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 Ils nous ont quittés en 2014

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jacotte
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MessageSujet: Ils nous ont quittés en 2014   Mar 23 Déc - 1:32:48

Robin WilliamsSon sourire et son talent comique n’enchanteront plus le public.
Lorsqu’au matin du 11 août, on apprend le décès de Robin Williams, la planète cinéma est en émoi.
Comment cet acteur aussi drôle que romantique a-t-il pu se suicider ?
Retrouvé pendu à une ceinture dans sa maison californienne, à seulement 63 ans, le joyeux drille que tout le monde pensait connaître s’est avéré plus proche du clown triste.
Dépressif chronique, il avait très mal digéré l’annulation après sa première diffusion de The Crazy Ones, une série dont il tenait le rôle principal et qui était censée le ramener vers le succès.
On retiendra de lui ses rôles de composition mémorables.
Le fameux speaker braillant « Good morning Vietnam » dans le film du même nom.
L’éternel gamin capable de retomber en enfance pour jouer dans Hook (sur l’histoire de Peter Pan) ou Jumanji.
La nounou mythique et déjantée de Madame Doubtfire. Robin Williams aimait également les rôles de mentor, et c’est d’ailleurs dans cette catégorie qu’il a obtenu le plus de succès, qu’il s’agisse du Cercle des poètes disparus ou de Will Hunting, qui lui a valu l’Oscar du meilleur second rôle.
Il avait également prêté sa voix au génie d’Aladdin.


Quentin Elias Le 25 février 2014, Quentin Elias, leader du célèbre boys band des années 90 Alliage, est retrouvé mort chez lui à New York à seulement 39 ans.
Le chanteur, danseur et mannequin français est décédé d’une crise cardiaque brutale, alors qu’il s’apprêtait à commencer une nouvelle tournée en solo.
Né dans le Sud de la France de parents algériens, il grandit à Marseille avant de tout plaquer à 18 ans pour chercher du travail à Paris.
En 1996, alors que le phénomène des boys band prend de l’ampleur en France, il passe un casting pour faire partie d’Alliage, produit par Gérard Louvin. C’est un succès, et il devient très vite la tête d’affiche du groupe.
Belle gueule, jolie voix, à l’aise sur scène, Quentin vit sous le feu des projecteurs durant plusieurs années.
Malgré des singles à succès comme Baïla, Lucy ou Le temps qui court, le groupe se sépare dans les années 2000.
C’est à cette époque que Quentin tente de relancer sa carrière Outre-Atlantique.
Dans le même temps, il change complètement de physique et mène une carrière de mannequin grâce à sa nouvelle plastique, sans jamais s’éloigner vraiment du milieu de la chanson.
Il provoque également une polémique en tournant des scènes pornographiques gays en solo.
Depuis quelques années, Quentin Elias faisait de rares apparitions à la télé. A la recherche d’une gloire passée…



Yves Marchesseau, alias La Boule dans Fort BoyardC’est avec une grande tristesse que tous les amoureux de Fort Boyard ont appris le décès de La Boule, personnage emblématique de l’émission télévisée estivale. Atteint d’un cancer de l’œsophage depuis un an, il avait avoué sa « peur de mourir » dans un entretien à France Dimanche plusieurs mois auparavant.
La maladie aura finalement eu raison de cette « gueule » de la télévision française.
Chaque été, devant des millions de gamins émerveillés, il sonne le gong qui donne le départ du jeu et conduit les candidats dans les geôles du Fort. Personnage bourru et taciturne, son aspect terrifiant est renforcé par le fait qu’il ne dit pas un mot durant toute l’émission.
En 2013, il regrette dans une interview que l’émission soit devenue « l’usine », et critique l’ancien animateur Jean-Pierre Castaldi.
En janvier 2014, il est condamné à 6 mois d'emprisonnement assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans, pour harcèlement téléphonique d'une de ses amies.
Malgré ces quelques affaires, La Boule restera toujours une grande figure du Fort en compagnie de Passe-Partout et du père Fouras.


Alain ResnaisAlain Resnais n’a jamais rien fait comme les autres.
Réalisateur de génie au temps de la Nouvelle Vague, il se démarque pourtant de cinéastes tels que Godard ou Truffaut par une volonté permanente de ne pas se mettre en avant, s’opposant à la fameuse Politique des Auteurs.
Chantre de ce que les critiques ont nommé le Nouveau cinéma, en écho au Nouveau roman, Resnais aimait partir d’une idée, d’une phrase, pour ensuite laisser à d’autres le soin d’écrire le scénario pour se concentrer sur la mise en scène.
Il débute comme monteur, avant de se tourner vers le documentaire, genre dans lequel il excelle durant plusieurs années.
Il décide ensuite de se lancer dans la fiction, et commande des scénarios à des écrivains reconnus : Hiroshima mon amour (1958) à Marguerite Duras, L’année dernière à Marienbad (1961) à Alain Robbe-Grillet.
Tout au long de sa carrière, Alain Resnais n’aura de cesse de surprendre son public. Capable d’adapter les thèses du biologiste Henri Labori (Mon oncle d’Amérique) comme de reprendre à son compte une série de pièces anglaises (Smoking / No smoking, qui a raflé 5 Césars), il fait figure d’ovni dans le paysage cinématographique français.
En couple avec sa muse Sabine Azéma depuis 30 ans, il s’est éteint d’une crise cardiaque le 1er mars 2014 à l’âge de 91 ans.


Ariel SharonGénéral et homme d’Etat israélien, Ariel Sharon est décédé après huit ans de coma suite à une attaque cérébrale. Premier ministre de 2001 à 2006, il a toujours été loué pour sa stature de grand chef d’Etat et son pragmatisme, bien que ses détracteurs lui aient reproché sa trop grande tendance à la guerre.
Il s'est illustré militairement au cours des guerres israélo-arabes de 1948-49, de Suez et des Six Jours.
Après sa retraite militaire, Ariel Sharon débute une carrière politique en cofondant, en 1971, le Likoud, parti sioniste de droite.
Il occupe ensuite plusieurs postes ministériels.
La commission Kahan, établie par le gouvernement israélien, considère qu'il est, en tant que ministre de la Défense durant l'intervention militaire israélienne au Liban en 1982, un acteur indirect des massacres de civils palestiniens.
Devenu Premier ministre après le déclenchement de la seconde Intifada, c’est lui qui met en œuvre le retrait israélien de la bande de Gaza après la mort de nombreux civils en 2005.
Il crée un nouveau parti centriste l’année suivante, et est pressenti pour un troisième mandat de chef du gouvernement, mais ne peut finalement pas poursuivre son action à cause de son attaque cérébrale.
Un deuil national est décrété après sa mort en janvier dernier


Benoît DuquesneC’est une crise cardiaque qui a emporté le 4 juillet 2014 le célèbre présentateur de Complément d’enquête, journaliste emblématique de France Télévision et du paysage médiatique français.
Benoît Duquesne est né dans le Nord de la France.
Titulaire d’une licence de droit et diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, il entre à Europe 1 au service des informations générales en 1983.
Reporter à TF1 de 1988 à 1994, Benoît Duquesne couvre plusieurs grands événements de la fin du siècle, notamment la Guerre du Golfe.
Mais pour des millions de téléspectateurs, Benoît Duquesne reste célèbre pour avoir suivi en moto Jacques Chirac dans les rues de Paris le soir de son élection à la présidence de la République en 1995, une scène qui lui vaudra durant plusieurs années le surnom de « l’homme à moto ».
Pendant dix ans, il est rédacteur-en-chef de France 2.
Il animait depuis 2001 son propre magazine d'investigation, Complément d'enquête, et était revenu à Europe 1 au poste de directeur de la rédaction.
Avec la mort de Benoît Duquesne, c’est une grande figure du journalisme français qui s’est éteinte.




Mike Nichols

Après plusieurs années de mise en scène au théâtre, ce fils d’immigrés russo-allemands ayant fui le régime d’Hitler passe derrière la caméra en 1966 avec l’adaptation d’une pièce, Qui a peur de Virginia Woolf ?
Le film, devenu un classique, réunit le célèbre couple Richard Burton et Elizabeth Taylor, cette dernière raflant au passage l’Oscar de la meilleure actrice. Dans la foulée, il continue de dépoussiérer Hollywood avec son style novateur et inimitable, bien loin du politiquement correct, grâce à son film-phare: Le Lauréat.
Ce chef d’œuvre raconte les amours d’un jeune homme hésitant entre une femme plus âgée que lui et sa fille. Il propulse surtout Dustin Hoffman au rang de star.
Ce cinéaste atypique a connu une carrière mouvementée et caractérisée par plusieurs périodes creuses autant que par les nombreuses polémiques qu’il a soulevées à travers ses films.
Dernier exemple en date, le film Primary Colours sorti en 1998 racontait les frasques sexuelles d’un candidat démocrate à la Maison Blanche, allusion à peine masquée au futur président Bill Clinton.
Malgré ces quelques heurts, Mike Nichols restera à jamais l’un des artistes les plus influents de sa génération.
Comédien, metteur en scène, producteur, il est l'un des rares à avoir remporté à la fois un Oscar, un Emmy, un Grammy et un Tony Award.


Léon MercadetLes téléspectateurs inconditionnels de Canal+ le connaissaient forcément. Chroniqueur de La Matinale sur la chaîne cryptée, Léon Mercadet est décédé le 22 juin 2014 à l’âge de 64 ans d’une « sale maladie » a annoncé Bruce Toussaint, sans préciser laquelle.  
Grand reporter pour le magazine Actuel de 1972 à 1994, dont il a été l’une des figures marquantes, il avait démarré à Rouge, le journal de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), et à Nova Magazine.
Depuis 2004, ce fin pédagogue a coanimé l’émission scientifique d’I-Télé I comme Icare avec Raphaël Hitier et collaboré comme chroniqueur à La Matinale de Canal+, aux côtés de Marie Colmant et Maïtena Biraben, puis Bruce Toussaint.
De son vrai nom Yves Gloux, il avait adopté son pseudo lorsqu’il écrivait pour le journal de la LCR, en référence au prénom de Trotsky et au nom de son assassin Ramon Mercader.
Il a notamment publié La Brigade d’Alsace Lorraine sur le groupe de résistants commandé par André Malraux, et traduit plusieurs ouvrages des célèbres écrivains américains Charles Bukowski et Dan Fante.
La grande famille Canal n’a pas manqué de saluer la mémoire de ce journaliste original et à la culture sans limites.





Andrea De Cesaris

Andrea De Cesaris aura vécu sa vie à 100 à l’heure. L’ancien pilote de Formule 1 est mort d’un accident de moto sur le périphérique romain, le 5 octobre 2014, à l’âge de 55 ans.
Jeune pilote virtuose, l’Italien né en 1959 à Rome, la ville où il a toujours vécu, s’est révélé très tôt en remportant le championnat du monde junior de karting à 17 ans. Il fait ses grands débuts en F1 à seulement 21 ans, en cours de saison, mais expose très vite ses limites. Capable du meilleur, Andrea devient également célèbre pour sa tendance à endommager sa Formule 1.
Engagé par McLaren pour prendre la place d’Alain Prost, il ne parvient pas à confirmer et réussit même « l’exploit » de détruire 18 châssis rien que sur la saison 1981.
Ses performances ne seront souvent que des feux de paille : malgré une rapidité exceptionnelle sur quelques tours, il réussit très rarement à confirmer sur la durée, ce qui explique son palmarès bien maigre : seulement 59 points marqués en 14 saisons, et deux deuxièmes places pour meilleurs résultats.
Malgré tout, Andrea est toujours resté très apprécié dans les paddocks grâce à sa bonne humeur, et de nombreuses personnalités du monde automobile lui ont rendu hommage après son terrible accident.



Bob Hoskins

Bob Hoskins s’est illustré tout au long de sa carrière par la diversité des rôles qu’il a incarnés.
Décédé à l’âge de 71 ans d’une pneumonie, il laisse derrière lui une filmographie aussi dense qu’originale.
Après avoir débuté dans des séries à la télévision britannique dans les années 1970, il accède à la notoriété en 1980 en interprétant un gangster dans Du Sang sur la Tamise, qui lui donne une image de « dur » auprès du grand public. Bob Hoskins incarne ensuite plusieurs seconds rôles, avant de définitivement s’imposer comme un acteur de premier plan en 1987 dans Mona Lisa, de Neil Jordan, rôle qui lui permet d’être nommé pour l’Oscar du meilleur acteur.
Ce Britannique fort en gueule a crevé l’écran par son talent unique pour passer du tout au tout. Impressionnant interprète de J. Edgar Hoover dans Nixon, d’Oliver Stone, glaçant de froideur en Nikita Kroutchev dans Stalingrad, il a aussi fait rire des millions de spectateurs en jouant un détective bourru et désenchanté dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
C’est avec ce rôle qu’il restera dans les mémoires, mais Bob Hoskins était bien plus que cela.
« Il était l'un des meilleurs et des plus gentils acteurs avec lesquels j'ai travaillés », a confié avec tristesse Michael Caine.

Bobby Womack

Né à Cleveland en 1944, Bobby Womack grandit dans une famille modeste et très croyante.
Compositeur de génie, il joue de la guitare pour Aretha Franklin et signe des chansons pour Wilson Pickett, avant de retrouver la lumière dans les années 1970, notamment à travers la BO d’Across 110th Street, véritable carton dont le titre principal sera même repris dans la première scène de Jackie Brown de Tarantino.
À partir de ce moment, et jusqu’à la fin de sa vie, Bobby Womack enchaînera les albums brillants et à succès et les périodes creuses, principalement à cause de son penchant pour la drogue et la dépression.
En 2009, il signe un dernier retour fracassant grâce à l’aide de Damon Albarn, ex-chanteur de Blur et Gorillaz, quelques années après avoir arrêté la musique « pour de bon ». Bobby Womack est de la trempe de ces éternelles légendes de la musique, et son génie lui aura permis de s’imposer comme l’un des principaux soulman de sa génération.



Christophe de MargerieChristophe de Margerie a fait toute sa carrière au sein du groupe Total. Issu d’une famille aisée, petit fils de Pierre Taittinger, il est diplômé de l’ESCP Europe.
Il entre ensuite comme stagiaire à la Compagnie française des pétroles (future Total) en 1974, à la direction financière.
Il aime raconter qu'il a choisi cette boîte « uniquement parce que c'était l'entreprise la plus proche de chez lui. »
Personnage haut en couleur, Christophe de Margerie gravit rapidement les échelons et détonne par son esprit frondeur, son originalité et ses mauvaises manières. Jusqu’à devenir directeur général de Total Moyen-Orient en 1995.
Il entre ensuite au comité exécutif, puis est nommé en 1999 directeur général pour l'exploration et la production.
Il finit par être élu directeur général en 2007.
Grand ami de la Russie, proche de Vladimir Poutine qui le considérait comme un ami, il est mort dans un accident d’avion à Moscou.
Le 20 octobre 2014, alors qu’il venait de rencontrer le Premier ministre russe, son jet privé s’écrase au décollage, tuant tous les passagers sur le coup. L’enquête a prouvé que ce tragique accident était dû à une « négligence criminelle » de la direction de l’aéroport.



Dominique BaudisAvec la mort de Dominique Baudis des suites d’un cancer généralisé, c’est une grande figure politique française qui s’en va. Jeune homme brillant, il entame une carrière de journalisme au Liban en 1971.
Il reste en poste à Beyrouth jusqu’au début de la guerre civile en 1975, puis devient correspondant de TF1 pour le Proche-Orient.
Il présente ensuite le journal télévisé de la chaîne jusqu’en 1980, avant de passer sur France 3 dans le même rôle.
Dominique Baudis est alors à un tournant de sa carrière.
Il décide alors de s’investir en politique en se présentant à la mairie de Toulouse pour succéder à son père Pierre Baudis.
Il est élu sous l’étiquette de l’UDF et siègera à la tête de la ville durant 18 ans.
En 2001, sa nomination à la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel par Jacques Chirac l’oblige à démissionner de tous ses mandats électifs, et marque un nouveau tournant dans sa carrière.
Dans le même temps, Dominique Baudis vit les heures les plus sombres de sa vie : mis en cause par des prostituées toulousaines dans la terrible affaire du tueur en série Patrice Alègre, il est accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d’actes de barbarie, avant d’être totalement innocenté en 2005.
Depuis 2011, Dominique Baudis était Défenseur des droits, un poste créé par Nicolas Sarkozy et qu’il était le premier à occuper.


François CavannaAvec la disparition de Cavanna, c’est toute une page de la presse satirique française qui se tourne.
Fondateur des célèbres journaux Hara Kiri et Charlie Hebdo, ce dessinateur, écrivain et journaliste humoristique à la plume ravageuse a toujours su se démarquer des tendances de son époque.
En 1943, il est envoyé en Allemagne par le Service du travail obligatoire, et gardera de cette expérience une haine jamais épuisée pour tout ce qui touche de près à la guerre. P
acifiste et humaniste, il n’en reste pas moins un militant engagé contre toutes formes de censure. C’est avec cette volonté farouche qu’il crée en 1960 le mensuel Hara Kiri avec le professeur Choron.
La publication du journal est finalement stoppée suite à sa une polémique après la mort de De Gaulle.
Il poursuit ensuite son œuvre avec Charlie Hebdo, qui coulera en 1981 à cause de mauvaises ventes avant de renaître en 1992.
Son insolence et son irrévérence auront marqué le milieu de la presse française.
« En voilà un qui n’aura pas laissé l’humour, en partant, dans l’état où il l’avait trouvé en arrivant », résume d’une jolie formule son ancien complice Delfeil de Ton.
Cavanna est mort le 29 janvier 2014 des suites de la maladie de Parkinson, cette « salope infâme » comme il la qualifie dans son ouvrage Lune de miel.


Lauren BacallUne étoile d’Hollywood s’est éteinte. Remarquée en 1944 par Howard Hawks, qui lui offre son premier rôle important dans Le port de l’angoisse, Lauren Bacall a tourné avec les plus grands réalisateurs américains.
À seulement 19 ans, la superbe jeune femme aux reflets blonds éclatants fait ses grands débuts à Hollywood après une courte carrière de mannequin, et rencontre par la même occasion son futur mari, Humphray Bogart.
Malgré leurs 25 ans d’écart, l’alchimie entre eux se fait très vite sentir. Cette complicité donne ainsi lieu à une réplique culte, classée dans les 100 répliques les plus mémorables de l’histoire du cinéma : « Si vous avez besoin de moi, vous n'avez qu'à siffler.
Vous savez siffler, Steve ? Vous rapprochez vos lèvres comme ça et vous soufflez ! » Les deux stars représenteront un couple modèle et resteront mariés jusqu’à la mort de Bogart en 1957.
Si sa carrière a connu son apogée dans les années 1950, Lauren Bacall a continué à tourner jusqu’à sa mort.
Elle a joué pour les plus grands, de John Huston à Sidney Lumet, en passant par Lars Von Trier, et aux côtés de vedettes planétaires comme Marilyn Monroe ou Kirk Douglas. Elle a reçu un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2009.
L’ancienne étoile à la voix si particulière s’est éteinte à 89 ans, des suites d’un accident cardio-vasculaire.







Gabriel Garcia MarquezLe plus célèbre des écrivains latino-américains s’est éteint le 17 avril 2014 à 87 ans des suites d’une pneumonie. Né en 1927 en Colombie, ce fils de télégraphiste élevé par ses grands-parents et tantes a baigné durant toute son enfance dans une culture mêlant indigènes, esclaves d'Afrique et colons espagnols.
Cette influence se ressentira dans son œuvre immense, composée de contes, de nouvelles et de romans au parfum magique.
Auteur d’une multitude de chefs-d’œuvre, dont Chronique d’une mort annoncée ou L’Amour au temps du choléra, il publie en 1967 le roman qui l’inscrira définitivement dans le panthéon des plus grands écrivains de son époque et lui donnera une renommée internationale : Cent ans de solitude.
En 1982, Gabriel Garcia Marquez reçoit la consécration suprême, le prix Nobel de littérature.
Le père du « réalisme magique », qui vivait au Mexique depuis plus de 50 ans, était également connu pour sa conscience politique, qui lui a parfois valu des critiques.
Proche de chefs d’Etat aussi différents que François Mitterrand, Bill Clinton ou Fidel Castro, il s’est toujours revendiqué comme apolitique.
Aujourd’hui, hommes d’Etat comme fans de littérature pleurent cet artiste entier qui a marqué son siècle.


Harold RamisLe nom d’Harold Ramis n’est pas le plus connu de sa génération, ce qui ne l’a pas empêché de marquer son temps. Remarqué pour sa prestation dans le cultissime SOS Fantômes, aux côtés de Bill Murray et Dan Aykroyd, Ramis a multiplié les expériences avant de se frotter au cinéma.
Tour à tour diplômé de littérature anglaise, infirmier dans un hôpital psychiatrique, enseignant vacataire, il finit par publier des textes dans le Chicago News Tribune, et atterrit quelques années plus tard au célèbre magazine Playboy, où il édite les pages d’histoires drôles.
Il suit en parallèle des cours de comédie au sein de la troupe Second City, aux côtés de ses futurs acolytes.
C’est eux qui donnent naissance à une œuvre fondatrice du cinéma américain contemporain : American College (1978).
En 1980, il décide de passer à la réalisation avec Le golf en folie, qui offre son premier grand rôle à Bill Murray. Après le succès de SOS Fantômes quelques années plus tard, tout s’enchaîne très vite pour Harold jusqu’en 1993, année où il signe son œuvre la plus célèbre, Un jour sans fin.
Par la suite, il réalise plusieurs comédies à succès, se permettant ainsi de donner une dimension comique au répertoire déjà bien fourni de Robert De Niro dans Mafia Blues. Harold Ramis s'est éteint le 24 février 2014, des suites d’une longue maladie. Il avait 69 ans.


Jean-Claude DuvalierIl y a peu de gens qui ont dû pleurer la mort de Jean-Claude Duvalier en Haïti. L’ancien dictateur, officiellement « président à vie » du pays, est décédé le 4 octobre d’une crise cardiaque à l’âge de 63 ans, avant que son jugement pour crimes contre l’humanité ne soit rendu.
Duvalier échappera à son sort, une injustice que beaucoup d’Haïtiens regrettent amèrement.
Fils du dictateur François Duvalier, alias « Papa Doc », Jean-Claude prend la relève de son père à sa mort en 1971, alors qu’il n’a que 19 ans.
Il devient alors le plus jeune chef d’Etat au monde, et se proclame à son tour « président à vie de la République d’Haïti ».
Son règne reste marqué par des milliers de disparitions mystérieuses d’opposants, et il est accusé d’avoir trempé dans des trafics de drogue, d’organes et de corps pour s’enrichir.
Son train de vie fastueux dans l’un des pays les plus pauvres du monde a toujours choqué l’opinion internationale, notamment après son mariage en 1980, dont le coût s’éleva à plus de deux millions de dollars. Renversé par une révolte populaire en 1986, Jean-Claude Duvalier s’exile durant 25 ans en France, avant de revenir en Haïti en 2011, à la surprise générale. Depuis, il était poursuivi par la justice de son pays qui l’accusait d’avoir détourné plus de 100 millions de dollars.






Marc BlondelFigure du syndicalisme français, Marc Blondel a passé une grande partie de sa vie à défendre les droits des travailleurs, avec un style souvent inimitable. Fils de militaire et petit-fils de mineurs, il passe toute son enfance dans le Pas-de-Calais, où il constate la misère sociale.
Il adhère au syndicat Force ouvrière (FO) à 20 ans, en 1958, et débute le combat d’une vie. Très vite permanent de l’organisation, il gravit progressivement les échelons, jusqu’à être élu secrétaire général en 1989 à l’issue d’un congrès houleux.
Il imprime rapidement une ligne très offensive à la politique de FO, n’hésitant pas à monter au front pour s’opposer à la réforme Juppé sur les retraites en 1995, ou encore contre la loi 35h. Il prône et incarne un syndicalisme d’action, de réforme, « de la feuille de paie », et non de négociation.
Loin d’avoir la langue dans sa poche, Marc Blondel est resté dans les mémoires par ses tirades souvent bercées de provocation : « mon boulot, ce n’est pas de faire l’amour avec les Premiers ministres ! »
Après 15 ans à la tête de Force ouvrière, il décide de ne pas briguer un nouveau mandat en 2004, et s’engage par la suite dans la défense des droits humains.
Marc Blondel a perdu son dernier combat à l’âge de 75 ans, face à cet adversaire bien plus redoutable qu’est le cancer.



Micheline DaxActrice, doubleuse, siffleuse… Le talent de Micheline Dax avait de multiples facettes. Dans les années 1940, elle suit les fameux cours de théâtre de René Simon. C’est au sein de la célèbre troupe des Branquignols qu’elle se révèle.
Aux côtés d’une ribambelle de futures stars du cinéma français telles que Louis de Funès, Jean Carmet, Jacqueline Maillan ou encore Michel Serrault, elle fait ses grands débuts au cinéma dans le film Branquignol (1949).
Toujours très active, Micheline Dax revient vite au chant en montant plusieurs spectacles de cabaret lors desquels elle développe un talent de siffleuse hors pair.
Elle participe même à la tournée d’Edith Piaf, se produisant en première partie en compagnie d’un certain Charles Aznavour.
Devenue très populaire, elle enchaîne les émissions de jeux télévisés dans les années 1970, tout en menant une brillante carrière de doubleuse de dessins animées en parallèle.
La vache Azalée dans Le manège enchanté ? Sa voix ! Même chose pour Miss Piggy du Muppet Show, Cléopâtre dans le long métrage tiré des aventures d’Astérix le Gaulois, Ursula dans La petite sirène…
Micheline Dax s’est éteinte le 27 avril 2014, à 90 ans, après une vie bien remplie. Et son nom raisonnera bien longtemps dans l’univers collectif populaire français.




Shirley TempleIcône, actrice reconnue, ambassadrice, diplomate, femme politique… Shirley Temple était tout ça à la fois.
Première enfant star d’Hollywood, elle a illuminé l’Amérique de son sourire durant la Grande Dépression.
À seulement 3 ans, elle se fait remarquer grâce à son talent pour le chant et la danse, et est embauchée par la Fox.
Durant près d’une décennie, Shirley enchaîne les rôles réussis, et devient une véritable icône, modèle de la petite fille parfaite.
Les Etats-Unis se passionnent pour ses films, et des objets de merchandising à son effigie se vendent un peu partout.
En France, une série de dessin-animée lui est consacrée, tandis que Salvador Dali décide de lui dédier une peinture.
Les Beatles vont même jusqu’à cacher trois représentations d’elle sur la célèbre pochette de leur album Sgt Peppers.
Après une quarantaine de films et alors qu’elle n’a que 21 ans, à un âge où la plupart des jeunes filles qui l’ont imitée par la suite ont craqué, elle décide de se retirer d’Hollywood.
Elle surprend son monde en s’engageant en politique, au sein du Parti républicain.
Elle reste à ce jour la seule enfant de 6 ans à s’être vu décerner un Oscar. Jusqu’à sa mort de causes naturelles le 10 février 2014 à l’âge de 85 ans, Shirley Temple aura toujours incarné une certaine idée du rêve américain.



Joe CockerNé à Sheffield une ville industrielle du nord de l'Angleterre, Cocker s'était fait connaître dans les années 1960 par sa voix rocailleuse et a signé plusieurs tubes mêlant rock et blues, comme sa reprise du You Can Leave Your Hat On de Randy Newman ou With a Little Help From My Friends, sa reprise des Beatles qui l'a fait connaître alors qu'il écumait les pubs de Sheffield, et qu'il interpréta  au festival de Woodstock en 1969.
Pendant sa carrière, Joe Cocker a enregistré 23 albums en studio, dont « Fire It Up », son dernier, sorti en 2012.
Pendant plus de cinq décennies, il a signé des chansons qui ont terminé parmi les meilleures ventes, commençant dans les années 1970, avec « You Are So Beautiful », coécrit avec Billy Preston. C'est également la période à laquelle il fait face à ses premiers problèmes liés à la prise de drogue et à une consommation excessive d'alcool.
Depuis plusieurs années, il vivait dans le Colorado où il avait monté, avec sa femme Pam, la Cocker Kids'Foundation qui vient en aide aux jeunes.
C'est là, entouré de sa famille, qu'il a vécu ses derniers instants.



Jacques Chancel Né le 2 juillet 1928 à Ayzac-Ost (Hautes-Pyrénées), d’un père artisan et compagnon du devoir, Jacques Chancel (de son vrai nom Joseph André Crampes) est devenu chroniqueur télé et radio dans les années 50 pour Télémagazine puis à Paris-Journal, devenu Paris-Jour où il deviendra directeur des services parisiens.
Il se lance ensuite dans la radio et la télévision.

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