, « inhumer dignement » sa fille.

« Elle ne méritait pas ça. Pas cet enfer. Elle était mignonne, adorable. Elle écoutait bien. »


Et de raconter les matins où elle tapait au mur de sa chambre pour « réclamer un câlin ».

Le bol de céréales du p’tit déj.

Le dessin animé Dora qu’elle regardait.

« On était identiques, on avait les mêmes yeux », lâche-t-il dans un sanglot.


« Je me suis fracturé le pied sur un poteau. »


Pas de boulot, beaucoup de drogues… Nicolas C sait bien qu’il a été « une merde » pendant longtemps.

Au début de l’affaire, les enquêteurs l’ont même suspecté d’avoir kidnappé Fiona.

Quand Cécile B a déclaré « sa disparition », cela faisait neuf mois qu’il ne l’avait pas vue.

« Depuis le 9 septembre 2012 », indique-t-il la date à jamais gravée dans l’esprit. Ce jour-là, Fiona lui dit justement que Berkane M lui « fait du mal ».

Nicolas C pose des questions à sa fille et examine même son corps sans rien trouver.

Alors, il décide de se confronter directement aux intéressés.

« Ils ont commencé à crier, à dire que la petite mentait, raconte-t-il sans décrocher ses mains de la barre de la cour d’assises qui le maintient à flot. Berkane M a serré le poing. Pour ne pas le taper devant ma fille, je me suis fracturé le pied sur un poteau. » De rage.


« Y a pas que Fiona que tu as détruit, tu le sais ? »


De cette altercation, Nicolas Cconserve, quatre ans après, une broche dans le tibia et des regrets éternels.

« Si ça n’allait pas, pourquoi tu m’as pas appelé pour que je la récupère ? » supplie-t-il auprès de Cécile B, comme si c’était encore possible.


« Je voulais le faire. Malheureusement… »

L’accusée n’a pas le temps de finir sa phrase qu’il explose.

« Malheureusement ? Malheureusement ! Y a pas que Fiona que tu as détruit, tu le sais, ça ? »

La cour d’assises l’a, elle, bien compris après plus de deux heures d’audition.

Elle doit rendre son verdict vendredi.


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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Ven 25 Nov - 14:43:35

La peine maximale requise à l'encontre de Cécile B et Berkane M



La peine maximale.

Ce vendredi à la cour d’assises du Puy-de-Dôme à Riom, l’avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile, a réclamé 30 ans de prison à l’encontre des deux accusés, Cécile B et Berkane M, assortie d’une période de sûreté des deux tiers (20 ans) et d’un suivi socio-judiciaire de 20 ans, pour la mort de la petite Fiona.


Concernant Cécile B qu’il a décrite comme « la patronne », il a requis le retrait total de l’autorité parentale sur ses deux enfants.


L’audience est suspendue.

Elle reprendra à 13 h avec les plaidoiries de la défense.


Le verdict sera rendu ce vendredi soir


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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Ven 25 Nov - 21:27:15

«Faîtes barrage à l’émotion et vous direz la justice»



« Je suis effrayé par la colère qui rôde dehors… »

Le public faisait encore la queue devant la cour d’assises de Riom (Puy de Dôme), ce vendredi vers 13h, quand Renaud Portejoie s’est avancé dans le prétoire pour plaider en faveur de sa cliente. Cécile B est jugée pour des « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » de sa fillette de 5 ans, Fiona, en 2013.



La tâche n’est pas simple.

Quelques heures plus tôt, l’avocat général a requis la peine maximale à son encontre.

Trente ans de prison.

Et depuis deux semaines, un torrent d’injures s’est déversé sur celle qui a « menti à la France entière » en prétendant que sa « pépette » avait été enlevée alors qu’elle l’avait enterrée avec Berkane M, son ancien compagnon, jugé avec elle pour les mêmes faits.


Renaud Portejoie le sait.

Ces injures, il les lit tous les jours sur les réseaux sociaux.

Ce vendredi, il décide même de les lire à la cour d’assises.

« Un exemple ? ‘’Torturez-la à mort ! Torturez-la et jetez ses restes dans une piscine d’acide. »

Et l’avocat d’enchaîner, ironique : « Vous ne servez à rien Mesdames, Messieurs les jurés. Le verdict est déjà rendu ! »


Une « camée » et des « doutes »


Non, le verdict ne sera rendu que dans la soirée ou dans la nuit de vendredi à samedi.

Et Renaud Portejoie a prévu de parler une petite heure pour instiller le doute, s’il y en a, dans l’esprit des jurés appelés à juger.

Alors, il fait varier le ton de sa voix, il occupe l’espace, il parle avec les mains pour marteler qu’il n’y a que des « hypothèses » dans le dossier. Aucune « certitude ».



A commencer par la cause de la mort de la fillette.

Son corps n’a jamais été retrouvé.

Donc jamais autopsié.

A-t-elle succombé à des violences ?

Absorbé des médicaments ?

De la drogue ?

Il le reconnaît aisément, sa cliente est une « camée » qui laisse ses enfants, seules la nuit, pour aller dans les bars.

Mais, à part une déclaration de Berkane M sujette à caution, rien n’indique qu’elle a été violente vis-à-vis de Fiona.


La tombe ?

« On lui a posé mille fois la question ! »


« Dans le doute, on ne condamne pas. Dans le doute, on acquitte, demande-t-il. Dans le doute on fait un signalement pour un enfant en danger. »

La manœuvre est habile.

Assistantes maternelles, institutrices, voisines : les témoins qui ont défilé, à la barre, pendant les dix jours d’audience n’ont jamais estimé que la petite Fiona était « en danger ».



Mais, trois ans après, le problème demeure aussi insoluble que la « tombe » de Fiona introuvable.

Cécile B ne s’en souvient plus.

Et cela ne joue pas en sa faveur.

Renaud Portejoie décide d’aborder ce problème frontalement.

« On lui a posé mille fois la question ! Vous ! Nous [ses avocats]. Et elle ne s’en souvient pas. Elle ment. Donc si elle ment, elle est coupable. »

Ou comment affirmer une thèse pour, en fait, mieux la dénoncer.



Parti d’un mensonge 2013, ce dossier est resté celui d’une vérité impossible à établir.

Et de ressentiments de spectateurs qui, pour certains, ont cherché la fillette dans tout le département.

Dans le lot, il y a même peut-être certains jurés.

Est-ce parce que les faits remontent à trois ans que Renaud Portejoie répète autant de fois sa conclusion ?

« Faites barrage à l’émotion ! Faites barrage à l’émotion ! Faites barrage à l’émotion ! Et vous direz la justice… »




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MessageSujet: Re: Procès Fiona   Sam 26 Nov - 13:07:00

5 ans de prison pour Cécile B, 20 ans pour Berkane M





Un souffle de stupéfaction a parcouru le public.

La cour d’assises du Puy-de-Dôme a condamné, vendredi soir, Cécile B à cinq ans de prison et B, son ancien compagnon, à vingt ans de prison, assortis d’une période de sûreté des deux-tiers.

Ils étaient jugés depuis le 14 novembre pour les violences ayant entraîné la mort de la petite Fiona, 5 ans, en 2013.

Alors que l’avocat général avait, durant la matinée, requis la peine maximale à l’encontre des deux accusés, les jurés ont clairement distingué leurs responsabilités dans cette affaire.


La cour a estimé que Berkane M était le seul coupable des coups ayant entraîné la mort de la fillette, en 2013.

La mère de Fiona, Cécile B, est, en revanche, acquittée de ce crime.

Elle écope, en revanche, de la peine maximale -cinq ans de prison- pour « non-assistance à personne en danger ».

La cour l’a également condamnée au « retrait total de l’autorité parentale » à l’égard de ses deux autres enfants.

« Un seul élément à charge », contre Cécile B


Dans une salle d’audience bondée et sous le coup de l’émotion, le président de la cour, Dominique Brault, a donné une clef de lecture de ce verdict en assurant « qu’il n’existait [à l’issue des débats] qu’un seul élément à charge à l’encontre de Cécile B, à savoir, l’accusation tardive de Berkane M », son ancien compagnon.


Un « élément » que les jurés ont donc écarté pour prendre leur décision.


Durant les deux semaines d’audience, celui-ci a été le seul à assurer que Cécile Bourgeon avait donné « deux claques et de coups de pied aux fesses » à sa fille tout en précisant qu’il ne savait pas si ces coups avaient pu causer la mort de la fillette.


Avouant son statut de « mère indigne », Cécile B a reconnu, jour après jour, qu’elle consommait une grande quantité de drogues et qu’elle laissait parfois ses filles seules la nuit pour aller au « bar » mais elle a toujours nié avoir levé la main sur Fiona.

L’un de ses avocats, Renaud Portejoie, avait demandé aux jurés, cet après-midi, de ne pas écouter « la colère qui rôde dehors » avant de prendre leur décision.


Berkane M décrit comme « violent » et « impulsif »


De son côté, Berkane M, n’est pas parvenu à convaincre la cour qu’il n’avait « jamais frappé les enfants ».

Qualifié de « violent » et « d’impulsif » par diverses expertises psychologiques et psychiatriques, il n’a pas su se départir de l’image d’homme drogué et agressif qu’a depeint Cécile B au cours de l’audience.

Expliquant ne pas savoir de quoi sa fillette était morte, celle-ci a, toutefois, décrit plusieurs épisodes de violences commises par Berkane M entre le 8 et le 12 mai 2013.

Ce verdict représente « une immense satisfaction », a commenté Me Renaud Portejoie.

« Le droit l’a emporté sur la rue. Ce n’était pas simple, le climat était tendu.

La cour d’assises avec courage a su se départir de l’émotion et rendre la justice sereinement », a-t-il estimé.

Si le parquet général décide de ne pas faire appel, Cécile B sortira de prison « d’ici les prochaines semaines ». De l’autre côté, l’avocat de Barkane M a aussitôt évoqué la possibilité de faire appel du jugement.

« La Cour s’est montrée aveugle sur une partie des faits », a-t-il noté.

Quelques minutes après l’annonce du verdict, une partie du public s’est rassemblée devant la cour d’assises pour attendre l’évacuation des accusés et insulter copieusement Cécile B, notamment aux cris « d’assassin » et de « sale pute ».

Ayant déjà purgé trois années de prison lors de sa détention provisoire, Cécile B pourrait bénéficier d’un aménagement du reste de sa peine dans les prochains mois.


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