chez Jacotte Mimi et leurs amis

Jacotte et Mimi vous souhaite la bienvenue....Le forum est sans inscription laisser des commentaires merci .... A bientot
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Margaret Thatcher

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
jacotte
administratrice
avatar

Féminin Nombre de messages : 39762
Age : 51
Date d'inscription : 20/02/2005

MessageSujet: Margaret Thatcher   Mar 9 Avr - 2:10:47

Margaret Hilda Thatcher, baronne Thatcher, LG, OM, PC, FRS, née Roberts le 13 octobre 1925 à Grantham et morte le 8 avril 2013 à Londres, est une femme d'État britannique.

Fille d'épicier, d'abord chimiste puis avocate de profession, elle fait son entrée au Parlement du Royaume-Uni en 1959.
Elle est la première et unique femme à avoir dirigé le Parti conservateur, de 1975 à 1990, et également la première et à ce jour la seule –femme Premier ministre du Royaume-Uni, de 1979 à 1990.
Arrivée au pouvoir dans un pays en situation d'instabilité, Margaret Thatcher en redresse l'économie en mettant en place une série de réformes libérales radicales.
Effectuant le plus long mandat ininterrompu de Premier ministre au Royaume-Uni depuis le début du XIXe siècle, elle est devenue « par sa personnalité autant que par ses réalisations, la plus renommée des leaders politiques britanniques depuis Winston Churchill1. »

Attachée à ses convictions chrétiennes méthodistes, conservatrices et libérales, invoquant la souveraineté britannique, la protection de l'intérêt de ses administrés et les principes de droit, elle mène une politique étrangère marquée par l'opposition à l'URSS, la promotion de l'atlantisme, la guerre des Malouines en 1982 ou la promotion d'une Europe libre-échangiste au sein de la Communauté économique européenne.
Sa politique économique, fortement influencée par les idées issues du libéralisme économique, est marquée par d'importantes privatisations, par la baisse de la pression fiscale, la maîtrise de l'inflation et du déficit et l'affaiblissement des syndicats.

Margaret Thatcher est à la fois l'une des figures politiques britanniques les plus admirées et les plus détestées.
Le surnom de « Dame de Fer », que le journal soviétique L’Étoile rouge, organe de l'armée soviétique, lui décerna en janvier 1976 dans le but de stigmatiser son anticommunisme, symbolise sa fermeté face aux grévistes de la faim de l'IRA provisoire en 1981 ou aux mineurs grévistes en 1984-1985.
Elle reste associée à la « révolution conservatrice » des années 1980.
En effet, l'influence de son passage au gouvernement du Royaume-Uni est souvent qualifiée de « révolution » sur les plans politique, idéologique, et économique

Au-delà des conservateurs, elle a influencé une partie des travaillistes, notamment Tony Blair



Margaret Thatcher naît le 13 octobre 1925 à Grantham, en Angleterre.
Elle est issue des classes moyenne, voire d'un milieu modeste.
Elle est la fille d'Alfred Roberts (1892 – 1970) et de Beatrice Roberts, née Stephenson (1888 – 1960).
Sa mère est couturière, un de ses grands-parents, gallois, est cordonnier, l'autre, irlandais, est cheminot.
Membre du Parti conservateur local, son père est à l'origine un petit épicier de quartier qui va connaître une ascension sociale grâce au travail et à l'épargne au point de devenir brièvement maire de Grantham en 1945-1946, perdant son poste de conseiller municipal lorsque le Parti travailliste remporte pour la première fois les élections municipales en 1950.
Sa sœur aînée, Muriel, est née en 1921 dans l'appartement au-dessus de la boutique familiale

Margaret Thatcher va pendant sa jeunesse aider à faire fonctionner l'épicerie, donnant naissance à des intuitions favorables au libre-échange et au marché.
Elle suit une éducation rigoureuse et très imprégnée par le méthodisme, pour lequel son père prononce des sermons.
La foi de Margaret Thatcher est l'un des fondements du thatchérisme : sa morale religieuse préconise aux hommes de « travailler dur », afin d'élever leur position sociale par l'épargne et le mérite, dénotant un lien évident avec L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme de Max Weber. Elle confia à ce propos : « Nous étions méthodistes, c'est-à-dire que nous aimions l'ordre, la précision et la rigueur. »Elle découvre très jeune la politique à travers l'engagement de son père.


lors de son mariage avec Denis Thatcher, en décembre 1951. elle a 24 ans

Élève brillante, elle se révèle être un bourreau de travail, aptitude qu'elle préservera toute sa vie durant.
Elle étudie jusqu'au lycée dans la ville, rejoignant la Kesteven and Grantham Girls' School avec une bourse.
Elle passe la première partie de la Seconde Guerre mondiale à Grantham, qui est bombardée.
En 1943, elle est admise au Somerville College de l'Université d'Oxford, pour un cursus de chimie.
Elle est alors la première de sa famille à entrer à Oxbridge, qu'elle finance grâce à des bourses. Elle étudie la cristallographie sous la tutelle de Dorothy C. Hodgkin (prix Nobel de chimie en 1964), et effectue des recherches sur la gramicidine B, un antibiotique polypeptidique. Elle sort de l'université avec une licence de chimie.
Elle rejoint dès son arrivée l'Oxford University Conservative Association (OUCA), l'association des étudiants conservateurs d'Oxford et, en octobre 1946, elle en devient la présidente, étant la troisième femme à accéder à ce poste.
Son origine sociale et son engagement politique en font une personnalité atypique, la plupart des étudiants étant progressistes et de milieu social élevé8.
Alors qu'elle a une aventure avec un étudiant d'un milieu aristocratique, elle est humiliée par la famille de celui-ci pour son rang social inférieur. Malgré le snobisme ambiant, elle parvient à faire passer le nombre de membres de l'OUCA de 400 à son arrivée à plus de 1 000 durant sa présidence
Dans le même temps, elle participe pour la première fois au congrès national du Parti conservateur britannique à Blackpool.

De 1947 à 1951, elle travaille dans le secteur de la recherche en chimie, dans l'industrie des plastiques, chez BX Plastics.
En 1949, désignée candidate conservatrice dans la circonscription de Dartford, elle déménage de Colchester et rejoint J. Lyons and Co.




Aux élections de 1950, elle tente de se faire élire députée dans le bastion travailliste de Dartford, que le parti lui a assigné, mais elle échoue, réduisant néanmoins de 6 000 voix l'avance travailliste.
À 24 ans, elle est la plus jeune femme candidate du pays. Il est à l'époque rare qu'une femme fasse de la politique, ce qui est d'ailleurs généralement mal vu. L'année suivante, elle se représente et prend 1 000 voix supplémentaires à son concurrent travailliste.
Ses discours reflètent déjà les idées qui guideront sa politique future, comme ce discours tenu à Dartford :

« Notre politique n'est pas fondée sur la jalousie ou sur la haine, mais sur la liberté individuelle de l'homme ou de la femme. Nous ne voulons pas interdire le succès et la réussite, nous voulons encourager le dynamisme et l'initiative. En 1940, ce n'est pas l'appel à la nationalisation qui a poussé notre pays à combattre le totalitarisme, c'est l'appel de la liberté. »

Margaret Thatcher commence en 1950 des études juridiques, y consacrant ses soirées ou ses weekends durant trois années.
Elle rencontre à cette époque Denis Thatcher (1915 – 2003), un divorcé de milieu aisé
Celui-ci recherche une relation stable et sûre, tandis qu'elle recherche un mari qui pourra subvenir à ses besoins pendant qu'elle se consacre à la politique. Ils se marient le 13 décembre 1951.
Si leur mariage n'est pas passionnel, leur relation sera extrêmement forte et la mort de Denis, en 2003, l'affectera considérablement.
De leur union naissent des jumeaux, en 1953 : Mark et Carol, prématurés de six semaines.
Ce mariage marque également une rupture : elle quitte sa ville d'origine et son milieu social, se convertit à l'anglicanisme, religion de son mari. L'année suivante, elle devient barrister spécialisée en droit fisca.

Elle tente à plusieurs reprises d'obtenir l'investiture du parti dans des circonscriptions conservatrices ; en 1958, elle est choisie pour être la candidate conservatrice au Parlement dans la circonscription de Finchley (nord de Londres), qui a la caractéristique d'avoir une forte communauté israélite ce qui aura sans doute des répercussions sur sa politique étrangère future, plutôt pro-israélienne quand la tradition conservatrice était plutôt pro-arabe.
Le 8 octobre 1959, elle remporte l'élection avec 29 697 voix contre 13 437 à son adversaire travailliste, et entre pour la première fois à la Chambre des communes. Elle sera élue sans discontinuer aux Communes jusqu'en 1992.

La première loi qu'elle propose, le 5 février 1960, vise à permettre à la presse de relater les délibérations des conseils municipaux.
À l'issue de son maiden speech (premier discours donné par un nouveau membre du Parlement britannique), sa proposition de loi est adoptée par 152 voix contre 39 et son talent d'oratrice est salué, tant par ses collègues députés que par la presse, le Daily Express titrant d'elle « une nouvelle étoile est née ».
C'est à cette occasion qu'elle rencontre Keith Joseph, qui restera très proche d'elle et l'influencera fortement.

À la faveur d'un remaniement, en octobre 1961, elle devient Junior Minister (fonction semblable à celle de sous-secrétaire d'État durant la IIIe République française) auprès du ministre des Retraites et de l'Assurance sociale, où sa maîtrise du complexe thème des retraites impressionne très favorablement ses collègues.
À ce poste, elle découvre la lourdeur de l'administration, critique notamment le fait qu'on « paye davantage une femme quand elle est sans-emploi que quand elle travaille », soutient l'instauration de la retraite par capitalisation afin d'augmenter la retraite de base36. Elle considère, à titre privé, que son parti a abandonné ses valeurs et notamment la liberté d'entreprendre.
Pour The Guardian, « elle paraissait capable de les mettre tous à la retraite et de faire leur job ».
Elle conserve ses fonctions jusqu'au départ des conservateurs du pouvoir à l'issue des élections 1964, lors desquelles elle est réélue avec 9 000 voix d'avance sur le candidat du Parti libéral.

Margaret Thatcher soutient alors Edward Heath à la tête du parti tory contre Reginald Maudling.
De 1964 à 1970, elle occupe la fonction de porte-parole de son parti à la Chambre des communes.
En tant que députée, elle est l'un des seuls conservateurs à soutenir la dépénalisation de l'homosexualité masculine et la légalisation de l'avortement.
Parallèlement, elle prend parti contre l'abrogation de la peine de mort et contre l'assouplissement des lois sur le divorce.
Lors de discours à la Chambre, elle s'oppose fortement au Parti travailliste et à sa politique fiscale, qu'elle juge être un pas en direction « non seulement du socialisme mais aussi du communisme ».

Réélue à Finchley lors des élections de 1966, elle rejoint en octobre 1967 le « Cabinet fantôme » conservateur d'Edward Heath et se voit confier le ministère de l'Énergie, puis celui des Transports en 1968 et de l'Éducation nationale quelques mois plus tard, à la veille des élections de 1970


Lors des élections générales de 1970, elle est réélue dans sa circonscription avec une majorité de plus de 11 000 voix, tandis que les conservateurs l'emportent au niveau national. Elle est sans surprise nommée ministre de l'Éducation et des Sciences par Edward Heath le 20 juin 1970.

Sa politique est marquée par la volonté de protéger les « grammar schools » (sélectives et spécialisées), contre les « comprehensive schools » (généralistes), ce qu'elle ne parvient pas à faire, principalement du fait des réticences du Premier ministre, l'opinion publique étant alors majoritairement en faveur des comprehensive schools.
Elle défend également l'Open University, système d'enseignement à distance que le Chancelier de l'Échiquier, Anthony Barber, voulait supprimer pour des raisons budgétaires44.

Devant couper dans les dépenses de son ministère, elle décide de supprimer, en 1971, la distribution gratuite de lait pour les enfants de sept à onze ans, prolongeant la politique du Labour qui l'avait supprimée pour les classes secondaires46, obtenant en contrepartie une augmentation des crédits pour l'éducation.
Cette décision suscite une importante vague de protestations et lui valut le quolibet de « Thatcher Thatcher, Milk Snatcher »n 1.
En revanche, elle s'oppose à l'introduction de nouveaux frais pour l'accès aux bibliothèques.
S'étant considérablement exposée politiquement sans obtenir de gain en contrepartie, elle tirera de cette expérience une leçon politique : n'aller à l'affrontement que pour les combats majeurs

Par ailleurs, Margaret Thatcher instaure la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, lance un grand programme de rénovation des écoles primaires, passablement délabrées, et augmente le nombre de crèches.
En ce qui concerne la recherche, Thatcher, à cette époque pro-européenne, investit des sommes substantielles dans le CERN, qui lui doit en grande partie son existence.

Après le U-Turn du Premier ministre Edward Heath, qui change radicalement de politique devant la pression de la rue, elle renonce un temps à pratiquer une politique libérale et se conduit de façon aussi dépensière qu'un ministre de l'Éducation habituel8, ce qui lui permet de gagner en popularité. Plus tard, elle se montrera critique envers son bilan au gouvernement.


À la suite de la courte défaite des conservateurs aux élections de février 1974, lors desquelles elle est réélue avec une majorité de 6 000 voix, elle devient shadow ministre de l'Environnement (qui englobe à cette époque le Logement et les Transports




Alors que de nombreux conservateurs sont favorables au principe du keynésianisme, Margaret Thatcher se rapproche de Keith Joseph et devient vice-présidente du Centre for Policy Studies, dont elle partage les analyses sur les causes de la défaite des conservateurs : tous deux estiment que le gouvernement Heath a perdu le contrôle de la politique monétaire et s'est discrédité par ses revirements permanents (« U-turns »).
Peu à peu, un nombre croissant de conservateurs perçoit que la politique menée a conduit le pays au déclin relatif puis absolu, et recherche une alternative à Edward Heath8.

De nouvelles élections générales ont lieu en octobre 1974. Margaret Thatcher est au centre de la campagne, principalement du fait de la proposition que Heath lui a demandé de défendre : l'abolition des rates, les impôts locaux.
Le 10 octobre 1974, elle est réélue avec une majorité assez étroite (3 000 voix) dans sa circonscription. Au niveau national, le Parti travailliste remporte la majorité des sièges et Harold Wilson devient Premier ministre.

Edward Heath remet son poste de chef du Parti conservateur en jeu. Initialement candidat, Keith Joseph se retire à la suite d'une « gaffe » dans un discours54,8. Margaret Thatcher décide alors de se présenter.
Le 4 février 1975, après avoir méthodiquement mené campagne auprès des députés, elle obtient 130 voix et devance à la surprise généralen 2 Heath (119 voix), qui annonce aussitôt son retrait.
Le Daily Mail écrit que « le mot “sensationnel” est à peine adéquat pour décrire l'onde de choc qui secoua Westminster après l'annonce des résultats ».
Au second tour, elle recueille 146 voix contre 79 à William Whitelaw56.
Elle prend la tête du parti le 11 février 197557.

À la tête du parti tory, elle adopte une attitude anticommuniste, en particulier lors de discours comme celui de Kensington, le 19 janvier 1976, dans lequel elle accuse les Soviétiques d'aspirer à la domination du monde et de sacrifier le bien-être de leur population à cette fin58. Cela lui valut le surnom de « Dame de Fer de l'Occident », donné par le journal du ministère de la Défense soviétique,
L'Étoile rouge, et popularisé par Radio Moscou ; ce surnom lui restera dès lors attaché.
Pour se forger une stature internationale, elle se rend dans trente-trois pays et rencontre de nombreux dirigeants, parmi lesquels Gerald Ford, Jimmy Carter, Valéry Giscard d'Estaing, Anouar el-Sadate, Mohammad Reza Pahlavi, Indira Gandhi, Golda Meir.
En 1978, avec la plupart des chefs de partis conservateurs européens, elle participe à la création de l'Union démocrate européenne.

Sur le plan intérieur, critiquée par plusieurs figures conservatrices, Margaret Thatcher fait appel aux services d'une compagnie, Saatchi and Saatchi, pour gérer sa campagne, comme cela se fait déjà aux États-Unis, mais pas encore en Europe.
Des affiches sont imprimées, représentant une file de chômeurs sur fond blanc (les figurants étaient en fait des adhérents du Parti conservateur), illustrée du slogan à double sens Labour Isn't Working (« Le travaillisme ne marche pas » / « Les travailleurs sont au chômage »).
La presse reprend et diffuse ces affiches, qui n'avaient été imprimées qu'à une trentaine d'exemplaires, offrant à la campagne de Margaret Thatcher un large écho.

Les difficultés rencontrées par le gouvernement travailliste, obligé de demander trois prêts au FMI comme n'importe quel pays sous-développé65, relancent les conservateurs, qui attaquent le bilan du gouvernement sur le chômage ou la surrégulation.
En outre, l'hiver du mécontentement de 1978-1979, lors duquel des grèves massives paralysent le pays, a des conséquences désastreuses pour l'économie et la population (mise au chômage technique de plus d'un million de personnes, fermetures d'écoles, de crèches, absence de soins pour les malades, coupures régulières d'électricité, etc.)66. Margaret Thatcher en profite pour dénoncer le « pouvoir immense des syndicats » et propose, « dans l'intérêt national », son soutien au gouvernement en contrepartie de mesures visant à réduire leur influence68, mais le gouvernement refuse. Le 31 janvier 1979, Margaret Thatcher déclare :

« Quelques syndicats défient le peuple britannique. Ils défient les malades, ils défient les vieux, ils défient les enfants. Je suis prête à me battre contre ceux qui défient les lois de ce pays. […] Ce sont les tories qui doivent prendre seuls sur leurs épaules les responsabilités […] que ce gouvernement ne veut pas assumer. »




C'est dans un contexte marqué par une crise à la fois économique, sociale, politique et culturelle que Margaret Thatcher mène les conservateurs à la victoire le 3 mai 1979 (43,9 % des voix et 339 élus, contre 36,9 % et 269 élus aux travaillistes).
Le lendemain, elle devient la première femme à diriger le gouvernement d'un pays occidental.

Le nouveau Premier ministre apparaît alors relativement novice en politique, puisqu'elle dirige le Parti conservateur depuis seulement quatre années et qu'elle n'a pas occupé de poste véritablement de premier plan auparavant.
Se décrivant elle-même comme « une femme de convictions », elle entend mettre en pratique un programme, appuyé sur quelques principes fondamentaux, pour enrayer le déclin du pays.
Elle déclare le 10 octobre 1980 que « la dame ne fait pas demi-tour ! », s'affichant ainsi en opposition avec les revirements de l'ancien Premier ministre conservateur Edward Heath.

Les électeurs britanniques lui donnèrent la majorité à trois reprises, lui confiant le plus long mandat de Premier ministre au Royaume-Uni depuis le XVIIIe siècle1.

En 1982, sa situation était difficile et sa popularité faible.
La guerre des Malouines restaura cependant son autorité morale et le Falkland Factor (Facteur des Malouines) joua un rôle important (mais non primordial) dans sa réélection.
Elle est alors un personnage charismatique, à l'aura semblable à celui du général de Gaulle selon l'historienne Monica Charlot. Néanmoins, pour l'historien Philippe Chassaigne, c'est surtout l'amélioration de la situation économique qui explique cette réélection.
Les tories obtiennent finalement 397 députés sur 635 en 1983.

En 1987, les tories remportent à nouveau la victoire mais avec une moindre avance puisqu'ils gagnent 375 sièges sur 6503. Les travaillistes sont à chaque fois distancés, en nombre de sièges mais surtout sur le terrain des idées.
Michael Foot, le dernier « archéo-travailliste » laisse la place à des dirigeants plus modérés en 1983

Les dissensions au sein du parti se multiplient néanmoins, en partie à cause de son autoritarisme, qui suscite des brouilles avec Francis Pym, Geoffrey Howe ou Nigel Lawson


En 1990, l'instauration d'un nouvel impôt local supprimant la taxe d'habitation, la poll tax très impopulaire, au point d'entraîner des émeutes sa politique monétaire (taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre à 15 % en 1989) et sa réserve face à l'intégration du Royaume-Uni dans les Communautés européennes la mirent en minorité dans son propre parti, alors très divisé sur ces sujets.
Elle accepta cependant l'entrée du Royaume-Uni dans le SME en 1990.

Le 31 octobre 1990, son ministre Geoffrey Howe, l'un de ses plus anciens alliés mais europhile, démissionna pour protester contre sa politique européenne.
Il en appela à quelqu'un de nouveau pour mener une nouvelle politique.
L'ancien ministre de la Défense Michael Heseltine fit alors acte de candidature pour diriger le Parti conservateur, défiant alors Margaret Thatcher.
De quatre voix seulement, sur les 356 exprimées, il reçut suffisamment de suffrages pour mettre en ballotage le Premier ministre.

Le 22 novembre 1990, de retour d'une conférence à Paris, elle annonça qu'elle refusait de se soumettre à un second tour et par conséquent, annonça son retrait et sa démission du leadership conservateur.
Elle se justifia en invoquant la nécessité de choisir quelqu'un de nouveau qui pourrait mener les conservateurs à la victoire dès l'échéance électorale suivante.
Elle apporta son soutien à son ancien dauphin John Major, qui gagna la primaire conservatrice par 185 voix contre 131 pour Heseltine, et qui lui succéda donc au poste de Premier ministre dès le 28 novembre.



Après avoir démissionné, en novembre 1990, du 10, Downing Street, elle est nommée pair du Royaume-Uni, en 1992, comme baronne « Thatcher of Kesteven in the County of Lincolnshire», sur proposition de son successeur John Major, et siège depuis lors à la Chambre des Lords. En 1995, on l'honore de l'Ordre de la Jarretière, plus haute distinction britannique.
Après la fin de son mandat, elle donne des conférences un peu partout dans le monde, et se consacre à sa fondation.
Le 6 septembre 1997, elle assiste, en compagnie de son époux et de plusieurs autres personnalités, aux funérailles de Lady Diana Spencer à l'abbaye de Westminster.
Elle se retire de la vie publique en 2002, pour ménager sa santé
Elle reste à ce jour le Premier ministre à avoir tenu le plus longtemps les rênes du pouvoir au Royaume-Uni depuis Lord Salisbury149 : 11 ans et six mois.


Pour son 87e anniversaire en octobre 2012, elle fait une rare apparition publique en déjeunant dans un restaurant londonien avec son fils Mark et son épouse.
Elle est ensuite hospitalisée, le 20 décembre 2012, et opérée d'une tumeur à la vessie le lendemain.
Elle ressort de l'hôpital avant la Saint-Sylvestre et regagne sa résidence du quartier de Belgravia sur Chester Square.

Elle meurt le 8 avril 2013 à l'Hôtel Ritz londonien, des suites d'un accident vasculaire cérébral, à l'âge de 87 ans



Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
 
Margaret Thatcher
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Arnold et Willy
» TONY GATELY
» Parents de Margaret Cleary
» Le conte des deux frères (Margaret Frazer)
» Georges Buist-Margaret Donaldson

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
chez Jacotte Mimi et leurs amis :: grands personnages-
Sauter vers: