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 Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse

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mimi
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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mar 11 Sep - 0:18:27

Affaire Merah: Rien n'indique qu'Abdelkader a aidé son frère,selon son avocat



Eric Dupont-Moretti,l'avocat d'Abdelkader Merah,arrive au palais de justice de Paris,le 10 septembre 2012

Il n'existe pas d'indice pour dire qu'Abdelkader Merah a aidé en toute connaissance de cause son frère Mohammed à commettre les tueries de Toulouse et Montauban,a déclaré lundi son avocat Me Eric Dupond-Moretti à l'issue de son audition par l'un des juges chargés de l'enquête.

L'avocat a annoncé qu'il envisageait de demander la remise en liberté d'Abdelkader Merah,mis en examen et incarcéré fin mars,une fois achevées certaines investigations techniques.

«J'envisage de déposer une demande de mise en liberté après que les dernières investigations techniques seront rentrées car à l'évidence il n'y a pas suffisamment d'éléments pour considérer sa participation dans le cadre d'une complicité d'assassinat»,a dit l'avocat.

Une audition de près de sept heures

«C'est une évidence,cela m'est apparu de façon tout à fait claire et limpide»,a-t-il ajouté.

«J'affirme qu'il n'y a pas d'indice pour dire que ce garçon,en toute connaissance de cause,a aidé son frère»,a souligné Me Dupond-Moretti.

Abdelkader Merah a été entendu pendant près de sept heures par un juge antiterroriste pour son premier interrogatoire depuis sa mise en examen pour complicité d'assassinats,association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et pour vol en réunion d'un scooter.

Les 11,15 et 19 mars,son frère cadet avait assassiné trois militaires puis trois enfants et un père juifs.

Il avait été tué lors de l'assaut donné par les forces de l'ordre à l'issue du siège de son appartement toulousain.


















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mar 11 Sep - 2:04:59

Abdelkader Merah,frère de Mohamed,s'explique longuement devant les juges

Abdelkader Merah,frère du tueur au scooter,a été longuement interrogé lundi sur son rôle présumé dans l'aide à la préparation des tueries et sur l'influence idéologique qu'il a pu avoir sur son cadet.

Son avocat a estimé,après une audition de sept heures,qu'il n'existait aucun élément permettant de dire que le frère du "tueur au scooter" avait aidé ce dernier à préparer les tueries de Toulouse et Montauban et qu'il envisageait donc une prochaine remise en liberté.

"J'envisage de déposer une demande de mise en liberté après que les dernières investigations techniques seront rentrées car à l'évidence il n'y a pas suffisamment d'éléments pour considérer sa participation dans le cadre d'une complicité d'assassinat",a dit Me Eric Dupond-Moretti.

"J'affirme qu'il n'y a pas d'indice pour dire que ce garçon,en toute connaissance de cause,a aidé son frère",a-t-il ajouté.

Il s'agissait de la première audition d'Abdelkader Merah depuis sa mise en examen et son incarcération à la fin mars pour complicité d'assassinats, association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et pour vol en réunion d'un scooter.

Agé de 29 ans,Abdelkader avait reconnu,lors de sa garde à vue,avoir été présent lors du vol du puissant scooter dont s'était servi Mohamed Merah lors des tueries,mais avait nié avoir été au courant des projets de son cadet.

Abdelkader a admis avoir accompagné son frère lors du vol du scooter TMax 530,le 6 mars à Toulouse,et reconnu avoir assisté à l'achat du blouson porté par son frère au moment des tueries.

"La facture du blouson est établie au nom d'Abdelkader Merah.

On peut imaginer que si c'est pour commettre ce que vous savez,on ne laisse pas de telles traces",a dit son avocat.

Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir aussi acquis le casque du tueur au scooter.

Sur ce point "il s'est longuement expliqué",a déclaré son conseil.

Relation houleuse

La récente déclassification de documents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a montré par ailleurs que les deux frères avaient fait l'objet d'une surveillance suivie.

Abdelkader Merah a été répertorié dès 2007 comme membre de la mouvance islamiste radicale,son jeune frère l'ayant été deux ans après.

Il a reconnu devant les enquêteurs avoir été au courant des déplacements de son cadet en Afghanistan et au Pakistan à la fin 2010.

Abdelkader a raconté avoir fait quatre séjours en Egypte de plusieurs mois pour y apprendre l'arabe, étant rejoint par son jeune frère sur place pour un mois "à la fin de l'été 2010".

L'aîné a aussi déclaré qu'il avait renoué le dialogue avec Mohamed un mois avant les tueries: "Deux ou trois jours après notre réconciliation,il m'a reparlé du jihad,lui voulait bouger rapidement,trouver un filon rapidement ou faire des coups en France ou à l'étranger."

"Ce sont deux parcours parallèles,ils restent frères c'est vrai.

Est-on innocent ou coupable d'être frères?",a dit Me Dupond-Moretti.

"A supposer qu'il ait contaminé son frère,cela ne fait pas une complicité d'assassinat",a-t-il ajouté,soulignant que les deux hommes ne s'entendaient pas,alternant ruptures et réconciliations.

L'aîné de la famille Merah,Abdelghani,a accusé Abdelkader d'être à l'origine de la radicalisation de Mohamed.

Pour Patrick Klugman,avocat de proches de victimes des assassinats de l'école juive,"derrière les apparences,son défenseur sait que le dossier est extrêmement lourd".

"Plus on se rapprochait des actes,plus les deux frères se voyaient",a dit Me Klugman à l'AFP.

"S'il n'y avait aucune preuve de la mise en cause, pourquoi son conseil n'a t-il pas demandé la nullité de sa mise en examen?",interroge-t-il.


















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mar 11 Sep - 13:12:57

Affaire Merah: nouvelle mise en examen d'Abdelkader avec circonstances aggravantes

Abdelkader Merah a été de nouveau mis en examen, pour "complicité d'assassinats avec circonstances aggravantes en raison de l'appartenance de victimes à une race ou à une religion" dans l'enquête sur les tueries de son frère dont quatre victimes étaient juives,a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Après avoir tué trois militaires,son frère cadet Mohamed,qui se revendiquait d'Al Qaïda,a abattu trois enfants et un père de famille dans une école juive de Toulouse le 19 mars.

Les enquêteurs tentent de déterminer le rôle qu'a pu jouer Abdelkader dans les crimes de son frère.

Abdelkader,29 ans,a été entendu lundi pendant près de sept heures par les juges antiterroristes pour son premier interrogatoire depuis sa mise en examen pour complicité d'assassinats,association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et pour vol en réunion d'un scooter.

A l'issue de l'audition,son avocat,Me Eric Dupond Moretti a estimé qu'il n'existait pas d'indice pour dire qu'Abdelkader Merah avait aidé en toute connaissance de cause son frère Mohammed à commettre les tueries de Toulouse et Montauban.

L'avocat a annoncé qu'il envisageait une demande de remise en liberté.
















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Sam 15 Sep - 17:13:57

Devant le juge,Abdelkader Merah a tenté de montrer un nouveau visage

Un nouvel Abdelkader Merah s'est présenté,lundi 10 septembre,devant le juge antiterroriste Christophe Teissier.

Plus posé,loin du fou d'islam entendu en garde à vue au mois de mars.

Six mois ont passé depuis les tueries des 11,15 et 19 mars à Toulouse et Montauban.

Le frère de Mohamed Merah,l'assassin au scooter,a veillé à mettre ses sympathies djihadistes en sourdine.

Lorsque le juge lui demande si son frère a eu "une belle fin" comme il l'avait affirmé aux policiers, Abdelkader,mis en examen pour complicité d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste,esquive.

Enviait-il sa "mort en martyr",souhaitait-il la glorifier,insiste le magistrat ?

"Ni l'un ni l'autre.

C'était de la provocation et je voulais dire que mon frère restait mon petit frère malgré les faits."

Abdelkader Merah est "entré en islam" il y a cinq ans,après avoir fait "des recherches dans les trois religions révélées".

Il a étudié l'Evangile,la Torah et le Coran.

Un temps attiré par la religion juive,la plus "proche de l'islam",il s'est ravisé quand un rabbin lui a expliqué que sa conversion était soumise à la réussite d'un "test".

Trop "compliqué",a jugé Abdelkader.

Pour entrer dans l'islam,il suffisait d'obtenir "deux attestations".

Voilà qui détermina son choix.

"Vous considérez-vous comme ayant une pratique radicale de la religion?",poursuit le juge.

"Qu'est-ce que ça veut dire,radicale ?",répond Abdelkader Merah,qui confirme que son "Etat,c'est Allah" : "Je vis sur le territoire français,je ne me conforme pas aux lois républicaines,je me conforme aux lois islamiques."

Mais précise : "Lors de mes voyages en Egypte,j'ai cependant indiqué qu'en France,malgré que ce ne soit pas un pays musulman,les gens appliquent beaucoup de règles religieuses,comme aider son prochain."

"JE N'ÉTAIS PAS PROCHE DE MON PETIT FRÈRE"

Le juge lui demande de s'expliquer sur le manuel du parfait djihadiste retrouvé dans son iPod.

Les policiers avaient également découvert des notes sur la conduite à tenir en cas d'interpellation d'une "cellule dormante".

Pour Abdelkader Merah,rien à voir avec le terrorisme,mais plutôt avec sa passion pour "l'espionnage".

A l'appui de son raisonnement,il évoque ses dernières lectures: "En maison d'arrêt,j'ai lu Hannibal,pourtant,je ne voulais pas devenir cannibale",la biographie de Saddam Hussein,ce n'était pas pour "être dictateur",quant au livre de Me Eric Dupond-Moretti,son nouveau conseil,qu'il vient de terminer,ce n'est pas non plus pour devenir avocat.

Le juge note et revient à la charge.

Les "consignes" contenues dans l'iPod n'auraient-elles pas servi à Mohamed Merah ?

"Pas du tout",répond son frère.

N'avait-il pas lui-même admis qu'il avait été "indirectement un exemple" ?

"Je ne me rappelle pas du tout avoir dit cela."

Abdelkader affirme,comme les policiers du renseignement,que son cadet "s'est converti tout seul en prison".

"Je n'étais pas proche de mon petit frère,poursuit-il.

Toute ma famille,mes copains et ses copains le savaient.

Notre brouille a commencé quand il a eu 15 ans."

Les frères ne se parlent pas pendant plus de deux ans.

L'aîné s'est même montré violent à plusieurs reprises.

"Je le frappais,je reconnais que la manière était mauvaise mais les intentions étaient bonnes.

C'est pas souvent.

Je le frappais lorsque je le voyais avec un véhicule volé.

C'était uniquement à chaque fois pour le remettre dans le droit chemin."

Si les relations sont si distendues,comment se fait-il que Mohamed aille retrouver son grand frère auCaire,où ce dernier prenait des cours d'"arabe littéraire" ?

"J'étais en train de prier,se souvient Abdelkader, j'ai entendu le téléphone sonner continuellement."

C'était Mohamed : "Je suis en Egypte à 2 kilomètres de chez toi."

Il restera trois semaines.

Comment se fait-il qu'ils renouent curieusement trois semaines avant le premier assassinat ?

Et puis il y a cette journée du 6 mars.

Comment Abdelkader explique-t-il sa présence le jour où Mohamed vole le scooter qui lui servira pour ses crimes ?

Pour le juge et les enquêteurs,la relation mouvementée entre les deux frères,faite de haines et de réconciliations,est émaillée de trop de "coïncidences".

"POUR TITILLER LES POLICIERS,J'AI MULTIPLIÉ LES PROVOCATIONS"

Le 6 mars,Abdelkader se trouve "dans le quartier" : "Mon petit frère est arrivé,on a discuté.

Il m'a demandé de l'accompagner pour acheter une veste.

On est parti avec un copain à lui."

Soudain, Mohamed leur demande d'arrêter la voiture.

Il descend.

Et les double quelques minutes plus tard au guidon d'un T-Max.

"On l'a engueulé: "Tu nous rends complices de ton vol"",poursuit Abdelkader Merah.

Malgré ce désaccord,il accompagne son petit frère pour dissimuler le scooter,avant d'aller acheter une veste de moto.

Abdelkader insiste: tout ceci est "totalement une coïncidence".

Quant aux déclarations tonitruantes,prononcées il y a six mois en garde à vue,sur l'islam radical,sur ses connaissances sur le djihad et sur sa certitude que son frère voulait bouger comme d'autres "frères dans toute la France,à Toulouse,à Albi,à Montauban, partout",il rappelle le "contexte" : "Pour titiller les policiers, j'ai multiplié les provocations."

Il assure aujourd'hui nouvelle provocation? qu'il avait alors pris du Lexomil,un anxiolytique,malgré la surveillance des policiers.

Il aurait dissimulé les comprimés dans son short et sa veste.

"J'ai déjà fait des gardes à vue et je sais que je ne supporte pas.

C'était pour pouvoir dormir le soir."

















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Dim 16 Sep - 23:36:59

Le ministère de l'Intérieur annonce un projet de loi antiterroriste

Prévu pour fin septembre,ce texte, inspiré de l'affaire Merah,permettrait de juger,en France,les Français qui vont s'entraîner en zone afghano-pakistanaise.

Le conseil des ministres examinera»à la fin du mois de septembre un projet de loi visant à lutter contre le terrorisme»,a annoncé dimanche soir le ministère de l’Intérieur.

Ce texte vise notamment à permettre de juger en France les Français «qui se livrent à des actes de terrorisme à l'étranger ou qui vont à l'étranger, notamment en zone afghano-pakistanaise,pour se former au terrorisme dans des camps d’entraînement dans le but de revenir en France»,a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.













libération

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 19 Sep - 23:24:10

Hollande promet des "moyens nouveaux" pour les victimes du terrorisme



Le président François Hollande a promis mercredi des "moyens nouveaux" pour les victimes du terrorisme,lors de la cérémonie d'hommage annuelle en leur faveur,qui s'est tenue dans les jardins des Invalides à Paris.

"Je prends ici l'engagement que des moyens nouveaux seront apportés",a-t-il déclaré,précisant que le gouvernement "examinera les modalités d'un accompagnement financier" des familles d'otages.

"De même,il conviendra de faire bénéficier de la protection juridique les familles des victimes d'attentats" et de "simplifier leurs démarches",a-t-il ajouté.

Le chef de l'état répondait ainsi à des demandes exprimées notamment par les proches des victimes des tueries perpétrées par Mohamed Merah,en mars 2012,à Toulouse et Montauban.

"Notre devoir,c'est de dire la vérité,toute la vérité,notamment sur les procédures en cours",a enchaîné François Hollande.

"Le secret ne devra s'appliquer que lorsque les intérêts fondamentaux de la Nation sont menacés,a-t-il précisé,faisant allusion au secret défense opposé dans certaines procédures judiciaires.

Reconnaissant que pour combattre le terrorisme "l'arsenal juridique devait être adapté et amélioré",le président Hollande a rappelé que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "présentera prochainement un projet de loi tirant notamment les conséquences des drames de Toulouse et Montauban".

Son intervention avait été précédée de témoignages de victimes ou de leurs familles.

Des sanglots dans la voix,Latifa Ibn Ziaten,la mère de la première victime de Mohamed Merah,le maréchal des logis Imad Ibn Ziaten,a demandé au chef de l'Etat de soutenir l'association qu'elle a fondée pour sauver les enfants "perdus" des "quartiers difficiles".

"Ils ont besoin d'aide,Monsieur le président,s'il vous plaît,aidez-moi à conduire ce combat pour ne pas laisser dans les quartiers cette haine",a-t-elle exhorté à la tribune,une grande photo de son fils souriant,en uniforme,portée par sa fille,à ses côtés.

A l'issue de la cérémonie,François Hollande l'a assurée,selon elle,de son soutien.

Albert Chennouf,dont le fils est également tombé sous les balles de Merah,a célébré la mémoire de ce "jeune caporal arraché à la vie trop tôt qui attendait avec impatience la naissance d'un petit garçon,né un mois et demi après sa mort".

"Les engagements du président sont une bonne base de travail",a-t-il dit à l'AFP après avoir appelé à la tribune les pouvoirs publics à "mettre tous les moyens" en oeuvre pour que les juges puissent enquêter.

Quant à Samuel Sandler qui a perdu son fils et deux petits-fils à Toulouse six mois plus tôt jour pour jour,il a évoqué "les six ans d'Arieh jamais fêtés".

"Comment ne pas être bouleversé par cette succession d'interventions d'hommes et de femme blessés dans leur chair qui expriment à la fois leur peine et leur douleur avec une dignité et une force qui leur permettent aussi de se tourner vers le futur avec confiance",a déclaré ensuite François Hollande.

A la fin de la cérémonie,le chef de l'Etat s'est recueilli devant la statue érigée dans les jardins des Invalides en mémoire des victimes d'attentats avant de s'attarder auprès des familles.

La commémoration annuelle des victimes du terrorisme se tient tous les ans depuis le 19 septembre 1998,date anniversaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA perpétré en 1989.


















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 26 Sep - 14:32:26

Affaire Merah : perquisition en cours chez le frère

Une perquisition était en cours mercredi matin en Haute-Garonne au domicile d'Abdelkader Merah,le frère aîné de Mohamed Merah et seul mis en examen dans les tueries de Toulouse et Montauban.

Une perquisition était en cours mercredi matin à Auterive,en Haute-Garonne,au domicile d'Abdelkader Merah,le frère aîné du tueur au scooter,selon des sources policière et proche de l'enquête.

Ces sources n'ont pas précisé ce que les hommes de la police judiciaire et les enquêteurs antiterroristes cherchaient au domicile de Merah, déjà perquisitionné au moment de son arrestation en mars.

Seul mis en examen dans les tueries de Toulouse et Montauban,le frère aîné de Mohamed Merah a été entendu par le juge antiterroriste le 10 septembre















tf1 news

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 26 Sep - 15:11:22

Affaire Merah: Bernard Squarcini entendu

L'ancien patron de la DCRI est revenu sur les informations à la disposition de son service avant les attaques de Toulouse et de Montauban,en mars 2012.



Le préfet Bernard Squarcini a été entendu comme témoin,en début de semaine,par les magistrats en charge de l'affaire Merah,l'assassin de 7 personnes à Toulouse et à Montauban,en mars dernier.

Responsable de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) au moment des attaques,il a été interrogé sur les informations que détenait son service quant au parcours de cet islamiste,surveillé pendant plusieurs mois à son retour d'Afghanistan.

Au total,24 notes déclassifiées de la DCRI sont entre les mains des magistrats antiterroristes chargés du dossier,Laurence Le Vert,Nathalie Poux et Christophe Teissier.

Bernard Squarcini est revenu sur l'une des polémiques les plus vives de ce dossier : alors que l'étau les investigations informatiques se resserraient sur lui,Mohamed Merah a attaqué l'école juive Ozar Hatorah,le lundi 19 mars,tuant un père et famille et trois écoliers.

Une chronologie essentielle donc.

Bernard Squarcini explique n'avoir reçu l'"adresse IP" de l'ordinateur utilisé par Merah que le dimanche 18 mars,à 14 heures.

Selon lui,son service a transmis à la police judiciaire les éléments dont il disposait sur le suspect à 20 heures.

Le haut fonctionnaire conteste par ailleurs avoir obtenu avant les assassinats des informations d'un service étranger sur la présence,en septembre 2011, de Mohamed Merah à Miranshah,un fief djihadiste situé dans les zones tribales pakistanaises.

Selon lui,celles-ci sont bien parvenues à la DCRI, mais postérieurement aux tueries.

L'audition de Bernard Squarcini avait été sollicitée par Me Patrick Klugman,avocat de la famille Sandler,l'une des parties civiles du dossier.

Mes Samia Maktouf et Béatrice Dubreuil,qui défendent les intérêts de l'un des parachutistes tués,demandent la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'action des services de renseignement dans cette affaire.


















l'express

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Ven 28 Sep - 19:25:10

Les parties civiles exigent des explications sur la surveillance de Mohamed Merah

Les familles des victimes exigent une déclassification des fiches rédigées par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur la surveillance de Mohamed Merah.

Les familles des victimes exigent des explications sur la surveillance de Mohamed Merah.

Comment la DCRI a-t-elle surveillé Mohamed Merah dans les semaines précédant ses tueries?

Que savaient les autres services de renseignement sur le tueur au scooter?


Les parties civiles exigent des réponses à ces questions.

Les avocats du frère d'une victime ont demandé jeudi une déclassification des fiches sur Merah rédigées par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) entre janvier et mars 2012,non communiquées à la justice.

Ils réclament également les dossiers de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la Défense),concernant ses déplacements à l'étranger notamment en Afghanistan et au Pakistan.

Les dossiers déclassifiés de la DCRI s'arrêtent après "la synthèse de l'entretien administratif de Mohamed Merah",le 14 novembre 2011,constatent dans un courrier aux juges Mes Marie-Laure Ingouf et Jean Tamalet,avocats d'Hatim Ibn Ziaten,le frère de la première victime de Mohamed Merah.

Or,"il résulte des déclarations de Bernard Squarcini (ex-patron de la DCRI) que la DCRI a poursuivi les investigations sur Mohamed Merah en 2012",poursuivent-ils.


















l'express

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Jeu 4 Oct - 11:03:07

L'affaire Merah révèle les failles du renseignement



Mohamed Merah est fiché au moins depuis octobre 2006 par les ex-Renseignements généraux.

Le ministre de l'Intérieur a demandé une étude sur les dysfonctionnements de l'affaire Merah

Mohamed Merah était connu des services de renseignements bien avant les tragédies de Toulouse et Montauban.

L'examen des documents «secret défense» récemment déclassifiés a permis de mieux comprendre comment le tueur au scooter a pu se faufiler entre les mailles du filet.

Merah était dans le collimateur,mais ses voyages n'ont pas éveillé les soupçons.

Considéré comme un «délinquant au lourd passé délinquant en phase de radicalisation» un an avant les tueries,Mohamed Merah était épinglé depuis octobre 2006 par une «fiche de mise en attention» des ex-renseignements généraux.

Ce qui n'a pas empêché le «djihadiste autoproclamé» de se rendre à deux reprises dans des camps d'entraînement de la zone pakistano-afghane.

Mais aussi et surtout,comme l'ont relevé Éric Pelletier et Jean-Marie Pontaut dans L'Affaire Merah.

L'enquête,à Miransha,fief de la nébuleuse al-Qaida où il aurait suivi «un entraînement ultrarapide de deux jours».

Deux connexions Internet,interceptées par la National Security Agency,attestent de sa présence en septembre 2011.

De précieuses informations qui n'auraient été transmises qu'après la tuerie.

Le tueur au scooter a manipulé,à l'échelon local,son agent traitant.

Le contre-espionnage,qui avait intercepté entre le 17 août et le 17 octobre 2011 une quinzaine de connexions à Islamabad,Lahore ou encore Abbottabad, n'ignorait rien des incursions pakistanaises du salafiste.

De retour en France,Merah est «débriefé» le 14 novembre 2011 par un brigadier de l'antenne locale de la DCRI.

Le rendez-vous vire au fiasco.

Endoctriné et déjà animé par la ferme intention de faire couler le sang,il affirme être parti au Pakistan pour chercher une épouse.

Quand le djihadiste exhibe des photos de sites touristiques prises lors de son périple,le sous-officier ne voit que du feu.

Visé par une simple «mise en attention»,Merah a les coudées franches pour «mettre la France à genoux».

Les insuffisants échanges d'informations entre les services

Dès le meurtre des militaires de Montauban le 15 mars dernier,faisant suite à un premier assassinat de soldat,la DCRI demande à être associée aux réunions opérationnelles.

Ce qui lui a été refusé par le parquet de Montauban qui ne croyait pas à une «piste politique».

Comme l'a révélé Libération,le service de renseignements de Toulouse aurait cependant transmis dès le 16 mars à sa «centrale» la liste d'une dizaine de cibles,prioritairement liées à «l'extrême droite radicale qui est la piste privilégiée de la PJ»,mais aussi «des profils liés à l'islam radical» dont la famille Merah.

Mais la communication serait restée étanche entre les services.

Sur PV,aussi relaté par Libération,Bernard Squarcini soutient au juge que,dans la matinée du samedi 17 mars,«la sous-direction antiterroriste (Sdat) nous avertit qu'elle allait procéder à des passages de fichiers chez nous».

Mais elle ne leur livre les «cinq fichiers informatiques» que «le dimanche 18 mars à partir de 14 heures».

La base de données Cristina «mouline» alors 24 000 données sur des propriétaires de scooters V-max,de calibre 11.43 et d'adresses IP suspectes.

Vers 20 heures,une liste d'une quinzaine de suspects est isolée,dans laquelle figurent Mohamed Merah et son frère Abdelkader.

Le lendemain matin,l'école juive Ozar Hatorah est la cible d'une équipée sanglante.


















le figaro

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 17 Oct - 15:29:21

Le rapport sur l'enquête Merah attendu "dans quelques jours"



Le rapport sur le travail de la police sur Mohamed Merah sera rendu "dans les prochains jours" au ministre de l'Intérieur Manuel Valls,a annoncé celui-ci mercredi sur France Inter en précisant qu'il serait rendu public.

Affaire de la tuerie de Merah,suite.

Le rapport très attendu sur le suivi policier de Mohamed Merah,qui a tué trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse le 19 mars après avoir abattu trois parachutistes,doit être remis dans les jours à venir.

C'est en tout cas ce qu'a annoncé Manuel Valls mercredi matin.

"Dans quelques jours,les deux inspecteurs me remettront un rapport qui porteront moins sur les failles que sur les enseignements qu'il faut tirer pour la réorganisation de nos services",a dit le ministre de l'Intérieur.

"Je transmettrai ce document au Parlement et il sera rendu public intégralement",a-t-il ajouté.

Manuel Valls,qui a à plusieurs reprises évoqué des "échecs" et des « dysfonctionnements" dans l'affaire Merah,avait commandé ce rapport à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Placé sous surveillance

En septembre,le ministre s'était notamment demandé pourquoi Mohamed Merah,qui a tué trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse le 19 mars après avoir abattu trois parachutistes, n'"avait pas été plus surveillé" après son retour en France depuis le Pakistan et l'Afghanistan.

Placé un temps sous surveillance,Merah avait été notamment entendu à l'antenne toulousaine de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en novembre 2011,au retour d'un voyage au Pakistan.

Mercredi,Manuel Valls a également dit que la lutte contre le terrorisme appelait "une mobilisation de toute la société".

"Sous l'autorité de la loi et du juge,j'invite évidemment les Français qui peuvent être amenés à commettre des passages à l'acte de la part d'un certain nombre d'individus,à être de véritables citoyens",a-t-il dit.

"Quand une soeur il y a quelques semaines va dénoncer son frère à la police parce qu'elle craint que celui-ci ne passe à l'acte" après avoir proféré des menaces contre des journalistes de Charlie Hebdo,"c'est une manière à la fois de le protéger mais de protéger surtout ceux qui seraient visés par cet acte",a argumenté le ministre.

Manuel Valls faisait allusion à un lycéen toulonnais de 18 ans mis en examen le 23 septembre après avoir proféré des menaces à l'encontre de responsables de Charlie Hebdo.

Il avait été dénoncé.

Plusieurs couteaux avaient été retrouvés à son domicile.
















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Jeu 18 Oct - 22:20:33

Affaire Merah : les familles de victimes interpellent Valls



Le ministre de l'intérieur Manuel Valls,jeudi lors de sa visite à Toulouse

Le ministre de l'Intérieur a reçu jeudi les familles des militaires ayant perdu un proche dans les tueries de Toulouse et Montauban.

Les familles des parachutistes tués par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en mars ont demandé davantage de soutien de l'Etat auprès du ministre de l'Intérieur.

Manuel Valls en visite jeudi à Toulouse a reçu les avocats des victimes et les proches des militaires tués ou blessés.

"Il y a de la part des services lenteurs et longueurs administratives,on applique un traitement de droit commun à une affaire exceptionnelle.

Nous demandons un traitement à la mesure de l'affaire",a regretté Me Jean Tamalet,avocat de Hatim Ibn Ziaten,le premier soldat tué à Toulouse.

"Un ras le bol et un mal être"

Tandis que Me Maktouf qui défend la famille de Abel Chenouf abattu à Montauban évoque "un ras-le-bol, un mal-être insupportable".

De son côté Laure Bergès,l'avocate de Loïc Liber, tétraplégique après l'attaque de Montauban,a regretté que "les policiers aient privilégié la piste de l'extrême droite",estimant que si la piste islamiste avait été retenue plus tôt,la tuerie de l'école juive aurait pu être évitée.

Tous ces avocats sont engagés à faire reconnaître que les quatre soldats visés par Merah sont "tombés pour la France".



















metro

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Ven 19 Oct - 1:23:55

Affaire Merah: Valls prêts à déclassifier davantage de documents secrets

Alors que Manuel Valls a rencontré ce jeudi les familles des militaires victimes de Mohamed Merah,il a affirmé être prêt à déclassifier davantage de documents secrets pour aider la justice à faire la lumière sur cette affaire.

Manuel Valls était en déplacement ce jeudi à Toulouse,ville où Mohamed Merah a commis cinq de ses sept assassinats.

Le ministre de l'Intérieur a affirmé que François Hollande lui avait donné des instructions "très claires" ainsi qu'au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian "pour que nous mettions tous les éléments,tous les documents au service de la justice et de la vérité".

Certains ont déjà été transmis,a-t-il rappelé devant la presse.

"Si d'autres documents doivent faire l'objet de cette information et de cette déclassification,ils le seront (pour autant),évidemment,que nos sources et le travail de nos services sont protégés",a-t-il dit.

"Mais nous participerons évidemment totalement à la manifestation de la vérité."

Vingt-trois documents de la Direction centrale du renseignements intérieur (DCRI),partiellement déclassifiés,ont été remis début août aux juges d'instruction chargés d'enquêter sur les tueries perpétrés par Merah à Toulouse et Montauban.

Les familles de victimes attendent plus de soutien de l'Etat

Les avocats du frère d'Imad Ibn Ziaten,le premier parachutiste tué par Merah,ont demandé la déclassification supplémentaire de fiches de la DCRI ainsi que des dossiers de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la Défense) sur les déplacements à l'étranger de Merah,notamment en Afghanistan et au Pakistan.

Manuel Valls a dit attendre "dans quelques heures, dans quelques jours" le rapport qu'il a demandé sur les enseignements à tirer d'un point de vue policier de l'affaire Merah.

Le ministre de l'Intérieur a rencontré aujourd'hui à Toulouse des familles de militaires assassinés par le "tueur au scooter".

Les proches des parachutistes tués par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban,en mars dernier,lui ont demandé plus de soutien de l'Etat dans leurs démarches.





















l'express

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Ven 19 Oct - 14:21:09

Merah : l'incroyable raté des services secrets



Mohamed Merah

Il y a une certaine jouissance chez Mohamed Merah, alors cerné par le RAID ce mercredi 21 mars,à pointer les ratés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI),pourtant sur ses traces depuis des mois.

"Sur ce coup-là,moi je pense que vous vous êtes complètement loupés,parce que j'ai pu faire trois attaques,j'ai tué plus de sept personnes et en [ai] blessé plusieurs."

Depuis l'assaut du RAID,à Toulouse,et la mort du tueur,la question de savoir si le renseignement français a failli dans le suivi du jeune homme, fiché depuis 2006 et réellement suivi depuis 2011, est centrale.

Les notes de la DCRI auxquelles Le Monde a eu accès démontrent que les services,qui savaient tout du profil "inquiétant" de Merah,ont inexplicablement arrêté de le surveiller fin 2011.

Cet échec est au cœur de l'audition de Bernard Squarcini,l'ex-patron de la DCRI,le 25 septembre.

Interrogé par le juge Christophe Teissier,chargé de l'enquête sur les assassinats,il explique que Merah ne correspondait pas au profil classique des djihadistes: "Sur plus d'une trentaine de Français djihadistes partis de France vers la zone pakistano afghane,Mohamed Merah n'a jamais attiré l'attention des services par son comportement radical : pas de signe extérieur de radicalisme religieux,pas de lien avec la mouvance islamiste toulousaine lors des retours de ces voyages."

Les notes déclassifiées de la DCRI prouvent pourtant que le jeune délinquant était suivi depuis 2006 "dans le cadre de la surveillance de la mouvance salafiste toulousaine".

Cette surveillance se renforce considérablement début 2011,lorsque la DCRI apprend que Merah a été contrôlé six semaines auparavant par la police afghane à Kandahar,"ville considérée comme un bastion taliban".

Dès mars 2011,un policier de la DCRI décrit le comportement "inquiétant" de Mohamed Merah: "Il vit cloîtré dans son appartement,fait preuve d'une grande méfiance lors de ses rares sorties."

Ce comportement "paranoïaque" ne fera qu'aller crescendo et sera abondamment détaillé dans les écrits de la DCRI.

De Toulouse à Sarcelles,les méthodes de la DCRI mises à mal

La note du 26 avril 2011 est particulièrement éloquente.

Les policiers sont remontés à la période qui précède son grand voyage en Asie et au Moyen-Orient.

En juin 2010,il "demandait régulièrement aux personnes qu'il fréquentait l'autorisation de faire chez eux la prière.

A la même époque,il a fait preuve d'un comportement particulièrement violent à l'égard [d'une mère et sa fille] leur reprochant d'avoir manqué de respect à un musulman.

Merah s'est révélé être adepte de chants glorifiant l'extermination des 'mécréants occidentaux'."

Il regarde "des courts métrages mettant en scène l'assassinat de soldats américains par des terroristes".

Sur une photo,il brandit un couteau devant un Coran.

Mohamed Merah est-il alors si éloigné des "cas de figure connus",comme l'affirme l'ex-patron du renseignement ?

Car, contrairement à ce qu'assure Bernard Squarcini,Mohamed Merah renoue avec les salafistes toulousains au printemps 2011,mais aussi avec son frère Abdelkader et un autre homme,assidus aux "cours de religion programmés en soirée à la Reynerie",un quartier de Toulouse.

Fin avril,"l'élu d'Allah",comme il se proclame, reçoit la visite d'un membre supposé de Forsane Alizza ("les cavaliers de la fierté"),un groupuscule islamiste qui appelle "à l'application de la charia en France" et qui a été interdit depuis.

A la même époque,il se rapproche de deux militants "partis récemment en Mauritanie".

Au dossier,figure également une longue liste de ses contacts "en lien avec la mouvance islamiste en Grande-Bretagne".

La "prudence extrême" dont fait preuve Mohamed Merah interpelle aussi les policiers.

En plus de rester "de longues heures enfermé chez lui,toutes fenêtres fermées",l'homme privilégie les cabines téléphoniques,n'a ni téléphone mlkjh ni abonnement à Internet.

Il se comporte "comme quelqu'un qui se savait surveillé pour des faits pouvant le mettre en danger",en conclut un enquêteur avant l'été.

STRATÉGIE DE RUSE

Les policiers décident alors de le convoquer pour un entretien,"à titre préventif",explique M. Squarcini.

Mais lorsqu'ils cherchent à le joindre début octobre,Mohamed Merah a disparu.

Dans le quartier,on le croit en Algérie.

Merah se trouve en fait depuis le mois d'août au Pakistan.

Il y suivra un entraînement djihadiste.

Comment Mohamed Merah,si surveillé,a-t-il pu échapper à la vigilance des services ?

Devant le juge,Bernard Squarcini se défend en parlant de l'"absence de vie militante" de Merah, de "son comportement de véritable takfir,ces hommes qui affichent un mode de vie occidental tout en dissimulant leurs pensées extrémistes".

Moez Garsallaoui,le contact des djihadistes français au Pakistan

Cette stratégie de ruse est pourtant connue des services de renseignement.

La police new-yorkaise la documente dès 2007 dans une étude intitulée "Radicalization in the West : The Homegrown Threat" ("Radicalisation en Occident : la menace intérieure").

"Etant donné les risques de plus en plus élevés liés aux activités djihadistes,les individus chercheront à cacher leurs actes de plus en plus tôt",expliquent les Américains.

Les extrémistes "agissent de manière autonome et peuvent se radicaliser rapidement.

La plupart ont peu ou pas de liens avec des groupes connus."

Bien sûr,la DCRI ne peut pas suivre tout le monde. C'est la défense de M. Squarcini.

Les personnes "présentant un profil pouvant déboucher sur une action violente ou ayant un relationnel avec une mouvance radicale sont de plus en plus nombreuses.

Il y en a plusieurs centaines",justifie-t-il.

Il n'empêche : pourquoi,alors que le comportement de ce jeune des quartiers est jugé "inquiétant","ambivalent",la DCRI arrête-t-elle subitement sa surveillance en novembre 2011 ?

Le juge Teissier s'étonne de cette "rupture".

Est-ce une erreur d'appréciation ?

Un manque de moyens ?

Ou un changement de stratégie après la rencontre des policiers avec "leur objectif" le 14 novembre ?


Le rendez-vous a lieu dans les locaux du renseignement intérieur de Toulouse.

Mohamed Merah,affaibli par une hépatite A, arrive "très fatigué".

Au bout de vingt minutes,il demande à s'allonger.

Les policiers n'y voient pas d'inconvénient.

C'est donc couché sur une table,gêné par la lumière,que pendant deux heures et demie,il raconte en détail son séjour à Damas,ses deux escapades en Turquie,comment il s'est fait refouler à la frontière iranienne,ses trois jours au Liban puis à Jérusalem,sa rencontre à Douchanbé (Tadjikistan) avec deux militaires français chargés de la réfection de l'aéroport,le contact "très chaleureux" avec les officiers américains de Kandahar avec lesquels il a échangé coordonnées et adresses Facebook.

Sur son dernier séjour au Pakistan où il dit s'être rendu "dans un but touristique" et pour rencontrer la sœur d'une amie pakistanaise de Toulouse "qui cherche à marier ses filles",Mohamed Merah se montre beaucoup plus évasif.

Moez Garsallaoui,le contact des djihadistes français au Pakistan

Avant l'entretien,les policiers ont vérifié ses connexions à sa messagerie mail.

Mohamed Merah a pour habitude de la consulter tous les jours lorsqu'il est en voyage.

Au Pakistan,il ne s'est pas connecté pendant deux longues périodes,l'une de dix jours,l'autre de quinze.

Un temps prolongé pendant lequel il disparaît des écrans radar.

Mais alors qu'il décrivait une heure plus tôt,avec moult détails,les hôtels et les auberges où il s'est arrêté à Beyrouth,Damas et Jérusalem,il ne dit rien des lieux où il s'est rendu pendant ces deux périodes.

C'est "son état de santé" qui l'empêche de se concentrer,justifie-t-il.

Aujourd'hui,les policiers savent qu'il se trouvait alors dans les zones tribales.

"VÉRIFICATION TECHNIQUE"

Un rapport a été rédigé à l'issue de l'entretien du 14 novembre.

Il s'agit du dernier écrit de la DCRI sur Merah "figurant à la procédure".

Au grand étonnement du juge: "Plus aucun rapport n'a été effectué sur Mohamed Merah ou sa famille.

Pourtant,c'est peu ou prou à compter de cette époque que Mohamed Merah va commencer des préparatifs pour ces actes futurs."

Certes,mais il fallait attendre "les réponses des services étrangers" et les retours de "vérification technique",répond Bernard Squarcini.

Or,jure-t-il,aucun de ces éléments n'est parvenu avant les assassinats du mois de mars.

Quatre mois plus tard.

Les conclusions de cette note laissent également le juge Teissier perplexe.

"Cette rencontre n'a pas permis de faire le lien entre Mohamed Merah et un éventuel réseau djihadiste,assurent les policiers de la DCRI,à rebours de toutes les notes précédentes.

Mohamed Merah est apparu comme quelqu'un d'assez malin et ouvert qui pourrait présenter un intérêt pour notre thématique en raison de son profil voyageur.

Néanmoins,le comportement et la fiabilité de Merah nécessitent d'abord une évaluation."

En clair,le recrutement de Mohamed Merah comme informateur de la DCRI est envisagé.

"Cette évaluation a-t-elle été faite ?" demande le juge.

"Je suis incapable de vous répondre",rétorque l'ex-patron des services du renseignement.

"Merah était-il une source ?" interroge sans détour le juge Teissier.

"Non.

Absolument,non",balaie Bernard Squarcini.

Si l'entretien du 14 novembre "avait été positif, une proposition aurait été faite à la centrale de recrutement et aurait été rédigée sur un compte rendu bien plus spécifique et bien plus protégé", explique-t-il.

Mohamed Merah a-t-il pu "bénéficier à un moment quelconque,de l'aide positive ou passive" de la DCRI ou d'un autre servicede renseignement,insiste le juge.

Bernard Squarcini se montre plus prudent: "Jamais à ma connaissance et compte tenu des éléments en ma possession."


Six ans de surveillance

2006

20 octobre : Mohamed Merah est fiché par les services de renseignement dans le cadre de la surveillance de la mouvance salafiste toulousaine.

2010

Juillet à octobre : voyages en Syrie (juillet-août),en Turquie (août),au Liban (5-7 septembre), en Israël (4 jours début septembre),en Jordanie (une journée) et en Egypte (un mois et demi).

29 octobre : trois semaines au Tadjikistan.

Le 13 novembre,il prend un vol pour l'Afghanistan.

22 novembre : contrôle à Kandahar par la police afghane.

5 décembre : retour en France.

2011

10 janvier : la DCRI réactive sa veille.

"La présence de Mohamed Merah à Kandahar connu pour être une zone de transit abritant des cellules djihadistes,doit nous interpeller."

21 avril 2011 Merah reçoit la visite d'un membre supposé du groupuscule islamiste Forsane Alizza.

26 avril : une note de la DCRI présente Merah comme un "personnage ambivalent".

Juillet-août : Merah entretient des liens réguliers avec deux piliers de la mouvance salafiste radicale de Toulouse et les membres du groupe d'Artigat (filière irakienne).

Il est en contact avec des islamistes en Grande-Bretagne.

19 août-19 octobre 2011 : voyage au Pakistan. La DCRI cherche à le joindre.

Merah rappelle et explique être là pour "une fille".

14 novembre : entretien avec les policiers de la DCRI.

2012

11 mars : assassinat d'un parachutiste à Toulouse.

15 mars : assassinat de deux militaires à Montauban.

19 mars : l'attaque de l'école juive Ozar Hatorah, à Toulouse,fait quatre morts.

22 mars : mort de Merah,lors de l'assaut du RAID,à 11 h 30.




















m société

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 22 Oct - 12:20:04

Le calvaire des homonymes de Mohamed Merah

Harcelés depuis les assassinats de Toulouse et Montauban,certains homonymes du tueur au scooter ont porté plainte.

Il s'appelle Mohamed Merah,il a 23 ans,il est franco-algérien.

Et en plus,«il lui ressemble!»,lance son avocat,Me David Metaxas.

Autant dire que le jeune homme,manutentionnaire en intérim à Lyon,vit un enfer depuis que le nom de l'auteur des assassinats de Toulouse et de Montauban a défilé en boucle dans tous les médias.

«Franchement,quand Mohamed Merah m'a contacté,en mars 2012,raconte Me Metaxas,J'y ai pas vraiment cru,cela m'a fait rire.»

Mais le jeune Mohamed,qui «ne dort plus depuis des nuits»,n'est pas d'humeur à plaisanter.

«Il est venu avec des pages et des pages de messages qu'il avait reçus sur Facebook,poursuit l'avocat.

Certains étaient à prendre au deuxième degré,mais d'autres étaient des menaces de mort.

Nous avons donc porté plainte auprès du procureur de la République,et prévenu les services de police.»

Lesquels proposeront même une protection, finalement déclinée.

«À l'époque,on espérait que les gens allaient comprendre le problème,indique Me Metaxas.

Mais le fait que la famille du terroriste ait voulu donner des suites judiciaires à l'affaire n'a fait que rajouter à la colère des gens.»

Certains disent avoir repéré le jeune Villeurbannais en boîte à Toulouse,d'autres le félicitent…

Sept mois plus tard,ce sont surtout des messages de soutien que le jeune homme reçoit.

Mais,qu'il entame des démarches administratives ou des réservations pour ses vacances,il sait que cela «le poursuivra toute sa vie».

«Qui voudra d'affiches avec le nom de Merah?»

Il sait aussi,maintenant,qu'il n'est pas le seul.

À Douai,c'est un champion de boxe qui s'inquiète pour sa carrière,et n'ose plus répondre au téléphone.

Mohamed Merah,dit «Parigo» (son surnom dans le monde de la boxe) a même été confondu avec le terroriste par un site web étranger,qui a diffusé sa photo…

«Qui voudra mettre des affiches avec le nom de Merah maintenant?»,se lamente son entraîneur.

À Avignon,Malika et Mohamed Merah ont également porté plainte.

À Meyzieu,près de Lyon,une autre famille Merah a été menacée.

«Le jour où l'on a annoncé le nom du tueur au scooter,se souvient Habiba,nous avons reçu plusieurs appels anonymes,des menaces de mort.

Mes enfants et moi,on a été très perturbés.

Est-ce que,si le tueur s'était appelé Jean Dupont, on aurait menacé tous les Jean Dupont?»

Son mari,45 ans,ancien joueur de football de troisième division,éducateur sportif,«est au-dessus de cela,car tout le monde le connaît ici».

Reste qu'Habiba et sa famille sont particulièrement affectés par «ces horreurs qu'on entend tous les jours à la télé»: ils sont trois cousins,dans le Rhône,à s'appeler Mohamed Merah.




















le figaro

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mar 23 Oct - 16:10:35

Affaire Merah : le travail de la DCRI "sinon parfait,du moins efficace"

La police des polices considère néanmoins qu'il y a eu des défaillances objectives dans la surveillance de Merah dès janvier 2012.

Pour les enquêteurs de la police des polices,les Renseignements intérieurs ont effectué un travail "sinon parfait du moins efficace".

Les services ont bien repéré Mohamed Merah dès 2006,mais son incarcération l'a retiré des radars de la police.

En 2011,selon l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), la DCRI (Direction centrale des renseignements intérieurs) a bien mis en évidence la "radicalité" de Mohamed Merah : "sa détection est avérée",écrivent les enquêteurs.

Néanmoins,il y a eu des défaillances objectives à partir de janvier 2012.

Mohamed Merah n'apparaissait plus comme une priorité des services. L'arrêt de sa surveillance demeure inexpliqué,à part une surcharge de travail et un manque de coordination entre les policiers locaux et la direction à Levallois.

L'IGPN revient aussi sur les ratés de l'interpellation de Merah.

La police des polices confirme qu'il est bien sorti de chez lui durant la mise en place du dispositif devant son domicile.

Tout en refusant de se prononcer sur l'enquête judiciaire en cours, les boeufs-carottes atténuent la responsabilité de la police judiciaire et du Raid en insistant sur la difficulté de la surveillance de l'appartement de Merah en raison "des conditions météo et des fréquentations du quartier".

Ce dernier élément étonne : l'endroit où vivait Merah était plutôt résidentiel et ne connaissait pas de problèmes particuliers.

Enfin,l'IGPN critique la "désactivation inopportune de la fiche S" qui indique que Merah faisait l'objet d'une surveillance particulière par les services de renseignements sans pointer de responsabilité dans cette initiative.

















le point

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mar 23 Oct - 23:41:16

Affaire Merah : que dit le rapport de l'IGPN ?

Il pointe notamment du doigt "plusieurs défaillances objectives",dont l'évaluation de la dangerosité de Mohamed Merah,qui a tué 7 personnes en mars dernier.



Après l'intervention du Raid au domicile de Mohamed Merah le 22 mars dernier à Toulouse

Ce rapport était attendu.

Début juin,le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait dénoncé "l'échec" de l'affaire Merah,et annoncé avoir chargé la DGPN (Direction générale de la police nationale) et la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) de lui "fournir une étude très complète sur ce qui a dysfonctionné dans cette affaire."

Mardi 23 octobre,son ministère a publié un rapport "de retour d'expérience" commandé au contrôleur général de la police nationale Guy Desprats et à l'inspecteur général de la police nationale Jérôme Léonnet,"sur la lutte anti-terroriste."

Intitulé "Affaire Merah,réflexions et propositions",il a été réalisé,selon ses auteurs,à la suite de rencontres avec "l'ensemble des acteurs de l'affaire : renseignement intérieur,police judiciaire et sécurité publique",au niveau local et national,"autorité préfectorale,directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales."

L'ex-directeur de la DCRI Bernard Squarcini a toutefois rapidement fait savoir qu'il n'avait pas été entendu.

Ce rapport met en évidence "plusieurs défaillances objectives",notamment concernant l'évaluation de la dangerosité de Merah.

"L'évolution du profil de Merah identifiée tardivement"

Comme cela avait déjà été établi,et contrairement aux déclarations de Squarcini selon lesquelles Merah n'est apparu dans les radars de la DCRI qu'en novembre 2010,le rapport confirme que celui qui a tué sept personnes en mars dernier à Toulouse et Montauban était dans le collimateur des renseignements depuis 2006.

Mais ceux-ci n'ont "identifié que tardivement l'évolution de son profil".

Pourquoi ?

En raison,selon le rapport,de son incarcérationentre décembre 2007 et septembre 2009 et de la désactivation "inopportune" de sa fiche classée "S" (comme "sûreté de l'Etat",elle permet de suivre une personne et de communiquer aux services concernés toute information la concernant).

Cette fiche a été désactivée entre mars 2010 et janvier 2011 car la DCRI a estimé "à tort" que rien ne justifiait son maintien,malgré la présence,"le 16 octobre 2009",des coordonnées de Merah dans les contacts d'un membre d'une filière toulousaine de djihadistes présumés vers l'Irak.

Le rapport note aussi que la même fiche,pourtant réactivée,ne fait pas état de son départ vers Lahore le "19 août 2011."

"Il faut attendre",poursuit le rapport,le contrôle de Merah en Afghanistan,"reçue en décembre 2010", pour que la DCRI adresse,en janvier 2011,une demande d'enquête à son antenne de Toulouse.

Qui déterminera,"mi 2011",l'établissement clair de son "profil islamiste."

"Pour tardive qu'elle ait pu paraître",la détection de Merah par le renseignement intérieur est "donc avérée",écrivent-ils,notant également "une série de défaillances objectives" dans le suivi du dossier : la lenteur de la réaction de la centrale,"l'attentisme" de l'antenne locale,et un entretien raté.

"Des agents jamais en mesure de mettre Merah face à ses contradictions"

Les inspecteurs de l'IGPN ne ménagent pas les agents du renseignement qui ont entendu Merah le 14 novembre 2011.

"Faute de préparation",ils n'ont "jamais été en mesure de mettre Merah face à ses contradictions."

Et l'entretien ne débouche sur rien de précis.

D'où le fait qu'à partir de janvier 2012,Merah "ne paraît plus constituer une priorité d'action" pour le renseignement.

Concernant le déroulé et les conditions de l'entretien,"les marges de progression sont importantes",estiment les rapporteurs,préconisant que ce "type d'entretien" soit davantage "professionnalisé et normé."

Et suggérant notamment "la participation d'experts extérieurs",éventuellement de psychologues.

Voir un recours au détecteur de mensonges.

Les suites d'une rencontre comme celle-ci doit faire l'objet "d'une plus grande rigueur", préconise le rapport.

Les rapporteurs suggèrent par ailleurs le recours à d'autres outils de détection et de suivi.

Partant d'une des "caractéristiques marquantes" de Merah ses six mois passés au Moyen-Orient ils citent notamment la "nécessité de poursuivre et d'achever le travail en cours" quant au recueil des données d'enregistrement de vols et de réservation de vols.

Ils suggèrent aussi le renforcement de l'échange d'informations avec l'administration pénitentiaire.

"Une surveillance préalable défaillante du domicile"

Le rapport note aussi,concernant le siège du Raid lors duquel Merah a été tué et qui a fait l'objet de nombreuses interrogations,que l'enquête a été "d'emblée fragilisée par une surveillance préalable défaillante du domicile" toulousain du tueur.

Si les rapporteurs vont jusqu'à noter des conditions jouant en la défaveur des policiers (fréquentation du quartier et conditions climatiques rendant l'observation difficile),ils déplorent le fait qu'en dépit d'un "lourd" dispositif,"Merah avait pu quitter son domicile et le réintégrer sans que soit observé ni son départ, ni son retour."

Ils indiquent aussi que la "riposte immédiate et violente" de Merah alors éveillé a compliqué la suite de l'intervention.

Mais s'ils reconnaissent que la dernière phase de l'intervention du Raid a été "particulièrement lente",les rapporteurs n'accablent pas ses membres, qui ont su "adapter leur dispositif" et "privilégier la négociation."

Les rapporteurs insistent aussi,plus loin,sur la "cohérence" de leurs "choix tactiques".

Le rapport suggère néanmoins qu'il pourrait être intéressant de réfléchir à "d'autres choix",et de poser la question d'une "doctrine commune aux deux forces d'intervention GIGN et Raid."

Qui permettrait de "dépasser les polémiques contreproductives" et "d'envisager des synergies".

Des services trop cloisonnés

Les rapporteurs ne souhaitent pas se prononcer sur l'enquête judiciaire ouverte après la mort du premier militaire,le 11 mars,et précisent dès le début de leur rapport que leur démarche ne s'inscrit pas "dans un cadre d'enquête".

Ils font toutefois part de leur constat de "cloisonnements" entre services,entre la police judiciaire et le renseignement intérieur.

Et déplorent un défaut de coordination entre la DCRI et ses services territoriaux,autant qu'entre ces derniers et les services locaux de police et de gendarmerie. Les inspecteurs généraux proposent en conséquence la création de "bureaux de liaison" interservices (renseignement intérieur,police judiciaire,sécurité publique,gendarmerie nationale, compagnie républicaine de sécurité,police aux frontières).

Le député PS Urvoas dénonce des "impasses"

Les rapporteurs préconisent également la mise en place "d'un véritable outil d'audit et d'inspection au sein du renseignement intérieur".

La DCRI,notent-ils,a déjà un "embryon" de service d'audit,qui doit être développé,notamment avec des seniors.

Une préconisation qui pourrait rejoindre la volonté du ministre de l'Intérieur de réformer les services de renseignement.

Le même rapport,encore,estime qu'on "ne peut qu'appeler de ses vœux un texte de loi permettant d'incriminer l'ensemble des actes terroristes lorsqu'ils sont commis par un Français à l'étranger".

Des préconisations qui collent parfaitement au projet de loi de Manuel Valls.

Tandis qu'un haut responsable de la place Beauvau qualifie le contenu du rapport "d'eau tiède",le président de la commission des Lois et député PS Jean-Jacques Urvoas,lui,dénonce ses "impasses" sur "les probables défaillances humaines" "éludées au profit de considérations purement administratives et organisationnelles".

Jean-Jacques Urvoas,qui s'interroge sur l'indépendance de l'inspection générale vis-à-vis de la direction de la police,dont dépend la DCRI,a ajouté "qu'apparaissent en creux les défauts induits par la création de la DCRI" et que "le temps passé par les deux policiers et les moyens déployés n'interdisent pas que plusieurs aspects de l'affaire n'aient pas été totalement analysés".

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls,qui s'est vu remettre le rapport vendredi,juge pour sa part que le document "prend acte des dysfonctionnements passés".

Et a réaffirmé sa volonté de "mettre en oeuvre rapidement les adaptations nécessaires."















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 24 Oct - 17:41:31

Pour une victime de Merah,identifier les complices prime tout

L'un des survivants des tueries de Mohamed Merah,le parachutiste Loïc Liber,attend davantage de voir établir toutes les complicités du tueur au scooter que de dégager les défaillances de la police dans cette affaire,a dit mercredi son avocate Me Laure Bergès-Kuntz.

Pour cette dernière,le rapport publié mardi et mettant en évidence des "défaillances objectives" dans la surveillance policière de Mohamed Merah est un "épiphénomène".

"De son lit d'hôpital,ce qu'il (Loïc Liber) veut, c'est comprendre,tout savoir et que tous les coupables,par complicité ou par action directe, soient identifiés et jugés",a-t-elle dit à l'AFP.

"Après,savoir s'il y a eu des défaillances,ça l'intéresse mais s'agissant de mon client,je pense que cela n'aurait strictement rien changé" puisque, selon elle,on a véritablement commencé à explorer la piste de l'extrémisme islamiste seulement après la tuerie de Montauban,qui a laissé Loïc Liber paralysé et deux de ses camarades morts,a-t-elle dit.

Me Bergès-Kuntz a la conviction profonde que Mohamed et son frère Abdelkader Merah,seul mis en examen et écroué à ce jour,n'étaient "pas seuls".

"Je pense que nous sommes en présence d'une PME du terrorisme.

J'attends d'autres interpellations dans cette affaire",a-t-elle dit en exprimant la confiance de son client dans les juges.

L'une des questions à poser à Abdelkader Merah, c'est: "Monsieur,vous êtes allé étudier en Egypte.

Vous êtes peintre en bâtiment,vous gagnez le Smic, vous dites que vous avez des problèmes financiers.

Mais qui a financé vos études en Egypte,qui a payé les études de votre soeur,celles de votre femme, qui a payé votre logement plusieurs mois en Egypte",a dit l'avocate.

C'est pourquoi elle et les conseils d'autres parties civiles ont demandé aux juges à pouvoir interroger directement Abdelkader Merah lors d'une prochaine audition,a-t-elle rappelé.

Me Bergès-Kuntz a cependant affirmé la nécessité pour l'Etat de tirer toutes les conséquences du rapport publié mardi.

Mais il importe davantage pour elle d'identifier les racines du mal: "le mal,dans ce dossier, c'est incontestablement le fondamentalisme et on ne peut que regretter qu'au nom du politiquement correct on ait refusé dès le premier assassinat du soldat Ibn Ziaten à Toulouse d'exploiter cette piste,certainement par dogmatisme".


















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 24 Oct - 23:41:16

Rapport sur Merah : la colère du père d'une victime



Albert Chennouf

Albert Chennouf,le père d'Abel,25 ans,tué à Montauban,confie sa déception à la découverte du contenu du rapport de l'IGPN rendu public mardi.

Et sa détermination.


"Affaire Merah,tout ça pour ça" : c'est ainsi qu'Albert Chennouf,60 ans,rebaptise le rapport de l'IGPN rendu public mardi 23 octobre.

Quand il en a pris connaissance avec son femme,le père d'Abel,25 ans,abattu par Mohamed Merah le 15 mars à Montauban,a ressenti une profonde "désolation".

"Les bras m'en sont tombés",confie-t-il mercredi au "Nouvel Observateur" lors d'un déplacement parisien.

Commandé par le ministre de l'Intérieur,ce rapport pointe du doigt "plusieurs défaillances objectives",notamment concernant l'évaluation de la dangerosité de Merah par les services de renseignement.

Et conforte l'intervention du Raid.

"Pourquoi Squarcini n'a-t-il pas ordonné à son équipe d'avoir l'œil sur Merah ?"

Même s'il est convaincu "qu'on a tiré sur Merah pour ne pas le prendre vivant",Albert Chennouf ne souhaite pas non plus accabler le Raid : "il exécute les ordres qui lui sont donnés".

Il en veut beaucoup plus aux "décideurs,ceux qui tirent les ficelles".

Et nomme l'ancien président Nicolas Sarkozy et l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant "venu à Toulouse pour cueillir les roses".

Mais plus que tout,la responsabilité revient, affirme-t-il,à l'ancien patron de la DCRI Bernard Squarcini : "Quand on a la responsabilité de l'Etat en matière de sécurité,on doit faire le travail".

Il balaie le contenu du rapport d'un revers de main.

"Ce que j'attendais n'y figure pas.

On m'apprend tout ce que je connaissais déjà."

Le député PS Jean-Jacques Urvoas a dénoncé mardi son "impasse" sur les "probables défaillances humaines" au profit de considérations "purement administratives et organisationnelles".

Albert Chennouf lâche sans détour : "j'attendais qu'on nous désigne les coupables,ceux qui ont donné l'ordre."

Puis interroge : "Pourquoi cette fiche 's' a-t-elle été perdue ?

Pourquoi Squarcini n'a-t-il pas ordonné à son équipe d'avoir l'œil sur Merah ?

Pourquoi a-t-il menti en affirmant que Merah était un loup solitaire ?"


Il l'invite à "faire son mea culpa" et "reconnaître l'erreur de ses services",promettant, alors,"d'abandonner toutes les attaques contre lui."

"Je croyais que les divers services travaillaient au service de la nation"

Selon le rapport,la fiche "s" (comme "sûreté de l'Etat") de Merah a été "inopportunément" désactivée entre mars 2010 et janvier 2011 car la DCRI a estimé "à tort" que son maintien n'était pas justifié.

La faute,selon le père d'Abel Chennouf,à la "guerre des polices".

Quant au fait que le rapport,souligne-t-il,"recommande vivement l'harmonisation et la mutualisation des renseignements",il commente : "Je croyais que les divers services travaillaient au service de la nation,j'apprends à 60 ans ce que signifie la guerre des services."

"Pourquoi Merah n'a-t-il pas non plus été suivi du 14 novembre (date de son entretien avec des agents des renseignements) au 11 mars (date du premier assassinat de Merah),et au 15 mars,date de la mort de mon fils ?" interroge-t-il encore.

Celui qui a porté plainte début mai,comme l'avait révélé "Le Nouvel Observateur",contre Nicolas Sarkozy et Bernard Squarcini pour non-assistance à personne en danger retient aussi du rapport la mention,parmi les "points d'une particulière importance" devant faire l'objet de réflexions,"l'exiguité des locaux" du SRPJ de Toulouse.

"Je ne veux pas croire que mon fils est mort pour cela."

Lors de sa rencontre avec le ministre de l'Intérieur le 18 octobre à Toulouse,Manuel Valls lui a "promis que le rapport dirait tout".

"On espère,on verra" souffle Albert Chennouf,"c'était il y a une semaine."

L'avocate d'une autre victime qualifie le rapport "d'épiphénomène"

De la même manière qu'il verra,demain jeudi 25 octobre,ce qui ressort de son rendez-vous avec le cabinet du ministre de la Défense.

Il y sera notamment question de la demande de protection juridique des familles des victimes.

L'avocate du parachutiste Loïc Liber,grièvement blessé par Merah à Montauban,a quant à elle fait savoir mercredi que son client qualifiait le rapport "d'épiphénomène" et,à l'instar des proches d'Abel Chennouf,veut "comprendre,tout savoir et que tous les coupables,par complicité ou par action directe,soient identifiés et jugés."

















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Jeu 25 Oct - 17:53:29

Affaire Merah : la veuve d'une victime porte plainte contre la DCRI



La veuve du caporal Abel Chennouf, tué par Mohamed Merah,a décidé de porter plainte contre la Direction centrale du renseignement intérieur pour "homicide involontaire".

Quelques jours après la publication du rapport de l'Inspection générale de la police révélant des râtés dans l'affaire Merah,la famille d'une des victimes a décidé de porter plainte.

"Le récent rapport rendu public par Manuel Valls a mis en évidence un relâchement de la DCRI dans la surveillance de Mohamed Merah.

Cette plainte pour homicide involontaire contre la DCRI vise à comprendre pourquoi cette surveillance s'est relâchée",a dit Me Picard,avocat de Caroline Chennouf,veuve du caporal Abel Chennouf,tué par Mohamed Merah.

Alors que Merah était connu depuis 2006 comme gravitant autour de la mouvance salafiste toulousaine,sa fiche de surveillance est désactivée en 2010 de manière "inopportune".

Contrôlé en Afghanistan en 2010,il est de nouveau l'objet de l'intérêt des Renseignements intérieurs, mais son "debriefing",le 14 novembre 2011,est raté, selon le rapport,et il n'est plus surveillé en janvier 2012

Pour l'avocat une plainte contre la DCRI se justifie car les services de renseignement "ont pu faire preuve de maladresse,imprudence,inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité",ce qui  caractérise l'homicide involontaire.

Le rapport de l'IGPN (police des police) a examiné notamment l'attention dont a fait l'objet Mohamed Merah,entre son apparition sur les radars du Renseignement et l'entretien qu'il aura à l'antenne toulousaine de la DCRI en novembre 2011.

Survenu quatre mois avant ses crimes,cet entretien est décrit comme un échec par les fonctionnaires de l'IGPN.

Mohamed Merah,un jeune Toulousain de 23 ans,a assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban,puis trois enfants et un père de famille dans une école juive,à Toulouse,le 19.

Lors du long siège de son appartement qui devait conduire à sa mort le 22 mars,le jeune homme s'est revendiqué d'Al Qaïda.


















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mar 30 Oct - 17:51:15

Affaire Merah : Hollande avec Netanyahu jeudi à l'école juive de Toulouse

Un enseignant et trois enfants juifs ont été tués à l'école juive Ozar Hatorah le 19 mars par Mohamed Merah.

François Hollande se rendra jeudi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Toulouse, où un enseignant et trois enfants juifs avaient été tués le 19 mars par Mohamed Merah,a appris l'AFP de source gouvernementale mardi.

Le président de la République se rendra à Toulouse en même temps que M. Netanyahu qu'il aura reçu la veille à l'Elysée.

Le Premier ministre israélien doit participer à une cérémonie commémorative à l'école juive Ozar Hatorah où avait eu lieu la tuerie et s'entretenir ensuite avec des représentants de la communauté juive de la Ville rose.

Le programme du chef de l'Etat devrait quant à lui être précisé prochainement.

Le 19 mars,quelques heures après le drame,François Hollande,alors candidat à la présidentielle, s'était rendu à Toulouse pour marquer sa "solidarité aux familles et à la communauté juive de France".

Il avait appelé à "tout faire pour que les actes antisémites et le racisme amènent une réponse commune et ferme de toute la République".

La campagne pour la présidentielle avait été suspendue quelques jours.




















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 31 Oct - 2:12:52

Affaire Merah: deux policiers du renseignement toulousain égratignent la DCRI

Le brigadier qui a négocié avec le tueur au scooter ainsi que son supérieur ont été entendus la semaine dernière.

Ils détaillent leur rôle dans l'enquête et pointent le manque de réactivité de la DCRI.




Les 22 et 23 octobre,le directeur de la DRRI de Toulouse et le brigadier qui a réalisé l'audition de Merah ont été entendus.

Alors que le ministère de l'Intérieur vient de rendre public un rapport d'évaluation sur les "défaillances objectives" observées dans l'affaire Merah,le juge Christophe Teissier,en charge de l'enquête judiciaire,poursuit ses auditions.

Le magistrat avait déjà entendu Bernard Squarcini, l'ex patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) (lexpress.fr du 26 septembre).

Les 22 et 23 octobre derniers,le magistrat a,cette fois,convoqué deux membres de la direction régionale (DRRI) de Toulouse,son directeur, Christian Balle Andui et le brigadier ayant réalisé l'audition de Mohamed Merah,à l'automne 2011.

Leurs témoignages révèlent une divergence d'appréciation avec leur hiérarchie quant au parcours de cet islamiste atypique.

Ils pointent notamment l'attentisme de la centrale, ainsi que sa responsabilité dans la mauvaise évaluation de la dangerosité du jeune homme.

La première révélation de ces auditions concerne le déroulement de l'entretien du 14 novembre 2011 lorsque Merah est convoqué au commissariat à son retour du Pakistan.

Les policiers toulousains affirment que deux spécialistes parisiens se sont déplacés spécialement.

Ils expliquent que ces derniers ont mené la discussion,le brigadier local restant en retrait.

Manque de réactivité

Par ailleurs,ces témoignages évoquent,en filigrane, le manque de réactivité de la centrale de Levallois-Perret.

La DDRI de Toulouse a réalisé une quarantaine de surveillances,entre février et juin 2011.

Christian Balle Andui affirme que,devant les éléments recueillis,il avait envisagé la transmission du dossier au parquet antiterroriste dès le mois de juin 2011.

Il aurait demandé l'avis de sa direction sans obtenir de réponse.

Le 25 janvier 2012,soit deux mois avant les sept assassinats de Toulouse et de Montauban,la centrale aurait au contraire envisagé de recruter Merah comme source.

Cette "évaluation" revenait à la direction toulousaine.

Balle Andui explique au juge avoir décidé de ne pas donner suite.

Il doutait,dit-il,de la fiabilité du jeune homme, en raison de son parcours délinquant et de sa radicalisation.

Le magistrat revient également sur le déroulement de l'enquête,après le premier meurtre de parachutiste,commis le 11 mars 2012.

Quatre jours plus tard,alors que le tueur au scooter vient de frapper à Montauban,les responsables de la DRRI demandent à participer aux réunions des enquêteurs,sous la direction du parquet local.

Celui-ci aurait refusé,le service de renseignement toulousain n'étant pas saisi judiciairement.

Le lendemain,de sa propre initiative,la DRRI fournit néanmoins une liste resserrée de suspects, concernant l'extrême droite et les djihadistes.

Parmi ces derniers figurent les frères Merah.

Une nouvelle demande de déclassification

A ce stade,le renseignement toulousain n'a toujours pas accès aux films de la vidéosurveillance, montrant la silhouette de l'assassin et sa fuite en scooter.

Ce n'est que le 20 mars,le lendemain de la tuerie de l'école juive,que ces fonctionnaires locaux visionnent ces images.

Ils reconnaissent alors à "80%" la façon de conduire de Merah.

Ce même jour,on demande à la DRRI d'établir son portrait psychologique pour préparer l'intervention.

Dans la nuit,le brigadier est même rappelé pour négocier avec le tueur.

En complément de ces auditions,les avocats des parties civiles ont demandé de nouvelles déclassification de documents.

Mes Marie-Laure Ingouf et Jean Tamalet,d'un côté, Me Samia Maktouf de l'autre,souhaitent la transmission des rapports de la DGSE (le service de renseignement extérieur français),auxquels les magistrats n'ont toujours pas accès.

Quant à Me Patrick Klugman,il exige les rapports de la DCRI,non seulement sur Mohamed Merah,mais aussi sur ses frères et soeurs.

















l'express

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Mer 31 Oct - 17:02:01

Affaire Merah: La DCRI aurait ralenti les investigations,selon des policiers toulousains



Photo montrant Mohamed Merah,l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban en mars

Les policiers toulousains ce la Direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) ont envisagé de transmettre le dossier Merah au parquet antiterroriste dès juin 2011,mais n'ont jamais eu de retour de leur hiérarchie...

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) aurait ralenti les investigations concernant Mohamed Merah et ce alors que deux membres du renseignement à Toulouse avaient alerté leurs supérieurs sur la dangerosité du jeune homme dès juin 2011,d'après les auditions de ces deux agents dont Libération publie des extraits ce mercredi sur son site Internet.

Les policiers toulousains du Renseignement intérieur ont envisagé de transmettre le dossier Merah au parquet antiterroriste dès juin 2011, révèle le quotidien.

Le patron de la Direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) de Toulouse, Christian Ballé-Andui et le brigadier chargé du suivi de Merah évoquent un «potentiel de dangerosité élevé» dès le 15 juin 2011,mais n'ont jamais eu de retour de leur hiérarchie.

«On ne travaillait plus directement sur lui»

La DCRI organise finalement un «debriefing préventif» de Merah cinq mois plus tard,qui «n'a pas permis de faire le lien entre Mohamed Merah et un éventuel réseau jihadiste»,relèvent-ils alors.

S'en suit une diminution du «degré de surveillance relative à Mohamed Merah» d'après les policiers toulousains.

«On ne travaillait plus directement sur lui», résume «Hassan»,brigadier chargé du suivi de Merah.

Le jour de la tuerie de Montauban,le 15 mars 2012, où Mohamed Merah abat deux parachutistes et en blesse grièvement un troisième,Christian Ballé-Andui alerte sa hiérarchie sur la probable piste islamiste,ayant appris «que le régiment de Montauban revenait de rotation en Afghanistan».

Ses supérieurs en décident autrement et le maintiennent sur «la piste de l'ultra-droite», rapporte encore Libération.

Et ce quelques jours avant la seconde tuerie de Merah le 19 mars,où il abat trois enfants et un professeur au collège juif d'Ozar Hatorah à Toulouse.



















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Jeu 1 Nov - 12:18:37

Netanyahu et Hollande à Toulouse pour un hommage aux victimes de Merah



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président français François Hollande rendent hommage jeudi à Toulouse aux victimes de Mohamed Merah,lors d'une cérémonie au collège-lycée Ozar Hatorah,où trois enfants et un enseignant ont péri sous les balles du tueur au scooter.

Si les deux hommes ont abordé mercredi à Paris la question iranienne et la relance du processus de paix israélo-palestinien,ils viennent à Toulouse à la rencontre d'une communauté encore traumatisée, sept mois après le drame,et inquiète de voir les manifestations antisémites se multiplier.

Cette visite conjointe est "un message très fort d'unité contre cette menace qui pèse sur toute l'humanité",salue la présidente en Midi-Pyrénées du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF),Nicole Yardeni.

Jusqu'au 19 mars 2012,date de l'attaque,les juifs de Toulouse n'imaginaient pas pouvoir être la cible d'un tueur se réclamant d'al-Qaïda.

Depuis,le trouble ne s'est pas effacé.

Benjamin Netanyahu est en campagne électorale mais les juifs de Toulouse voient dans sa visite celle d'un homme d'Etat rassurant et apaisant,soucieux de leur sécurité.

Mercredi à Paris,François Hollande a reconnu que l'antisémitisme existait en France et assuré de sa détermination à "pourchasser,poursuivre,éradiquer" ce fléau.

Benjamin Netanyahu a appelé la communauté israélite française à s'installer en Israël et apprécié la détermination de Paris à lutter contre l'antisémitisme.

La représentante du CRIF à Toulouse juge que M. Netanyahu "est dans son rôle d'exprimer cette position tout à fait classique,ayant pour mission de réunir les Juifs en Israël",puis affirme: "L'avant-dernier des pires cauchemars d'un Juif,c'est qu'il soit obligé de quitter le pays dans lequel il vit car il a cessé d'être démocratique.

Mais le pire cauchemar,c'est qu'il n'y ait plus Israël pour l'accueillir".

La cérémonie de Toulouse,prévue à 13h30, rassemblera des élèves,leurs parents,le personnel de l'école,anciennement Ozar Torah et rebaptisée Ohr Torah après la tuerie,des responsables de la communauté juive de la ville,et des élus pour des témoignages,une prière et des discours de MM. Netanyahu et Hollande.

Sécurité exceptionnelle

Le Premier ministre de l'Etat hébreu s'entretiendra ensuite avec des représentants communautaires. C'est la première fois qu'un Premier ministre israélien se rend à Toulouse.

Lors des obsèques à Jerusalem des quatre victimes juives de Merah,M. Netanyahu avait promis de rendre visite à la communauté toulousaine,la quatrième de France avec 20.000 membres,dont de nombreux sépharades d'Afrique du Nord.

Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises.

La circulation sur le périphérique toulousain devait être suspendue au passage des deux convois entre l'aéroport et le quartier de la Roseraie,où des rues devaient être bouclées et vidées des véhicules garés le long des trottoirs aux abords de l'établissement.

"Avec le Pape et le président des Etats-Unis,le Premier ministre israélien est certainement la personnalité la plus protégée lors de ses déplacements à l'étranger",selon un responsable policier.

Mohamed Merah,23 ans,a assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban,avant l'école juive.

L'attentat contre l'établissement juif était-il évitable?

C'est une question récurrente que se posent les juifs toulousains.

Notamment depuis que Libération a révélé mercredi que des policiers toulousains des services de renseignement avaient alerté leur hiérarchie,4 jours avant l'attaque de l'école,d'une possible piste islamique en fournissant une liste de noms comprenant celui de Mohamed Merah.

Favorables ou opposés à la politique de Benjamin Netanyahu,deux manifestations distinctes ont rassemblé chacune 200 personnes à Paris mercredi soir.

Pendant ce temps à Toulouse,une centaine de militants d'extrême gauche dénonçaient la politique de l'Etat hébreu en Palestine,mais n'avaient pas prévu de mobilisation jeudi,afin de ne pas interférer avec l'hommage aux victimes.



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président français François Hollande rendent hommage jeudi à Toulouse aux victimes de Mohamed Merah,lors d'une cérémonie au collège-lycée Ozar Hatorah,où trois enfants et un enseignant ont péri sous les balles du tueur au scooter













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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Jeu 1 Nov - 19:27:51

Affaire Merah: François Hollande promet que toute la lumière sera faite

Le président de la République François Hollande s'est engagé une nouvelle fois ce jeudi à ce que toute la vérité soit faite sur l'affaire Merah,au moment où des témoignages cités dans la presse relancent les interrogations sur l'attitude des services de sécurité.

S'exprimant lors d'une cérémonie à la mémoire des quatre victimes juives de Mohamed Merah,qui a également abattu trois soldats,le chef de l'Etat a reconnu que le drame de Toulouse avait «révélé certaines failles dans l'organisation de notre renseignement.»

«Toute la lumière sur ce qui s'est passé sera faite.

Je m'engage une nouvelle fois devant vous,c'est-à-dire devant les familles,devant les Français,pour que toute la vérité soit faite»,a-t-il dit.

«Nous devons tirer toutes les leçons de cette tragédie et briser le plus tôt possible les engrenages qui conduisent au terrorisme».

Dysfonctionnements à la DCRI

François Hollande était accompagné du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour cette cérémonie organisée dans l'école juive où Mohamed Merah,un jeune activiste islamiste se réclamant d'Al Qaïda,avait tué trois enfants et un adulte le 19 mars dernier.

Libération et Aujourd'hui en France font état ce jeudi de dépositions devant le juge d'instruction chargé de l'affaire montrant que la dangerosité de Mohamed Merah,qui s'était rendu ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan,ne semble pas avoir été reconnue par la hiérarchie de la sécurité intérieure (DCRI).
















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