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| | Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... | |
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jacotte administratrice

Nombre de messages: 24577 Age: 46 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Jeu 11 Aoû 2011 - 20:15 | |
| un médecin urgentiste de l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a été placé en garde à vue, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Bayonne et de l'hôpital. Le médecin du Centre hospitalier de la Côte basque est soupçonné d'avoir provoqué la mort au cours des cinq derniers mois de quatre personnes âgées entrées aux urgences considérées comme étant «en fin de vie», et devant être accueillies dans un service de soins palliatifs. La dernière, une femme de 92 ans, est morte le 3 août.
Les faits ont été signalés par des agents hospitaliers du service des urgences à leur hiérarchie, qui a prévenu la justice.
«Le 9 août dernier, des soignants du centre hospitalier ont adressé un signalement à leur direction sur les conditions du décès de personnes hospitalisées en fin de vie. Le directeur de l'hôpital a immédiatement saisi le procureur de la République», dit l'hôpital dans un communiqué. Enquête préliminaire
Une enquête préliminaire a été ouverte pour «homicides volontaires avec préméditation». La garde à vue du médecin a été prolongée jeudi. Il pourrait être présenté vendredi à un juge d'instruction et être mis en examen. L'euthanasie dite «passive», c'est-à-dire l'arrêt des traitements sur certains malades incurables, et éventuellement l'administration de médicaments anti-douleur à des doses mortelles, a été légalisé en 2005.
L'aide à mourir, c'est-à-dire l'administration de substances destinées à provoquer directement la mort, reste en revanche, malgré de fréquents débats, illégale en France, même si elle concerne des personnes agonisantes. Une telle action est donc susceptible d'un procès aux assises. Lors du dernier procès qui s'est tenu aux assises de la Dordogne en 2007, un médecin reconnu coupable d'une telle action a été condamné à un an de prison avec sursis, la peine minimale qui permet de continuer d'exercer.
Lors de ce procès, de nombreux témoins du monde médical avaient déclaré que cette pratique était courante dans les hôpitaux, des recettes de «cocktails lytiques» de médicaments des mélanges ayant pour effet de provoquer la mort étant connues dans cet univers. Deux pays européens, la Belgique et les Pays-Bas, ont légalisé l'euthanasie active, uniquement dans les cas extrêmes. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Ven 12 Aoû 2011 - 9:57 | |
| Un médecin de l’hôpital de Bayonne soupçonné de meurtres
Placé en garde à vue,le chef des urgences de l’établissement aurait reconnu avoir abrégé les souffrances de patients en fin de vie en leur injectant des doses létales de médicaments.
Une information judiciaire a été ouverte hier pour « homicide volontaire » par le parquet de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) après la découverte d’au moins quatre décès suspects au cours des derniers mois au sein du service des urgences de l’hôpital de la ville.
Hier soir,le responsable de cette unité,placé la veille en garde à vue dans les locaux de l’antenne de police judiciaire de Bayonne,était toujours auditionné par les enquêteurs.
Selon nos informations,Nicolas B.,50 ans,chef du pôle réanimation-urgences, aurait reconnu avoir « volontairement administré » des doses mortelles de médicaments à plusieurs patients pour « abréger leurs souffrances ».
Le médecin qui a rejoint en tant qu’interne le centre hospitalier de la Côte-Basque (CHCB) en 1989 avant d’intégrer le service des urgences en 1992, devrait être déféré aujourd’hui devant un juge d’instruction en vue de sa mise en examen.
Les premiers soupçons remontent au printemps.
Plusieurs personnes,très âgées et en fin de vie,avaient été admises aux urgences de l’hôpital de Bayonne avant de décéder très rapidement dans d’étranges conditions.
« Le premier cas suspect relevé date du mois d’avril,relate une source proche.
Puis deux autres cas similaires ont été identifiés aux mois de mai et juillet.
Enfin,une patiente de 92 ans est décédée le 3 août,au lendemain de son admission,dans des circonstances particulières. »
Ce jour-là,Nicolas B. avait été tenu à l’écart de la chambre de cette patiente par une infirmière qui le soupçonnait.
Elle aurait notamment tenté de l’empêcher de s’approcher de la malade en expliquant que ses proches devaient arriver à son chevet.
« Selon plusieurs témoignages,le médecin a été vu se dirigeant vers l’infirmerie du service avant de se rendre finalement dans la chambre de la retraitée,laissée un moment sans surveillance,confie une source proche de l’affaire.
Les alarmes de ses appareils médicaux se sont alors déclenchées et le praticien a été aperçu en train de quitter discrètement les lieux. »
Toujours selon nos informations,cette dernière victime aurait succombé à une injection létale d’Hypnovel,un puissant tranquillisant,et de Norcuron,qui contient du curare.
« L’administration de ces deux drogues,en dose suffisante,ne laisse aucun doute quant à son issue fatale,explique un médecin.
L’Hypnovel sert à endormir et le Norcuron aide au relâchement des muscles mais il provoque également l’arrêt de la respiration. »
La PJ va éplucher l’ensemble des dossiers médicaux
C’est après ce quatrième décès suspect que plusieurs infirmiers et aides-soignants,affectés aux urgences du CHCB,ont décidé d’alerter leur hiérarchie.
« Le directeur de l’hôpital a immédiatement saisi le procureur de la République,qui a ouvert une enquête préliminaire,a précisé hier la direction de l’établissement.
Les familles des personnes concernées ont été contactées.
La direction,la communauté médicale et l’ensemble du personnel sont bouleversés par cette situation. »
Devant la gravité des faits,une cellule d’appui psychologique a été mise en place à l’intention des employés de l’hôpital.
De son côté,le ministère de la Santé a annoncé dès hier l’ouverture d’une enquête administrative de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) afin de faire toute la lumière sur « les conditions du décès de personnes hospitalisées à Bayonne ».
Ces investigations ont pour but « d’analyser le fonctionnement de l’établissement,les procédures de contrôle interne et la prise en charge des patients dans le service concerné »,a indiqué le ministère.
Les policiers de la PJ de Bayonne vont désormais éplucher l’ensemble des dossiers médicaux des quatre personnes décédées et procéder à l’autopsie des corps.
« Nous ne sommes peut-être qu’au début d’une enquête qui pourrait s’avérer longue,prévient une source judiciaire.
D’autres cas de décès suspects pourraient être prochainement identifiés. » |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Ven 12 Aoû 2011 - 10:57 | |
| Euthanasie à Bayonne: Ouverture d'une information judiciaire et d'une enquête de l'Igas
Le médecin soupçonné d'avoir mis fin aux jours de quatre patients est toujours en garde à vue...
Dans l'affaire du médecin de l'hôpital de Bayonne soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients âgés,une information judiciaire pour empoisonnement doit être ouverte ce vendredi,selon le parquet de la ville.
Responsable du court séjour au pôle réanimation-urgences de l'hôpital, Nicolas Bonnemaison devait être présenté devant un juge d'instruction et mis en examen pour «empoisonnement commis sur des personnes particulièrement vulnérables»,a indiqué cette source.
La décision de mise en examen,attendue dans la matinée,concerne plusieurs décès survenus au cours des cinq derniers mois,dont celui d'une patiente âgée de 92 ans,décédée le 3 août.
Les faits se seraient déroulés dans le service des urgences de cet établissement.
Selon le quotidien Sud-Ouest,le médecin aurait reconnu les faits.
Des patients en «fin de vie»
Une information préliminaire avait été ouverte jeudi,pour «homicide volontaire avec préméditation»,à l'encontre de ce médecin placé en garde à vue dès mercredi après avoir été visé par une dénonciation adresée à la direction de l'hôpital par des agents de son service.
La nouvelle qualification des faits,basée sur la notion d'empoisonnement au lieu d'homicide volontaire,ne constitue qu'une nuance en termes de «mode opératoire» pour des crimes qui sont dans les deux cas passibles de la réclusion criminelle à perpétuité,a indiqué à l'AFP le vice-procureur de la République de Bayonne,Stéphane Lambert.
Les quatre décès considérés comme suspects avaient été constatés en avril dernier puis en mai,en juillet et enfin le 3 août,date de la mort de la patiente de 92 ans,qui avait été admise aux urgences la veille.
Tous ces décès suspects concernent des personnes âgées ayant été admises aux urgences tout en étant classées en «fin de vie»,dans l'attente d'un placement dans un service de soins palliatifs.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand et Nora Berra,secrétaire d'Etat chargée de la Santé,ont annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête administrative de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas),portant sur «les conditions du décès de personnes hospitalisées» à Bayonne. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Ven 12 Aoû 2011 - 15:23 | |
| Le médecin bayonnais mis en examen
Le médecin soupçonné d'avoir euthanasié au moins quatre patients en fin de vie au service des urgences du centre hospitalier de Bayonne a été mis en examen,a annoncé ce vendredi le parquet. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Ven 12 Aoû 2011 - 20:59 | |
| Le médecin de l'hôpital de Bayonne remis en liberté sous contrôle judiciaire
Le médecin de l'hôpital de Bayonne mis en examen pour "empoisonnement" sur "des personnes particulièrement vulnérables" a été remis en liberté sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention,a-t-on appris vendredi auprès du parquet qui avait réclamé son incarcération.
"Le contrôle judiciaire est assorti de plusieurs conditions,dont l'interdiction d'exercer sa profession et l'interdiction de rencontrer les personnes concernées par les faits qui lui sont reprochés",a précisé à l'AFP Marc Mariée, procureur-adjoint de la République de Bayonne.
Il lui a été fait également "interdiction de rencontrer les membres du personnel de l'unité hospitalière où il travaillait",a précisé M. Mariée.
Il lui est enfin interdit de quitter le territoire national et il devra résider dans un lieu déterminé,que lui-même a pu choisir,sans que sa liberté de mouvement soit entravée.
Son choix s'est porté sur un département autre que les Pyrénées-Atlantiques,a ajouté le magistrat sans autre précision.
La justice reproche au médecin,Nicolas Bonnemaison,50 ans,du services des urgences de l'hopital de Bayonne,d'avoir administré des injections de "substances ayant entraîné le décès immédiat" d'au moins quatre personnes âgées.
La décision de mise en examen concerne au moins quatre décès survenus au cours des cinq derniers mois,le dernier étant celui d'une patiente de 92 ans, morte le 3 août.
Le praticien risque la réclusion à perpétuité. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Sam 13 Aoû 2011 - 15:55 | |
| Euthanasie: réactions passionnées après la mise en examen du médecin de Bayonne
La mise en examen du médecin de Bayonne pour "empoisonnement sur personnes vulnérables" fait l'objet de réactions souvent passionnées parmi les professionnels de santé de la région alors qu'aucune plainte n'a été pour l'instant déposée par les familles de patients dont la mort est pourtant considérée comme suspecte par la justice.
Nicolas Bonnemaison,50 ans,médecin du service des urgences de l'hôpital de Bayonne,a été mis en examen vendredi mais remis en liberté sous contrôle judiciaire,une décision contestée par le parquet qui a fait appel.
L'affaire suscitait de nombreux commentaires samedi,en particulier sur la "validité" de l'actuelle législation en matière de traitements de fins de vie.
Le médecin urgentiste mis en examen revendique ouvertement l'administration de substances ayant entraîné la mort de patients âgés alors qu'il se trouvait "seul à décider,en son âme et conscience,dans le droit fil du serment des médecins",selon les termes de son avocat,Me Arnaud Dupin.
La mise en examen de Nicolas Bonnemaison concerne quatre décès survenus au cours des cinq derniers mois,le dernier étant celui d'une patiente de 92 ans, morte le 3 août.
Un médecin bayonnais,répondant à l'AFP sous le sceau de l'anonymat, s'insurge contre l'attitude de l'urgentiste,estimant qu'un "praticien n'est jamais complètement seul,encore moins à l'hôpital".
"Il y a toujours une famille à qui parler,assure-t-il,à moins qu'il ne s'agisse d'un SDF non identifié".
Ce médecin,très "choqué" par l'affaire de l'hôpital de Bayonne,rappelle par ailleurs qu'il existe un réseau local --Palliadour-- spécialisé dans les soins palliatifs et toujours disponible pour,avec un médecin référant,assister un médecin placé devant une "situation de fin de vie difficile".
Un autre confrère,proche de l'urgentiste mis en examen,admet,lui aussi,que "les actes commis sont totalement répréhensibles en l'état actuel de la loi", mais souligne que les médecins peuvent être "confrontés à des situations insupportables où des malades n'ont plus leur conscience".
"Il faut aller plus loin en matière de législation.
La loi Leonetti (sur l'euthanasie) reste opaque,les Français ne sont pas prêts (pour l'euthanasie active) alors que dans des pays voisins comme la Suisse,ça existe",commente ce médecin.
Marc Mariée,procureur de la République adjoint,a confirmé samedi à l'AFP qu'aucune plainte n'avait à ce jour été déposée par les quatre familles concernées.
Le quotidien Sud Ouest publie le témoignage du mari de l'une des "victimes présumées",Pierre Buille,qui,visiblement,n'a rien à reprocher au service dans lequel travaillait le Dr Bonnemaison.
"J'ai passé une semaine aux urgences.
La disparition de mon épouse est naturelle,en aucun cas programmée et je ne pense pas qu'il y ait eu quelque manipulation",a déclare M. Buille.
L'avocat Arnaud Dupin,joint samedi,s'est déclaré "surpris" de la décision du parquet de faire appel,estimant que le placement en détention provisoire du médecin "n'était pas une réponse appropriée".
Il a indiqué que son client était "accablé" par les deux journées de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire et rappelé que les actes qu'il revendique étaient "destinés non pas à tuer mais à soulager la douleur".
Une pétition de soutien au médecin de Bayonne circule depuis vendredi sur internet,affirmant que le praticien a toujours exercé sa profession avec "humanité".
La pétition,en ligne sur le site www.mesopinions.com,est adressée au ministère de la Santé et a récolté plusieurs centaines de signatures en moins de 20 heures.
Elle entend poser la question du refus de l'euthanasie,qui,selon le texte,est "hypocrite" et ne tend pas au "respect de la vie". |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Mar 16 Aoû 2011 - 19:39 | |
| Médecin de Bayonne: le parquet demande la prison,les supporters manifestent
Le parquet à Bayonne a fait officiellement appel mardi de la remise en liberté de Nicolas Bonnemaison,l'urgentiste soupçonné d'avoir abrégé la vie de patients âgés,tandis que des centaines de personnes se sont réunies en sa faveur à l'hôpital de la ville.
Le procureur de la République adjoint à Bayonne,Marc Mariée,a argué du "trouble à l'ordre public" et de "la gravité des faits" pour réclamer la mise en détention du Dr Bonnemaison,50 ans,laissé libre sous contrôle judiciaire vendredi dernier par le juge des libertés et de la détention malgré sa mise en examen pour "empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables" pour laquelle il risque la réclusion à perpétuité.
M. Bonnemaison aurait mis fin entre avril et août à la vie d'au moins quatre patients déjà proches de la mort.
La Cour d'appel de Pau a deux mois pour statuer sur l'appel.
Le procureur-adjoint a reconnu qu'aucune plainte des familles concernées par les décès n'avait encore été enregistrée à ce jour.
Mais ces familles "n'ont pas encore été entendues dans le cadre de l'enquête", a-t-il souligné.
Il a rappelé aussi que la justice avait été saisie par des personnels hospitaliers, "par des gens dont le métier est de s'occuper jour et nuit de personnes en fin de vie".
Quant aux soutiens dont bénéficie le médecin,M. Mariée s'est élevé contre "certains arguments" en forme de "raccourcis qui ne correspondent pas à la réalité du dossier".
M. Bonnemaison est fortement soutenu sur internet,où une pétition sur "mesopinions.com" recueillait 17.249 signatures mardi à 20h00,600 de plus que 20 minutes auparavant, tandis que 12.585 personnes déclaraient à la même heure "aimer" une page Facebook intitulée "Soutien à Nicolas Bonnemaison Urgentiste soupçonné d'euthanasie active".
Par ailleurs,trois à quatre cents personnes,dont beaucoup de collègues en blouse blanche,se sont rassemblées mardi après-midi dans le hall de l'hôpital de Bayonne,manifestation pendant laquelle il a été annoncé qu'une pétition de soutien avait déjà réuni au moins 700 signatures.
Le docteur Xavier Hernandorena,pédiatre et ancien président de la commission médicale de l'hôpital,a lu le texte de la pétition dans laquelle les signataires "tiennent à témoigner des très hautes qualités morales, humaines et professionnelles du docteur Bonnemaison,(...) énormément estimé au sein de l'hôpital".
Près de deux minutes d'applaudissements nourris ont suivi cette lecture.
Un infirmier orthopédiste présent à la manifestation a "espéré" "qu'il y aura une grosse remise en question chez les personnes qui l'ont dénoncé".
Il a souhaité une évolution de la loi sur l'euthanasie.
"Ce type d'accompagnement à la mort se fait partout,c'est la loi du pas vu pas pris,et j'espère que cette affaire va permettre de légiférer",a renchéri un chirurgien orthopédiste de l'hôpital,également sous couvert d'anonymat.
La vice-présidente d'une association des familles de traumatisés crâniens a estimé aussi que ce qu'a fait l'urgentiste "n'est pas répréhensible".
En attendant les décisions judiciaires,M. Bonnemaison n'a plus le droit d'exercer son métier,et doit résider hors des Pyrénées-Atlantiques.
Son avocat,Me Arnaud Dupin,a dit vendredi que son client "n'avait pas démenti les faits" devant le juge et que ses décisions visaient à "abréger les souffrances de personnes qui allaient décéder dans les minutes suivantes".
L'avocat avait souhaité que l'affaire contribue à "lever l'omerta sur ce qui entoure la fin de vie". |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Jeu 18 Aoû 2011 - 23:34 | |
| Le Dr Bonnemaison "n'est pas un militant de l'euthanasie" dit son avocat
L'avocat du docteur Bonnemaison,mis en examen vendredi dernier pour empoisonnements à l'hôpital de Bayonne,a souligné jeudi que son client "n'est pas un militant de l'euthanasie" et qu'il a "respecté le serment d'Hippocrate,peut-être pas le code pénal".
"Nicolas Bonnemaison n'est pas un militant de l'euthanasie",il n'a pas pratiqué "un acte militant mais un geste de médecin",a souligné Me Arnaud Dupin lors d'une conférence de presse à Bayonne où il s'exprimait au nom de son client.
Selon lui,le médecin soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients âgés,entre avril et août,et mis en examen pour "empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables" puis remis en liberté sous contrôle judiciaire,a "respecté le serment d'Hippocrate,peut-être pas le code pénal".
"La matérialité des faits n'est pas contestée,c'est une pratique habituelle" chez les médecins,a estimé l'avocat.
"La loi est-elle adaptée ?",s'est-il demandé ajoutant vouloir "amener les juges à comprendre une décision humaine et médicale adaptée".
L'avocat a indiqué que pour son client il était "indispensable d'abréger les souffrances sur des patients qu'on ne pouvait pas réanimer et dont la durée de vie n'excédait pas 24 heures".
Interrogé pour savoir si le Dr Bonnemaison avait des regrets quant à ses gestes,l'avocat a rétorqué qu'"un médecin ne peut pas en avoir quand il prend une décision médicale en son âme et conscience".
Selon Me Dupin,les nombreux témoignages de soutien de médecins et les quelque 30.000 signataires de la pétition en faveur de Nicolas Bonnemaison prouvent que "tous les médecins sont confrontés" au problème de l'euthanasie et "c'est pour cela qu'il y a autant de solidarité".
"Il y a tous les jours des médecins qui agissent comme M. Bonnemaison" et ceux-ci "sont considérés comme des criminels",a dit l'avocat ajoutant que "l'opinion publique souhaite une évolution sur le plan pénal".
Selon lui,"il faut adapter" la loi Leonetti sur l'euthanasie "le plus rapidement possible" car celle-ci "n'est pas adaptée quand on voit la qualification retenue pour empoisonnement".
"Après la dure réalité d'un faits divers qui interpelle tout le monde pourquoi attendre",a-t-il demandé.
Le ministre des Affaires européennes Jean Leonetti,médecin auteur d'une loi sur les droits des malades et la fin de vie,a proposé mercredi l'organisation d'un grand débat public sur le thème de l'euthanasie seulement après l'élection présidentielle.
"Cette loi qui a instauré la collégialité" des médecins dans la prise de décision d'abréger les souffrances "permet-elle sa prise en compte quand on a que quelques minutes à vivre ? Je ne crois pas qu'on ait le temps de l'appliquer",a dit l'avocat qui a indiqué souhaiter se "rapprocher" de Jean Leonetti.
Selon lui,"le fond du problème est comment la décision doit être prise".
"Il n'y a qu'une extrême minorité qui ne souhaite pas abréger les souffrances quand on parle d'une mort lente et difficile",a encore estimé Me Dupin.
"Tout le monde souhaite que ça se passe le plus rapidement possible mais on ne le dit pas et c'est le médecin seul qui a cette responsabilité". |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Ven 2 Sep 2011 - 10:42 | |
| Le Conseil de l'Ordre ne porte pas plainte contre le médecin bayonnais
L'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques a décidé jeudi de ne pas porter plainte devant la chambre disciplinaire du Conseil régional de l'Ordre contre l'urgentiste de Bayonne soupçonné d'euthanasie active,a indiqué ce vendredi à l'AFP son président,le Dr Marc Renoux. Ce dernier a indiqué qu'il se «désolidarisait» de cette décision prise à la majorité à bulletin secret,expliquant qu'il la «respectait» mais affirmant qu'il en avait «honte» car elle «bafoue le droit». |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Mar 6 Sep 2011 - 13:27 | |
| La cour d'appel n'a pas encore tranché sur le sort du Dr Bonnemaison La cour a mis sa décision en délibéré après que le parquet a fait appel de la décision de remise en liberté du médecin...Le Dr Nicolas Bonnemaison va devoir patienter. La cour d'appel de Pau n'a pas tranché ce mardi et mis en délibéré sa décision sur la remise en liberté de l'urgentiste soupçonné d'avoir euthanasié au moins quatre patients en fin de vie au service des urgences du centre hospitalier de Bayonne. L'urgentiste,soupçonné d'euthanasie active,a été mis en examen pour «empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables» le 12 août dernier,et encourt la prison à perpétuité. Il attend libre son procès,la demande de placement sous mandat de dépôt par le parquet n’avait pas été suivie,et le parquet avait fait appel. Le Conseil national de l'ordre va le déférer devant la chambre disciplinaire pour «euthanasie active» Aucune des familles de victimes n'a porté plainte jusqu'à présent contre l'anesthésiste, qui considère qu’il n'a fait que son devoir en abrégeant les souffrances de personnes dont les jours,voire les heures étaient comptés. Le docteur Nicolas Bonnemaison peut se targuer d’avoir le soutien d’une bonne partie de son établissement de Bayonne,le centre hospitalier de la Côte Basque,mais aussi des internautes,qui se sont mobilisés sur Facebook depuis le début de l'affaire. À bulletins secrets,l'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques a décidé de ne pas porter plainte contre lui devant la chambre disciplinaire du Conseil régional de l'ordre. Cependant,le Conseil national de l'ordre s’est saisi de l'affaire,et a prévu de déférer le médecin devant la chambre disciplinaire pour «euthanasie active». Les sanctions prévues en la matière par le Code de santé public peuvent aller d'une interdiction temporaire d'exercer jusqu'à la radiation. Cette affaire relance le débat sur l’euthanasie en France,où seule l’euthanasie passive est légale depuis la loi Léonetti de 2005. Ce texte instaure le principe du droit de «laisser mourir» un patient en fin de vie. Le médecin peut décider,avec l’accord de son patient,de stopper tout traitement. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Mar 6 Sep 2011 - 13:30 | |
| Urgentiste de Bayonne: 3 autres cas d'euthanasie ?
Le parquet de Bayonne a pris un réquisitoire supplétif sur trois autres cas "d'empoisonnents criminels" à l'encontre de Nicolas Bonnemaison,l'urgentiste déjà soupçonné d'euthanasie active sur quatre patients,a indiqué mardi le procureur de la République de Bayonne,Anne Kayanakis. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Mar 6 Sep 2011 - 13:32 | |
| Urgentiste de Bayonne : arrêt mardi prochain sur son maintien en liberté
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau dira le 13 septembre si elle maintient en liberté l'urgentiste de Bayonne Nicolas Bonnemaison,mis en examen pour des faits d'euthanasie active,passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
L'audience de mardi,à laquelle le Dr Bonnemaison était présent,était motivée par l'appel du parquet de Bayonne contre le maintien en liberté du médecin,qui aurait abrégé la vie de plusieurs patients âgés en fin de vie.
Le médecin a indiqué avoir seulement voulu "abréger des souffrances",et n'être pas "un militant de l'euthanasie".
Il a insisté aussi sur son souci de toujours "communiquer avec les familles" des patients concernés,dont aucune n'a porté plainte contre lui. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Jeu 8 Sep 2011 - 10:49 | |
| l'Ordre des médecins porte plainte contre le Dr Bonnemaison
Le Bureau du Conseil national de l'Ordre des médecins a décidé de porter plainte devant la juridiction disciplinaire contre le Dr Nicolas Bonnemaison,mis en cause dans une affaire d'euthanasie,a-t-on indiqué mercredi à l'Ordre.
L'Ordre national des médecins "porte plainte devant la juridiction disciplinaire de première instance",a-t-on indiqué à l'Ordre. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Jeu 8 Sep 2011 - 18:50 | |
| Le docteur Bonnemaison menacé de radiation par l'Ordre national
L'Ordre national des médecins va engager des poursuites disciplinaires contre le docteur de Bayonne Nicolas Bonnemaison,accusé d'avoir provoqué la mort de sept patientes présentées comme agonisantes. L'Ordre,instance régulatrice de la profession,va ainsi à l'encontre de la décision de son conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques,qui ne demande pas de sanctions. L'Ordre national estime que la loi a été violée.
"Ce médecin a déclaré publiquement avoir agi seul et hors de toute collégialité et avoir délibérément et volontairement procédé à l'injection de produits létaux,afin de mettre fin aux jours de plusieurs personnes âgées",dit-il dans un communiqué. "Par ailleurs,les conditions d'accompagnement des personnes en fin de vie et de leur entourage n'ont pas été mises en oeuvre",ajoute-t-il.
Il estime donc que la loi dite "Leonetti" autorisant l'euthanasie "passive" a été violée. Arnaud Dupin,avocat du médecin,a regretté cette décision. "Je pense que c'est une décision précipitée et plus dictée par des impératifs de communication puisqu'elle avait déjà été annoncée par son président.
Je déplore qu'on n'ait pas pris le soin d'entendre le principal intéressé avant de prendre cette décision",a-t-il déclaré à Reuters. Nicolas Bonnemaison,50 ans,a été mis en examen le mois dernier pour "empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire.
Le parquet a fait appel pour demander son placement en détention et la cour d'appel de Pau doit statuer mardi prochain. Pour les poursuites disciplinaires,susceptibles d'aboutir à une radiation,l'Ordre national annonce qu'il demandera une délocalisation du dossier ailleurs qu'en Aquitaine. Cette affaire relance en France le débat sur l'euthanasie.
Le médecin de Bayonne est soutenu par les personnels de son hôpital,qui ont organisé un rassemblement en sa faveur. La loi permet en France l'euthanasie dite "passive",l'arrêt des traitements pour les personnes agonisantes et l'administration de médicaments anti-douleur même à des doses susceptibles d'être mortelles. Est interdite en revanche l'euthanasie dite "active",la pratique admise par le docteur Bonnemaison, qui a consisté à provoquer directement la mort par une injection. Lors d'un procès relatif à une affaire similaire en 2007 en Dordogne,de nombreux témoins éminents du monde médical avaient déclaré que cette pratique était courante dans les hôpitaux,des recettes de "cocktails lytiques" de médicaments des mélanges provoquant la mort étant connues dans cet univers. Ce procès avait été précédé par un appel public de 2.134 soignants demandant une réforme légalisant l'aide à mourir active.
Ils soulignaient qu'en France,fait plutôt spécifique en Europe,75% des décès surviennent à l'hôpital. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 19212 Age: 47 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... Mar 13 Sep 2011 - 8:36 | |
| le Dr Bonnemaison laissé en liberté
L'urgentiste bayonnais,soupçonné d'avoir abrégé la vie d'au moins 7 patients âgés,a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire mardi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau.
Le parquet de Bayonne avait fait appel du maintien en liberté du médecin,mis en examen pour "empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables". |
|  | | | | Un médecin placé en garde à vue Il est suspecté d'avoir aidé à mourir quatre personnes âgées... | |
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