Un garçon de 11 ans, décrit comme "très solitaire", s'est suicidé par pendaison mercredi soir alors qu'il était seul chez lui à Saint-Laurent-en-Grandvaux, petit village du Jura, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Lons-le-Saunier.
Le corps de l'enfant a été retrouvé par sa mère au moment où elle rentrait du travail, vers 21h30, a précisé Stéphane Larcat, substitut du procureur,
"Quand la mère est arrivée à la maison, le loquet était fermé de l'intérieur, si bien qu'elle a dû faire appel à son compagnon pour qu'il défonce la porte", selon M. Larcat.
L'enfant était décrit comme souffrant d'une "très grande solitude" et faisait d'ailleurs l'objet d'un suivi psychologique, a-t-il ajouté.
Dès jeudi matin à l'annonce du décès, une cellule psychologique a été mise en place au collège Louis-Bouvier à Saint-Laurent-en-Grandvaux où était scolarisé l'élève qui s'est suicidé.
"C'était un petit garçon introverti qui n'avait aucun problème particulier, excepté quelques difficultés scolaires", a déclaré la principale du collège.
"Les élèves ne s'y attendaient pas, ils sont stupéfaits". Une infirmière, un médecin scolaire et une assistante scolaire étaient sur place pour prendre en charge les 23 élèves de la classe du jeune garçon et les autres élèves qui le souhaitaient.
Il y a 14 classes dans l'établissement qui compte 316 élèves.
Ceux-ci ont pris les cours normalement.
Agés de 9, 17 et 18 ans, ils décident d'en finir
La mort tragique de ce jeune garçon est à mettre en relation avec d'autres drames touchants des personnes jeunes.
Le lundi 17 janvier près de Lyon, une fillette de 9 ans se défenestre du 5e étage de son immeuble.
Elle a laissé un mot dans lequel elle faisait part de son mal-être, notamment face au diabète dont elle souffrait.
Le mardi 18 janvier, nouveau drame à Marseille : un lycéen de 17 ans tente de s'immoler par le feu dans un établissement scolaire privé du centre-ville. Transporté à l'hôpital dans un état très grave, « son pronostic vital est engagé », indiquent les marins-pompiers, précisant que l'adolescent avait été admis au service des grands brûlés de l'hôpital de La Conception.
Des faits qui rappellent que le 17 novembre 2010, un lycéen bordelais de 18 ans tente lui aussi de s'immoler au lycée professionnel Toulouse-Lautrec.
Hospitalisé dans un état critique au service des grands brûlés du CHU de Bordeaux, il reste placé depuis en coma artificiel.