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 Colique néphrétique

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jacotte
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MessageSujet: Colique néphrétique   Colique néphrétique EmptyMar 3 Mai - 23:11:17

La colique néphrétique est un symptôme et non pas une maladie.
Il s'agit d'une douleur brutale, de grande intensité, située dans une fosse lombaire au bas du dos.
La colique néphrétique est due à une mise en tension du rein, elle-même liée à un obstacle sur les voies urinaires.

Colique néphrétique Coliqu10



Elle est le résultat d'une obstruction des voies urinaires, le plus souvent consécutive à un calcul rénal (lithiase)

Bien souvent, le diagnostic est clinique parce que le patient a eu une hématurie et a éventuellement émis un calcul, ou parce qu'il est lithiasique connu et que ce n'est pas sa première crise.
La colique néphrétique est une urgence médico-chirurgicale.

La crise se caractérise par des urines très rouges (hématurie macroscopique) et des symptômes et douleurs qui varient selon la position du calcul dans l'uretère.
Par exemple, lors d'un calcul se situant à l'entrée de la vessie, il est fréquent chez l'homme de trouver des douleurs au niveau des testicules.


Symptômes


L'interrogatoire permet quelquefois de préciser le début des douleurs après un trajet en voiture.
On constate la présence de pollakiurie (fréquence excessive des mictions avec expulsion de l'urine contenue dans la vessie), de sueur, d'une angoisse, d'une pâleur.

Survenue brutale de douleurs typiques se situant dans les fosses lombaires d'un seul côté (unilatéralement) et irradiant dans les organes génitaux, le flanc.
Il s'agit de douleurs pouvant être comparées à un broiement, une brûlure, un déchirement dont l'intensité très importante et dont l'évolution se fait par épisodes de renforcements paroxystiques (survenant par accès).

Le patient apparaît classiquement très agité (on parle de colique frénétique) et le patient ne trouve aucune position antalgique (susceptible de lui apporter une accalmie)

À la palpation qui n'est pas facile, le patient se défend, celle-ci s'accompagne de douleurs ce qui permet quelquefois de faire le diagnostic différentiel avec une péritonite, une appendicite, un ulcère perforé.
Le médecin, profitent de cet examen du patient pour vérifier si il existe pas de hernie est sa tension artérielle normale.
En effet en présence d'une hypotension artérielle (baisse de la tension) il faut penser à un infarctus viscéral (arret de la vascularisation d'un viscère)

Les urines sont troubles et, quelquefois le patient a du mal à uriner et surtout…

Les douleurs ne sont pas calmées par le traitement médical (antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens et parfois morphine),. Chez certains patients il est retrouvé une notion de déshydratation, de voyage.

La colique néphrétique peut également apparaître sous un tableau clinique différent c'est-à-dire non accompagné de douleurs brutales, sans fièvre, les urines étant limpides, le patient urine normalement, les douleurs spontanées par un traitement médical, les examens complémentaires sont normaux.


Les examens complémentaires


L''échographie sont susceptibles de préciser le diagnostic.
Néanmoins il est nécessaire de savoir qu'il existe des faux négatifs c'est-à-dire que l'échographie apparaît comme négative alors qu'il existe réellement un obstacle à l'élimination des urines.
La radiographie de l'abdomen sans préparation est également nécessaire. En effet elle peut aider à faire un diagnostic différentiel en mettant en évidence des niveaux liquides (occlusion intestinale).
Quelquefois est en évidence une image de calcification se situant pour le calcul du bassinet au niveau de la première ou de la deuxième vertèbre lombaire, pour le calcul de l'uretère entre la deuxième et la cinquième vertèbre lombaire, pour le calcul du bassin au niveau de l'articulation entre le sacrum et l'os iliaque.
Le calcul étant quelquefois radiotransparent c'est-à-dire laissant passer les rayons X il existe un risque de faux négatif.
C'est le cas entre autres des calculs constitués d'acide urique ou encore si le calcul est inférieur à 2 mm ou bien si le cliché est de mauvaise qualité.
Dans certains cas l'équipe médicale peu habituée à la lecture des radios ou utilisant des films de mauvaise qualité est exposée au risque de ne pas voir le calcul.

Dans certains cas il existe des calcifications d'autre origine telle que : Les phlébolithes qui sont des calcifications des vaisseaux et plus particulièrement des veines du bassin
Les calcifications des ganglions mésentériques
Les calcifications des articulations situées au niveau des cartilages costaux
Les calcifications de la vessie (lithiase vésiculaire)
Les calcifications pancréatiques
Les calcifications des selles (stercorale)…
C'est la raison pour laquelle il est nécessaire d'effectuer l'échographie associée à la radiographie sans préparation (ASP) de l'abdomen.

Le scanner spiralé est un des examens complémentaires les plus intéressants en dehors de l'échographie.
L'urographie intraveineuse qui n'est réalisée en urgence qu'en cas de doute diagnostique, consiste à opacifier les voies urinaires grâce à une injection par voie intraveineuse (dans une veine) d'un produit de contraste qui ne laisse pas passer les rayons X à la radiographie.
L'examen dure environ une heure et demie et nécessite au préalable une radiographie simple pour localiser éventuellement la présence de calculs urinaires ce qui requiert l'injection de produit de contraste (les calculs apparaissent spontanément sur la radio sans nécessité de préparation au préalable).
Plusieurs clichés sont pris à intervalles réguliers de 5 minutes au début, dix minutes, 15 minutes et enfin de 20 minutes.
Ce type de clichés permet d'étudier la morphologie des voies urinaires et la quantité de produit éliminée par les reins (fonction rénale).
Des clichés sont également pris avant, pendant, et après l'émission d'urine et parfois même 24 à 48 heures plus tard.
Les examens cytobactériologiques permettent de mettre en évidence une bactérie à l'origine d'une éventuelle infection urinaire pour laquelle un antibiogramme (recherche d'un antibiotique efficace contre l'infection) est nécessaire.


Traitement


Quelquefois le traitement est simplement l'absorption de bicarbonate pendant quelques mois uniquement quand le calcul est constitué d'acide urique.
On associe également un régime hydrique abondant (2 à 3 litres d'eau par jour).
Malheureusement ce traitement est contraignant et n'est pas toujours efficace.
Dans la forme simple il fait avant tous appel au médicaments antalgiques (antidouleurs) contenant du paracétamol, aux morphiniques (morphine), aux anti-inflammatoires (PROFENID), et aux antispasmodiques (SPASFON).
Certaines équipes médicales proposent une restriction hydrique modérée (diminution de l'apport de boissons).
La surveillance passe par le suivi des crises douloureuses et d'une éventuelle expulsion du calcul.
Pour cela il est nécessaire de filtrer les urines.
La température et la diurèse (émission d'urine) sont également contrôlés.
L'échographie est répétée si nécessaire.
La lithotritie extracorporelle est une technique qui prend en charge les calculs en utilisant des ondes de choc d'origine externe.
Ces ondes qui sont produites par un appareil appelé le lithotriteur, se propagent directement à travers la paroi du corps humain pour arriver sur le calcul.
Leur but est de l'émietter de façons à permettre son évacuation au travers des voies urinaires vers la vessie.
Ce traitement ne nécessite pas une hospitalisation longue et coûteuse. Certains calculs ne sont pas accessibles à ce type de technique c'est le cas en particulier des gros calculs sans complications chez une personne âgée ou du petit calcul de moins de 5 mm qui ne s'évacue pas spontanément.
L'urétéroscopie consiste à monter une sonde (petit tube très fin) dans l'uretère par les voies naturelles.
Puis on réalise l'émiettement du calcul grâce à un laser.
Les déchets ainsi obtenus sont récupérés par une sonde panier.

Le traitement chirurgical consiste à faire une néphrolithotomie percutanée dont le but est la destruction des calculs à l'intérieur même des cavités du rein en passant à travers la peau par l'intermédiaire d'une ouverture dont le diamètre ne dépasse pas celui d'un doigt.
Dans ce cas l'hospitalisation est d'environ quatre à huit jours.
Quand il existe une malformation du rein ou encore en cas d'échec d'un traitement antérieur ou si le calcul est trop gros, il est proposé au patient un autre type d'intervention.
Dans ce cas d'hospitalisation dure environ 7 à 10 jours après lesquels, 3 à 6 semaines de récupération sont nécessaires.



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