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 Des militaires tués par balle à Montauban

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mimi
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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Jeu 18 Oct - 22:21:09

Affaire Merah : les familles de victimes interpellent Valls



Le ministre de l'intérieur Manuel Valls,jeudi lors de sa visite à Toulouse

Le ministre de l'Intérieur a reçu jeudi les familles des militaires ayant perdu un proche dans les tueries de Toulouse et Montauban.

Les familles des parachutistes tués par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en mars ont demandé davantage de soutien de l'Etat auprès du ministre de l'Intérieur.

Manuel Valls en visite jeudi à Toulouse a reçu les avocats des victimes et les proches des militaires tués ou blessés.

"Il y a de la part des services lenteurs et longueurs administratives,on applique un traitement de droit commun à une affaire exceptionnelle.

Nous demandons un traitement à la mesure de l'affaire",a regretté Me Jean Tamalet,avocat de Hatim Ibn Ziaten,le premier soldat tué à Toulouse.

"Un ras le bol et un mal être"

Tandis que Me Maktouf qui défend la famille de Abel Chenouf abattu à Montauban évoque "un ras-le-bol, un mal-être insupportable".

De son côté Laure Bergès,l'avocate de Loïc Liber, tétraplégique après l'attaque de Montauban,a regretté que "les policiers aient privilégié la piste de l'extrême droite",estimant que si la piste islamiste avait été retenue plus tôt,la tuerie de l'école juive aurait pu être évitée.

Tous ces avocats sont engagés à faire reconnaître que les quatre soldats visés par Merah sont "tombés pour la France".



















metro

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Ven 19 Oct - 1:23:25

Affaire Merah: Valls prêts à déclassifier davantage de documents secrets

Alors que Manuel Valls a rencontré ce jeudi les familles des militaires victimes de Mohamed Merah,il a affirmé être prêt à déclassifier davantage de documents secrets pour aider la justice à faire la lumière sur cette affaire.

Manuel Valls était en déplacement ce jeudi à Toulouse,ville où Mohamed Merah a commis cinq de ses sept assassinats.

Le ministre de l'Intérieur a affirmé que François Hollande lui avait donné des instructions "très claires" ainsi qu'au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian "pour que nous mettions tous les éléments,tous les documents au service de la justice et de la vérité".

Certains ont déjà été transmis,a-t-il rappelé devant la presse.

"Si d'autres documents doivent faire l'objet de cette information et de cette déclassification,ils le seront (pour autant),évidemment,que nos sources et le travail de nos services sont protégés",a-t-il dit.

"Mais nous participerons évidemment totalement à la manifestation de la vérité."

Vingt-trois documents de la Direction centrale du renseignements intérieur (DCRI),partiellement déclassifiés,ont été remis début août aux juges d'instruction chargés d'enquêter sur les tueries perpétrés par Merah à Toulouse et Montauban.

Les familles de victimes attendent plus de soutien de l'Etat

Les avocats du frère d'Imad Ibn Ziaten,le premier parachutiste tué par Merah,ont demandé la déclassification supplémentaire de fiches de la DCRI ainsi que des dossiers de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la Défense) sur les déplacements à l'étranger de Merah,notamment en Afghanistan et au Pakistan.

Manuel Valls a dit attendre "dans quelques heures, dans quelques jours" le rapport qu'il a demandé sur les enseignements à tirer d'un point de vue policier de l'affaire Merah.

Le ministre de l'Intérieur a rencontré aujourd'hui à Toulouse des familles de militaires assassinés par le "tueur au scooter".

Les proches des parachutistes tués par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban,en mars dernier,lui ont demandé plus de soutien de l'Etat dans leurs démarches.





















l'express

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Ven 19 Oct - 14:22:11

Merah : l'incroyable raté des services secrets



Mohamed Merah

Il y a une certaine jouissance chez Mohamed Merah, alors cerné par le RAID ce mercredi 21 mars,à pointer les ratés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI),pourtant sur ses traces depuis des mois.

"Sur ce coup-là,moi je pense que vous vous êtes complètement loupés,parce que j'ai pu faire trois attaques,j'ai tué plus de sept personnes et en [ai] blessé plusieurs."

Depuis l'assaut du RAID,à Toulouse,et la mort du tueur,la question de savoir si le renseignement français a failli dans le suivi du jeune homme, fiché depuis 2006 et réellement suivi depuis 2011, est centrale.

Les notes de la DCRI auxquelles Le Monde a eu accès démontrent que les services,qui savaient tout du profil "inquiétant" de Merah,ont inexplicablement arrêté de le surveiller fin 2011.

Cet échec est au cœur de l'audition de Bernard Squarcini,l'ex-patron de la DCRI,le 25 septembre.

Interrogé par le juge Christophe Teissier,chargé de l'enquête sur les assassinats,il explique que Merah ne correspondait pas au profil classique des djihadistes: "Sur plus d'une trentaine de Français djihadistes partis de France vers la zone pakistano afghane,Mohamed Merah n'a jamais attiré l'attention des services par son comportement radical : pas de signe extérieur de radicalisme religieux,pas de lien avec la mouvance islamiste toulousaine lors des retours de ces voyages."

Les notes déclassifiées de la DCRI prouvent pourtant que le jeune délinquant était suivi depuis 2006 "dans le cadre de la surveillance de la mouvance salafiste toulousaine".

Cette surveillance se renforce considérablement début 2011,lorsque la DCRI apprend que Merah a été contrôlé six semaines auparavant par la police afghane à Kandahar,"ville considérée comme un bastion taliban".

Dès mars 2011,un policier de la DCRI décrit le comportement "inquiétant" de Mohamed Merah: "Il vit cloîtré dans son appartement,fait preuve d'une grande méfiance lors de ses rares sorties."

Ce comportement "paranoïaque" ne fera qu'aller crescendo et sera abondamment détaillé dans les écrits de la DCRI.

De Toulouse à Sarcelles,les méthodes de la DCRI mises à mal

La note du 26 avril 2011 est particulièrement éloquente.

Les policiers sont remontés à la période qui précède son grand voyage en Asie et au Moyen-Orient.

En juin 2010,il "demandait régulièrement aux personnes qu'il fréquentait l'autorisation de faire chez eux la prière.

A la même époque,il a fait preuve d'un comportement particulièrement violent à l'égard [d'une mère et sa fille] leur reprochant d'avoir manqué de respect à un musulman.

Merah s'est révélé être adepte de chants glorifiant l'extermination des 'mécréants occidentaux'."

Il regarde "des courts métrages mettant en scène l'assassinat de soldats américains par des terroristes".

Sur une photo,il brandit un couteau devant un Coran.

Mohamed Merah est-il alors si éloigné des "cas de figure connus",comme l'affirme l'ex-patron du renseignement ?

Car, contrairement à ce qu'assure Bernard Squarcini,Mohamed Merah renoue avec les salafistes toulousains au printemps 2011,mais aussi avec son frère Abdelkader et un autre homme,assidus aux "cours de religion programmés en soirée à la Reynerie",un quartier de Toulouse.

Fin avril,"l'élu d'Allah",comme il se proclame, reçoit la visite d'un membre supposé de Forsane Alizza ("les cavaliers de la fierté"),un groupuscule islamiste qui appelle "à l'application de la charia en France" et qui a été interdit depuis.

A la même époque,il se rapproche de deux militants "partis récemment en Mauritanie".

Au dossier,figure également une longue liste de ses contacts "en lien avec la mouvance islamiste en Grande-Bretagne".

La "prudence extrême" dont fait preuve Mohamed Merah interpelle aussi les policiers.

En plus de rester "de longues heures enfermé chez lui,toutes fenêtres fermées",l'homme privilégie les cabines téléphoniques,n'a ni téléphone mlkjh ni abonnement à Internet.

Il se comporte "comme quelqu'un qui se savait surveillé pour des faits pouvant le mettre en danger",en conclut un enquêteur avant l'été.

STRATÉGIE DE RUSE

Les policiers décident alors de le convoquer pour un entretien,"à titre préventif",explique M. Squarcini.

Mais lorsqu'ils cherchent à le joindre début octobre,Mohamed Merah a disparu.

Dans le quartier,on le croit en Algérie.

Merah se trouve en fait depuis le mois d'août au Pakistan.

Il y suivra un entraînement djihadiste.

Comment Mohamed Merah,si surveillé,a-t-il pu échapper à la vigilance des services ?

Devant le juge,Bernard Squarcini se défend en parlant de l'"absence de vie militante" de Merah, de "son comportement de véritable takfir,ces hommes qui affichent un mode de vie occidental tout en dissimulant leurs pensées extrémistes".

Moez Garsallaoui,le contact des djihadistes français au Pakistan

Cette stratégie de ruse est pourtant connue des services de renseignement.

La police new-yorkaise la documente dès 2007 dans une étude intitulée "Radicalization in the West : The Homegrown Threat" ("Radicalisation en Occident : la menace intérieure").

"Etant donné les risques de plus en plus élevés liés aux activités djihadistes,les individus chercheront à cacher leurs actes de plus en plus tôt",expliquent les Américains.

Les extrémistes "agissent de manière autonome et peuvent se radicaliser rapidement.

La plupart ont peu ou pas de liens avec des groupes connus."

Bien sûr,la DCRI ne peut pas suivre tout le monde. C'est la défense de M. Squarcini.

Les personnes "présentant un profil pouvant déboucher sur une action violente ou ayant un relationnel avec une mouvance radicale sont de plus en plus nombreuses.

Il y en a plusieurs centaines",justifie-t-il.

Il n'empêche : pourquoi,alors que le comportement de ce jeune des quartiers est jugé "inquiétant","ambivalent",la DCRI arrête-t-elle subitement sa surveillance en novembre 2011 ?

Le juge Teissier s'étonne de cette "rupture".

Est-ce une erreur d'appréciation ?

Un manque de moyens ?

Ou un changement de stratégie après la rencontre des policiers avec "leur objectif" le 14 novembre ?


Le rendez-vous a lieu dans les locaux du renseignement intérieur de Toulouse.

Mohamed Merah,affaibli par une hépatite A, arrive "très fatigué".

Au bout de vingt minutes,il demande à s'allonger.

Les policiers n'y voient pas d'inconvénient.

C'est donc couché sur une table,gêné par la lumière,que pendant deux heures et demie,il raconte en détail son séjour à Damas,ses deux escapades en Turquie,comment il s'est fait refouler à la frontière iranienne,ses trois jours au Liban puis à Jérusalem,sa rencontre à Douchanbé (Tadjikistan) avec deux militaires français chargés de la réfection de l'aéroport,le contact "très chaleureux" avec les officiers américains de Kandahar avec lesquels il a échangé coordonnées et adresses Facebook.

Sur son dernier séjour au Pakistan où il dit s'être rendu "dans un but touristique" et pour rencontrer la sœur d'une amie pakistanaise de Toulouse "qui cherche à marier ses filles",Mohamed Merah se montre beaucoup plus évasif.

Moez Garsallaoui,le contact des djihadistes français au Pakistan

Avant l'entretien,les policiers ont vérifié ses connexions à sa messagerie mail.

Mohamed Merah a pour habitude de la consulter tous les jours lorsqu'il est en voyage.

Au Pakistan,il ne s'est pas connecté pendant deux longues périodes,l'une de dix jours,l'autre de quinze.

Un temps prolongé pendant lequel il disparaît des écrans radar.

Mais alors qu'il décrivait une heure plus tôt,avec moult détails,les hôtels et les auberges où il s'est arrêté à Beyrouth,Damas et Jérusalem,il ne dit rien des lieux où il s'est rendu pendant ces deux périodes.

C'est "son état de santé" qui l'empêche de se concentrer,justifie-t-il.

Aujourd'hui,les policiers savent qu'il se trouvait alors dans les zones tribales.

"VÉRIFICATION TECHNIQUE"

Un rapport a été rédigé à l'issue de l'entretien du 14 novembre.

Il s'agit du dernier écrit de la DCRI sur Merah "figurant à la procédure".

Au grand étonnement du juge: "Plus aucun rapport n'a été effectué sur Mohamed Merah ou sa famille.

Pourtant,c'est peu ou prou à compter de cette époque que Mohamed Merah va commencer des préparatifs pour ces actes futurs."

Certes,mais il fallait attendre "les réponses des services étrangers" et les retours de "vérification technique",répond Bernard Squarcini.

Or,jure-t-il,aucun de ces éléments n'est parvenu avant les assassinats du mois de mars.

Quatre mois plus tard.

Les conclusions de cette note laissent également le juge Teissier perplexe.

"Cette rencontre n'a pas permis de faire le lien entre Mohamed Merah et un éventuel réseau djihadiste,assurent les policiers de la DCRI,à rebours de toutes les notes précédentes.

Mohamed Merah est apparu comme quelqu'un d'assez malin et ouvert qui pourrait présenter un intérêt pour notre thématique en raison de son profil voyageur.

Néanmoins,le comportement et la fiabilité de Merah nécessitent d'abord une évaluation."

En clair,le recrutement de Mohamed Merah comme informateur de la DCRI est envisagé.

"Cette évaluation a-t-elle été faite ?" demande le juge.

"Je suis incapable de vous répondre",rétorque l'ex-patron des services du renseignement.

"Merah était-il une source ?" interroge sans détour le juge Teissier.

"Non.

Absolument,non",balaie Bernard Squarcini.

Si l'entretien du 14 novembre "avait été positif, une proposition aurait été faite à la centrale de recrutement et aurait été rédigée sur un compte rendu bien plus spécifique et bien plus protégé", explique-t-il.

Mohamed Merah a-t-il pu "bénéficier à un moment quelconque,de l'aide positive ou passive" de la DCRI ou d'un autre servicede renseignement,insiste le juge.

Bernard Squarcini se montre plus prudent: "Jamais à ma connaissance et compte tenu des éléments en ma possession."


Six ans de surveillance

2006

20 octobre : Mohamed Merah est fiché par les services de renseignement dans le cadre de la surveillance de la mouvance salafiste toulousaine.

2010

Juillet à octobre : voyages en Syrie (juillet-août),en Turquie (août),au Liban (5-7 septembre), en Israël (4 jours début septembre),en Jordanie (une journée) et en Egypte (un mois et demi).

29 octobre : trois semaines au Tadjikistan.

Le 13 novembre,il prend un vol pour l'Afghanistan.

22 novembre : contrôle à Kandahar par la police afghane.

5 décembre : retour en France.

2011

10 janvier : la DCRI réactive sa veille.

"La présence de Mohamed Merah à Kandahar connu pour être une zone de transit abritant des cellules djihadistes,doit nous interpeller."

21 avril 2011 Merah reçoit la visite d'un membre supposé du groupuscule islamiste Forsane Alizza.

26 avril : une note de la DCRI présente Merah comme un "personnage ambivalent".

Juillet-août : Merah entretient des liens réguliers avec deux piliers de la mouvance salafiste radicale de Toulouse et les membres du groupe d'Artigat (filière irakienne).

Il est en contact avec des islamistes en Grande-Bretagne.

19 août-19 octobre 2011 : voyage au Pakistan. La DCRI cherche à le joindre.

Merah rappelle et explique être là pour "une fille".

14 novembre : entretien avec les policiers de la DCRI.

2012

11 mars : assassinat d'un parachutiste à Toulouse.

15 mars : assassinat de deux militaires à Montauban.

19 mars : l'attaque de l'école juive Ozar Hatorah, à Toulouse,fait quatre morts.

22 mars : mort de Merah,lors de l'assaut du RAID,à 11 h 30.




















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Lun 22 Oct - 12:20:42

Le calvaire des homonymes de Mohamed Merah

Harcelés depuis les assassinats de Toulouse et Montauban,certains homonymes du tueur au scooter ont porté plainte.

Il s'appelle Mohamed Merah,il a 23 ans,il est franco-algérien.

Et en plus,«il lui ressemble!»,lance son avocat,Me David Metaxas.

Autant dire que le jeune homme,manutentionnaire en intérim à Lyon,vit un enfer depuis que le nom de l'auteur des assassinats de Toulouse et de Montauban a défilé en boucle dans tous les médias.

«Franchement,quand Mohamed Merah m'a contacté,en mars 2012,raconte Me Metaxas,J'y ai pas vraiment cru,cela m'a fait rire.»

Mais le jeune Mohamed,qui «ne dort plus depuis des nuits»,n'est pas d'humeur à plaisanter.

«Il est venu avec des pages et des pages de messages qu'il avait reçus sur Facebook,poursuit l'avocat.

Certains étaient à prendre au deuxième degré,mais d'autres étaient des menaces de mort.

Nous avons donc porté plainte auprès du procureur de la République,et prévenu les services de police.»

Lesquels proposeront même une protection, finalement déclinée.

«À l'époque,on espérait que les gens allaient comprendre le problème,indique Me Metaxas.

Mais le fait que la famille du terroriste ait voulu donner des suites judiciaires à l'affaire n'a fait que rajouter à la colère des gens.»

Certains disent avoir repéré le jeune Villeurbannais en boîte à Toulouse,d'autres le félicitent…

Sept mois plus tard,ce sont surtout des messages de soutien que le jeune homme reçoit.

Mais,qu'il entame des démarches administratives ou des réservations pour ses vacances,il sait que cela «le poursuivra toute sa vie».

«Qui voudra d'affiches avec le nom de Merah?»

Il sait aussi,maintenant,qu'il n'est pas le seul.

À Douai,c'est un champion de boxe qui s'inquiète pour sa carrière,et n'ose plus répondre au téléphone.

Mohamed Merah,dit «Parigo» (son surnom dans le monde de la boxe) a même été confondu avec le terroriste par un site web étranger,qui a diffusé sa photo…

«Qui voudra mettre des affiches avec le nom de Merah maintenant?»,se lamente son entraîneur.

À Avignon,Malika et Mohamed Merah ont également porté plainte.

À Meyzieu,près de Lyon,une autre famille Merah a été menacée.

«Le jour où l'on a annoncé le nom du tueur au scooter,se souvient Habiba,nous avons reçu plusieurs appels anonymes,des menaces de mort.

Mes enfants et moi,on a été très perturbés.

Est-ce que,si le tueur s'était appelé Jean Dupont, on aurait menacé tous les Jean Dupont?»

Son mari,45 ans,ancien joueur de football de troisième division,éducateur sportif,«est au-dessus de cela,car tout le monde le connaît ici».

Reste qu'Habiba et sa famille sont particulièrement affectés par «ces horreurs qu'on entend tous les jours à la télé»: ils sont trois cousins,dans le Rhône,à s'appeler Mohamed Merah.




















le figaro

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mar 23 Oct - 16:11:27

Affaire Merah : le travail de la DCRI "sinon parfait,du moins efficace"

La police des polices considère néanmoins qu'il y a eu des défaillances objectives dans la surveillance de Merah dès janvier 2012.

Pour les enquêteurs de la police des polices,les Renseignements intérieurs ont effectué un travail "sinon parfait du moins efficace".

Les services ont bien repéré Mohamed Merah dès 2006,mais son incarcération l'a retiré des radars de la police.

En 2011,selon l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), la DCRI (Direction centrale des renseignements intérieurs) a bien mis en évidence la "radicalité" de Mohamed Merah : "sa détection est avérée",écrivent les enquêteurs.

Néanmoins,il y a eu des défaillances objectives à partir de janvier 2012.

Mohamed Merah n'apparaissait plus comme une priorité des services. L'arrêt de sa surveillance demeure inexpliqué,à part une surcharge de travail et un manque de coordination entre les policiers locaux et la direction à Levallois.

L'IGPN revient aussi sur les ratés de l'interpellation de Merah.

La police des polices confirme qu'il est bien sorti de chez lui durant la mise en place du dispositif devant son domicile.

Tout en refusant de se prononcer sur l'enquête judiciaire en cours, les boeufs-carottes atténuent la responsabilité de la police judiciaire et du Raid en insistant sur la difficulté de la surveillance de l'appartement de Merah en raison "des conditions météo et des fréquentations du quartier".

Ce dernier élément étonne : l'endroit où vivait Merah était plutôt résidentiel et ne connaissait pas de problèmes particuliers.

Enfin,l'IGPN critique la "désactivation inopportune de la fiche S" qui indique que Merah faisait l'objet d'une surveillance particulière par les services de renseignements sans pointer de responsabilité dans cette initiative.

















le point

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mar 23 Oct - 23:40:32

Affaire Merah : que dit le rapport de l'IGPN ?

Il pointe notamment du doigt "plusieurs défaillances objectives",dont l'évaluation de la dangerosité de Mohamed Merah,qui a tué 7 personnes en mars dernier.



Après l'intervention du Raid au domicile de Mohamed Merah le 22 mars dernier à Toulouse

Ce rapport était attendu.

Début juin,le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait dénoncé "l'échec" de l'affaire Merah,et annoncé avoir chargé la DGPN (Direction générale de la police nationale) et la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) de lui "fournir une étude très complète sur ce qui a dysfonctionné dans cette affaire."

Mardi 23 octobre,son ministère a publié un rapport "de retour d'expérience" commandé au contrôleur général de la police nationale Guy Desprats et à l'inspecteur général de la police nationale Jérôme Léonnet,"sur la lutte anti-terroriste."

Intitulé "Affaire Merah,réflexions et propositions",il a été réalisé,selon ses auteurs,à la suite de rencontres avec "l'ensemble des acteurs de l'affaire : renseignement intérieur,police judiciaire et sécurité publique",au niveau local et national,"autorité préfectorale,directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales."

L'ex-directeur de la DCRI Bernard Squarcini a toutefois rapidement fait savoir qu'il n'avait pas été entendu.

Ce rapport met en évidence "plusieurs défaillances objectives",notamment concernant l'évaluation de la dangerosité de Merah.

"L'évolution du profil de Merah identifiée tardivement"

Comme cela avait déjà été établi,et contrairement aux déclarations de Squarcini selon lesquelles Merah n'est apparu dans les radars de la DCRI qu'en novembre 2010,le rapport confirme que celui qui a tué sept personnes en mars dernier à Toulouse et Montauban était dans le collimateur des renseignements depuis 2006.

Mais ceux-ci n'ont "identifié que tardivement l'évolution de son profil".

Pourquoi ?

En raison,selon le rapport,de son incarcérationentre décembre 2007 et septembre 2009 et de la désactivation "inopportune" de sa fiche classée "S" (comme "sûreté de l'Etat",elle permet de suivre une personne et de communiquer aux services concernés toute information la concernant).

Cette fiche a été désactivée entre mars 2010 et janvier 2011 car la DCRI a estimé "à tort" que rien ne justifiait son maintien,malgré la présence,"le 16 octobre 2009",des coordonnées de Merah dans les contacts d'un membre d'une filière toulousaine de djihadistes présumés vers l'Irak.

Le rapport note aussi que la même fiche,pourtant réactivée,ne fait pas état de son départ vers Lahore le "19 août 2011."

"Il faut attendre",poursuit le rapport,le contrôle de Merah en Afghanistan,"reçue en décembre 2010", pour que la DCRI adresse,en janvier 2011,une demande d'enquête à son antenne de Toulouse.

Qui déterminera,"mi 2011",l'établissement clair de son "profil islamiste."

"Pour tardive qu'elle ait pu paraître",la détection de Merah par le renseignement intérieur est "donc avérée",écrivent-ils,notant également "une série de défaillances objectives" dans le suivi du dossier : la lenteur de la réaction de la centrale,"l'attentisme" de l'antenne locale,et un entretien raté.

"Des agents jamais en mesure de mettre Merah face à ses contradictions"

Les inspecteurs de l'IGPN ne ménagent pas les agents du renseignement qui ont entendu Merah le 14 novembre 2011.

"Faute de préparation",ils n'ont "jamais été en mesure de mettre Merah face à ses contradictions."

Et l'entretien ne débouche sur rien de précis.

D'où le fait qu'à partir de janvier 2012,Merah "ne paraît plus constituer une priorité d'action" pour le renseignement.

Concernant le déroulé et les conditions de l'entretien,"les marges de progression sont importantes",estiment les rapporteurs,préconisant que ce "type d'entretien" soit davantage "professionnalisé et normé."

Et suggérant notamment "la participation d'experts extérieurs",éventuellement de psychologues.

Voir un recours au détecteur de mensonges.

Les suites d'une rencontre comme celle-ci doit faire l'objet "d'une plus grande rigueur", préconise le rapport.

Les rapporteurs suggèrent par ailleurs le recours à d'autres outils de détection et de suivi.

Partant d'une des "caractéristiques marquantes" de Merah ses six mois passés au Moyen-Orient ils citent notamment la "nécessité de poursuivre et d'achever le travail en cours" quant au recueil des données d'enregistrement de vols et de réservation de vols.

Ils suggèrent aussi le renforcement de l'échange d'informations avec l'administration pénitentiaire.

"Une surveillance préalable défaillante du domicile"

Le rapport note aussi,concernant le siège du Raid lors duquel Merah a été tué et qui a fait l'objet de nombreuses interrogations,que l'enquête a été "d'emblée fragilisée par une surveillance préalable défaillante du domicile" toulousain du tueur.

Si les rapporteurs vont jusqu'à noter des conditions jouant en la défaveur des policiers (fréquentation du quartier et conditions climatiques rendant l'observation difficile),ils déplorent le fait qu'en dépit d'un "lourd" dispositif,"Merah avait pu quitter son domicile et le réintégrer sans que soit observé ni son départ, ni son retour."

Ils indiquent aussi que la "riposte immédiate et violente" de Merah alors éveillé a compliqué la suite de l'intervention.

Mais s'ils reconnaissent que la dernière phase de l'intervention du Raid a été "particulièrement lente",les rapporteurs n'accablent pas ses membres, qui ont su "adapter leur dispositif" et "privilégier la négociation."

Les rapporteurs insistent aussi,plus loin,sur la "cohérence" de leurs "choix tactiques".

Le rapport suggère néanmoins qu'il pourrait être intéressant de réfléchir à "d'autres choix",et de poser la question d'une "doctrine commune aux deux forces d'intervention GIGN et Raid."

Qui permettrait de "dépasser les polémiques contreproductives" et "d'envisager des synergies".

Des services trop cloisonnés

Les rapporteurs ne souhaitent pas se prononcer sur l'enquête judiciaire ouverte après la mort du premier militaire,le 11 mars,et précisent dès le début de leur rapport que leur démarche ne s'inscrit pas "dans un cadre d'enquête".

Ils font toutefois part de leur constat de "cloisonnements" entre services,entre la police judiciaire et le renseignement intérieur.

Et déplorent un défaut de coordination entre la DCRI et ses services territoriaux,autant qu'entre ces derniers et les services locaux de police et de gendarmerie. Les inspecteurs généraux proposent en conséquence la création de "bureaux de liaison" interservices (renseignement intérieur,police judiciaire,sécurité publique,gendarmerie nationale, compagnie républicaine de sécurité,police aux frontières).

Le député PS Urvoas dénonce des "impasses"

Les rapporteurs préconisent également la mise en place "d'un véritable outil d'audit et d'inspection au sein du renseignement intérieur".

La DCRI,notent-ils,a déjà un "embryon" de service d'audit,qui doit être développé,notamment avec des seniors.

Une préconisation qui pourrait rejoindre la volonté du ministre de l'Intérieur de réformer les services de renseignement.

Le même rapport,encore,estime qu'on "ne peut qu'appeler de ses vœux un texte de loi permettant d'incriminer l'ensemble des actes terroristes lorsqu'ils sont commis par un Français à l'étranger".

Des préconisations qui collent parfaitement au projet de loi de Manuel Valls.

Tandis qu'un haut responsable de la place Beauvau qualifie le contenu du rapport "d'eau tiède",le président de la commission des Lois et député PS Jean-Jacques Urvoas,lui,dénonce ses "impasses" sur "les probables défaillances humaines" "éludées au profit de considérations purement administratives et organisationnelles".

Jean-Jacques Urvoas,qui s'interroge sur l'indépendance de l'inspection générale vis-à-vis de la direction de la police,dont dépend la DCRI,a ajouté "qu'apparaissent en creux les défauts induits par la création de la DCRI" et que "le temps passé par les deux policiers et les moyens déployés n'interdisent pas que plusieurs aspects de l'affaire n'aient pas été totalement analysés".

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls,qui s'est vu remettre le rapport vendredi,juge pour sa part que le document "prend acte des dysfonctionnements passés".

Et a réaffirmé sa volonté de "mettre en oeuvre rapidement les adaptations nécessaires."















le nouvel observateur

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mer 24 Oct - 17:42:08

Pour une victime de Merah,identifier les complices prime tout

L'un des survivants des tueries de Mohamed Merah,le parachutiste Loïc Liber,attend davantage de voir établir toutes les complicités du tueur au scooter que de dégager les défaillances de la police dans cette affaire,a dit mercredi son avocate Me Laure Bergès-Kuntz.

Pour cette dernière,le rapport publié mardi et mettant en évidence des "défaillances objectives" dans la surveillance policière de Mohamed Merah est un "épiphénomène".

"De son lit d'hôpital,ce qu'il (Loïc Liber) veut, c'est comprendre,tout savoir et que tous les coupables,par complicité ou par action directe, soient identifiés et jugés",a-t-elle dit à l'AFP.

"Après,savoir s'il y a eu des défaillances,ça l'intéresse mais s'agissant de mon client,je pense que cela n'aurait strictement rien changé" puisque, selon elle,on a véritablement commencé à explorer la piste de l'extrémisme islamiste seulement après la tuerie de Montauban,qui a laissé Loïc Liber paralysé et deux de ses camarades morts,a-t-elle dit.

Me Bergès-Kuntz a la conviction profonde que Mohamed et son frère Abdelkader Merah,seul mis en examen et écroué à ce jour,n'étaient "pas seuls".

"Je pense que nous sommes en présence d'une PME du terrorisme.

J'attends d'autres interpellations dans cette affaire",a-t-elle dit en exprimant la confiance de son client dans les juges.

L'une des questions à poser à Abdelkader Merah, c'est: "Monsieur,vous êtes allé étudier en Egypte.

Vous êtes peintre en bâtiment,vous gagnez le Smic, vous dites que vous avez des problèmes financiers.

Mais qui a financé vos études en Egypte,qui a payé les études de votre soeur,celles de votre femme, qui a payé votre logement plusieurs mois en Egypte",a dit l'avocate.

C'est pourquoi elle et les conseils d'autres parties civiles ont demandé aux juges à pouvoir interroger directement Abdelkader Merah lors d'une prochaine audition,a-t-elle rappelé.

Me Bergès-Kuntz a cependant affirmé la nécessité pour l'Etat de tirer toutes les conséquences du rapport publié mardi.

Mais il importe davantage pour elle d'identifier les racines du mal: "le mal,dans ce dossier, c'est incontestablement le fondamentalisme et on ne peut que regretter qu'au nom du politiquement correct on ait refusé dès le premier assassinat du soldat Ibn Ziaten à Toulouse d'exploiter cette piste,certainement par dogmatisme".


















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mer 24 Oct - 23:41:57

Rapport sur Merah : la colère du père d'une victime



Albert Chennouf

Albert Chennouf,le père d'Abel,25 ans,tué à Montauban,confie sa déception à la découverte du contenu du rapport de l'IGPN rendu public mardi.

Et sa détermination.


"Affaire Merah,tout ça pour ça" : c'est ainsi qu'Albert Chennouf,60 ans,rebaptise le rapport de l'IGPN rendu public mardi 23 octobre.

Quand il en a pris connaissance avec son femme,le père d'Abel,25 ans,abattu par Mohamed Merah le 15 mars à Montauban,a ressenti une profonde "désolation".

"Les bras m'en sont tombés",confie-t-il mercredi au "Nouvel Observateur" lors d'un déplacement parisien.

Commandé par le ministre de l'Intérieur,ce rapport pointe du doigt "plusieurs défaillances objectives",notamment concernant l'évaluation de la dangerosité de Merah par les services de renseignement.

Et conforte l'intervention du Raid.

"Pourquoi Squarcini n'a-t-il pas ordonné à son équipe d'avoir l'œil sur Merah ?"

Même s'il est convaincu "qu'on a tiré sur Merah pour ne pas le prendre vivant",Albert Chennouf ne souhaite pas non plus accabler le Raid : "il exécute les ordres qui lui sont donnés".

Il en veut beaucoup plus aux "décideurs,ceux qui tirent les ficelles".

Et nomme l'ancien président Nicolas Sarkozy et l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant "venu à Toulouse pour cueillir les roses".

Mais plus que tout,la responsabilité revient, affirme-t-il,à l'ancien patron de la DCRI Bernard Squarcini : "Quand on a la responsabilité de l'Etat en matière de sécurité,on doit faire le travail".

Il balaie le contenu du rapport d'un revers de main.

"Ce que j'attendais n'y figure pas.

On m'apprend tout ce que je connaissais déjà."

Le député PS Jean-Jacques Urvoas a dénoncé mardi son "impasse" sur les "probables défaillances humaines" au profit de considérations "purement administratives et organisationnelles".

Albert Chennouf lâche sans détour : "j'attendais qu'on nous désigne les coupables,ceux qui ont donné l'ordre."

Puis interroge : "Pourquoi cette fiche 's' a-t-elle été perdue ?

Pourquoi Squarcini n'a-t-il pas ordonné à son équipe d'avoir l'œil sur Merah ?

Pourquoi a-t-il menti en affirmant que Merah était un loup solitaire ?"


Il l'invite à "faire son mea culpa" et "reconnaître l'erreur de ses services",promettant, alors,"d'abandonner toutes les attaques contre lui."

"Je croyais que les divers services travaillaient au service de la nation"

Selon le rapport,la fiche "s" (comme "sûreté de l'Etat") de Merah a été "inopportunément" désactivée entre mars 2010 et janvier 2011 car la DCRI a estimé "à tort" que son maintien n'était pas justifié.

La faute,selon le père d'Abel Chennouf,à la "guerre des polices".

Quant au fait que le rapport,souligne-t-il,"recommande vivement l'harmonisation et la mutualisation des renseignements",il commente : "Je croyais que les divers services travaillaient au service de la nation,j'apprends à 60 ans ce que signifie la guerre des services."

"Pourquoi Merah n'a-t-il pas non plus été suivi du 14 novembre (date de son entretien avec des agents des renseignements) au 11 mars (date du premier assassinat de Merah),et au 15 mars,date de la mort de mon fils ?" interroge-t-il encore.

Celui qui a porté plainte début mai,comme l'avait révélé "Le Nouvel Observateur",contre Nicolas Sarkozy et Bernard Squarcini pour non-assistance à personne en danger retient aussi du rapport la mention,parmi les "points d'une particulière importance" devant faire l'objet de réflexions,"l'exiguité des locaux" du SRPJ de Toulouse.

"Je ne veux pas croire que mon fils est mort pour cela."

Lors de sa rencontre avec le ministre de l'Intérieur le 18 octobre à Toulouse,Manuel Valls lui a "promis que le rapport dirait tout".

"On espère,on verra" souffle Albert Chennouf,"c'était il y a une semaine."

L'avocate d'une autre victime qualifie le rapport "d'épiphénomène"

De la même manière qu'il verra,demain jeudi 25 octobre,ce qui ressort de son rendez-vous avec le cabinet du ministre de la Défense.

Il y sera notamment question de la demande de protection juridique des familles des victimes.

L'avocate du parachutiste Loïc Liber,grièvement blessé par Merah à Montauban,a quant à elle fait savoir mercredi que son client qualifiait le rapport "d'épiphénomène" et,à l'instar des proches d'Abel Chennouf,veut "comprendre,tout savoir et que tous les coupables,par complicité ou par action directe,soient identifiés et jugés."

















le nouvel observateur

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Jeu 25 Oct - 17:54:20

Affaire Merah : la veuve d'une victime porte plainte contre la DCRI



La veuve du caporal Abel Chennouf, tué par Mohamed Merah,a décidé de porter plainte contre la Direction centrale du renseignement intérieur pour "homicide involontaire".

Quelques jours après la publication du rapport de l'Inspection générale de la police révélant des râtés dans l'affaire Merah,la famille d'une des victimes a décidé de porter plainte.

"Le récent rapport rendu public par Manuel Valls a mis en évidence un relâchement de la DCRI dans la surveillance de Mohamed Merah.

Cette plainte pour homicide involontaire contre la DCRI vise à comprendre pourquoi cette surveillance s'est relâchée",a dit Me Picard,avocat de Caroline Chennouf,veuve du caporal Abel Chennouf,tué par Mohamed Merah.

Alors que Merah était connu depuis 2006 comme gravitant autour de la mouvance salafiste toulousaine,sa fiche de surveillance est désactivée en 2010 de manière "inopportune".

Contrôlé en Afghanistan en 2010,il est de nouveau l'objet de l'intérêt des Renseignements intérieurs, mais son "debriefing",le 14 novembre 2011,est raté, selon le rapport,et il n'est plus surveillé en janvier 2012

Pour l'avocat une plainte contre la DCRI se justifie car les services de renseignement "ont pu faire preuve de maladresse,imprudence,inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité",ce qui  caractérise l'homicide involontaire.

Le rapport de l'IGPN (police des police) a examiné notamment l'attention dont a fait l'objet Mohamed Merah,entre son apparition sur les radars du Renseignement et l'entretien qu'il aura à l'antenne toulousaine de la DCRI en novembre 2011.

Survenu quatre mois avant ses crimes,cet entretien est décrit comme un échec par les fonctionnaires de l'IGPN.

Mohamed Merah,un jeune Toulousain de 23 ans,a assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban,puis trois enfants et un père de famille dans une école juive,à Toulouse,le 19.

Lors du long siège de son appartement qui devait conduire à sa mort le 22 mars,le jeune homme s'est revendiqué d'Al Qaïda.


















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mer 31 Oct - 2:13:47

Affaire Merah: deux policiers du renseignement toulousain égratignent la DCRI

Le brigadier qui a négocié avec le tueur au scooter ainsi que son supérieur ont été entendus la semaine dernière.

Ils détaillent leur rôle dans l'enquête et pointent le manque de réactivité de la DCRI.




Les 22 et 23 octobre,le directeur de la DRRI de Toulouse et le brigadier qui a réalisé l'audition de Merah ont été entendus.

Alors que le ministère de l'Intérieur vient de rendre public un rapport d'évaluation sur les "défaillances objectives" observées dans l'affaire Merah,le juge Christophe Teissier,en charge de l'enquête judiciaire,poursuit ses auditions.

Le magistrat avait déjà entendu Bernard Squarcini, l'ex patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) (lexpress.fr du 26 septembre).

Les 22 et 23 octobre derniers,le magistrat a,cette fois,convoqué deux membres de la direction régionale (DRRI) de Toulouse,son directeur, Christian Balle Andui et le brigadier ayant réalisé l'audition de Mohamed Merah,à l'automne 2011.

Leurs témoignages révèlent une divergence d'appréciation avec leur hiérarchie quant au parcours de cet islamiste atypique.

Ils pointent notamment l'attentisme de la centrale, ainsi que sa responsabilité dans la mauvaise évaluation de la dangerosité du jeune homme.

La première révélation de ces auditions concerne le déroulement de l'entretien du 14 novembre 2011 lorsque Merah est convoqué au commissariat à son retour du Pakistan.

Les policiers toulousains affirment que deux spécialistes parisiens se sont déplacés spécialement.

Ils expliquent que ces derniers ont mené la discussion,le brigadier local restant en retrait.

Manque de réactivité

Par ailleurs,ces témoignages évoquent,en filigrane, le manque de réactivité de la centrale de Levallois-Perret.

La DDRI de Toulouse a réalisé une quarantaine de surveillances,entre février et juin 2011.

Christian Balle Andui affirme que,devant les éléments recueillis,il avait envisagé la transmission du dossier au parquet antiterroriste dès le mois de juin 2011.

Il aurait demandé l'avis de sa direction sans obtenir de réponse.

Le 25 janvier 2012,soit deux mois avant les sept assassinats de Toulouse et de Montauban,la centrale aurait au contraire envisagé de recruter Merah comme source.

Cette "évaluation" revenait à la direction toulousaine.

Balle Andui explique au juge avoir décidé de ne pas donner suite.

Il doutait,dit-il,de la fiabilité du jeune homme, en raison de son parcours délinquant et de sa radicalisation.

Le magistrat revient également sur le déroulement de l'enquête,après le premier meurtre de parachutiste,commis le 11 mars 2012.

Quatre jours plus tard,alors que le tueur au scooter vient de frapper à Montauban,les responsables de la DRRI demandent à participer aux réunions des enquêteurs,sous la direction du parquet local.

Celui-ci aurait refusé,le service de renseignement toulousain n'étant pas saisi judiciairement.

Le lendemain,de sa propre initiative,la DRRI fournit néanmoins une liste resserrée de suspects, concernant l'extrême droite et les djihadistes.

Parmi ces derniers figurent les frères Merah.

Une nouvelle demande de déclassification

A ce stade,le renseignement toulousain n'a toujours pas accès aux films de la vidéosurveillance, montrant la silhouette de l'assassin et sa fuite en scooter.

Ce n'est que le 20 mars,le lendemain de la tuerie de l'école juive,que ces fonctionnaires locaux visionnent ces images.

Ils reconnaissent alors à "80%" la façon de conduire de Merah.

Ce même jour,on demande à la DRRI d'établir son portrait psychologique pour préparer l'intervention.

Dans la nuit,le brigadier est même rappelé pour négocier avec le tueur.

En complément de ces auditions,les avocats des parties civiles ont demandé de nouvelles déclassification de documents.

Mes Marie-Laure Ingouf et Jean Tamalet,d'un côté, Me Samia Maktouf de l'autre,souhaitent la transmission des rapports de la DGSE (le service de renseignement extérieur français),auxquels les magistrats n'ont toujours pas accès.

Quant à Me Patrick Klugman,il exige les rapports de la DCRI,non seulement sur Mohamed Merah,mais aussi sur ses frères et soeurs.

















l'express

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mer 31 Oct - 17:01:19

Affaire Merah: La DCRI aurait ralenti les investigations,selon des policiers toulousains



Photo montrant Mohamed Merah,l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban en mars

Les policiers toulousains ce la Direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) ont envisagé de transmettre le dossier Merah au parquet antiterroriste dès juin 2011,mais n'ont jamais eu de retour de leur hiérarchie...

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) aurait ralenti les investigations concernant Mohamed Merah et ce alors que deux membres du renseignement à Toulouse avaient alerté leurs supérieurs sur la dangerosité du jeune homme dès juin 2011,d'après les auditions de ces deux agents dont Libération publie des extraits ce mercredi sur son site Internet.

Les policiers toulousains du Renseignement intérieur ont envisagé de transmettre le dossier Merah au parquet antiterroriste dès juin 2011, révèle le quotidien.

Le patron de la Direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) de Toulouse, Christian Ballé-Andui et le brigadier chargé du suivi de Merah évoquent un «potentiel de dangerosité élevé» dès le 15 juin 2011,mais n'ont jamais eu de retour de leur hiérarchie.

«On ne travaillait plus directement sur lui»

La DCRI organise finalement un «debriefing préventif» de Merah cinq mois plus tard,qui «n'a pas permis de faire le lien entre Mohamed Merah et un éventuel réseau jihadiste»,relèvent-ils alors.

S'en suit une diminution du «degré de surveillance relative à Mohamed Merah» d'après les policiers toulousains.

«On ne travaillait plus directement sur lui», résume «Hassan»,brigadier chargé du suivi de Merah.

Le jour de la tuerie de Montauban,le 15 mars 2012, où Mohamed Merah abat deux parachutistes et en blesse grièvement un troisième,Christian Ballé-Andui alerte sa hiérarchie sur la probable piste islamiste,ayant appris «que le régiment de Montauban revenait de rotation en Afghanistan».

Ses supérieurs en décident autrement et le maintiennent sur «la piste de l'ultra-droite», rapporte encore Libération.

Et ce quelques jours avant la seconde tuerie de Merah le 19 mars,où il abat trois enfants et un professeur au collège juif d'Ozar Hatorah à Toulouse.



















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Jeu 1 Nov - 19:28:33

Affaire Merah: François Hollande promet que toute la lumière sera faite

Le président de la République François Hollande s'est engagé une nouvelle fois ce jeudi à ce que toute la vérité soit faite sur l'affaire Merah,au moment où des témoignages cités dans la presse relancent les interrogations sur l'attitude des services de sécurité.

S'exprimant lors d'une cérémonie à la mémoire des quatre victimes juives de Mohamed Merah,qui a également abattu trois soldats,le chef de l'Etat a reconnu que le drame de Toulouse avait «révélé certaines failles dans l'organisation de notre renseignement.»

«Toute la lumière sur ce qui s'est passé sera faite.

Je m'engage une nouvelle fois devant vous,c'est-à-dire devant les familles,devant les Français,pour que toute la vérité soit faite»,a-t-il dit.

«Nous devons tirer toutes les leçons de cette tragédie et briser le plus tôt possible les engrenages qui conduisent au terrorisme».

Dysfonctionnements à la DCRI

François Hollande était accompagné du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour cette cérémonie organisée dans l'école juive où Mohamed Merah,un jeune activiste islamiste se réclamant d'Al Qaïda,avait tué trois enfants et un adulte le 19 mars dernier.

Libération et Aujourd'hui en France font état ce jeudi de dépositions devant le juge d'instruction chargé de l'affaire montrant que la dangerosité de Mohamed Merah,qui s'était rendu ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan,ne semble pas avoir été reconnue par la hiérarchie de la sécurité intérieure (DCRI).
















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Ven 2 Nov - 15:10:58

Les familles des victimes de Merah veulent une enquête parlementaire

Des familles de victimes pointent de nouveau les "failles" des investigations menées sur Mohamed Merah en demandant une enquête parlementaire sur les dysfonctionnements des services de renseignement.

Elles veulent "connaître la vérité".

Plusieurs familles de victimes ont à nouveau pointé du doigt les "failles" des investigations menées sur Mohamed Merah en demandant une enquête parlementaire sur les dysfonctionnements des services de renseignement.

Depuis plusieurs mois,s'enchaînent les révélations sur les "ratés" des services de renseignements qui n'auraient pas perçu la dangerosité de Mohamed Merah avant qu'il ne passe à l'action et tue sept personnes en mars.

L'IGPN (police des polices) a elle-même mis en exergue des "défaillances objectives" des services de police.

Deux agents toulousains du renseignement affirment avoir envisagé dès juin 2011 la transmission au parquet du dossier sur Mohamed Merah,mais que leurs supérieurs de la DCRI n'auraient pas réagi à cette alerte, selon Libération.

Pourquoi n'y a-t-il pas eu intervention avant les tueries ?

"Nous voulons connaître la vérité",a déclaré Me Patrick Klugman,un des avocats des familles des victimes.

"On ne peut pas avoir d'un côté l'IGPN,avec le dossier de l'Intérieur,et d'un autre côté les juges avec un dossier judiciaire,c'est pourquoi nous demandons la création d'une enquête parlementaire car il n'y a que la représentation nationale qui peut effacer toutes ces barrières et confronter toutes les versions éparses".

Une autre avocate de familles de victimes,Me Samia Maktouf,et sa collègue Béatrice Dubreuil,ont elles aussi écrit aux parlementaires pour demander une enquête de la représentation nationale.

L'enquête demandée par les victimes au Parlement ne vise pas les mêmes faits que l'enquête des juges, qui recherchent d'éventuelles complicités,a indiqué Me Maktouf à l'AFP.

"Aucune information judiciaire n'est ouverte sur les manquements et les dysfonctionnements de la DCRI",a-t-elle souligné,en réponse aux arguments de M. Urvoas.

Pour les deux avocates,une enquête parlementaire devrait notamment répondre à la question de savoir pourquoi les autorités ne sont pas intervenues contre Merah avant les tueries alors qu'elles savaient qu'il présentait une menace.

Le ministre de l'Intérieur,Manuel Valls,a estimé dans un communiqué que la mise à jour complète de l'enchaînement des faits et de la responsabilité de leurs auteurs relève de la justice,qui bénéficie seule des pouvoirs d'investigations nécessaires".

Son prédécesseur Claude Guéant avait défendu l'attitude de la DDCRI: "Il est vrai que Merah a fait l'objet de beaucoup d'observations,ça veut dire que les services étaient sur ses traces,mais que jamais son comportement n'a révélé de dangerosité",avait-il déclaré dans la matinée.

















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Sam 3 Nov - 2:48:13

Affaire Merah : il faut retrouver les complices,exige le parachutiste rescapé

Loïc Liber,tétraplégique depuis que Mohamed Merah lui a tiré dessus,en a assez d'entendre parler d'erreurs durant l'enquête et demande à ce qu'on traduise en justice les complices du tueur de Montauban et Toulouse,a dit vendredi son avocate Laure Bergès-Kuntz.

Le 15 mars,Loïc Liber a reçu une balle qui lui a sectionné la moëlle épinière devant la caserne du 17e RGP de Montauban.

Deux autres parachutistes,Abel Chennouf et Mohamed Legouade,sont morts à ses côtés.

Après plusieurs semaines d'hospitalisation à Toulouse,il a été admis en mai dans un centre de réadaptation dans le sud de la France.

Depuis,le rescapé n'a de cesse d'exiger que l'enquête aille à son terme,sans polémique.

"Il y a une confusion qui est en train de s'installer dans le dossier Merah.

On a presque l'impression que les responsables sont les policiers,les agents de la DCRI.

La cause c'est le fondamentalisme islamiste.

Ce qui est essentiel pour Loïc Liber,c'est d'identifier au plus vite les complicités et les coupables,ce ne sont pas les dysfonctionnements qui ont grièvement blessé Loïc Liber",a déclaré son avocate Laure Bergès-Kuntz à l'AFP.

"Qu'il y ait des défaillances,on l'entend,on le déplore,et l'Etat doit en tirer les conclusions.

Mais nous avons hâte de savoir par exemple qui est le 3e homme qui a participé au vol du scooter",a-t-elle ajouté.

"Il faut laisser travailler les enquêteurs"

Me Bergès-Kuntz ne dédouane pas pour autant la justice dans l'affaire Merah et regrette que "le parquet de Montauban ait orienté l'enquête sur la piste de l'extrême droite: une approche moins dogmatique aurait pu empêcher le massacre de l'école juive".

Concernant la demande d'enquête parlementaire d'un avocat de familles de victimes et d'Europe Ecologie-Les Verts,l'avocate se montre perplexe,sans pour autant s'y opposer.

"Je vois mal comment cette commission d'enquête peut être ordonnée car les faits font déjà l'objet d'une procédure judiciaire,estime-t-elle.

Ne nous trompons pas de combat,c'est un combat contre le terrorisme et pas contre des dysfonctionnements dans l'enquête".

Jeudi déjà,Simon Cohen,avocat de deux familles de victimes juives de Mohamed Merah,se refusait à accabler la police,après les révélations de Libération sur d'éventuelles failles dans l'enquête des services de renseignement,avançant qu'il fallait laisser travailler les enquêteurs,"remonter les filières et retrouver toute forme de complicité".

L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant s'est également prononcé vendredi sur la polémique concernant les services de l'Etat dans cette affaire.

Il estime qu'il "ne faudrait pas déstabiliser" la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)

Mohamed Merah a assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban,puis trois enfants et un père de famille dans une école juive, à Toulouse,le 19.

















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Ven 9 Nov - 3:02:34

Affaire Merah : "Hollande a peur de la vérité"

Albert Chennouf,le père du caporal Abel Chennouf tué à Montauban par Mohamed Merah,réclame en vain une commission parlementaire.



Albert Chennouf,le père d'Abel,un des militaires français tués par Mohamed Merah à Montauban.

Le Point.fr : pourquoi êtes-vous en colère ?

Albert Chennouf : Mes avocates,Mes Samia Maktouf et Béatrice Dubreu,devaient être reçues demain matin à 9 heures par Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée.

Or,cet après-midi,un mail provenant de Bruno Le Roux est tombé sur la messagerie de mes avocates pour les avertir que ce rendez-vous était annulé.

Aucune autre date ne nous est proposée avant décembre sous prétexte que l'agenda de monsieur Le Roux est très chargé.

Mes avocates ont essayé de savoir pourquoi ce rendez-vous était subitement annulé.

On leur a expliqué que plusieurs barons du PS,dont Jean-Jacques Urvoas,président de la commission des Lois,avaient fait pression sur lui pour qu'il ne nous rencontre pas.

On réclame une commission parlementaire sur les dysfonctionnements de la DCRI dans cette affaire.

Et M. Urvoas tout comme ses amis socialistes n'en veulent pas.

Ce sont des couilles molles,excusez-moi du mot.

C'est irrespectueux envers mes avocates, irrespectueux envers les familles des victimes, irrespectueux envers mon fils qui a défendu le drapeau français.

De quoi ont-ils peur,selon vous ?

S'ils acceptent la commission parlementaire,c'est la mort de la DCRI,sa dissolution.

La France entière a compris que Mohamed Merah était un indic de la DCRI.

Je l'affirme moi-même depuis le début.

Comment entre-t-on d'Israël en venant de la Syrie avec un nom à consonance arabe ?

Et vice-versa.

Merah était protégé par la DCRI,qui comptait sur lui pour démanteler des réseaux islamistes.

Bernard Squarcini,l'ancien patron de la DCRI,a voulu nous faire croire que c'était un loup solitaire.

En fait,je le pense protégé par un parrain solidaire qui nous vend une fable de barbouze.

Pour moi,Bernard Squarcini est l'assassin présumé de mon fils.

J'affirme qu'il a menti au juge.

Et lorsqu'on ment au juge,on ment au peuple.

Je n'admets pas cela.

Ils ne veulent pas toucher à la DCRI.

Manuel Valls m'a dit une fois : "M. Chennouf,dans l'affaire Merah,il n'y a pas de raison d'État."

Pourtant,ça fait sept mois que l'on attend et il ne se passe rien.

Avocats et juristes affirment que rien ne s'oppose à une commission parlementaire.

Il est faux de prétendre que,parce qu'il y a une enquête judiciaire en cours,elle ne peut avoir lieu [comme l'écrit Jean-Jacques Urvoas dans la lettre ci-dessous].

Cette instruction ne concerne pas les dysfonctionnements de la DCRI.

Après l'assassinat du préfet Érignac en Corse et l'incendie des paillotes commandité par le préfet Bonnet,deux commissions d'enquête parlementaires ont été créées,alors qu'une procédure judiciaire était en cours.

Idem après le fiasco d'Outreau.

Alors pourquoi pas là ?

François Hollande est sur la même ligne que Nicolas Sarkozy,que Jean-Yves Le Drian,nouveau ministre de la Défense,que Gérard Longuet,Manuel Valls,ou encore Claude Guéant.

Tous,ils ont peur de la vérité...

Ce sont des accusations graves.

Depuis le début,l'attitude de l'État dans cette affaire est inadmissible.

Le gouvernement de droite a commencé par décorer de la Légion d'honneur deux policiers de la DCRI et trois autres du Raid.

Pourtant,la DCRI a laissé passer entre les mailles de ses filets l'assassin de nos enfants,le Raid l'a tué.

Vous parlez d'un exploit.

La gauche ne fait pas mieux.

François Hollande,le jour de la cérémonie nationale d'hommage aux victimes,avait affirmé que, président,il demanderait une enquête approfondie sur cette affaire.

Une fois élu,quel a été son premier geste ?

Recevoir la famille de Florence Cassez,cette Française qui a été condamnée pour un crime de droit commun par un État souverain : le Mexique.

Cela nous est resté en travers de la gorge.

Je passe sur le fait que nous,les familles des trois militaires victimes de Merah,n'ayons pas été conviées au défilé du 14 Juillet,au même titre que les autres familles endeuillées par la perte de leurs proches.

Imaginez qu'à ce jour notre fils n'est toujours pas reconnu mort pour la France,alors qu'il a été assassiné en tant que militaire par un terroriste sur le sol français.

Pour l'armée,il s'agit d'un simple accident de travail.

Hier,M. Valls a décoré de la Légion d'honneur deux pompiers.

Je ne dis pas qu'ils ne le méritent pas.

Mais pourquoi eux et pas mon fils ?

Pour moi,et je pèse mes mots,c'est un problème de discrimination.

Les trois militaires auraient été des "Gaulois", comme disent les jeunes aujourd'hui,ils seraient décorés depuis longtemps...

Ci-dessous la lettre de Jean-Jacques Urvoas par laquelle il refuse la création d'une commission d'enquête :




















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Ven 9 Nov - 16:57:24

Merah détestait trop la police pour être un indic,selon un de ses frères



Image tirée d'une vidéo diffusée par France 2 montrant Mohamed

Mohamed Merah avait "une profonde détestation" de la police et du "système dans son ensemble" pour être un agent de la DCRI,une thèse défendue encore jeudi par le père d'une de ses victimes,estime Abdelghani,un des frères du tueur au scooter,dans un livre à paraître le 14 novembre.

"Mohamed,je le précise,tous ceux qui l'ont côtoyé le savent,portait en lui une profonde détestation de la police et aimait montrer une défiance à l'égard de l'autorité",écrit Abdelghani Merah dans "Merah,mon frère ce terroriste" co-écrit avec le journaliste Mohamed Sifaoui.

Abdelghani raconte de l'intérieur l'embrigadement du tueur,avec la volonté de "rompre avec cette connivence malsaine qui pousse,y compris des membres de ma propre famille à se sentir beaucoup plus proches d'un criminel que de ses victimes".

"Mon frère,et je mets au défi tous ceux qui peuvent prouver le contraire,ne pouvait pas être au service d'une quelconque institution.

Il haïssait le système dans son ensemble et il a toujours défié l'ordre."

"Mohamed Merah était tout simplement devenu,après plusieurs années de délinquance,un islamiste fanatisé qui voulait lancer sa guerre contre l'Etat et contre ceux qu'il appelait les mécréants".

Toute autre explication serait fantaisiste et relève du fantasme",écrit Abdelghani.

Dans une interview au Point.fr,Albert Chennouf, père d'une victime du tueur,a encore défendu cette thèse: "Merah était protégé par la DCRI,qui comptait sur lui pour démanteler des réseaux islamistes",affirme le père du caporal Abel Chennouf.

Mais,déplore Abdelghani,la dérive sanglante de son cadet,issu d'une région d'Algérie sous contrôle islamiste dans les années 90,s'est réalisée avec la "connivence" de sa famille.

Il met en cause les parents,l'autre frère, Abdelkader,la soeur Souad,l'oncle Hamid et aussi son "idéologue" Olivier Corel,un Franco-Syrien "qui vit reclus en Ariège".

"J'enrage contre mes parents qui l'ont élevé dans la violence et l'intolérance,contre ma soeur Souad qui applaudissait à ses délires intégristes,contre mon frère Kader qui le confortait dans son délire sans jamais lui dire qu'il faisait fausse route.

Mais également contre mes oncles maternels et notamment contre Hamid" qui "n'ont eu de cesse de propager devant nous,depuis notre tendre enfance, la haine,la racisme et l'antisémitisme".

Abdelkader Merah est pour l'heure le seul mis en examen dans le dossier des tueries de Toulouse et Montauban.



















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Ven 9 Nov - 23:45:48

La dérive de Merah liée à sa famille antisémite,selon son frère aîné

Le frère aîné de Mohamed Merah attribue à l'influence néfaste d'une famille antisémite la dérive sanglante du jeune jihadiste franco-algérien qui avait tué sept personnes en mars dans le Sud-Ouest de la France dont quatre dans une école juive de Toulouse.

Dans un livre intitulé "Mon frère ce terroriste", Abdelghani Merah dénonce "cette atmosphère détestable qui s'accommode de l'antisémitisme" dans laquelle a grandi Mohamed Merah.

Le jeune homme de 23 ans qui se revendiquait d'Al-Qaïda avait assassiné,entre le 11 et le 19 mars, trois militaires français à Toulouse et Montauban (Sud-Ouest) et trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse.

Il a été tué par la police le 22 mars après un long siège de son appartement à Toulouse.

Originaires de la région de Médéa,une zone pauvre au sud d'Alger sous contrôle islamiste dans années 90,les époux Merah ont élevé leurs enfants dans le mensonge et dans une ambiance chaotique faite d'abandons,de déménagements,raconte Abdelghani Merah,dans ce livre à paraître le 14 novembre en France aux éditions Calman Levy.

Il y a aussi les coups portés par un père qui multiplie les épouses et sème des enfants,en vivant de contrebande entre la France et l'Algérie et de trafic de drogue,affirme-t-il.

En Algérie,où les enfants se rendaient tous les étés pour des vacances,"l'écrasante majorité de la famille paternelle était acquise aux thèses du FIS (Front Islamique du Salut) et étaient par ailleurs sympathisants des GIA (Groupes islamiques Armés)" qui avaient revendiqué les attentats commis en France en 1995 et 1996.

"Incultes" et "ignorants",les parents étaient devenus "perméables à des idées rétrogrades" portées alors par les islamistes algériens mais qu'ils ont emportées en France où ils se sont établis,d'abord en banlieue de Paris puis dans la région toulousaine où naîtra Mohamed en 1988.

Les parents divorcent,la famille se disloque,et ballottés de foyer en foyer,les enfants vont être happés par la délinquance puis,pour trois d'entre eux,séduits par les sirènes des l'intégrisme musulman après les attentats du 11 septembre 2001 perpétrés aux Etats-Unis.

Programmé pour être hors-la-loi

Dès lors,l'antisémitisme va devenir "culturel" et "la détestation des juifs" s'exprimera sans fard.

"Souad (une des soeurs) et Kader (un des frères) vouent une haine à ceux qu'ils qualifient de +mécréants et singulièrement à tous les juifs sans distinction",accuse leur aîné.

Lui-même,qui s'est mis en couple avec une jeune femme dont une partie de la famille a des origines juives, en sera victime.

"Kader me disait: "quitte ta sale juive", raconte-t-il dans un entretien à Libération où il dit avoir reçu en 2003 des coups de couteau de ce même frère.

L'auteur ne se fait "aucune illusion sur l'extrémisme de Kader et de Souad qui soutiennent les moudjahidine,vantent les actions des criminels et ne montrent pas un grand respect pour la vie humaine de ceux qu'ils appellent les mécréants et qu'il considèrent comme leurs ennemis".

Pour Abdelghani,Abdelkader,le seul mis en examen dans le dossier des tueries de Toulouse et Montauban,"devait connaître depuis longtemps les intentions jihadistes de Mohamed et probablement sa volonté de passer à l'acte sur le terrain français".

C'est donc logiquement qu'il balaie la thèse d'une manipulation de son jeune frère par la Direction centrale du renseignement intérieure (DCRI), avancée notamment par Albert Chennouf,père d'une victime du tueur.

"Mon frère,avant de sombrer dans le fanatisme,a vécu dans un environnement familial qui au mieux le prédestinait à la délinquance,au pire au terrorisme.

Il était d'une certaine manière programmé malgré lui et dès son jeune âge pour devenir un hors la loi.

Tout comme les autres membres de notre fratrie dont moi-même".

"Mohamed Merah était tout simplement devenu,après plusieurs années de délinquance,un islamiste fanatisé qui voulait lancer sa guerre contre l'Etat et contre ceux qu'il appelait les +mécréants.

Toute autre explication serait fantaisiste et relève du fantasme",écrit Abdelghani,"hanté" depuis le 21 mars par le visage des victimes de son frère.



















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Sam 10 Nov - 21:36:18

Mohamed Merah. Son frère explique sa dérive dans un livre



Abdelghan Merah est sorti du silence,dans les colonnes de Libération

Abdelghani Merah,le frère de Mohamed raconte leur enfance dans un livre à paraître mercredi.

Pour lui,ses parents et son autre frère sont responsables de la radicalisation du septuple meurtrier en scooter.


Le jour de l'enterrement de Mohamed Merah,qui a tué sept personnes dont trois enfants juifs,en mars à Montauban et Toulouse,l'un de ses frères aînés, Abdelghani,a fait un serment.

« Je raconterai pourquoi tu es devenu ce tueur d'enfants.

J'expliquerai comment mes parents t'ont élevé dans une atmosphère de racisme et de haine avant que les salafistes ne te fassent baigner dans l'extrémisme religieux. »


Abdelghani Merah a tenu parole.

Il raconte l'histoire de sa famille dans un livre coécrit avec le journaliste Mohamed Sifaoui.

Père violent,frère salafiste

C'est un fait.

La vie des enfants Merah aura été rude.

Originaires de Médéa,une zone pauvre au sud d'Alger,les parents s'installent d'abord en banlieue parisienne,puis dans la région toulousaine.

Abdelghani en veut beaucoup à son père,homme violent,multipliant les épouses et semant les enfants.

Mais aussi dealer,ce qui lui vaudra une condamnation.

« Il me battait tellement que je suis devenu presque insensible aux coups.

Il frappait beaucoup Abdelkader aussi.

Mohamed moins,car il était trop petit »
, confie-t-il dans une interview à Libération.

Ses parents finiront par divorcer.

Sa mère ?

Elle ne trouve guère plus de grâce à ses yeux.

Après avoir placé Mohamed en foyer,elle « lui disait : « Tu restes la semaine,je viendrai te chercher ce week-end.»

Et le week-end,elle ne venait pas. »

Abdelghani Merah en veut aussi beaucoup à son frère Abdelkader,surnommé Kader,mis en examen et écroué pour « complicité d'assassinats »,ainsi qu'à sa soeur Souad.

Au fil des ans,ils sont devenus « des figures centrales du salafisme toulousain »,selon Abelghani qui vit avec une compagne dont une partie de la famille a des origines juives.

Kader travaillait Mohamed « au corps pour l'embrigader ».

Il « devait probablement connaître sa volonté de passer à l'acte ».

L'intéressé a toujours soutenu qu'il l'ignorait.

Pour Abdelghani,cet environnement familial explique,à lui seul,le fanatisme de son jeune frère.

Il réfute toute manipulation de Mohamed Merah par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).




















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Dim 11 Nov - 3:27:17

Filmée à son insu,Souad Merah crie sa fierté pour son frère (M6)

Souad Merah,soeur du tueur au scooter de Toulouse et Montauban,se dit "fière" de son frère Mohamed Merah "qui a combattu jusqu'au bout" et "sauté le pas",dans des images filmées à son insu,qui seront diffusées dans un documentaire dimanche soir sur M6.

Dans ce reportage pour "Enquête exclusive" que l'AFP a pu visionner,la soeur du tueur a été filmée par une caméra cachée.

Elle apparaît voilée,discutant à deux reprises avec son frère aîné,Abdelghani,dans un parc et une rue à Toulouse,après les sept meurtres.

Abdelghani Merah,qui publie mercredi un livre très dur sur sa famille,sert de fil conducteur au reportage.

La jeune femme,qui dit pourtant soupçonner qu'on l'enregistre,répète à plusieurs reprises être "fière" des actes meurtriers de Mohamed Merah.



















société

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Dim 11 Nov - 14:38:54



Affaire Mohamed Merah : l'hypothèse d'un troisième homme renforcée ?

L'hypothèse du "troisième homme", possible complice du vol du scooter utilisé par le tueur de Toulouse et Montauban est évoqué par le frère aîné des Merah dans un documentaire diffusé dimanche sur M6

Abdelghani Merah,frère aîné de Mohamed Merah, évoque dans un documentaire de M6 qui doit être diffusé dimanche soir,l'hypothèse du "troisième homme",possible complice du vol du scooter utilisé par le tueur de Toulouse et Montauban.

Interrogé dans ce sujet d'"Enquête exclusive", Abdelghani indique ne voir comme piste pour ce "troisième homme" qu'une connaissance,"quelqu'un des gens du voyage".

Son autre frère,Abdelkader,mis en examen pour complicité d'assassinat et croué,l'aurait "converti au salafisme",précise l'aîné de la fratrie,qui critique sévèrement sa famille dans un livre à paraître mercredi.

Lors de son audition,Abdelkader avait mis les enquêteurs sur la piste d'un troisième homme présent selon lui lors du vol du scooter des meurtres,avec lui et Mohamed Merah.

Mais il avait refusé de donner le nom de cet "ami d'enfance".

Les multiples traces d'ADN dans la voiture de location utilisée pour le vol, en cours d'analyse à Paris,n'ont pour l'heure pas permis de l'identifier,a indiqué une source proche du dossier.

Selon cette source,ce "troisième homme" n'apparaît pour l'instant dans le dossier qu'au moment du vol du scooter et de sa cache dans un garage.

La piste d'une fuite à l'étranger est envisagée,ajoute-t-on.

Pour Mohamed Sifaoui,auteur du documentaire,"l'homme a quitté Toulouse au lendemain des tueries".

Son film montre Abdelghani téléphonant à une femme présentée comme l'ancienne compagne de cet homme qui répond ne pas savoir "où il est".

Par ailleurs,Abdelghani Merah invoque à nouveau "l'histoire scandaleuse de la famille Merah" baignant dans "la haine et le racisme" pour expliquer la radicalisation de son frère: "Les salafistes n'ont fait que cueillir la fleur de cette haine."

Il dénonce le rôle d'Abdelkader qu'il surnomme "la tumeur" et qui "est pour beaucoup",dans la dérive meurtrière du benjamin de la fratrie dont,dit Abdelghani,il était proche contrairement à ce qu'il a affirmé au juge.

Lorsque Mohamed s'était retrouvé en prison, Abdelkader avait envoyé un message de réconfort à son "frérot".

Selon l'aîné des Merah,l'autre âme damnée de Mohamed serait un des chefs de la mouvance salafiste toulousaine,fils du deuxième mari de leur mère.

Cet homme,arrêté fin 2006 en Syrie alors qu'il voulait aller combattre en Irak,a été condamné en 2009: "C'était un binôme,il y avait une grande complicité" avec Mohamed, explique-t-il.

Faute d'élément concret apparu dans le dossier,il n'a pour l'heure pas été entendu dans l'enquête sur les tueries de Merah.



















sud ouest

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Lun 12 Nov - 11:46:38

La soeur de Mohamed Merah se dit "fière de son frère"



Souad Merah,soeur du tueur au scooter

Souad Merah,soeur du tueur au scooter de Toulouse et Montauban,se dit "fière" de son frère Mohamed Merah "qui a combattu jusqu'au bout" et "sauté le pas",dans des images filmées à son insu,qui ont été diffusées dans un documentaire dimanche 11 novembre sur M6.

Dans ce reportage pour "Enquête exclusive",la soeur du tueur a été filmée par une caméra cachée.

Elle apparaît voilée,discutant à deux reprises avec son frère aîné,Abdelghani,dans un parc et une rue à Toulouse,après les sept meurtres.

Abdelghani Merah,qui publie mercredi un livre très dur sur sa famille,sert de fil conducteur au reportage.

















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Lun 12 Nov - 17:30:59

Souad Merah: les familles des victimes demandent des poursuites

Les avocats des familles d'Iman Ibn Ziaten,Mohamed Legouad et Abel Chennouf,les militaires abattus par Mohamed Merah,ont demandé lundi que des poursuites soient engagées pour "témoignage mensonger" à l'encontre de Souad Merah,la soeur du tueur au scooter.

Filmée en caméra cachée dans un reportage diffusé dimanche soir par M6,alors qu'elle parle à son frère aîné,Abdelghani,Souad Merah évoque les voyages de Mohamed en 2010 et 2011,en reconnaissant avoir dit aux enquêteurs qu'il partait en Algérie alors qu'elle savait qu'il partait ves d'autres destinations.

"Il apparaît que Souad a délibérément menti aux enquêteurs sur les pays que ce dernier aurait visités",écrit Me Olivier Morice,nouvel avocat de la faille Legouad dans sa demande d'acte déposée lundi auprès du juge et consultée par l'AFP.

Les avocates des famille Ibn Ziaten et Chennouf,Me Samia Maktouf et Béatrice Dubreuil,ont annoncé le dépôt d'une demande similaire dans la journée.

Dans le reportage,Souad Merah,entièrement voilée, crie être "fière" de son frère Mohamed Merah "qui a combattu jusqu'au bout" et "sauté le pas".

"En dehors de légitimer les actes criminels de son frère",Souad Merah,interrogée en garde à vue après les meurtres,"a délibérément caché aux enquêteurs les différentes destinations de son frère Mohamed, alors qu'elle en avait connaissance",écrit Me Morice.

L'avocat demande la saisie de l'enregistement du reportage de M6 et l'audition de Souad Merah afin qu'elle s'explique sur ses déclarations".

En 2010 et 2011,Mohamed Merah s'était notamment rendu en Afghanistan,où il avait été interrogé par la police aghane puis l'armée américaine.

A l'été 2011 il s'était rendu plusieurs semaines au Pakistan.

Dans le reportage de M6,Souad Merah précise même avoir payé des billets d'avion à son fère.



















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Lun 12 Nov - 17:54:50

Affaire Merah. Aliot demande l'expulsion de Souad,"fière de son frère"

Le Front national a réagi au quart de tour ce lundi après la diffusion la veille d'un reportage sur M6 : Souad Merah y affirme être "fière" de son frère Mohamed,l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban.

Marine Le Pen voit dans ces propos "la partie émergée" d'un iceberg salafiste.

Son vice-président,Louis Aliot,va beaucoup plus loin : il réclame déchéance de la nationalité et expulsion.


Sur Canal +,Marine Le Pen a assuré que la soeur du tueur au scooter représentait la "partie émergée de l'iceberg".

Pour l'eurodéputée,en réalité,ce sont des milliers de Français ou d'étrangers sur le territoire français adeptes du salafisme qui considèrent que Mohamed Merah est un héros".

"Il suffit de demander aux policiers pour s'apercevoir que depuis l'affaire,toute une série d'agressions se sont effectuées en son nom et que se sont multipliées dans un certain nombre de quartiers des inscriptions sur les murs à sa gloire",a poursuivi l'ex-candidate à la présidentielle.

"La justice doit se saisir de la lutte contre l'islam radical"

Brice Hortefeux,ex-ministre UMP de l'Intérieur,a demandé une plainte officielle contre ces déclarations.

Une réaction qui "n'est pas au niveau du problème" pour la présidente du FN : il faut faire du "renseignement",même s'il n'a pas empêché les tueries de Toulouse et Montauban.

Il "faut une volonté politique derrière,il faut que la justice se saisisse de la lutte contre l'islam radical qui porte en lui,incontestablement,les gènes de ce type de haine,de violence et même de terrorisme".

Il faut encore,selon la présidente du parti d'extrême droite,"agir en amont sur l'immigration massive dans laquelle puise l'islam radical".

Aliot demande "une procédure de déchéance" avant "expulsion"

Plus tard dans la journée,Louis Aliot,vice-président du FN,a demandé "au gouvernement français de bien vouloir préciser si Mme Merah est titulaire de la nationalité française".

Si c'est le cas,il faut "étudier les conditions de son acquisition et engager une procédure de déchéance avant une expulsion dans son pays d'origine".

"La France ne saurait plus longtemps tolérer des individus qui nourrissent une telle haine et dont les paroles,au soutien d'actes criminels, constituent une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation",ajoute l'élu du Languedoc-Roussillon.

"Je suis fière de mon frère"

Dimanche soir,M6 a diffusé un reportage dans lequel Abdelghani Merah,l'un des frères de Mohamed Merah, revient avec sa soeur,Souad,sur la religion et les tueries de Toulouse et Montauban.

Une conversation filmée en caméra cachée.

"Je suis fière de mon frère,il a combattu jusqu'au bout",affirme la jeune femme,qui précise qu'elle "pense du bien de Ben Laden",comme elle l'a "dit aux flics".

















le telegramme

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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mar 13 Nov - 3:08:34

Affaire Merah: enquête pour "apologie du terrorisme" sur sa soeur

Une enquête préliminaire pour "apologie du terrorisme" a été ouverte lundi par le parquet de Paris après des propos,condamnés par le ministre de l'Intérieur,de la soeur du tueur au scooter qui s'est dite "fière" de son frère Mohamed Merah.

Confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne,l'enquête devra "vérifier les conditions dans lesquelles ont été tenus" ces propos.

Filmée en caméra cachée,dans un reportage diffusé par M6 dimanche soir où elle apparaît entièrement voilée,la soeur du tueur,Souad Merah,qui dit soupçonner qu'on l'enregistre,répète être "fière" de Mohamed Merah qui a "combattu jusqu'au bout". Elle dit aussi "penser du bien de Ben Laden" et tient des propos antisémites.

Sur ces images,elle discute à deux reprises avec son frère aîné,Abdelghani,après les sept meurtres perpétrés par Mohamed Merah.

Abdelghani,qui accuse sa famille d'avoir influencé Mohamed dans sa dérive sanglante,a affirmé sur BFMTV avoir voulu "piéger" sa soeur avec un micro pour dénoncer l'antisémitisme de sa famille.

Pour que le délit d'apologie du terrorisme soit constitué,l'enquête devra déterminer si Souad Merah avait conscience de s'exprimer en public,a précisé une source judiciaire.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a considéré que "bien que tenues dans le cadre d'une conversation privée" les paroles de Souad Merah "ne peuvent qu'être perçues comme une apologie du terrorisme et de l'antisémitisme et une provocation à la haine religieuse et raciale".

"Les salafistes,ils agissent",a dit encore Souad Merah.

"Moi et AbdelKader,on soutient les salafistes, Mohamed a sauté le pas.

Je suis fière,fière,fière".

Abdelkader Merah,un des frères Merah,est pour l'heure le seul mis en examen dans l'enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban,dans lesquelles ont été tués trois enfants et un père juifs,ainsi que trois militaires.

"mentors"

Les avocates des familles de deux des militaires tués,Mes Samia Maktouf et Béatrice Dubreuil,ont demandé des poursuites contre Souad Merah pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise d'acte terroriste par fourniture de moyens".

Dans le reportage,Souad Merah avait précisé avoir payé des billets d'avion pour l'étranger à son frère.

Les deux avocates ont aussi demandé,avec Me Olivier Morice,avocat de la famille du troisième militaire tué,que Souad Merah soit auditionnée et poursuivie pour "témoignage mensonger".

Toujours en caméra cachée,cette dernière avait reconnu avoir dit aux enquêteurs que Mohamed Merah se rendait en Algérie,alors qu'elle savait qu'il partait pour d'autres destinations.

Pour une source proche de l'enquête,cette demande ne serait toutefois pas recevable,Souad ayant été entendue,le 22 mars,sans avoir prêté serment.

Mes Maktouf et Dubreuil demandent les auditions d'Abdelghani Merah et de Zoulikha Aziri,la mère de famille.

Elles souhaitent aussi l'audition d'Olivier Corel, un converti de 65 ans,surnommé le "cheikh" qui aurait eu une influence sur la mouvance salafiste toulousaine,et de Sabri Essid,un membre de cette mouvance,fils du deuxième mari de Zoulikha Aziri.

Abdelghani les a désignés comme "mentors et éventuels complices" de Mohamed Merah,selon les avocates.

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNCVA) a aussi annoncé son intention d'engager des poursuites pour apologie du terrorisme et incitation à la haine raciale.

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a dénoncé les "propos ignobles" de la soeur du tueur au scooter,qui "salit la mémoire des victimes","glorifie la violence et le terrorisme". La première a réagir avait été Marine Le Pen (FN) pour laquelle l'affaire Merah est "la partie émergée" d'un iceberg salafiste.


















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MessageSujet: Re: Des militaires tués par balle à Montauban    Mar 13 Nov - 13:44:28



Abdelghani Merah,frère aîné de Mohamed Merah, assure dans un livre à paraître mercredi que son frère "est le fruit d’une éducation de haine et de racisme",et a affirmé mardi sur RTL qu’il était "menacé par sa famille".

Abdelghani Merah,qui n’a donné aucune précision sur ces menaces,a ajouté qu’il "n’a pas eu de contact avec sa famille" depuis les premières révélations sur son livre diffusées ce week-end et que "sa mère lui avait demandé d’arrêté de parler".

"Avec ma famille je ne partage que le nom",a-t-il ajouté.

Il avait dénoncé le rôle d’Abdelkader,qu’il surnomme "la tumeur" et qui "est pour beaucoup" selon lui dans la dérive meurtrière du benjamin de la fratrie.

Abdelkader Merah est pour l’heure le seul mis en examen dans l’enquête sur les tueries.


















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