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 Procès de la filière de strasbourg : «Aller en Syrie,c'était une démarche politique»

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mimi
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MessageSujet: Procès de la filière de strasbourg : «Aller en Syrie,c'était une démarche politique»   Mar 31 Mai - 1:05:20

Les sept prévenus du procès de la filière de recrutement de djihadistes sont revenus sur leurs motivations ce lundi,devant le tribunal correctionnel de Paris…

« C’est une histoire de foot et de chicha. »




Quatre des sept prévenus du procès de la filière de Strasbourg,le 30 mai 2016,à Paris.

Mokhlès Dahbi a résumé en ces mots la constitution du groupe qui va devenir la « filière de Strasbourg »,lors de l’ouverture du procès,ce lundi à Paris.

Ils sont sept à être jugés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme,pendant plus d’une semaine.

Un à un,les prévenus sont revenus lors de cette première audience sur leur parcours : études,travail,occupations,amis…

D’un côté de la salle,les trois amis d’enfance : Miloud Maalmi,Mokhlès Dahbi et Banoumou Kadiakhe,en chemises et pulls,rasés de près.

De l’autre,quatre autres amis : Radouane Taher,Karim Mohamed-Aggad,frère du kamikaze du Bataclan et les deux frères Mohamed et Ali Hattay,barbes fournies pour la plupart et entretenues,cheveux plus ou moins longs soigneusement coiffés en arrière.

« Combattre le régime d’Assad »

Des années avant leur départ en Syrie,en décembre 2013,c’est une petite bande strasbourgeoise banale qui se dessine.

Des difficultés à l’école,à l’exception de quelques-uns,pas de vocation,une passion pour le football et un goût prononcé pour les bars à chicha côté allemand de la frontière toute proche.

Puis de vidéos en vidéos,de conversations sur Facebook en rencontre avec un certain Mourad Farès,célèbre recruteur,ce groupe de dix à l’époque deux d’entre eux sont morts en Syrie,Foued Mohamed-Aggad s’est fait exploser au Bataclan va décider d’aller en Syrie « dans un but humanitaire »,affirment-ils pour la plupart « même si je savais que je pouvais être appelé à prendre les armes »,reconnaissent certains.

Même si certains ont reconnu à la barre être partis « pour combattre le régime de Bachar al-Assad »,comme Karim Mohamed-Aggad.

« Un rêve américain version Dubaï »

Certains avaient des rêves d’avenir à Dubaï,pour y devenir prof de sport par exemple comme Radouane Taher,ou bien footballeur pour Miloud Maalmi.

« C’est la fête,c’est l’argent,c’est le rêve américain mais version Dubaï »,s’enflamme celui-ci.

Mais pour voler au secours du peuple syrien,Miloud Maalmi,qui affirme « ne jamais avoir adhéré à la charia »,va repousser son projet.

Côté motivation à tout lâcher pour partir dans un pays en guerre où l’EI - EIIL à l’époque n’avait pas encore proclamé son califat,Radouane Taher réfute également toute raison religieuse.

« C’était plus une démarche politique.

Ce phénomène syrien prenait de l’ampleur,il était médiatisé,accessible à tout le monde.

La Turquie,c’est à côté. »

L’audience doit reprendre mardi avec l’étude de personnalité de Karim Mohamed-Aggad,dernier de la bande à ne pas être passé.

L’ombre du 13 novembre

Les avocats se sont beaucoup plaints du lien que font les journalistes entre la filière de Strasbourg et les attentats du 13 novembre,mais ils n’ont pas été les seuls à le faire ce lundi.

L’Association française des victimes de terrorisme a ainsi tenté de se porter partie civile dans le dossier,au grand étonnement de la défense.

« Ce n’est pas le procès du Bataclan »,s’est indigné Eric Plouvier,conseil de Miloud Maalmi.

« C’est une constitution de partie civile d’amalgame.

Dans ce dossier,il n’y a aucun attentat et aucune victime »,a fustigé Françoise Cotta,avocate de Karim Mohamed-Aggad.

La demande a été jugée irrecevable par le tribunal.

Avant de commencer les débats,Françoise Cotta a informé la présidente que son client avait quelque chose à déclarer au préalable : « Je souhaite revenir sur les attentats du 13 novembre.

On n’a aucune responsabilité dans ce qui s’est passé.

Je n’aimerais pas être assimilé à ces actes.

On choisit ses amis,on ne choisit pas sa famille.

Je voudrais une procédure équitable et pas d’amalgame. »





















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MessageSujet: Re: Procès de la filière de strasbourg : «Aller en Syrie,c'était une démarche politique»   Mar 31 Mai - 23:49:58

Filière djihadiste de Strasbourg: «On risque notre vie pour rentrer de Syrie et on nous traite de terroristes»

Karim Mohamed-Aggad est revenu ce mardi sur les raisons qui l’ont poussé à partir en Syrie,lors du procès à Paris de la filière de Strasbourg…


On ne l’avait pas beaucoup entendu lors de la première audience du procès de la filière de Strasbourg qui s’est ouvert lundi à Paris.

Pour ce deuxième jour,Karim Mohamed-Aggad s’est rattrapé.

S’il s’est montré peu disert sur les questions concernant sa personnalité,grâce auxquelles on a notamment appris que le jeune homme de 27 ans a enchaîné les petits boulots après avoir raté plusieurs diplômes,qu’il a été fiancé pendant cinq ans à une fille qui ne voulait pas le suivre en Syrie et qu’il est passionné de football,il a été beaucoup plus volubile sur la suite.

Très enclin à parler,Karim Mohamed-Aggad tient pourtant des propos qui peuvent laisser penser qu’il ne voit pas ce qu’on lui reproche.

Jugé en même temps que six autres prévenus pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme,le frère de Foued Mohamed-Aggad,kamikaze du Bataclan issu de la même filière de recrutement de djihadistes,a affirmé ne pas savoir « où est sa place ».

« On risque notre vie pour revenir de Syrie,là-bas on nous traite d’apostats.

On rentre ici et on nous traite de terroristes »,s’est-il emporté.

« Je suis quelqu’un qui rigole beaucoup »

Celui qui s’impose depuis lundi comme la « forte tête » du groupe de sept estime avoir « une pratique religieuse tout à fait normale » et ne pas connaître « grand-chose à la charia »,un concept « plus présent en Arabie saoudite ».

Il affirme être parti en Syrie en 2013 pour combattre le régime de Bachar al-Assad.

Pas de djihad religieux donc,explique Karim Mohamed-Aggad,qui indique que ce n’est pas la religion qui l’a poussé à partir.

Interrogé par la présidente sur des conversations à charge intervenues avant son départ pour la Syrie en décembre 2013,notamment avec son ami et co-prévenu Radouane Taher,il invoque l’humour.

« Pourquoi dites-vous en parlant de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) "je les nique" ?

C’était purement ironique,répond Karim Mohamed-Aggad,qui confie au micro être « quelqu’un qui rigole beaucoup. »

« Mdr,le prochain tir,ce sera sur de vraies cibles en mouvement,loloi »

Pressé de répondre à d’autres questions portant sur d’autres de ses répliques,il signale que « toutes ses phrases se terminent par mdr ou loloi »,preuve de l’humour dont elles seraient empreintes.

« Cette phrase aussi c’est de l’humour alors ? » s’enquiert la présidente avant de lire : « Mdr,le prochain tir,ce sera sur de vraies cibles en mouvement,loloi.

» Karim Mohamed-Aggad confirme.

Parfois pourtant,le prévenu botte en touche,affirmant ne pas se souvenir ou ne pas savoir.

Sur des vidéos de propagande djihadiste notamment,dont les célèbres 19HH (le titre serait une référence aux 19 terroristes du 11-Septembre,les deux H figurant les tours jumelles du World Trade Center),d’Omar Omsen.

« Que signifie 19HH ? » questionne la présidente.

« Aucune idée »,répond Karim Mohamed-Aggad quand Mokhlès Dahbi lance un timide « histoire de l’humanité, je crois ».

Pas de Mourad Farès

Les rencontres avec le recruteur Mourad Farès,aujourd’hui incarcéré,laissent également perplexes.

Lorsqu’on lui demande pourquoi le recruteur n’autorisait pas les téléphones portables lors de leurs réunions,Karim Mohamed-Aggad répond que celui-ci « avait peur des infiltrés ».

« Pourquoi ? » interroge la présidente.

« Il pensait être suivi »,réplique Mohamed-Aggad.

« Par qui ? » poursuit la présidente.

« Ah ça,je sais pas »,assure le prévenu,qui finit un peu plus tard par rétorquer que c’est à Mourad Farès qu’il faut poser ses questions.

Françoise Cotta,l’avocate de Karim Mohamed-Aggad saisit alors l’opportunité d’interpeller le tribunal sur l’absence de celui qui est présenté comme le recruteur de la bande des sept.

« Monsieur Farès aurait pu nous éclairer »,déplore le conseil,dont Eric Plouvier,avocat de Miloud Maalmi se fait l’écho : « Il suffit que le procureur signe une demande d’extraction pour que dès demain Monsieur Farès vienne nous donner des explications. »

Réponse négative du procureur.

Les débats se poursuivront donc en son absence.






















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MessageSujet: Re: Procès de la filière de strasbourg : «Aller en Syrie,c'était une démarche politique»   Lun 6 Juin - 22:11:38

Procès de la filière jihadiste de Strasbourg : lourdes peines requises contre les 7 prévenus

Des peines allant de 8 à 10 années de prison ferme ont été requises à l'encontre de sept Strasbourgeois dont le frère d'un kamikaze du Bataclan jugés pour avoir passé environ trois mois en Syrie entre fin décembre 2013 et avril 2014.




Un croquis d'audience réalisé le 30 mai 2016 lors du procès des sept Strasbourgeois

Soupçonnés d'appartenir à la filière jihadiste de Strasbourg,sept hommes comparaissent depuis lundi dernier devant le tribunal correctionnel de Paris.

Le procureur a requis ce lundi dix ans de prison soit la peine maximale encourue à l'encontre de Karim Mohamed-Aggad,le frère aîné d'un des kamikazes du Bataclan,jugé à Paris pour avoir reçu un entraînement militaire au sein d'un groupe islamiste en Syrie.

Le procureur a en outre requis dix ans de détention à l'encontre de trois autres prévenus,huit ans pour les trois derniers,et demandé que toutes les peines soient assorties d'une période de sûreté des deux tiers,avec un maintien en détention.

Une distinction faite en fonction du temps passé sur place : un mois de moins pour ceux envers lesquels il a été plus clément.

"Ce sont des peines lourdes qui sont requises,j'en ai bien conscience",a déclaré le procureur Nicolas Le Bris.

Mais "ce sont des faits extrêmement graves" qui sont jugés,a-t-il estimé.

"Déterminés à partir rejoindre un groupe jihadiste"

Ce groupe d'Alsaciens,âgés de 24 à 27 ans,a rejoint la Syrie fin 2013 via la Turquie avec l'aide du "recruteur" présumé Mourad Fares,avant de rentrer en France en ordre dispersé début 2014.

Tous reconnaissent s'être rendus en Syrie,mais contestent avoir voulu y mener le djihad armé,et disent avoir été piégés.

Certains assurent que ce voyage avait "un but d'humanité",et visait à "aider leurs frères Syriens".

D'autres,comme Karim Mohamed Aggad,disent avoir eu pour seule intention de combattre le régime de Bachar al Assad.

Une ligne de défense qui n'a pas convaincu le procureur.

"Ce départ,programmé,a bien une connotation religieuse",a-t-il estimé lundi,citant notamment des écoutes téléphoniques en ce sens et des documents "jihadistes" retrouvés dans les ordinateurs et téléphones des prévenus.

Pour lui,pas de doute,ces individus étaient "déterminés à partir rejoindre un groupe jihadiste",et sur place,ils se sont "parfaitement adaptés".

"On est au-delà d'un phénomène de simple justice"

Françoise Cotta,qui défend Karim Mohamed Aggad,a dit ne pas être surprise par les peines demandées.

"Ce sont des garçons qui vont être condamnés pour la peur qu'ils inspirent,beaucoup plus que pour ce qu'ils ont fait matériellement",a-t-elle affirmé.

"C'est le procès de la peur."

Une analyse partagée par Me Martin Pradel.

"On est en train de réprimer des faits qui,en eux-mêmes,ne sont pas particulièrement graves mais qui soulèvent des interrogations sur la capacité d'une personne à aller plus loin,et donc on est au-delà d'un phénomène de simple justice",a-t-il regretté.





















LCI

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MessageSujet: Re: Procès de la filière de strasbourg : «Aller en Syrie,c'était une démarche politique»   Mer 6 Juil - 18:06:20

Filière de Strasbourg: Neuf ans de prison pour le frère d'un kamikaze du Bataclan

Les sept prévenus de la filière djihadiste ont écopé de six à neuf ans de prison...


Sept Alsaciens,poursuivis pour être allés en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014,ont été condamnés ce mercredi à des peines allant de six à neuf ans de prison,assorties d’une période de sûreté des deux tiers.

La peine la plus lourde a été prononcée contre Karim Mohamed-Aggad dont le frère Foued,qui était du voyage en Syrie,a été identifié comme l’un des kamikazes du Bataclan.

Le tribunal correctionnel de Paris a également ordonné leur inscription au fichier des auteurs d’infractions terroristes.

Le 6 juin,le procureur avait requis dix années de détention,la peine maximale,contre quatre de ces sept hommes,parlant d’une « extrême dangerosité ».






















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MessageSujet: Re: Procès de la filière de strasbourg : «Aller en Syrie,c'était une démarche politique»   Mar 26 Juil - 2:08:47

Filière djihadiste de Strasbourg: Le parquet annonce qu'il a fait appel

Les condamnations étaient moins lourdes que les réquisitions du procureur...


Nouveau procès en vue dans l’affaire de la filière djihadiste de Strasbourg.

Le parquet de Paris a annoncé lundi avoir fait appel du jugement qui avait condamné sept Alsaciens début juillet à des peines de six à neuf ans ferme.

Ces peines étaient inférieures aux réquisitions du parquet qui avait réclamé des condamnations allant de huit à dix ans de prison.

La peine la plus lourde avait été prononcée contre Karim Mohamed-Aggad dont le frère Foued,qui était du voyage en Syrie,a été identifié comme l’un des kamikazes du Bataclan lors des attentats du 13 novembre.

Ces condamnations,pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste,étaient assorties d’une période de sûreté des deux tiers.

Le tribunal correctionnel de Paris avait en outre ordonné leur inscription au fichier des auteurs d’infractions terroristes,lancé vendredi.

« Piégés par un passeur »

Radouane Taher,décrit par le parquet,avec Karim Mohamed-Aggad,comme un animateur du groupe qui a pris contact avec le recruteur Mourad Fares,avait été condamné à huit ans d’emprisonnement.

Tout comme les frères Ali et Mohamed Hattay,qui pour le procureur avaient été « piégés » par un passeur qui les avait livrés à la police turque.

Miloud Maalmi,Mokhlès Dahbi et Banoumou Kadiakhe,qui ont passé moins de temps en Syrie,deux mois,avaient été condamnés à sept ans de prison pour les deux premiers,six pour le troisième.

Lors du procès,qui s’est tenu sur dix jours fin mai début juin,les prévenus,certains portant une barbe fournie et affichant un sourire parfois goguenard,d’autres aux joues rasées et la mine sombre,se sont efforcés avec leurs avocats de dissiper l’ombre des tueries du 13 novembre.

Un « vernis religieux » ?

Ils ont essayé de convaincre le tribunal que s’ils étaient bien partis pour « combattre » le régime syrien et rejoindre leur recruteur Mourad Fares,ils n’avaient pas voulu spécifiquement rallier le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

L’un a assuré que leur expédition n’avait qu’un « vernis religieux ».

« C’est cher payé »,avait dit au dernier jour du procès Karim Mohamed-Aggad en parlant des dix années requises contre lui.

« Qu’on vienne me démontrer qu’il présente un danger réel en matière de terrorisme en France »,avait plaidé son avocate,Me Cotta,en désignant son client,prévenu le plus scruté du procès.

L’avocate avait elle aussi exprimé son intention de faire appel en dénonçant « un tribunal aux ordres qui a rendu une décision de peur dans une France qui a peur ».



















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