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 Le Minitel

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jacotte
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MessageSujet: Le Minitel   Le Minitel I_icon_minitimeVen 29 Juin - 23:35:45

Le Minitel est un terminal destiné à la connexion au service français de Vidéotex (service baptisé Télétel).
Il a été développé par le Ministère des Postes et Télécommunications et utilisé en France, essentiellement dans les années 1980 et 1990, avant d'être supplanté par l'accès à Internet.
Par métonymie, le mot Minitel a fini par désigner l'ensemble du service Vidéotex en France ainsi que les éléments de réseau (concentrateurs, points d'accès) destinés à rendre ce service.

En février 2009, selon le Groupe France Télécom, le réseau de Minitel enregistre encore 10 millions de connexions mensuelles sur 4 000 codes de services Vidéotex, dont 1 million sur le 3611 (annuaire électronique).

France Télécom fermera le service le 30 juin 20121, bien que 2 millions de personnes l'utilisent encore en 2012, pour 200 000 euros de chiffre d'affaires


En 1977, la remise à Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République, du rapport sur l'informatisation de la société, rédigé par Simon Nora et Alain Minc, va entrainer une révolution technologique baptisée par les auteurs du néologisme « télématique » défini comme la connexion de terminaux permettant la visualisation de données informatiques stockées dans des ordinateurs à travers les réseaux de télécommunications.

L'année suivante, en 1978, la France décide de lancer un réseau vidéotex accessible par un terminal peu onéreux.

Cette décision sera rendue publique par Gérard Théry (directeur de la DGT) à l'Intercom 79 de Dallas (Texas) qui réunit le gratin mondial des télécommunications. Il y annonce avec une certaine emphase le déclin de l'ère du papier.

Le concurrent américain du Minitel se nommait en effet le système NAPLPS. Conçu comme vecteur de vente à domicile, il mettait l'accent sur un affichage en couleurs de qualité photographique.

Suite au faible débit des lignes de l'époque – surtout aux États-Unis – la déception fut sévère :

l'affichage de certaines pages pouvait prendre une durée de six minutes ;
le mixage de texte et de graphiques, qui ne posait pas de problème avec les caractères semigraphiques de basse qualité du Minitel, n'était pas possible sans faire monter le coût de réalisation du terminal à des valeurs prohibitives en RAM et en ROM.

Seuls restèrent en lice le Minitel, le Prestel, le Ceefax, le Bildschirmtext – tous en Europe, tous fondés sur la norme Vidéotex. La réalisation du Minitel ayant été confiée à trois industriels différents (Matra, Radiotechnique (Philips) et Télic-Alcatel), le prix des séries put être négocié au plus bas en tenant compte d'une courbe d'apprentissage des sous-traitants.

Aujourd'hui le programme Télétel (nom du réseau des terminaux appelés Minitel) est reconnu dans le monde entier comme le premier réseau télématique grand public et comme un succès commercial



Directeur technique du Centre commun d'études de télévision et télécommunications à Rennes, Bernard Marti a coordonné les travaux d'une équipe à l’origine du Minitel, le projet Minitel étant supervisé par Jean-Paul Maury, directeur du projet « Annuaire Électronique et Minitel » (1979 - 1985)
D'après Bernard Marti, le nom « Minitel » est l'abréviation de « Médium interactif par numérisation d'information téléphonique»


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Alors qu'il est prévu de fabriquer 30 millions de Minitel, Valéry Giscard d’Estaing, devant le lobby de la presse qui voit un concurrent dans cette nouvelle technologie, se ravise et décide de lancer des expérimentations.
L'un des 55 premiers terminaux distribués à Saint-Malo montre un plan d'Intra-Muros.
Il était pourvu d'un clavier ABCD.

En juillet 1980, à Saint-Malo, les 55 premiers utilisateurs de l'annuaire électronique sont équipés.

En 1981, 4 000 Minitel sont distribués en Ille-et-Vilaine.
Il s'agit de tester ce nouveau service chargé de remplacer l'annuaire papier.
Il devait aussi alors alléger le service traditionnel des renseignements, passablement saturé devant la croissance du parc téléphonique fin des années 1970.
Il se justifiait aussi par l'efficacité d'un service de renseignements recouvrant l'ensemble des abonnés au téléphone en forte croissance. Les publications des annuaires papier, constamment dépassées, créaient une forte demande sur les renseignements téléphoniques alors assuré par des fonctionnaires des PTT.

L'expérience de l'annuaire électronique ayant entrainé une forte résistance de la presse quotidienne régionale (Ouest-France en tête) le ministère des PTT eut l'idée de désamorcer la fronde en organisant une autre expérience incluant d'autres services (petites annonces, informations, messageries) qui se déroula à Vélizy, dont le nom de la ville est devenu un terme générique dans le jargon du milieu de la télématique.


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À l'automne 1980, 2 500 foyers volontaires de Versailles, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Buc, Bièvres et Les Loges-en-Josas reçoivent un terminal Vidéotex.
Du côté des services, près de 200 fournisseurs participent à l'expérience, se donnant ainsi l'occasion de tester ce nouveau moyen de communication auprès du public.
Les services remportant la plus large adhésion seront les annuaires téléphoniques pages blanches et pages jaunes (services gratuits), la presse, la vente par correspondance, la SNCF, les banques ainsi que la messagerie.

Si l'expérience de Vélizy restera un mot-clé symbole dans le monde de la télématique, c'est que cette expérience sera la source de la création du fameux « kiosque télématique » qui deviendra le 3615. En effet, si les éditeurs de presse ont vu tout l'intérêt de cette expérience, ils n'en tirent aucun revenu.
À la suite, d'après des discussions auxquelles participent notamment Mme Martine Tournier (Parisien Libéré), M. Roger Lajus (Hachette Filippacchi), les hommes de la DGT ont l'idée d'utiliser le système de surtaxation utilisé pour le réveil téléphoné.
Ce sera en février 1984 la création du kiosque mis en priorité et en exclusivité à la disposition de la presse.
Terminal de Vidéotex Thomson utilisé lors de l'expérience Télétel de Vélizy en 1980.

À Velizy, le premier terminal n'a pas d'écran et se glisse sous le téléviseur : simple décodeur appelé « chauffe-plat », il permet de consulter une vingtaine de services sur l’écran du téléviseur8. La télécommande est élémentaire : juste un clavier alpha-numérique en majuscules.
Un groupe d'utilisateurs passionnés fonde l'AATEL (Association des Abonnés à Télétel), qui devient une véritable interface entre les testeurs et la DGT-DACT (Direction générale des télécommunications-Direction des affaires commerciales et télématiques) qui dirige le projet. De leur côté, les entreprises créent l'AFTEL (Association française des fournisseurs de services télématiques).
Les liaisons distantes sont établies via le réseau Transpac par le numéro d'accès 612 34 56.

La toute première messagerie, uniquement par boîtes aux lettres, est baptisée M3V (surnommée "Bidulette" par ses fans). On peut y échanger des messages privés, ou par l'intermédiaire de groupes de discussion thématiques.
À l'époque, la DACT et les fournisseurs de services pensent qu'il ne s'agit que d'un gadget ludique : pour eux l'avenir de la télématique réside dans l'information, et non la communication.
Il est même question de supprimer cette messagerie.
Mais l'AATEL se battra pour la conserver et démontrer qu'elle est une motivation primordiale des utilisateurs.
Ce que confirmera le développement de la télématique grand public en France. C'est seulement fin 1982 qu'apparaît le premier Minitel. L'expérience sera définitivement close au printemps 1984.

En effet, lancé en France en 1982 par les PTT (aujourd'hui La Poste et France Télécom, entreprises publiques, propriétés de l'État), il permet d'accéder à des services en ligne dont les plus populaires sont :

3611 : anciennement, le 11, l'annuaire téléphonique (payant depuis le 1er septembre 2007 ; auparavant 3 minutes gratuites) le service 3611 est le service le plus utilisé. Il était censé disparaître définitivement en mars 20099 mais sa mort sera une nouvelle fois reportée ;
la vente par correspondance (de billets de train par exemple) ;
les sites de rencontres et messageries roses (Sextel de Cyrille Jubert10, 3615 ULLA et ALINE de Claude Perdriel7).


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Entre 1984 à 1988, se développent les messageries, notamment les services STEL à Nice et GRETEL à Strasbourg (serveur à l'initiative des Dernières Nouvelles d'Alsace), ainsi que SM à Paris (Serveur Médical de Canal 4).
Au printemps 1985 naît la première messagerie grand public sur le 3615, créée par deux anciens de Teletel3V pour le Parisien Libéré, nommée MESPL.

L’État français, par le ministère des PTT, a fortement encouragé le développement du Minitel. Les PTT ont ainsi distribué gratuitement les terminaux (des terminaux plus évolués ont ensuite été vendus ou loués).
Cette décision était motivée par les économies de fabrication, de distribution et de recyclage de millions d'annuaires papier chaque année. Ainsi, les foyers équipés de Minitel ne recevaient plus que les pages jaunes, au lieu des pages blanches et des pages jaunes. Il est à noter que ce modèle économique, inventé pour le Minitel et consistant à subventionner le terminal par le prix du service a été fortement critiqué à l'époque par la presse.
Il a depuis été repris pour les services de téléphonie mobile.


Le Minitel était sans abonnement, en tout cas les premiers modèles, prêtés par France Télécom à ses abonnés, mais facturés au temps de communication.
La facture s'effectuait par comptabilisation sur la facture téléphonique.
Le serveur pouvait être branché chez soi (n° d'appel direct) ou bien sur un des kiosques (3613, 3614, 3615, etc.)


en savoir plus



Les premiers modèles ont été livrés avec un clavier alphabétique (ABCDEF) déroutant pour les habitués des claviers normalisés des machines à écrire ou des terminaux informatiques en AZERTY ou QWERTY, sans arranger réellement les non familiers des claviers. Ils ont été vite abandonnés au profit de la norme AZERTY.

Les premiers modèles ne permettaient pas de garder à l'écran la mémoire de la dernière page consultée quand on se déconnectait du service consulté en ligne, car la page d'accueil du réseau s'affichait aussitôt. Deux solutions s'opposaient : rester connecté (et continuer à payer) pour garder cette page à l'écran, ou placer un boîtier de mémoire entre la ligne et le Minitel. Ces deux solutions étant coûteuses, la solution vint d'utilisateurs ayant trouvé qu'il suffisait de débrancher la prise téléphonique sans appuyer sur « Fin de Connexion ». Une autre possibilité était de frapper très rapidement, deux fois, cette la même touche.

Au sein même de l'équipe de création du premier Minitel, la majorité était favorable à la technique du terminal passif, finalement adoptée. D'autres défendaient l'idée d'équiper le Minitel d'un processeur avec un bus, ouvrant la possibilité de cartes d'extension et un système d'exploitation. Les partisans de cette option, rétrospectivement plus favorable, n'ont pas obtenu gain de cause, principalement pour des raisons de prix de revient.

Pendant quelques semaines a été exposé à la Fnac, magasin parisien de vente de matériel électronique, un curieux hybride qui intégrait l'un des premiers micro-ordinateurs, le Sinclair ZX81, dans un Minitel. Ainsi était réalisé le mariage du clavier écran modem sans processeur (le Minitel) avec le micro-ordinateur sans écran (le Sinclair). Pour trouver un micro-ordinateur communicant à cette époque, il faut se tourner vers le SMT Goupil G1, équipé d'un modem acoustique.

Sur les premiers modèles de Minitel 10 (équipés d'un téléphone), la touche permettant de composer sans décrocher n'était pas une touche ordinaire, mais exerçait une pression sur le contact de détection du combiné au travers d'une tringle munie d'un ressort (ce qui lui donnait un toucher très particulier).

Le Minitel de base ne comportait pas de numéroteur (il fallait numéroter sur le téléphone et appuyer sur « Connexion/Fin »). Néanmoins comme il était également muni d'une prise péri-informatique (une simple liaison série), certains programmeurs arrivèrent à le faire numéroter en envoyant des séries de décrocher/raccrocher simulant la numérotation par impulsion. Ceci a été appelé la procédure takatakata.


Le Minitel a été ponctuellement utilisé en Côte d'Ivoire et un modèle a été conçu pour la Chine.

En 1987, pour réaliser les premières connexions transatlantiques, Jean-Louis Fourtanier, directeur du centre serveur CTL qui héberge nombres de services Vidéotex de presse, exporte clandestinement des Minitel aux États-Unis et au Canada permettant à des utilisateurs des deux rives de dialoguer en direct.


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