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 Claude Gabriel Buffet

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jacotte
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MessageSujet: Claude Gabriel Buffet    Dim 31 Oct - 18:33:30

Claude Gabriel Buffet (né le 19 mai 1933 à Reims, dans la Marne, et guillotiné à Paris le 28 novembre 1972) était un criminel français.


issu d'une famille modeste, fils d'une embouteilleuse et d'un peigneur de laine, violent, buveur et dépensier, il devient un adolescent rebelle et asocial.
Appelé au 3e RIC, il ne le rejoint pas.
Pour rompre avec son milieu, il s'engage dans la Légion étrangère à 20 ans. Envoyé en Indochine, il quitte son unité le 6 octobre 1954 et reste absent pendant 5 mois et 29 jours.
Repris, il est placé en détention.
Il est rapatrié sur l'Algérie pour parfaire ses 5 ans et sert notamment au 4e REI au Maroc.
A sa démobilisation le 4 août 1958, il est titulaire de la médaille coloniale, et des médailles commémoratives de la campagne d'Indochine et des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre avec agrafe AFN.
Il travaille plus ou moins régulièrement comme majordome et chauffeur routier.


Spécialiste des vols à l'arrachée et des agressions à main armée, il se marie et devient père, en 1959.
Mais sa vie le conduit peu à peu des délits aux crimes de sang.
Le 18 janvier 1967, Claude Buffet vole un taxi.
Le lendemain, en quête d'un mauvais coup, il joue les chauffeurs.
Soudain, il avise Mme Françoise Bésimensky, une belle jeune femme, élégamment vêtue, qui l'interpelle.
Buffet la charge, comme un vrai chauffeur de taxi, mais au lieu de suivre la direction qu'elle désire, il l'entraîne dans une voie isolée près du Bois de Boulogne.
Se retournant vers elle, il la menace d'un pistolet et réclame son sac.
La jeune femme refuse, résiste, hurle.
Buffet tire.
Elle s'écroule.
Pour détourner les soupçons, il maquille le crime en acte sadique, dénudant le corps et enfonçant un poudrier dans le sexe de sa victime.


La police croira un premier temps que la victime, un mannequin marié à un médecin, avait été assassinée par un satyre.
Mais des détails louches firent douter les enquêteurs, qui parvinrent vite à remonter jusqu'à Buffet, lequel fut arrêté le 8 février 1967.
Trois ans et demi après, devant la Cour d'assises de Paris, l'avocat général Dubost ne réclame pas la peine capitale pour ce criminel, arguant qu'il n'est pas pour la guillotine et qu'il vaut mieux que Buffet expie son crime, sa vie durant, derrière les barreaux.
Le 15 octobre 1970, le jury condamne Claude Buffet à la réclusion criminelle à perpétuité.
Mécontent du verdict (il voulait être condamné à mort), Buffet quitte le prétoire en vociférant qu'on n'a pas fini d'entendre parler de lui.
Après un passage à Fleury-Mérogis, Buffet est envoyé à la centrale de Clairvaux, dans l'Aube.
Il partage sa cellule avec un autre malfaiteur, du nom de Roger Bontems.

Très vite, Buffet, beau parleur, un peu fascinant avec ses yeux clairs et rusés, voit le parti qu'il peut tirer de Bontems : Il aura tôt fait d'embrigader ce dernier dans un projet d'évasion.

Le matin du 21 septembre 1971, à l'heure du petit déjeuner, Buffet et Bontems se plaignent de douleurs abdominales.
Ils sont envoyés à l'infirmerie accompagnés par quatre gardiens. A peine y sont-ils entrés que Buffet repousse un jeune surveillant, qui en entraîne deux autres dans sa chute.
Avec Bontems, il s'enferme dans l'infirmerie avec trois otages : le gardien Guy Girardot, l'infirmière Nicole Comte, mère de deux enfants, et un détenu-infirmier, finalement relâché.
Tous trois sont tenus sous la menace de couteaux que Buffet et Bontems ont tirés de leur poche.
Bontems a un Opinel acheté à la cantine.
Buffet, lui, a acheté par le biais d'un réseau de détenus une arme avec une lame longue de 20 centimètres, effilée comme un rasoir.
Toute la journée, la France suivra l'événement via la télévision.
Aux premières heures du 22 septembre, la police donne l'assaut et neutralise les deux mutinés.
Les deux derniers otages gisent sur le sol dans une mare de sang, la gorge tranchée.

Jugés devant les assises de l'Aube du 26 au 29 juin 1972, Roger Bontems et Claude Buffet sont tous deux condamnés à mort, avec exécution prévue dans l'enceinte de la prison de la Santé à Paris.

Instruction et procès avaient bien montré que Bontems n'avait tué aucun des otages, mais sa complicité active au double assassinat lui faisait encourir la même peine que Buffet qui, cette fois-ci, est ravi.
Pendant le procès, à plusieurs reprises, Buffet avait d’aileurs fait part de son désir de finir guillotiné :

"Comme vous l'ont dit mes avocats, Maître Thierry Lévy et Maître Crauste, on dit que je vous réclamerais la peine de mort...JE VOUS LE CONFIRME, et vous me la donnerez ! Mardi, quand j'ai quitté le Palais de Justice dans les fourgons, la foule réclamait A mort fumier ! Si elle savait qu'au fond, ça me rendait service..."

Il faut noter d'ailleurs que seul Bontems signa un pourvoi en cassation (lequel fut rejeté à la fin de l'été).
Buffet, pressé d'en finir, refusa de signer le sien.


En novembre 1972, ses avocats, Thierry Lévy et Rémi Crauste, allèrent plaider devant le Président de la République, Georges Pompidou, la cause de leur client, en même temps que les défenseurs de Roger Bontems (Robert Badinter et Philippe Lemaire).
Même si Georges Pompidou n'avait jamais laissé exécuter un condamné à mort depuis son arrivée au Palais de l'Élysée en 1969, l'attitude de Buffet ne l'incita pas à la clémence.
Le 27 novembre au soir, les quatre avocats reçurent un coup de téléphone leur annonçant que l'exécution de leurs clients aurait lieu le lendemain matin, vers 5 heures.

Le 28 novembre 1972, vers 4 heures 30, à la maison d'arrêt de la Santé, Buffet et Bontems furent réveillés et conduits au greffe pour l'ultime « toilette ».
Buffet se montra satisfait, mais ne fit aucun coup d'éclat.
Il se prépara à mourir.
A 5 heures 13, Bontems fut guillotiné par le bourreau André Obrecht.
Sept minutes plus tard, ce fut le tour de Buffet.

Cette exécution fut la dernière qui eut lieu à Paris.
Après Buffet et Bontems, seuls quatre condamnés furent guillotinés en France.

L'avocat général Dubost se refusera à tout commentaire.
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Claude Gabriel Buffet
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