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 Affaire Bettencourt

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jacotte
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MessageSujet: Affaire Bettencourt   Sam 19 Juin - 16:14:52

Voilà plusieurs années que la famille Bettencourt s'affronte au sujet de dons importants consentis par Liliane Bettencourt, héritière de l'entreprise L'Oréal, à son ami François-Marie Banier.
Ce dernier doit être jugé entre 1er au 6 juillet à Nanterre pour abus de faiblesse de la milliardaire.

Mais de rebondissement en rebondissement, on a parfois du mal à y voir clair.

Pourquoi la famille Bettencourt se déchire-t-elle?
Et que s'est-il passé depuis la première plainte?





19 décembre 2007: la plainte

Françoise Bettencourt-Meyers, fille de Liliane Bettencourt, soupçonne l'ami de sa mère, le photographe et écrivain François-Marie Banier, d'avoir profité de la vulnérabilité de cette dernière pour obtenir des dons de près d'un milliard d'euros.
Elle dépose alors plainte pour "abus de faiblesse".
Le parquet confie l'enquête à la brigade financière.


21 décembre 2008: Liliane Bettencourt s'exprime pour la première fois

Liliane Bettencourt se défend d'être ou d'avoir été victime de François-Marie Banier.
Et dit ne plus vouloir voir sa fille.



Décembre 2009: refus de tutelle

Le juge des tutelles de Neuilly-sur-Seine refuse de placer Liliane Bettencourt sous tutelle comme le demandait la fille de l'intéressée.

François-Marie Banier s'exprime pour la première fois, dans une interview accordée au Monde.
"Il s'agit de dons, que j'ai longtemps refusés. Des dons qui viennent d'une femme totalement lucide", explique-t-il.



10 juin 2010: nouveau rebondissement

La fille de Liliane Bettencourt transmet à la brigade financière des enregistrements pirates de conversations entre sa mère et ses principaux conseillers, révèle Médiapart.


16 juin 2010: Médiapart publie les dialogues

Les documents audio que s'est procuré le site sont illégaux mais les révélations sont fracassantes.

Les enregistrements révèlent diverses opérations financières destinées à échapper au fisc, mais aussi que Liliane Bettencourt aurait signé des chèques à Valérie Pécresse, Eric Woerth et... Nicolas Sarkozy.


17 juin 2010: gardes à vue

"Non, je n'ai pas touché d'argent" de Liliane Bettencourt, déclare Eric Woerth.

Sur la campagne de Valérie Pécresse, il répond qu'il est "possible qu'il y ait eu des dons" car "la loi le permet".

Deux personnes sont placées en garde à vue: le maître d'hôtel et un informaticien.
Ils sont soupçonné d'avoir participé aux enregistrements.



18 juin 2010: évasion fiscale

Médiapart publie le contenu de nouveaux enregistrements.
Ils révèlent que l'héritère de L'Oréal possède 80 millions d'euros sur un compte en Suisse, non déclarés au fisc, ainsi qu'une île aux Seychelles.

Après 48h de garde à vue, le maître d’hôtel est libéré, sans être mis en examen.

Par contre, l’informaticien reste en garde à vue.
Son épouse, une ex-comptable de Liliane Bettencourt, entre à son tour en garde a vue.



18 et 19 juin 2010: premières réactions de l'opposition

"Ce qui se passe donne une drôle de coloration à notre République", lance la première secrétaire du parti socialiste Martine Aubry, qui s'étonne du silence des politiques tant à gauche qu'à droite.

"Eric Woerth ne pourra échapper à une très grave mise en cause sur le plan politique comme juridique", déclare le député socialiste Arnaud Montebourg
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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Sam 19 Juin - 22:29:27

«Ma fille m'aime-t-elle vraiment ?»



«Il y a eu d'autres affaires d'écoutes auparavant.

Mais entre une mère et sa fille,c'est triste»,déplore l'héritière de L'Oréal.


Dans un entretien accordé au Monde,la milliardaire revient sur l'affaire des enregistrements de conversations et accuse sa fille.

La milliardaire contre-attaque.

Après les révélations faites cette semaine sur des enregistrements de conversations entre Liliane Bettencourt et son entourage,celle-ci a accordé un entretien dans le Monde daté de dimanche,où elle se dit «moralement outrée» par le procédé et accuse sa fille d'en être l'instigatrice.

«Disons que ce n'est pas très courant de se faire espionner dans sa propre maison.

C'est le jeu de ma fille,qui a confié ces bandes à la police.

Cela me permet de porter plainte.

Il y a eu d'autres affaires d'écoutes auparavant.

Mais entre une mère et sa fille,c'est triste»,déplore l'héritière de L'Oréal.

Vendredi,Liliane Bettencourt a déposé une plainte simple pour «atteinte à la vie privée»,«faux témoignages» et «vol».

Françoise Bettencourt-Meyers,la fille unique de Liliane Bettencourt,accuse l'artiste François-Marie Banier d'avoir profité de la fragilité de sa mère,la femme la plus riche de France,pour obtenir près d'un milliard d'euros de dons.

Le procès de cette affaire doit démarrer le 1er juillet.

«Banier est persuasif»

Concernant ces accusations,Liliane Bettencourt affirme que François-Marie Banier n'a jamais été violent avec elle.

«Il m'a peut-être engueulée quelquefois (…)

Quand il n'a pas ce qu'il veut,toute de suite ça part»,concède-t-elle.

Elle reconnaît également qu'il lui a plusieurs fois demandé de l'argent: «Banier est persuasif (…) il a la passion des objets.

Mais si la milliardaire se dit «très consciente» d'avoir donné une partie de sa fortune,elle assure l'avoir fait «volontairement».

Quant à sa fille,«m'aime-t-elle vraiment ?» s'interroge-t-elle.

L'entretien n'apporte en revanche aucune réponse sur la question de l'île d'Arros.

D'après lepoint.fr, l'un des enregistrements révèle que l'île,située aux Seychelles et sur laquelle Liliane Bettencourt séjourne plusieurs fois par an officiellement en location,lui appartient grâce à un montage financier invisible au Liechtenstein.

Quand les journalistes se sont avisés de questionner l'héritière à ce sujet,la rencontre a brusquement été interrompue La milliardaire veut bien se livrer, mais pas tout dévoiler.

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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 26 Jan - 13:28:30

Procès Bettencourt : l'ex-infirmier a tenté de se suicider

Dans le procès qui s'ouvre aujourd'hui,Alain Thurin,ex-infirmier de Liliane Bettencourt,est poursuivi pour abus de faiblesse.

Son état de santé est encore inconnu.




Les principaux protagonistes de l'affaire Bettencourt : Eric Woerth,Liliane Bettencourt,Pascal Wilhelm,Patrice de Maistre,Carlos Vejarano,Stéphane Courbit,Francois-Marie Banier,Martin d'Orgeval.

Le parquet a annoncé qu'Alain Thurin,64 ans,ex-infirmier de Liliane Bettencourt,un des dix prévenus du procès qui s'ouvre ce lundi 26 janvier à Bordeaux,"aurait tenté de mettre fin à ses jours hier",rapporte notre envoyée spéciale.

Le parquet annonce qu'Alain thurin,ex infirmier de liliane #bettenourt,1 des 10 prévenus,"aurait tenté de mettre fin à ses jours hier"

— Anne-Sophie Hojlo (@ashojlo) 26 Janvier 2015

"Nous ne savons pas s'il est mort ou vivant",a précisé le président du tribunal,Denis Roucou.

Poursuivi pour "abus de faiblesse" au détriment de la milliardaire,l'ancien infirmier de Liliane Bettencourt n'avait pas d'avocat pour le représenter au procès.

Au total,dix personnes sont poursuivies dans le premier volet de ce dossier tentaculaire.

Parmi les principaux prévenus figurent Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt ainsi que le photographe François-Marie Banier,confident de la milliardaire.

Ils sont tous deux poursuivis pour "abus de faiblesse" et "blanchiment" au détriment de la vieille dame,délits passibles chacun d'une peine maximale de trois ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende.

L'ancien ministre UMP Eric Woerth est lui aussi sur le banc des prévenus.

Il est accusé de "recel" d'une somme que lui aurait remise Patrice de Maistre alors qu'il était trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

L'ancien président avait lui-même été mis en examen au printemps 2013 dans ce dossier mais a depuis bénéficié d'un non-lieu.

















nouvel observateur

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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 26 Jan - 14:10:34

Le procès Bettencourt suspendu pour une question de procédure

Le volet "abus de faiblesses" de l'affaire Bettencourt,incroyable feuilleton judiciaire aux multiple ramifications s'ouvre ce lundi à Bordeaux: dix personnes,soupçonnés d'avoir profité des largesses de la riche héritière de l'empire de L'Oréal,vont à ce titre défiler devant le juge.

Tour d'horizon.

C'est la femme la plus riche de France,et l'une des plus grosses fortunes mondiales.

Liliane Bettencourt a-t-elle été victime,des années durant,d'un entourage peu scrupuleux?

C'est la question à laquelle tenteront de répondre les juges au cours d'un procès hors-norme qui s'ouvre ce lundi à Bordeaux.

Un procès prévu pour durer cinq semaines et dont l'audience a été suspendue lundi matin pour une question de procédure.

Sa reprise est prévue dès mardi matin.

En tout,ce sont dix personnes,dont l'ancien ministre UMP Eric Woerth,qui sont jugées dans le volet "abus de faiblesse" de l'affaire,premier d'une longue série de procès dans un dossier aux ramifications multiples.

L'ex-président de la République,Nicolas Sarkozy,un temps soupçonné et mis en examen en 2013,dans le volet de l'enquête portant sur un possible financement politique occulte,a finalement bénéficié d'un non-lieu.

François-Marie Banier,Patrice de Maistre,Eric Woerth...

Huit ans après le début de cette affaire aux innombrables rebondissements judiciaires,la justice va examiner les agissements d'habitués de l'hôtel particulier de la propriétaire du groupe de cosmétiques L'Oréal,à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine.

Ils sont soupçonnés d'avoir profité de la vulnérabilité de la vieille dame,âgée de 92 ans,et 11e fortune du monde (près de 30 milliards d'euros,selon le magazine américain Forbes).

Parmi ces habitués,l'artiste et photographe François-Marie Banier,67 ans,et son compagnon Martin d'Orgeval,41 ans,qui furent des intimes de la milliardaire.

Les deux hommes,poursuivis pour abus de faiblesse et blanchiment,sont soupçonnés d'avoir profité de largesses notamment sous forme de dons pécuniaires et d'oeuvres d'art,se chiffrant en centaines de millions d'euros

Egalement poursuivi pour abus de faiblesse et blanchiment,Patrice de Maistre,65 ans,l'ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt : il est soupçonné d'avoir profité de la vulnérabilité de la milliardaire,alors qu'elle souffrait de sénilité depuis septembre 2006,selon une expertise psychiatrique de 2011 dont les résultats devraient être âprement débattus à l'audience.

Le député UMP Eric Woerth,qui fêtera son 59e anniversaire durant le procès,ex-ministre du Budget et du Travail de Nicolas Sarkozy et ancien trésorier de sa campagne lors de l'élection présidentielle en 2007,est quant à lui renvoyé pour recel d'une somme que lui aurait remise Patrice de Maistre.

L'avocat Pascal Wilhem,qui avait succédé à Patrice de Maistre,et un de ses clients,l'entrepreneur audiovisuel Stéphane Courbit,sont poursuivis pour abus de faiblesse,accusés d'avoir poussé la milliardaire à investir 143 millions d'euros dans l'entreprise de ce dernier.


















BFMTV

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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mer 28 Jan - 12:40:54

Procès Bettencourt à Bordeaux : les temps forts du deuxième jour

Le procès sera-t-il renvoyé ?

Reprise de l'audience mercredi matin.

Aucune nouvelle sur l'état de santé d'Alain Thurin n'a été communiquée

Comme attendu,la défense a sonné la charge en ce deuxième jour de procès.

Après le rejet de la QPC soulevée lundi,les avocats de François-Marie Banier,photographe et ami de la milliardaire et Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,ont multiplié les tentatives de mise à mal du procès.

QPC rejetée,le procès se poursuit

Lundi à l'ouverture du procès Bettencourt dans le volet "abus de faiblesse",les avocats de François-Marie Banier et de Patrice de Maistre,avaient soulevé une question prioritaire de constitutionnalité,portant sur la notion de blanchiment.

Les conseils des deux hommes,poursuivis pour abus de faiblesse et blanchiment,avaient défendu une interprétation de la loi selon laquelle on ne peut poursuivre à la fois une personne pour un délit et pour le blanchiment de ce délit : en l'occurrence pour l'abus de faiblesse commis au détriment de Liliane Bettencourt et le "placement,dissimulation ou conversion" des sommes qui auraient été soutirées à la milliardaire.

Après s'être retiré lundi,le tribunal a estimé que la question,"ne revêtant pas un caractère sérieux",ne méritait pas d'être transmise à la Cour de cassation.

Le procès s'est donc poursuivi ce mardi.

Expertise médicale de Claire Thibout

Face à l'absence de Claire Thibout,l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt,témoin à charge dans l'affaire,le tribunal réclame une expertise médicale pour savoir si son état est incompatible avec une présence à l'audience entre le 2 et le 18 février.

Si ce n'était pas le cas,le tribunal pourrait envisager un témoignage par visio-conférence.

Le résultat de l'expertise est espéré avant le 1er février.

L'annonce de l'absence de Claire Thibout,dont l'avocat avait transmis au tribunal un certificat médical,avait fait grogner les avocats de la défense lundi car l'ancienne comptable a été mise en examen fin novembre pour "faux témoignages",dans une procédure distincte à Paris.  

Aucune nouvelle sur l'état de santé de l'ex-infirmier

Lundi,le tribunal avait indiqué avoir appris le jour-même de l'ouverture du procès la tentative de suicide par pendaison dimanche de l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt,Alain Thurin.

Soupçonné d'avoir bénéficié d'une assurance-vie de 10 millions d'euros,Alain Thurin est poursuivi pour abus de faiblesse.

Ce mardi,en marge de la reprise de l'audience,le tribunal a précisé avoir reçu une lettre,datée du 24 janvier 2015 soit la veille du passage à l'acte d'Alain Thurin.

Le contenu de cette lettre n'a pas été révélé.

Le parquet de Bordeaux avait par ailleurs déjà reçu une première lettre du prévenu le 28 octobre dernier. Dans ce courrier long de 5 pages, Alain Thurin écrivait : "Je ne voulais pas de cet héritage. Je savais que c'était aller au devant des problèmes".

Mardi soir,le tribunal n'avait aucune information à communiquer sur son état de santé.

Plusieurs incidents de procédure

Après le rejet de la QPC,l'audience a été marquée mardi par de multiples incidents de procédure soulevés par les avocats des prévenus.

La défense dénonce une instruction à charge

L'avocat de François-Marie Banier,soupçonné d'avoir profité de la vulnérabilité de son amie Liliane Bettencourt à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros,s'est employé à dénoncer une instruction à charge.

Me Pierre Cornut-Gentille a cité des lettres "d'amitié" envoyées entre son client et Liliane Bettencourt qui ne figurent pas au dossier ou encore "des témoins à décharge qui ne sont pas évoqués dans l'ordonnance de renvoi".

Il a été rejoint par l'avocat de Patrice de Maistre,Me Pierre Haïk,qui de manière très théâtrale,a dénoncé une ordonnance de renvoi "indigne de l'institution judiciaire",mettant notamment en avant les contradictions de l'ancienne comptable Claire Thibout.

Demande de renvoi du procès

Après une pause de quelques minutes,l'avocat de François-Marie Banier,Me Pierre Cornut-Gentille,est revenu à la charge,en demandant un sursis à statuer renvoi du procès sine die le temps que s'achève l'instruction à Paris pour faux témoignages contre six personnes.

Instruction qui a vu fin novembre la mise en examen de Claire Thibout.

Une fois n'est déjà plus coutume,Me Jacqueline Laffont,autre avocate de Patrice de Maistre,a adopté la même stratégie que la défense de François-Marie Banier.

"Aujourd'hui,Liliane Bettencourt vit sereinement,apaisée"

Après les interventions de la défense dans la matinée,la parole a été donnée dans l'après-midi aux parties civiles.

Nicolas Huc-Morel,avocat de Françoise Bettencourt-Meyers (fille de Liliane Bettencourt) et ses enfants,conteste les réclamations des conseils de François-Marie Banier et Patrice de Maistre,autant sur l'ordonnance de renvoi que sur la demande de renvoi du procès.

L'affaire "ne repose pas uniquement sur le témoignage de Claire Thibout et des cinq autres témoins".

Après avoir dénoncé "un secret de l'instruction à géométrie variable" de la part de la défense,qui "communique" à Paris ce qui l'arrange,Me Arnaud Dupin,un des avocats de Liliane Bettencourt,s'est attaqué à la demande de renvoi du procès voulue par les conseils de François-Marie Banier et Patrice de Maistre : "Cette femme de 92 ans a droit à ce que justice soit rendue

Car on se dit que le temps passera (en référence aux demandes de renvoi du procès de la part de la défense) et qu'elle ne sera peut-être plus là

Aujourd'hui,Liliane Bettencourt vit sereinement,apaisée et peut ressentir l'amour de ses petits-enfants et de sa fille".

A son tour,la procureur adjointe,Anne Kayanakis (ex-procureur de Bayonne) pour qui l'ordonnance de renvoi est totalement régulière,a dénoncé "la farandole d'outrances" de la part des avocats de la défense et fustigé les "donneurs de leçons".

Elle demande de rejeter les deux incidents de procédure exprimés par les avocats de François-Marie Banier et Patrice de Maistre.

La défense conteste la composition des parties civiles

S'appuyant sur différents protocoles d'accord,notamment celui signé en 2010 entre la fille et la mère pour régler leur conflit,les avocats de François-Marie Banier (Me Laurent Merlet) et Patrice de Maistre (Me Jacqueline Laffont) ont demandé,tour à tour,l'irrecevabilité des parties civiles,visant nommément Liliane Bettencourt (absente du procès,mais représentée par ses avocats) et sa fille Françoise Bettencourt-Meyers.

#Bettencourt dans l'accord un engagement avait été pris entre la mère et la fille pour mettre fin à toutes les procédures dit la défense

— Philippe Lemoine (@PhLemoine) 27 Janvier 2015

"Inepties juridiques",a répondu Me Nicolas Huc-Morel,avocat de Françoise Bettencourt-Meyers et de ses deux fils Jean-Victor et Nicolas Meyers,qui argumente autour de la présence dans la partie civile des deux petits-fils de Liliane Bettencourt qui n'étaient pas signataires du protocole d'accord.

"Les petits-enfants ont toute leur place ici

J'attends que la défense produise quelques engagements signés par les petits-enfants".

"Si c'est vraiment un argument sérieux, pourquoi n'y avez-vous pas pensé avant ?",lance Me Ducos-Ader,avocat de Liliane Bettencourt.

Son confrère avait un peu plutôt contesté que ce protocole d'accord de 2010 puisse laisser interpréter un désengagement dans les procédures de la milliardaire.

Le procès sera-t-il renvoyé ?

Le tribunal s'est retiré à 18 heures pour délibérer.

Reprise de l'audience mercredi matin à 9h30.

Mais déjà les journalistes s'amusaient sur Twitter d'une remarque (lapsus ?) du président du tribunal qui demandant dans l'après-midi à un avocat de décliner son identité,a précisé que d'ici la fin du procès,dans 5 semaines,il connaîtrait les noms...

Tiens,le président vient de dire que d'ici 5 semaines il connaîtrait le nom de tous les avocats.

Ça s'arrête pas demain donc? #Bettencourt

— Noemie Schulz (@noemieschulz) 27 Janvier 2015

Lapsus.

Le président du procès Bettencourt évoque les 5 semaines de débats à venir... avant de se prononcer sur renvoi ou suspension.

— Michel Deléan (@michel_delean) 27 Janvier 2015

















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Jeu 29 Jan - 11:32:55

Procès Bettencourt : François-Marie Banier a fait le show

Cette troisième journée de procès a été consacrée aux examens de personnalité : notamment celui de François-Marie Banier et de son compagnon Martin d'Orgeval



Pendant les suspensions d'audience, que ce soit dans les couloirs ou à l'extérieur,François-Marie Banier adoptait un comportement détendu

Sans grande surprise,et d'une simple phrase,le tribunal a évacué mercredi à l'ouverture d'audience les requêtes soulevées la veille par les avocats de François-Marie Banier et Patrice de Maistre.

Le procès peut donc se poursuivre et s'intéresser au fond de l'affaire.

Après des nouvelles sur l'état de santé d'Alain Thurin et la lecture de la lettre qu'il a écrite la veille de sa tentative de suicide (voir plus bas),l'audience a été marquée notamment par l'examen de personnalité de François-Marie Banier et celui de son compagnon Martin d'Orgeval,tous deux poursuivis pour abus de faiblesse et blanchiment.

Ancien notaire de Liliane Bettencourt,Jean-Michel Normand,80 ans,renvoyé pour complicité d'abus de faiblesse,a lui aussi été appelé à se présenter.

Reprise jeudi à 9h30

L'audience reprendra jeudi à 9h30 avec au programme normalement les examens de personnalité de Patrice de Maistre et Eric Woerth.

Qui est François-Marie Banier ?

Interrogé sur son enfance,sa carrière,François-Marie Banier,costume noir,semblait dans la matinée raconter sa vie comme un livre.

Jusqu'aux questions portant sur sa relation avec André Bettencourt,le mari de Liliane Bettencourt relation qu'il réfute distante ou sur les accusations du petit-fils de Madeleine Castaing,qui s'étonnait du comportement du photographe envers sa grand-mère.

"Je ne suis pas M. Castaing,je suis M. Banier",gronde-t-il après un lapsus du président du tribunal.

Le photographe de 64 ans,né "dans une famille bourgeoise",élevé avec un père violent,se décrit comme "un homme qui a toujours travaillé,du matin au soir,comme coursier,libraire etc",avant de fréquenter très jeune les milieux de la mode (Cardin,Yves Saint Laurent) et des médias (il devient ami avec Françoise Giroud,fondatrice de L'Express).

Des people en soutien,des témoignages d'ex-employés accablants

C'est suite à une photo de Liliane Bettencourt réalisée en 1987 pour une revue,qu'il devient proche de la milliardaire.

Celui qui affiche aujourd'hui un patrimoine immobilier de 11 millions d'euros (d'après ses estimations),se défend de toute question d'argent.

"J'en avais avant",grâce notamment,explique-t-il,aux deux noms de parfums "les plus vendus dans le monde" qu'il a créés.

Plus loquace dès qu'il s'agit de ne pas parler d'argent,François-Marie Banier peste contre l'image déformée que donne toute cette affaire de l'héritière de L'Oréal et s'emploie à utiliser un imparfait pas anodin pour lui.

"Où est le respect de la pensée de Liliane ?

Ce qu'elle était."



Corinne Paradis,la mère de la chanteuse Vanessa Paradis

"Je ne reconnais pas tout ce qui a été dit,écrit sur lui.

C'est un être adorable" est venue témoigner Corinne Paradis,mère de Vanessa Paradis,visiblement peu à l'aise dans la salle d'audience.

"Un homme gentil,calme,qui s'occupe très bien des enfants",poursuit-elle à propos de celui qui est aussi le parrain de Lily-Rose,la fille de Vanessa Paradis et Johnny Depp.

Puis c'est un Jean-Michel Ribes très joueur,très ironique,qui s'est présenté pour soutenir François-Marie Banier.

Le réalisateur,acteur et metteur en scène,s'étonne de "l'image de prédateur" collée au photographe.

Et parle d'une "personne insolite,intéressante,alerte",de quelqu'un de "séduisant".

Avant d'ajouter : "séduction n'est pas manipulation.

Le pape est séduisant".



Jean-Michel Ribes (à droite) est venu soutenir François-Marie Banier (à gauche)

A l'inverse,deux témoignages d'ex-employés de maison de François-Marie Banier ont décrit un homme manipulateur,hautain,qui les traitait comme des "chiens",qui appelait la nuit.

Quand François-Marie Banier entre en scène

Calme dans la matinée,François-Marie Banier s'est montré un peu plus nerveux au fil des heures,sans pour autant en perdre son côté sarcastique.

Pierre Bergé notamment appréciera.

Dans des écrits,François-Marie Banier parlait du "nain",au sujet de l'homme d'affaires,actionnaire du journal Le Monde,qui a par ailleurs envoyé une attestation écrite de soutien au photographe selon un journaliste de Mediapart,Au président du tribunal qui lui faisait remarquer,François Banier rétorque : "Oui j'ai appelé Bergé le nain.

On l'a bien dit pour Nicolas Sarkozy".

"Il n'est plus dans le dossier",répondra le président du tribunal,en référence au non-lieu obtenu par Nicolas Sarkozy en 2013.

Autres sourires dans la salle,alors que François-Marie Banier se félicitait d'honorer Liliane Bettencourt,"une femme non influençable,droite dans ses bottes".

"Même si vous m'envoyiez à Cayenne,je serais heureux",car, argumente-t-il,il aura répété qu'elle n'est pas la femme "fantoche" qui est décrite.

"La relégation n'existe plus M. Banier",lui répond le président du tribunal.

"Mais j'y serais prêt.

Ça serait une nouvelle expérience",avant d'afficher un sourire de plusieurs secondes.

La personnalité de Martin d'Orgeval

Martin d'Orgeval,poursuivi pour abus de faiblesse et blanchiment,est revenu sur sa relation avec François-Marie Banier,avec qui il est pacsé depuis 2007.

Avant cette liaison,François-Marie Banier partageait sa vie avec l'oncle de Martin d'Orgeval.

"Comment ça a été perçu au niveau familial ?",lui demande le président du tribunal.

"Bien sûr,c'est quelque chose qui peut choquer,qui a pu déranger ma famille,mais pas longtemps".

C'est "une relation qui s'est établie petit à petit.

Je voulais faire un couple solide,car j'avais souffert du divorce de mes parents".

Fils d'un père banquier et d'une mère mannequin,Martin d'Orgeval,qui a suivi des études d'histoire de l'art,est aujourd'hui photographe,et se dit conscient d'avoir la chance d'exercer sans obligation de bénéfices.

Agé de 41 ans,il détaille comme patrimoine : un compte de 70 000 euros,une assurance-vie de 15 000 euros,des œuvres d'art,des cadeaux de Liliane Bettencourt à hauteur d'un million d'euros et des photographies d'une valeur de 500 000 euros.

Pour lui,affirme-t-il,Liliane Bettencourt "n'était pas une milliardaire",mais quelqu'un qu'il appréciait de voir pour son esprit.



Martin d'Orgeval (à gauche),compagnon de François-Marie Banier,poursuivi lui aussi pour abus de faiblesse et blanchiment.

La lettre de l'ex-infirmier avant sa tentative de suicide

En début d'audience,le président du tribunal a communiqué des nouvelles sur l'état de santé d'Alain Thurin,l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt,qui a tenté de mettre fin à ses jours dimanche par pendaison dans l'Essonne. L'homme de 64 ans,poursuivi pour abus de faiblesse,est dans "un coma peu réactif".

Il est hospitalisé à Arpajon dans l'Essonne.

Quelques heures avant son passage à l'acte et l'ouverture du procès à Bordeaux,Alain Thurin avait écrit une lettre au parquet de Bordeaux.

Lettre dans laquelle il explique que "sa décision était réfléchie".

"Seule la date restait à définir.

Mon fils a retardé l'acte",écrit-il,précisant que son épouse ne connaissait pas sa décision.

L'ex-infirmier remercie la justice d'avoir été lente,lui permettant ainsi d'avoir pu profiter un peu plus de ses proches.

Dans ce courrier,Alain Thurin explique avoir "adoré travaillé avec madame" mais annonce qu'il "démissionne",car "être confronté à des ténors du barreau serait difficile,surtout sans preuve".

"Si j'attaque François-Marie Banier,ce sera ma parole contre la sienne".

Soupçonné d'avoir bénéficié d'une assurance-vie de 10 millions d'euros au détriment de Liliane Bettencourt,Alain Thurin n'a pas d'avocat pour le représenter au procès.

"Je ne voulais pas être assisté d'un avocat,même si je ne maîtrise pas ma défense.

Je pensais être en mesure de m'expliquer".

SI VOUS AVEZ RATÉ UN ÉPISODE

Un différend familial à l’origine de l’affaire

À l’origine de cette affaire politico-financière hors normes : la plainte déposée en décembre 2007,un mois après le décès du mari de Liliane Bettencourt,par sa fille,Françoise Bettencourt-Meyers alors que les deux femmes sont en plein conflit.

La fille de Liliane Bettencourt soupçonne François-Marie Banier,photographe et ami de la milliardaire,de profiter financièrement de l’héritière de L’Oréal.

À l’appui de la plainte,Françoise Meyers-Bettencourt livre à la police des enregistrements-pirates effectués par l’ancien majordome de sa mère.

Ce sont des enregistrements,dont une partie sera divulguée dans les médias,qui vont faire apparaître d’autres noms et entraîner l’ouverture en cascade de plusieurs enquêtes.

Pourquoi l’affaire a été délocalisée à Bordeaux

La procédure a été transférée de Nanterre à Bordeaux le 17 novembre 2010,sur décision de la cour de Cassation.

Sur fond de rivalités entre les magistrats de Nanterre et les soupçons portant sur la juge Isabelle Prévost-Desprez,la Cour de Cassation avait choisi de dépayser l’affaire dans la capitale girondine.

Dix personnes poursuivies

Soupçonnées d’avoir profité de la vulnérabilité de Liliane Bettencourt,dix personnes seront jugées durant ces cinq semaines de procès.

Parmi lesquelles : François-Marie Banier,photographe,et ami de l’héritière de L’Oréal,qui aurait profité des largesses de la milliardaire.

Des largesses qui se chiffreraient en centaines de millions d’euros,et qui se déclineraient sous formes diverses (assurances-vies,oeuvres d’art etc).

Avec son compagnon,Martin d’Orgeval,ils sont poursuivis pour abus de faiblesse et blanchiment.

Ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,Patrice de Maistre est également poursuivi pour abus de faiblesse et blanchiment.

Personnage central de l’affaire,il aurait perçu plus de cinq millions d’euros de la part de la milliardaire.

Dans des enregistrements-pirates réalisés par l’ancien majordome de l’héritière de L’Oréal et publiés par Mediapart et Le Point,il évoque des opérations d’évasion fiscale.

Ce sont ces mêmes enregistrements qui font apparaître des liens avec Eric Woerth,ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy et ancien trésorier de sa campagne pour la présidentielle de 2007.

Soupçonné d’avoir reçu de l’argent liquide des mains de Patrice de Maistre pour la campagne de Nicolas Sarkozy Eric Woerth est poursuivi pour recel.

Un temps soupçonné d’un possible financement occulte,l’ancien président Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu en octobre 2013.

En coulisses

Pour ce procès,la présence policière a été renforcée aux abords du palais de justice de Bordeaux.

150 journalistes,travaillant pour 50 médias,se sont accrédités au procès.

"Pour répondre au mieux à l’intérêt médiatique",outre la salle d’audience qui peut accueillir 140 personnes (et un seul journaliste par média),une salle de retransmission des débats a été mise en place.

Cette deuxième pièce peut accueillir 65 personnes.

Trois techniciens travaillent à cette retransmission.

Les autres volets de l’affaire

Trois autres volets seront jugés ultérieurement à Bordeaux.

Le volet «trafic d’influence»,qui concerne Patrice de Maistre et Eric Woerth sera jugé du 23 au 25 mars.

Patrice de Maistre est soupçonné d’avoir fourni un travail à la femme d’Eric Woerth dans une société de Liliane Bettencourt,en échange d’une Légion d’honneur.

Le volet «violation du secret professionnel» verra comparaître à Bordeaux,les 8 et 9 juin,la juge Isabelle Prévost-Desprez.

Elle est soupçonnée d’avoir informé des journalistes du Monde d’une perquisition menée chez Liliane Bettencourt.

Troisième volet qui sera instruit à Bordeaux,mais dont la date n’a pas été pour l’heure déterminée,celui «d’atteinte à l’intimité de la vie privée».

Six personnes sont renvoyées dans ce dossier : Pascal Bonnefoy,l’ancien majordome de Liliane Bettencourt,auteur des enregistrements-pirates publiés dans la presse et cinq journalistes du Point et de Mediapart (Franz-Olivier Giesbert,ex directeur du Point,Hervé Gattegno,rédacteur en chef de l’hebdomadaire, Edwy Plenel,directeur de Mediapart,Fabrice Arfi,journaliste à Mediapart et Fabrice Lhomme,ancien journaliste du site d’informations).

Par ailleurs,une procédure distincte est en cours à Paris,suite à des plaintes déposées en 2012 par François-Marie Banier et Patrice de Maistre contre Claire Thibout,l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt.

Fin novembre,elle a été mise en examen pour «faux témoignages» et "attestation mensongère".



















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Ven 30 Jan - 10:46:15

Procès Bettencourt : l'intrigant témoignage d'une ancienne employée

L'audience a été marquée par l'intrigant témoignage d'une ex-secrétaire de Patrice de Maistre



Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.

D'abord loin de l'ambiance de la veille et le show de François-Marie Banier,le spectacle a repris ses droits en fin de journée,avec les propos chocs d'une ancienne secrétaire venue témoigner en faveur de Patrice de Maistre.

Après avoir débuté par l'examen de personnalité de trois prévenus à l'attitude calme (Stéphane Courbit,Pascal Wilhelm et Carlos Cassina Vejarano) la journée s'est poursuivie avec les auditions d'un "très émotif" Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,de l'ancien ministre Eric Woerth et de l'ex-notaire Patrice Bonduelle.

Entre-temps,le témoignage d'une ancienne employée est venu surprendre l'audience.

Le "scoop" d'une ex-employée ?

Coup de théâtre en fin de journée.

Une ancienne secrétaire d'une holding de Bettencourt,venue témoigner en faveur de Patrice de Maistre (ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt),a affirmé à la barre que l'ancienne comptable Claire Thibout,avec qui elle a travaillé pendant 4-5 ans,lui aurait confié à plusieurs reprises que Françoise Bettencourt-Meyers,la fille de Liliane Bettencourt,payait des employés pour avoir des informations.

Elle assure par ailleurs que Claire Thibout n'était pas la seule à exprimer ces accusations,mais dit n'y avoir jamais assisté.

Secretaire de deMaistre :"mme meyers obtenait des informations des employés de sa mère contre monnaie sonnante et trébuchante"#Bettencourt

— VdeSenneville (@VdeSenneville) 29 Janvier 2015

Pourquoi avoir attendu aujourd'hui pour livrer ce "scoop" ?,s'est étonné l'avocat de la famille Bettencourt.

"Avant,j'étais contente d'être tenue à l'écart de cette affaire

On m'a convoquée à venir ici.

Je suis là pour dire la vérité",a-t-elle répondu,tendue.

Eve Du Breuil affirme qu'elle n'en avait jamais parlé avant à Patrice de Maistre.
Difficile de savoir quelle sera la portée de ce témoignage.

Elle est repartie en se cachant des micros et caméras. #Bettencourt

— corinne audouin (@cocale) 29 Janvier 2015

Mise en examen fin novembre pour "faux témoignages" dans une procédure distincte,Claire Thibout,l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt,témoin à charge dans l'affaire,est absente de ce procès.

Son avocat a produit un certificat médical "pour une durée indéterminée".

Le tribunal a ordonné une expertise médicale,dont les résultats sont espérés avant le 1er février.

La brève apparition d'Eric Woerth



Eric Woerth est poursuivi pour recel.

Il est déjà tard,plus de 18h30,la salle est encore sonnée par les propos de l'ex-secrétaire,quand Eric Woerth se présente à la barre.

L'ancien ministre,qui n'était plus venu au procès depuis son ouverture lundi,a décliné son parcours,sa carrière,en l'espace de quelques minutes seulement,quand il a fallu plusieurs heures pour étudier l'examen de personnalité de Patrice de Maistre,l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.

L'ancien ministre du Budget est poursuivi pour recel.

Il est soupçonné d'avoir reçu de l'argent liquide des mains de Patrice de Maistre pour financer la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Patrice de Maistre,malgré lui

Personnage central de l'affaire,Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,a retracé son enfance ("une jeunesse plutôt heureuse" malgré l'absence d'un père),son parcours (comment il est devenu un "commissaire aux comptes très reconnu") jusqu'à son arrivée auprès des Bettencourt au début des années 2000.

C'est par l'intermédiaire de son "ami" Lindsay Owen Jones (ancien PDG de L'Oréal),avec qui il faisait du tennis et du bateau,qu'il fait leur connaissance,et commence à travailler comme gestionnaire de fortune pour la famille en 2003.

Alors qu'il est poursuivi,entre autres,pour avoir évoqué des opérations d'évasion fiscale (propos révélés par des écoutes-pirates),Patrice de Maistre dit avoir été,malgré lui,"progressivement plongé dans l'environnement des Bettencourt",qui avaient déjà des comptes cachés avant son arrivée,explique-t-il.

"Depuis ces écoutes,je suis couvert d'opprobre.

Les comptes en Suisse de la famille Bettencourt,c'est tout juste si ce n'est pas les miens",se plaint Patrice de Maistre,qui a aussi eu personnellement un compte en Suisse non-déclaré,fermé en 1999.

Pourquoi ce compte en Suisse ?

Pour des raisons pratiques,argumente-t-il,car il avait vendu son bateau à un Suisse.

Accusé par l'ex-comptable des Bettencourt Claire Thibout d'avoir donné de l'argent liquide à Eric Woerth pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007,Patrice de Maistre est revenu sur sa relation avec les deux hommes politiques.

"J'ai connu Eric Woerth en 2006,à l'époque de la campagne présidentielle de 2007.

Je l'ai rencontré dans ce cadre."

A cette époque,il prend sa carte à l'UMP alors qu'il n'avait jamais fait de politique avant et qu'il n'en fera "plus jamais".

Lors d'une rencontre,"j'ai demandé à M. Woerth comment les Bettencourt pouvaient soutenir Sarkozy",indique-t-il,sans développer.

Avant de préciser avoir personnellement contribué à la campagne de Nicolas Sarkozy et Eric Woerth.

Très calme et didactique lorsqu'il répond aux questions du tribunal sur l'affaire,Patrice de Maistre craque au moment de parler de ses enfants qui le "soutiennent" ou quand il s'agit d'Alain Thurin,l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt,qui a tenté de se suicider dimanche.

"Excusez-moi,c'est l'émotion.

Je suis désolé pour ce spectacle

Je suis désolé de ces scènes ridicules me concernant

Je suis quelqu'un de très émotif".

Patrice de Maistre,qui aurait perçu 5 millions d'euros de la part de la milliardaire,affirme que Liliane Bettencourt lui aurait répété à plusieurs reprises : "Plutôt mourir que d'être sous tutelle de ma fille".

Il évoque les relations tendues entre la fille et la mère.

Attaqué par les avocats de Françoise Bettencourt-Meyers (qui s'appuient sur des morceaux des enregistrements-pirates),il se défend d'avoir attisé le feu.

Mais dit-il,"avec tous ces milliards,les gens vivent dans un monde à part".

#Bettencourt de Maistre s'est retrouvé au coeur d'une famille qui se déchire avec un passif fiscal.

Il apparait presque comme une victime

— Philippe Lemoine (@PhLemoine) 29 Janvier 2015

Coucou,c'était lui : Stéphane Courbit



Stéphane Courbit est soupçonné d'avoir poussé Liliane Bettencourt à investir 143 millions d'euros dans sa société.

Aujourd'hui poursuivi pour abus de faiblesse au détriment de Liliane Bettencourt,Stéphane Courbit s'est pour sa part plu à raconter en détails son ascension (trop d'ailleurs pour le tribunal,qui lui a demandé à plusieurs reprises de synthétiser).

"Né dans la Drôme",issu d'un "milieu modeste",Stéphane Courbit a suivi des études de commerce.

"J'étais boursier,je faisais des petits boulots à côté",raconte-t-il.

Puis,"j'ai rencontré une fille qui était la première épouse de Christophe Dechavanne.

C'était en 1987-1988.

Elle m'a proposé un stage chez lui.

A l'époque,j'étais assistant minitel".

Il a 26 ans,quand en 1992, l'émission "Coucou c'est nous" dont il est producteur exécutif,commence.

"Très vite,j'ai gagné très bien ma vie (15 000 euros par mois).

Trop bien",poursuit-il.

Comme pour expliquer aussi ce qui l'amène ici ?

Mystère autour de l'accord avec la famille Bettencourt

Quelques années plus tard,après sa rencontre avec Arthur et la création de l'émission "Les enfants de la télé",il intègre la société de production Endemol (Loft Story,Secret Story,Miss France etc...).

A son départ en 2007,il touche un énorme chèque qu'il réinvestit dans la société LOV,dont il est le patron.

Et se lance sur le marché des jeux en ligne (avec Betclic).

C'est à cette période qu'il décide de faire appel à l'avocat Pascal Wilhelm (ancien avocat et gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,aussi sur le banc des prévenus).

Alors qu'en 2010,il cherche de nouveaux investisseurs pour sa société,il pense à Liliane Bettencourt et en parle à Pascal Wilhelm.

Aujourd'hui,les deux hommes sont poursuivis pour abus de faiblesse,accusés d'avoir poussé la milliardaire à investir 143 millions d'euros dans l'entreprise de Stéphane Courbit.

Somme qu'il a rendue à la famille selon un protocole d'accord signé entre lui et les parties civiles quelques jours avant l'ouverture du procès.

En échange de la restitution de cet argent,la famille Bettencourt a retiré sa constitution de partie civile,selon des informations publiées dans nos colonnes la semaine dernière.

Pourquoi cet accord,dont Stéphane Courbit est "très heureux",est-il intervenu maintenant alors que les deux parties y penchaient depuis plusieurs mois ?

L'audience de ce matin n'a pas permis de lever le mystère.

Stéphane Courbit,qui indique gagner actuellement 20 000 euros par mois,présente un patrimoine conséquent : "entre 12 et 15 millions d'assurances-vie",une maison à Neuilly de 10 millions d'euros,une maison à Saint-Tropez "d'une quarantaine de millions d'euros",un logement à Courchevel "de 20-25 millions" etc.

Des approximations en millions d'euros,qui témoignent,s'il fallait encore le prouver,d'un autre monde.

Pascal Wilhelm au centre d'un conflit d'intérêts ?



Pascal Wilhelm,ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt (successeur de Patrice de Maistre) est renvoyé pour abus de faiblesse.

Poursuivi pour abus de faiblesse,Pascal Wilhelm,avocat de profession,a succédé comme gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt à un autre prévenu,Patrice de Maistre (poursuivi lui pour abus de faiblesse et blanchiment).

Avec Stéphane Courbit,qu'il avait rencontré en 2006 alors que ce dernier était patron de la société de production Endemol,il est soupçonné d'avoir poussé Liliane Bettencourt à investir 143 millions d'euros dans l'entreprise de Stéphane Courbit.

"Dans ce dossier,personne ne veut être ami"

Pascal Wilhelm,dont l'attitude rappelait par moments celle d'un élève à qui on aurait demandé de venir au tableau,est pourtant loin d'être un débutant.

Il a notamment été l'avocat de Jean-Marie Messier,ex-PDG de Vivendi,celui de Stéphane Courbit,mais aussi celui de Liliane Bettencourt et celui de Patrice de Maistre.

De quoi interpeller les parties civiles sur un éventuel conflit d'intérêts.

Alors qu'il conseillait Liliane Bettencourt,Pascal Wilhelm a assisté Patrice de Maistre en juillet 2010 lors de sa garde à vue dans le cadre de l'enquête déclenchée par la plainte de la fille de l'héritière de L'Oréal.

Pascal Wilhelm conteste,affirmant qu'à l'époque,Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt n'avaient pas d'intérêts opposés,puis précise avoir cessé d'être l'avocat de Patrice de Maistre en octobre 2010.

Invité au mariage de ce dernier,il se défend d'en être l'ami.

"C'est curieux comme dans ce dossier,personne ne veut être ami de l'autre",lui fait remarquer le président du tribunal.

Vejarano,un autre absent

Cette quatrième journée de procès avait débuté avec l'examen de personnalité de Carlos Cassina Vejarano,67 ans,ancien gestionnaire de l'île d'Arros (aux Seychelles) de Liliane Bettencourt.

Absent pour raisons de santé,l'homme,qui se trouve actuellement au Mexique,est poursuivi pour abus de faiblesse et abus de confiance.

Il est notamment soupçonné d'avoir obtenu deux millions d'euros de la part de Liliane Bettencourt en 2009.




















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 2 Fév - 14:36:30

Procès Bettencourt : Claire Thibout "en bonne santé" mais des signes "dépressifs"

Le tribunal de Bordeaux a communiqué les résultats de l'expertise médicale de l'ancienne comptable,témoin à charge dans l'affaire.

Elle avait fourni un certificat pour justifier son absence




L'ancienne comptable Claire Thibout devait venir témoigner le 10 février.

Le procès Bettencourt est entré dans sa deuxième semaine.

Après les questions de procédure et les examens de personnalités,place aux interrogations en profondeur sur l'affaire.

Accusé d'avoir profité de la faiblesse de son amie Liliane Bettencourt à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros,François-Marie Banier est actuellement interrogé par le tribunal sur toutes les donations effectuées en sa faveur par la milliardaire depuis 1997.

Un témoignage de Claire Thibout par visio-conférence ?

En début d'audience,le tribunal a communiqué les résultats (attendus) de l'expertise médicale concernant Claire Thibout,témoin à charge dans l'affaire et un des personnages-clefs du dossier.

L'ancienne comptable avait produit un certificat médical pour justifier son absence au procès.

Absence qui fait grincer des dents la défense,alors que cette dernière a été mise en examen fin novembre à Paris pour "faux témoignages",suite à des plaintes de François-Marie Banier et Patrice de Maistre (ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire).

Claire Thibout témoignera-t-elle comme prévu le 10 février ?

Selon l'expertise médicale,Claire Thibout est "en bonne santé" mais présente en revanche des signes "anxio-dépressifs".

"Une audience au tribunal pourrait être très préjudiciable pour sa santé",analyse le médecin qui recommande plutôt un témoignage par visio-conférence.

Et conclut : "Elle pourrait (être auditionnée),mais je ne peux pas certifier qu'elle pourra".

Bilan : pour l'heure,on n'en sait pas beaucoup plus sur une éventuelle audition,on ignore quelle sera l'option choisie par le tribunal.

Nous voilà avancés.
Le tribunal décidera plus tard s'il fait venir Claire Thibout.
Elle devait témoigner le 10/02. #Bettencourt

— corinne audouin (@cocale) 2 Février 2015

Claire Thibout avait notamment affirmé lors de l'enquête avoir remis de l'argent liquide à Patrice de Maistre.

Somme qui aurait ensuite été donnée à l'ancien ministre Eric Woerth pour la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.

L'ancien président a bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire en octobre 213.


















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 2 Fév - 17:47:29

Procès Bettencourt : quand le "Père Noël" passait chez François-Marie Banier

La liste des donations est longue.

Les sommes sont "faramineuses".

Mais jamais,François-Marie Banier n'échangerait "sa mobylette contre une Ferrari".

Vraiment ?




François-Marie Banier dit regretter de ne pas avoir refusé plus de cadeaux de Liliane Bettencourt.

"Ca la rendait furieuse".


Le procès Bettencourt est entré dans sa deuxième semaine.

Après les questions de procédure et les examens de personnalités,place aux interrogations en profondeur sur l'affaire.

Accusé d'avoir profité de la faiblesse de son amie Liliane Bettencourt à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros,François-Marie Banier a été interpellé par le tribunal sur toutes les donations effectuées en sa faveur par la milliardaire.

Banier : des donations par millions

L'homme est toujours aussi espiègle,mais un peu moins showman que mercredi.

Parfois,il hésite ou n'a "pas vraiment compris" la question lorsqu'il est titillé sur les sommes "faramineuses" qu'il a perçues de Liliane Bettencourt.

La première donation remonte au 28 février 1997,et un cadeau de 1 500 000 francs (près de 300 000 euros).

S'ensuivront pleins d'autres (argent ou oeuvres d'art) en décembre 1997,décembre 1998,décembre 1999,etc.

Jusqu'en septembre 2009.

Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'acte après cette date ?,demande le président du tribunal,"alors qu'on sait qu'en décembre,le Père Noël passe,pour parler familièrement" et que la dernière fois qu'ils se sont vus,c'était le 6 juillet 2010.

La réponse restera un mystère.

"Je n'échangerais pas ma mobylette contre une Ferrari"

Si parfois il sèche,François-Marie Banier prendra bien soin de remercier le tribunal pour cet historique des donations.

Car ce qui intéresse la justice,ce ne sont pas vraiment tous ces millions donnés pendant une quinzaine d'années mais ceux concernant la période postérieure à 2006,date à laquelle remonterait les signes de "démence mixte" chez Liliane Bettencourt (d'après une expertise médicale),et pour lesquels il est soupçonné d'abus de faiblesse.

Que faisait-il de cet argent ?

"Je m'en suis servi pour des travaux,l'acquisition de manuscrits (Raimbaud,Flaubert,Proust)",répond François-Marie Banier.

"Jamais,je n'aurais pu vivre avec des trésors pareils.

Je ne me suis jamais acheté de maison à Saint-Tropez ou de Mercedes.

Je n'échangerais pas ma mobylette contre une Ferrari".

Mais alors,s'il est un homme d'arts mais pas un homme d'argent,pourquoi avoir eu un compte en Suisse ?

Parce que Liliane Bettencourt lui avait conseillé pour les virements qu'elle réalisait depuis ses comptes suisses à elle,dit-il.

Mais pourquoi avoir choisi de ne pas le déclarer ?

"Vous avez raison,c'est une fraude fiscale.

Et c'est inadmissible".

Des remords,il en a exprimés d'autres dans la matinée.

Ceux de ne pas avoir décliné plus de cadeaux de la part de Liliane Bettencourt.

"J'ai beaucoup refusé,mais je regrette : pas assez.

Ca la rendait furieuse",explique-t-il.

Avant d'insister : "Mais elle a soutenu bien d'autres personnes".

Accablé par Françoise Bettencourt-Meyers elle l'accuse de l'avoir éloigné sa mère pour mieux profiter de sa fortune,François-Marie Banier nie toute manipulation.

"Elle aimait sa fille,mais elle n'avait pas les mots

Mais ce n'est pas moi qui ai coupé les mots",répondra-t-il à destination de celle qu'il surnomme "Madame Jean-Pierre" (nom du mari de Françoise Bettencourt-Meyers).

"C'est comme ça qu'ils l'appelaient dans la maison Bettencourt",s'explique François-Marie Banier,interrogé par le président du tribunal.

Et de toute manière,poursuit-il,il n'a jamais vraiment apprécié les noms composés.

"En revanche,j'aurais bien aimé être un ami de Françoise".

En début d'audience,le tribunal a communiqué les résultats (attendus) de l'expertise médicale concernant Claire Thibout,témoin à charge dans l'affaire et un des personnages-clefs du dossier.

L'ancienne comptable avait produit un certificat médical pour justifier son absence au procès.

Absence qui fait grincer des dents la défense,alors que cette dernière a été mise en examen fin novembre à Paris pour "faux témoignages",suite à des plaintes de François-Marie Banier et Patrice de Maistre (ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire).

Claire Thibout témoignera-t-elle comme prévu le 10 février ?

Selon l'expertise médicale,Claire Thibout est "en bonne santé" mais présente en revanche des signes "anxio-dépressifs".

"Une audience au tribunal pourrait être très préjudiciable pour sa santé",analyse le médecin qui recommande plutôt un témoignage par visio-conférence.

Et conclut : "Elle pourrait (être auditionnée),mais je ne peux pas certifier qu'elle pourra".

Bilan : pour l'heure,on n'en sait pas beaucoup plus sur une éventuelle audition,on ignore quelle sera l'option choisie par le tribunal.

Nous voilà avancés.
Le tribunal décidera plus tard s'il fait venir Claire Thibout.
Elle devait témoigner le 10/02. #Bettencourt

— corinne audouin (@cocale) 2 Février 2015

Claire Thibout avait notamment affirmé lors de l'enquête avoir remis de l'argent liquide à Patrice de Maistre.

Somme qui aurait ensuite été donnée à l'ancien ministre Eric Woerth pour la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.

L'ancien président a bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire en octobre 213.



















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mar 3 Fév - 15:02:49

Procès Bettencourt : héritier de la milliardaire malgré lui

Quelques jours après la mort de son mari,Liliane Bettencourt avait fait de François-Marie Banier son légataire universel.

Avant de le révoquer en 2010




François-Marie Banier est sous le feu des questions du tribunal depuis lundi.

Sur le grill.

Après la journée d'hier où il a été mis à rude épreuve sur les donations et assurances-vies dont il a bénéficié de Liliane Bettencourt,François-Marie Banier est cuisiné ce mardi par le tribunal de Bordeaux sur les actes de "mandat de protection future" et testamentaires.

Dans la matinée du 11 décembre 2007,quelques jours après la mort d'André Bettencourt,le notaire de Liliane Bettencourt est "fortement étonné" quand il reçoit un appel d'un autre notaire pour faire changer en urgence dans l'après-midi le testament de la milliardaire.

Rendez-vous est pris.

"Liliane Bettencourt s'exprime de manière simple pour désigner en tant que légataire universel M. Banier et en cas de pré-décès,Martin d'Orgeval",le compagnon du photographe,raconte l'ancien notaire Jean-Michel Normand, aujourd'hui poursuivi pour complicité d'abus de faiblesse.

Il dit sentir que "c'est une connerie",l'écrit sur un post-it,mais établit le testament devant "la détermination absolue de cette femme".

"Qui est la victime de l'autre ?"

La volonté,la fermeté de Liliane Bettencourt,ce sont aussi les arguments avancés par François-Marie Banier.

Il dit avoir été "fou de rage" quand il a appris qu'elle l'avait fait "légataire universel".

"J'ai toujours dit que c'était ridicule,absurde,inutile",affirme le photographe,accusé par les avocats signataires d'avoir eu l'idée de ce soudain changement de testament.

Certes,explique-t-il,"le jour même ou le lendemain de la mort d'André Bettencourt",Liliane Bettencourt lui annonce qu'elle souhaite revoir son testament pour le "sécuriser",mais parce qu'affirme-t-il,elle avait reçu un courrier du directeur de L'Oréal,lui suggérant de laisser sa place au conseil d'administration à son gendre.

Un courrier en réalité daté de deux jours après la mort d'André Bettencourt.

Déjà acculé lundi devant les questions du tribunal sur les donations et les assurances-vies,le photographe qui disait regretter ne pas avoir refusé assez de cadeaux de la part de Liliane Bettencourt parce que "ça la rendait furieuse",avait lancé : dans cette affaire,"qui est la victime de l'autre ?"

Depuis juillet 2010,il n'est plus le légataire universel.

"Mme Bettencourt a compris que trop c'est trop et qu'elle avait beaucoup donné à Banier",avait indiqué Me Kiejman,son avocat de l'époque,au Monde.



















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mar 3 Fév - 23:07:34

Procès Bettencourt : le témoignage accablant d'une ex-femme de chambre

Héritier de la milliardaire malgré lui,d'après ses déclarations,François-Marie Banier a dû notamment s'expliquer sur un brusque changement de testament de Liliane Bettencourt



François-Marie Banier est sous le feu des questions du tribunal depuis lundi.

Sur le grill.

Après la journée d'hier où il a été mis à rude épreuve sur les donations et assurances-vies dont il a bénéficié de Liliane Bettencourt,François-Marie Banier a été cuisiné ce mardi par le tribunal de Bordeaux sur les questions d'héritage et "un mandat de protection future".

Avant qu'un témoignage d'une ex-femme de chambre de Liliane Bettencourt ne vienne l'accabler un peu plus.

Le témoignage accusateur d'une ex-domestique

Elle a travaillé pendant 18 ans au service de "Madame",qu'elle coiffait,aidait à préparer ses tenues et "faisait le téléphone" (elle lui répétait ce que disaient les interlocuteurs en raison des problèmes de surdité de la milliardaire).

Licenciée en 2008,suite,dit-elle,à son témoignage contre le photographe,Dominique Gaspard,59 ans,a dépeint un François-Marie Banier colérique et manipulateur.

Un soir de décembre 2006,alors que Liliane Bettencourt se préparait à aller à la messe de Noël,François-Marie Banier,qui décidait régulièrement des tenues de Madame,aurait jeté coup sur coup plusieurs rouges à lèvres de la milliardaire.

"C'est pas beau" lui disait-il,selon Dominique Gaspard.

"Madame était vraiment très mal".

Selon ce témoin, Banier choisissait les médecins

Un autre jour,raconte-t-elle,elle a découvert "plein de papiers partout" (chambre,salle de bains etc) où était écrit en majuscule "CURATELLE".

Aussi,affirme-t-elle,en 2007,alors que "Monsieur (André Bettencourt) était vraiment très mal,M. Banier est entré dans la chambre pour demander que ce soit le médecin Gilles Brücker (un de ses amis d'enfance) qui s'occupe de lui".

Liliane Bettencourt se serait alors exécutée illico presto,demandant à l'autre médecin de partir,poursuit Dominique Gaspard.

François-Marie Banier,qui appelait la domestique avant des déjeuners avec Liliane Bettencourt pour s'assurer que son amie avait bien son chéquier,aurait fait décaler une IRM de la milliardaire "car on allait la prendre pour une folle",raconte aussi cette ancienne domestique.

C'est elle,également,qui dit avoir entendu parler le photographe d'"un projet d'adoption simple" avec la milliardaire.

Ce que lui nie catégoriquement (voir plus bas).

"J'ai été voir la secrétaire pour demander ce qu'était une adoption simple,mais elle ne savait pas non plus,donc on est allé voir Claire Thibout (l'ancienne comptable)".

Interrogée sur le témoignage d'une ancienne secrétaire de Patrice de Maistre (jeudi à la barre),qui laissait entendre que la fille de Liliane Bettencourt donnait de l'argent aux employés contre informations sur sa mère Dominique Gaspard dit n'avoir jamais reçu d'argent de la part de Françoise Bettencourt-Meyers.

Tout comme elle dément s'être faite dicter l'attestation dans laquelle elle accable François-Marie Banier de tout ce qu'elle a répété en ce septième jour d'audience.

Les reformulations,explique-t-elle,c'est en raison d'imprécisions.

"Tout ce que j'ai dit être vrai".

Une déclaration sera en revanche relevée par la défense du photographe,quand elle accuse François-Marie Banier d'avoir fait décaler de 15 jours le départ en Bretagne de la milliardaire pour des retrouvailles de famille.

C'était à l'été 2007.

"Il lui disait qu'il neigeait".

Un report d'une semaine en réalité,pour lequel elle ne peut prouver que c'est sous l'influence de François-Marie Banier qu'a été prise cette décision.

C'est vrai,se rappelle-t-elle,que ce séjour intervenait au moment du décès de Madame Pompidou,amie de l'héritière de L'Oréal.

Ce brusque changement de testament

Dans la matinée du 11 décembre 2007,quelques jours après la mort d'André Bettencourt,le notaire de Liliane Bettencourt est "fortement étonné" quand il reçoit un appel d'un autre notaire pour faire changer en urgence dans l'après-midi le testament de la milliardaire.

Rendez-vous est pris.

Il raconte : "Liliane Bettencourt s'exprime de manière simple pour désigner en tant que légataire universel M. Banier et en cas de pré-décès,Martin d'Orgeval",le compagnon du photographe qui aurait appris qu'il figurait dans ce testament par la presse.

Aujourd'hui poursuivi pour complicité d'abus de faiblesse,l'ancien notaire Jean-Michel Normand dit sentir que "c'est une connerie",l'écrit sur une note,mais établit le testament devant "la détermination absolue de cette femme".

"Qui est la victime de l'autre ?"

La volonté,la fermeté de Liliane Bettencourt,ce sont aussi les arguments avancés par François-Marie Banier.

Il dit avoir été "fou de rage" quand il a appris qu'elle l'avait fait "légataire universel".

"J'ai toujours dit que c'était ridicule,absurde,inutile",affirme le photographe,accusé d'avoir eu l'idée de ce soudain changement de testament.

Certes,explique-t-il,"le jour même ou le lendemain de la mort d'André Bettencourt",Liliane Bettencourt lui annonce qu'elle souhaite revoir son testament pour le "sécuriser",mais parce qu'affirme-t-il,elle avait reçu un courrier du directeur de L'Oréal,lui suggérant de laisser sa place au conseil d'administration à son gendre.

Un courrier en réalité daté de deux jours après la mort d'André Bettencourt.

Depuis juillet 2010,il n'est plus le légataire universel.

"Mme Bettencourt a compris que trop c'est trop et qu'elle avait beaucoup donné à Banier",avait indiqué Me Kiejman,son avocat de l'époque,au Monde.

Déjà acculé lundi devant les questions du tribunal sur les donations et les assurances-vies,le photographe qui disait regretter ne pas avoir refusé assez de cadeaux de la part de Liliane Bettencourt parce que "ça la rendait furieuse",avait lancé : dans cette affaire,"qui est la victime de l'autre ?"

Un projet d'adoption ?

Alors qu'une ancienne femme de chambre affirme avoir entendu une conversation entre Liliane Bettencourt et François-Marie Banier évoquant un "projet d'adoption simple",ce dernier dément.

"Il n'en a jamais été question.

Impossible

Il n'y a aucune trace nulle part".

Quinze jours après le décès d'André Bettencourt,relève le procureur Gérard Aldigé,le photographe avait reçu un avocat spécialisé,qui lui aurait détaillé les différents actes possibles concernant la succession,notamment celui de devenir légataire universel ou celui de l'adoption.

"Était-ce plus simple de faire de vous faire le légataire universel qu'une adoption simple ?",s'interroge-t-il.

C'est après avoir entendu eu vent de ce projet d'adoption,que Françoise Bettencourt-Meyers,la fille de Liliane Bettencourt,a décidé de porter plainte le 19 décembre 2007 (soit un mois après le décès de son père),avait-elle indiqué vendredi.

De cette plainte,découlera toute cette affaire.

Un de ses amis comme tuteur

Au moment des questions sur le "mandat de protection future",François-Marie Banier a eu comme "une sorte de confusion".

Ce contrat,déterminant la personne qui s'occuperait des affaires de Liliane Bettencourt quand son état serait défaillant,a été rendu possible par une loi du 5 mars 2007,mais applicable qu'à partir de 2009.

"Quel intérêt alors,quelle urgence" de conclure un mandat au nom de Liliane Bettencourt dès le 2 mai 2007 ? s'interroge le président du tribunal.

"Liliane Bettencourt suivait à ce point l'actualité judiciaire pour connaître cet acte ?" poursuit-il.

Pour cet acte,qui désigne comme tuteur un ami d'enfance du photographe,le docteur Gilles Brücker,François-Marie Banier aurait joué les intermédiaires.

"C'est vous qui mettez en contact (Liliane Bettencourt,un avocat et un notaire),c'est vous qui fixez le rendez-vous c'est vous qui réglez les actes",énumère le président.

"Je n'y avais aucun intérêt !",se défend le prévenu.

"Liliane Bettencourt avait la hantise d'être placée sous la tutelle de sa fille",justifie-t-il.

Ce document,où figurait la mention "confidentiel" et où n'apparaît que le nom de jeune fille de Liliane Bettencourt (hormis la signature),avait été réalisé du vivant d'André Bettencourt... sans qu'il soit mis au courant.

Ce qui interpelle le président du tribunal : "Vous aviez un intérêt à le cacher ?"






















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Jeu 5 Fév - 1:20:31

Procès Bettencourt : Patrice de Maistre jure qu'il n'a jamais «forcé» la milliardaire

A la barre ce mercredi,l'ex-gestionnaire de fortune de la riche héritière de L'Oréal,Patrice de Maistre,s'est défendu d'avoir profité de la vulnérabilité de la vieille dame.



Bordeaux (Gironde),mercredi.

Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de fortune et homme de confiance de Liliane Bettencourt,au tribunal correctionnel.


Le procès Bettencourt se poursuit à Bordeaux.

Lors de cette huitième journée d'audience,l'homme de confiance de Liliane Bettencourt,Patrice de Maistre,était de nouveau auditionné ce mercredi.

Jugé pour abus de faiblesse et blanchiment,il est notamment soupçonné d'avoir profité de la vulnérabilité de la vieille dame dans le cadre d'une convention,signée en 2010 entre sa société et Liliane Bettencourt,portant sa rémunération à 2 millions d'euros par an.

En sept ans,il aurait ainsi quadrupler sa rémunération.

«J'ai demandé à Liliane Bettencourt si elle était d'accord»

A la barre,il a assuré n'avoir jamais «forcé» la multimilliardaire pour une «décision».

Il a justifié ces augmentations par l'importance des fonds qu'il avait à gérer et de sa charge de travail.

A l'époque,«j'ai demandé à Liliane Bettencourt si elle était d'accord pour me rémunérer pour mon travail à sa Fondation et le travail que je faisais pour elle,de fait,depuis un certain temps»,a expliqué l'ancien commissaire au compte.

Il était entré au service de la milliardaire en 2003 avec un salaire initial de 500 000 euros en qualité de gestionnaire de Thétis et Clymène,deux sociétés chargées de gérer les dividendes générés par les actions de L'Oréal détenues par Mme Bettencourt.

Plusieurs avenants avaient été signés,entre 2007 et 2009,entre la société de Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt,établissant une progression de rémunération.

En 2009,Patrice de Maistre avait,outre ses fonctions chez Thétis et Clymène,pris la tête de la Fondation Schueller-Bettencourt,«une fondation qui a pris beaucoup d'essor»,avec quelques 700 millions d'euros d'actifs,a-t-il détaillé.

«Quand elle était fatiguée,j'ai toujours dit on reverra ça»

Interrogé sur la capacité de la multimilliardaire,âgée de 87 ans lors de la signature en 2010,de comprendre la teneur de ce contrat,Patrice de Maistre a concédé qu'«il y avait des jours,où elle était très fatiguée».

Mais «quand elle était fatiguée,j'ai toujours dit on reverra ça.

Je ne l'ai jamais forcée à prendre une décision».

La santé de Mme Bettencourt,«ça n'est pas tout blanc,ça n'est pas tout noir»,a-t-il insisté.

Elle n'était «pas toujours en pleine forme»,mais elle n'était pas non plus «quelqu'un qui ne savait pas à qui elle s'adressait».

«Pour elle»,cette rémunération,«ce n'était pas fou»,a encore estimé l'ex-gestionnaire,rappelant au tribunal : «Mme Bettencourt est dans un monde différent du mien et du vôtre.

Elle est à la tête d'une immense fortune».

Ces explications n'ont manifestement pas convaincues l'avocat de Liliane Bettencourt,Me Arnaud Dupin.

«Est-ce qu'au travers de cet enregistrement vous avez vu quelqu'un d'alerte,à même de poser des questions,de comprendre quels étaient les enjeux de cette convention qu'on lui fait signer ?»a réagit l'avocat à l'issue de l'audience à propos une conversation enregistrée entre Patrice de Maistre et Liliane Benttencourt diffusée lors de l'audience.

«On voit véritablement qu'elle (Liliane Bettencourt) se laisse porter par son gestionnaire de fortune dans lequel elle a placé sa confiance.»

«Il décidait tout simplement,en laissant penser qu'elle prenait elle-même les décisions.

Il est gestionnaire de fortune,donc il y a certaines décisions qu'il prenait seul» estime Me Arnaud Dupin.

Patrice de Maistre est également poursuivi pour avoir obtenu de la milliardaire des largesses estimées à 8 millions d'euros.

Il est aussi soupçonné d'avoir bénéficié de sommes en liquide qu'il aurait remises à l'ex-ministre UMP Eric Woerth ce que les deux hommes démentent.























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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 9 Fév - 22:58:56

Procès Bettencourt : cette étrange habitude avec l'argent liquide...

Eric Woerth a-t-il reçu de l'argent liquide des mains de Patrice de Maistre ?

Le témoignage d'un expert judiciaire s'étonne de la comptabilité privée tenue par Claire Thibout



Dans ce volet,Eric Woerth est poursuivi pour recel d'une somme qui lui aurait été remise par Patrice de Maistre.

Sans Françoise Bettencourt-Meyers ni ses deux fils,mais avec le retour dans l'après-midi de l'ancien ministre Eric Woerth (plutôt aux abonnés absents depuis le début),la troisième semaine du procès Bettencourt s'est ouverte ce lundi au tribunal de Bordeaux.

Avec au menu de cette neuvième journée : l'île d'Arros,achetée à l'insu du fisc (et des autorités seychelloises) par les Bettencourt en 1998,et révélée par la publication des enregistrements dans la presse en 2010.

Le coin de "paradis" a été revendu il y a quelques années (avant 2012) avec une plus-value de 37 millions d'euros.

Il fut également question de la comptabilité des Bettencourt et de l'argent liquide qui aurait pu être remis à Patrice de Maistre à destination d'Eric Woerth.

Une comptabilité désordre

C'est une maison où les primes et autres treizièmes mois du personnel sont versés en liquide.

Une maison où les médecins,aussi,reçoivent de l'argent frais.

Une maison où l'ancienne comptable Claire Thibout "pouvait retirer librement 50 000 euros par semaine" d'un compte privé des Bettencourt.

Une maison où les comptes personnels étaient tenus au crayon à papier par l'ancienne comptable,où les dates d'entrées et de sorties étaient parfois incohérentes et où encore les talons de chèques n'étaient pas forcément remplis...

Cité par la défense,Michel Bruyas,expert-comptable judiciaire,qui avait été mandaté par le procureur Courroye pour étudier la comptabilité des Bettencourt,puis par le juge Gentil pour se pencher notamment sur l'exercice de Patrice de Maistre,a décrit un travail peu méthodique de la part de l'ancienne comptable Claire Thibout.

"Pour notre expertise,on s'est heurté à l'insuffisance de la comptabilité",a expliqué à la barre Michel Bruyas.

Woerth et Thibout entendus mardi

"On a des certitudes sur les mouvements financiers mais pas sur les bénéficiaires",a poursuivi l'expert.

Selon lui,donc,rien ne permet d'infirmer ou de confirmer les dires de Claire Thibout,qui affirme avoir remis 50 000 euros d'argent liquide à Patrice de Maistre.

Somme qui aurait été ensuite destinée à l'ancien ministre Eric Woerth,alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Seule certitude de l'expert : oui,Claire Thibout a bien retiré 50 000 euros le 18 janvier 2007.

A qui ont-ils été remis ?

Huit jours plus tard,André Bettencourt faisait retirer 100 000 euros également en liquide.

Or,plaide la défense,les deux opérations sont incompatibles au vu des dispositions du compte.

Comment cela a-t-il été rendu possible ?

L'avocat d'Eric Woerth l'ancien ministre faisait son retour sur le banc des prévenus ce lundi après-midi en était presque à demander la relaxe de son client sur le champ.

"On ne va pas délibérer maintenant",lui répondra alors le président du tribunal.

Le député UMP,dont le nom apparaît aussi sur des enregistrements-pirates réalisés par le majordome de Liliane Bettencourt (et également dans une procédure distincte pour trafic d'influence suite à l'embauche de sa femme dans une société des Bettencourt),sera entendu mardi.

Autre audition attendue mardi : celle de Claire Thibout,qui témoignera par visio-conférence (voir plus bas).

Au delà de son travail,l'expert judiciaire s'est également interrogé sur les prestations informatiques facturées par le mari de l'ancienne comptable.

"On aurait aimé creuser davantage" sur ce sujet,a indiqué Michel Bruyas.

Au vu "des montants dérisoires" qui lui étaient versés,"on peut se demander s'il n'y avait pas de rémunération en espèces".

"Carlos ?

Non d'Arros !"

Carlos Cassina Vejarano est aussi l'un des grands absents de ce procès.

Bloqué au Mexique pour raisons de santé,l'ancien gestionnaire de l'île d'Arros est poursuivi pour abus de faiblesse et abus de confiance.

Pour ce "job de rêve",l'Espagnol de 67 ans était rémunéré 100 000 dollars par an (près de 89 000 euros),sans compter les réguliers virements en sa faveur de juillet 2007 à septembre 2010 d'un montant total excédant les 3 millions d'euros.



Ancien gestionnaire de l'île seychelloise de Liliane Bettencourt,Carlos Cassina Vejarano est poursuivi pour abus de faiblesse et abus de confiance.

En son absence,c'est Patrice de Maistre,autre prévenu dans ce procès,qui a été sollicité pour répondre aux questions du tribunal.

L'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt avait été chargé en 2009 de faire baisser les frais d'entretien de l'île,ils passeront de 5 millions d'euros à 1,7 ou 1,8 million d'euros.

"Je pense qu'il vous vole régulièrement",disait la même année Patrice de Maistre à Liliane Bettencourt,au sujet de Carlos Cassina Vejarano,selon un enregistrement-pirate lu à l'audience.

Ecoute qui révèle également une certaine confusion chez la milliardaire "L'île,elle est où ?","Comment elle s'appelle ?".

"Arros",lui répond Patrice de Maistre.

"Carlos ?"

enchaîne la milliardaire.

"Arros".

Les "vieux démons" de François-Marie Banier



François-Marie Banier était devenu le futur propriétaire de l'île d'Arros suite à un montage financier.

A la même époque,la famille Bettencourt était en négociations face à une autre grande fortune de France,Bernard Arnault,pour racheter le très prestigieux Château-Cheval-Blanc,premier cru classé A à Saint-Emilion.

Quelques mois plus tard,en décembre 1998,c'est un petit coin de paradis blanc que s'offriront Liliane et André Bettencourt.

A l'insu du fisc,grâce à des transactions effectuées depuis des comptes en Suisse,le couple achète en effet l'île d'Arros aux Seychelles pour une valeur de 18 millions de dollars (aujourd'hui 16 millions d'euros).

Une île d'un 1,5 km2,sur laquelle le gazon était changé à chaque visite des Bettencourt,que François-Marie Banier leur avait fait découvrir et dont il était devenu le futur propriétaire en 2006 après un montage financier "très compliqué",auquel il se dit "entièrement étranger".

Quand Banier s'emporte dans des lettres

Mais lorsque Liliane Bettencourt lui refuse un séjour avec des amis,François-Marie Banier s'emporte dans plusieurs lettres adressées à la milliardaire,datées de 2005 dont on ignore si elles ont été envoyées ou non.

"C'est moi qui vous ai fait acheter cette île

C'est moi qui vous ai présenté d'Arros,c'est moi qui vous ai fait connaître cet endroit idyllique.

Voulez-vous dire que cette île pour laquelle je me suis démené,m'est interdite ?",écrit François-Marie Banier qui menace de "faire ressortir ses anciens démons",tout en évoquant la "résistance" d'André Bettencourt,qui poursuit-il "sera enchanté de pas me voir".

"Que je les ai encouragés (à acheter),c'est certain.

Qu'André Bettencourt était fou,c'est certain aussi",admet François-Marie Banier à la barre.

Pourquoi avoir autant insisté avec ces lettres?,lui demande le tribunal.

"Un écrivain c'est ça.

D'une miette de pain,il en fait une montagne".

Comme la semaine dernière sur les questions de donations et le testament de Liliane Bettencourt,changé à la hâte en 2007,qui faisait de François-Marie Banier le légataire universel,le photographe s'est posé en victime dans ce nouveau volet et dit avoir réglé les frais d'honoraires lors de l'achat de cette île,via son compte en Suisse,à la demande de la milliardaire.

"Liliane Bettencourt a eu 14 comptes à l'étranger.

Elle n'aura pas pu payer elle-même ?",rétorque le président du tribunal.

Héritier malgré lui selon ses dires,Fançois-Marie Banier poursuivra sur cette même stratégie de défense en précisant précisera un peu plus tard : "C'est une femme très autoritaire".

Avant de chuchoter : "et un peu manipulatrice".

Thibout entendue mardi par visio-conférence



Claire Thibout,ancienne comptable de Liliane Bettencourt,sera un des témoins-clefs cette semaine.

Alors que l'information avait fuité dans la presse en fin de semaine dernière,le tribunal de Bordeaux a confirmé que Claire Thibout,ancienne comptable de Liliane Bettencourt,sera bien entendue mardi mais par visio-conférence.

"Il a fallu se mobiliser" pour obtenir cette disposition,a insisté le président du tribunal.

Avant le début du procès,Claire Thibout avait parvenir un certificat médical pour justifier son absence.

Le tribunal avait ordonné une contre-expertise,qui avait conclu que l'ancienne comptable était en "bonne santé" mais sujette à des "tensions anxio-dépressives" et qu'une venue à Bordeaux pourrait être "préjudiciable" à sa santé.

Claire Thibout,elle-même mise en examen pour faux témoignages dans une procédure distincte à Paris,est une des principales accusatrices de François-Marie Banier,confident de la milliardaire,et Patrice de Maistre,ancien gestionnaire de fortune.

C'est elle notamment qui a affirmé avoir remis en 2007 de l'argent liquide à Patrice de Maistre.

Somme qui aurait ensuite été remise à l'ancien ministre Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

L'ex-infirmier toujours dans le coma

Poursuivi pour abus de faiblesse,Alain Thurin,l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt,qui a tenté de mettre fin à ses jours par pendaison juste avant l'ouverture du procès,est toujours dans le coma,selon un certificat médical du 5 février.

Sa femme témoignait dimanche dans le JDD : "Quand je voulais lui parler du procès,il me disait toujours

'Ce sont mes affaires,pas les tiennes…'"



















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Ven 13 Fév - 0:40:13

Procès Bettencourt : un médecin,ami de Banier,a passé un mauvais moment

Après un témoignage de nouveau accablant pour François-Marie Banier,un de ses amis d'enfance a été appelé à la barre.

Il n'est pas venu pour rien...




François-Marie Banier,déjà peu épargné par de précédents témoignages,a été décrit comme un manipulateur par une ex-employée de Liliane Bettencourt.

Après une matinée consacrée à l'audition du notaire Patrice Bonduelle,poursuivi pour complicité d'abus de faiblesse,deux témoins ont été appelés à la barre par la défense de François-Marie Banier.

Le photographe est soupçonné d'avoir profité de la vulnérabilité de son amie,pour plusieurs centaines de millions d'euros.

Retour sur les temps forts de cette 11e journée de procès Bettencourt au tribunal de Bordeaux :

Médecin et ami de Banier,il n'est pas venu pour rien

Médecin des hôpitaux,professeur à l'université,le Professeur Gilles Brücker ne doit pas être déçu de sa venue à Bordeaux.

Appelé en qualité de témoin par la défense de François-Marie Banier,l'ami d'enfance du photographe a été longuement et durement interrogé par le tribunal.

Et pour cause : il a été plusieurs fois désigné sur des actes notariés (testament,mandat de protection future) il a joué le rôle de médecin "coordinateur" de la milliardaire (sans être médecin attitré) tout en voyant ses luttes associatives aidées par la fortune de Liliane Bettencourt.

"Sur ce point,je ne craignais pas la justice"

En 2003,lorsqu'il est désigné exécuteur testamentaire,il "ne se voit pas refuser".

"J'ai été touché par cette marque de confiance.

Je n'ai rien demandé",explique Gilles Brücker,qui a rencontré Liliane Bettencourt pour la première fois en 1994.

Non,affirme-t-il,il n'était pas au courant qu'il y avait dans les dispositions un cadeau d'un million d'euros.

En 2007,le professeur devient mandataire dans le cadre de l'élaboration d'un mandat de protection future (prévu en cas de perte de facultés de la milliardaire).

Se sentait-il en capacité d'assurer les affaires de Liliane Bettencourt ?

"Je n'avais pas compris que j'aurais à gérer sa fortune",explique-t-il.

Par un montage financier complexe,fin 2006,la propriété de l'île d'Arros avait été transférée à une fondation dont il s'occupe.

"Je n'étais pas au courant",répond-il.

Le médecin de 68 ans,qui rappelons-le,n'est pas jugé dans ce dossier (venu en qualité de témoin) sera aussi interrogé sur sa déontologie et son éthique alors qu'il supervisait la santé de Liliane Bettencourt (il n'était pas son médecin traitant mais assurait une surveillance et la conseillait).

Conscient de son état de santé,devait-il accepter l'argent donné dans certaines de ses associations ?

Ou le cadeau de 500 000 euros à sa fille ?


Questionné sur une IRM non passée par la milliardaire,Gilles Brücker invoque la loi Kouchner et le fait qu'on ne peut contraindre quelqu'un à passer un examen médical.

Pourtant,relève le parquet,quelques mois plus tard,elle acceptera,visiblement,sans grimacer.

Vous êtes-vous demandé si vous pourriez être visé dans cette procédure ?,demande un avocat de la famille Bettencourt.

Ne voyant pas "ce qu'on pourrait objectivement me reprocher",de ce point de vue,"je ne craignais pas du tout la justice".

"Ma grosse"

Après plus de 14 ans de service auprès de Liliane Bettencourt en tant que secrétaire de direction, elle a été licenciée début février 2007, "du jour au lendemain", sans avoir commis "de faute professionnelle". Citée à la barre par la défense de François-Marie Banier, Christiane Djenane a réitéré ses accusations de manipulation à l'encontre du photographe, qu'elle tient pour responsable de son limogeage.

"Banier avait de plus en plus la priorité"

Cette femme très apprêtée de 65 ans,à qui les avocats de François-Marie Banier ont fait répéter qu'elle n'avait jamais assisté à une conversation entre la milliardaire et le photographe,dit avoir "constaté une emprise de plus en plus grandissante".

Elle en veut pour preuve ces rendez-vous que l'héritière de L'Oréal annulait au dernier moment pour le voir.

"Il avait de plus en plus la priorité".

Selon cette ex-employée,avant leurs rencontres,François-Marie Banier appelait pour s'assurer que la milliardaire avait bien son chéquier sur elle une ex-femme de chambre en avait déjà fait état dans un témoignage en début de mois.

Rejoignant les accusations de l'ancienne comptable Claire Thibout,dont elle est proche,cette ancienne secrétaire affirme aussi que lors de leurs entrevues,"Madame demandait du papier à en-tête" qu'elle mettait dans une enveloppe et prenait un feutre,suggérant que le photographe ait pu lui dicter des lettres.

L'ex-secrétaire qui disait n'avoir jamais perçu d'argent de la part de sa patronne,retrouvera la mémoire et la régularisation de dons de 20 000 euros en 2003.

"Une petite somme",dit-elle.

Christiane Djenane fait l'objet d'une plainte pour "faux témoignages" déposée par la défense de François-Marie Banier,qui a choisi de réserver ses questions sur les points de crispation pour l'autre procédure.

Un trop gentil notaire ?



Une des rares photos de Patrice Bonduelle,ex-notaire de Liliane Bettencourt en 2010-2011.

Dans la matinée,le tribunal a poursuivi l'examen de la période suivant l'été 2010 et la publication des enregistrements clandestins dans la presse.

Avec ces révélations et un projet d'accord entre la mère et la fille alors en conflit,les têtes changent (avocat notaire),les noms des héritiers aussi (exit François-Marie Banier)...

Après l'audition mercredi de Pascal Wilhelm,ancien avocat et mandataire de Liliane Bettencourt,entré au service de la milliardaire après présentation par Patrice de Maistre (qui lui avait laissé "progressivement" la main avec le scandale),Me Patrice Bonduelle a lui aussi été prié de s'expliquer sur une éventuelle complicité d'abus de faiblesse commis par Pascal Wilhelm.

C'est ce dernier qui l'avait introduit auprès de l'héritière de L'Oréal à l'été 2010 en tant que notaire.

"Ne surtout pas mouiller" son confrère

Etait-il au courant des éléments médicaux contradictoires en 2010-2011 concernant Liliane Bettencourt alors que plusieurs actes notariés (mandat de protection future,plusieurs versions de testament,investissements,donations) ont été signés pendant la même période ?

Il jure que non,se défend de sa bonne foi sur chaque acte signé concernant les mesures de protection et actes testamentaires.

Selon sa version,Pascal Wilhelm lui aurait donc caché (volontairement ou involontairement ?) des certificats médicaux pointant notamment une "altération des fonctions cognitives" de la milliardaire.

Pour avoir les mains plus libres ?

N'avez-vous pas,alors,"le sentiment d'avoir été trompé" par Pascal Wilhelm ?,demande le tribunal.

L'intéressé a bien du mal à répondre.

"Il ne faut surtout pas mouiller Me Wilhelm",peste le président du tribunal Denis Roucou.

Me Patrice Bonduelle est également poursuivi pour complicité d'abus de faiblesse commis par Alain Thurin.

L'ex-infirmier de 54 ans figurait sur une dernière version du testament de la milliardaire le désignant comme bénéficiaire de 10 millions d'euros.

"J'avais pointé ce changement radical dans une note",s'est défendu le notaire.

Les explications doivent se poursuivre ultérieurement,avec également l'audition de Stéphane Courbit,poursuivi pour abus de faiblesse suite à l'investissement de la milliardaire dans son entreprise à hauteur de 143 millions.


















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Sam 14 Fév - 1:16:18

Procès Bettencourt : un investissement "urgent" de 143 millions passé au crible

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a fait passer une inconfortable journée à l'avocat d'affaires et ex-mandataire de Liliane Bettencourt,Pascal Wilhelm,et à l'entrepreneur Stéphane Courbit



Stéphane Courbit s'est engagé,dans un accord conclu la veille du procès,à restituer les 143,7 millions d'euros investis par Liliane Bettencourt

Excellente opportunité ou suspecte urgence ?

Le procès Bettencourt a longuement scruté vendredi d'importants investissements réalisés en 2010-2011 avec la fortune de Liliane Bettencourt,à un moment où la santé de la multimilliardaire déclinait.

Avec insistance,et un palpable agacement,le tribunal a demandé à l'avocat d'affaires et ex-mandataire de Liliane Bettencourt,Pascal Wilhelm "quelle est était l'urgence" fin 2010 d'engager Liliane Bettencourt dans un investissement de 143,75 millions d'euros dans Lov Group Industrie,le groupe (jeux en ligne,audiovisuel,énergie) de Stéphane Courbit.

Car à cette époque de sérieux doutent pèsent déjà,selon certains médecins,sur sa capacité à gérer seule ses affaires et elle est déjà plongée dans des négociations compliquées en vue d'une réconciliation avec sa fille (un accord aboutira en décembre).

"Il n'y a pas d'urgence,il y a une opportunité.

Je trouve que c'est une bonne idée d'étudier cet investissement",s'est défendu Me Wilhelm,détaillant "l'analyse macro et micro-économique" qui l'amène,en décembre 2010 puis mars 2011 à faire sceller à Liliane cet investissement.

Le "regard suspicieux" du tribunal

"Oui,il y a eu de la précipitation",a concédé l'avocat de 53 ans.

"J'aurais dû dire (à Stéphane Courbit) : c'est sans doute intéressant,mais on fera ça l'année prochaine".

Mais il a "protesté formellement","avec colère" contre le "regard suspicieux" du tribunal,qui lui oppose que l'urgence pourrait avoir été dictée par une urgence "fiscale" et "personnelle" de Stéphane Courbit,49 ans,dont il était aussi l'un des avocats.

Il a affirmé n'avoir rien fait d'autre qu'un "bon investissement dans l'intérêt de Mme Bettencourt sur le placement de sa trésorerie,dans une perspective de long terme et de transmission",et avec le recul,fructueux.

"L'acte,les actes,ont préservé Mme Bettencourt et son patrimoine",insiste-t-il.

"Mais elle est où,Mme Bettencourt (en 2011) ?

A l'hôpital du 9 au 14 mars,puis de 22 mars au 25 mai !" s'emporte le président Denis Roucou.

"La question est de savoir si on abuse de sa faiblesse pour faire un investissement.

Pas si l'investissement réussit ou ne réussit pas !"

Accord entre Stéphane Courbit et la famille Bettencourt

Interrogé sur le discernement de la milliardaire au moment de cet investissement massif,Stéphane Courbit a répondu qu'il "faisait confiance" à Me Wilhelm,"représentant" la milliardaire,"gérant ses actifs" et renforcé comme mandataire en décembre 2010.

"Il y a aussi beaucoup de signaux à l'époque qui disent qu'elle va bien et si elle était en état de vulnérabilité,c'était Me Wilhelm son mandataire."

Dans un accord transactionnel conclu a la veille du procès,Stéphane Courbit s'est engagé à restituer les 143,7 millions d'euros investis par Liliane Bettencourt.

En contrepartie,la famille de Mme Bettencourt a retiré sa constitution de partie civile contre lui.

Il a dit avoir bien pensé que cet accord serait interprété "comme un aveu de culpabilité".

"Mais que je sois condamné ou relaxé,(l'accord) est dix fois mieux pour ma société",a-t-il affirmé.

Le procès reprend lundi pour se concentrer sur la santé de l'héritière de L'Oréal entre 2006 et 2011 dates des abus de faiblesse présumés,avec analyse d'expertises médicales,audition d'experts et témoins.

Les plaidoiries des parties civiles interviendront jeudi,suivies vendredi des réquisitions du parquet.





















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 16 Fév - 16:39:25

Procès Bettencourt : les experts décrivent une milliardaire très diminuée

Aujourd'hui âgée de 92 ans et sous tutelle,Liliane Bettencourt souffre de surdité et vit avec des facultés cognitives amoindries selon les experts médicaux mandatés par la justice.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux doit déterminer si les prévenus ont abusé de cette faiblesse.




Le tribunal correctionnel de Bordeaux s'intéresse à l'état de santé mental et physique de Liliane Bettencourt.

La confiance de l'héritière de l'empire L'Oréal,grande absente du procès,a-t-elle été abusée pendant plusieurs années à cause de son état de santé ?

Les cinq experts médicaux chargés d'examiner Liliane Bettencourt pendant l'instruction ont apporté un début de réponse devant le tribunal correctionnel de Bordeaux ce lundi matin : ils ont dressé le portrait d'une femme qui,en 2011,était fortement handicapée par sa surdité et incapable de répondre à des questions simples telles que son âge ou son programme de la journée.

Une expertise à la demande du juge

Ces analyses constituent la première expertise médicale judiciaire réalisée auprès de la nonagénaire.

Dans leur rapport,les cinq praticiens,également chargés d'analyser l'ensemble de son dossier médical,avaient estimé que la vulnérabilité de la vieille dame remontait à septembre 2006,date retenue pour le début des abus de faiblesse pour lesquels dix personnes sont jugées jusqu'au 26 février à Bordeaux.

Les experts,deux neurologues,un médecin ORL,un psychologue,placés sous la direction de Sophie Gromb medécin légal s'étaient rendus,le 7 juin 2011,au domicile de la milliardaire,alors âgée de 88 ans,à la demande du juge d'instruction Jean-Michel Gentil.

A la barre,les médecins ont rendu compte des résultats de leurs entrevues avec la milliardaire,qui avait répondu à leurs questions en présence de son ex-infirmier Alain Thurin,chargé de lui répéter les questions à l'oreille en raison de sa surdité.

Neurologue,le Dr Sophie Auriocombe a fait état de la difficulté pour la vieille dame de comprendre une batterie de questions simples concernant sa personne ou sa vie d'alors.

«Lorsque je lui demande quelle année nous sommes,elle a beaucoup de mal à comprendre ce que je veux lui dire»,a détaillé la spécialiste.

Des réponses confuses et convenues

De la même façon,la neurologue a souligné l'incapacité de la vieille dame à lui répondre sur son âge.

«Mais elle sait sa date de naissance» car les «informations sur-apprises sont connues»,a-t-elle relevé.

Selon elle,Liliane Bettencourt est par ailleurs incapable de répéter trois mots qu'elle vient de lire ou de lui répondre sur son programme de la journée.

«Elle ne retrouve pas la réunion (à la fondation Schueller-Bettencourt) à laquelle elle va participer»,a-t-elle ajouté.

Même difficulté devant le «test très simple de vocabulaire» proposé par le Dr Bruno Daunizeau,psychologue.

«Elle n'a pas été capable de répondre à la moindre question»,a expliqué l'expert,relevant des réponses stéréotypées d'une «femme courtoise,très femme du monde»,telles que «oui,oui,je vois»,mais finalement «n'arrivant pas à répondre».

Selon le Dr Jean-François Dartigues,neurologue,la discussion avec la milliardaire pouvait avoir une «certaine cohérence» quand les «questions venaient d'elle».

Un «vernis»,selon lui,en raison du niveau socio-culturel de la milliardaire.

Un constat partagé par le Dr Daunizeau qui évoque «une attitude qu'elle a dû peaufiner tout au long de son existence» en raison de son statut de «fille unique promise à un avenir grandiose» dans un «univers tout à fait à part».

Avec toutes les sollicitations qui viennent avec un tel statut.


















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mar 17 Fév - 10:31:57

Liliane Bettencourt,"des jours pairs et impairs" ou une "coquille vide" ?

Le tribunal s'est penché sur l'état de santé de la milliardaire,examinée par des médecins aux avis contraires.

De notre envoyée spéciale.



Liliane Bettencourt,92 ans,continue de recevoir des proches dans son hôtel particulier de la rue Delabordère,à Neuilly-sur-Seine.

Mais depuis une chute à la fin de l'été 2006,son état de santé se dégrade.


Depuis quand Liliane Bettencourt,placée sous tutelle depuis 2011,était-elle vulnérable ?

La question est évidemment centrale dans le procès où François-Marie Banier,Patrice de Maistre et huit autres prévenus sont jugés notamment pour abus de faiblesse.

L'audience de ce lundi 16 février s'annonçait cruciale,avec l'audition des cinq médecins ayant réalisé la première expertise judiciaire de la milliardaire.

Le 7 juin 2011,le collège d'experts deux neurologues, un psychologue et un médecin ORL chapeautés par un médecin légal sonne au domicile de l'héritière de L'Oréal à Neuilly accompagné du juge Jean-Michel Gentil.

Tour à tour,ils s'entretiennent avec Liliane Bettencourt,lui font passer des tests.

Le tableau qu'ils dressent est édifiant.

L'octogénaire (elle a alors 88 ans) ne sait pas que nous sommes alors en 2011,ne connaît pas son âge,hésite sur le lieu où elle se trouve :

Il me semble que nous sommes à Paris",finit-elle par répondre après avoir jeté un coup d'œil à son jardin par la fenêtre,"mais je croyais que j'étais en Suisse".

Elle n'est pas capable de répéter trois mots qu'elle vient de lire.

Pire : "Elle était dans la quasi incapacité de comprendre ce qui lui était demandé" résume un expert.

"Y compris pour le test auditif.

Et il y a peu de choses aussi simples que de dire si on a entendu ou pas."

Feu nourri de la défense sur les experts

La milliardaire,"qui a des réflexes de femme du monde",est toutefois capable d'échanger des banalités sur les enfants,les vacances,le coiffeur,ou son basset,notamment si c'est elle qui est à l'initiative de la conversation.

Elle peut,dans une certaine mesure,abuser un interlocuteur,grâce à ce vernis trompeur",estime un expert,"mais c'est une coquille vide".

Le diagnostic : tableau clinique de "démence mixte à un stade modérément sévère".

L'expertise,très dangereuse pour les prévenus,avait été durement contestée pendant l'instruction par la défense qui s'était bien gardée néanmoins de demander une contre expertise.

L'impartialité du médecin légal Sophie Gromb avait ainsi été mise en cause.

Les avocats de François-Marie Banier et Patrice de Maistre notamment l'accusait d'avoir réalisé une expertise de commande en tant que témoin de mariage du juge Gentil.

A l'audience,l'experte subit comme ses collègues le feu nourri de la défense : ils n'auraient pas épluché toute la procédure, auraient cueilli une Liliane Bettencourt hagarde au saut du lit,ne lui auraient parlé que 10 minutes chacun.

Mais le collège tient bon.

Et d'ailleurs l'avocate Jacqueline Laffont finit elle-même par reconnaître que la défense de Patrice de Maistre ne conteste pas l'état de faiblesse de Liliane Bettencourt en 2011.

27 cachets le matin,7 le midi,15 le soir,7 au coucher

L'interrogation porte sur les années précédentes : les prévenus sont jugés pour des faits remontant à une période de 2006 à 2010.

Pendant ces années,l'état de santé de la milliardaire est plus nébuleux.

Parce que,protestant de sa bonne santé,elle refusait alors toute expertise,tout en s'entourant d'une armée de généralistes,spécialistes,homéopathes,acupuncteurs,qui l'accompagnaient jusqu'en vacances et lui rédigeaient des ordonnances à rallonge sans se concerter jusqu'à 27 cachets le matin,7 le midi,15 le soir,7 au coucher.

Mais aussi parce que les médecins missionnés pendant cette période pour établir des certificats médicaux sur fond de guerre mère-fille ne sont pas d'accord.

En décembre 2007,deux d'entre eux examinent Liliane Bettencourt à quelques jours d'intervalle pour un diagnostic identique : "troubles de la mémoire",et "possible démence mixte".

Un mois plus tard,un de leurs confrères conclut à un "état psychique conservé".

En février 2009,un neuropsychiatre lui trouve des "facultés cognitives normales pour son âge".

Etat "fluctuant,entre plages de lucidité et "état confusionnel"

"Rien ne permet d'affirmer que Liliane Bettencourt souffrait d'Alzheimer avant fin 2010",estime à la barre Bernard Laurent,neurologue cité par la défense,qui évoque un état "fluctuant,entre plages de lucidité et "état confusionnel",comme le notaire Jean-Michel Normand évoquait des "jours pairs et impairs" à propos de sa riche cliente.

Pas de quoi mettre en difficulté le collège d'experts chapeauté par Sophie Gromb.

Comme la plupart des médecins,ils maintiennent qu'il faut situer le début des troubles de la milliardaire à l'automne 2006,date relevée par de nombreux témoins comme le moment de la dégradation de son état de santé,après une chute aux Baléares.

L'entreprise de déstabilisation du collège d'experts était la dernière carte de la défense.

Il n'est pas certain qu'elle ait été bien jouée.


























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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Jeu 19 Fév - 21:54:32

"Rassurez-vous,Liliane Bettencourt n'est pas absente" de ce procès

Les avocats de la fille et des deux petits-fils de la milliardaire ont joué la carte de la famille et du préjudice moral.

Ceux de Liliane Bettencourt brandissent celle de victime




De gauche à droite : Me Arnaud Dupin,le tuteur de Liliane Bettencourt,Me Huc-Morel et Me Ducos-Ader.

Au fil des heures,les prévenus ont glissé dans leur chaise,levé la tête au ciel ou préféré baisser les yeux.

A l'inverse,Françoise Bettencourt-Meyers,entourée de ses deux fils,est restée impassible,tête droit devant, le regard dissimulé derrière ses traditionnelles lunettes fumées.

Les avocats des parties civiles (ceux de Françoise Bettencourt-Meyers, ses deux fils et Liliane Bettencourt via son tuteur) se sont succédé ce jeudi à la barre pour défendre un "combat" au nom de la famille contre "une bande organisée".

"La brochette (de prévenus) n'est pas banale,il ne manquait plus qu'un président de la République",fera sourire la salle Me Ducos-Ader (avocat de Liliane Bettencourt et de son tuteur).

Vendredi,les réquisitions

L'audience reprend vendredi à 9h15 avec les réquisitions du ministère public.

"Sept lettres, un mot"

"Sept lettres,un mot,qui font défaut.

Sept lettres.

Un mot,que Liliane Bettencourt n'a jamais entendu.

Sept lettres,un mot,que vous,juges de Bordeaux,vous allez pouvoir écrire à la fin du jugement.

Ce mot,c'est : victime.

La réalité,c'est bien que Liliane Bettencourt est victime de tous les prévenus ici assis".

Ces prévenus "qui se drapent dans leur dignité"

Contrairement aux plaidoiries plutôt sages des avocats de la fille et des petits-fils de l'héritière de L'Oréal dans la matinée pour décrire "l'unité familiale",Me Arnaud Dupin,avocat de Liliane Bettencourt et de son tuteur,a élevé la voix contre cette "bande organisée".

Contre ce cabinet noir.

Contre ces "avocats qui ont délaissé la robe pour des millions,ces notaires qui ont préféré fermer les yeux,ces gestionnaires de fortune qui ont fait leur fortune et cet artiste,cet artiste qui jusque dans l'enceinte de ce tribunal nous livre sa prose, sa théâtralité".

Contre ces prévenus "qui se prévalent,se drapent dans leur dignité mais dont la moralité n'est pas plus élevée que ces gens qui vont vendre des aspirateurs dans des HLM à des personnes qui touchent le RSA".

Arnaud Dupin ne s'est pas arrêté en si bon chemin.

Au tour de Me Georges Kiejman,ancien avocat de Liliane Bettencourt,dont le nom fut murmuré à l'oreille (sourde) de la milliardaire par Patrice de Maistre.

Un avocat,qui dit-il,a préféré utiliser la presse que la justice car "ce qui est important,c'est ce que la presse va dire".

Un avocat "qui va se lier avec François-Marie Banier et mettre de côté les intérêts de Liliane Bettencourt".

"On n'enseignera pas ses techniques tellement elles sont offensantes pour la profession".

Visiblement à l'aise à domicile,le Landais d'origine (qui exerce à Bordeaux) s'est emporté aussi contre la charge subie par les experts médicaux bordelais,que les avocats des prévenus ont malmenés la semaine dernière,contestant leurs conclusions sur la vulnérabilité de la milliardaire.

Avant "de faire encore une fois preuve de régionalisme",en citant une décision de justice prise à Pau,parce qu'en province,aussi,il y a des juridictions compétentes,fait-il valoir,comme pour répondre à la défense qui s'est à plusieurs reprises émue de l'instruction menée à Bordeaux.

Paris ?

Province ?

Ou à des milliers de kilomètres ?


Où qu'elle soit,"rassurez-vous",Liliane Bettencourt "n'est pas absente",lance Arnaud Dupin.

"Il aurait été indécent de lui imposer ces cinq semaines" de procès.

Mais "elle suit de loin ce qu'il se passe".

Aujourd'hui,"elle vous demande de rendre justice".

Au nom de la famille,"pas une question d'argent"

C'est l'histoire d'une "famille unie,heureuse,très pudique,convoitée par des personnes mal intentionnées qui ont cherché à la briser pour parvenir à leurs fins" mais qui "aujourd'hui s'aime et est de nouveau unie",s'émeuvent les avocats de la fille de la milliardaire et de ses petits-fils dans leurs plaidoiries.

"Il ne faut pas qu'il me tue"

La plainte de Françoise Bettencourt-Meyers contre le photographe François-Marie Banier quelques semaines après le décès de son père en 2007 plainte à l'origine de cette affaire était un "acte d'amour",dont on a "convaincu une vieille dame" que "c'était un acte de guerre",dit Me Huc-Morel.

Il poursuit : "Si nous sommes ici, ce n'est pas une question d'argent" (dont une part a été restituée dans le cadre de différents accords entre les parties).

"Ce que la famille espère du tribunal, c'est qu'il reconnaisse dans son jugement le préjudice et son combat pour l'unité familiale,son combat pour la vérité,son combat pour Liliane Bettencourt",plaide Me Cédric Labrousse.

"Pour tout le mal que ces délits ont causé à Françoise Bettencourt-Meyers et ses deux fils,un euro est demandé dans les limites des conclusions et du protocole".

Voilà pour l'aspect financier.

Mais les discours "Bisounours" se sont arrêtés là où apparaît le nom de François-Marie Banier soupçonné d'avoir profité de la vulnérabilité de son amie à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros.

"Pour la flatterie,il est toujours là

C'est vrai que quand on est artiste,on a des besoins".

Que lorsqu'on est François-Marie Banier et son compagnon Martin d'Orgeval,avec "un train de vie de 25 000 à 30 000 par jour",on a besoin d'argent,de mécènes,attaque Me Huc-Morel.

"Certes, il n'a pas été adopté,mais on en était pas loin",en référence au testament changé brusquement un jour de décembre 2007 qui rendait le photographe "malgré lui" légataire universel.

Certains autres prévenus n'ont pas été épargnés non plus,avec les "conneries" de l'ancien notaire Me Normand,"la farce" Patrice de Maistre,les "trahisons" de "l'avocat de tout le monde" Pascal Wilhelm,qui devait être "l'homme de la réconciliation",entre la mère et la fille,etc.

"Il est impossible de reprendre un à un tous les éléments du dossier",s'est excusé Me Huc-Morel,avant de charger de nouveau François-Marie Banier pour finir sa plaidoirie.

"J'ai en tête les paroles de Liliane Bettencourt (qui figurent dans un enregistrement-pirate) : "Banier,c'est quelqu'un que j'aime beaucoup.

Il est très intelligent",disait-elle.

"Je crois qu'elle a raison",poursuit l'avocat.

"Mais elle ajoute : 'Il me tue.

Il devient trop exigeant.

Il ne faut pas qu'il me tue'".



Derrière Nicolas Meyers et Françoise Bettencourt-Meyers,leurs deux avocats : Me Huc-Morel et Me Labrousse.




















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Ven 20 Fév - 18:28:43

Procès Bettencourt : relaxe requise pour Eric Woerth et Stéphane Courbit

Le procureur a requis la relaxe d'Eric Woerth,l'ex-trésorier de l'UMP,jugé pour «recel» dans le très médiatique procès Bettencourt.

Il a,en revanche,chargé François-Marie Banier qualifié de «menteur» et d'homme «cupide».




L'ex-ministre et député UMP Eric Woerth est jugé pour «recel» lors du procès Bettencourt à Bordeaux.

Le procureur a requis ce vendredi sa relaxe pure et simple.


L'heure des réquisitions a sonné dans le procès Bettencourt.

Après plus de deux semaines d'audiences,le procureur de la République a requis la relaxe pour Eric Woerth,ex-trésorier de l'UMP jugé pour «recel»,ainsi que pour Stéphane Courbit entrepreneur jugé pour «abus de faiblesse».

Le procureur a rappelé qu'un non-lieu avait déjà été requis en juin 2013 à l'issue de l'instruction du volet «abus de faiblesse» de l'affaire Bettencourt.

Dans son réquisitoire,à Bordeaux (Gironde),le procureur adjoint Gérard Aldigé avait auparavant réservé ses premières attaques à François-Marie Banier,jugé pour «abus de faiblesse» et «blanchiment» portant sur plus de 400 millions d'euros.

Sans la plainte de Françoise Bettencourt-Meyers,fille unique de la femme la plus riche de France,à l'origine de l'affaire,l'ex-confident de la milliardaire «serait devenu,au décès de Liliane Bettencourt,l'un des hommes les plus riches de France !»,a résumé le magistrat.

Un «jeu de séduction» pervers entre Banier et Bettencourt

Gérard Aldigé a suivi le tentaculaire dossier Bettencourt au Parquet de Bordeaux depuis l'automne 2010.

Pour illustrer «la capacité de manipulation hors du commun» de François-Marie Banier,il a d'abord égrené la longue liste des cadeaux,legs et donations,par millions,que la richissime héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal avait consenti au photographe,dès les années 1990 et donc bien avant les faits jugés à Bordeaux depuis le 26 janvier.

Pour le Procureur adjoint,Liliane Bettencourt est comme une «midinette»,«secrètement amoureuse» de l'artiste de 25 ans son cadet,qui se livre à un «jeu de séduction» pervers avec elle.

«Il lui passe la brosse à reluire,thuriféraire,flagorneur»,résume le magistrat,et pour obtenir ces largesses «se comporte comme le renard des Fables de La Fontaine».

Et de citer des lettres de 2005,révélatrices,selon lui,de la capacité de François-Marie Banier à séduire mais aussi «à culpabiliser et intimider son interlocutrice»,âgée à l'époque de 83 ans pour «lui rappeler ses promesses de lui donner beaucoup,beaucoup d'argent».

C'est surtout à partir de fin 2006,après l'accident à la suite duquel la milliardaire se retrouve en état de faiblesse,que les «manigances» de Banier se font jour,poursuit le magistrat.

Pour preuve,il cite une lettre,dactylographiée par la propre secrétaire de Banier et portant la «signature tremblante et éminemment suspecte» de Liliane Bettencourt qui oublie le "t" final à son nom,mais fait de l'artiste le bénéficiaire d'une assurance-vie d'un montant de 262 millions d'euros.

«Il a lui-même tout mis en place pour obtenir ce qu'il cherchait depuis des années».

«Et contrairement à ce qu'il affirme»,le photographe est bien le «commanditaire du testament» par lequel la milliardaire fait de lui,fin 2007,son légataire universel,quelques jours seulement après la mort de son mari,l'ancien ministre gaulliste André Bettencourt.

«Ce qui suffit à caractériser l'état de faiblesse» aux yeux de la loi,souligne le Procureur adjoint.

François-Marie Banier,«faux ingénu,pitoyable menteur,avidité faite homme»,encourt une peine maximale de cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.

Les réquisitions se poursuivent vendredi après-midi contre les neuf autres prévenus.

















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Sam 21 Fév - 1:16:48

Procès Bettencourt : "peine maximale" requise contre Banier

Le procureur requiert des condamnations contre cinq prévenus,dont François-Marie Banier,son compagnon Martin d'Orgeval et Patrice de Maistre.

Il demande la relaxe des autres,dont Eric Woerth




Le procureur a demandé la peine maximale contre François-Marie Banier

Après les plaidoiries des parties civiles jeudi et avant celles de la défense la semaine prochaine l'heure était vendredi aux réquisitions du ministère public.

Violente charge contre plusieurs médias,qui selon lui se sont laissé instrumentalisés de toutes parts (avant le procès),plaidoyer en faveur de l'indépendance de la justice,éloges de l'instruction menée à Bordeaux,des experts médicaux reconnus dans la profession,et du travail de son ex-collègue de Nanterre Philippe Courroye (dessaisi du dossier) : l'introduction incisive du procureur de la République,Gérard Aldigé,a laissé place au cas Banier,ce "manipulateur hors du commun" qui a "bénéficié des largesses" de Liliane Bettencourt,"lui permettant de vivre comme un dandy milliardaire".

Puis ce fut au tour des autres prévenus.

Condamnation ou relaxe ?

Tour d'horizon des réquisitions :

Ce "pitoyable menteur" François-Marie Banier

Peine maximale demandée contre Banier

Le procureur de la République Gérard Aldigé a requis "la peine maximale",trois ans d'emprisonnement,une amende de 375 000 euros et la confiscation des bien saisis,contre ce "faux ingénu,pitoyable menteur,avidité faite homme" qu'est selon lui François-Marie Banier.

"Si plainte n'avait pas été déposée (par la fille de l'héritière de L'Oréal),il serait devenu au décès de Liliane Bettencourt un des hommes les plus riches de France,lui qui n'est pas un homme d'argent, dit-il" et qui affirme ne pas savoir ce que signifiait "légataire universel" avant de le devenir en 2007 après un brusque changement de testament.

"Lui qui a tout manigancé".

Égratigné par le procureur,François-Marie Banier ne l'a quasiment jamais regardé.

A l'évocation de certaines accusations,il hausse parfois les épaules,fait un non de la tête ou se retourne vers ses avocats.

"Liliane Bettencourt n'a pas pu lui résister car il lui était devenu indispensable.

Elle voulait tant que cette relation avec un homme de 25 ans plus jeune n'ait rien à voir avec l'argent.

Elle était sous le charme de ce beau-parleur,dont elle était secrètement amoureuse".

"Liliane Bettencourt était devenue une marionnette dont il tirait les ficelles".

Le photographe,soupçonné d'avoir profité de la vulnérabilité de son amie Liliane Bettencourt à hauteur de 400 millions d'euros,est jugé pour abus de faiblesse et blanchiment.

"Banier n'a jamais trouvé que c'était beaucoup et assez",reprendra le procureur,citant des déclarations de Patrice de Maistre lors d'un interrogatoire.

Martin d'Orgeval,"l'ombre de Banier"

Pour le procureur,Martin d'Orgeval,poursuivi pour abus de faiblesse et blanchiment,est "en réalité l'ombre de Banier dont il dépendait financièrement,tout comme lui dépendait de Liliane Bettencourt".

L'argument selon lequel il n'a jamais vu la milliardaire pour des raisons d'argent peut laisser "perplexe".

Le procureur a requis trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et une amende maximale de 375 000 euros contre le compagnon de François-Marie Banier,qui "a abusé de la vieille dame dans un registre différent,celui de la gentillesse et de la discrétion".

Patrice de Maistre "de mauvaise foi"



Le ministère public a requis trois ans de prison dont 18 mois avec sursis contre l'ancien gestionnaire de fortune.

Contre l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,renvoyé pour abus de faiblesse et blanchiment,"seule infraction qu'il reconnaît",le ministère public a requis trois ans de prison dont 18 mois avec sursis,une amende maximale de 375 000 euros et la confiscation de l'immeuble saisi.

Selon le procureur,Patrice de Maistre "ne peut prétendre légitimement" qu'il ignorait l'état de vulnérabilité de l'héritière de L'Oréal.

"Non,vous ne pouviez pas !".

"C'est en toute conscience que vous l'avez conduite à des actes préjudiciables".

Le procureur l'a ensuite taxé de "mauvaise foi" d'avoir voulu "dissimuler" ce qui lui est reproché et "menti" sur les quatre millions d'euros qui auraient disparu dans la nature.

Le "sacrifice" de Carlos Cassina Vejarano

Depuis le début du procès,il est absent pour raisons de santé.

Le ministère public a requis deux ans de prison et amende maximale de 375 000 euros contre Carlos Cassina Vejarano,Espagnol de 67 ans,ancien gestionnaire de l'île d'Arros aux Seychelles poursuivi pour abus de faiblesse et abus de confiance.

Déjà plus que grassement payé (1,5 million de dollar par an),il avait, entre autres,abusé de sa patronne demandant un "dommage" pour le "sacrifice" d'être sur une île paradisiaque,relève le procureur.

Jean-Michel Normand,"la caisse enregistreuse"

L'ancien notaire de Liliane Bettencourt,Jean-Michel Normand,est jugé pour complicité d'abus de faiblesse commis par François-Marie Banier,

Martin d'Orgeval et Patrice de Maistre (actes notariés passés en leur faveur).

"Vous avez été choisi pour que cela se fasse dans la discrétion,à l'insu de Françoise Bettencourt et André Bettencourt.

Certes,vous vous êtes assuré que Liliane Bettencourt avait pris ses dispositions,mais par la suite,vous ne vous êtes pas davantage posé de questions

Vous vous comportiez au mépris des règles professionnelles,comme une simple caisse enregistreuse".

Le ministère public a requis un an de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende contre l'ancien notaire de 80 ans.

Pascal Wilhelm,"au bénéfice du doute"

Après la révélation des écoutes en 2010,il avait succédé progressivement à Patrice de Maistre comme homme de confiance de Liliane Bettencourt,dont il était devenu également l'avocat.

Me Pascal Wilhelm est jugé pour abus de faiblesse et complicité d'abus de faiblesse commis par Alain Thurin.

"Il a sans doute trahi leur confiance (à la famille) mais pour autant a-t-il abusé au sens pénal de celle qu'il devait protéger ?",interroge le procureur.

Sur la lignée du non-lieu demandé en 2013,le ministère public a requis la relaxe "au bénéfice du principe du doute" concernant l'abus de faiblesse.

Pour ce qui est de "la complicité d'abus de faiblesse par Alain Thurin",il dépendra de la décision prise concernant l'ex-infirmier,qui a tenté de se suicider fin janvier.

Alain Thurin,"pas un Banier bis"

L'ex-infirmier de la milliardaire Alain Thurin,renvoyé pour abus de faiblesse,a tenté de mettre fin à ses jours par pendaison la veille de l'ouverture du procès.

A l'image du non-lieu demandé en 2013,le procureur suggère la relaxe en faveur de cet homme qui "n'a pas voulu être un Banier bis",en attendant de voir si son état de santé permet de le juger.

Patrice Bonduelle,au bénéfice du doute



Le procureur demande la relaxe pour le notaire Patrice Bonduelle (à gauche).

Avec Jean-Michel Normand,il est le deuxième notaire à figurer sur le banc des prévenus.

Patrice Bonduelle est poursuivi pour complicité d'abus de faiblesse commis par Me Pascal Wilhelm et Alain Thurin.

Le ministère public a requis la relaxe,une nouvelle fois "au bénéfice du doute".

Le parquet avait déjà demandé un non-lieu en 2013.

Stéphane Courbit,quel investissement ?



Le ministère public réclame la relaxe pour Stéphane Courbit.

L'entrepreneur Stéphane Courbit est poursuivi pour abus de faiblesse,soupçonné d'avoir profité de la vulnérabilité de la milliardaire pour l'investissement de 143 millions dans sa société.

Liliane Bettencourt "a investi dans une société.

Comme tout investissement,il aurait pu se révéler bénéfique ou catastrophique".

Or,selon le procureur,rien ne prouve le côté préjudiciable et le fait que l'entrepreneur avait connaissance de l'état de vulnérabilité de la milliardaire.

Il requiert la relaxe (un non-lieu avait été demandé en 2013).

Quelle preuve contre Eric Woerth ?



Le procureur requiert la relaxe pour l'ancien ministre Eric Woerth.

En 2013,le parquet de Bordeaux avait requis un non-lieu pour l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Ce vendredi,le ministère public a réclamé la relaxe pour Eric Woerth,poursuivi pour recel d'une somme d'argent qui lui aurait été remise à Patrice de Maistre dans le cadre de la campagne présidentielle de 2007.

"Il faudrait démonter que cet argent est effectivement passé entre ses mains.

Oui,il y a des coïncidences.

Mais il manque un élément essentiel : quelle est la preuve ?",lance le procureur.

Et si tant est qu'il ait eu cet argent,il faudrait qu'il en connaisse le parcours,"fruit d'une infraction pénale",poursuit Gérard Aldigé.



Gérard Aldigé,procureur de la République adjoint à Bordeaux,en 2012.

L'audience reprendra lundi matin 9h30 avec les plaidoiries de la défense.

























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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 23 Fév - 15:00:27

Procès Bettencourt : le "fantasme" Eric Woerth

L'avocat d'Eric Woerth plaide un "accident judiciaire" dans ce dossier "banal qui avec l'arrivée d'Eric Woerth a basculé en affaire d'Etat"



Arrivée d'Eric Woerth avec son avocat Me Yves Le Borgne ce lundi au tribunal.

Comme dans une pièce de théâtre,où l'on réviserait notre diction des syllabes,l'accentuation des mots ou notre passé simple que nous oubliâmes.

L'avocat d'Eric Woerth a cette façon singulière de s'exprimer qui,depuis le début du procès amuse et capte l'audience.

"De sorte que",sous la richesse de son vocabulaire,même son client en sourit.

Dans ce procès,"j'ai conscience d'être l'avocat de l'intrus,la défense de l'accident judiciaire" plaide Me Yves Le Borgne.

L'ancien ministre est jugé pour recel d'argent.

Argent que lui aurait remis l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt,Patrice de Maistre,pour la Patrice de Maistre,pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy,selon le témoignage de l'ancienne comptable Claire Thibout.

"Recel d'une somme indéterminée" à l'origine "indéterminée",reprend Me Yves Le Borgne.

"On ne sait pas de quoi on parle.

50 000 euros ?

puis 150 000 ?

Voire 400 000 ?.


J'ai envie de dire : 'faites vos jeux' mesdames,messieurs'".

"Faites vos jeux' mesdames,messieurs"

Charge contre Claire Thibout

Les "coïncidences troublantes",pour reprendre le président du tribunal,entre les retraits d'argent en Suisse et les deux rendez-vous début 2007 entre l'ancien ministre et Patrice de Maistre ?

"Ah les coïncidences".

"Les poursuites reposent sur des faits ténus pour ne pas dire inexistants".

Les rencontres des deux hommes dans un café à 8h30 "plaident en faveur du caractère innocent",affirme l'avocat.

"Est-ce qu'on va aller dans un lieu public" pour s'échanger de l'argent liquide ?

Et les accusations de l'ancienne comptable Claire Thibout à qui Patrice de Maistre aurait demandé de l'argent, en lui indiquant : "C'est pour remettre à Eric Woerth,je dois le voir,c'est pour la campagne de Nicolas Sarkozy" ?

Elle "va varier beaucoup dans ses accusations",plaide Me Le Borgne : une fois l'argent aurait été retiré d'un compte,l'autre fois il aurait été "prélevé dans le fond de caisse",puis après "dans le porte-monnaie" d'André Bettencourt.

"A forcer de piocher dans la sacoche d'André Bettencourt",dont Me Le Borgne "se demande si les initiales ne voudraient pas dire Ali Baba",Claire Thibout "a creusé son trou".

Avant de moquer celle qui s'est retrouvée au RSA après avoir touché plus de 800 000 euros d'indemnités de licenciement.

"Je comprends que notre pays soit dans une situation difficile".

L'avocat d'Eric Woerth plaide un "accident judiciaire" dans ce dossier "banal qui avec l'arrivée d'Eric Woerth a basculé en affaire d'Etat"

Comme dans une pièce de théâtre,où l'on réviserait notre diction des syllabes,l'accentuation des mots ou notre passé simple

L'avocat d'Eric Woerth a cette façon singulière de s'exprimer qui,depuis le début du procès amuse et capte l'audience.

"De sorte que",sous la richesse de son vocabulaire,même son client en sourit.

"Un fantasme judiciaire"

Pour l'avocat,"c'est le goût pour l'affaire d'Etat qui a ramené Eric Woerth et Nicolas Sarkozy dans ce dossier".

"Il fallait que ce dossier devienne un dossier d'Etat pour les fantasmes de je ne sais qui".

"Il est savoureux qu'il y ait un nom qui surdimensionne" l'affaire.

C'est simple,plaide-t-il,en référence à la "polémique" sur la parcelle de l'an IV,"sur le parcours de cet homme,à chaque fois qu'il fait quelque chose,le fantasme délictuel se dessine".

"Nous sommes dans un fantasme judiciaire,il faut y mettre fin".

Après "les sept lettres,le mot" qui caractérise Liliane Bettencourt selon son avocat jeudi dernier au tour d'Eric Woerth pour lequel le procureur a requis une relaxe d'être présenté comme une victime,"un dommage collatéral" de cette affaire.

Le nom de l'ex-ministre figure par ailleurs dans un autre volet de l'affaire.

Celui pour "trafic d'influence" où il sera jugé avec Patrice de Maistre à Bordeaux fin mars.

L'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire est soupçonné d'avoir fourni un travail à la femme d'Eric Woerth dans une société de Liliane Bettencourt,en échange d'une Légion d'honneur.

Les plaidoiries de la défense se poursuivent jusqu'à mercredi.




















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Lun 23 Fév - 22:42:03

Procès Bettencourt : les avocats d'Eric Woerth réclament sa relaxe

L'avocat de l'ancien ministre UMP,poursuivi pour «recel» d'une somme que lui aurait remise en 2007 l'ex-gestionnaire de fortune de la milliardaire,a dénoncé «un fantasme judiciaire»,un «égarement»,qu'il faut «clore définitivement».



Tribunal correctionnel de Bordeaux (Gironde),lundi 23 février.

L'ex-ministre UMP Eric Woerth et son avocat Jean-Yves le Borgne.


Après quatre semaines de débats intenses,dernière ligne droite dans le procès Bettencourt à Bordeaux.

Jusqu'à mercredi se succèdent les plaidoiries de la défense des dix prévenus,soupçonnés d'avoir profité à divers degrés de la vulnérabilité de l'héritière de l'Oréal.

C'est l'avocat de l'ex-ministre UMP Eric Woerth pour lequel le procureur adjoint a requis vendredi la relaxe qui a ouvert lundi le bal de ces plaidoiries.

«Un fantasme judiciaire»,un «égarement»,qu'il faut «clore définitivement».

Maître Jean-Yves le Borgne a pris la parole avec verve pour réclamer la relaxe pour son client un prévenu «oublié du non-lieu» qui n'a cessé de se demander ce qu'il faisait au tribunal.

«Ce n'est pas Eric Woerth qui a fait basculer le dossier dans l'affaire d'Etat.

C'est le goût pour l'affaire d'Etat qui a ramené Eric Woerth,et à un moment Nicolas Sarkozy dans ce dossier»,a-t-il résumé.

Prévenu secondaire,mais pas le moins médiatisé,le député de l'Oise est poursuivi pour «recel» d'une somme que lui aurait remise en 2007 l'ex-gestionnaire de fortune de la milliardaire Patrice de Maistre,alors qu'il était trésorier de la campagne du futur président Nicolas Sarkozy initialement mis en examen dans cette affaire puis finalement mis hors de cause.

«Recel de quoi?»

Au cours de sa plaidoirie,Me Le Borgne s'est attaché à démonter toutes les hypothèses de charges.

«Recel de quoi?» s'est-il interrogé.

Financement politique?

«On a vérifié dans les comptes de campagne s'il y avait des dépenses couvertes par des fonds dont on ne connaît pas la nature,il n'en est rien.

Dans les comptes d'Eric Woerth et de sa famille,rien !».

Recel d'un «abus de faiblesse»,imputé à Patrice de Maistre ?

Eric Woerth ne connaissait pas Liliane Bettencourt en 2007 a rappelé l'avocat.

Et l'état de vulnérabilité de la milliardaire lui était donc «totalement étranger».

Enfin,l'avocat a balayé les «coïncidences» entre deux rendez-vous,en janvier et février 2007 entre MM. de Maistre et Woerth et le rapatriement de sommes depuis les comptes bancaires Bettencourt en Suisse.

«Sous prétexte que 400 000 euros sont arrivés chez les Bettencourt le 5 février et que M. de Maistre a rencontré M. Woerth le 7 février,on se dit : Ah,voilà l'argent !»,a-t-il lancé.

















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mar 24 Fév - 16:59:26

Procès Bettencourt : la "certitude" d'un piège

Pascal Wilhelm,ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt,aurait été trahi et piégé par la fille de la milliardaire,plaide son avocat



Pascal Wilhelm,ancien avocat et homme de confiance de Liliane Bettencourt en 2010-2011 est jugé pour abus de faiblesse et complicité d'abus de faiblesse.

Pascal Wilhelm lui avait,dit-il,"interdit de prononcer des propos désagréables à l'encontre de Françoise Bettencourt-Meyers".

Absente ce mardi à l'audience (comme hier),la fille de la milliardaire a pourtant dû avoir les oreilles qui sifflent.

"La liberté de profiter de la fortune de sa mère"

Car Me Jean-David Boerner a "une certitude" : son client "a été vraisemblablement piégé",par Françoise Bettencourt-Meyers,"dont il aurait été avec Liliane Bettencourt,la victime".

Lui qui avait été l'artisan de la réconciliation entre la mère et la fille en 2010,fait valoir l'avocat bordelais,avant d'être remis en cause par Françoise Bettencourt-Meyers en juin 2011.

"C'est honteux !

Il ne mérite pas" d'être sur le banc des prévenus,peste Me Boerner.

C'est grâce à lui que Françoise Bettencourt-Meyers "a la liberté de profiter de la fortune de sa mère".

Plaidoiries de la défense

Après les plaidoiries des avocats de Courbit,Bonduelle,Woerth et Wilhelm,place cet après-midi aux conseils de Normand,Vejarano et d'Orgeval.

En attendant mercredi la défense de Banier et de Maistre.

Ancien avocat et homme de confiance de la milliardaire en 2010-2011,il avait pris "progressivement" la place de Patrice de Maistre après la révélation des écoutes,Pascal Wilhelm est jugé à Bordeaux pour abus de faiblesse (obtention de différents mandats et investissements de 143 millions d'euros dans la société d'un autre de ses clients,Stéphane Courbit) et complicité d'abus de faiblesse commis par l'ancien infirmier Alain Thurin (pour un testament d'août 2011 où l'héritière de L'Oréal prévoit de léguer 10 millions d'euros à son soignant).

La morale du Petit Poucet

Mis en difficulté pendant les débats sur des questions de conflits d'intérêts,Pascal Wilhelm n'a rien fait de répréhensible,selon ses avocats.

Non,lors de la signature du mandat de protection future le 6 décembre 2010,"Madame Bettencourt n'était pas dans une situation de vulnérabilité particulière",plaide Me Yves Baudelot.

Il en veut pour preuve la signature le même jour d'un accord entre la mère et la fille pour sceller la fin de leur conflit qui n'a jamais fait l'objet d'aucune critique.

Non,ce mandat de protection future "ne résulte pas d'un acte frauduleux".

Non,il n'y a "rien de préjudiciable" pour Liliane Bettencourt.

Méthodiquement,il reprend le même argumentaire pour les investissements dans la société de Stéphane Courbit,qui fut un des clients de Pascal Wilhelm.

A la différence près,que pour justifier que l'héritière de L'Oréal n'était pas "dans un état de réelle vulnérabilité",il cite "les nombreux actes" que Françoise Bettencourt-Meyers a "fait signer à sa mère".

Quant au testament d'août 2011,qui prévoit le le legs de 10 millions d'euros à l'ex-infirmier Alain Thurin,"je ne vois ce qui pourrait lui être reproché".

"A aucun moment,Pascal Wilhelm n'a cherché à faire écrire à Madame Bettencourt quoi que ce soit.

La complicité (d'abus de faiblesse) ne tient pas",plaide Me Jean-David Boerner.

Pascal Wilhelm,pour lequel procureur a requis une relaxe,"a fait du bon travail,avec des maladresses certes".

Des maladresses qui ne méritent pas selon lui d'être condamnées.

"Et toujours avec un seul objectif : la réconciliation" entre la mère et la fille.

Un raisonnement qui amènera Me Boerner à citer Le Petit Poucet : "On le méprise,on le raille,on le pille.

Quelques fois cependant,c'est ce petit marmot qui fera le bonheur de toute la famille".

Les plaidoiries de la défense se poursuivent jusqu'à mercredi.





















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mer 25 Fév - 17:43:34

Procès Bettencourt : "oui",François-Marie Banier est "excessif,familier grossier"

Pour défendre celui qui a été qualifié de "gourou" par le procureur,les avocats de François-Marie Banier ont axé leurs plaidoiries sur sa personnalité "atypique"



François-Marie Banier,jugé pour abus de faiblesse et blanchiment,avec son avocat Me Cornut-Gentille.

C'est un homme qui pendant ces cinq semaines de procès aura montré différentes facettes.

Celui du showman,d'un prévenu espiègle,tout sourire avec les journalistes jusqu'à tester leur appareil photo pendant des suspensions d'audience.

Mais aussi celui d'un prévenu hésitant lorsqu'il s'agit de répondre d'argent et parfois directif avec les journalistes quand il a décidé qu'il n'avait pas envie d'être pris en photo.

"Vous êtes une mauvaise personne",a-t-il lancé mardi à un photographe...

"Il ne sait pas fonctionner autrement que de manière excessive"

"Une personnalité atypique" que pouvaient difficilement cacher ses avocats.

Tête baissée en début de matinée pour cette dernière journée de procès,François-Marie Banier confident et ami de la milliardaire,soupçonné d'avoir profité de sa vulnérabilité à hauteur de 400 millions d'euros,avait lâché son crayon et son cahier pour écouter le début de plaidoirie de son conseil Me Merlet.

Il décrit "un homme impulsif","qui a du mal à garder son sang froid","qui ne sait pas fonctionner autrement que de manière excessive",mais dont Liliane Bettencourt connaissait le caractère,fait valoir l'avocat,citant une lettre où elle écrivait : "j'ai très confiance en vos possibilités si vous maitrisez vos impulsions".

Dernière journée

Après cinq semaines d'audience,c'est le dernier jour du procès Bettencourt dans le volet abus de faiblesse avec cet après-midi les plaidoiries de la défense de Patrice de Maistre.

Avant cette lettre,avait-elle reçu celles de 2005 où il s'emportait car interdit de séjour sur l'île d'Arros aux Seychelles ?

"C'est moi qui vous ai fait acheter cette île

C'est moi qui vous ai présenté d'Arros,c'est moi qui vous ai fait connaître cet endroit idyllique.

Voulez-vous dire que cette île pour laquelle je me suis démené,m'est interdite ?" écrivait François-Marie Banier,menaçant de "faire ressortir ses anciens démons".

Ces lettres découvertes lors d'une perquisition n'ont jamais été envoyées,plaide son avocat Pierre Cornut-Gentille.

"C'était un dialogue avec lui-même.

Tout ce qu'il pense,il a besoin de l'écrire".

"Oui,il est familier et grossier"

Rien,selon ses avocats,ne montre "un manipulateur froid qui écrivait dans ses petits carnets" son plan "pour escroquer la femme la plus riche de France".

Rien,disent-ils après avoir taxé de faux les témoignages de Claire Thibout et de plusieurs domestiques,ne prouve l'emprise que François-Marie Banier aurait exercée sur la milliardaire.

Certains membres du personnel disent avoir été "choqués" par son comportement,"parce qu'il s'est allongé sur le lit de Liliane Bettencourt avec ses chaussures","parce qu'il boit son chocolat chaud" sans attendre que le thé de "Madame" ne refroidisse ?

"Oui il est familier,oui il est grossier",lâche Me Cornut-Gentille pour mieux justifier l'admiration de l'héritière de L'Oréal : "c'est ça qui lui plaisait",qui la faisait sortir de son quotidien, argumente-t-il.

Une histoire de calculs

Ce "gourou" qui "tirait les ficelles de la marionnette" Liliane selon les termes du procureur,n'a jamais voulu écarter la fille pour mieux profiter de la fortune de sa mère,plaident les avocats du photographe.

Au calcul des 917 millions d'euros de cadeaux offerts entre 1997 et 2007 (fait par les enquêteurs en 2008),la défense du photographe préfère avancer le chiffre de 200 millions d'euros perçus entre 1997 et 2009 (il est jugé abus de faiblesse à partir de 2006).

Pour arriver aux 200 millions,ses avocats ont déduit les assurances-vie ou autres donations qu'il n'a pas touchées ou rendues par la suite pour respecter un protocole d'accord (qui devait mettre fin aux poursuites judiciaires).

200 millions,"c'est rien" pour Liliane Bettencourt,s'excuse en le disant Me Cornut-Gentille.

"Content d'être noyé sous cet or"

Quelques minutes plus tôt,son confrère Me Merlet avait défendu la détermination,le libre-arbitre de "la fée" Liliane dans ses cadeaux à son ami François-Marie Banier,dont certains,expose-t-il sont des régularisations d'actes antérieurs à 2006 qui n'ont pas à être jugés.

Les autres ne présenteraient,à ses yeux,aucun caractère délictuel.

"On ne va pas mentir,il est content d'être noyé sous cet or",admet l'avocat.

Mais "ce n'est pas un acte abusif".

Quant au testament modifié brusquement en décembre 2007 qui faisait "malgré lui" de François-Marie Banier le légataire universel (et en cas de décès à son compagnon Martin D'Orgeval),la question a été très rapidement abordée.

Ce n'était pas "une volonté sereine et réfléchie" de Liliane Bettencourt,"mais c'était une volonté en réaction par rapport à sa fille",a plaidé Me Cornut-Gentille.

Vendredi, le procureur a requis la "peine maximale" contre le "pitoyable menteur" François-Marie Banier : 3 ans d'emprisonnement,375 000 € d'amende et la confiscation des biens saisis (3 assurances-vie et un ensemble immobilier).

















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MessageSujet: Re: Affaire Bettencourt   Mer 25 Fév - 22:55:59

Procès Bettencourt : le tribunal rendra son jugement le 28 mai

Le premier volet du procès des «affaires» Bettencourt est clos.

Au terme de quatre semaines et demie de débats,le tribunal correctionnel de Bordeaux a mis mercredi son jugement en délibéré au 28 mai à 14 heures dans le procès pour «abus de faiblesse» aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt.

Des peines de prison ferme ont été requises contre quatre des dix prévenus.

Ouvert le 26 janvier,le procès s'est clos mercredi avec les plaidoiries des avocats des principaux accusés,l'ancien ami et confident de l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal,François-Marie Banier et l'ex-gestionnaire de sa fortune,Patrice de Maistre.

Leurs avocats ont plaidé la relaxe.

Tous deux sont poursuivis pour «abus de faiblesse et blanchiment».

Le Parquet a requis trois ans de prison et 375.000 euros d'amende contre François-Marie Banier et trois ans dont 18 mois avec sursis et 375.000 euros d'amende pour Patrice de Maistre.

Trois ans dont 18 avec sursis et 375.000 euros d'amende ont également été requis contre Martin d'Orgeval,compagnon de François-Marie Banier,et deux ans contre Carlos Vejarano ancien gestionnaire d'Arros,l'île seychelloise des Bettencourt.

Le ministère public a requis un an avec sursis contre Jean-Michel Normand,le notaire qui avait enregistré les actes.

La relaxe demandée pour Eric Woerth et Stéphane Courbit

Le Procureur adjoint Gérard Aldigé a par contre requis la relaxe contre quatre prévenus: l'ex-ministre UMP de Nicolas Sarkozy Eric Woerth,poursuivi pour «recel»,l'entrepreneur audiovisuel Stéphane Courbit,l'avocat et ex-mandataire de Liliane Bettencourt,Pascal Wilhelm et le notaire Patrice Bonduelle.

L'ex-infirmier de la milliardaire,Alain Thurin,qui a fait une tentative de suicide à la veille du procès,pourrait être jugé distinctement si son état le permet,mais le Parquet avait requis sa relaxe à l'issue de l'instruction.

Ouverture de deux autres procès en mars en juin

Ce procès-marathon,qui verra deux autres procès s'ouvrir dès mars et juin prochains à Bordeaux (pour «trafic d'influence» puis «violation du secret professionnel»),a été marqué par «la démesure de l'argent» selon l'expression d'un avocat de la défense,et la valse des dons legs,largesses diverses,pour des centaines de millions d'euros,autour de la 11e fortune mondiale.

Crucialement,mais péniblement,le procès a aussi tenté de clarifier quel était réellement le degré de discernement de Liliane Bettencourt,son état de vulnérabilité,au moment des faits jugés entre 2006 et 2011.

Tâche particulièrement ardue,tant cet état est apparu éminemment fluctuant.

Liliane Bettencourt,92 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer,est aujourd'hui sous tutelle et selon son tuteur Olivier Pelat «dans un autre monde».

La fille unique de Liliane Bettencourt,Françoise,partie civile dans ce procès,et à l'origine de l'affaire par sa plainte contre X... pour «abus de faiblesse» en 2007,était absente de l'audience mercredi,comme depuis le début des plaidoiries de la défense lundi.

C'est à elle que l'avocat de Patrice de Maistre,Pierre Haïk,a décoché une ultime salve: «Vous auriez dû entendre.

Vous êtes à l'origine de cette procédure et vous devez entendre!»,a-t-il lancé.



















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