L’homme a demandé au pompier où ils se trouvaient.
Celui-ci s’est alors retourné pour regarder quand, soudain, il a entendu une déflagration.
Comme l’équipage était à deux minutes du CHU, ils ont poursuivi leur trajet jusqu’aux urgences », raconte le colonel , le directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), à la suite d’un drame vécu, hier vers 8 h 45, par une équipe de sapeurs du centre de secours de La Grande-Motte.
Car c’est dans leur ambulance qu’un octogénaire habitant dans la station a mis fin à ses jours en se tirant une balle de 22 LR dans la tête avec un petit pistolet dissimulé sur lui.
Un peu plus tôt, vers 8 h 30, cet homme, âgé de 89 ans, avait été pris en charge par les secours après avoir fait une chute à son domicile.
Il était conduit vers Lapeyronie pour une suspicion de fracture du col du fémur lorsqu’il a décidé de mettre fin à ses jours, au moment où le véhicule médicalisé remontait le quai du Verdanson.
Dans les minutes qui ont suivi l’arrivée du véhicule aux urgences, un médecin des pompiers s’est rendu sur place et la cellule psychologique des sapeurs-pompiers a été activée.
« Rétrospectivement, nous avons eu très peur et pris cette affaire très au sérieux », poursuit le colonel Risdorfer.
Également alertés, des policiers du service du quart se sont rendus au CHU pour entendre les trois sapeurs formant l’équipage du véhicule de secours.
on a également appris qu’une autopsie serait pratiquée sur la dépouille du retraité, même si la thèse du suicide ne semble pas faire l’ombre d’un doute.