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 romans sur isere (26)

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MessageSujet: romans sur isere (26)   romans sur isere (26) I_icon_minitimeVen 3 Mar - 14:37:08

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L’histoire de Romans



Aux origines

La ville de Romans est née de la fondation en 838, près d’un gué sur l’Isère, d’une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne.
Cette abbaye reçoit la protection du pape « de Rome » d’où le nom de la ville qui se développe autour. Selon d’autres sources, Romans est « le pays des Romains ».
Les moines sont remplacés par des chanoines, qui constituent un chapitre.
L’église devient collégiale Saint-Barnard. Autour de cette abbaye, marchands et artisans s’installent et développent une puissante industrie du drap, un pont est construit.
Il permet la perception d’un péage, ce qui offre des revenus pour la ville.
Un marché s’installe autour de la collégiale, il existe encore aujourd’hui sur la place Maurice Faure.
L’église, détruite plusieurs fois par des hommes de guerre du voisinage, est toujours reconstruite.
Pour se protéger, les Romanais édifient un premier rempart au milieu du XIIième siècle. L’église romane est transformée en église gothique au XIIIième siècle par l’archevêque Jean de Bernin.
C’est aussi l’époque où les Romanais commencent à s’émanciper du pouvoir des chanoines et élisent des consuls.
L’enrichissement et l’indépendance de la ville suscitent la convoitise d’un prince local, le Dauphin, qui annexe la cité en 1342. Ce dernier, en 1349, cède ses possessions à la France : le Dauphiné (les départements de la Drôme, de l’Isère et des Hautes-Alpes). L’acte est signé dans la demeure du Dauphin près du Pont Vieux, suivi d’une cérémonie religieuse dans la collégiale Saint-Barnard.

C’est alors le début de la guerre de Cent Ans. La ville qui s’était étendue en surface, décide de se protéger par un second rempart qui englobe les « faux bourgs » : quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas. Ce rempart commence à être abattu vers 1830. Des vestiges sont encore visibles : une tour rue des Remparts-Saint-Nicolas, les murailles du quai Sainte-Claire et du cimetière Saint-Romain. La porte du dernier rempart devenue inutile est choisie pour accueillir un automate marteleur qui donne l’heure à toute la ville : le Jacquemart. C’est aussi l’affirmation du pouvoir civil face au pouvoir des chanoines. Le Jacquemart de Romans (de « jacques », terme méprisant désignant les paysans au Moyen-Age) est un des plus grands de ceux qui subsistent aujourd’hui dans près d’une cinquantaine de villes françaises. Son uniforme actuel est celui des soldats de la Révolution française. Un vieil automate est aujourd’hui exposé aux Archives communales de Romans.

Au XVième siècle, c’est une série de catastrophes pour Romans, grands froids, grandes sécheresses, pestes, mais à partir des années 1480, un retournement de conjoncture marque le début d’un demi-siècle de prospérité pour la draperie romanaise, qui s’exporte jusqu’au Proche-Orient.
Les drapiers et marchands romanais enrichis se font construire des hôtels particuliers en style gothique flamboyant. Cette période marque encore fortement le paysage urbain du centre historique de Romans.
La deuxième moitié du XVIième renoue avec les catastrophes.
Les crises religieuses et sociales atteignent leur paroxysme lors du Carnaval sanglant de 1580.
Au cours des deux siècles suivants, l’industrie du drap disparaît tandis qu’émergent la tannerie et la soie. Pendant cette période, la ville se couvre de couvents et de monastères (Capucins, Récollets, Ursulines, Saint-Just). Le couvent de la Visitation, construit par étapes entre le XVIIième et le XIXième, abrite depuis 1971 le Musée international de la Chaussure, ainsi que le Musée de la Résistance et de la Déportation.
Au XVIIième siècle, le « Bourg du Péage », sur l’autre rive de l’Isère, devient une communauté indépendante.
En décembre 1788, les Etats du Dauphiné, assemblée de la province, s’ouvrent dans le couvent des moines Cordeliers ; leurs propositions préparent les Etats généraux de Versailles en 1789.
Les idées qu’ils énoncent sont déjà celles de Liberté et d’Egalité.
Emergence de l’industrie de la chaussure

Après 1850, l’économie et la société romanaises subissent leur mutation majeure avec le développement de l’industrie de la chaussure pour laquelle travaillent, en 1914, 5 000 ouvriers et ouvrières, à l’origine d’un mouvement syndical puissant. Dès la fin du XIXième siècle, Joseph Fénestrier impose la première marque de chaussure, « UNIC ». La ville change. La population atteint 10 000 habitants, les remparts sont démolis, les quais construits, le chemin de fer attire de nombreux ateliers de chaussures. A l’est, le long de l’avenue Gambetta, s’édifient la caserne Bon, le collège, des demeures louées aux officiers.

Après la Première Guerre mondiale, dans les années 1920, le maire socialiste Jules Nadi fait construire, à proximité de la route de Grenoble, une cité-jardin à vocation sociale. L’industrie de la chaussure bénéficie alors d’une certaine prospérité, la population compte 17 000 habitants ; la poussée urbaine s’exerce vers le nord, au-delà de la voie ferrée.
L’église Notre-Dame de Lourdes est construite en 1937, dans le style « gothique moderne » où se retrouve un certain style colonial.
La crise mondiale des années 1930 est particulièrement dramatique pour la chaussure de Romans, qui vivait en partie des exportations.
La création d’une grande foire économique, en 1930, apparaît comme l’un des palliatifs.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Romans est occupée une première fois par les Allemands en juin 1940, puis de septembre 1943 à août 1944.
La Résistance au régime de Vichy est marquée le 10 mars 1943 par une manifestation à la gare contre le départ des requis pour le S.T.O., puis le 9 juin 1944 par le départ des volontaires pour le Vercors où se trouvent de nombreux maquis.
Les maquisards qui échappent à la brutale répression allemande de juillet (massacres de civils à Vassieux-en-Vercors et à la Chapelle-en-Vercors, à la grotte de la Luire) participent à la Libération de Romans en août.
Avec le retour de la paix, l’industrie de la chaussure redevient florissante, en particulier avec Charles Jourdan qui crée des magasins dans le monde entier ; elle emploie 4 000 salariés.
La population continue à croître, de 20 000 habitants en 1945 à 30 000 en 1968. Pour les accueillir, de nouveaux quartiers se couvrent d’immeubles comme la cité HLM de la Monnaie, où vivent jusqu’à 8 000 personnes.
Des zones pavillonnaires remplacent les terres agricoles tout autour de la ville.

Crise et nouvelles industries

Mais à partir de 1974, la crise désorganise profondément la mono-industrie de la chaussure : la concurrence étrangère lui est fatale.
De nombreuses entreprises ferment, entraînant des centaines de licenciements : en 25 ans, les effectifs passent de 4 000 salariés à un millier. Déclin également pour la grande tannerie industrielle : seules subsistent la Tannerie Roux, l’une des plus anciennes de France, et la société de Tannerie Chaix.
Face à ces mono-industries, une économie de substitution se met lentement en place dès les années 1960 (FBFC : combustible nucléaire, SEIM : équipement automobile, etc....) dans la zone industrielle en bordure du quartier de la Monnaie.




Dans les années 1990, l’économie de Romans peut s’appuyer sur une excellente desserte routière et ferroviaire grâce à l’autoroute A 49 et au T.G.V. En 2004, quelques noms défendent encore une production de chaussures de qualité : Jourdan, Kélian, Clergerie. Une nouvelle dynamique commerciale s’annonce avec l’ouverture de « Marques Avenue », un espace de magasins d’usines, dans l’ancienne caserne Bon. L’industrie agroalimentaire est un pôle en plein développement.

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a visiter

La Collégiale Saint-Barnard

La collégiale Saint-Barnard, de styles roman et gothique doit son nom à Barnard, évêque de Vienne (Isère), fondateur de la ville de Romans vers 837. Pendant huit siècles, les chanoines de la collégiale exercèrent leur pouvoir sur la cité.
Depuis le mois de septembre, la collégiale a retrouvé les vitraux de sa façade occidentale. Détruits pendant la guerre et remplacés jusqu’alors par du verre blanc, ils ont fait l’objet d’une commande publique de l’Etat. Six vitraux figuratifs contemporains réalisés par l’artiste allemand Georg Ettl et l’atelier valentinois Thomas Vitraux habillent désormais quatre fenêtres de la collégiale. Les vitraux mettent en scène l’Apocalypse, écrit en 95 de notre ère, par l’évangéliste et apôtre Saint-Jean.


Le Musée International de la Chaussure

Propriété de la Ville, le Musée international de la chaussure est installé depuis 1971 dans l’ancien couvent de la Visitation.
Aujourd’hui, il est un lieu unique où sont conservées des collections de chaussures anciennes (plus de 10 000 spécimens) et présentées des collections de créateurs modernes et de renommée (Roger Vivier, Carlo Pompéi, Perugia, Paco Rabanne, Hermès...)


Le Centre Historique de la Résistance

Installé dans l’aile sud du Musée de la chaussure, le Centre accueille :
un espace muséographique qui présente une exposition : "De la montée du nazisme à la Libération " et un audio-visuel : "La Drôme dans la Résistance".
un service de Recherches et de Documentation spécialisé qui propose au public la consultation sur place de livres, archives, photos et collections.


La tour Jacquemart


La tour Jacquemart, avec son automate, domine la ville depuis 1429.
Elle fut érigée sur une ancienne porte du premier rempart de la ville, pour affirmer le pouvoir civil face au pouvoir religieux des chanoines de la collégiale.

Le Calvaire des Récollets

Le Vendredi Saint, une reconstitution unique en France du Chemin de Croix de Jérusalem, appelée Grand Voyage, avec ses 21 stations vous mènera au Calvaire des Récollets, sur la route de Tain.

Je dis Musik

Salsa, musique irlandaise, jazz, hip-hop, bal musette... L’été romanais est musical et varié avec le rendez-vous hebdomadaire "Je dis Musik".
Les jeudis à 21 h, place Ernest Gailly, la Ville de Romans et la Cordonnerie/MJC Monnaie proposent des concerts gratuits.

La Foire


Classée parmi les toutes premières foires régionales françaises, elle accueille plus de 450 exposants
et plus de 90 000 visiteurs sur 9 jours (92 495 pour l'année 2004, contrôle OJS).

Lieu de commerce et d'affaires, elle est aussi un espace de rencontre et de détente. Elle rassemble toute les couches de la population et séduit tous les âges par des animations à thème, chaque jour renouvelées.

La Foire du Dauphiné est un événement unique qui appartient au patrimoine collectif des Romanais
et étend sa popularité en Drôme, Ardèche et Isère. Elle ne cesse de confirmer sa vitalité et son pouvoir d'attraction.

Elle prouve, par son nombre d'exposants et de visiteurs en constante progression, depuis plus de 9 années, qu'elle sait répondre aux attentes d'un public toujours plus exigeant et reste le reflet actuel ou à venir de la consommation, ainsi qu'un véritable observatoire vivant des tendances de vie..

Si la Foire est la plus ancienne forme de commerce, elle reste l'une des plus moderne
et des plus dynamique, à l'heure de la multiplication des médias et des nouveaux modes de distribution





Un art de vivre culinaire

Ravioles et pognes sont les fleurons de la gastronomie romanaise.

Les ravioles, petits carrés de pâte fine de farine de blé tendre, sont farcies de tomme, gruyère, œufs et persil. Gratinées, accompagnées de crème fraîche, ou bien nature, elles sont le régal des palais.
La pogne est une brioche ronde parfumée à l’eau de fleur d’oranger dont l’origine remonte au Moyen Âge.
Les restaurateurs sauront vous faire découvrir les mille et une façons de les déguster.
Rustiques ou raffinées, traditionnelles ou créatives, les tables romanaises sont généreuses. Et les produits drômois y sont à l’honneur.

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