chez Jacotte Mimi et leurs amis

Jacotte et Mimi vous souhaite la bienvenue....Le forum est sans inscription laisser des commentaires merci .... A bientot
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Affaire Bettencourt

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Ven 27 Fév - 17:03:46

Amour,argent et santé : retour sur le procès Bettencourt

Le procès Bettencourt,pour abus de faiblesse,s'est achevé mercredi



Le procureur a requis "la peine maximale" contre François-Marie Banier,ce "gourou" qui "tirait les ficelles de la marionnette" Liliane Bettencourt.

Des chiffres vertigineux

Après cinq semaines intenses de procès,dont "il aurait fallu qu'il dure trois mois pour aller au bout des choses" regrettera le président du tribunal,on comprendrait presque (rassurez-vous on est revenu à la vraie vie) cette ancienne secrétaire de Liliane Bettencourt qui gratifie de "petits montants" des chèques de 50 000 et 60 000 euros.

"Quand elle lègue 10 millions,c'est 10 jours de revenus"

"A Lille (procès Carlton avec DSK),on avait la démesure du sexe,ici on a la démesure de l'argent",résumera Me Chabert,avocat d'un des dix prévenus.

Pour sa plaidoirie,il a fait ses calculs : "Quand Liliane Bettencourt (dont la fortune est évaluée à 26 milliards d'euros) donne 500 000 euros à quelqu'un,ça correspond à 20 jours de ses vacances.

Quand elle donne un million d'euros,ça correspond à la moitié de son budget vacances.

Quand elle lègue 10 millions,c'est 10 jours de revenus",détaille-t-il pour faire relativiser l'ampleur des "cadeaux" astronomiques faits aux uns et aux autres.

"Un million pour cette femme représente 100 euros pour un Français moyen",enchaînera une de ses confrères.

Ces chiffres comme le montant des "cadeaux" offerts par l'héritière de L'Oréal donnent le tournis,mais ils sont essentiels pour la défense.

Car pour qu'il y ait "abus de faiblesse",au-delà de la vulnérabilité de la victime,encore faut-il démontrer que les sommes en jeu furent "gravement préjudiciables" à la milliardaire.

Tous victimes ?

"Sept lettres,un mot,qui font défaut.

Sept lettres,un mot,que vous, juges de Bordeaux,vous allez pouvoir écrire à la fin du jugement.

Ce mot,c'est : victime.

La réalité,c'est bien que Liliane Bettencourt est victime de tous les prévenus ici assis",a plaidé l'avocat bordelais de la milliardaire Me Arnaud Dupin.

Face aux accusations d'abus de faiblesse,François-Marie Banier,soupçonné d'avoir profité de son amie milliardaire à hauteur de 400 millions d'euros,endosse lui aussi ce statut.

La preuve : il était "fou de rage" quand il a appris qu'elle avait fait de lui son légataire universel en 2007 après un brusque changement de testament.

Mais comment pouvait-il faire autrement face à une femme "très autoritaire" et "un peu manipulatrice" chuchote-t-il ?

Poussé dans ses retranchements sur une assurance-vie de 262 millions contractée,un an plus tôt,par la milliardaire en sa faveur (où la signature de Liliane Bettencourt apparaît tremblotante sur un courrier rédigé par la secrétaire du photographe avec une faute d'orthographe qui fait suspecter le président du tribunal d'une "urgence"),il répond lui avoir obéi :  "elle voulait le faire vite.

Je l'ai fait car elle me l'a demandé.

Elle était dans une colère terrible.

Avant,je vivais très bien avec mes trois appartements et ma maison de campagne".

Et d'ailleurs il "n'échangerait pas sa mobylette contre une Ferrari".

Décrite comme "capricieuse" par son ancienne secrétaire,Liliane Bettencourt était une "femme déterminée" à laquelle n'avait pas su s'opposer,dit-il,son ancien notaire Jean-Michel Normand,jugé pour complicité d'abus de faiblesse pour des actes notariés effectués en faveur du photographe,de son compagnon Martin D'Orgeval et Patrice de Maistre.

Poursuivi pour abus de faiblesse et blanchiment,Patrice de Maistre avait hésité avant d'accepter ce job de gestionnaire de fortune.

"J'aurais mieux fait de me casser une jambe".

L'ancien homme de confiance de l'héritière de L'Oréal,accusé d'avoir profité de la vulnérabilité de sa patronne pour une donation et une augmentation,a indiqué à la barre avoir été "plongé" malgré lui dans l'environnement fiscal des Bettencourt et... leur quatorze comptes non déclarés.

Le personnage François-Marie Banier



François-Marie Banier capable de s'amuser avec les photographes pendant les suspensions d'audience.

Puis de se plaindre d'être pris en photo.

"Vous êtes une mauvaise personne",a-t-il lancé à l'un d'entre eux,l'avant-dernier jour du procès.


Showman,espiègle,lorsqu'il s'agit de raconter sa vie,hésitant et irritable,lorsqu'il s'agit de répondre d'argent : le principal prévenu du procès Bettencourt se défend d'avoir abusé de son amie qu'il avait rencontrée il y a près de 30 ans lors d'un shooting.

Peine maximale requise contre le "gourou"

"Quand j'entends ces chiffres,c'est énormément de vertiges",dira François-Marie Banier à l'énumération des dons "faramineux" qu'il a perçus pendant une dizaine d'années.

Près d'un milliard en tout,sans compter qu'il fut un temps désigné hériter "malgré lui" de la milliardaire.

"Si plainte n'avait pas été déposée (par la fille en 2007,plainte qui est à l'origine de cette affaire),il serait devenu au décès de Liliane Bettencourt un des hommes les plus riches de France,lui qui n'est pas un homme d'argent",dénonce dans ses réquisitions le procureur de la République,Gérard Aldigé.

Contre ce "gourou",ce "manipulateur",ce "pitoyable menteur",poursuivi pour abus de faiblesse et blanchiment (sur des faits concernant la période postérieure à 2006),il a demandé la "peine maximale" de trois ans d'emprisonnement,375 000 euros d'amende et la confiscation des biens saisis.

Le photographe de 67 ans,qui "pour son train de vie a besoin de 25 000 à 30 000 euros (par jour)" calcule un avocat de la fille de la milliardaire,est "évidemment,content d'être noyé sous l'or" mais "ce n'est pas un acte abusif",défend son avocat Me Merlet.

La "fée" Liliane aurait écouté ses propres envies,tout en se doutant qu'il y aurait un problème de succession.

C'est à ce titre qu'elle aurait écrit un mot retrouvé dans les affaires du photographe : "les assurances-vie,il n'y a pas eu de forcing.

Je l'ai fait toute seule."  

C'est à ce titre également qu'elle avait rédigé une lettre en 2003,destinée à n'être ouverte qu'à sa mort,dans laquelle elle implorait son notaire de convaincre sa fille de laisser son île des Seychelles et autres libéralités à François-Marie Banier.

Etait-elle sous son emprise ?  

Sous l'emprise d'un homme dont des témoins affirment qu'il choisissait les médecins ?

Sous l'emprise d'un homme,selon l'ancienne comptable aux déclarations contestées,qui aurait été jusqu'à glisser un post-it dans le soutien-gorge de son amie avec les références d'une assurance-vie ?

Ou était-elle simplement cette "midinette secrètement amoureuse",selon le procureur,d'un homme présenté par ses avocats comme "excessif,impulsif,familier" et parfois "grossier" qui lui permettait de s'évader de ce quotidien très conventionné ?


En 2008,Liliane Bettencourt disait ignorer totalement le montant de ses généreuses offrandes effectuées à son ami.

"Peu importe".

Plus de 900 millions en dix ans ?

"Le montant est certes important mais ça m'a fait plaisir". Quatre ans plus tard, interrogée par le juge d'instruction bordelais, de François-Marie Banier, elle ne voulait plus "en entendre parler".

Combat familial ou combat d'argent ?



Françoise Bettencourt-Meyers arrivant au tribunal de Bordeaux dans les premiers jours du procès.

Le matin quand elle venait,difficile de ne pas remarquer son arrivée en mini-bus noir aux vitres teintées.

"Des corbillards",moquera Me Chabert,un avocat des dix prévenus.

Lunettes fumées sur le nez,foulard différent au tour du cou,Françoise Bettencourt-Meyers était entourée de ses deux fils,comme pour montrer l'unité familiale si souvent décriée dans ce procès.

C'est une plainte déposée par la fille contre François-Marie Banier en 2007,quelques jours après la mort d'André Bettencourt qui a déclenché cette affaire tentaculaire.

"Un acte d'amour" pour défendre sa mère face au photographe escroc selon les parties civiles une "manœuvre" pour récupérer ses biens selon la défense.

"Pour Françoise Bettencourt-Meyers,il fallait trouver un moyen de mise sous tutelle pour reprendre le pouvoir sur sa mère alors que son père était encore chaud",dénonce l'avocat de Pascal Wilhelm,successeur de Patrice de Maistre comme homme de confiance de la milliardaire.

Non,ce n'est pas "un vulgaire combat d'argent",plaident les avocats de Françoise Bettencourt-Meyers et de ses deux fils.

"Ce que la famille espère du tribunal,c'est qu'il reconnaisse dans son jugement le préjudice et son combat pour l'unité familiale,son combat pour la vérité,son combat pour Liliane Bettencourt",affirme Me Cédric Labrousse.

C'est à ce titre,disent-ils,qu'ils réclament "un euro" symbolique de dommages et intérêt.

Mais encore faut-il ne pas oublier de préciser,qu'à travers différents protocoles d'accord d'importantes sommes ont déjà été remboursées par plusieurs prévenus (comme François-Marie Banier ou l'entrepreneur Stéphane Courbit).

L'étrange suivi médical de la milliardaire

"Moins bien suivie que n'importe quel patient à Saint-Etienne"

Si dans cette famille l'argent ne fait visiblement pas le bonheur,il ne fait pas non plus la santé.

Liliane Bettencourt,femme la plus riche de France était "moins bien suivie que n'importe quel patient à Saint-Etienne",résume le professeur en neurologie Bernard Laurent (cité comme témoin par la défense),qui opère dans l'hôpital stéphanois.

Le défilé de médecins au chevet de la milliardaire n'a permis aucun suivi médical digne de ce nom,rendant impossible une analyse de l'évolution des troubles cognitifs.

Des IRM n'ont par ailleurs jamais été passées...

Etait-ce prémédité par certains prévenus (François-Marie Banier et Pascal Wilhelm ont dû répondre de ces soupçons) pour empêcher des expertises médicales qui les accuseraient d'abus de faiblesse ?

A partir de quelle période,la milliardaire qui se trouve aujourd'hui dans "un autre monde" "complètement à l'ouest psychologiquement" selon son tuteur,a-t-elle perdu la conscience de ses actes ?

Arrivait-elle à cacher ses troubles ?


Ces questions sont déterminantes dans ce procès.

Car pour juger d'abus de faiblesse,il faut que "la particulière vulnérabilité" de la personne soit connue des prévenus.

C'est sur ce point qu'ont insisté nombres d'avocats pour défendre leur client,tout en critiquant âprement l'expertise médicale menée par des spécialistes bordelais qui situe à septembre 2006 l'état de vulnérabilité de Liliane Bettencourt.

Eric Woerth à la cool



Eric Woerth devrait revenir à Bordeaux dans quelques jours dans le volet "trafic d'influence".

Ses jours de présence au procès se comptent sur les doigts de la main.

Mais à chaque fois,ses auditions ont fait doubler l'attrait médiatique.

La plaidoirie était toute trouvée pour son théâtral avocat Me Yves Le Borgne.

"Il fallait que ce dossier devienne un dossier d'Etat pour les fantasmes de je ne sais qui".

"Il fallait peut-être que le dossier ressemblât à autre chose que ce qu'il était vraiment tant il est savoureux,croustillant,qu'il y ait un nom qui surdimensionne le dossier".

Jamais,l'ancien ministre n'a semblé vraiment inquiété à la barre.

Poursuivi pour recel d'une somme d'argent qui lui aurait été remise par Patrice de Maistre alors qu'il était trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy,Eric Woerth a répondu en toute légèreté sur les "coïncidences troublantes" évoquées par le président du tribunal : "La vie est faite de coïncidences".

Interrogé sur l'argent donné à droite comme à gauche par André Bettencourt,le député de l'Oise s'est facilement détaché de la question : "je ne vais pas prendre sur mes épaules toute l'histoire des Bettencourt avec la vie politique alors que je suis certainement un des seuls qui ne le connaît pas".

Sans grande surprise,le procureur a requis la relaxe le concernant.

Mais avant le délibéré du 28 mai,l'ancien ministre devrait revenir dans un autre volet de l'affaire.

Celui pour trafic d'influence qui sera évoqué devant le tribunal de Bordeaux du 23 au 25 mars.

Patrice de Maistre (mis en examen pour trafic d'influence actif) est soupçonné d'avoir fourni un travail dans une société des Bettencourt à l'épouse d'Eric Woerth (mis en examen pour trafic d'influence passif) en échange d'une Légion d'honneur.



















le parisien

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 23 Mar - 2:03:20

Procès Bettencourt : Eric Woerth et Patrice de Maistre de retour à Bordeaux

Le volet pour "trafic d'influence" s'ouvre ce lundi.

Patrice de Maistre est soupçonné d'avoir fourni un travail dans une société des Bettencourt à l'épouse d'Eric Woerth en échange d'une Légion d'honneur




Un mois après,Eric Woerth retrouve le tribunal de Bordeaux.

Toujours dans le cadre du procès Bettencourt,mais dans un autre volet.


On les avait quittés le 25 février dernier,après cinq semaines d'audience dans le volet abus de faiblesse.

Eric Woerth et Patrice de Maistre sont de retour ce lundi au tribunal de Bordeaux,pour trois ou quatre jours.

Toujours dans le cadre du procès Bettencourt,mais cette fois-ci dans le volet "trafic d'influence".

Un emploi en échange d'une Légion d'honneur ?

En 2007,Eric Woerth et Patrice de Maistre se sont-ils mis d'accord sur une remise de la Légion d'honneur à l'ancien gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal en contrepartie d'un emploi pour la femme de l'ancien ministre dans une société des Bettencourt ?

Florence Woerth avait été recrutée à l'automne 2007 en qualité de "directeur,recherches et investissements" au sein de la société Clymène,société gérant les dividendes tirés par les Bettencourt du groupe L'Oréal,dont Patrice de Maistre était à l'époque le directeur général.



Patrice de Maistre en février lors du précédent épisode.

Si le parquet avait estimé qu'il n'y avait aucune preuve de "lien de cause à effet" entre cette Légion d'honneur (remise en janvier 2008 par Eric Woerth à Patrice de Maistre) et le recrutement de l'épouse de l'ancien ministre UMP,les juges avaient quant à eux,décidé de renvoyer les deux hommes pour trafic d'influence.

Patrice de Maistre,mis en examen pour trafic d'influence actif et Eric Woerth,mis en examen,pour trafic d'influence passif,encourent dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende,éventuellement assorties d'interdiction des droits civiques ou d'exercer une fonction publique.

Le retour des "coïncidences" ?

L'enquête avait démarré dans le sillage des enregistrements clandestins réalisés en 2009-2010 par l'ex-majordome de Liliane Bettencourt,Pascal Bonnefoy,où dans l'une des écoutes,Patrice de Maistre évoquait le recrutement de Florence Woerth.

Le dossier s'appuie aussi sur des échanges de correspondance entre les deux hommes,et d'apparentes contradictions dans leurs déclarations.

L'avocat d'Eric Woerth,Jean-Yves le Borgne,dénonce dans le procès à venir "le même processus mental abusif" qu'en février,qui lierait "concomitance et causalité",et voudrait "que la proximité de la Légion d'honneur à M. de Maistre et du recrutement à Mme Woerth implique qu'il y ait eu lien de causalité,combine à la clef".

Déjà lors du précédent épisode,l'ancien ministre UMP,qui était poursuivi pour recel d'une somme d'argent qui lui aurait été remise par Patrice de Maistre alors qu'il était trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy,avait évoqué "une vie faite de coïncidences" pour répondre des dates concomitantes entre les rendez-vous entre les deux hommes et des retraits d'argent en Suisse.

Dans ce volet,le parquet a requis la relaxe pour l'ancien ministre qui n'avait guère été inquiété à la barre et trois ans de prison,dont 18 mois avec sursis,contre Patrice de Maistre.

Le jugement pour "abus de faiblesse" sera rendu le 28 mai.


























sud ouest

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mar 24 Mar - 18:59:49

Deuxième procès Bettencourt : Florence Woerth vit ça "comme une insulte"

Florence Woerth,dont l'embauche au sein d'une société des Bettencourt est au coeur de ce nouveau procès,a témoigné ce mardi matin au tribunal de Bordeaux



Florence Woerth à son arrivée mardi au tribunal de Bordeaux.

Acte 2,jour 2.

Après le focus lundi sur la Légion d'honneur remise à Patrice de Maistre,place ce mardi à l'examen des conditions d'embauche de Florence Woerth,épouse de l'ancien ministre du Budget.

C'est son recrutement en 2007 dans une société des Bettencourt dont Patrice de Maistre était le directeur général et l'attribution quelques semaines plus tôt de la Légion d'honneur à ce même Patrice de Maistre qui ont conduit au retour des deux hommes au tribunal de Bordeaux,où ils sont jugés cette fois-ci pour "trafic d'influence".

Y a-t-il eu négociation entre Patrice de Maistre et Eric Woerth ?

Un emploi en échange d'une Légion d'honneur ?


Lundi,Eric Woerth avait assuré que cette "histoire" de Légion d'honneur était une "histoire banale" d'un homme qui avait "le profil" pour recevoir cette distinction.

Ce mardi,la défense s'emploie à démontrer que l'embauche de Florence Woerth n'était pas un recrutement de complaisance.

Et que non,contrairement à ce qu'il disait lui-même à Liliane Bettencourt en juin 2010 (propos révélés par les enregistrements clandestins),Patrice de Maistre n'a pas recruté "la femme de" à la demande du ministre pour lui "faire plaisir".

Eric Woerth lui a certes parlé de la carrière de son épouse,mais non,affirme l'ancien gestionnaire de fortune,l'ex-ministre ne lui a rien suggéré...

"Très insultant" pour Florence Woerth

Elle parle vite,et avec aisance.

Après un petit loupé en prêtant serment,Florence Woerth a égrené son parcours,sa carrière (maîtrise,HEC,passage chez Rotschild,grands portefeuilles de la Caisse d'Epargne etc.) avant d'arriver sur le recrutement qui l'amène ce mardi à témoigner au tribunal de Bordeaux.

"Ça n'a jamais été la motivation financière" qui l'a guidée vers une société des Bettencourt "mais plutôt l'intérêt du poste".

Quand il est question de son licenciement,dernière au courant

Celle "qui se trouve un peu femme de ministre" selon les mots de Patrice de Maistre captés dans des enregistrements clandestins,a décrit un quotidien professionnel difficile quand on est l'épouse d'une personnalité politique.

Quand elle a connu celui qui allait être son mari en 1977,explique-t-elle,"je ne savais pas ce qu'il allait devenir",sinon peut-être aurait-elle choisi de garder son nom de jeune fille.

Car aujourd'hui,"voir que je puisse être l'objet d'un troc","je prends ça comme une insulte".

"Ma liberté,il (Eric Woerth) la connaît.

Je ne me suis jamais mêlé de sa vie politique et lui n'était jamais présent dans ma vie professionnelle

S'il en avait été autrement,je ne pense pas que notre couple aurait tenu".

Pour Florence Woerth,l'objet de ce procès est "très insultant".

Puis s'installe le malaise dans la salle d'audience,quand le président du tribunal rappelle devant les trois intéressés qu'en 2010,dans des enregistrements clandestins,Patrice de Maistre qualifiait Florence Woerth de "petite carriériste".

Parce qu'elle allait entrer au conseil de surveillance chez Hermès en le mettant "devant le fait accompli" ?

Et/ou parce qu'il ne supportait pas qu'elle soit décrite dans les médias comme "gestionnaire de fortune" de Liliane Bettencourt alors que c'était son poste à lui ?


Quoiqu'il en soit,au moment de parler de son licenciement (ces deux raisons ont été exposées) Patrice de Maistre ira d'abord informer son ministre de mari avant même d'en parler avec elle...

Finalement,avec les révélations des enregistrements,Florence Woerth,qui regrettait par ailleurs un manque d'autonomie dans son poste,démissionnera le 28 juin 2010.

Les conditions d'embauche

Embauche en dehors du circuit établi avec un cabinet de recrutement,salaire un peu plus important que prévu,CV pas vraiment adapté au profil recherché (quelqu'un de jeune,3 à 5 ans d'expérience) : point par point,la défense de Patrice de Maistre et Eric Woerth est revenue sur ces éléments jugés à charge par les juges d'instruction dans ce dossier.

Florence Woerth venait d'avoir une promotion chez son précédent employeur,elle avait d'autres propositions extérieures,une autre candidate expérimentée avait été reçue,un jeune postulant était sur le point d'être embauché mais les questions de salaire avaient bloqué : autant d'arguments qui, pour les avocats de Patrice de Maistre et Eric Woerth,sont des preuves d'un recrutement presque classique.

Les deux hommes encourent jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende éventuellement assortis d'interdiction des droits civiques ou d'exercer une fonction publique.





















sud ouest




_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Jeu 23 Avr - 9:57:34

Une amie et une ex-employée de Liliane Bettencourt mises en examen

Accusées de mensonges par François-Marie Banier,une amie de longue date de Liliane Bettencourt et Dominique Gaspard,une de ses anciennes femmes de chambre ont été mises en examen mercredi.


Lucienne de Rozier,une amie de longue date de Liliane Bettencourt et Dominique Gaspard,une de ses anciennes femmes de chambre ont été mises en examen mercredi pour faux témoignage à Paris,dans l'information judiciaire instruite à Paris par le juge Roger Le Loire.

Mardi,c'est l'ancienne secrétaire particulière de l'héritière de L'Oréal,Christiane Djenane,qui avait été mise en examen du même chef,cinq mois après que des poursuites similaires eurent été lancées contre l'ancienne comptable de la milliardaire,Claire Thibout.

Le témoignage de cette dernière,au service de Liliane Bettencourt de 1995 à 2008,a pesé dans l'enquête pour déterminer si son entourage avait pu profiter de l'état de vulnérabilité de la milliardaire.

Elle a réitéré ses accusations lors du procès pour abus de faiblesse qui s'est tenu à Bordeaux en début d'année,et dont le délibéré est attendu le 28 mai.

Accusées de mensonges par Banier et Maistre

A l'origine de la procédure parisienne,une plainte pour faux témoignage lancée en 2012 contre plusieurs personnes,dont Mmes Thibout,Djenane,Gaspard et de Rozier,par le photographe François-Marie Banier,un proche de Liliane Bettencourt.

L'ex-gestionnaire de fortune de la milliardaire,Patrice de Maistre,avait engagé une procédure similaire.

Dans sa plainte, que l'AFP a consultée,le photographe accusait Mmes Gaspard et de Rozier de plusieurs mensonges dans des attestations et lors de dépositions le mettant en cause.

En février,le ministère public a notamment requis trois ans de prison ferme et 375.000 euros d'amende contre François-MarieBanier au cours du procès du volet «abus de faiblesse» à Bordeaux.

Trois ans d'emprisonnement,dont 18 mois avec sursis,et 375.000 euros d'amende ont été requis contre Patrice de Maistre.























le parisien

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Jeu 28 Mai - 21:58:43

Procès Bettencourt : Woerth relaxé,prison ferme pour Banier et de Maistre

Les avocats de François-Marie Banier et Patrice de Maistre ont d'ores et déjà annoncé qu'ils feront appel




Banier a été condamné à trois ans de prison,dont six mois avec sursis,350.000 euros d'amende et 158 millions d'euros de dommages-intérêts.

On avait encore en tête l'image d'un François-Marie Banier qui,lors des tous premiers jours de procès,affichait un grand sourire et prenait volontiers la pause.

L'ex-confident de la milliardaire Liliane Bettencourt,qui était jugé pour avoir profité de la vulnérabilité de sa richissime amie à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros,a voulu cette fois-ci esquiver au maximum les photographes.

François-Marie Banier,qui avait tenté de jouer la carte de la victime lors du procès,regrettant de ne pas avoir assez refusé de cadeaux à Liliane Bettencourt parce que "ça la rendait furieuse",n'a pas réussi à convaincre le tribunal.

Celui qui avait été qualifié de gourou par le procureur lors des réquisitions,a été condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis,35 000 euros d'amende et 158 millions d'euros de dommages-intérêts à l'héritière de L'Oréal.

Regrettant que le tribunal de Bordeaux n'ait "retenu que les éléments à charge",alors que des témoins ont entre temps été mis en examen pour faux témoignages dans une procédure distincte à Paris,ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel.

Idem du côté de Patrice de Maistre.

"A Bordeaux,on s'attendait au pire",a réagi son avocate Me Jacqueline Laffont.

L'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a écopé de trente mois de prison,dont douze avec sursis 250 000 euros d'amende et le versement de 12 millions d'euros de dommages et intérêts à son ancienne employeur.



Patrice de Maistre (au fond) lors de son arrivée au tribunal de Bordeaux jeudi.

Son successeur comme homme de confiance auprès de la milliardaire a lui aussi été condamné à de la prison ferme.

Alors que le parquet avait requis la relaxe,l'avocat Pascal Wilhelm s'est vu infliger 30 mois de prison dont un an avec sursis et 250 000 d'amende.

Avec Carlos Vejarano,ex-gestionnaire de l'île d'Arros,absent pour raisons de santé lors du procès,ils sont donc quatre à avoir été condamnés à de la prison ferme.

Trois autres personnes,dont le compagnon de François-Marie Banier,Martin d'Orgeval ont été condamnés à de la prison avec sursis.

Absent lors du jugement sa présence avait déjà été épisodique lors du premier procès,Eric Woerth est le seul rescapé.

L'ancien ministre a été relaxé aussi bien dans le volet pour "abus de faiblesse" que dans celui pour "trafic d'influence".

Car s'il peut y avoir des "suspicions","la démonstration" n'a pu en être faite,a fait valoir le président du tribunal Denis Roucou.



Le président du tribunal Denis Roucou.

Le jugement pour "abus de faiblesse" fait 282 pages.


Le jugement

Dans le volet "abus de faiblesse"

François-Marie Banier,"confident" de la milliardaire,a été condamné à trois ans de prison dont 6 mois avec sursis 350 000 euros d'amende et 158 millions d'euros de dommages-intérêts à Liliane Bettencourt.

Martin d'Orgeval,le compagnon de François-Marie Banier,a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 150 000 euros d'amende.

Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,a été condamné à 30 mois de prison dont 12 mois avec sursis et 250 000 euros d'amende.

Carlos Vejarano,ex-gestionnaire de l'île d'Arros,a été condamné à 18 mois de prison dont 9 avec sursis et 250 000 euros d'amende.

Jean-Michel Normand,un des notaires de Liliane Bettencourt,a été condamné à 12 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d'amende.

Pascal Wilhelm,avocat et successeur de Patrice de Maistre comme homme de confiance,a été condamné à 30 mois de prison dont 12 mois avec sursis et 250 000 euros d'amende.

Patrice Bonduelle,un ancien notaire de Liliane Bettencourt,a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 80 000 euros d'amende.

L'investisseur Stéphane Courbit a été condamné à 250 000 euros d'amende.

L'ancien ministre Eric Woerth est relaxé.

Concernant l'ancien infirmier de Liliane Bettencourt,Alain Thurin,qui avait tenté de se suicider la veille de l'ouverture du procès,le tribunal demande un renvoi au 5 octobre 2015 avec Patrice Bonduelle et Pascal Wilhelm.

S'agissant de l'infraction de complicité d'abus de faiblesse qui leur est reproché,le tribunal estime nécessaire de les juger tous trois ensemble sur ce point.

A titre de peine complémentaire,le tribunal ordonne la confiscation des scellés et de l'ensemble des biens saisis.

Dans le volet "trafic d'influence" :

Relaxe pour Eric Woerth et Patrice de Maistre.

















sud ouest





_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Sam 6 Juin - 1:28:46

Affaire Bettencourt : l'acte 3 s'ouvre lundi devant le tribunal de Bordeaux

La magistrate de Nanterre Isabelle Prévost Desprez,soupçonnée de "violation du secret professionnel",devra s'expliquer sur des "fuites" recueillies par des journalistes du Monde




Isabelle Prévost-Desprez devait juger le photographe François-Marie Banier pour "abus de faiblesse".

Elle comparaît finalement devant le tribunal correctionnel de Bordeaux


Lundi,s'ouvre à Bordeaux le troisième volet de l'affaire Bettencourt,dossier judiciaire hors norme.

Cette fois,c'est la magistrate de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez,55 ans,soupçonnée de "violation du secret professionnel",qui est jugée par ses pairs.

Pendant deux jours,elle devra s'expliquer devant le tribunal correctionnel sur des "fuites" recueillies par deux journalistes du Monde,Gérard Davet et Jacques Follorou,concernant en particulier une perquisition effectuée au domicile de Liliane Bettencourt,le 1er septembre 2010 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Une perquisition et des "fuites"

La magistrate,qui devait juger le photographe François-Marie Banier pour "abus de faiblesse" au détriment de la milliardaire,avait ordonné cette perquisition dans le cadre d'un complément d'information dont elle s'était auto-saisie, en juillet 2010.





















sud ouest


_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 8 Juin - 9:07:33

Affaire Bettencourt : la juge Prévost-Desprez au tribunal

La magistrate de Nanterre (Hauts-de-Seine) est soupçonnée d'être à l'origine de fuites dans la presse quand elle s'occupait du dossier d'abus de faiblesse.




L’audience est déterminante pour les suites de la carrière professionnelle de la juge Isabelle Prévost-Desprez.

Le fait est assez rare.

Aujourd'hui et demain,les magistrats du tribunal correctionnel de Bordeaux (Gironde) doivent juger l'une des leurs.

La juge Isabelle Prévost-Desprez,vice-présidente au tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) comparaît pour violation du secret professionnel,dernier procès de la saga Bettencourt.

La justice reproche à cette magistrate de 55 ans,spécialiste des affaires financières,d'avoir renseigné deux journalistes du « Monde » à l'époque où elle devait juger le photographe François-Marie Banier pour abus de faiblesse au détriment de la milliardaire,affaire sensible dépaysée ensuite à Bordeaux.

L'enquête fait suite à une plainte de l'avocat de Liliane Bettencourt,mécontent de découvrir dans l'édition du 2 septembre 2010 un article très documenté sur la perquisition qui venait d'avoir lieu au domicile de l'héritière de L'Oréal.

Des contacts avec de nombreux journalistes

La justice n'a pas lésiné sur les moyens pour identifier la source des deux journalistes,épluchant les factures du téléphone d'Isabelle Prévost-Desprez.

Une piste que l'avocat de Liliane Bettencourt avait suggérée en rappelant que l'ancienne juge d'instruction du pôle financier avait coécrit un ouvrage avec l'un des auteurs de l'article au titre prémonitoire : « Une juge à abattre ».

L'enquête a établi qu'Isabelle Prévost-Desprez,habituée des dossiers médiatiques,entretenait des contacts avec de nombreux journalistes.

Après avoir écarté toutes les sources potentielles le parquet,la police,les greffières,les enquêteurs considèrent que la juge de Nanterre a tout lieu d'être la « gorge profonde » de nos confrères,ce qu'elle conteste.

L'enquête pointe notamment ces deux SMS envoyés par la magistrate à l'un des auteurs de l'article le jour même de la perquisition.

La défense d'Isabelle Prévost-Desprez a soulevé que les moyens employés pour instruire cette plainte esquintaient le principe du secret des sources des journalistes.

« Impératif prépondérant d'intérêt public »,a balayé la cour d'appel de Bordeaux.

Selon son avocat,Me François Saint-Pierre,la juge aborde cette audience déterminante pour son avenir professionnel avec « une certaine anxiété,comme toute personne dans sa situation ».





















le parisien

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 8 Juin - 22:43:26

Affaire Bettencourt : la juge Prévost-Desprez nie avoir violé le secret professionnel

La juge Isabelle Prévost-Desprez a nié lundi,au premier jour de son procès à Bordeaux (Gironde),avoir violé le secret professionnel dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt,dont elle fut un acteur-clé avant d'en être dessaisie avec le dépaysement du dossier loin de Nanterre (Hauts-de-Seine).




La présidente de la 15e chambre correctionnelle de Nanterre est notamment soupçonnée d'avoir divulgué,dans des échanges téléphoniques,les détails d'une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt le 1er septembre 2010.

Une perquisition dont elle avait la charge et qui était relatée le jour même dans «Le Monde» par le journaliste Jacques Follorou,avec qui la magistrate avait co-signé quelques mois plus tôt un livre : «Une juge à abattre».

Isabelle Prévost-Desprez,55 ans,«conteste absolument» avoir commis un tel délit,passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.

Elle maintient n'avoir eu que des «discussions personnelles» avec Jacques Follorou,«un ami» de longue date,ou avec de nombreux autres journalistes.

L'enquête avait bien identifié des SMS échangés avec M. Follorou au début de la perquisition sans pouvoir établir le contenu de ces messages,dont rien ne prouve formellement qu'ils soient à l'origine des «fuites».

Des investigations moins poussées sur d'autres SMS

Le président du tribunal correctionnel de Bordeaux,Denis Roucou,s'est d'ailleurs intéressé à d'autres SMS.

Comme celui envoyé,peu après le début de la perquisition,par l'infirmier de Liliane Bettencourt,Alain Thurin poursuivi pour abus de faiblesse au détriment de la milliardaire dans un autre volet de l'affaire à Marion Bougeard «conseil en communication» de l'héritière de L'Oréal qui gérait alors ses relations avec la presse.

Et Denis Roucou de déplorer que les investigations n'aient pas été aussi poussées sur ces SMS d'Alain Thurin que sur ceux de Mme Prévost-Desprez...

Pour expliquer les poursuites à son encontre,la juge et deux témoins cités par sa défense ont longuement évoqué lundi «l'ambiance délétère» qui régnait en 2010 aux TGI et Parquet de Nanterre.

Une lutte d'influence menée par certains magistrats,le procureur Philippe Courroye en tête,contre leurs collègues du siège,motivée par des amitiés politiques coupables,selon Mme Prévost-Desprez.

Nanterre,«théâtre d'intrigues incessantes»

Appelé à témoigner par la défense,Benjamin Blanchet,substitut du procureur Courroye en 2010,a comparé le TGI à «un théâtre d'intrigues incessantes» où lui-même était considéré comme un traître» pour ses bonnes relations avec Mme Prévost-Desprez.

Il a affirmé «solennellement» n'avoir «jamais été témoin de la commission par Mme Prévost-Desprez du moindre manquement».

La procédure contre la juge est née d'une plainte pour «violation du secret professionnel» déposée par Me Georges Kiejman,alors avocat de Liliane Bettencourt.

Pour Mme Prévost-Desprez et son conseil,Me François Saint-Pierre,il ne fait aucun doute que cette plainte était une tentative de «déstabilisation» de la magistrate visant à «l'évincer» d'un dossier politiquement sensible.

L'enquête s'intéressait alors aux liens éventuels entre la milliardaire et le financement de l'UMP,parti du président alors en exercice,Nicolas Sarkozy.

L'ex-chef de l'État,soupçonné d'abus de faiblesse dans un autre volet du dossier,a bénéficié d'un non-lieu en 2013.

«L'empêcher d'aller jusqu'au bout»

«La plainte visait à l'empêcher par tous les moyens d'aller jusqu'au bout»,a assuré pour la Défense Bruno Houssa juge assesseur de Mme Prévost-Desprez à Nanterre.

«Me Kiejman n'a pas agi dans l'intérêt de sa cliente»,a renchéri Isabelle Prévost-Desprez,invitée à préciser les motifs de l'ancien conseil de Mme Bettencourt,par Benoît Ducos-Ader,aujourd'hui avocat de la milliardaire,âgée de 92 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Dès le lendemain de la plainte de Me Kiejman,le procureur Courroye diligentait une enquête pour trouver la source des «fuites» publiées par «Le Monde».

En guerre ouverte avec son ancien collègue du pôle financier de Paris,la juge a dénoncé les forts soutiens politiques de Philippe Courroye dont il se prévalait alors en évoquant sa prochaine nomination au poste de procureur de Paris.

Il avait donc tout intérêt à bloquer les «investigations dangereuses» autour de la fortune de Liliane Bettencourt et du financement du parti de Nicolas Sarkozy,selon la juge.

Ces investigations ont finalement abouti après le dépaysement en novembre 2010 de l'affaire à Bordeaux,loin des passions de Nanterre.

Le procès doit reprendre mardi à 9h30 avec le réquisitoire et les plaidoiries




















le parisien

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Jeu 16 Juil - 19:49:02

Bettencourt : le parquet de Bordeaux fait appel de la relaxe de la juge Prévost-Desprez

Jugée pour "violation du secret professionnel",la magistrate avait été relaxée en début de mois




Le procès de la juge s'était tenu dès début juin à Bordeaux.

Le parquet a annoncé ce jeudi avoir fait appel de la relaxe de la juge Isabelle Prévost-Desprez prononcée le 2 juillet par le tribunal correctionnel de Bordeaux.

La magistrate de Nanterre avait été jugée pour "violation du secret professionnel" durant l'enquête sur l'affaire Bettencourt.

Le tribunal avait estimé ne pas disposer de "preuves suffisantes" contre la juge,soupçonnée d'avoir révélé les détails d'une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt,héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal,le 1er septembre 2010,à un journaliste du quotidien Le Monde.

A l'audience,début juin,le ministère public avait conclu à la "faute déontologique" d'Isabelle Prévost-Desprez et requis une peine de 5 000 euros d'amende.





















sud ouest

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 28 Sep - 15:34:56

Affaire Bettencourt : nouvelle mise en examen pour la comptable Claire Thibout

L'ancienne comptable de la milliardaire Liliane Bettencourt,Claire Thibout,a été de nouveau mise en examen jeudi pour faux témoignage aggravé.




Claire Thibout,l'ancienne comptable de la milliardaire Liliane Bettencourt,a été de nouveau mise en examen jeudi pour faux témoignage aggravé.

Ses accusations avaient pesé dans l'enquête sur l'abus de faiblesse dont a été victime l'héritière de L'Oréal.

Sept personnes ont été condamnées en première instance,dont l'artiste François-Marie Banier,le gestionnaire de fortune de la milliardaire,Patrice de Maistre,et l'avocat Pascal Wilhelm.

Le procès en appel est prévu au printemps 2016.

Claire Thibout avait déjà été mise en examen pour faux témoignages en novembre 2014 par le juge Roger Le Loire,qui avait passé au crible ses dizaines d'heures d'auditions,pointant des contradictions de dates et de circonstances.

Connues d'eux,ces contradictions n'avaient pas porté à conséquence aux yeux des juges bordelais en charge de l'enquête pour abus de faiblesse.

Cette fois,selon une source proche du dossier,Roger Le Loire a assorti cette incrimination de faux témoignages d'un facteur aggravant : le fait qu'ils aient effectués en contrepartie d'argent,à savoir un don et un prêt effectués par la fille de Liliane Bettencourt Françoise Meyers-Bettencourt.

Soupçonnée d'avoir menti pour de l'argent

L'avocat de Claire Thibout,Antoine Gillot,juge «incompréhensible et choquante» cette nouvelle mise en examen de sa cliente,«coupable de rien,sinon d'avoir témoigné pour dire la vérité».

Cette mesure signifie que «le juge d'instruction soupçonne Claire Thibout,non seulement d'avoir menti,mais de l'avoir fait pour de l'argent».

Evoquant une indemnité de 400.000 euros que Françoise Meyers-Bettencourt a versée à sa cliente,il évoque un règlement consécutif au licenciement de sa cliente et rappelle que «les juges d'instruction de Bordeaux ont prononcé» à ce sujet «une ordonnance de non-lieu qui n'a pas été frappée d'appel».

En ce qui concerne un prêt de 300.000 euros consenti par Françoise Meyers-Bettencourt à Claire Thibout,«l'enquête qu'avait cru bon d'ouvrir le parquet de Bordeaux a abouti à un classement sans suite,ajoute l'avocat.

«Même si son jugement a été frappé d'appel,le tribunal correctionnel de Bordeaux a sévèrement condamné MM. Banier et Maistre et consorts au terme d'une décision particulièrement motivée,qui s'appuie pour une large part sur les témoignages des membres du personnel,et notamment celui de Claire Thibout»,rappelle t-il encore.

Outre Claire Thibout,Roger Le Loire a mis en examen pour faux témoignages plusieurs anciens employés de Liliane Bettencourt.


















le parisien

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Sam 3 Oct - 15:59:18

Affaire Bettencourt : information judiciaire ouverte pour «subornation de témoin»

L'affaire Bettencourt risque de connaître de nouveaux développements judiciaires.

Une information pour «subornation de témoin» a été ouverte cet été par le parquet de Paris qui conduit l'enquête.

Françoise Meyers-Bettencourt,la fille de Liliane Bettencourt,pourrait être visée par cette procédure.




Françoise Meyers-Bettencourt (à droite),la fille de Liliane Bettencourt (à gauche),pourrait être visée par une nouvelle procédure judiciaire.

La saga judiciaire Bettencourt est loin d'être terminée.

Selon une information du journal le Monde,le parquet de Paris a ouvert durant l'été une information judiciaire pour « subornation de témoin » visant implicitement la fille de Liliane Bettencourt,Françoise Meyers-Bettencourt.

Cette dernière est soupçonnée par un juge d’avoir fait pression afin d’obtenir,moyennant finances,le témoignage de cinq employés au service de sa mère,déjà poursuivis pour «faux témoignages».

Les témoignages recueillis avaient contribué à la tenue du «procès pour «abus de faiblesse» qui s’est tenu en février,à Bordeaux,et permis la condamnation prononcée le 28 mai de sept prévenus»,souligne le Monde.

Parmi ceux-ci,le photographe François-Marie Banier.

Condamné à trois ans de prison,dont six mois avec sursis,350 000 euros d’amende et 158 millions d’euros de dommages et intérêts (jugement dont il a fait appel).

Le photographe a toujours soupçonné Françoise Meyers-Bettencourt d'avoir été à l'origine d'une manipulation visant à faire «le ménage » dans l’entourage de sa mère,utilisant ainsi une série de témoignages d’anciens employés de la maison Bettencourt pour l'accabler lui et d’autres personnes proches de la vieille milliardaire.

Un procès en appel prévu en mai prochain

L'ouverture de cette nouvelle procédure devrait donc permettre de relancer les investigations sur cet aspect particulier d'une affaire aux nombreuses ramifications.

Sept prévenus condamnés fin mai par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt seront rejugés en appel du 10 au 27 mai 2016,a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Hormis l'entrepreneur audiovisuel Stéphane Courbit,condamné à 250 000 euros d'amende pour «abus de faiblesse» sur la milliardaire,toutes les personnes condamnées,jugées de fin janvier à fin février à Bordeaux,avaient fait appel.

















le parisien

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 5 Oct - 18:16:13

Bordeaux : l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt comparaît devant ses juges

Alain Thurin,65 ans,avait tenté de se suicider en début d'année.

Très affaibli,il comparaît à partir de ce lundi au tribunal de Bordeaux.




Alain Thurin,placé "sous médication anxiolytique",marche avec difficulté et n'a pas souhaité s'exprimer devant les journalistes.

Alain Thurin,ex-infirmier de Liliane Bettencourt,qui avait tenté de se suicider à la veille du retentissant procès tenu à Bordeaux en début d'année,est apparu lundi très affaibli devant le tribunal correctionnel.

Finalement jugé apte à comparaître,Alain Thurin doit répondre du chef d'abus de faiblesse sur la milliardaire,aujourd'hui âgée de 92 ans et sous tutelle,et complicité de ce même délit.

Il est notamment accusé d'avoir obtenu d'elle "d'être bénéficiaire par testament d'une somme de dix millions d'euros",un legs qu'il dit avoir refusé.

L'infirmier,âgé de 65 ans,s'est présenté très diminué et affaibli devant les juges du tribunal correctionnel de Bordeaux,entouré et soutenu par son épouse,sa fille,et son conseil,l'avocat parisien Me Benoît Chabert.

Alain Thurin,placé "sous médication anxiolytique",marche avec difficulté et n'a pas souhaité s'exprimer devant les journalistes,déclarant simplement lors d'une suspension de séance : "Je ne maîtrise pas la situation judiciaire".

Difficultés de mémoire

Avant sa venue à la barre,son avocat a produit un rapport médical décrivant les séquelles de son suicide manqué,et notamment ses difficultés de mémoire.

Et c'est assis que Alain Thurin a dû répondre aux questions du président Denis Roucou d'une voix hésitante et à peine audible.

François-Marie Banier : "je ne pouvais pas le sentir"

Placé en famille d'accueil après une enfance difficile,marqué par la naissance d'un fils autiste dont il s'est beaucoup occupé,Alain Thurin a effectué une carrière d'infirmier à l'Assistance Publique.

Jusqu'à sa retraite,dont il ne se rappelle plus la date...

Viendront ensuite,à partir de 2007,les années passées au service de "Madame",Liliane Bettencourt.

De l'ex-confident de la milliardaire,le photographe François-Marie Banier,condamné en première instance à Bordeaux à trois ans de prison dont six mois avec sursis pour abus de faiblesse et escroquerie sur la vieille dame,l'infirmier lâche : "Je ne pouvais pas le sentir".

"Madame était fatigable

Il (Banier) lui bouffait toute son oxygène",assure-t-il.

Quant aux raisons qui avaient poussé Alain Thurin à installer "un transat à côté du lit de Madame",alors qu'il avait une chambre assignée dans l'hôtel particulier des Bettencourt,il explique : "Madame n'avait pas la voix assez forte,on ne pouvait pas l'entendre.

Elle s'agitait la nuit et était déjà tombée.


















sud ouest

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 26 Oct - 19:24:47

«Abus de faiblesse» sur Liliane Bettencourt : l'ex-infirmier Alain Thurin relaxé

Le tribunal correctionnel de Bordeaux (Gironde) a prononcé ce lundi la relaxe d'Alain Thurin,l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt,qui avait été jugé début octobre pour «abus de faiblesse».




Bordeaux (Gironde),le 6 octobre.

Le tribunal correctionnel a prononcé lundi 26 octobre la relaxe d'Alain Thurin,l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt qui était jugé pour «abus de faiblesse».


Il était soupçonné d'avoir tenté d'obtenir frauduleusement un legs de 10 M€ de la milliardaire,héritière du groupe L'Oréal.

Alain Thurin,65 ans,pour lequel même l'accusation avait requis la relaxe faute de «suffisamment d'éléments de preuve»,s'était défendu à son procès d'avoir jamais voulu ce legs de sa richissime employeuse, dont il était très proche.

«Aucun témoignage ni élément matériel ne permet d'attester la volonté du prévenu de s'accaparer les biens de Liliane Bettencourt»,a déclaré le président du tribunal,Denis Roucou,en lisant le jugement.

«En conséquence,la relaxe peut être prononcée»,a-t-il conclu.

Le tribunal a également prononcé la relaxe pour ses coprévenus,Pascal Wilhelm et Patrice Bonduelle.

Ces anciens mandataire et notaire de Liliane Bettencourt étaient jugés pour complicité.

Ces relaxes mettent fin au quatrième chapitre du feuilleton judiciaire Bettencourt.

Il avait tenté de se suicider en janvier

Dans ce volet,Alain Thurin avait été jugé distinctement du procès-fleuve de janvier-février 2015,car il avait tenté de se suicider à la veille de ce procès.

Quand il a finalement comparu début octobre,l'ex-infirmier,placé sous médication anxiolytique,est apparu très affaibli.

Les sept principaux prévenus de ce procès doivent être rejugés en appel du 10 au 27 mai prochain.

En première instance,certains d'entre eux ont été condamnés à de la prison ferme et à des dommages et intérêts se chiffrant en dizaines de millions d'euros.

Parmi eux figure François-Marie Banier,l'ex-confident de la milliardaire.

Le photographe avait été condamné à trois ans de prison,dont six mois avec sursis.

Quant à l'ex-gestionnaire de fortune Patrice de Maistre,il a écopé de 30 mois de prison,dont un an avec sursis.

Pascal Wilhelm avait également été condamné à 30 mois de prison,dont un an avec sursis. Patrice Bonduelle avait,quant à lui,écopé de six mois de prison avec sursis.

Un prochain volet,dit des «écoutes»,doit être jugé à Bordeaux la semaine prochaine,avec pour prévenus l'ex-majordome de Liliane Bettencourt,Pascal Bonnefoy,auteur d'enregistrements clandestins au domicile de la milliardaire à l'origine de l'affaire.

Cinq journalistes du Point et de Mediapart seront également jugés pour en avoir publié des extraits de ces enregistrements.



















le parisien

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Jeu 29 Oct - 21:01:34

Patrice de Maistre transige avec les Bettencourt

L'ancien gestionnaire de fortune a trouvé un accord avec la famille de Liliane Bettencourt




Patrice de Maistre en janvier lors du volet pour "abus de faiblesse".

Patrice de Maistre,l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt condamné au mois de mai dernier à 30 mois de prison dont 10 avec sursis et 250 000 € d'amende pour abus de faiblesse est parvenu à un accord avec la famille de la milliardaire.

L'information vient d'être rendue publique sous la forme d'un communiqué laconique rédigé par Maxime de Guillenchmidt,l'avocat de Patrice de Maistre et Me Benoit Ducos-Ader,Me Arnaud Dupin et Me Didier Martin,conseils respectifs de Liliane Bettencourt et de Françoise Bettencourt-Meyers et ses enfants.

« A la suite de discussions initiées par Olivier Pelat,représentant Madame Liliane Bettencourt lors de l'exécution du jugement du 28 mai 2015 du tribunal correctionnel de Bordeaux et compte tenu de la volonté de Patrice de Maistre de tourner définitivement la page de l'affaire Bettencourt,une issue transactionnelle a pu être trouvé » indique le communique de presse sans préciser les modalités d'un l'accord.

Concrètement,cela signifie que Patrice de Maistre renonce à faire appel du jugement qui l'avait condamné et abandonne toutes les procédures annexes qu'il avait intentées.

Le parquet général se désistant lui aussi de son appel sa condamnation devient définitive.

Apres l'industriel Stephane Courbit,l'ancien gestionnaire de fortune est le deuxième protagoniste du dossier à avoir transigé avec la famille Bettencourt.

















sud ouest

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mer 4 Nov - 15:13:24

Procès des "écoutes" Bettencourt : "Je ne comprends pas ce que nous faisons ici"

Les journalistes Fabrice Arfi,Fabrice Lhomme et Hervé Gattegno,jugés à Bordeaux pour atteinte à la vie privée,ont défendu la publication d'extraits des enregistrements clandestins




Fabrice Arfi et Edwy Plenel,de Mediapart,à leur arrivée mardi matin au tribunal de Bordeaux.

C'est le quatrième et dernier volet de la tentaculaire affaire dite Bettencourt.

Du mardi 3 au jeudi 5 novembre,six prévenus sont jugés pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" par le tribunal correctionnel de Bordeaux dans l'histoire des enregistrements clandestins.

Ceux-là mêmes qui ont servi à la justice pour faire condamner pour abus de faiblesse des proches de l'héritière de L'Oréal (certains ont fait appel)...

Pascal Bonnefoy,l'ex-majordome de la milliardaire,comparaît pour avoir réalisé les enregistrements,et cinq journalistes (Fabrice Arfi - mediapart,Farbrice Lhomme - ex-mediapart,Edwy Plenel directeur de la publication de Mediapart,Hervé Gattegno ex-Le Point et Franz-Olivier Giesbert ex-directeur de la publication du Point) pour les avoir publiés.



Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme.

Mardi après-midi : "Ne pas publier aurait été une erreur"

Appelés tour à tour la barre,les journalistes Hervé Gattegno (ex-Le Point,aujourd'hui rédacteur en chef à Vanity Fair),Fabrice Lhomme (ex-Mediapart,aujourd'hui au Monde) et Fabrice Arfi (Mediapart) ont défendu la publication d'extraits des enregistrements clandestins effectués au domicile de Liliane Bettencourt.

"Sans la publication de ces extraits,cette affaire n'aurait jamais existé.

Et votre tribunal n'aurait pas été amené à prononcer des condamnations sévères.

La presse a joué un rôle majeur",estime Fabrice Lhomme.

Avant la publication de certains enregistrements,"nous étions face à un mur de démentis",retrace Fabrice Arfi.

"Au début,on était dans une affaire contre Mediapart".

Les écoutes publiées (et sélectionnées par la rédaction) ont "commencé à mettre tout le monde d'accord sur l'authenticité des informations.

C'est à partir de là qu'il y a eu une forme d'emballement médiatique",argumente le journaliste.

Poursuivi comme ses confrères pour atteinte à l'intimité de la vie privée,Fabrice Lhomme juge "impossible de parler de cette affaire sans parler de l'état de santé de Madame Bettencourt".

C'est sur la base de la vulnérabilité de l'héritière de L'Oréal que des condamnations ont été prononcées en mai dans le volet "abus de faiblesse".

"Après,il faut savoir comment on en parle.

Il ne s'agit pas d'écrire de manière voyeuriste",poursuit Fabrice Lhomme.

"Nous avions très bien conscience" qu'en révélant certaines parties des écoutes,des éléments de la vie personnelle de la milliardaire ressortaient.

"Mais comment faire autrement ?",demande Hervé Gattegno.

"C'est le point de départ" des faits dont elle a été victime.

C'était son principal critère de choix dans la sélection des enregistrements publiés,indique l'ex-journaliste du Point.

Avant,"nous n'arrivions pas à convaincre que Madame Bettencourt était une victime".

Soupçons de fraude fiscale,de liens avec l'Elysée,de conflit d'intérêts : "il y a avait tellement de faits gravissimes révélés à travers ces conversations",se défend Fabrice Lhomme.

"On a fait notre métier,on a hiérarchisé.

Journaliste,c'est choisir.

L'idée,c'était de ne publier que les éléments qui témoignaient de faits qui relevaient de l'intérêt général".

"Nous avons estimé que nous étions devant des faits extrêments graves qui ne pouvaient pas ne pas être rendus publics

Ne pas publier ces enregistrements aurait été une erreur"
Fabrice Lhomme


Après avoir pris soin de faire authentifier les bandes,"nous avons tout fait pour protéger la vie privée de Madame Bettencourt",renchérit Fabrice Arfi.

"Qu'est-ce qui relève de la vie privée dans ce que nous avons écrit ?

Quels sont les mots ?

Quelles sont les phrases ?


Je ne comprends pas ce que nous faisons ici".

Pour le journaliste de Mediapart,ce procès est "un procès contre le journalisme" dans une affaire,où "le lanceur d'alerte est Pascal Bonnefoy".

"C'est un mal (le fait d'avoir procédé à des enregistrements clandestins) pour un bien supérieur qui le dépasse".

Croyant savoir Edwy Plenel "bavard" et pour ne pas perdre en attention,le président du tribunal a préféré que le directeur de la publication de Mediapart soit entendu mercredi matin.

Franz-Olivier Giesbert était quant à lui absent ce mardi.

Comme Pascal Bonnefoy,les journalistes encourent un an de prison et 45 000 euros d'amende.



Pascal Bonnefoy (à droite).

Mardi matin : l'ex-majordome Pascal Bonnefoy

Autodidacte,après des études arrêtées à la fin du collège,Pascal Bonnefoy a d'abord débuté dans l'hôtellerie "dans sa province" à Châteauroux (région Centre),avant de "s'émanciper à Paris",où il enchaîne les extras dans des maisons reconnues.

Une mission "très bien notée" conduit son agence de recrutement à le faire candidater chez les Bettencourt.

C'était en 1989 pour un poste de "valet de chambre et maître d'hôtel".

Pascal Bonnefoy avait 26-27 ans,"je ne savais pas qui étaient Monsieur et Madame Bettencourt".

Le 19 novembre 2007,André Bettencourt s'éteint.

"C'était un trouble,je venais de perdre mon employeur mais aussi mon père spirituel",dit Pascal Bonnefoy,la voix nouée.

"J'étais très fier de pouvoir rester au service de madame Bettencourt".

C'était un "très beau cadeau".

"Mon rôle est devenu un peu plus compliqué,je voulais à tout prix conserver la présence de Monsieur".

Face à la place grandissante prise par François-Marie Banier dans la vie de la milliardaire,"j'ai fait en sorte d'être encore le gardien du temple".

En 2009,alors que la justice est saisie du dossier suite à une plainte de la fille de Liliane Bettencourt contre François-Marie Banier,Pascal Bonnefoy décide "seul" d'acheter un,puis deux dictaphones.

Pour "se défendre contre ces gens qui m'accusaient à tort d'avoir témoigné à la brigade financière".

Ces enregistrements clandestins n'étaient donc pas une idée de Françoise Meyers-Bettencourt ou d'un autre membre du personnel ?,lui demande le président.

"Monsieur,il n'y a que moi qui ai pris cette décision et moi seul".

Jusqu'en janvier 2010 et une conversation avec son avocat,Pascal Bonnefoy n'avait,dit-il,pas conscience que ces enregistrements représentaient une infraction,pour laquelle il encourt aujourd'hui un an de prison et 45 000 euros d'amende.

"Ce n'était pas normal mais je ne savais pas que c'était condamnable".

Malgré tout,les enregistrements s'étaleront jusqu'en mai 2010.

Jusqu'au moment de capter un enregistrement qui met en difficulté François-Marie Banier.

Au moment aussi où il signe une rupture conventionnelle de contrat.

"J'ai décidé de partir car d'abord il y avait les enregistrements,et il était temps pour moi de me reconstruire",se défend Pascal Bonnefoy.

A cette période,il remettra également les enregistrements à Françoise Meyers-Bettencourt.

Pourquoi à elle directement et pas à la police ?

"Ce n'était pas mon rôle d'aller les donner à la police,je ne sais pas ce qu'elle en aurait fait

Ce n'était pas à moi de révéler les choses intimes".

Se doutait-il que certains enregistrements pourraient finir dans la presse ?

"La presse,je ne la connais pas beaucoup.

Je m'en excuse,je ne connaissais pas Mediapart.

Je ne suis certainement pas très futé,je n'écoutais pas la radio."




















sud ouest





_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mer 11 Mai - 22:50:11

Affaire Bettencourt: « Bien sûr que c'étaient des sommes démentes,mais c'était son plaisir »

La présidente de la cour d'appel de Bordeaux a interrogé François Marie Banier,principal prévenu dans le volet abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt,au sujet de sa relation avec la milliardaire...



Le photographe et écrivain François Marie Banier

François Marie Banier,écrivain et photographe de 69 ans,n’est plus le même face à ses juges depuis l’ouverture de son procès en appel mardi.

Après 5 semaines de procès initiées à partir de janvier 2015,où ses interventions ont parfois pris des allures de « show »,il a été condamné en première instance,le 28 mai 2015 à 3 ans de prison,dont six mois avec sursis,350.000 euros d’amendes pour abus de faiblesse et de blanchiment de fonds entre septembre 2006 et octobre 2010,au préjudice de Liliane Bettencourt l’une des premières fortunes de France.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux avait aussi estimé qu’il devait verser plus 158 millions d’euros au tuteur had hoc de la milliardaire.

S’il est toujours très à l’aise à la barre,il n’est plus aussi enclin à se raconter et parle avec moins d’emphase.

Il dispose d’un appareillage auditif et a demandé à changer de place,pour se rapprocher des magistrats et mieux entendre les débats.

Aux photographes qui l’accueillent dans le hall du palais,il offre un visage crispé qui contraste avec la mine amusée qu’il a souvent affichée en première instance.

Ce mercredi,il a été interrogé sur ce qui est au centre de l’affaire,c’est-à-dire sa relation avec la milliardaire,par la présidente de la cour,Michèle Esarté.

Il rencontre l’héritière de l’Oréal en 1969 mais la côtoie très peu jusqu’en 1987,date à laquelle il réalise son portrait.

« Tout de suite quelque chose s’est produit dans la gaieté et la joie.

Et très vite,nous sommes allés dans la profondeur,raconte-t-il.

Au bout de 2 à 3 ans,elle a décidé de devenir la mécène de mon art.

Elle a voulu que je ne m’adonne qu’à ça. »

« Je ne suis pas le réceptacle de ses secrets »

La présidente remarque à travers les nombreux courriers échangés entre le prévenu et la milliardaire qu’elle se confie beaucoup au photographe alors que,lui,ne livre pas de confidences.

« Je ne peux pas dire qu’elle se soit confiée à moi.

Je ne suis pas le réceptacle de ses secrets.

Des tas de zones d’ombre encore secrètes n’appartiennent qu’à elle »,se défend François-Marie Banier.

La présidente,cherchant à comprendre si la victime se trouve dans un état de vulnérabilité au moment des faits,pointe l’âge de la milliardaire,84 ans en 2006,et son état de santé qui n’est pas très bon : elle souffre de surdité profonde,d’ostéoporose,de troubles de la mémoire et de l’orientation.

Le prévenu dépeint lui une femme active,qui marche une heure par jour,reçoit du monde chez elle et assiste à des conseils d’administration de l’Oréal.

« C’est une femme qui a cette discipline et qui s’y tient,je ne pense pas que ce soit une illusion de ma part »,estime-t-il,reconnaissant qu’elle est plus fatiguée et raccourcit ses rendez-vous à partir de 2009/2010.

« Cette pluie d’or vous ne l’avez jamais refusée ? »

« Je ne sais pas si c’est une dame qui avait conscience du passage du franc à l’euro » s’interroge la présidente.

Elle relève que les dons vont en s’accroissant,alors que sa carrière d’artiste est bien entamée.

De 1997 à 2001,date limite de la valeur du franc,elle lui verse à travers divers dons 34 millions d’euros puis de 2002 à 2005,65 millions d’euros et de 2006 à 2009,106 millions d’euros.

« Bien sûr que c’étaient des sommes démentes mais c’était son plaisir.

Elle souhaitait que j’ai le même style de vie qu’elle »,réagit le prévenu.

« Cette pluie d’or vous ne l’avez jamais refusée,vous n’avez pas pensé à un parapluie ? » s’étonne la présidente.

« J’étais très heureux d’avoir cette vie invraisemblable,d’acheter des tableaux,des sculptures etc.

Si j’avais vu sa faiblesse une seule seconde,cela aurait été impossible »,assure t-il.
























20 minutes

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 23 Mai - 17:53:22

Procès Bettencourt : les mêmes peines de prison requises en appel

François-Marie Banier et son compagnon Martin d'Orgeval risquent des peines de prison identiques à celles de leur condamnation en première instance




François-Marie Banier avait été condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis et 350 000 euros d'amende

L'avocat général Pierre Nalbert a requis lundi devant la cour d'appel de Bordeaux la confirmation des peines de prison prononcées en première instance en mai 2015 contre le photographe François-Marie Banier et son compagnon Martin d'Orgeval,pour des abus de faiblesse au détriment de Liliane Bettencourt.

François-Marie Banier,ancien confident de la richissime héritière de L'Oréal,avait été condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis et 350 000 euros d'amende,et Martin d'Orgeval à 18 mois de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende.

Pierre Nalbert a également requis une condamnation et une amende,sans en fixer la durée ou le montant,contre l'avocat Pascal Wilhelm,ancien mandataire de Mme Bettencourt,mais demandé la relaxe du quatrième prévenu,le notaire Patrice Bonduelle.






















sud ouest


_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 22 Aoû - 13:01:32

Affaire Bettencourt : la cour d'appel de Bordeaux va trancher

L'épilogue de ce procès-fleuve sera connu mercredi avec la décision de la cour d'appel de Bordeaux




L'arrivée de François Marie Banier au Palais de Justice de Bordeaux en mai dernier.

Le photographe François-Marie Banier et son compagnon Martin d'Orgeval ont-ils sciemment abusé de la vulnérabilité de l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal,Liliane Bettencourt,la femme la plus riche de France ?

C'est la question que devra trancher la cour d'appel de Bordeaux mercredi.

Déjà condamné en mai 2015 à trois ans de prison dont six mois avec sursis,350 000 euros d'amende et l'obligation de verser à la milliardaire plus de 158 millions d'euros de dommages et intérêts,François-Marie Banier,68 ans,son ancien confident,va savoir s'il écope définitivement de cette peine,réclamée par le parquet général à nouveau en mai à l'issue du procès en appel.

Contre le compagnon du photographe,Martin d'Orgeval,42 ans,l'avocat général avait estimé qu'il s'était rendu coupable de "recel de l'abus de faiblesse" commis par François-Marie Banier et avait requis la confirmation de la peine prononcée en première instance : 18 mois de prison avec sursis et 150 000 euros d'amende.

Quatre prévenus

Troisième prévenu dans ce procès d'appel,l'avocat Pascal Wilhelm,54 ans,qui fut mandataire et gestionnaire de la fortune de la milliardaire.

Il s'est vu reprocher une opération "pas correcte,pas loyale" en référence à son rôle dans l'investissement de 143 millions d'euros réalisé par la vieille dame dans le groupe de Stéphane Courbit,un des autres clients de Me Wilhelm.

Condamné à 30 mois de prison dont un an avec sursis et 250 000 euros d'amende en première instance,il a été réclamé à son encontre "une entrée en voie de condamnation" et en cas d'amende,le même montant que celui infligé à Stéphane Courbit,soit 250 000 euros.

Quant au dernier prévenu,Patrice Bonduelle,53 ans,soupçonné d'avoir aidé Me Wilhelm l'avocat général a demandé qu'il soit relaxé.

Le notaire avait été condamné en première instance à six mois de prison avec sursis et 80 000 euros d'amende.
























sud ouest

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
mimi
administratrice


Féminin Nombre de messages : 44591
Age : 51
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mer 24 Aoû - 19:02:04

Procès Bettencourt : 4 ans de prison avec sursis pour Banier,375 000 euros d'amende

En première instance,le photographe avait été condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis




François-Marie Banier lors du procès Bettencourt à Bordeaux le 17 février 2015

Le photographe François-Marie Banier,ex-confident de la milliardaire Liliane Bettencourt,a été condamné mercredi par la Cour d'appel de Bordeaux à quatre ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende pour des "abus de faiblesse" aux dépens de l'héritière de L'Oréal.

En première instance,en mai 2015,il avait écopé de trois ans de prison dont six mois avec sursis,350 000 euros d'amende et plus de 158 millions d'euros de dommages et intérêts.

La cour d'appel n'a pas confirmé le versement de dommages et intérêts.

Elle est également allée moins loin que l'avocat général qui avait requis la même peine qu'en première instance,estimant que l'artiste avait bel et bien "instrumentalisé" son "amie",aujourd'hui âgée de 93 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer,pour satisfaire sa "boulimie d'argent".

Le compagnon du photographe,Martin d'Orgeval,a été condamné,comme en première instance,à 18 mois de prison avec sursis.

L'avocat Pascal Wilhelm a été condamné à douze mois de prison avec sursis.

Le notaire Patrice Bonduelle a été relaxé.






















sud ouest

_________________










Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
 
Affaire Bettencourt
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» super affaire: suis trop contente !!!!
» AVEZ VOUS UNE CARTE D'AFFAIRE DE VOTRE GARDERIE FAMILIALE
» L'affaire Tomlinson met la police anglaise dans l'embarras
» fred Vargas, affaire Battisti
» Leçons , toujours des Leçons ... Lâche l'affaire || Logan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
chez Jacotte Mimi et leurs amis :: affaires judiciaires-
Sauter vers: