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 Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet

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jacotte
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MessageSujet: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Mar 1 Mar - 10:29:06

profileright voir ici



33 jours d’audience, une centaine de témoins, 25 experts et une figure médiatique du banditisme : Redoine Faïd.

Ce mardi s’ouvre devant la cour d’assises de Paris le procès de neuf personnes impliquées dans un projet avorté de braquage de fourgon blindé en 2010 qui a coûté la vie à une jeune policière municipale, Aurélie Fouquet.


« Véritable exécution »


Le 20 mai 2010, peu après 9 h, à Créteil, des policiers repèrent une camionnette blanche dont la carrosserie porte deux trous ressemblant à des impacts de balles.

Pris en chasse, le véhicule fonce sur l’autoroute A4, ses occupants tirent sur les policiers qui les suivent ,« pour tuer du flic », affirmeront ces derniers. Des automobilistes sont alors blessés.


Arrivés à Villiers-sur-Marne dans le Val-de-Marne, après une dizaine de kilomètres de course-poursuite, les hommes cagoulés, gantés, vêtus de treillis sombres et équipés de gilets pare-balles abandonnent le premier véhicule, l'incendient et en braquent un autre.

Arrive alors une voiture de police municipale, qui essuie une vingtaine de tirs : une « véritable exécution », selon une source proche de l’enquête.

Les deux policiers à bord sont blessés : Thierry Moreau au thorax, et Aurélie Fouquet à la tête.

A 26 ans, cette mère d’un tout jeune enfant décédera quelques heures plus tard.

Les malfaiteurs braquent un troisième véhicule et s’enfuient.


Dans la soirée un premier homme est arrêté. Les enquêteurs remontent alors au fur et à mesure des interpellations et auditions la piste d’un homme : Redoine Faïd.


« L’organisateur », « l’animateur », le « recruteur »


Considéré par la police comme le maître d’œuvre de ce projet, Redoine Faïd, qui avait assuré dans son autobiographie avoir « enterré son passé », est interpellé à l’été 2011.

Celui qui a été pendant six semaines en 2013 l'homme le plus recherché de France, après une spectaculaire évasion à l’explosif, n’est pas accusé de meurtre parce qu’il n’a pas participé en personne, selon les résultats de l’enquête, à la fusillade mortelle.

Mais le braqueur multirécidiviste n’en risque pas moins, lui aussi, la réclusion criminelle à perpétuité.


S’il a toujours nié toute implication, selon une source proche du dossier, pour les enquêteurs, l’homme, en liberté conditionnelle au moment des faits, est le « dénominateur commun ».

Il serait selon les enquêteurs « l’organisateur », « l’animateur », le « recruteur » d’une « opération de guerre » montée à coups de rencontres clandestines formant un groupe d’hommes aux casiers souvent surchargés.


Une génération du banditisme français

C’est en effet toute une génération du banditisme français qui sera jugée ce mardi.

Celle des « braqueurs des cités », désormais trentenaires et quadragénaires, gavés de films d’action américains, lourdement armés, aux méthodes parfois spectaculaires.

Trois hommes sont accusés du meurtre d’Aurélie Fouquet : Daouda Baba, Rabia Hideur et Olivier Tracoulat.

Ce dernier, blessé, peut-être mortellement, lors de la fusillade qui a coûté la vie à la jeune policière, est jugé en son absence. Tous risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

Les six autres, pour certains des récidivistes, sont jugés pour une longue liste de crimes et délits, allant de l’association de malfaiteurs à la détention illégale d’armes.

Un dixième suspect est détenu en Algérie.

Il fait l’objet de poursuites séparées.


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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Mar 1 Mar - 10:32:54

Redoine Faïd, un braqueur insaisissable






Dans un livre publié en 2010, il se disait repenti, lassé de la cavale. Ce samedi, Redoine Faïd, braqueur multirécidiviste, s’est pourtant évadé de la prison de Sequedin (Nord) au moyen d’explosifs.

Un nouveau rebondissement dans un parcours déjà très heurté.


Originaire de Creil (Oise), où il naît en 1972, Redoine Faïd grandit dans un quartier difficile.

Caïd de banlieue, «braqueur des cités», comme il se définit lui-même en couverture du livre qu’il a co-écrit il y a trois ans, Faïd va au fil des années se spécialiser dans des types d’attaques plus proches des habitudes du grand banditisme.

A son actif, la BNP de Creil en 1995 avec prise d’otage, une société informatique d’Evry (Essonne) en 1996, ou encore un fourgon blindé à Villepinte (Seine-Saint-Denis) en 1997.


«La prison, c'est trop cher payé»


Après trois ans de cavale qui le mènent en Suisse et en Israël, Redoine Faïd est finalement arrêté fin 1998. Il est condamné à trente-et-un ans de réclusion.

Mais il n’en effectuera que dix, bénéficiant d’une libération conditionnelle au début de l’année 2009.

Un tournant dans sa vie.

Du moins, le croit-on.


Devenu officiellement cadre commercial dans le bâtiment public, celui qui a alors 37 ans se lance dans l’écriture d’un livre sur sa vie avec Jérôme Pierrat, journaliste spécialisé dans le grand banditisme.

Il s’y présente en spécialiste des braquages et exprime surtout ses regrets.

«La prison, tu la fais dans la douleur. Il y a beaucoup de jeunes, des dingues, et très peu de vrais truands. C'est trop cher payé», confiait-il ainsi au Point en octobre 2010.

A la même époque, on lui prête des contacts dans le monde du cinéma, où des producteurs et réalisateurs voient en lui un conseiller technique.

L’image du repenti est parfaite.


La cavale, encore


Mais tout bascule à nouveau en 2010.

En juillet, une policière municipale, Aurélie Fouquet, est abattue à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) lors d’une course-poursuite faisant suite à une tentative de braquage. Une attaque à l’arme lourde, qui porte, selon la police, le sceau de Redoine Faïd.

En janvier 2011, un coup de filet permet l’interpellation de 27 personnes.

Le braqueur repenti, lui, reste introuvable. Par la voix de son avocat, il assure alors qu’il n’est en rien impliqué dans l’attaque de Villiers et annonce qu’il va se rendre. Au lieu de cela, il choisit la cavale. Encore.


Celle-ci durera moins longtemps que la première. En juin de la même année, Faïd est arrêté à Villeneuve-d’Ascq (Nord).

Il était «peut-être sur le point de participer à un projet de braquage de transport de fonds dans la région lilloise», révèlent alors des sources proches du dossier, citées par La Voix du Nord, qui indique par ailleurs que l’ancien «braqueur des cités» est également soupçonné d’avoir participé à l’attaque à l’explosif d’un fourgon de transports de fonds entre Arras et Lens en mars.

Faïd est à nouveau incarcéré, à Sequedin. Cette même prison dont l’homme, âgé désormais de 40 ans, s’est échappé ce samedi matin.


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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Mar 1 Mar - 13:06:43

Meurtre de la policière Aurélie Fouquet : huit braqueurs risquent la perpétuité

Le procès du meurtre de la policière municipale Aurélie Fouquet s'ouvre ce mardi.

Dans le box des accusés,huit braqueurs dont le célèbre Redoine Faïd


Une "exécution" sous une pluie de balles,au terme d'une course-poursuite folle sur l'autoroute : ce mardi s'ouvre à Paris le procès du meurtre en 2010 de la policière municipale Aurélie Fouquet,avec dans le box l'un des braqueurs les plus médiatiques de France : Redoine Faïd.

Neuf hommes doivent être jugés par la cour d'assises de Paris,dont l'un en son absence,lors d'un procès-fleuve: 33 jours d'audience prévus,une centaine de témoins et 25 experts.

Trois hommes sont accusés du meurtre d'Aurélie Fouquet,26 ans : Daouda Baba,Rabia Hideur et Olivier Tracoulat.

Ce dernier,blessé,peut-être mortellement,lors de la fusillade qui a coûté la vie à la jeune policière,n'a pas été retrouvé.

Tous risquent la réclusion criminelle à perpétuité.



Evasion à l'explosif

Les six autres,pour certains des récidivistes,sont jugés pour une longue liste de crimes et délits,allant de l'association de malfaiteurs à la détention illégale d'armes.

Parmi eux,une pointure du banditisme français: Redoine Faïd,"caïd des cités"

autoproclamé,représentant d'une nouvelle génération de braqueurs des banlieues gavés aux films d'action lourdement armés,à l'organisation méticuleuse.

Celui qui a été pendant six semaines en 2013 l'homme le plus recherché de France,après une spectaculaire évasion à l'explosif,n'est pas accusé de meurtre parce qu'il n'a pas participé en personne à la fusillade au cours de laquelle Aurélie Fouquet a trouvé la mort,selon les résultats de l'enquête.

Mais le braqueur multirécidiviste n'en risque pas moins,lui aussi,la perpétuité.

Pour les enquêteurs,Redoine Faïd,en liberté conditionnelle au moment des faits et qui affirmait s'être rangé dans une autobiographie médiatisée,est le "dénominateur commun" d'un groupe d'hommes aux casiers souvent surchargés,"l'organisateur" d'une "opération de guerre".

Le braquage déraille

Le plan,dont l'objectif était de braquer un fourgon blindé,déraille le 20 mai 2010 vers 09H15 à Créteil,près de Paris,lorsque des policiers repèrent une camionnette blanche,dont la carrosserie est marquée de deux trous ressemblant à des impacts de balles.

Pris en chasse,le véhicule fonce sur l'autoroute,ses occupants tirent sur les policiers qui les suivent "pour tuer du flic",affirmeront ces derniers.

Des automobilistes sont blessés.

Arrivés à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne),les hommes cagoulés,gantés,vêtus de treillis sombres et équipés de gilets pare-balles,abandonnent et incendient le premier véhicule,en braquent un autre.

Arrive alors une voiture de police municipale,qui essuie une vingtaine de tirs: une "véritable exécution" selon une source proche de l'enquête.

Les deux policiers à bord sont blessés: Thierry Moreau au thorax,et Aurélie Fouquet à la tête.

Cette mère d'un tout jeune enfant décédera quelques heures plus tard.
Les malfaiteurs braquent un troisième véhicule et s'enfuient.

Dans la soirée un premier homme,Malek Khider,est arrêté.

En sa possession: pistolets mitrailleurs,grenades,chargeurs,cagoule,sur lesquels sont relevés plusieurs profils ADN.

Suivent,pendant plusieurs mois,interpellations et auditions,avec des suspects "gouvernés par la loi du silence" note une source proche du dossier.

Le meurtre d'Aurélie Fouquet avait suscité une vive émotion dans les rangs des policiers municipaux,et son écho politique ne s'est pas tu.






















sud ouest

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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Mer 2 Mar - 21:08:32

"Je suis innoncent de A à Z" clame Redoine Faïd au procès du meurtre d'Aurélie Fouquet

Redoine Faïd se dit "innocent de A à Z" dans le braquage avorté qui fut fatal en 2010 à Aurélie Fouquet.

Face à la cour d'assises de Paris,il n'a pas lâché un pouce de terrain,et a affirmé qu'il en avait fini avec la vie "de merde" du grand banditisme.


Mercredi,l'interrogatoire de personnalité du braqueur vedette est le premier temps fort d'un procès qui se consacrera pendant sept semaines au meurtre de la jeune policière municipale le 20 mai 2010,au terme d'une folle course-poursuite sur l'autoroute entre un commando de braqueurs et des policiers.

Redoine Faïd,43 ans,avait commencé en exprimant une volonté d'apaisement.

Dans une lettre à la famille de la victime,lue par le président Philippe Roux,il se défend de toute "arrogance" ce que lui avait reproché la veille la mère d'Aurélie Fouquet.

Elisabeth Fouquet avait été ébranlée de le trouver "totalement détendu".

"Je ne suis pas à l'aise",lui répond dans cette lettre le multirécidiviste,déjà condamné plusieurs fois pour des braquages réalisés à la fin des années 1990,et qui doit encore être jugé pour une évasion particulièrement violente en 2013.

Mais c'est avec une assurance incontestable qu'il prend la parole,pour plusieurs heures.

Chemise bleu clair,visage rond expressif barré d'épais sourcils,celui qui fut surnommé "Doc" ou "l'écrivain" commence par décrire en détails une enfance heureuse dans une famille nombreuse,des parents "exceptionnels",deux "grands amours",et quelques épreuves: la mort de son meilleur copain,le cancer de sa mère...

"Je regrette mes bêtises"

Il répond sur ses forfaits passés: "j'ai pris mes responsabilités","je regrette mes bêtises".

Le grand banditisme?

Une vie "de merde",lance-t-il même.

On est loin du livre qui le fit connaître fin 2010,quelques mois après la mort d'Aurélie Fouquet,contant ses exploits de "caïd des cités",d'"aristocrate" du braquage.

Mais comme dans cet ouvrage,il le dit à plusieurs reprises à l'audience,dans la langue presque pédante qu'il affectionne: Redoine Faïd est un repenti,dès 1999 il était "en bout de course d'une période délinquancielle" (sic),il a "tourné le dos" à cette vie.

Au fur et à mesure que l'interrogatoire s'approche de la date du 20 mai 2010,et de son interpellation plus d'un an plus tard,Redoine Faïd se fait plus véhément.

Se disant "innocent de A à Z" dans cette affaire, contestant connaître certains des autres accusés,il s'insurge contre une "hystérie médiatique" qui le présenterait comme un "assassin de policier".

"Je n'ai jamais touché" personne,"même pas une claque".

Faïd,cerveau du braquage qui a coûté la vie à Aurélie Fouquet

Pour les enquêteurs,si Redoine Faïd n'était pas physiquement présent lors de la fusillade fatale à Aurélie Fouquet,il est le cerveau du braquage avorté et le "dénominateur commun" des neuf hommes jugés par la cour d'assises à Paris pour y avoir participé de près ou de loin.

Lorsqu'il aborde son parcours carcéral depuis 2011,Redoine Faïd,qui dans le procès en cours risque la perpétuité,perd,par moments,son sang-froid.

Fini,le vocabulaire châtié: "on m'a fait la misère,la misère noire",dit-il,dénonçant sa mise à l'isolement des conditions "abominables",son transfert vers une prison de Sequedin dans le Nord-Pas-de-Calais qui "brise sa famille",composée d'une compagne et de l'enfant de cette dernière.

La déférence marquée du début de l'audition se fissure,notamment dans ses échanges avec l'avocate générale.

Des projets avec "le monde du cinéma"

Lorsque le braqueur conteste un rapport sur son évasion de Sequedin en 2013,avec explosifs et "bouclier humain",Maryvonne Caillibotte lui lance: "Mais tout est sur internet,tout est filmé".

Redoine Faïd,gavé de films d'action au point de les copier dans ses braquages,et qui évoque à l'audience des projets avec "le monde du cinéma",lui rétorque: "C'est peut-être filmé Madame,mais moi,j'y étais."























tf1 news

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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Jeu 3 Mar - 1:35:47

Procès du meurtre d'Aurélie Fouquet : Redoine Faïd se dit «loin d'être détendu»

La veille,la famille d'Aurelie Fouquet avait dénoncé «l'arrogance» du braqueur Redoine Faïd à l'ouverture du procès de la fusillade de l'A4 qui s'était conclue par la mort par balle de la policière municipale le 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne).




Redoine Faïd,que nous avions rencontré lors de la sortie de son livre fin 2010,se rêvait en bandit de cinéma.

L'audience de ce mercredi après-midi a débuté par la lecture d'une lettre rédigée par celui qui est présenté par les enquêteurs comme «l'organisateur» de cette attaque de fourgon ratée.

«Mes parents ne m'ont pas élevé dans le mépris de l'autre,y écrit Redoine Faïd à l'adresse des parties civiles.

Je suis loin d'être détendu et à l'aise».

Et celui qui n'est pas poursuivi pour le meurtre de la policière d'expliquer ensuite qu'il reste «indigné d'être accusé de faits que je n'ai pas commis.»

Huit hommes comparaissent devant la cour d'assises de Paris pour cette tentative de vol à main armée avec divers degrés de responsabilité.

Trois d'entre eux dont un absent,probablement mort sont accusés du meurtre d'Aurélie Fouquet.

Ce deuxième jour est consacré à la personnalité de deux accusés : Malek Khider,braqueur de Champigny qui reconnaît être impliqué dans l'attaque de fourgon «par appât du gain» et Redoine Faïd.

Ce dernier se présente comme «un père de famille repenti» qui n'a «rien à voir avec cette histoire.

J'avais tourné le dos à tout çà

J'avais plein de projets,j'avais un travail.»

Redoine Faïd est aussi longuement revenu sur sa spectaculaire évasion de la prison de Lille-Sequedin en avril 2013,où il était incarcéré dans l'attente de ce procès.

«On m'a envoyé là bas pour briser ma famille.

La cocotte était pleine.

Je le regrette.

Je me suis évadé parce que je voulais être libre.

Je n'aimais pas être dans un quartier de haute sécurité pour quelque chose que je n'ai pas fait.».

L'audience doit durer six semaines.





















le parisien

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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Ven 18 Mar - 20:25:58

Au procès du meurtre d'Aurélie Fouquet,les policiers racontent la "scène de guerre"

Les policiers intervenus pendant le 20 mai 2010 sur l'A4,près de Villiers-sur-Marne,ont été entendus lundi et mardi.

"Des fusillades,j'en avais déjà vues,mais pas au milieu de la foule et des bouchons",résume l'un d'eux.


"Le jeudi 20 mai,c'était une journée comme aujourd'hui,il faisait beau.

Le jeudi 20 mai,je me suis vu mourir sur la route.

" Benoît parle d'une voix douce et posée.

Le témoignage de ce policier devant la cour d'assises de Paris,mardi 15 mars,était attendu.

Ce quadragénaire aux cheveux bruns est le seul membre des forces de l'ordre à avoir identifié "formellement" l'un des neuf accusés jugés depuis deux semaines pour le braquage avorté de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne),qui s'est soldé par la mort de la policière municipale Aurélie Fouquet.

L'accusé en question s'appelle Rabia Hideur.

Il a été reconnu de profil par Benoît comme étant le passager avant du fourgon blanc qui a refusé ce jour-là d'obtempérer à un contrôle de police avant d'entamer une course folle sur l'autoroute A4.

Benoît et son coéquipier Gaëtan,les premiers à avoir pris en chasse l'utilitaire,ont essuyé des jets d'extincteurs et des tirs d'armes de guerre sur 13 km,lancés à 100km/h.

"C'est pas des guignols,c'est du gros caïd"

"La course-poursuite a dû durer dix minutes mais ça m'a paru deux heures",se souvient Benoît devant les jurés,petit collier de barbe et veste de complet noir.

Gaëtan,qui conduisait la Peugeot 308 sérigraphiée,compare la scène à une séquence du film Matrix.

"Tout est ralenti,tous les mouvements sont extrêmement lents."

Les deux policiers racontent avoir senti le souffle des balles passer de chaque côté de leur tête,alors qu'ils étaient sortis du véhicule pour s'abriter derrière le muret de l'autoroute.

Tous les collègues qui ont poursuivi la camionnette blanche ce jour-là témoignent de leur sentiment d'impuissance face à un commando aux moyens militaires.

Le tireur visant les policiers depuis la porte arrière droite du fourgon est décrit comme un "combattant déterminé vêtu de noir,ganté,cagoulé,équipé d'un gilet d'assaut et d'un gilet pare-balles en dessous".

"Si les gars sont équipés comme ça,c'est qu'ils sont capables de nous massacrer avant qu'on ait eu le temps d'en blesser un",analyse après coup Arnaud,le conducteur de la deuxième voiture de police dépêchée sur les lieux.

Les premiers tirs,"espacés",semblent provenir d'un "fusil d'assaut ou d'une arme de chasse".

Puis ils passent "en mode rafale".

"Je me suis dit 'mince,c'est pas des guignols,c'est du gros caïd'",se remémore encore Arnaud,petit homme trapu et bien campé à la barre.

Ce policier,un ex-militaire,s'entend encore crier dans le poste de radio.

Ils tirent pour tuer !

Ils tirent pour tuer !

Arnaud devant la cour d'assises de Paris


"Ça va faire six ans et j'entends toujours ces tirs"

"On ne maîtrisait rien,on n'est pas préparé pour une équipée comme ça",poursuit Arnaud.

"Notre formation est faite pour des malfaiteurs armés de petits calibres,pas d'armes de guerre."

"Moi j'étais policier,pas militaire,abonde Benoît.

Ces claquements de 'kalach',ça marque.

Ça va faire six ans et je les entends toujours."

Le policier,dont le récit fait fondre en larmes sa compagne assise dans le public,évoque ainsi une "scène de guerre".

Pour s'en relever,il lui a fallu consulter un spécialiste de l'hôpital militaire Begin à Saint-Mandé,habitué à traiter des soldats de retour du front.

Dans un article de Lyon Capitale daté de septembre 2010,le journaliste Jérôme Pierrat,spécialiste du grand bandistime et co-auteur d'un livre avec l'un des accusés,Rédoine Faïd,compare lui aussi le mode opératoire des caïds de cité à une stratégie militaire.

"Ils ne montent plus sur des braquages,ils vont à la guerre !

Les mecs n’en ont rien à foutre !

Ils partent du principe qu’ils seront plus forts que les gens qui vont intervenir.

Un braqueur me disait comme ça : 'Pourquoi tu veux qu’on lève les bras parce qu’il y a un mec en bleu qui crie 'police !'

alors qu’il a un pauvre 9 mm dans la main !

Nous,on a des kalach.

On leur tire dessus,c’est tout'...

Alors qu’avant,il y a avait une sorte de respect entre policiers et grands bandits."

Aujourd’hui,la police représente juste une bande adverse,un ennemi à abattre s’il se met en travers.

Jérôme Pierrat Lyon Capitale


Et le journaliste de poursuivre : "Quand tu leur demandes s’ils sont capables de taper tel ou tel établissement,ils te répondent : 'on s’en fout.

Ils vont nous envoyer quoi ?

Un équipage de la BAC et deux connards en bagnole sérigraphiée ?'


Ils se marrent."

"Ça faisait penser à un attentat"

Dans son livre co-écrit avec Jérôme Pierrat,le braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd confirme cette préparation "militaire" avant une attaque de fourgon,but visé par l'équipée du 20 mai 2010,comme l'a révélé l'enquête.

"C'est un film de guerre.

On va être confrontés à des mecs armés qui portent des gilets pare-balles.

Ils t'attendent avec un fusil à pompe et ils sont protégés par le blindage.

Pour donner l'assaut,il te faut toi aussi des moyens militaires et un conditionnement de putain de guerriers."

Puis,plus loin : "Nous avons pleinement conscience que ce n'est pas un jeu.

Tu risques ta vie et tu vas risquer la vie d'autres personnes."

Avant l'issue tragique de la course-poursuite à Villiers-sur-Marne,deux policiers et plusieurs automobilistes ont été blessés par des balles ou des éclats de balle lors de la fusillade sur l'autoroute.

"Des fusillades comme ça,j'en avais déjà vues,mais pas au milieu de la foule et des bouchons",résume Arnaud.

"Ça tirait sur tout,les civils,les uniformes.

Ça faisait penser à un attentat",compare Benoît,qui dit avoir repensé aux évènements après les attaques du 13 novembre à Paris.

"Leur moteur,c'est pas l'idéologie,c'est l'appât du gain,mais moi j'appelle ça des terroristes",reprend Arnaud toujours "en colère".

A l'avocate générale,qui demande si les policiers sont mieux formés et équipés depuis Villiers-sur-Marne,les témoins répondent par la négative.

Leurs véhicules ne sont pas plus rapides,leurs gilets pare-balles ne sont pas plus efficaces face à des armes de guerre.

A la barre,les policiers n'évoquent pas le fusil d'assaut dont doivent être équipées les brigades anti-criminalité.

Censé parer à la menace terroriste,il est accusé de "tirer de travers" par l'armée allemande.

Aujourd'hui,la plupart des policiers venus témoigner à ce procès ont quitté le terrain.

L'un est dans la logistique,l'autre dans un bureau.

Benoît est resté sur la voie publique mais "n'a plus de motivation".

J'ai laissé une partie de moi-même sur cette autoroute.

Et ça, ça me fout la rage.

Benoît devant la cour d'assises de Paris


Le silence des accusés

Franck,l'un des occupants d'une des voitures de police,n'a pas eu la force de se présenter devant la cour d'assises.

L'expert-psychologue qui l'a examiné égrène devant les jurés les troubles dont il souffre : "stress post-traumatique sévère,troubles du sommeil,lutte contre la dépression,crainte de représailles,hypervigilance,prise de poids..."

Surtout,le policier ressent une "forte culpabilité",comme tous ses collègues.

Tous auraient souhaité éviter la mort d'Aurélie Fouquet.

"J'aurais aimé tout faire pour que vous ayez encore votre fille avec vous aujourd'hui",déclare Benoît en regardant la famille de la policière.

"Par respect pour elle,j'aimerais que les accusés parlent et assument.

La camionnette,elle ne roulait pas toute seule,derrière,il y avait bien quelqu'un qui tirait."

Dans le box,les cinq accusés qui comparaissent détenus ne bronchent pas.

Deux d'entre eux sont renvoyés pour le meurtre de la policière,Baba Douada et Rabia Hideur.

Ce dernier brise le silence lorsque Benoît confirme à la barre l'avoir identifié "de profil" lors d'un tapissage en janvier 2011.

"Je risque 30 ans moi !" s'exclame-t-il.

"C'est mon sentiment.

Mon identification",se justifie le policier.

"C'est votre sentiment,pas la vérité",reprend habilement Romain Vanni,l'avocat de la défense.

Les deux semaines de débat n'ont pas permis,pour l'instant,de préciser le rôle présumé des accusés dans ce braquage avorté et cette fusillade mortelle.

Des questions essentielles restent en suspens.

Qui conduisait le fourgon blanc ?

Qui tirait derrière ?

Les rôles ont-ils été échangés lors du changement de véhicule à Villiers-sur-Marne ?

Qui a tué Aurélie Fouquet ?


En marge de l'audience,la mère de la victime confie espérer encore obtenir des réponses.























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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Jeu 31 Mar - 0:40:39

Procès Aurélie Fouquet : les accusés dédouanent Rédoine Faïd

Jusque-là,ils étaient presque comme des observateurs de leur procès,parfois appelés à se lever pour préciser un point.




Rédoine Faïd,ici dans le documentaire « Caïd des cités »,est soupçonné d’être l’organisateur du braquage raté qui a conduit à la mort de la policière municipale Aurélie Fouquet.

Son procès et celui de ses présumés complices se tient devant les assises de Paris.


Ce mercredi ont débuté les interrogatoires des huit hommes accusés du braquage raté qui s’était transformé en fusillade sur l’autoroute A4 le 20 mai 2010.

La jeune policière Aurélie Fouquet avait été tuée par balles à Villiers.

Cette première journée s’est avérée décevante pour la famille de la victime,les deux premiers accusés n’ayant pas fait de révélations susceptibles de leur en apprendre davantage.

Le braqueur Malek Khider avance d’abord sa peur des représailles devant la cour d’assises.

Musculature moulée dans un col roulé noir,il le répète : « Je ne veux pas qu’il y ait une balle perdue,je veux protéger ma famille. »

Il avait été interpellé le soir de la fusillade alors qu’une fourgonnette contenant des sacs d’armes était garée devant son domicile de Champigny.

Il avait alors raconté les préparatifs du braquage,mais sans donner ses complices.

« Vous ne vous souvenez pas avoir vu Rédoine Faïd ? »,lui demande le président,faisant référence à des images de vidéosurveillance d’une station-service où le médiatique braqueur paie de l’essence la veille des faits.

Malek Khider était là lui aussi,à cet endroit où les caméras avaient capté les deux fourgons impliqués.

« Ça ne me dit rien,répond l’accusé.

Je sais,c’est incroyable. »

En fin d’après-midi,c’est au tour de Jean-Claude Bisel d’être interrogé.

Le doyen est poursuivi pour avoir veillé « Tony »,un braqueur blessé,la nuit suivant la fusillade.

Il avait,face à « la dignité » de la mère d’Aurélie Fouquet,assuré qu’il ferait des révélations.

« Tony »,le surnom donné à Olivier Tracoulat,dont le sang a été retrouvé à Villiers,aurait dit « avoir tiré sur les condés ».

L’accusé détaille alors la suite de la conversation : « Je lui ai demandé s’il connaissait les frères Faïd.

Il me dit : ils n’ont rien à voir.

Rédoine,il fait du cinéma,il fait des livres.

T’es quoi,t’es un keuf (un policier) ? »

Des propos qui laissent la cour dubitative.

« Je prends déjà pas mal de risques en vous disant ça »,s’agace l’accusé.

Le principal intéressé,lui,écoute d’un air désintéressé : « J’ai pas besoin de lui,moi,lance Rédoine Faïd.

J’ai besoin de personne. »
























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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Jeu 31 Mar - 16:37:19

Au procès du meurtre d'Aurélie Fouquet,la loi du silence incarnée par un accusé

Les interrogatoires des accusés ont commencé,mercredi 30 mars,avec celui de Malek Khider.

S'il est le seul à avoir reconnu sa participation à la tentative de braquage qui s'est soldée par la mort de la policière,il refuse de donner des noms.




Malek Khider devant la cour d'assises de Paris le 2 mars 2016.

"Je n'ai rien à cacher,sauf les noms."

Malek Khider se tient debout dans le box des accusés.

Crâne rasé,visage anguleux,il porte un pull noir à col roulé,qu'il réajuste de temps en temps sur son pantalon.

Il est jugé devant la cour d'assises de Paris pour le braquage avorté d'un fourgon blindé.

Prévu le 20 mai 2010,celui-ci a dégénéré en fusillade à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne),au cours de laquelle la policière municipale Aurélie Fouquet a été tuée.

Malek Khider n'est pas renvoyé pour meurtre mais principalement pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime".

Il a un rôle particulier dans ce dossier : c'est lui qui a été arrêté en premier.

C'est lui qui parle,dès sa garde à vue,d'un "projet" et plus tard,de l'attaque d'un fourgon blindé de transport de fonds.

C'est aussi le seul à reconnaître avoir participé au "commando".

"L'argent,l'argent,c'est le point de départ…"

"On m'a contacté deux à trois mois avant les faits.

On cherchait quelqu'un et d’après ce que j’ai compris,j’ai remplacé quelqu'un",explique Malek Khider,mercredi 30 mars.

C'est le premier interrogatoire d'un accusé dans ce procès-fleuve,prévu pour durer jusqu'à mi-avril.

La première fois je n'ai pas dit oui.

C'est par rapport aux problèmes financiers que je rencontrais que j'ai dit oui,je veux participer.

Malek Khider,devant la cour d'assises de Paris


Fiché au grand banditisme,condamné à plusieurs reprises,Malek Khider avait quitté son emploi début 2010.

Il avait une dette importante.

A l'issue du braquage,750 000 euros devaient lui revenir.

"L'argent,l'argent,c'est le point de départ…"

"Si je veux pas donner de nom,c'est pour protéger ma famille"

Malek Khider donne des précisions sur le rôle qu'il devait avoir : immobiliser le fourgon blindé avec une herse et puis "faire barrage" avec une arme.

Mais jamais il ne donne le nom de celui qui l'a contacté pour faire "le coup".

C'est la loi du silence à laquelle se heurte ce procès depuis qu'il a commencé,le 1er mars.

Surtout,ne rien dire,ne pas "balancer" : c'est la loi tacite de ce milieu.

L'accusé aujourd'hui âgé de 48 ans dit craindre des représailles.

"Si je veux pas donner de nom,c’est pour pas qu’on dise 'Malek c’est un mec bien,pas une balance'.

C’est pour protéger ma famille."

Ses mains s'agitent quand il parle.

Il a une voix rauque,cassée.

"Qu'on me tire dessus,rien à foutre,mais je veux pas qu'on touche à ma femme et mes enfants."

"Un voleur n'est pas un assassin"

L'interrogatoire tourne en rond.

Le président de la cour d'assises se heurte à un mur.

Peu prolixe,il renonce à aller plus loin.

"Euh…

Oui…

Bon,bon…",commente-t-il de temps en temps.

C'est finalement un avocat de la partie civile qui reprend la main,en début d'après-midi.

Il rappelle à Malek Khider ses propos pendant l'enquête.

- "Vous avez dit 'Si j'avais été dans la camionnette où se trouvaient les tireurs j'aurais fait en sorte que cela ne se passe pas comme ça'.

- Je monte pas au braquage pour tuer des gens.

C'est pas à 40,50 ans que je me serais amusé à tirer sur des policiers.

Donc j'aurais fait en sorte que ça se passe bien.

Un voleur n'est pas un assassin."

Malek Khider s'agace.

Laurent-Franck Liénard,avocat de la famille d'Aurélie Fouquet,en profite pour reprendre le flambeau.

"Alors si vous aviez été dans cette camionnette avec les tireurs,qu'est-ce qui aurait pu se passer au pire ?

Au pire j'aurais tiré en l'air.

J'suis pas un assassin,j'suis pas Cendrillon,j'suis pas non plus un démon.

Je n'aurais jamais tiré sur qui ce soit."

"Se taire,c'est la bonne solution pour éviter que des innocents se fassent tuer ?"

Laurent-Franck Liénard fait face à un accusé qui a un air narquois.

Mais il ne veut pas lâcher le morceau.

"Est-ce que se taire c'est la bonne solution pour éviter que des innocents se fassent tuer ?

Il faut y réfléchir,faire votre introspection.

Vous avez peur d'une balle perdue pour votre fils,mais demain,si le responsable de la mort d'Aurélie Fouquet tue quelqu'un d'autre,vous aurez votre part de responsabilité…

Je comprends,mais ma famille est dehors,il y a des règlements de compte et ça ne change rien.

Votre famille n'est pas en danger…

Cela n'existe pas,des familles qui se font tuer parce que l'accusé a balancé.

Ça existe en Sicile,pas en France…

Vous êtes sûr que c'est pas votre sécurité que vous défendez ?

Ou votre confort en prison ?


Non."

"Dire des noms,ça va pas ramener Aurélie Fouquet"

Briser la loi du silence n'est pas chose aisée.

Laurent-Franck Liénard continue de s'y atteler.

Il essaie de toucher la corde sensible de Malek Khider.

Il parle du fils d'Aurélie Fouquet,Alexis.

La veille,ce petit garçon de 7 ans a assisté aux débats.

Il avait besoin de voir "les méchants qui ont tué sa maman".

Il était dans le public,pendant que la psychologue qui l'a expertisé parlait de lui à la barre.

"Le petit Alexis,il souffre,vous l'avez vu,il est venu ici.

Vous pouvez arrêter cette souffrance",insiste maître Liénard.

Il sait qu'il s'adresse à un père de famille.

"Pensez à l'image que vous donnez à votre fils."

Celui-ci est très attaché à son père,la femme de Malek Khider l'a répété le matin-même.

"En aucun cas je sais qui a tiré sur Aurélie Fouquet.

Vous verrouillez l'information,mais être un type bien c'est aller au bout,et donc dire 'OK j’ai déconné',et dire la vérité.

On ne sait rien aujourd’hui…

Mais vous avez les clés.

J'ai pas les clés.

Je sais pas qui a tiré sur la policière.

Dire des noms,ça va pas ramener Aurélie Fouquet et ça va engendrer de la violence."

"Vous me piégez un peu,là"

Malek Khider est cadenassé.

Mais la joute n'est pas terminée.

A l'avocate générale,Maryvonne Caillibotte,de le pousser dans ses retranchements.

Elle insiste pour savoir quel était son rôle,pourquoi on l’a appelé pour ce braquage.

Elle revient sur les deux seuls noms que Malek Khider a donnés dans ce dossier.

Ceux de personnes qui n'ont pas participé "à l'affaire" : Rédoine Faïd et Rabia Hideur,son "cousin".

Malek Khider ne s'en souvient plus.

S'embrouille.

L'avocate générale prend les choses dans l'autre sens : "Et alors,qui d'autre n'était pas là ?"

"Oh mais là,vous me la faites à l'envers…",répond Malek Khider.

Quelques rires fusent dans la salle après cette drôle de réplique.

Mais pour la première fois,Malek Khider est un peu déstabilisé.

Les questions de l'avocate générale sont bien plus précises que celles du président de la cour d'assises le matin.

"Vous me piégez un peu,là",confesse-t-il.

"C'est le jeu",rétorque Maryvonne Caillibotte.

A ce "petit jeu",Malek Khider,jugé en état de récidive,encourt une réclusion criminelle à perpétuité.

Jean-Claude Bisel,autre accusé,ne risque que trois ans de prison dans cette affaire.

On lui reproche d'avoir veillé et caché Olivier Tracoulat,un accusé blessé qui n'a jamais été retrouvé.

Jean-Claude Bisel a pris la parole le 24 mars pour désigner cet accusé,sans le nommer,comme le ou un des tireurs.

Il avait promis de s'expliquer pendant son interrogatoire,laissant un mince espoir de voir surgir la vérité dans ce procès où règne l'omerta.

Pourtant,mercredi,il n'a donné aucune information supplémentaire.

Devant la cour,lui aussi joue au roi du silence.

























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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Dim 3 Avr - 3:30:20

"Je suis innocent" : les accusés renvoyés pour le meurtre d'Aurélie Fouquet nient leur implication

La loi du silence règne toujours dans ce procès-fleuve.

Au cours de leurs interrogatoires,Rabia Hideur et Daouda Baba ont affirmé ne pas avoir participé au projet de braquage qui s'est soldé par la mort de la policière.




Rabia Hideur (à gauche) et Daouda Baba,le 31 mars 2016 devant la cour d'assises de Paris

"J'ai vraiment,vraiment rien à voir dans cette histoire.

Je suis innocent.

" Invité par le président de la cour d'assises à se lever pour son interrogatoire,jeudi 31 mars Rabia Hideur affirme ne pas avoir participé à la tentative de braquage d'un fourgon blindé le 20 mai 2010 dans le Val-de-Marne.

Encore moins à la fusillade déclenchée ce jour-là,à Villiers-sur-Marne,entre les malfaiteurs et les forces de l'ordre.

Des échanges de tirs au cours desquels Aurélie Fouquet,policière municipale,a été tuée.

Pourtant,Rabia Hideur comparaît depuis le 1er mars pour le meurtre de la jeune femme de 26 ans.

Il n'est pas seul : deux autres accusés (sur neuf) sont renvoyés pour le même motif.

Daouda Baba est dans le box à sa gauche.

Olivier Tracoulat,le troisième,blessé par un tir,est introuvable et fait office de coupable tout désigné.

"Si mon fils est vivant,je veux que justice soit faite",affirme son père dans une lettre adressée au président de la cour d'assises et lue jeudi après-midi.

"Si comme je le pense il est mort,j'ai le droit de savoir la vérité."

"J'ai touché cette arme chez mon cousin"

Mais les accusés ne sont pas du tout prêts à parler.

Crâne lisse à la peau rose,rasé de près,des yeux comme deux billes noires,Rabia Hideur se lève dans le box des accusés.

Il vend des voitures : c'est comme ça qu'il gagne sa vie.

Il travaille au noir,n'a pas de chéquier,ni de compte en banque.

"Depuis 1987,j'ai toujours vécu dans la clandestinité,ça me dérange pas."

Il a des problèmes de mémoire.

"Mais je ne suis pas fou",précise-t-il.

S'il se retrouve devant cette cour d'assises,c'est parce que son ADN a été identifié sur une Kalachnikov.

Cette arme se trouvait dans le sac de sport saisi par les enquêteurs au moment de l'interpellation de Malek Khider.

Ce dernier,également accusé,n'est autre que le cousin de Rabia Hideur.



Rabia Hideur,le 31 mars 2016 à la cour d'assises de Paris.

Les deux hommes se voient "deux à trois fois par semaine,pour le sport".

Leur passion,c'est la boxe.

"Et de temps en temps on allait manger une glace au McDonald's",commente Rabia Hideur.

Son cousin prend néanmoins soin de préciser : "Rabia n'a rien à voir avec moi,c'est pas son monde."

"J'ai touché cette arme chez mon cousin,deux ou trois jours avant" la fusillade de Villiers-sur-Marne,affirme Rabia Hideur. Une arme qu'il aurait trouvée à son domicile,par hasard.

"Vous êtes en opposition avec ce que dit votre cousin",lui fait remarquer le président de la cour d'assises.

De fait,Malek Khider assure qu'il n'a jamais rapporté d'armes chez lui,sauf le soir du 20 mai 2010.

"Je sais que je dis la vérité"

Jeudi,Malek Khider se lève et maintient sa version.

Et Rabia Hideur la sienne : "Monsieur le président,j'ai pas intérêt à mentir,surtout dans une histoire comme ça.

Je sais que je dis la vérité."

C'est parole contre parole.

Les deux accusés refusent d'en dire davantage.

Ils sont mutiques.

Une fois de plus,la loi du silence pèse sur ce procès.

Chacun s'enferme à double tour dans sa version.

Un autre élément pèse contre Rabia Hideur.

Le matin du 20 mai 2010,la course-poursuite contre une camionnette blanche s'engage parce que Benoît,un policier,voit deux trous dans la carrosserie.

Il pense à des impacts de balles.

Cherche à interroger le conducteur et le passager du véhicule utilitaire... qui démarre en trombe.

Or,Benoît a reconnu Rabia Hideur sur tapissage pendant l'enquête.

"Il se trompe",rétorque l'accusé.

Son ex-femme,invitée à témoigner,assure qu'il est venu travailler ce jour-là dans son salon de coiffure,comme il le faisait régulièrement.

"Mais je ne me rappelle pas s'il était là toute la journée",déclare à la barre cette petite femme élégante.

On n'en saura pas davantage : l'interrogatoire s'arrête là.

"On a voulu me mettre un costume qui n'est pas à ma taille"

L'interrogatoire de Daouda Baba a lieu vendredi matin.

L'accusé,vêtu d'un pull gris clair,se lève.

Lui aussi a le crâne rasé.

Daouda Baba est gaucher et a,justement,un bandage autour du poignet gauche.

Il tient sa main près de son jean.

Il est soupçonné d'avoir été brûlé dans la fusillade de Villiers-sur-Marne,notamment en mettant le feu à la camionnette blanche.

Daouda Baba s'approche du micro.

"Je veux lire une lettre que j'ai écrite."

Le président de la cour d'assises l'invite à poursuivre : "Bon euh…

Bien,bien.

Allez-y."

Depuis un mois je suis devant une cour d'assises.

J'ai du mal à y croire.

Cela ressemble à une pièce de théâtre.

Il y a des rires,des questions pièges et stratégiques,des pleurs.

Mais je suis à bout de nerfs.

On me regarde comme si j'étais un assassin.

Durant cinq ans et demi je n’ai jamais pu m'expliquer.

Daouda Baba devant la cour d'assises de Paris


L'accusé tient la feuille de papier dans sa main droite.

Sa voix est forte et résonne dans la salle.

Je ne suis pas la personne qui a brûlé.

Je ne suis jamais devenu fou pour aller tuer des personnes.

On a voulu me mettre un costume qui n'est pas à ma taille.

Je suis à bout,je ne dors plus.

Daouda Baba devant la cour d'assises de Paris

Et puis il y a cette phrase : "Il y en a qui savent que j'étais pas là."

Simple en apparence,elle ne passe pas inaperçue dans ce procès verrouillé par l'omerta.

"Je ne suis pas un assassin",conclut Daouda Baba.

"N'utilisez plus ma souffrance,je ne le supporte plus !"

"D'accord,bien,bien",réagit le président après cette lecture.

Au-delà des mots,il a besoin de dates.

Car Daouda Baba affirme que ses cicatrices,des tâches brunes sur sa peau noire,sont liées à une voiture qu'il a brûlée en mars ou avril 2010.

"Je comprends,mais des vérifications ont été faites et il s'est avéré qu'à l'adresse que vous aviez indiquée,il n'y a pas eu de voiture brûlée pendant cette période",rétorque le président.

Les brûlures ne justifient pas à elles seules le renvoi de Daouda Baba pour meurtre.

Son profil génétique a aussi été retrouvé sur la queue de détente d'un pistolet mitrailleur,une autre arme retrouvée dans le sac de sport de Malek Khider.

Comment l'accusé explique-t-il cela ?

Il l'a touché après avoir trouvé des armes dans une camionnette lors d'une promenade en VTT avec William Mosheh,un autre accusé.

La veille,celui-ci a raconté la même histoire.

Mais la mise en scène était telle que l'assistance a été secouée de rires.

William Mosheh n'a pas hésité à dire : "Une famille souffre et attend la vérité."

La phrase de trop pour Elisabeth Fouquet,la mère de la policière tuée.

Jeudi matin,elle avait demandé aux accusés de ne plus la citer,de la respecter.

L'après-midi,elle s'est levée pour crier sur William Mosheh : "N'utilisez plus ma souffrance je ne le supporte plus !"

Vendredi matin,elle a décidé de quitter la salle en pleine audience.

"Elle en a assez d'être aussi maltraitée.

Je ne sais pas si elle va revenir",commente son avocat,Laurent-Franck Liénard.

"J'ai tué personne,j'ai tiré sur personne !"

Une goutte a fait déborder le vase : le coup de colère de Daouda Baba.

Alors que l'avocat de Thierry Moreau,policier coéquipier d'Aurélie Fouquet,lui pose une question sur la voiture brûlée,l'accusé s'écrie : "Je ne peux pas parler avec vous."

Il se met à pleurer.

"J'suis pas une pourriture."

Il s'emporte et parle très vite.

"J'ai tué personne,j'ai tiré sur personne !"

Une suspension d'audience ne parvient pas vraiment à le calmer.

"Monsieur Moreau,je ne vous dois rien,regardez-moi dans les yeux.

Moi non plus je ne vous dois rien.

Y a pas de mytho ici,jouez pas avec ma vie.

Vous voulez me tuer,vous voulez gâcher ma vie."

Laurent-Franck Liénard tente sa chance.

En vain.

"J'attends la vérité,je ne fais que ça,attendre la vérité.

Je sais très bien qu’il y a des gens dans cette salle qui savent que je n’y étais pas.

-Vous savez,mais vous n'avez rien à me dire…"

Avec sa voix douce,l'avocate générale parvient tant bien que mal à calmer l'accusé.

Elle insiste pour poursuivre et finir l'interrogatoire.

"Daouda Baba sait qui était sur l'événement.

Il l'a laissé passé dans sa lettre.

Mais c'est toujours la loi du silence,par peur ou stratégie.

Les alibis fantaisistes des accusés montrent qu'ils se pensent supérieurs à ceux qui les écoutent."

Et qui devront encore les écouter pendant une dizaine de jours.

Le verdict est attendu le 13 avril.





















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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Lun 11 Avr - 22:36:26

Procès du meurtre d'Aurélie Fouquet : 22 ans de prison requis contre le braqueur Redoine Faïd

L'avocate générale a requis lundi une peine de 22 années de prison assortie d'une période de sûreté des deux tiers contre le braqueur médiatique Redoine Faïd,selon elle au "centre" de l'organisation du braquage avorté ayant coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet.


L'avocate générale a requis lundi une peine de 22 années de prison assortie d'une période de sûreté des deux tiers contre le braqueur médiatique Redoine Faïd,selon elle au "centre" de l'organisation du braquage avorté ayant coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet.

Contre trois autres personnes,accusées directement du meurtre le 20 mai 2010 de la jeune femme à Villiers-sur-Marne dans le Val-de-Marne,elle a demandé une peine de trente ans de réclusion.

Contre Malek Khider,arrêté le jour du drame,qui faisait partie d'une deuxième équipe de braqueurs,et qui était également jugé pour une autre attaque ratée de fourgon blindé,elle a requis 25 années de prison,jugeant que "le temps de la liberté n'était pas venu" pour ce multirécidiviste.

L'avocate générale a tiré la même conclusion pour Redoine Faïd,appelant à le renvoyer pour longtemps derrière les barreaux afin de prévenir une nouvelle récidive du "caïd des cités" autoproclamé.

Il en est à son troisième procès d'assises,et en attend encore un quatrième,pour une spectaculaire évasion en 2013.

"C'est une étoile,avec au centre Redoine Faïd"

Acide,Maryvonne Caillibotte a fustigé "l'inélégance" du prolixe braqueur,qui selon elle "n'assume rien",et moqué une carrière criminelle avec "beaucoup de déchets",de braquages ratés.

Elle a requis des peines de huit années de prison contre Olivier Garnier et William Mosheh,qui ont joué un rôle logistique pour préparer l'attaque ratée de fourgon blindé du 20 mai 2010 et de trois ans pour Jean-Claude Bisel,qui avait veillé Olivier Tracoulat,gravement blessé,le soir même.

L'avocate générale a toutefois demandé l'acquittement pour le neuvième accusé,Georges Mosheh.

Maryvonne Caillibotte a livré pendant cinq heures un réquisitoire très méthodique,mettant en regard du faible nombre de preuves matérielles une accumulation d'indices tirés de la téléphonie de la vidéosurveillance,de l'ADN et des liens personnels entre les accusés.

Appelant les jurés à écrire tous les noms sur une feuille,elle a dit : "Vous verrez que c'est une étoile.

Et qu'au centre il y a Redoine Faïd."

Revenant aussi sur la loi du silence qui a régné sans faiblir au long de six semaines de procès avec des accusés livrant selon elle des "fables" pour tout alibi,elle a lancé: "J'ai essayé de tout lister pour vous permettre de dépasser les silences."

Elle a opposé la "jolie vie" d'Aurélie Fouquet,brutalement interrompue,et la détermination sans faille de braqueurs décidés à "tuer pour fuir",mitraillant d'abord des policiers qui les suivaient sur l'autoroute,et ensuite le véhicule où circulait la jeune femme de 26 ans.

























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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Jeu 14 Avr - 20:55:11

Fouquet: L'un des deux hommes déclarés coupables de meurtre fait appel

Daouda Baba a été condamné à 20 ans de prison pour le meurtre en 2010 de la policière municipale Aurélie Fouquet...




La mère d'Aurélie Fouquet durant le procès des meurtriers de sa fille,le 1er mars 2016.

Daouda Baba,condamné dans la nuit de mercredi à jeudi à 20 ans de prison pour le meurtre en 2010 de la policière municipale Aurélie Fouquet,a fait appel,a indiqué jeudi son avocat.

« On a beaucoup parlé de la loi du silence »

« On a beaucoup parlé de la loi du silence du côté de l’accusation mais le seul silence auquel on a eu droit,c’est sur les preuves rapportées par l’accusation et c’est la raison pour laquelle on fait appel »,a déclaré à l’AFP Me Amar Bouaou.

Le braqueur récidiviste Redoine Faïd, condamné lui à 18 ans de prison pour association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée,devrait l’imiter une fois terminée l’audience civile jeudi,a fait savoir son avocat Me Christian Saint-Palais.

La cour d’assises de Paris a condamné dans la nuit de mercredi à jeudi huit hommes à des peines allant de un à trente ans de prison pour avoir participé,de près ou de loin,à une attaque ratée de fourgon blindé le 20 mai 2010.

Ce braquage avorté avait déclenché une course-poursuite entre des policiers et un groupe de malfaiteurs armés jusqu’aux dents.

La poursuite s’était conclue à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) par la mort d’Aurélie Fouquet dans sa voiture de patrouille criblée de balles.

L’un des enjeux du procès,marqué par l’absence de preuves accablantes et par le refus obstiné des accusés de livrer des noms,était de déterminer qui faisait partie du commando meurtrier.

L’avocate générale avait désigné trois hommes : Daouda Baba,Olivier Tracoulat et Rabia Hideur.

Indignation

La cour d’assises a toutefois acquitté le dernier pour ce qui concerne le meurtre,convaincue par une défense énergique qui a attaqué le principal élément à charge,une identification par un policier.

Rabia Hideur a toutefois écopé de dix ans pour sa participation à l’entreprise criminelle.

Pendant la lecture du verdict Daouda Baba,contre lequel 30 ans avaient été requis,avait bruyamment manifesté son indignation face à cette différence de traitement.

Contre lui,les enquêteurs avaient retenu des témoignages faisant état de brûlures sur son visage.

Or l’un des braqueurs impliqués dans la fusillade le 20 mai avait été attaqué par les flammes alors qu’il incendiait le fourgon du commando.

Olivier Tracoulat n’a,lui,pas pu se défendre.

Gravement blessé à Villiers-sur-Marne,sans doute mort,il est le seul à avoir signé de manière indiscutable sa présence sur les lieux du drame,avec son sang.























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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Ven 15 Avr - 0:19:57

Au procès du meurtre d’Aurélie Fouquet,la loi du silence des accusés s'est heurtée à l'intime conviction des jurés

De lourdes peines,entre un et 30 ans de prison,ont été prononcées contre les accusés.




Redoine Faïd comparaît devant la cour d'assises de Paris,le 1er mars 2016

"L’issue d’un procès,on ne la connaît jamais."

Cette phrase,prononcée par une experte-psychologue au cours du procès du meurtre de la policière Aurélie Fouquet,a pris tout son sens lors de l’énoncé du verdict dans la nuit du mercredi 13 avril.

Alors que la cour d’assises de Paris avait renvoyé pendant sept semaines l’image d’un "hamster en train de pédaler dans sa roue",selon les mots même de l’avocate générale,la décision des jurés prouve que les débats leur ont permis d’acquérir l’intime conviction de la culpabilité de la quasi-totalité des neuf accusés.

Trois d’entre eux étaient renvoyés pour le meurtre de cette policière municipale tuée lors d’une fusillade après un braquage avorté le 20 mai 2010,à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne).

Deux ont été reconnus coupables de ce chef d’accusation.

Jugé par défaut,Olivier Tracoulat,grand absent de ce procès et probablement mort car touché par une balle à la tête lors des faits,a écopé de 30 ans de prison,Daouda Baba de 20 ans.

Le médiatique caïd Redoine Faïd,reconnu coupable d'association de malfaiteurs et de délits connexes,a été condamné à 18 ans de prison.

"Le code d'honneur,c’est joli,ça fait grand bandit"

La justice a ainsi désigné deux meurtriers.

Les jurés ont endossé cette lourde tâche,car ni l'enquête,pauvre en preuves matérielles irréfutables,ni le procès,marqué par la loi du silence,n'ont permis de distribuer exactement les rôles et de comprendre le scénario qui s'est véritablement joué le jour des faits.

L'avocate générale,Maryvonne Caillibotte,avait appelé les jurés à dépasser "les silences volontaires" des accusés,moquant l'omerta à l’œuvre dans le box : "Le code d'honneur,c’est joli,ça fait grand bandit."

Tout au long des débats,les accusés ont alterné entre loi du silence,dénégations et explications rocambolesques.

Une stratégie qui s’est retournée contre eux.



L'avocate générale Maryvonne Caillibotte lors de son réquisitoire dans le procès du meurtre de la policière Aurélie Fouquet,devant la cour d'assises de Paris le 11 avril 2016.

Ainsi en est-il de Daouda Baba,qui écope de la peine la plus lourde après Olivier Tracoulat.

Comme pour les autres accusés,les 46 tomes de procédure ne font apparaître qu’un faisceau de présomptions contre lui : une trace ADN retrouvée sur une arme qui devait servir au braquage du fourgon blindé,l’identification d’une personne de couleur parmi les membres du commando par un témoin,des liens avec les protagonistes du dossier,et surtout des brûlures à l’avant-bras gauche,pouvant correspondre à des cicatrices laissées par la mise à feu du fourgon le jour de la fusillade.

Camion garni et voiture brûlée

Avec William Mosheh,condamné,lui,à dix ans de prison pour avoir joué un rôle de logisticien Daouda Baba a livré une version peu crédible à la cour.

Les deux hommes justifient ainsi la présence de leur ADN par la rencontre fortuite avec une camionnette remplie d'armes,d'argent et de drogue lors d'une balade à VTT.

"Ce n'est plus un panier garni,c'est un camion garni !" plaisante,acerbe,Maryvonne Caillibotte.

Quant à ses brûlures,il explique qu’elles datent du jour où il a incendié un véhicule volé en plein centre-ville de Creil,en journée,vers avril 2010.

"Admettons que ce soit vrai,on va faire comme dans le sketch,aucun signalement de voiture brûlée n’a été fait à ces dates-là",rappelle l’avocate générale.

Jusqu’où peut-on aller comme ça ?

Je ne parle même pas d’irrespect de la cour,je parle d’inconscience absolue !

Maryvonne Caillibotte,avocate générale devant la cour d'assises de Paris


L’attitude de Daouda Baba lors de son interrogatoire a achevé,semble-t-il,de le desservir.

"Monsieur Moreau,je ne vous dois rien,regardez-moi dans les yeux",a-t-il lancé,très nerveux,au collègue d’Aurélie Fouquet assis sur les bancs des parties civiles.

"Y a pas de mytho ici,jouez pas avec ma vie.

Vous voulez me tuer,vous voulez gâcher ma vie",s’est-il encore écrié,provoquant une suspension d’audience.



Rabia Hideur (à gauche) et Daouda Baba,le 31 mars 2016 devant la cour d'assises de Paris.

"Des fables"


L’insolence de Redoine Faïd face aux questions des avocats des parties civiles n’a pas non plus bénéficié à l’accusé.

"On a vu son vrai visage,pas celui de l’ex-braqueur qui parlait sur les plateaux de télé",glisse Elisabeth Fouquet,la mère de la victime,en marge de l’audience.

Ce fan de cinéma,coauteur d’un livre avec le journaliste Jérôme Pierrat sur sa vie de caïd des cités,doit sa présence dans ce dossier à des images de vidéosurveillance tournées la veille de la fusillade.

Il est identifié dans une voiture,à la tête de ce qui apparaît comme un convoi,composé des deux utilitaires blancs utilisés le 20 mai.

"Le petit train roule ensemble pendant une douzaine de kilomètres,avec le même agencement !" souligne l’avocate générale,balayant d’un revers de main la "fable" débitée par Redoine Faïd pour justifier sa présence dans cette voiture ce jour-là.

Une histoire de "jeune" mandaté par Olivier Tracoulat pour venir le chercher en voiture mais pris soudain d’une "gastro",contraignant Redoine Faïd à prendre le volant



Redoine Faïd devant les assises de Paris,le 1er mars 2016

Des versions plus rocambolesques les unes que les autres,et qui ont parfois secoué de rires l'assistance.

Ces alibis fantaisistes montrent qu’ils prennent les gens pour des idiots,qu’ils se pensent supérieurs à ceux qui les écoutent.

Laurent-Franck Liénard,avocat de la famille Fouquet à francetv info


Face à ces "fables",l'avocate générale en a appelé au "bon sens" des jurés.

Mais "le bon sens,ça me suffit pas",s'est insurgé lors de sa plaidoirie Christian Saint-Palais l'avocat de Redoine Faïd.

En vain,puisque son client a été reconnu coupable.

Si les jurés n’ont pas suivi les réquisitions de l’avocate générale,qui réclamait 22 ans de prison ils semblent avoir été convaincus par la thèse selon laquelle Redoine Faïd a joué le rôle du cerveau dans ce projet de braquage avorté.

Ils ont été plus cléments avec Malek Khider,le seul à avoir reconnu sa participation au projet.

"Malek Khider,c’est en quelque sorte le bon élève de cette audience,même s’il a fixé lui-même une borne entre ce qu’il voulait bien dire et ne pas dire",a analysé Maryvonne Caillibotte.

"Je n'ai rien à cacher,sauf les noms",avait lâché Malek Khider au début de son interrogatoire refusant de parler,par peur des représailles.

Qu'on me tire dessus,rien à foutre,mais je veux pas qu'on touche à ma femme et mes enfants.

Malek Khider devant la cour d'assises de Paris


Alors qu’il risquait la perpétuité et que l’avocate générale avait requis 25 ans de prison à son encontre,Malek Khider a été condamné à 15 ans de réclusion et acquitté pour un autre braquage raté commis à Gentilly (Val-de-Marne) en décembre 2009,joint à cette affaire.

L'élan de sincérité de Bisel

Quant à Rabia Hideur,il a été acquitté du meurtre d’Aurélie Fouquet,et n’a écopé que de dix ans de prison pour avoir pris part au projet de braquage de Villiers,bien moins que la peine de perpétuité encourue et les réquisitions (30 ans).

La présence de son ADN sur une kalachnikov retrouvée dans le sac de sport de Malek Khider et sa reconnaissance "de profil" par un policier comme étant le passager du fourgon blanc n’ont pas convaincu les jurés de sa présence au sein du commando meurtrier.

Peut-être parce que Rabia Hideur ne s’est pas enferré dans des justifications alambiquées,se contentant de nier son implication.

L’élan de sincérité de Jean-Claude Bisel semble lui aussi avoir payé.

C’était un jeudi,à la fin du mois de mars.

Un jour de ciel gris et froid.

Dans un grand silence,Elisabeth Fouquet s’avance à la barre.

C’est son moment.

Enfin.

Elle peut se souvenir de sa fille,raconter qui elle était,puis la douleur de l’avoir perdue.

Sa souffrance est mise à nu.

Dans le box,Jean-Claude Bisel se lève.

Il essuie une larme au coin de son œil avec un mouchoir en papier plié.

L’émotion est sincère,le moment rare.

Je pense que j'étais en présence du tireur ou d'un des tireurs.

Je tenais à le dire.

Jean-Claude Bisel devant la cour d'assises de Paris


Ces mots créent la surprise.

C’est la première fois qu’un accusé en accable un autre.

Car,derrière cette phrase,Jean-Claude Bisel désigne Olivier Tracoulat,ou "Tony",son surnom.

Il risquait trois ans de prison pour avoir veillé et caché le blessé,il a été condamné à un an de prison pour recel de malfaiteur.

Un moment de vérité raté

Pour autant,la vérité que réclamait la famille Fouquet n’a pas éclaté.

Jean-Claude Bisel n’en a pas dit plus.

Face au silence des accusés,le président de la cour d'assises,Philippe Roux,a souvent renoncé à aller plus loin,ponctuant invariablement les échanges par un "bien,bien…".

"On est passés à côté du moment de vérité",a regretté Laurent-Franck Liénard.

Après six ans d’enquête et sept semaines de procès,des zones d’ombre et des questions subsistent.

Notamment sur le rôle joué par un dixième homme,l’autre grand absent de ce procès.

Il s’agit de Fisal Faïd,qui a fui dès le lendemain des faits en Algérie,où il devrait être jugé.

Il a laissé une trace ADN compromettante,sur le cadre explosif retrouvé sur les lieux de la fusillade.

Le frère de Redoine Faïd,au passé judiciaire chargé,a aussi été reconnu par un témoin.

Fisal Faïd transpire tellement dans ce dossier.

Maryvonne Caillibotte,avocate générale devant la cour d'assises de Paris


Elisabeth Fouquet "reste frustrée de ne pas avoir le nom de l'assassin de sa fille,ni de réponses concernant Fisal Faïd".

Souhaitant être associée au futur procès en Algérie de cet homme,actuellement détenu dans ce pays,elle se dit prête à poursuivre le combat judiciaire.

Si ces longues semaines passées au palais ne lui auront apporté qu’une vérité judiciaire partielle elles lui ont permis de se rapprocher de son autre fille,Sandra.

La douleur les avait éloignées,le procès les a réunies.

Elles sont prêtes,désormais,à affronter la suite,en Algérie et en France.

Redoine Faïd et Daouda Baba ont annoncé,dès jeudi,leur intention de faire appel.
























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MessageSujet: Re: Paris: Le procès de Redoine Faïd et huit autres personnes s’ouvre ce mardi le meurtre d'Aurélie Fouquet   Mar 12 Juil - 17:18:38

Meurtre de la policière Aurélie Fouquet : le frère de Rédoine Faïd a été condamné à 20 ans de prison en Algérie

Il avait fui dans son pays d'origine le 21 mai 2010,au lendemain de la fusillade mortelle de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne).


Son procès a duré deux jours.

Fisal Faïd,le frère du braqueur multirécidiviste Redoine Faïd,a été condamné en Algérie à vingt ans de réclusion criminelle pour le meurtre de la policière municipale Aurélie Fouquet,lundi 11 juillet,indique à francetv info Laurent-Franck Liénard,l'avocat de la mère de la victime,Elisabeth Fouquet.

Le parquet avait requis la perpétuité.

Fisal Faïd avait fui dans son pays d'origine le 21 mai 2010,au lendemain de la fusillade mortelle de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne).

Après avoir été acquitté en première instance dans l'affaire Fouquet,cet homme de 46 ans a comparu en appel devant la cour de M'sila.

Il avait été interpellé en mars pour trafic de stupéfiants en Algérie et écopé de dix ans de prison dans ce dossier.

"C'est bien lui a qui tiré sur la dame"

Un témoin,présent au procès devant la cour d'assises de Paris en avril,l'avait reconnu sur photo pendant l'enquête comme étant le tireur de Villiers-sur-Marne.

Lors du procès en Algérie,il a confirmé sa déclaration en voyant l'accusé par visioconférence depuis Nanterre (Hauts-de-Seine) : "C'est bien lui a qui tiré sur la dame",a-t-il indiqué,selon Laurent-Franck Liénard.

Les sept semaines de débats en France n'avaient pas permis d'identifier l'auteur des tirs mortels sur Aurélie Fouquet,ce 20 mai 2010. Olivier Tracoulat,l'autre grand absent du procès car probablement mort avait écopé de 30 ans de réclusion,Daouda Baba de 20 ans de prison.

Rabia Hideur,également renvoyé pour le meurtre de la policière,avait été acquitté de ce chef d'accusation et condamné à 10 ans de réclusion.

Redoine Faïd condamné à 18 ans en première instance

Quant à Redoine Faïd,soupçonné d'être le cerveau de cette tentative de braquage au fourgon blindé qui a mal tourné,il avait été reconnu coupable d'association de malfaiteurs et de délits connexes et condamné à 18 ans de prison.

Le parquet et six des neuf accusés ont fait appel.

"Fisal Faïd a refusé de répondre aux questions sur le fond.

Mais Elisabeth Fouquet a eu la certitude d'avoir en face d'elle le meurtrier de sa fille",indique son avocat.

Selon Laurent-Franck Liénard,"cette condamnation est un message à ceux qui pensent pouvoir se soustraire à la justice française en fuyant en Algérie",où les peines prononcées peuvent être plus lourdes.





















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