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 Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse

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mimi
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MessageSujet: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 12:16:50



Mohammed Merah,né le 10 octobre 1988 à Toulouse et mort le 22 mars 2012 dans la même ville,suite à un assaut du RAID,est un terroriste islamiste français.

Il a revendiqué les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban,au cours desquelles son utilisation d'un scooter lui a valu le surnom de « tueur au scooter ».

Ses trois vagues d'assassinats faisant un total de sept morts dont trois enfants et six blessés et sa tentative d'interpellation,qui a duré 32 heures et au cours de laquelle il a finalement été abattu, ont fait l’objet d’une couverture médiatique exceptionnellen,controversée par certains,au cœur de la campagne électorale de l'élection présidentielle française de 2012.

Une note de la DCRI,datée du 19 mars 2010,montre qu'elle était "fichée" et "adepte d'un islam radical"

Famille

Issu d'une famille algérienne,Mohammed Merah est le cadet d'une fratrie de deux sœurs (Souad,née en 1978,mariée,signalée par une note de la DCRI,datée du 19 mars 2010 comme "adepte d'un islam radical" et Aïcha,née en novembre 1990,et trois frères (Abdelghani,né vers 1979,Abdelkader,né en 1982, condamné en 2005 à deux ans d'emprisonnement dont vingt mois de sursis pour des faits de violence, interpellé le 21 mars 2012,mis en examen le 25 mars,notamment pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme).

Selon son père,Mohammed Merah qui est inscrit depuis sa naissance au consulat d'Algérie de Toulouse possède la double nationalité algérienne et française.

Le journal Liberté-Algérie affirme que son passeport algérien a été renouvelé la dernière fois le 20 mars 2010.

Ses parents se sont rencontrés à Béni Slimane en Algérie et se sont mariés non loin d'Alger,un vendredi de janvier 1975.

Son père Mohammed Ben-Allal Merah,né le 16 avril 1942 dans la ville de Souagui,arrivé en France pour la première fois en 1966,ancien ouvrier à la fonderie de Muret,avait déjà divorcé deux fois et avait sept enfants.

Sa mère s'installe à son tour en France au printemps 1981.

Mais cette nouvelle union ne tient pas : les parents de Mohammed Merah divorcent en 1994 lorsqu'il a cinq ans.

Mohammed Ben-Allal Merah est condamné le 21 juin 2000 à cinq ans de prison pour trafic de cannabis par le tribunal correctionnel de Toulouse et en 2001 à neuf mois supplémentaires pour subornation de témoins,il est incarcéré de 1999 à 2003 d'abord à la prison Saint-Michel à Toulouse puis à la prison de Seysses.

Il retourne définitivement en 2004 en Algérie,où vivent également des oncles,des cousins et un demi-frère de Mohammed Merah.

Après son divorce avec Zoulikha Aziri,Mohammed Ben-Allal Merah se remarie deux fois.

Durant l’été 2011,sa mère,Zoulikha Aziri,née vers 1957,sans profession,épouse en seconde noce pendant quelques mois Mohamed Essid,né à Monastir en Tunisie,naturalisé français,père de Sabri Essid qui appartenait à un groupe radical de l'Ariège dont les membres ont été condamnés pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » en 2009.

Le 21 mars 2012,elle refuse de parler à son fils Mohammed Merah pour l'inciter à se rendre comme le lui demande la police prétextant qu'"elle savait bien qu'il ne l'écouterait pas".

Lors d'une réunion de famille tenue le 25 mars 2012 au Mirail,dans le quartier Bellefontaine,elle déclare « Mon fils a mis la France à genoux.

Je suis fière de ce que mon fils vient d’accomplir ! 

Selon le journal algérien El Khabar,la famille de Mohammed Merah ne serait pas un milieu propice à l'antisémitisme,puisqu'« un des frères de Mohammed était légalement marié à une femme de confession juive,et qu’une de ses sœurs vivait avec un ami de religion juive ».

Abdelghani Merah affirme au contraire que son frère Abdelkader l’aurait poignardé en 2003,parce qu’il ne supportait pas qu’il soit en ménage «avec une Française d’origine juive»,petite-fille de déportée.

Ces accusations ont été rejetées par Maître Anne-Sophie Laguens,l'avocate d'Abdelkader Merah.

Enfance

Mohammed Merah grandit à Toulouse dans le quartier de Bellefontaine (Mirail) puis,après le divorce de ses parents,dans la cité des Izards,quartier des Izards-Trois Cocus,au nord de la ville1,dans un pavillon blanc,au milieu de gens du voyage sédentarisés.

Il est confié à sa mère qui rencontre des difficultés à l'éduquer.

À l'âge de six ans,il est placé dans une famille d'accueil.

En 1998,il passe un an dans un premier foyer.

Il en fera cinq au cours des années qui suivent.

Au moins trois travailleurs sociaux s'occupent de lui : un éducateur de la Protection judiciaire de la jeunesse,un autre d'une association de quartier ainsi qu'un animateur.

À partir de 1994,Mohammed Merah entre au cours préparatoire à l'école primaire Bastide dans le quartier de Bellefontaine,à l'école primaire Ernest-Renan dans celui des Izards puis dans deux autres établissements.

Selon un officier de police,il a une scolarité « difficile »marquée par des redoublements,des sanctions,des exclusions.

Il fréquente trois collèges.

Inscrit pendant six mois dans une classe de 5e du collège Anatole France,il s’en fait renvoyer à la suite d'une bagarre.

Un professeur note « de réelles capacités »,un autre « un réel talent » en arts plastiques.

Mais la plupart déplorent ses absences et des attitudes « graves et inadmissibles ».

Après la 4e,il est élève,de 2004 à 2005,au CFA des Arènes pour préparer un CAP de carrossier.

Dans l'atelier,il dérobe quelques outils,pistolets à peinture et ponceuses.

Il obtient une place d'apprenti le 21 septembre 2006 à la carrosserie Clarauto d'Aucamville.

Son patron le considère comme un bon élément,d’une habileté hors du commun au travail,et d’une grande amabilité.

Passionné de football,il affiche dans sa chambre des posters de joueurs français.

En 1995 ou 1997,il prend sa première licence.

Il appartient alors au petit au club du Mirail, puis passe au club des Izards et enfin au club JS Toulouse Pradette.

Il finit sa carrière de footballeur comme gardien de but remplaçant dans l’équipe des seniors (20-35 ans).

Délinquance

Dans une lettre à un juge datée du 22 avril 2003, la mère de Mohammed Merah se plaint d'avoir été agressée physiquement par son fils "La violence de mon fils est telle que je me trouve dans l'incapacité d'y faire face".

En 2004,l'adolescent jette des pierres sur un autobus,ce qui lui vaut une simple admonestation.

En janvier 2005,il tient tête à l'une des éducatrices du foyer Mercadier et lui donne un coup de poing à l'œil.

En 2006,il est poursuivi pour un vol de mlkjh, de moto,et des insultes.

Durant sa minorité,il est condamné à quatorze reprises par le tribunal pour enfants pour diverses affaires de dégradations,de manquements à l'autorité ou de vols.

Le 18 octobre 2007,lors d'un contrôle routier aux abords d'un quartier de Toulouse,il est verbalisé au volant d'une BMW.

Lors d'une procédure de comparution immédiate, Mohammed Merah,devenu majeur,est condamné à 18 mois de prison ferme,pour vol avec violence sur une personne âgée dans le hall d'une banque.

Il n'est emprisonné que cinq mois et demi à la maison d'arrêt de Seysses (Haute-Garonne),du 18 décembre 2007 au 2 juin 2008.

Il se plie sans difficulté à la discipline de cet établissement et n’y a pas côtoyé d’islamistes prosélytes,affirment ses gardiens.

Il est ensuite transféré à la prison Saint-Sulpice (Tarn) où,en octobre 2008,il est libéré profitant d'un placement extérieur.

En décembre 2008,alors qu'il travaille « plus ou moins activement » dans diverses entreprises toulousaines,il refuse d'obtempérer à un contrôle policier forcé et est réincarcéré à la maison d'arrêt de Seysses jusqu'en septembre 2009.

Bernard Squarcini,le directeur central du renseignement intérieur,précise que « c'est une conduite sans permis qui le fait basculer,et emprisonner dix-huit mois,puisque ses sursis tombent à la fin de sa majorité pénale.»

Mohammed Merah trouve injuste la sanction qui lui est infligée et il entre en rébellion contre les institutions.

En prison,il s'adonne,selon le procureur de Paris François Molins,à une lecture assidue du Coran, commence à se radicaliser,et agresse des co-détenus.

Son frère Abdelkader apporte un tapis de prière et, selon un de ses codétenus,qui demande à changer de cellule,il passe ses journées à écouter des chants islamistes et des appels au djihad.

Durant son incarcération,le jour de Noël 2008,il tente de se suicider par pendaison et passe quinze jours en hôpital psychiatrique au CHU Gérard Marchant de Toulouse du 25 décembre au 8 janvier 200954.

En juillet 2010,Merah se présente un après-midi au point d'information de la Légion étrangère de Toulouse,mais abandonne le lendemain sans même participer aux tests de sélection.

Il aurait eu pour projet de gagner l'Afghanistan afin de retourner "son fusil contre ses camarades (militaires)" avant de gagner les rangs des insurgés.

En revanche,il n'a pas tenté d’intégrer l'Armée de terre,à Lille en janvier 2008 comme l'a d'abord annoncé par erreur le SIRPA avant de démentir l'information

Selon son avocat « cet échec avec l'armée,plus que la prison,lui donne le sentiment qu'il n'aura définitivement pas sa place dans la société française.

Et c'est là qu'il se passe quelque chose ».

Comme pour compenser cette déception,Mohammed Merah indique sur son CV qu'il a passé l'année 2010 à la Légion étrangère.

Le 24 février 2012,il est jugé une nouvelle fois pour conduite sans permis,ainsi que pour blessures involontaires,puis condamné à un mois de prison ferme,mais laissé libre.

Il devait comparaître début avril devant le juge d'application des peines.

D'après Claude Guéant,il a dans son casier judiciaire en 2012,faits de violence à son actif (parmi lesquels vols,recels,vols aggravés avec violence,outrages et conduite sans permis) dont 15 quand il était mineur,et un total de condamnations s'élevant à 21 mois de prison.

Il était cependant jusqu'ici considéré comme un « petit délinquant.

Parcours international et retour en France

Aux policiers qui l'interrogent durant le siège de son appartement,il se présente comme un « autodidacte de l'islam » qui a lu le Coran « seul en prison ».

Pourtant,il accompagne son père à la mosquée dès l'âge de quatre ans.

De 2007 à 2009,il aurait reçu une instruction religieuse dans une école coranique à Toulouse et en 2010,lors de son dernier séjour en Algérie,il fréquente une première école coranique dans la ville de Mouzaya,wilaya de Blida,puis une seconde dans la ville de Tizi-Ouzou.

La section Étrangers et Minorité de la DCRG émet dès octobre 2006 une fiche “ S ” comme sûreté de l’État,à son nom,le désignant comme « membre de la mouvance islamiste,radicale,susceptible de voyager et de fournir une assistance logisitique à des militants intégristes ».

Cette fiche disparaît en 2008 lors de la fusion entre les RG et la DST (Direction de la Surveillance du Territoire),devenus la DCRI.

En novembre 2007,il séjourne en Espagne pour participer aux journées islamiques de formation en Catalogne.

En 2008,il obtient un permis pour rendre visite en prison à Sabri Essid,ex-grutier,membre d'un groupe de recrutement de volontaires pour le « djihad » en Irak,interpellé en décembre 2006 en Syrie, transféré en France en février 2007 et condamné le 9 juillet 2009 à 5 ans de prison dont un an avec sursis par la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs à visée terroriste.

Mohammed Merah lui apporte un mandat de 100 euros.

Le 25 juin 2010,une mère de famille toulousaine porte plainte contre Mohammed Merah pour avoir fait regarder à son fils de 15 ans « des vidéos d’Al-Qaïda avec des scènes insoutenables »,notamment des femmes exécutées d'une balle dans la tête et des hommes égorgés.

Mais il n'est pas inquiété par la justice.

Le 15 juillet 2010,Mohammed Merah achète avec une carte bleue un billet aller-retour Paris-Damas pour un séjour prévu du 17 juillet 2010 au 17 septembre 2010.

De Syrie,il se rend ensuite au Liban en septembre 2010 puis en Israël brièvement.

En septembre 2010,il séjourne en Égypte,au Caire chez son frère Abdelkader.

De là,il retourne en Europe où il est contrôlé à l’aéroport de Bruxelles le 18 octobre 2010.

Le 13 novembre 2010,il débarque à Kabou.

La police locale le contrôle le 22 novembre à Kandahar et le remet aux forces américaines qui constatent que son passeport fait état d'un passage en Turquie,Syrie,Liban,Jordanie,Israël,Irak, Égypte.

À la suite de cette interpellation,Merah est placé par les autorités américaines sur la « liste noire » des personnes interdites de vol aux États-Unis.

Il est expulsé d'Afghanistan et remis dans un avion pour la France où il rentre le 5 décembre 2010.

Avertis de cet épisode par les militaires américains,leurs homologues français de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) transmettent l'information à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI),et celle-ci enregistre Merah dans ses fichiers en mars 2011 comme un jeune islamiste à surveiller.

Il est placé sous écoutes téléphoniques à la même date.

La Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité donne à chaque fois un « avis favorable ».

La DCRI décide elle-même d'interrompre la surveillance téléphonique en novembre 2011.

Le 8 août 2011,les autorités pakistanaises lui délivrent un visa touristique d’un mois.

Il séjourne de quatre à six semaines à Rawalpindi, Lahore et Gujrat,dans l'est du pays.

Les services de renseignements pakistanais (Inter-Services Intelligence,ISI) le signalent à l'ambassade de France comme un candidat potentiel au djihad1.

Il est en effet pris en charge par le Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO),qui encadre les « étrangers » venus combattre les « infidèles » en Afghanistan.

Il est testé pendant dix jours pour vérifier qu’il n’est pas infiltré par les services occidentaux et reçoit dans un camp d'entraînement du Waziristan du Nord,aux côtés d'autres recrues européennes,une formation pendant deux jours au maniement des armes et au combat rapproché avec le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP).

Les services occidentaux de renseignement détectent,en septembre 2011,l'activation à Miransha,un fief taliban du Waziristan,de deux adresses internet de Merah.

Ce dernier passe deux mois au Pakistan,mais doit écourter son séjour à la mi-octobre 2011,car il a contracté l'hépatite A1.

Il est hospitalisé à l'hôpital Purpan de Toulouse.

Il refuse d'être soigné par des femmes.

Le 22 novembre 2011,lorsqu'il est interrogé par la DCRI sur ces voyages,Mohammed Merah prétend qu'il faisait du tourisme et recherchait une épouse.

En décembre 2011,la DCRI décide d'inscrire son nom au Fichier des Personnes Recherchées (FPR).

Mohammed Merah se marie religieusement le 15 décembre 2011 avec Hizia D,une jeune femme de la banlieue toulousaine,d'origine algérienne en accord avec les deux familles.

Mais après quelques jours,il décide de mettre un terme à leur relation et le 2 janvier 2012,il dépose la jeune femme devant le domicile de ses parents à Blagnac.

En janvier 2012,Mohammed Merah et son frère Abdelkader vont au hameau des Lanes pour rendre visite à Olivier Corel,65 ans,un Français d'origine syrienne soupçonné d'avoir hébergé des islamistes radicaux,voire de les encourager à partir au combat pour le consulter sur le divorce religieux et la loi islamique.

La procédure de divorce est engagée qui aboutit officiellement le 20 mars 2012.

Selon le quotidien serbe Kurir,Merah se serait rendu en février 2012 à Zavidovići en Bosnie pour écouter le prédicateur extrémiste de Brunswick Muhamed Ciftci.

En 2006,il quitte le domicile maternel et emménage dans un appartement au rez-de-chaussée surélevé d'un immeuble situé au 17 rue Sergent Vigné,dans le quartier de Côte Pavée à Toulouse.

Dans le salon aux volets toujours fermés se trouve un immense Coran et plusieurs grands sabres sont accrochés au mur.

Le loyer est pris en charge par un organisme social car ses seules ressources officielles sont un virement mensuel de Pôle emploi de 330 €.

Entre le 23 décembre 2011 et le 19 mars 2012,3700 € sont déposés en liquide sur ses comptes et un peu plus de 1000 € en chèques,ce qui lui permet de dépenser 8000 € pour louer des voitures.

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 13:35:14



Le 15 février 2012,Mohammed Merah retire « 1,83 € » sur un de ses comptes,portant le solde à une « nullité parfaite » comme s'il cherchait à liquider ses biens terrestres.

Le lendemain,il achète une caméra Go-Pro.

Le 6 mars 2012,il vole avec deux complices un scooter T Max 530 à Toulouse.

Le même jour,il achète une cagoule chez le concessionnaire « Yamaha 31 » à qui il demande en vain le 15 mars 2012 comment désactiver le système de géolocalisation d'un scooter T-Max.

Il se procure auprès de voyous locaux des armes, notamment un pistolet-mitrailleur Sten,un revolver Python,un fusil à pompe et un pistolet-mitrailleur Uzi,trois pistolets automatiques Colt.45 (11,43 mm) pour 20 000 euros,une somme qui aurait été rassemblée,selon ses confessions aux agents du RAID,grâce à des cambriolages et des attaques à main armée.

Le 11 mars 2012 vers 16 h159,un sous-officier du 1er Régiment du train parachutiste est assassiné à Toulouse160 d'une balle de 11,43 mm dans la tête, tirée à bout portant.

Le meurtrier s'écrie « Tu tues mes frères,je te tue » et quitte la scène du crime sur un scooter de type Yamaha T-Max 530 de couleur sombre.

Le 15 mars vers 14 h 10 deux militaires du Régiment du génie parachutiste à Montauban sont exécutés et un troisième gravement blessé devant un distributeur de billets près de leur caserne par un homme qui s'enfuit sur son scooter en hurlant « Allah Akbar ».

Le soir même Mohammed Merah participe à un « rodéo » aux Izards.

Le 19 mars 2012 vers 8 h trois enfants et un enseignant sont abattus à l’entrée et dans la cour de l’école confessionnelle juive Otzar Hatorah à Toulouse par un tueur casqué arrivé à bord d'un scooter Yamaha T-Max blanc1.

L'après-midi,Mohammed Merah joue au football avec les enfants d'une « relation » aux Izards et finit la soirée dans une boîte de nuit toulousaine,le Bahia.

La même arme,un pistolet automatique Colt.45 de calibre 11,43 a été utilisée pour les trois attentats.

Elle est retrouvée le 21 mars 2012 dans une voiture de location,une Clio garée dans un box.

Selon François Molins,le procureur de Paris, l'auteur des actes a filmé chacune des tueries avec une caméra attachée à son torse.

Avant d'être identifié par les enquêteurs,Mohammed Merah confie à une amie à Bonnefoy un sac à dos contenant la caméra GoPro ainsi qu'une perruque en disant « S’il m’arrive quelque chose,donne ce sac à ma mère ».

Une clé USB contenant ces prises de vue sera retrouvée dans la poche de Mohammed Merah après son décès.

Une autre sera envoyée par la poste le 21 mars 2012 aux bureaux parisiens d'Al Jazeera.

Le 19 mars,Mohammed Merah est identifié par la police comme le principal suspect des attentats.

Il a été confondu notamment par son adresse IP utilisée durant sa lecture de la petite annonce passée par la victime sur le site Leboncoin.fr.

Il est ensuite localisé chez lui par des policiers, qu'il a repérés.

S'ensuit un face à face qui dure plusieurs dizaines d'heures au cours desquelles il revendique les tueries.

Le procureur de Paris a déclaré le 23 mars que les investigations allaient se poursuivre malgré les aveux,sous forme de confidences aux agents du RAID, de Merah.

Interpellation et circonstances de sa mort

Le RAID encercle le 21 mars 2012 à 3h00,son appartement du quartier de Côte Pavée à Toulouse, situé au 17 rue du sergent Vigné.

Lors d'un premier assaut lancé à 3 h 10,le groupe d'intervention qui ne porte pas de boucliers de protection compte deux blessés sérieux dans ses rangs.

Vers 9h20,le forcené demande un moyen de communication (un talkie-walkie) avec la police qui lui est donné en échange d’un colt.45 jeté par la fenêtre.

Pendant les négociations qui suivent,Mohammed Merah déclare avoir agi en qualité de « combattant d'Al-Qaïda,pour défendre les enfants palestiniens ».

Il exprime son opposition aux interventions étrangères de l'armée française,notamment en Afghanistan.

Il fait part de son intention de se rendre aux hommes du RAID,avant de se raviser dans la soirée, où il affirme vouloir « mourir les armes à la main ».

A 22h45 les policiers perdent le contact avec lui.

De minuit à 6h40 ils font détoner à intervalles réguliers de puissantes charges près de ses fenêtres.

Pour se protéger du blast des explosions,Merah se retranche dans le bac de sa douche,entouré de coussins de grenade.

Le 22 mars 2012,après un siège de 32 heures, l'assaut est donné à 10 h 30.

Le RAID investit l'appartement pièce par pièce en s'assurant qu'il n'est pas piégé d'explosifs.

A 11h25 Mohammed Merah sort de la salle de bains.

Plus de 300 coups de feu sont échangés dont 30 tirés par le terroriste.

Revêtu d’un gilet pare-balles de la police,d’une djellaba noire et d’un jean,celui-ci est mortellement atteint à la tête par un tireur d’élite posté à l’extérieur du bâtiment au moment où le forcené tentait de s'échapper par son balcon en visant et tirant sur les membres du RAID qui étaient,eux aussi,passés par le balcon à l'aide d'échelles pour lui bloquer cette ultime issue.

Au total cinq policiers sont blessés.

Sa dépouille autopsiée à l'Institut médical de Toulouse révèle que Mohammed Merah a reçu au moins vingt projectiles sur le corps,essentiellement sur les bras et les jambes,avant d'être touché par les tirs mortels,l'un sur le côté gauche du front, l'autre sur son abdomen.

Le permis d'inhumer est signé le 23 mars par le procureur de la République de Toulouse.

Bien qu'il semble avoir émis le vœu d'être enterré en France,son père décide qu'il sera enterré en Algérie dans la région de Médéa,pour éviter selon sa mère que « sa tombe soit saccagée ».

Mais la commune de Souagui refuse l'inhumation par crainte de trouble à l'ordre public.

En conséquence,ses obsèques sont organisées le jeudi 29 mars 2012 à 17 heures dans un carré musulman du cimetière de Cornebarrieu,à cinq kilomètres de Toulouse.

Profil du suspect

Profil psychologique

Selon une étude réalisée le 15 janvier 2009,par le psychologue clinicien Alain Penin,expert agréé par la Cour de cassation,Mohammed Merah est un jeune « fragile affectivement »,« introverti » et « anxieux » mais sans « troubles pathologiques ».

« L'intéressé justifie de mesures d'encadrement et de surveillance strictes ».

L'avocat de Mohammed Merah le décrit comme « un jeune homme très doux,au visage d'archange,au langage policé »,quelqu'un de « calme,gentil, respectueux »,ce qui est confirmé par une partie de son voisinage.

Selon un de ses amis,il est passionné d'armes et de jeux vidéo de guerre.

En juin 2010,une voisine porte plainte contre lui, elle accuse Mohammed Merah d'avoir voulu endoctriner son fils de 15 ans,en lui montrant des vidéos d'Al-Qaïda où des femmes étaient exécutées d'une balle dans la tête.

Cette voisine ajoute que,pour se venger de ce dépôt de plainte,Merah l'aurait menacée elle et sa famille,et qu'il aurait roué de coups sa fille.

Elle évoque quelqu'un ayant « un double visage » qui « pouvait subitement changer de comportement » et « faire preuve de comportements extrêmes et violents ».

Selon les déclarations qu'il a faites lors du siège par le RAID,il a avoué avoir pris un « plaisir infini » au cours de ses actions meurtrières.

Selon les policiers,il aurait prévu un autre attentat le matin même,visant un militaire.

Selon Nicole Yardeni,la présidente du CRIF en Midi-Pyrénées,Nicolas Sarkozy aurait lui aussi indiqué dans un entretien avec les représentants de son mouvement que Mohammed Merah avait l'intention de commettre un attentat le matin même de l'intervention de la police,mais sans donner plus de précisions.

Le journal Le Monde précise pour sa part que Mohammed Merah avait envisagé de commettre un attentat à l'ambassade d'Inde à Paris et qu'il avait dû y renoncer compte tenu de la difficulté de l'entreprise.

Recrue probable du djihadisme

Mohammed Merah est considéré par la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI),service de renseignements français,comme une source « d'inquiétude » et par des spécialistes des mouvements radicaux comme un cas exemplaire de jeune recrue du djihadisme convertie lors des détentions durant lesquelles des fondamentalistes musulmans cherchent les candidats les plus adaptés à leur combat.

Selon André Tarrat,chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R),Merah était inscrit dans le fichier secret défense Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux).

Selon Bernard Rougier,spécialiste du Moyen-Orient arabe et des mouvements radicaux,un guide de recrutement des moudjahidines stipule que les « meilleures nouvelles recrues sont,en priorité,les non-religieux ».

Ce qui correspondrait au profil de Merah qui est parfois qualifié de « croyant non pratiquant »,ou de « pratiquant spécial »,à cause de son mode de vie215 voire de « salafiste atypique ».

Selon Dominique Thomas,spécialiste de l'islamisme radical,l'itinéraire personnel de Mohammed Merah évoque celui d'autres djihadistes français tels que Lionel Dumont,Khaled Kelkal et Zacarias Moussaoui.

Une autre particularité de Merah est d’avoir affirmé qu’il n’avait « pas l’âme d’un martyr » mais qu'il préférait « tuer et rester en vie » lors de ses entretiens avec les négociateurs du RAID.

Il est vrai que ces propos semblent n'avoir été qu'une ruse pour gagner du temps.

Selon Rougier,les circonstances de sa mort en font un martyr dans la mythologie des combattants d'Al-Qaïda,dont il se réclamait.

Pressé de répondre à la question « pourquoi n'a-t-il pas été arrêté plus tôt ? »

Bernard Squarcini,patron de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) souligne également son parcours atypique,affirme que Mohammed Merah n'appartient à aucun réseau et que son passage à l'acte « relève davantage d'un problème médical et de fanatisme que d'un simple parcours djihadiste ».

Le 22 mars 2012,une organisation,Jund al-Khilafah (les soldats du Califat),bataillon Tarek ben Ziad, affilié à Al-Qaïda,revendique l'action de Merah, sur le site Shamekh,qui diffuse généralement les communiqués d'Al-Qaïda.

Elle appelle ce dernier,Youssef-al-Firansi (Youssef le Français),nom repris sur d'autres sites djihadistes.

Mohammed Merah avait lui-même pris « Youssouf Toulouse » comme surnom.

Mais le communiqué disparaît une heure après sa diffusion,il contient des erreurs de date,en particulier.

Il est donc jugé non probant par le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE).

Le 1er avril 2012,le Jund al-Khilafah revendique de nouveau les attentats de Mohammed Merah et donne des précisions sur l'entraînement de ce dernier en Afghanistan.

D'après le journal Libération ce texte serait jugé « crédible » par la DGSE et la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Suites judiciaires

À la suite des tueries de Toulouse et Montauban et de la mort de Mohamed Merah,le parquet ouvre le 25 mars une information judiciaire,notamment pour complicité d’assassinat,vol en réunion ou encore association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme.

Circonstance aggravante d'antisémitisme

Le 18 avril 2012,la famille du rabbin Jonathan Sandler,assassiné avec ses deux enfants,a demandé au parquet de Paris d'élargir l'enquête à la circonstance aggravante d'antisémitisme,son avocat Patrick Klugman a adressé au parquet un mémoire pour lui demander « de prendre un réquisitoire supplétif afin de retenir la circonstance aggravante "d'appartenance ou de non appartenance, vraie ou supposée des victimes à une ethnie,une nation,une race ou une religion déterminée",en l'occurrence la religion juive ».

Cette requête est entendue.

Dans un réquisitoire supplétif accordé le 20 avril, le parquet demande aux juges d’instruction nommés sur ce dossier de retenir la circonstance aggravante « d’appartenance ou de non appartenance, vraie ou supposée des victimes à une ethnie,une nation,une race ou une religion déterminée,en l’occurrence la religion juive ».

Plainte contre le président de la République

M. Albert Chennouf,père d'un soldat tué en mars à Montauban par Mohamed Merah,a déposé lundi 7 mai 2012232 "une déclaration" à la gendarmerie de Marguerittes (Gard),visant la non-assistance à personne en danger contre Nicolas Sarkozy et Bernard Squarcini,le responsable de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI),accusés de n'avoir pas empêché la mort de son fils.

Parlant de Mohamed Merah,il a déclaré: « Je pense que lorsqu'on va au Pakistan en faisant un crochet par Israël,ce ne peut être qu'avec la bénédiction des services français. »

La plainte a été transmise au parquet de Paris.

Plainte contre le RAID

Me Zahia Mokhtari,avocate algérienne chargée par le père de Mohammed Merah de poursuivre devant la justice française l'unité spéciale de la police pour assassinat a affirmé détenir des preuves de la « liquidation » du tueur au scooter.

Elle a ainsi déclaré lors d'une conférence de presse le 1er avril 2012 à Alger : « nous détenons deux vidéos identiques de vingt minutes chacune dans lesquelles Mohammed Merah dit aux policiers « pourquoi vous me tuez ? je suis innocent »,« des personnes au cœur de l'événement, et qui voulaient que la vérité éclate,m'ont remis ces vidéos »,« (Mohammed) Merah a été manipulé et utilisé dans ces opérations par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour ».

Pour Christian Etelin,qui fut l'avocat de Mohammed Merah lors de ses nombreux démêlés avec la justice, cette « thèse du complot est totalement irrationnelle » et il ajoute : « je suis persuadé que tout est du vent.

Quand on bluffe,ça finit toujours par se voir ».

Me Zahia Mokhtari prétend être entourée d'un collectif de dix avocats dont trois français.

Aucun nom n'a été donné à la presse à l'exception de celui de Me Isabelle Coutant-Peyre,l'épouse du Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez dit Carlos.

Le 11 juin 2012,Me Zahia Mokhtari dépose plainte devant le parquet de Paris.

«Nous considérons,en fonction des éléments que nous avons,qu’il s’agit d’un meurtre avec des circonstances aggravantes»,déclare son avocate en France,Me Isabelle Coutant-Peyre.

Cette plainte contre X accuse implicitement la hiérarchie de la police qui a donné l’assaut au cours duquel Mohamed Merah est mort.

Le lendemain,le quotidien algérien Echourouk publie la transcription de deux vidéos que Mohamed Merah aurait réalisé et envoyé pendant le siège de son appartement.

Selon la première transcription,il indique à celui qui cherche à obtenir sa reddition « Je suis innocent.

Je découvre que mon meilleur ami Zouheir travaille pour les services secrets français.

Tu m'as envoyé en Irak,au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans.

Et tu te révèles finalement un criminel et un capitaine des services français.

J'aurais jamais cru ça. »

Selon Le Figaro,la mère de Mohammed Merah envisage pour sa part,de se constituer partie civile afin d'avoir accès au dossier.

Elle estimerait qu'il existe des « zones d'ombres » dans l'opération du Raid.


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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 14:41:23

Un hommage aux victimes de Mohamed Merah à Toulouse le 19 mars dernier.



3 enfants juifs et le papa de deux de ces enfants…

QUI ETAIT VRAIMENT MOHAMED MERAH ?



Pour Claude Guéant,ministre de l’Intérieur,il s’agit d’un Français de 23 ans,d’origine algérienne, domicilié à Toulouse depuis sa naissance,connu pour de nombreux faits de petite délinquance.

Cet enfant de la banlieue aurait été endoctriné.

Il aurait séjourné à deux reprises en Afghanistan et au Pakistan,dans des camps d’entraînement d’Al-Qaïda.

Il aurait même été arrêté à Kandahar,dans le Sud de l’Afghanistan,une province tenue par les talibans, pour avoir participé à des attentats.

Comment réapparaît-il à Toulouse après s’être évadé d’une prison afghane ?

Mystère.

Même son avocat,Me Christian Eterlin,ne connaît rien de ces épisodes.

Ce portrait un peu simpliste ne correspond en rien à celui que dressent ses copains des Izards,l’un des quartiers chauds de Toulouse.

Carl,22 ans,affirme avoir «grandi avec lui».

Il se souvient d’un «gamin comme les autres, gentil,serviable,qui a fait des conneries,mais pas plus que tous les jeunes de la cité».

Le Mohamed Merah haineux,prêt à tuer pour venger les enfants palestiniens et lutter contre l’engagement occidental en Afghanistan,personne ne semble le connaître.

Kamel était encore avec lui,il y a trois semaines, au Calypso,à Saint-Alban,un bar de nuit sans alcool où les jeunes viennent fumer le narghilé.

«Il était comme nous tous,il rigolait,il regardait les filles,jamais il ne parlait de religion», affirme-t-il.

«Des armes,il y en a partout ici,c’est facile»

En revanche,d’autres bruits courent sur le frère, Kamel,connu pour ses opinions plus tranchées.

«C’était un dur»,dit-on aux Izards.

Mohamed Merah qui,lui,passait pour un doux,avait pourtant frappé sa soeur et s’était fâché avec sa mère parce que celles-ci refusaient de porter le voile.

Où ce fanatique a-t-il trouvé son arsenal ?

Kamel sourit : «Des armes,il y en a partout ici,c’est facile».

Comment a-t-il pu se rendre en Afghanistan sans que personne ne le sache dans son entourage ?

Tous jurent qu’ils n’étaient pas au courant.

Ses amis d’enfance préfèrent raconter l’école primaire de la Bastide où il était élève sous la férule de la directrice,Nicole Bache.

Ou encore l’époque où il travaillait comme carrossier aux Izards.

«Un type normal,comme nous.»

Tous s’accordent sur cette version.


















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:18:04

14 juillet : l'amertume des proches des militaires tués par Merah

Le père d'un des militaires tués par Mohamed Merah déplore,au nom des familles, qu'aucun des proches n'ait été invité au défilé du 14 juillet à Paris.



Les échanges entre Mohammed Merah et les policers du Raid nous permettent d'en savoir un peu plus sur la personnalité de ce jeune tueur de 25 ans,mais aussi sur son itinéraire.

"Nous souffrons du matin au soir,nous nous sentons oubliés,mis à l'écart" a déclaré Albert Chennouf dimanche,en commentant son initiative.

Se faisant le porte-parole des familles des trois militaires tués par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban les 11 et 15 mars,ce père de l'une des victimes a lancé un appel au gouvernement.

Par le biais d'un communiqué,il a déploré le fait qu'aucun des proches n'ait été invité au défilé du 14 juillet à Paris.

"Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement ne nous a pas conviés au défilé du 14 juillet,au même titre que les autres familles endeuillées par la perte de leurs proches qui étaient présentes", indique ce communiqué signé d'Albert Chennouf,père d'Abel Chennouf,un des deux militaires tués le 15 mars à Montauban.

Il assure que la famille de l'autre victime du 17e Régiment de génie parachutiste tuée à Montauban, Mohamed Legouade,et celle du militaire tué quatre jours plus tôt à Toulouse,Imad Ibn Ziaten,sont solidaires de sa démarche.

L'avocate d'un quatrième militaire grièvement blessé à Montauban,Loïc Liber,désormais tétraplégique,n'a pu être jointe,a-t-il précisé.

"Deux poids deux mesures"

"Y a-t-il alors une différence entre nos enfants assassinés par un terroriste sur le sol français et des soldats morts sur le sol afghan ?",demandent les auteurs.

Les familles on "senti un traitement de deux poids deux mesures",ajoutent-ils.

Albert Chennouf a regretté à plusieurs reprises que les militaires victimes de Merah "ne soient pas considérés comme morts pour la France mais morts en service,alors qu'ils étaient visés parce qu'ils représentaient la République".

La famille d'Imad Ibn Ziaten a demandé que le maréchal des logis-chef du 1er Régiment du train parachutiste (RTP) reçoive la Légion d'honneur à titre posthume et soit reconnu comme "victime de guerre".

"Nous déplorons vivement cette amnésie,cette disparité nous touche et on s'interroge surtout lors de cette journée chargée d'émotion et de symbole d'unité national" conclut le communiqué des familles.

Le tueur au scooter Mohamed Merah avait tué trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse le 19 mars,après avoir abattu trois parachutistes à Toulouse et à Montauban les jours précédents.

Il s'en était suivi un siège de 32 heures de son appartement par le Raid,au cours duquel Mohammed Merah avait été tué le 22 mars.

















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:18:57

Dans ses "choix de victimes",Merah poursuivait "un but précis"

Mohamed Merah expliquait poursuivre "un but précis" dans le choix de ses victimes,selon ses conversations avec la police lors du siège de son appartement les 21 et 22 mars,échanges dont Libération publie 173 pages mardi sur son site internet.

Dans son édition papier,le quotidien explique avoir eu accès aux retranscriptions de quatre heures de ces conversations,qui s'étalent entre 07H34 et 22H44 le mercredi 21 mars,et dont il a expurgé les "passages les plus abjects".

TF1 avait déjà diffusé le 8 juillet les enregistrements des principaux passages de ces conversations.

"J'avais un but précis.

Dans mes choix de victimes",affirme le tueur à son interlocuteur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

"J'aurais jamais tué des enfants si vous aurez pas tué nos enfants",poursuit-il.

"Je tue les militaires en France parce qu'en Afghanistan,ils tuent mes frères.

Je tue des juifs en France,parce que ces mêmes juifs-là euh tuent des innocents en Palestine", poursuit Merah.

"Si j'aurais tué des civils (sic),la population française aurait dit que,heu voilà,c'est un fou d'Al-Qaïda,c'est juste un terroriste."

Quand son interlocuteur le pousse à se confier, Merah,avoue que son premier meurtre,celui d'un parachutiste commis le 11 mars à Toulouse, fut "éprouvant".

Mais il dit avoir eu le "coeur apaisé" après la deuxième tuerie le 15 mars à Montauban où il a abattu deux autres militaires et en a très grièvement blessé un troisième.

"Et,comme il était apaisé,je voulais refaire ça à chaque fois et de récidiver dans mes opérations,je me sentais de mieux en mieux",poursuit-il.

Mohamed Merah abattra encore trois élèves et un père de famille le 19 mars dans une école juive de Toulouse,avant d'être tué par la police le 22 mars à l'issue du siège de son domicile.

Arrêté à plusieurs reprises

Merah date par ailleurs sa conversion à l'islam au 18 février 2008.

Il purgeait alors une peine de 18 mois de prison quand il est extrait de sa cellule par les gendarmes pour une autre affaire.

"C'est là que j'ai invoqué Allah en arrivant à la gendarmerie,je lui ai demandé de m'aider.

J'ai vu que les gendarmes étaient à côté de leurs pompes

Ça a été une preuve d'Allah",dit-il.

"Depuis ce jour-là,le 18 février 2008,je me suis converti sérieusement à la religion et j'ai toujours été assidu dans mes prières",affirme le tueur.

Libéré fin 2009,il part en mai 2010 en Algérie pour tenter de rejoindre des moudjahidine,mais "c'était vraiment difficile de les trouver à cause des intrusions qu'il y a eues dans le groupe."

Il dit avoir eu ensuite le projet de s'engager "à la Légion étrangère pour aller en Afghanistan et retourner mon arme contre les légionnaires et rejoindre les talibans."

Incapable de faire aboutir ce projet,il part ensuite en Syrie "pour trouver directement mes frères",et passe ensuite au Liban,en Turquie.

"Bon,je sais que c'est pas là-bas qu'il faut chercher,mais comme ça j'ai plein de visas dans mon passeport et si je me fais serrer,eh ben je serai crédible en disant que je suis un touriste", explique-t-il.

Il dit avoir été arrêté "par les soldats algériens en plein maquis","par les soldats américains à Kandahar en Afghanistan",puis "à Mossoul".

Il dit s'être également rendu en Palestine,au Tadjikistan.

De retour en France,il demande un visa pour le Pakistan.

"Ils m'ont donné le visa et à partir de là ça a été très,très,très,très,très,très facile pour les trouver",poursuit-il,en indiquant avoir "rejoint les frères dans le Waziristan,dans les zones tribales,à Miran Shah",où il reçoit un entraînement aux armes.

















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:19:40

Merah : enquête après la publication de retranscriptions de conversations

Cette enquête préliminaire a été ouverte mardi après la publication sur le site de Libération de 173 pages de retranscriptions des conversations entre le "tueur au scooter" et un agent de la DCRI.



Mohamed Merah à 18 ans.

Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire,notamment pour violation du secret de l'instruction et recel,après la publication par libération.fr,de retranscriptions de conversations entre Mohamed Merah et la police.

Cette enquête,confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP),a aussi été ouverte pour violation du secret professionnel et recel de ce délit et au vu de l'article 38 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse,qui interdit la publication d'actes de procédure.

La colère des familles des victimes

Le site internet de Libération a publié mardi 173 pages de retranscriptions des conversations entre le "tueur au scooter" et un agent de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), enregistrées le 21 mars lors du siège de l'appartement toulousain de Merah.

TF1 avait déjà diffusé le 8 juillet les enregistrements audio des principaux passages de ces échanges.

Le parquet de Paris a ouvert mercredi dernier une information judiciaire contre X,notamment pour "violation du secret de l'instruction","violation du secret professionnel" et recel.

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) est chargée de cette instruction.

La diffusion par TF1 des extraits de discussions entre le "tueur au scooter" et la police qui l'assiégeait a suscité la colère des familles des victimes,la chaîne se justifiant en mettant en avant leur valeur informative.

Après avoir abattu trois militaires les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban,Mohamed Merah a tué trois élèves et un père de famille le 19 mars dans une école juive de Toulouse.

Il a été abattu par la police le 22 mars à l'issue du siège de son domicile.

















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:20:21

Affaire Merah : le secret-défense bientôt levé ?

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a transmis mardi des documents policiers sur Mohamed Merah à la commission du secret de la Défense nationale.

Cette dernière doit lui donner un avis sur leur éventuelle déclassification.




Le document diffusé dans Sept à huit a entraîné de vives critiques notamment celles des proches des victimes de Mohamed Merah.

Le parquet de paris a lancé une enquête préliminaire pour violation du secret de l'instruction.


Objectif : faire "toute la lumière" sur le dossier Merah.

Le ministre de l'Intérieur a transmis mardi à la Commission consultative du secret de la défense nationale les documents classifiés concernant l'affaire du "tueur au scooter" en vue de la levée du secret-défense.

Manuel Valls avait promis le 12 juillet devant la commission des lois de l'Assemblée nationale de faire en sorte que ces documents puissent être transmis aux juges concernés.

Ces documents secret-défense sont notamment susceptibles d'éclairer les liens entre la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et Mohamed Merah,avant que ce dernier ne tue sept personnes en mars à Toulouse et Montauban.

La Commission consultative du secret de la défense nationale donne un avis sur la déclassification et il est d'usage que le gouvernement suive ses conclusions.

"C'est à la justice et à elle seule qu'il revient d'établir les faits,de déterminer les enchaînements et de répondre aux questions des victimes ou de leurs familles",avait expliqué le ministre,qui a lancé une enquête interne à son arrivée place Beauvau.

Les enregistrements publiés dans Libé

L'ancien patron de la DCRI Bernard Squarcini, limogé par le nouveau pouvoir de gauche,a nié que Mohamed Merah ait été un indicateur de son service.

Depuis,les familles des victimes et Manuel Valls se sont dits choqués par la diffusion,par TF1, d'enregistrements de conversations entre Mohamed Merah et des policiers lors du siège de son domicile,qui s'est achevé par la mort du jeune homme.

L'intégralité de ces enregistrements,qui représentent 200 pages,a été également publiée mardi par le Libération.

Le quotidien estime que ces documents révèlent l'amateurisme des services de renseignement.

"Une évaluation sereine et sérieuse du renseignement français devient urgente",écrit-il.

Le parquet de Paris a ouvert mercredi dernier une information judiciaire contre X,notamment pour "violation du secret de l'instruction","violation du secret professionnel" et recel.

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) est chargée de cette instruction.

Un avocat des parties civiles a estimé que ces documents avaient pu être diffusés par des policiers voulant démontrer que les relations entre Mohamed Merah et la DCRI n'avaient rien de trouble.

Dans les enregistrements,les propos de l'officier traitant du jeune "djihadiste" laisse penser que Mohamed Merah a réussi a berner la DCRI sur le but de ses voyages au Pakistan et en Afghanistan, notamment.












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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:21:07

Affaire Merah: au coeur de la négociation de crise

Les transcriptions des plus de quatre heures d'échanges entre l'auteur des tueries de Toulouse et de Montauban et ses deux interlocuteurs donnent un aperçu inédit du travail des négociateurs de crise et des techniques qu'ils utilisent.

«Un négociateur qu’est-ce qu’il fait?

Il négocie,il trouve une solution jusqu’à que le forcené se rende ou trouve une solution.

Vrai ou faux?»

Voilà le métier de négociateur de la police résumé en quelques mots,qui auraient pu être ceux d’un formateur des forces d’élite pendant un cours de négociation de crise.

Ils ont été prononcés par Mohamed Merah,l’auteur des tueries de Toulouse et de Montauban,au cours des longues heures de discussion qu’il a eues avec deux membres de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et du Raid (l'unité d'intervention d'élite de la police) qui ont tenté, sans succès,d’obtenir sa reddition,alors que le jeune homme était encerclé dans son appartement,le 21 mars 2012.

La publication par Libération de la quasi-totalité de ces échanges (un document de 65.000 mots) offre justement un aperçu inédit du travail habituellement entouré de secret de ces négociateurs que le grand public a plutôt l’habitude de voir dans les films hollywoodiens.

Des techniques développées depuis 40 ans

Les forces de police américaines ont commencé à travailler à la mise au point de techniques standardisées de négociation dans les années 1970 après l’assassinat des athlètes israéliens aux JO de Munich en 1972 un évènement qui est à l’origine de nombreux développements dans le domaine de l’intervention de crise à travers le monde,et notamment de la création du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) en France.

L’objectif était de donner aux policiers les meilleures chances de mettre fin à des situations de prises d’otages de manière pacifique et en évitant la perte de vies humaines.

Les experts du FBI de l’académie de Quantico se sont rapidement rendu compte que 90% des incidents étaient en fait des situations de crise sans otages [PDF],et ont adapté leurs techniques pour pouvoir répondre à un éventail de situations plus large impliquant des suspects barricadés,des menaces de suicide, des disputes conjugales qui tournent mal etc.

En France,il a fallu attendre la fin des années 1980 pour voir les unités d’élites commencer à intégrer cet aspect dans leur formation,avec d’abord des stages dans les unités d’élite étrangères qui utilisaient les techniques de négociation comme l’Escadron spécial d’intervention (ESI) belge ou le FBI.

La formation du GIGN

Mais cela ne veut pas dire que la psychologie était absente du travail des forces d’intervention françaises.

«La négociation a toujours été présente de manière intuitive et instinctive dans les interventions du GIGN,explique un négociateur en activité de cette unité de la gendarmerie.

Avant,celui qui le sentait prenait la parole.»

Que ce soit au Raid ou au GIGN,les premières formations «en interne» datent du milieu des années 1990,et s’inspirent en grande partie des techniques développées dans les pays anglo-saxons,basées sur la négociation commerciale et la psychologie et enrichies en permanence par les retours d’expérience.

Aujourd’hui,le GIGN dispose d’une cellule nationale de négociation qui compte trois négociateurs permanents et une douzaine de négociateurs répartis dans ses sections opérationnelles.

La cellule coordonne également un réseau de 180 négociateurs régionaux,des gendarmes «ordinaires» qui ont choisi de suivre une formation spécifique d’une semaine et qui mettent à profit cette compétence au quotidien dans des locales et moins sensibles.

Comme toute formation professionnelle reconnue par l’Etat,elle a sa fiche descriptive.

Les compétences acquises?

«Analyser les personnalités psychologiquement et physiquement» et «faire cesser la crise en préservant les vies humaines».

Mais comme le montrent les échanges avec Mohamed Merah,connaître la théorie et la mettre en pratique en temps réel avec le poids de la pression sont deux choses bien différentes.

Etablir le contact

Pas de négociation sans moyen de communication: il faut d’abord établir le contact avec le sujet.

Pour ce faire,le Raid a jeté sur le balcon de Merah un talkie-walkie en échange d’un Colt 45 utilisé lors des attaques du terroriste.

Un moyen de communication classique dans de telles circonstances,utilisé notamment quand il est impossible de se servir des lignes téléphoniques existantes,et qui permet à «plusieurs personnes d’écouter en même temps» les échanges souligne Robert Paturel,ancien négociateur et instructeur au Raid pendant 20 ans.

Merah,qui est obligé de sortir au moins à deux reprises sur son balcon pour récupérer un talkie-walkie ou une nouvelle batterie,ne semble pas satisfait de ce mode de communisation:

«Franchement,au lieu d’envoyer des talkie-walkie à chaque fois là,pourquoi vous envoyez pas un téléphone mlkjh bloqué à une certaine ligne ou un téléphone qui a pas de crédit de communication?»

Réponse pas franchement convaincante du négociateur de la DRCI:

«On n’a pas eu l’occasion d’en trouver et bon là pour l’instant le,le canal passe bien,ben on continue comme ça.

Attends en plus ça coûte cher un téléphone,faut en trouver un,faut trouver la puce et tout,faut le recharger.

Et puis c’est pas bon pour les oreilles,c’est pas bon pour les oreilles.

Moi je te jure,à force de téléphoner j’ai mal au, j’ai mal à la tête en fin de journée.»

Créer un lien

Une fois le contact établi et avant même de rentrer dans le vif du sujet avec le suspect,il faut créer un lien avec la personne encerclée en passant quand c’est possible par «les yeux,le cœur et la voix», explique Robert Paturel.

La manière de communiquer avec la personne a une importance primordiale.

«Le ton de voix du négociateur et son intonation sont au moins aussi importants que le contenu de la communication»,explique Gregory M. Vecchi, formateur en négociation de crise du FBI,dans un document académique.

«Il y a des gens qui possèdent des qualités intrinsèques et un physique qui facilitent les négociations,une bonne gueule,une voix,etc», confirme Robert Paturel,même si dans la grande majorité des situations,les négociateurs n’ont pas leur interlocuteur en face d’eux.

L’écoute active

Toute personne dans une situation de crise a un besoin d’être entendue et comprise.

En partant de ce constat,le but du négociateur est de montrer à son interlocuteur qu’il est à l’écoute: c’est «l’écoute active»,le principe de base de la négociation de crise.

Les deux policiers répètent à 10 reprises «je comprends» au fil de leurs discussions avec Merah, et celui du Raid,qui semble connaître par cœur toute la théorie de la négociation,devine:

«On comprend que tu veuilles parler,que t’aies besoin de parler parce que je pense que ça fait un certain moment que t’es tout seul hein».

Les policiers ont d’autres techniques,plus subtiles,pour faire comprendre qu’ils écoutent attentivement.

Répéter les propos de la personne,ou mieux encore les paraphraser,en font partie.

Essayer de mettre des mots sur ce que ressent l’interlocuteur tend à désamorcer les émotions trop vives,ennemies jurées du négociateur.

«Un sujet en crise a du mal à verbaliser ce qu’il ressent,il pousse parfois des cris incompréhensibles,confirme Robert Paturel.

Le fait de répéter ce qu’il vient de dire en utilisant d’autres termes lui montre qu’on a bien compris.»

Le négociateur du Raid applique encore une fois la théorie à la lettre.

Quand Merah lui explique au début des échanges qu’il ne compte pas se rendre tout de suite («A quoi ça sert que je me rende de suite alors que ça fait à peine cinq minutes que je parle avec vous?

T’attends pas à ce que je me rende dans 5 minutes ou une demi-heure»),il tente de reformuler sa position:

«Je comprends ce que tu veux me dire,en gros tu veux me dire que c’est toi,c’est ta décision et ta décision pleine et entière,c’est bien ça?»

Différence de métier

Pour chaque situation de crise,les unités d’élite mettent en place une stratégie de négociation en prenant en compte de nombreux facteurs.

Si on ne connaît pas dans les détails celle décidée par le Raid lors de son opération à Toulouse,on saisit tout de même bien tout au long des échanges une différence d’approche entre les deux policiers, sans doute liée à leurs métiers respectifs.

Le membre de la DCRI,dont le travail habituel est par définition la recherche de renseignements, conduit ses échanges à la manière d’un interrogatoire pour soutirer un maximum d’informations à Merah,sans utiliser autant les techniques qui figurent dans les manuels de négociation que son collègue du Raid,négociateur de métier qui appartient à une unité spécialisée dans ce type de situations sous haute tension.

L’homme de la DCRI,qui avait déjà interrogé Merah en novembre 2011 quand celui-ci rentrait de ses voyages,tente tout de même d’établir un lien avec son interlocuteur:

«Non,je parlais comme ça en tant que muslimin toi et moi.

Tu sais que voilà,euh,j’ai une mère,t’as une mère également et toujours les mères se soucient des enfants et de,les actes,tu dois comprendre,c’est comme ça que je voulais dire entre,entre…»

Une tentative qui ne porte pas vraiment ses fruits.

«Quoi tu te dis musulman?»lui répond Merah, apparemment pas convaincu,avant de lui lancer plus tard «et moi je suis cosmonaute».

«Jouer sur la fibre musulmane n’était pas forcément la bonne formule parce que les deux hommes ne sont pas dans le même camp»,analyse Robert Paturel.

Question ouvertre ou interrogatoire

Le type de question que chacun choisit de poser est une autre indication de la différence de méthode entre les deux négociateurs.

Vecchi,le formateur en négociation de l’académie du FBI,explique dans son étude sur l'apprentissage des techniques que «les questions ouvertes encouragent le sujet à élaborer sa ou ses réponses dans le but de diminuer l’émotion et de ramener la personne en crise à un niveau plus rationnel».

Ces questions ouvertes commencent généralement par «quoi»,«quand» ou «dis-en moi plus à propos de…»,tandis que les questions en «pourquoi» sont à proscrire car perçues comme trop interrogatrices.

Au cours des échanges,l’homme de la DCRI prononcera 41 fois le mot «pourquoi»,contre seulement trois pour celui du Raid,qui préfère en revanche les questions ouvertes du type «comment tu te sens?» ou «dis-moi comment tu es?».

Gagner du temps

C’est l’autre grande technique de la négociation de crise: gagner du temps.

Bruce A. Wind,membre de l’unité de négociation de la police de Seattle,écrivait dans le magazine mensuel du FBI en 1995:

«L’allié le plus important d’un négociateur dans toute situation est le temps.

Même s’il peut sembler que rien ne se passe parce que le suspect ne négocie pas,il n’en est rien.

Les négociateurs appellent cela “l’inactivité dynamique”.

Du moment que le temps passe sans qu’il n’arrive rien à personne,les négociateurs progressent.»

Si le temps est l’allié du négociateur,celui-ci doit composer avec les pressions extérieures, surtout dans une situation médiatisée en temps réel.

La présence sur place du ministre de l’Intérieur à Toulouse pendant la durée du siège de l'appartement de Merah en dit long sur la nécessité politique d’un dénouement rapide.

Malgré tout,les négociateurs ont pris leur mal en patience et ont occupé le suspect en alimentant sans arrêt la discussion et en trouvant des sujets de conversation.

Les nombreuses questions du négociateur de la DCRI à Merah ont donc une double fonction: tenter d’obtenir des informations,mais aussi faire passer le temps et apaiser.

Une stratégie qui a semblé porter ses fruits jusqu’à la fin,comme le souligne Robert Paturel:

«Ils [les négociateurs] ne voulaient pas rompre le contact avec lui,ils savaient qu’en le laissant seul avec ses réflexions il allait se radicaliser.

Quand j’ai vu qu’il verbalisait et ventilait ses émotions,j’ai vraiment cru qu’on allait vers une reddition.

Normalement,un terroriste ne raconte pas sa vie,il donne ses revendications,un point c’est tout.

Merah n’est pas sûr d’aller au sacrifice ultime, c’est pour ça que les négociateurs essayent de le faire parler un maximum,pour qu’il relativise ce qu’il est en train de faire,qu’il revienne à la raison.»

Volatilité

Mais la situation se retourne totalement quand Merah retire sa promesse dans les ultimes minutes de la conversation et déclare qu’il ne se rendra pas.

Il affirme même à ses interlocuteurs qu’il les a manipulés et que c’est lui qui a gagné du temps:

«Depuis ce matin quand je vous ai demandé du temps, c’était surtout pour reprendre de l’énergie parce que je n’avais pas dormi j’étais très fatigué.

Et pendant que vous me tiriez dessus,y a des moments où presque je m’endormais,t’as vu.

En partie c’était pour reprendre de l’énergie,et être prêt à un éventuel affrontement.»

Un dénouement qui vient rappeler l’extrême volatilité d’une telle situation.

«On ne peut jamais prévoir l’aboutissement d’une négociation,confie Robert Paturel.

On croit parfois tenir la personne et elle se suicide alors qu’on avait réussi à la calmer.»

Au terme d’un siège de 30 heures,le suspect n’a finalement pas été arrêté vivant,et les premières critiques sur la durée de l’opération pour un résultat décevant se faisaient entendre.

Les deux négociateurs,eux,avaient sans doute déjà commencé à se repasser dans leur tête le film de ce face-à-face interminable et de ces moments où ils pensaient être à deux doigts de parvenir à leurs fins.

Grégoire Fleurot

Toutes les citations de Merah et des négociateurs sont tirées du document publié par Libération,dont nous avons juste corrigé quelques fautes de grammaire,mais en conservant le style oral.


















slate

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:21:48

Affaire Merah : avis favorable de déclassification de documents secret-défense

Manuel Vallas avait promis de faire en sorte que les documents classifiés puissent être transmis aux juges afin de faire "toute la lumière" sur ce dossier.

La commission consultative du secret de la défense nationale a rendu un avis favorable à la levée partielle du secret sur les documents classifiés par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui concernent le tueur de Toulouse,Mohamed Merah.

Le ministre de l'intérieur,Manuel Valls qui avait formulé cette demande le 17 juillet,transmettra dans les jours à venir au juge d'instruction les pièces déclassifiées de ce dossier.

Selon nos informations,toute la partie qui concerne le travail de surveillance mené par la DCRI,avant les tueries,sur Mohamed Merah,ses déplacements,sa vie,ses relations,ses activités,sera versée.

En revanche,les pièces susceptibles de dévoiler l'identité de personnes agissant pour le compte de la DCRI,restent classifiées.

UNE QUESTION : POURQUOI MERAH N'A PAS ÉTÉ CONSIDÉRÉ COMME "DANGEREUX" ?

Parallèlement à l'enquête judicaire ouverte après les tueries de mars à Toulouse et à Montauban,le ministre de l'intérieur a ordonné une enquête administrative interne à la direction générale de la police nationale (DGPN) et à la DCRI dont les conclusions sont attendues fin septembre.

Dans une lettre adressée le 30 juillet aux deux fonctionnaires de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) chargés de rédiger ces conclusions,M. Valls fixe le cadre de leur mission.

Le ministre rappelle que les actes terroristes commis les 11,15 et 19 mars par le jeune toulousain "constituent une forme d'échec pour les services chargés de détecter et de prévenir le terrorisme".

Les deux fonctionnaires,un contrôleur général et un inspecteur général,ont toute latitude pour finaliser leur mission.

"Vous étendrez vos réflexions,si nécessaire,aux autres services ou directions qui auraient eu à connaître de cette affaire",précise le ministre, notamment la Direction générale des services extérieurs (DGSE) qui relève du ministère de la défense et chargé du renseignement à l'étranger.

Il demande par ailleurs aux deux fonctionnaires d'analyser "les relations fonctionnelles qui doivent s'établir entre renseignement intérieur et information générale",les deux composantes du renseignement policier en France.

DYSFONCTIONNEMENTS ENTRE LES DIFFÉRENTS SERVICES

Dans cette affaire,une question centrale reste à ce jour sans réponse : pourquoi,après avoir interrogé Mohamed Merah en novembre 2011,les services du renseignement ont estimé qu'il n'était pas "dangereux" ?

Quelle qu'en soit la raison,pour le ministre de l'intérieur,ce raté qui a coûté la vie à sept personnes dont trois enfants,illustre a minima des dysfonctionnements entre les différents services chargés du renseignement français.

Aussi,dans sa missive du 30 juillet,le ministre demande aux deux fonctionnaires de l'IGPN de proposer "les axes d'amélioration notamment pour un pilotage plus efficient des services territoriaux appelés à traiter le renseignement,les modalités de coopération entre ces services et la qualité des liaisons avec les échelons centraux de façon à en tirer les conséquences administratives et organisationnelles".

En clair,mais sans le dire explicitement,le ministre considère que dans l'affaire Merah,la direction zonale du renseignement intérieur de Toulouse n'a pas suffisamment alerté sa direction centrale.

Selon l'entourage de M. Valls,une forme de "routine" s'est instaurée dans la manière dont les services ont eu à traiter ce jeune homme.

Une "routine" dont les services doivent se protéger,d'autant que la DCRI comptabilise quelques dizaines de Mohamed Merah dans ses dossiers.



















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:22:24

Les voisins de Merah se mobilisent pour obtenir réparation



Une femme ouvre une fenêtre de l'immeuble où s'était retranché Mohamed Merah pendant le raid,le 1er août 2012 à Toulouse

La mairie de Toulouse a assuré jeudi matin que plusieurs aides avaient déjà été versées...

Les anciens voisins de Mohamed Merah sont sortis de leur silence mercredi à Toulouse pour obtenir réparation des dommages causés par l'assaut du Raid dans leur immeuble et mettre fin à un parcours du combattant de plus de quatre mois entre administrations,assurances et syndic.

Regroupés en un «Comité 17»,une quinzaine de voisins du tueur ont raconté à la presse les affres endurées pour obtenir le remboursement des travaux de colmatage des impacts de balles dans les murs ou dans les voitures garées dans la rue,le remplacement d'une porte crevée par les projectiles ou encore la prise en charge des soins psychologiques.

Malgré les promesses de diligence faites à l'époque,ces voisins vivant dans la même cage d'escalier que Merah au 17 rue du Sergent-Vigné ou dans la même rue ont décrit les atermoiements d'administrations et d'assurances se renvoyant la balle.

Ils réclament un interlocuteur unique.

Indemnisations en cours

En réaction,la mairie de Toulouse a garanti ce jeudi que des aides financières allaient être versés,et que certains voisins avaient déjà reçu une indemnisation.

Invité sur Europe 1 jeudi matin,Romain Cujives, conseiller municipal de Toulouse,l'a assuré: «Nous prenons l’engagement,d’avancer certaines sommes pour des travaux ou pour louer des voitures.

Nous avons déjà commencé à le faire.

Sept personnes ont déjà reçu une aide financière.»

«Le véritable problème,c’est qu’on est face à un événement exceptionnel,a poursuivi le conseiller municipal.

Aucune assurance,aucune mairie n’est préparée à un événement comme celui-là.

Ce que nous demandons à l’Etat,c’est de redire de façon très officielle aux assurances que l’Etat couvrira.»

Selon Europe 1,le ministère de la Justice a reçu 21 demandes d’indemnisations.

Quatre ont été traitées,et quatre sont en cours.

«Maintenant je veux juste partir de Toulouse»

En attendant,les voisins de Merah témoignent de leur détresse.

Locataire du 3e étage de l'immeuble,Coumba Ba,26 ans,dit payer de sa poche les 60 euros déboursés chaque semaine depuis mi-avril pour les séances chez le psychologue pour sa fille de 4 ans et demi.

«Ca devait être pris en charge,mais finalement j'ai dû faire avec mes moyens,et maintenant je veux juste partir de Toulouse».

Leonie,une serveuse de 22 ans,relate n'avoir tiré que 500 euros de sa voiture criblée de balles et avoir dû en acheter une nouvelle.

«Notre colère vient aussi du fait qu'on doive se battre pour chaque détail»,renchérit Florence,41 ans,qui a vu le plancher de son appartement juste en-dessous de celui de Merah détruit.

Quatre familles ont déjà quitté l'immeuble, rapporte le concierge,et d'autres cherchent à vendre.

Mais,témoigne une habitante de 23 ans,«quand ils voient que c'est l'immeuble de Merah,certains acheteurs ne prennent même pas la peine de monter».















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:22:56

Affaire Merah: Les assureurs d'accord pour avancer les frais des voisins



L'immeuble où habitait Mohamed Merah à Toulouse,le 1er août 2012

Les fissures et impacts de balle laissées par l'assaut du Raid coûtent cher aux voisins du tueur au scooter...

Les assureurs sont parvenus à un accord de principe avec le ministère de la Justice pour avancer aux voisins de Mohamed Merah les frais occasionnés par l'assaut des forces de l'ordre dans le logement du tueur de Toulouse,a indiqué lundi leur fédération, la FFSA.

«La proposition que nous avons faite aux pouvoirs publics est que nos membres avancent les frais,et se fassent rembourser ensuite par le ministère»,a expliqué à l'AFP un porte-parole de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), confirmant une information du JDD la veille.

La plus grande partie des sinistres doit être remboursée par l'Etat,via un fonds spécial du ministère de la Justice,puisque les dommages sont la conséquence de l'intervention du Raid.

Cette indemnisation peut prendre du temps,car il faut disposer des procès-verbaux des enquêteurs pour l'établir.

Or ces PV sont couverts par le secret d'une instruction qui peut durer plusieurs mois.

«Il faut respecter le secret de l'instruction»

Cet accord permettra aux voisins,dont les contrats d'assurance ne couvrent pas ce type de dégâts, d'être indemnisés plus rapidement,directement par les assureurs.

Il doit cependant encore être approuvé formellement par les pouvoirs publics.

«Il faut respecter la procédure et le secret de l'instruction,mais cela ne nous empêche pas de régler concrètement les problèmes avec du bon sens»,avait déclaré Bernard Spitz,président de la FFSA,dans le JDD dimanche.

Mohamed Merah est tombé sous les balles de la police le 22 mars lors de l'assaut des forces de l'ordre,après un siège de 32 heures de son appartement du 17,rue Sergent Vigné à Toulouse.

Le siège et l'assaut ont provoqué de nombreux dégâts,à la fois dans l'immeuble,notamment des impacts de balles et des fissures,mais aussi sur les véhicules garés à proximité.












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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:23:31

Merah : les documents de la DCRI "insuffisants" pour connaître la vérité



Les échanges entre Mohammed Merah et les policers du Raid nous permettent d'en savoir un peu plus sur la personnalité de ce jeune tueur de 25 ans,mais aussi sur son itinéraire.

Deux avocats de familles des victimes de Merah estiment les documents de la DCRI déclassifiés "insuffisants" pour connaître la vérité sur les tueries.

Ils demandent la déclassification "des documents d'autres services".


"Les familles des victimes se félicitent de la déclassification des documents de la DCRI qui apportent des éléments capitaux mais restent toutefois insuffisants à la manifestation de la vérité" sur les tueries de Toulouse et Montauban, ont déclaré à l'AFP Samia Maktouf et Jean Tamalet, les avocats de familles des victimes de Mohamed Merah.

Selon Me Maktouf,avocate d'Abel Chennouf,père de l'une des victimes,"on ne connaîtra pas la vérité tant que les rapports de la DGSE ne sont pas eux-même déclassifiés".

"Les documents ouvrent de nouvelles portes et posent de nouvelles questions",a dit Jean Tamalet, avocat de Atim (bien Atim) Ibn Ziaten,frère d'une autre victime.

Tous deux vont donc solliciter le ministre de la Défense,Jean-Yves le Drian,et les juges,"pour leur demander la déclassification des documents d'autres services",notamment ceux de la DGSE.

Deux points restent dans l'ombre

Deux points importants ne sont pas encore clarifiés selon eux,à savoir "le parcours de Mohamed Merah et le rôle précis joué par son frère Abdelkader Merah".

Pour Me Maktouf,"il faut clarifier le rôle d'Abdelkader Merah" car "les documents versés récemment au dossier donnent de nouvelles pistes".

Les deux hommes "étaient-ils suivis depuis plus longtemps que ce qui a été dit ?",se demande Me Maktouf.

"Y a-t-il eu surveillance par d'autres services que la DCRI ?",s'interroge Me Tamalet.

Après avoir consulté les documents déclassifiés, les deux avocats s'interrogent plus que jamais sur l'existence de complices.

Lors des échanges avec les hommes du RAID,avant l'assaut de son appartement toulousain dans lequel il s'était retranché,Merah s'était revendiqué d'Al Qaïda.

Son frère aîné,Abdelghani,35 ans,a lui-même accusé Abdelkader,29 ans,figure de l'islamisme radical toulousain,qui a été mis en examen,d'avoir été la "source principale du radicalisme" de Mohamed.

Les trois juges antiterroristes Christophe Teissier,Laurence Le Vert et Nathalie Poux qui enquêtent sur les crimes de Merah,qui a assassiné sept personnes entre les 11 et 19 mars,ont reçu vendredi les documents secrets déclassifiés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

24 documents déclassifiés

Le ministère de l'Intérieur a accepté la déclassification des documents demandée par les juges et l'ensemble des familles des victimes,"à l'exception des pièces et informations qui pourraient remettre en cause l'indispensable confidentialité des données relatives à l'organisation".

Les documents concernent la surveillance exercée pendant un certain temps par la DCRI sur Mohamed Merah avant ses tueries.

Le tueur au scooter avait également été entendu à l'antenne toulousaine de la DCRI en novembre 2011, au retour d'un voyage au Pakistan.

Sa dangerosité n'avait alors pas été détectée.

24 documents sont concernés.

La commission du secret de la Défense nationale (CCSDN) avait recommandé la déclassification partielle de six d'entre eux.

Mohamed Merah avait tué trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse le 19 mars,après avoir abattu trois parachutistes à Toulouse et à Montauban les 11 et 15 mars.

Il est tombé sous les balles de la police le 22 mars,après un siège de 32 heures.











tf1 news

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:24:23

Affaire Merah : ce que disent les documents déclassifiés



TF1 avait diffusé dans son magazine « Sept à huit » des extraits du dialogue entre Mohamed Merah et la police,lors du siège de l’appartement du tueur

Dans les rapports de la DCRI transmis par le ministère de l’Intérieur à la justice,il apparaît que la police avait mesuré la « menace »,que représentait le futur tueur à scooter.

Accablant et dérangeant.

C’est ce qui ressort des documents classés secret-défense de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) concernant Mohamed Merah, déclassifiés vendredi dernier par le ministère de l’Intérieur et transmis à la justice.

Ces 23 pages de rapports confidentiels rédigées entre 2007 et 2011,dont nous avons pris connaissance,apportent la preuve que le tueur à scooter était non seulement surveillé et connu des services depuis au moins 2009,mais qu’il constituait une « cible privilégiée » de la DCRI pour sa proximité avec des islamistes radicaux toulousains clairement identifiés,tout comme son frère Abdelkader.

De quoi écarter définitivement la thèse du « loup solitaire »,pourtant soutenue par l’ancien patron de la DCRI,Bernard Squarcini,au moment des faits, et soulever des interrogations sur les raisons qui ont poussé les services de renseignements à ne pas surveiller de plus près celui qui apparaissait alors comme un jihadiste patenté susceptible de « conduire des actions armées ».

RAPPORT DE DÉCEMBRE 2009 : des « cours religieux » à domicile.

C’est dans cette note de « suivi de la mouvance salafiste radicale toulousaine » que le nom de Mohamed Merah apparaît pour la première fois.

Le document dévoile des informations sur Abdelkader Merah,frère de Mohamed,connu à l’époque comme un proche du « groupe de Toulouse »,des salafistes arrêtés en 2007 et condamnés en 2009 pour avoir développé une filière de candidats au jihad.

La DCRI note qu’Abdelkader s’est installé au Caire en Egypte depuis novembre 2009 pour y suivre un enseignement religieux « axé sur le jihad ».

Mohamed Merah,qui est sorti de prison trois mois plus tôt pour une série de délits,apparaît de son côté comme « entretenant des contacts téléphoniques réguliers avec son frère Abdelkader au Caire ».

Il participe également à des « cours religieux du soir dispensés à son domicile ».

NOVEMBRE 2010 : une « nouvelle génération » d’islamistes.

Plus précise,une autre note décrit cette fois le futur tueur à scooter comme « membre d’une fratrie d’islamo-délinquants ».

Les policiers révèlent qu’il suit aussi des cours de langue arabe.

La DCRI souligne par ailleurs l’arrivée d’une « nouvelle génération » d’islamistes toulousains,à laquelle Mohamed est associé.

Ces jeunes recrues sont influencées par les anciens du groupe de Toulouse « arrivés en fin de peine avec des convictions intactes et une détermination renforcée »,souligne le rapport.

JANVIER 2011 : un individu en « phase de radicalisation »

La DCRI rédige cette fois un compte rendu détaillé de l’arrestation de Mohamed à Kandahar,en Afghanistan,par la police locale quatre mois plus tôt.

Devant les services du contre-terrorisme afghans, il s’exprime « en français »,déclare « être de confession musulmane » et exercer la profession de carrossier « dans le sud de Paris ».

ll dit être passé par l’Allemagne,la Turquie,la Syrie,le Liban,Israël,l’Egypte,le Tadjikistan.

Son voyage avait pour but de « visiter les ruines des statues de bouddhas détruites par les talibans »,explique-t-il alors,avant d’être laissé libre par les autorités afghanes.

Ce voyage dans une ville considérée comme un bastion de jihadistes « doit nous interpeller », écrit la DCRI,qui se donne pour mission « d’approfondir l’environnement » amical et familial de Mohamed Merah,« un individu au lourd passé délinquant en phase de radicalisation ».

SEPTEMBRE 2011 : une « cible privilégiée » des services.

Ce rapport ne fait plus mystère du profil d’islamiste radical de Mohamed Merah.

Il y est décrit comme « un contact privilégié du leader historique de la mouvance salafiste toulousaine ».

Sans le nommer,les policiers évoquent sans doute ici Sabri Essid,un intime des frères Merah.

Le rapport revient également sur son arrestation en Afghanistan en novembre 2010,et relève qu’à son retour,« il réintègre le noyau salafiste local » et « poursuit ses activités délinquantes ».

Les policiers ajoutent que les « derniers renseignements recueillis laissent penser d’un nouveau départ en octobre de Merah vers le Pakistan ».

Un projet qui fait de lui une « cible privilégiée du service ».

Pourtant,rien ne sera fait pour empêcher son départ.

DÉCEMBRE 2011 : la menace « d’actions armées ».

Un mois après son retour du Pakistan,en novembre 2011,Mohamed Merah est entendu par l’antenne locale de la DCRI à Toulouse.

Si le compte rendu de l’entretien ne fait étonnamment pas partie des documents déclassifiés, un rapport rédigé le mois suivant relate néanmoins l’interrogatoire.

Lors de celui-ci,Merah « confirmait s’être rendu en Afghanistan et au Pakistan »,soulignent les policiers,qui ne font même pas état du prétexte touristique avancé par Merah pour justifier son voyage.

Sur les raisons de son retour,« il déclarait être revenu en France pour régler des problèmes avec la justice française ».

Ces déplacements constituent une « menace directe »,souligne le rapport,« car les jeunes djihadistes peuvent revenir avec pour instruction de conduire des actions armées ».

Glaçante prémonition.














le parisien

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:25:03

Affaire Merah: Fin 2011,la DCRI jugeait son comportement «inquiétant»

Capture d'écran de France 2 montrant Mohamed Merah

Fin 2011,les enquêteurs de la DCRI s'inquiétaient de «la double menace directe et indirecte des militants revenant des zones sensibles»,dont Mohamed Merah...

Mohamed Merah,le tueur de Toulouse et Montauban, était décrit en 2010 par la DCRI comme la «nouvelle recrue» des islamistes toulousains,selon les documents de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI),déclassifiés début août par le ministère de l'Intérieur.

Il était surveillé et connu des services de renseignements depuis 2009,et était même une «cible privilégiée» des services depuis septembre 2011, rapporte Le Parisien ce jeudi.

Le service évoquait,fin 2011,«un comportement inquiétant» du jeune homme.

«Ces 23 pages de rapports confidentiels apportent la preuve que le tueur à scooter constituait une cible privilégiée pour la DCRI pour sa proximité avec des islamistes radicaux toulousains clairement idéntifiés,tout comme son frère Abdelkader», indique le quotidien qui a pris connaissance des documents.

En effet,dès 2009,Mohamed Merah et son frère aîné Abdelkader font l'objet de plusieurs notes de «suivi de la mouvance salafiste radicale toulousaine» et d'une surveillance suivie de la part des services de renseignement,la DCRI.

«Une nouvelle génération d'islamistes toulousains»

Selon un document déclassifié datant de cette année là,Mohamed Merah rejoint en Egypte,au Caire,son frère AbdelKader,islamiste radical,pour y apprendre l'arabe.

La DCRI voit alors en Mohamed Merah «la nouvelle recrue toulousaine désireuse d'étudier dans les instituts coraniques du Caire».

L'islamisation de Mohamed Merah coïncide avec «l'arrivée d'une nouvelle génération d'islamistes toulousains en 2010»,explique Le Parisien.

Un groupe avec «des convictions intactes et une détermination renforcée»,selon les rapports.

Abdelkader Merah était quant à lui apparu dès 2007 sur les fichiers de la police après avoir été impliqué dans une filière d'acheminement de jihadistes en Irak,via la Syrie.

Son nom avait été cité à de nombreuses reprises dans ce dossier qui a débouché sur un procès et huit condamnations deux ans plus tard.

Mais le frère aîné de Mohamed Merah,placé un temps en garde à vue,avait été mis hors de cause.

«Double menace directe et indirecte»

Selon les enquêteurs,Abdelkader a fait alors des voyages en Egypte en coordination avec un des principaux mis en examen de la filière islamiste toulousaine,Sabri Essid,le fils du compagnon de sa mère.

Il y est rejoint par son frère avec lequel il vient de se réconcilier après une brouille de 18 mois.

Identifié en 2010 comme «nouvelle recrue» de l'islamisme radical toulousain,Mohamed Merah apparaît plus directement sur les radars de la DCRI après son arrestation,fin 2010,en Afghanistan.

Il assure aux services de contre-terrorisme afghans «visiter des statues de bouddhas détruites par les talibans»,mais son arrestation interpelle les renseignements intérieurs français.

Ils pointent dans un rapport «un individu au lourd passé délinquant en phase de radicalisation».

Mohamed Merah aurait ensuite «reintégré le noyau salafiste local».

Il poursuit ses allers-retours au Pakistan et en Afghanistan.

Fin 2011,au retour d'un voyage au Pakistan,il est interrogé par la DCRI.

Dans un document rédigé en décembre,la DCRI relevait «un comportement inquiétant».

Les enquêteurs s'inquiétaient alors de «la double menace directe et indirecte des militants revenant des zones sensibles»,dont Mohamed Merah.

Indirecte car «ils peuvent susciter des vocations» et directe car «ils peuvent revenir avec pour instructions de créer des réseaux de soutien ou d'accueil logistiques ou de conduire des actions armées».

«La DPSD (direction de la protection et de la Sécurité de la Défense),est sensibilisée sur ce dossier Mohamed Merah»,indique la note.
















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:25:39

Mohamed Merah était considéré comme une "menace directe"

Les documents déclassifiés transmis la semaine dernière à la justice montrent que Mohamed Merah constituait une "cible privilégiée" des services de renseignement français qui le suivaient depuis 2009.

Ce rapport contredit la thèse du "loup solitaire" soutenue par Bernard Squarcini,l'ancien patron de la Direction centrale du renseignement (DCRI), après les tueries de Montauban et Toulouse.

Plusieurs responsables policiers avaient assuré après les meurtres de mars dernier que le "tueur au scooter" s'était "auto-radicalisé."

Mais les 23 pages du rapport détaillent la proximité de Mohamed Merah à la fois avec son frère Abdelkader et avec des islamistes radicaux toulousains condamnés en 2009 pour avoir développé une filière de candidats au djihad.

Le jeune homme,sorti de prison en août 2009 pour une série de délits,figure par exemple dans la note de "suivi de la mouvance salafiste radicale toulousaine".

En novembre 2010,une nouvelle note le décrit comme "un membre d'une fratrie d'islamo-délinquants" et précise qu'il prend des cours de religion et de langue arabe, ce qui coïncide avec l'arrivée d'une "nouvelle génération d'islamistes toulousains."

Fin 2010,les voyages de Mohamed Merah en Afghanistan sont connus de la DCRI,qui rédige un compte rendu détaillé de son arrestation à Kandahar par la police locale.

Ce voyage dans une ville considérée comme un bastion de djihadistes "doit nous interpeller", écrivent les services de renseignement,qui évoquent "un individu au lourd passé délinquant en phase de radicalisation".

En 2011,un nouveau rapport ne fait plus mystère du profil d'islamiste radical de Mohamed Merah. Les enquêteurs de la DCRI anticipent même "un nouveau départ en octobre de Merah vers le Pakistan".

DOCUMENTS "INSUFFISANTS" POUR LES FAMILLES

Le jeune homme a effectivement effectué un voyage dans ce pays sans être inquiété.

Ce n'est qu'à son retour,en novembre 2011,qu'il a été entendu par l'antenne locale de la DCRI à Toulouse,où il a reconnu s'être rendu au Pakistan et en Afghanistan.

Le compte-rendu de l'entretien "ne fait étonnamment pas" partie des documents transmis à la justice et les enquêteurs n'évoquent pas les motifs touristiques alors invoqués par le jeune homme, souligne Le Parisien.

Mais dans une note ultérieure,la DCRI considère que ces déplacements constituent une "menace directe car les jeunes djihadistes peuvent revenir avec pour instruction de conduire des actions armées".

De fait,entre le 11 et le 22 mars,Mohamed Merah a tué Toulouse et Montauban trois militaires,ainsi que trois élèves et un père de famille dans une école juive.

Le jeune homme s'est réclamé d'Al Qaïda lors de ses conversations téléphoniques avec les policiers qui parlementaient avec lui alors qu'il était retranché dans son logement,où il a été abattu en essayant de résister à l'assaut.

Des avocats de familles des victimes de Mohamed Merah ont jugé les documents de la DCRI déclassifiés "insuffisants" pour connaître toute la vérité et demandent la déclassification "des documents d'autres services" dont la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Des éléments du dossier laissent en effet penser que la DCRI disposait d'informations sur le "tueur au scooter" provenant de la DGSE,qui opère hors de France,ou de la Direction de la protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD).

Les avocats des familles voudraient également voir clarifier le rôle d'Abdelkader Merah,qui a été mis en examen et écroué pour complicité.

















le point

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:26:15

Affaire Merah : une famille demande de déclassifier des documents



Mohamed Merah

"Il est indispensable pour les familles des victimes et pour l'instruction que soient déclassifiés les documents de la DGSE relatifs à Mohamed Merah" estime l'avocate.

L'avocate du père d'une victime du "tueur au scooter" a demandé lundi 13 août dans un courrier au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian la déclassification des documents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) sur l'affaire Merah,a-t-elle annoncé.

Cette requête est faite dix jours après que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls eut transmis aux juges d'instruction des documents secrets de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Cette mesure n'est pas suffisante pour assurer l'entière manifestation de la vérité",estime cependant dans son courrier au ministre de la Défense Me Samia Maktouf,avocate d'Albert Chennouf, le père du parachutiste Abel Chennouf,froidement abattu le 15 mars à Montauban.

"Il est indispensable pour les familles des victimes et pour l'instruction que soient déclassifiés les documents de la DGSE relatifs à Mohamed Merah,Abdelkader Merah ainsi qu'aux membres de leur famille,sous réserve de la protection des informations relatives à la défense nationale et à ses agents",poursuit-elle.

"Il est essentiel que soit retracé l'ensemble du parcours de Mohamed Merah dans le milieu de l'islam radical armé,ce qui ne saurait se faire sans un accès plein et entier aux documents du renseignement extérieur concernant notamment les déplacements à l'étranger de Mohamed Merah et le rôle éventuellement joué par son frère Abdelkader dans son endoctrinement et ses voyages",ajoute-t-elle.

Une copie du courrier a été transmise aux juges.

Clarifier le parcours

En mars,Mohamed Merah a tué trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse après avoir abattu trois parachutistes à Toulouse et à Montauban.

Il est tombé sous les balles de la police le 22 mars.

Les documents déclassifiés de la DCRI ont accrédité l'idée d'une influence cruciale d'Abdelkader Merah mis en examen et écroué dans la radicalisation de son frère.

Ils ont en outre montré que les renseignements avaient repéré Mohamed Merah dès 2009.

"La thèse du loup solitaire ne peut plus être défendue",a déclaré Me Maktouf,qui estime que les documents de la DGSE pourraient permettre de clarifier le parcours djihadiste de Mohamed Merah, ses connexions avec les filières islamistes et le rôle d'Abdelkader et d'autres éventuels protagonistes.
















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:26:51

Affaire Merah: ce que savait la police

Les notes secrètes déclassifiées disqualifient la thèse du complot.

Mais elles font ressortir le manque de réaction des services face à la dangerosité du tueur de Toulouse et de Montauban.




Vingt-quatre documents "confidentiel défense" et sept heures trente de pourparlers avec la police: ces documents transmis récemment à la justice apportent des éclairages édifiants sur l'affaire Merah.

Des certitudes enfin se dégagent,sans pour autant clore la polémique sur les signaux d'alerte dont disposaient les services de renseignement avant les sept assassinats de Toulouse et de Montauban,en mars dernier.

Le 3 août,les magistrats antiterroristes ont reçu les notes de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) relatant le parcours du jeune islamiste.

Leur recoupement avec la longue confession de Merah,enregistrée lors du siège de son appartement, met en pièces la thèse "complotiste" avancée par l'avocate algérienne du père du tueur.

Merah n'a jamais clamé son innocence,ni affirmé que la police s'apprêtait à l'assassiner.

Au contraire,il revendique avec force détails ses actes,attendant de mourir en martyr.

Pour la police,Merah avait un profil de "voyageur"

Infondées également,les affirmations selon lesquelles le djihadiste a été manipulé par les services français.

Mohamed Merah se glorifie,au contraire,de les avoir abusés.

Franchement,toi, t'y as cru à cette histoire de tourisme au Pakistan?

"Je pense que vous vous êtes complètement loupés, se vante-t-il.

Franchement,toi,t'y as cru à cette histoire de tourisme au Pakistan?"

Il a toujours utilisé la couverture du routard pour justifier ses déplacements,comme lorsqu'il fut convoqué,à Toulouse,par l'antiterrorisme,le 14 novembre 2011

Le compte rendu de cet entretien démontre cependant que les policiers ont bien envisagé d'en faire une source: "Mohamed Merah est apparu comme quelqu'un d'assez malin et ouvert qui pourrait présenter un intérêt pour notre thématique en raison de son profil voyageur.

Néanmoins,le comportement et la fiabilité de Merah nécessitent d'abord une évaluation."

Les enquêteurs possédaient beaucoup plus d'informations qu'ils l'ont reconnu sur cet "individu au lourd passé délinquant en phase de radicalisation" et au comportement qualifié d'"inquiétant depuis son retour" du Moyen-Orient.

Progressivement,à partir de 2007,l'homme était devenu une "cible privilégiée du service" sur fond de montée de l'islam radical à Toulouse.

Dans ce cas,pourquoi avoir relâché la surveillance?

"Ces documents renforcent mon incompréhension, résume Me Patrick Klugman,avocat de la famille Sandler.

Il faudra expliquer comment un homme,présenté comme de plus en plus suspect,a finalement réussi à tromper la vigilance du service."

Les Américains le détectent au Pakistan en septembre 2011

La capacité de dissimulation de Merah y est sans doute pour beaucoup.

"Le nerf de la guerre,c'est la ruse",clamait-il avant de mourir...

Pour Mes Samia Maktouf et Béatrice Dubreuil, conseils de la famille Chennouf,d'autres secrets dorment encore dans les archives.

Elles ont donc demandé la déclassification des documents détenus,cette fois,par la DGSE (service extérieur).

"Le ministre de la Défense doit faire preuve de la même transparence que son collègue de l'Intérieur", estiment-elles.

De telles pièces apporteraient des précisions sur l'un des points clefs de l'affaire: en septembre 2011,les Américains avaient détecté en plein secteur taliban,à Miranshah l'activation de deux messageries Internet attribuées à Merah.

Lors de la négociation,le terroriste ironise d'ailleurs sur son "erreur" qui consista à envoyer ces courriels pour rassurer sa mère.

"Rien que ça,vous auriez su d'où il venait l'e-mail,vous auriez vite compris que j'étais dans les zones tribales",lâche-t-il.

Cette ultime pièce du puzzle aurait confirmé la dangerosité du jeune Toulousain et aurait fourni le moyen juridique de l'arrêter.















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:27:34

De nouveaux documents déclassifiés que Le Monde a pu consulter confirment que Mohamed Merah était en liens étroits avec des islamistes radicaux et non pas un loup solitaire qui se serait radicalisé seul dans son coin comme l'avaient affirmé plusieurs hauts responsables de la Direction centrale du renseignement intérieur.

Début août,des documents déclassifiés avaient déjà mis en évidence que Merah était considéré comme une «menace directe» par la DCRI qui suivait son parcours depuis 2009 et était au courant de voyages en Afghanistan et au Pakistan.

Des contacts dans une vingtaine de pays

Dans une des notes partiellement déclassifiée des la DCRI,transmises aux juges chargés du dossier le 3 août selon Le Monde,il est indiqué que Mohamed Merah était en contact avec des interlocuteurs présents dans une vingtaine de pays différents entre septembre 2010 et février 2011.

Mohamed Merah a composé pendant cette période 94 numéros vers le Maroc,la Grande-bretagne,l'Espagne la Cote-d'Ivoire,le Kenya,la Croatie,la Roumanie,la Bolovie,la Thaïlande,la Russie,le Kazhakstan,le Laos,Taïwan,la Turquie,l'Arabie saoudite,les Émirats arabes unis,Israël et le Bhoutan,en plus d'appels vers l'Algérie et l'Égypte où résident des membres de sa famille.

Mais les documents ne permettent pas de savoir qui se cache derrière ces numéros.

Sa soeur Souad sous surveillance

On apprend également que les services de renseignements surveillaient non seulement le frère de Mohamed Merah,Abdelkader,mais aussi sa soeur, Souad.

Le futur tueur est à son tour surveillé de près à partir de mars 2011,après son voyage en Afghanistan.

"Le dispositif de surveillance dynamique engagé sur Mohamed Merah démontre qu'après une période de latence et d'observation,l'objectif amorce un rapprochement avec la mouvance salafiste toulousaine,en particulier avec [ici le nom est noirci pour préserver sa confidentialité],mais également et plus intéressant encore avec[là,deux noms sont noircis pour les mêmes raisons],tous deux partis récemment en Mauritanie",indique une note d'avril 2011 citée par Le Monde.













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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:28:05

Mohamed Merah avait passé 1.863 coups de fil en six mois dont 186 à l'étranger



Photo montrant Mohamed Merah,l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban en mars 2012.

Un document déclassifié de la DCRI liste les très nombreux appels passés par le tueur de Toulouse et Montauban...

Mohamed Merah,le tueur à scooter de Toulouse et Montauban,avait passé près de 2.000 coups de téléphone en six mois,de septembre 2010 à février 2011,dont quelque 200 à des correspondants dans 20 pays,selon le Monde daté de vendredi.

Dans un document du 26 avril 2011,déclassifié à la demande des juges d'instruction,la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) note «1.863 communications relevées entre le 1er septembre 2010 et le 20 février 2011»,et notamment 186 appels à des correspondants à l'étranger répartis dans 20 pays différents.

La piste islamiste accréditée

Le tueur à scooter,repéré dès 2009 par la DCRI,a notamment joint par SMS ou vocalement 94 fois des correspondants en Egypte où séjournait alors son frère Abdlekader.

Il a également appelé son père qui vit en Algérie.

D'autres correspondants ont été joints en Grande-Bretagne,en Espagne,en Côte d'Ivoire,au Kenya,en Croatie et même au Bouthan.

Vingt-trois documents de la DCRI,partiellement déclassifiés,ont été remis début août aux trois juges d'instruction chargés de l'enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban.

Ces documents accréditent la piste islamiste et l'influence cruciale du frère de Mohammed Merah, Abdelkader,dans la radicalisation du tueur au scooter.

Merah repéré dès 2009

Ils montrent que les services de renseignements avaient repéré Mohamed Merah dès 2009,deux ans après qu'Abdelkader eut été repéré comme membre de la mouvance islamiste radicale de Toulouse.

Les deux frères avaient alors fait l'objet d'une surveillance suivie et de plusieurs notes de la DCRI.

En 2010,Mohamed avait rejoint Abdelkader en Egypte.

Merah est décrit dans une note consultée par l'AFP comme «la nouvelle recrue toulousaine désireuse d'étudier dans les instituts coraniques du Caire».

Selon les enquêteurs,Abdelkader a effectué de nombreux voyages en Egypte en coordination avec un des principaux mis en examen de la filière islamiste toulousaine,Sabri Essid,le fils du compagnon de sa mère.














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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:28:36

Affaire Merah: Deux familles demandent l'audition de l'ex-patron de la DCRI



L'ancien patron des services de renseignements Bernard Squarcini,le 17 janvier 2012 à Paris

Leur demande fait suite à la déclassification de documents du renseignement français...

Deux familles de victimes de Mohamed Merah demandent l'audition «urgente» de l'ancien patron des services de renseignements,Bernard Squarcini, après la déclassification de documents sur la surveillance du «tueur au scooter»,a annoncé vendredi leur avocat.

La récente déclassification des documents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) montre que ces services avaient repéré Mohamed Merah dès 2009,deux ans après que le nom de son frère aîné,Abdelkader,29 ans,eut été répertorié comme membre de la mouvance islamiste radicale de Toulouse.

«L'attitude de la DCRI est incompréhensible»

«Nous demandons de manière urgente l'audition de l'ancien patron de la DCRI,Bernard Squarcini,de l'agent des services de renseignement présent lors du siège de Merah à Toulouse qui l'avait suivi précédemment et de l'agent de la DCRI qui suivait le dossier à Paris»,a dit Me Patrick Klugman à l'AFP.

«Nous demandons également la déclassification de toutes les informations concernant Abdelkader Merah ainsi que Souad Merah»,la soeur du tueur au scooter,a dit l'avocat,au nom de la famille de Jonathan Sandler,assassiné avec ses deux enfants par Mohamed Merah le 19 mars à Toulouse,et de celle de Aaron Bijaoui,blessé lors de la tuerie.

Pour l'avocat,«les documents de la DCRI sont encore incomplets mais apportent des informations très impressionnantes sur l'existence d'un réseau jihadiste dans le sud-ouest de la France, l'importance de la famille Merah dans ce réseau et en particulier de Mohamed»,a-t-il ajouté.

«L'attitude de la DCRI est incompréhensible car,au fur et à mesure qu'émergeaient les informations sur le danger représenté par Merah et sur son appartenance à ce réseau,la surveillance de la DCRI se relâchait au lieu d'être accrue»,relève l'avocat.

A l'automne 2011 Mohamed Merah se rend au Pakistan et devient,selon une note,une «cible privilégiée» de la DCRI.

Elle l'interroge à son retour et relève,dans un rapport fin 2011,«un comportement inquiétant».

L'ex-patron de la DCRI,Bernard Squarcini,avait pourtant soutenu que l'enquête menée par ses services avait conclu qu'il «n'y avait rien.

Pas d'activisme idéologique,pas de fréquentation de la mosquée» et que Merah «semble s'être radicalisé seul».















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:29:09



Mohamed Merah

Le tueur à scooter de Toulouse et Montauban n'a peut-être pas agi seul.

RTL révèle ce lundi matin que la sœur aînée de Mohamed Merah était surveillée par les hommes du Renseignement bien avant son frère.

Adepte d'un islam radical,Souad Merah,34 ans, apparaît sur des notes de la Direction centrale du renseignement intérieur dès le mois de mars 2010.

Elle est connue pour ses liens avec des salafistes radicaux.

Elle a également aidé son frère à plusieurs reprises en lui donnant de l'argent en liquide quand il était en détention ou en lui prêtant son téléphone mlkjh pour que Mohammed Merah puisse rappeler un agent de la DCRI.

Des éléments qui remettent en cause la thèse du tueur solitaire.
















le dauphiné

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:29:39

Merah : l'interview de l'ex-avocate du frère

http://videos.tf1.fr/infos/2012/merah-l-interview-de-l-ex-avocate-du-frere-7511956.html

Abdelkader Merah est entendu ce lundi par deux juges d'instruction.

Me Monnier-Saillol a été son avocate pendant deux jours et demi fin mars.

TF1 l'avait interviewée à ce moment là.

Elle racontait notamment la réaction du frère de Mohamed Merah lors de l'assaut final contre celui ayant tué sept personnes.














tf1 news

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:30:25

Affaire Merah: Le frère,Abdelkader,interrogé sur son rôle par les juges



Abdelkader Merah,le frère du "tueur au scooter",a été mis en examen fin mars

Abdelkader Merah,frère aîné du "tueur au scooter", sera entendu lundi après-midi par les juges d'instruction sur son rôle présumé dans l'aide logistique à la préparation des tueries de Mohamed Merah et sur son influence dans la radicalisation de son frère.

L'homme,âgé de 29 ans,n'a pas été entendu par les juges depuis sa mise en examen fin mars pour complicité d'assassinats,association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et pour vol en réunion d'un scooter.



















RTL

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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:31:14

Affaire Merah: quel rôle a joué Abdelkader,le frère du "tueur du scooter"?

Quel rôle a joué, auprès du "tueur au scooter",son aîné,Abdelkader?

L'audition ce lundi de cet islamiste,suspecté d'être un complice,voire un inspirateur,devrait être un moment clef.




L'affaire Merah débouchera-t-elle un jour sur un procès?

Pour les familles des victimes,cet espoir repose désormais sur le sort judiciaire réservé à Abdelkader Merah,un peintre en bâtiment de 30 ans, frère aîné du tueur de Toulouse et de Montauban.

Incarcéré depuis six mois,cet islamiste formé dans un institut coranique égyptien demeure,pour l'instant,le seul mis en examen pour "complicité d'assassinat","association de malfaiteurs" en relation avec une entreprise terroriste et "vol en réunion".

Sa première audition détaillée par les juges, prévue le 6 septembre et reportée au 10,s'annonce comme une étape capitale dans l'instruction.

Son jeune frère,Mohamed,tué par les policiers du Raid dans l'assaut de son appartement toulousain, en mars dernier,a été projeté dans la lumière médiatique par l'horreur de ses crimes.

Mais,pour les enquêteurs,le "tueur au scooter" était le bras armé de son aîné.

"Abdelkader Merah est à l'origine de la radicalisation de son frère,sur lequel il exerce une forte influence depuis l'enfance,écrivent les policiers de la sous-direction antiterroriste,dans un rapport daté du 25 mars.

Il lui a apporté un soutien logistique dans son entreprise criminelle et a,peut-être,été l'inspirateur de ses actions."

Tout réside dans ce "peut-être".

Si les juges d'instruction ont rassemblé des "indices graves et concordants",ils manquent de preuves matérielles et d'aveux.

Le suspect pourra en outre compter sur son avocat, le très combatif Eric Dupond-Moretti.

En attendant,Abdelkader Merah conteste toute implication

"Je suis incapable de tuer un chat",assure-t-il, mais il n'est pas son meilleur défenseur.

En garde à vue,il a multiplié les déclarations ambiguës.

S'il a "condamné" les actes de son frère,le salafiste s'est proclamé "fier de la façon dont il est mort en combattant,c'est ce que nous enseigne le Coran".

"Ceux qui n'aiment pas les armes,ce sont des homosexuels",a claironné Abdelkader après la découverte chez lui d'un ouvrage sur les armes à feu.

Pourquoi a-t-il effacé de son iPod des fichiers consacrés au djihadisme international?

Simple erreur de réinitialisation informatique, plaide-t-il.

Des relations tour à tour conflictuelles et fusionnelles

Devant les juges,il lui faudra aussi s'expliquer sur une chronologie troublante.

Le 6 mars 2012,cinq jours avant le meurtre du premier parachutiste,à Toulouse,Mohamed Merah dérobe le scooter T-Max qu'il utilisera lors des tueries.

Au moment du vol,Abdelkader l'attend au volant d'une voiture.

Une heure plus tard,ce dernier achète un casque et un blouson,une tenue que Mohamed portera lors de ses crimes.

En garde à vue,Abdelkader a nié avoir été informé du projet de vol : "Si j'avais voulu voler un scooter,j'aurais fait quelque chose de très propre.

Je suis très méticuleux.

Je n'aurais jamais laissé de traces ou d'indices."

Le 11 mars,un utilisateur d'Internet non identifié à ce jour consulte la petite annonce passée sur le site Leboncoin.fr par un soldat désireux de vendre sa moto.

La connexion provient d'un cybercafé toulousain fréquenté par les deux frères Merah.

L'après-midi même,le militaire est assassiné alors que son interlocuteur lui a fixé rendez-vous.

Autres éléments troublants : le 15 mars (jour de l'attaque de Montauban),puis le 18 (la veille des assassinats de l'école juive),les deux frères dînent ensemble alors qu'ils ont longtemps été brouillés.

Ils auraient renoué un mois auparavant seulement.

Tous les témoins le disent : le duo entretenait des relations complexes,tour à tour conflictuelles et fusionnelles.

L'un et l'autre ont basculé dans la délinquance à l'adolescence.

Au début des années 2000,Abdelkader est le premier à verser dans l'islam radical.

Mohamed,lui,se "convertit" (selon sa propre expression) en prison,le 18 février 2008.

Mais, contrairement à son aîné,il conservera jusqu'à la fin un mode de vie débridé (vols,rodéos en voiture,sorties en boîte de nuit...).

Illusoire de compter sur la coopération pakistanaise

En septembre et en octobre 2010,sur le chemin de son djihad armé,Mohamed s'arrête chez Abdelkader, alors étudiant en religion au Caire.

A cette date,le jeune baroudeur cherche déjà le moyen d'intégrer Al-Qaeda.

Interrogé à ce sujet par les policiers,Abdelkader confirme,mais précise avoir refusé de l'accompagner,ne se sentant pas prêt,pour sa part, à "prendre l'étendard".

Ces deux-là étaient bien comme chien et chat,"comme Tom et Jerry",ironisait Mohamed lors de la négociation avec le Raid.

Tout au long de cette discussion,le terroriste a toujours pris soin d'assurer qu'aucun membre de sa famille n'était avisé de ses plans.

"J'ai fait ça tout seul",a-t-il répété à plusieurs reprises.

A l'étranger,la justice française aura sans doute bien du mal à atteindre les mentors du jeune Toulousain,repliés dans les zones tribales,entre Afghanistan et Pakistan.

Pour y parvenir,il serait illusoire de compter sur la coopération de la justice pakistanaise tant les relations entre Paris et Islamabad apparaissent dégradées.

D'autant que les lois de la guerre ont fait disparaître un témoin précieux : le 4 juin dernier,l'émir d'Al-Qaeda auquel se référait Mohamed Merah,Abu Yahya al-Libi,a été tué dans une attaque de drone américain.

Il se trouvait alors dans une maison du Nord-Waziristan,à quelques kilomètres de Miranshah,la ville où,en septembre 2011,le "tueur au scooter" avait reçu sa formation aux armes...

De vieilles connaissances de la police

La famille Merah a été repérée très tôt par la police et les juges antiterroristes.

C'est ce qui ressort avec précision d'une ancienne procédure que les magistrats chargés d'enquêter sur les meurtres de Mohamed Merah souhaitent verser à leur dossier.

Elle concerne un réseau d'islamistes radicaux mis au jour à Toulouse (Haute-Garonne) et à Artigat (Ariège) entre 2001 et 2010.

Au coeur de l'affaire,instruite par Jean-Louis Bruguière puis par Marc Trévidic,se trouve Sabri Essid.

Figure du salafisme toulousain,ce dernier est arrêté à Hama,en Syrie,en novembre 2006,alors qu'il s'apprête à aller combattre en Irak avec l'un de ses amis.

Après son extradition en France,l'année suivante, le djihadiste est condamné à quatre ans de prison ferme en 2009.

Plusieurs rapports de la police antiterroriste, dont une note de synthèse datée du 2 décembre 2008, recensent les relations d'Essid.

Parmi elles,Abdelkader et Souad Merah,le frère et la soeur de Mohamed.

Cette dernière,très religieuse,apparaît liée à une convertie,Hélène,la petite amie d'Essid.

Celui-ci aidera Abdelkader et son épouse à quitter la France.

Le 26 octobre 2006,il conduit le couple à l'aéroport de Bruxelles afin qu'ils partent au Caire suivre les cours d'une école coranique...

Deux ans plus tard,la police cherche à retrouver Hélène pour l'interroger dans l'affaire des filières irakiennes.

Elle est censée habiter chez Souad.

Ne les trouvant pas,le 17 avril 2008,les enquêteurs se renseignent auprès... d'Abdelkader,qui dit ignorer où se trouve sa soeur.

A l'époque,ni Souad ni son frère ne sont entendus ou inquiétés malgré leur proximité avec le groupe.
E. P. et J.-M. P.



















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MessageSujet: Re: Mohammed Merah le tueur au scooter de Toulouse   Lun 10 Sep - 17:41:59

Abdelkader Merah,frère de Mohamed,s'explique devant les juges



Abdelkader Merah,frère aîné du tueur au scooter, était interrogé lundi après-midi par les juges d'instruction sur son rôle présumé dans l'aide logistique à la préparation des tueries de son frère Mohamed Merah et sur l'influence idéologique qu'il a pu avoir sur ce dernier.

L'avocat d'Abdelkader Merah,Me Eric Dupond-Moretti, s'est refusé à tout commentaire lors de son arrivée à 14H00 au palais de justice de Paris pour l'audition de son client,ont constaté des journalistes de l'AFP.

Abdelkader Merah,29 ans,n'a pas été entendu par les trois juges d'instruction chargés de l'enquête depuis sa mise en examen à la fin mars pour complicité d'assassinats,association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et pour vol en réunion d'un scooter.

Il avait reconnu,lors de sa garde à vue,avoir été présent lors du vol du puissant scooter dont s'était servi Mohamed Merah lors des tueries,mais avait nié avoir été au courant des projets de son cadet.

Abdelkader Merah "conteste totalement la complicité d'assassinats,qui ne repose sur aucun élément objectif",avait déclaré Me Eric Dupond-Moretti vendredi à l'AFP.

Abdelkader Merah a admis avoir accompagné son frère lors du vol du scooter TMax 530,le 6 mars à Toulouse,et reconnu avoir assisté à l'achat du blouson porté par son frère au moment des tueries.

Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir aussi acquis le casque du tueur au scooter.

La récente déclassification de documents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a montré par ailleurs que les deux hommes avaient fait l'objet d'une surveillance suivie.

Abdelkader Merah a été répertorié dès 2007 comme membre de la mouvance islamiste radicale,son jeune frère l'ayant été deux ans après.

Il a reconnu devant les enquêteurs avoir été au courant des déplacements de son cadet en Afghanistan et au Pakistan à la fin 2010.

Le frère aîné a aussi expliqué qu'il avait renoué le dialogue avec Mohamed un mois avant les tueries: "Deux ou trois jours après notre réconciliation,il m'a reparlé du jihad,lui voulait bouger rapidement,trouver un filon rapidement ou faire des coups en France ou à l'étranger."

L'aîné de la famille Merah,Abdelghani,a accusé Abdelkader d'être à l'origine de la radicalisation de Mohamed.




















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