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 Valence ( 26)

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jacotte
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MessageSujet: Valence ( 26)   Jeu 18 Mar - 4:15:17

Valence est une commune française, préfecture du département de la Drôme en région Rhône-Alpes.
Elle fait partie du réseau des Villes et pays d'art et d'histoire.
Valence est souvent désignée comme étant « la porte du Midi de la France ».

Ses habitants sont appelés les Valentinois et les Valentinoises



devise

Les armes de Valence se blasonnent ainsi : « De gueules à la croix d'argent chargée en cœur d'une tour d'azur. »

Devise : Unguibus et Rostro (Par le bec et par les ongles).



Histoire



La cité de Massalia, depuis longtemps en bons termes avec Rome, lui avait demandé de l’aide contre les Salyens qui ravageaient son territoire. L’intervention des Romains, dès 125 av. J.-C., assura sa sécurité mais la guerre se poursuivit contre les Allobroges, chez qui les dynastes salyens avaient trouvé refuge.
En août 121 av. J.-C. l’armée de Quintus Fabius Maximus les écrase lors de la bataille du confluent
Orose signale que Caius Marius, envoyé par Rome pour stopper les Cimbres et les Teutons, avait établi son camp non loin de la confluence entre le Rhône et l’Isère.
Les fouilles menées sur la partie haute du plateau de « Lautagne » (Valence) ont révélé la présence de dispositifs d’ordre défensif datés du Ier siècle av. J.-C. : ainsi la fondation de la ville pourrait provenir d'un camp militaire romain.
Même sous domination romaine, les Allobroges, tribu établie au nord de l’Isère, se soulevèrent à plusieurs reprises contre l’occupant romain.
Le dernier affrontement se déroule à Solonion identifiable avec l'actuelle Soyons (Solo selon Tite-Live, Epitomé 103) en 62 avant notre ère.
La conquête des Gaules par Jules César fit du couloir rhodanien un axe de communication nord-sud essentiel, reliant les nouvelles possessions romaines à la mer Méditerranée.
De nombreuses colonies y furent fondées, dont Valentia, nom latin signifiant La Vaillante, La Vigoureuse, dans le territoire des Segovellaunes.


La cité antique


La ville de Valence, comme bon nombre de villes gallo-romaines, reçut un plan orthonormé.
Nous connaissons le decumanus de la cité grâce à la découverte d’une chaussée et d’un réseau d’égouts à quelques mètres au nord de la mairie. Le cardo du réseau urbain était la via Agrippa qui traversait la cité en ligne droite de la porte sud de la cité jusqu’à l’ancienne porte et tour d’Aïon, au nord de la ville, devenue par la suite « Tourdéon » (détruite ).
C’est le long de la via Agrippa que devait se situer le forum, sans doute bordé d'une basilique civile, de la curie, d'un temple, etc., dont nous ignorons l’emplacement.
Entre la rue du Théâtre et la rue Vernoux, furent mises au jour les ruines des thermes publics.
L’alimentation en eau de la cité de Valentia se faisait grâce aux nombreuses sources à proximité : des restes de l’aqueduc qui amenait à Valence les eaux de la Source du Treuil ont été découverte.
Évocation de la porte Sud de la cité de Valentia sous le Haut-EmpireTout autour de l’actuelle cathédrale furent découverts des fragments d’architecture appartenant sans doute à un grand temple.

La cité possédait des établissements de spectacle :

un cirque dont le lieu-dit quartier du Cire (« Siry » au Moyen Âge) aurait conservé le souvenir.
un amphithéâtre sans doute au bord du Rhône, à l’extérieur de l’enceinte.
un théâtre côte Sainte-Ursule : trois sondages ont permis de découvrir l’orchestra, des traces de grandes marches et de gros éléments de murs.
un odéon dont la courbure serait matérialisée par la rue du Croissant.
La cité fut ceinte d’un rempart dès le Haut-Empire.
Cette enceinte aurait été mise en place entre 15 av. J.-C. et 15 ap. J.-C. Une porte monumentale défendue par deux tours en saillie fut découverte au sud de la ville.
Des habitations se sont installé autour de la cité, en dehors des remparts.
à l’est de la cité de Valentia, non loin de la voie des Alpes (en direction de Die et Gap), actuelle rue des Faventines.
à l'ouest, au quartier des « Nonniers », sur la commune de Guilherand-Granges (rive droite du Rhône, face à Valence) : un pont ou un bac reliait les rives du fleuve.
Le port antique se situait peut-être sur le territoire de l’actuelle commune de Bourg-lès-Valence.

De nombreuses tombes se pressaient à la sortie de la cité, le long des voies : plusieurs nécropoles ont été découvertes à l'est et au sud de la ville antique.


L'Antiquité tardive


Au cours des premiers siècles de notre ère, Valence devint un important carrefour routier présent sur les cartes et itinéraires et, au Bas Empire, cette cité conserva sa position privilégiée.
Mais dès le IVe siècle, Valentia dut faire face à de nombreuses razzias mais la cité conservait, à l’abri de son rempart, sa parure monumentale rivalisant, selon Ammien Marcellin (Histoires, XV, 11, 14), avec Arles et Vienne.
À l’aube du Ve siècle, la cité vivait à l’abri du rempart érigé sous le Bas-Empire (construction encore visible au siècle dernier). Les Wisigoths s’emparèrent de Valence en 413 ap. J.-C. ; les Burgondes furent maîtres du bassin rhodanien à la fin du Ve siècle ; le Valentinois échut au royaume franc en 533. Ces invasions successives effacèrent presque toute trace de romanisation.
Durant cette période troublée, la ville aménagea au mieux son enceinte antique : les portes romaines furent murées, faisant ainsi disparaître les deux axes principaux de la cité et restructurant durablement le réseau urbain. Les habitants des campagnes s’installèrent sur les petits Monts de la plaine, donnant naissance à un grand nombre de villages : Montoison, Montmeyran, Montélier, Montvendre, Montéléger, etc.



Moyen Âge



La ville, à l'abri des crues du fleuve et protégée par ses remparts est une étape sur la route des pèlerinages vers Compostelle.
La vie religieuse s'anime, la cathédrale Saint-Apollinaire est construite ainsi que l'abbaye des chanoines de Saint-Ruf.
Deux personnages importants se disputent le pouvoir sur la ville : l'évêque et le comté de valentinois.
Le Rhône est parfois présenté comme la frontière entre le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique dont Valence fait partie, jusqu’au XVe siècle, mais c'est surtout un trait d'union entre les différents pays qui le bordent.
L'évêché de Valence, tout comme la principauté rivale, le comté de Valentinois-Diois, s'étendent d'ailleurs sur les deux rives.
C'est aussi un axe commercial important, notamment pour le sel, ce dont va profiter la ville qui en garde comme trace le nom de la rue « Saunière », autrefois nom de l'une des quatre portes de Valence, celle qui donnait au Sud.
L'essor économique se traduit par le développement de bourgs, surtout du côté du Rhône : la Rivière (Riperia) dite aujourd'hui, moins poétiquement, « basse-ville » ; la Ville Neuve, au Nord de l'ancienne porte Pomperi ; et le Bourg-Saint-Pierre, formé autour de l'abbaye Saint-Pierre, qui a engendré la commune actuelle de Bourg-lès-Valence.
Ailleurs, sur la moyenne terrasse, l'habitat hors-les-murs est associé aux fondations religieuses : la commanderie des Hospitaliers, porte Tourdéon, l'abbaye Saint-Félix, porte Saint-Sulpice, la commanderie templière à Faventines, le prieuré bénédictin de Saint-Victor au Sud à proximité de l'ancienne Via Agrippa, et peut-être, plus au sud encore, une léproserie dont la mémoire est transmise par le canal de la « Maladière ».
Après la disparition du comté de Valentinois, incorporé au Dauphiné, le dauphin Louis II peut imposer l'hommage à l'évêque et à l'abbé de Saint-Ruf (abbé exempt et immuniste) : Valence est donc incorporée au Dauphiné.
La seconde moitié du XVe siècle et le début du XVIe siècle constituent un âge d'or pour la cité médiévale, matérialisé par la maison des Têtes et le Pendentif.
Fondée le 26 juillet 1452 par le dauphin Louis, futur Louis XI, l'université de Valence s'est rapidement développée. Des professeurs de renom venus de divers pays, tel Jacques Cujas ont forgé sa réputation en enseignant le droit, la théologie, la médecine et les arts.
Le dauphin Louis fait de nombreux séjours à Valence qui, en signe d'allégeance, lui fait don d'une porte de la ville, la porte Saunière et de quelques maisons alentour.
Il en fait un palais delphinal occupé par la suite par l'ordre religieux des récollets.
Cette époque s'achève brutalement lors de l'occupation de la ville par les troupes du baron des Adrets : tous les édifices religieux de Valence sont partiellement ou totalement détruits.


Époque moderne et xx siecle


François Rabelais y étudie en 1532.
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.
L'université disparaît en 1792 pour renaître à la fin du XXe siècle.

Après le génocide arménien entre 1918 et 1921, de nombreux Arméniens vinrent se réfugier en France.
Valence en accueillit un certain nombre.
Aujourd'hui, 10% des Valentinois sont d'origine arménienne, ce qui fait de la communauté arménienne de Valence l'une des plus importantes de France.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Valence subit plusieurs bombardements aériens alliés, destinés à détruire le pont sur le Rhône.
Le 15 août 1944, les bombes détruisent plusieurs quartiers et édifices de la ville, faisant 280 victimes.
De la préfecture de l'époque, il ne reste que le portail, soigneusement conservé depuis.
Quatre jours plus tard, le 19 août 1944, un train allemand chargé de nitroglycérine explose, détruisant en grande partie le quartier de La Palla et faisant 335 victimes parmi les civils, les militaires et les résistants.
La partie nord de Valence, ainsi quasiment rasée, a été rebâtie et on y trouve aujourd'hui beaucoup de bâtiments administratifs tels que la préfecture, la trésorerie générale, la sécurité sociale, la poste et l'hôtel de police.

Gastronomie


le suisse, spécialité Valentinoise, est un biscuit en pâte sablée en forme de bonhomme, avec poudre d'amande et écorce d'orange. Le nom, la forme et la décoration de ce biscuit sont inspirés de l'uniforme des gardes suisses du pape Pie VI décédé à Valence
les fruits : pêches, abricots, kiwis
la dragée de Valence
la chef Anne-Sophie Pic (trois étoiles au guide Michelin) exerce à Valence;
Baptiste Poinot, chef du Flaveurs (une étoile au guide Michelin)
Masashi Ijishi, chef de La Cachette (une étoile au guide Michelin)



Monuments et lieux touristiques


la maison des Têtes, construite entre 1528 et 1532 par Antoine de Dorne, Consul de Valence, professeur à l'université, dont la façade Renaissance comporte plusieurs têtes sculptées représentant les vents, la fortune et le temps.

le Pendentif, bâtiment d'inspiration Renaissance, qui est probablement le monument funéraire de Nicolas Mistral, chanoine de la cathédrale Saint-Apollinaire, semble construit en 1548, d'après une pierre gravée portant une inscription allant dans ce sens. Ce monument fut transformé, après la Révolution, en débit de boissons. Il a été racheté par la ville de Valence vers 1830 et fait partie des premiers monuments inscrits à l'inventaire national des monuments historiques, après une visite de Prosper Mérimée dans la Drôme.

le kiosque à musique construit en 1860 qui servit de modèle au dessinateur Raymond Peynet pour immortaliser ses amoureux, et qui porte depuis le nom de kiosque Peynet.



La maison de la Pra, hôtel particulier XVe siècle, propriété de Claude Frère, riche marchand qui fut premier président du parlement de Grenoble.

La Maison du Drapier, XIIIe siècle, restaurée au XIXe siècle.
l'église Saint-Jean-Baptiste (XIe siècle et XIIe siècle) et sa tour-porche néo-romane XIXe siècle.

le marché couvert.

le théâtre à l'italienne datant de 1837, récemment rénové.

l'ancienne préfecture, près de la place Saint-Jean, dont il ne reste plus que la porte d'entrée monumentale. Le reste a été détruit lors d'un bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale le 15 août 1944. Elle occupait ce lieu depuis la fin du XVIIIe siècle. Auparavant, se trouvait le palais abbatial de Saint-Ruf.

le temple de l'abbaye de Saint-Ruf, ancienne chapelle d'un prieuré roman.
la place des Clercs, bordée de façades colorées. C'est à partir du Ve siècle, lorsque le quartier épiscopal fut crée, que la place des Clercs commença à prendre de l'importance. Des commerces s'installèrent, des marchés eurent lieu et l'on y rendait justice. On y trouvait à l'époque médiévale deux églises : la cathédrale à partir du XIe siècle et Notre-Dame de la Ronde qui était plus ancienne (il reste une colonne située actuellement dans les toilettes publiques). Les guerres de religion détériorèrent considérablement ces bâtiments.

les « côtes », pittoresques montées vers la ville haute. On trouve des traces des enceintes d'autrefois en haut de la côte Sainte-Ursule et en bas de la côte Sylvante ; elles servaient à protéger la ville des invasions, épidémies ou inondations dues aux crues du Rhône. Elles étaient très utilisées à l'époque médiévale par le peuple (bateliers, charretiers, muletiers...) qui empruntait ces escaliers pour aller jusqu'aux petites rues et places de la ville haute. La côte Sainte-Ursule quant à elle était moins empruntée ; elle séparait les propriétés de deux monastères. Elle est établie à l'emplacement du théâtre romain et servait probablement de sortie. On peut également citer les côtes Saint-Martin, Saint-Estève, des Chapeliers et de la Voûte.

le Champ de Mars, large esplanade arborée, rénovée en 2001, d'où le regard porte au-delà du Rhône jusqu'au château de Crussol, à l'avant-garde des monts ardéchois.

la cathédrale Saint-Apollinaire de style roman, qui fut érigée au XIe siècle.
l'Hôtel Dupré la Tour datant du XVIe siècle, comportant une remarquable tourelle d'escalier.




la Gare de Valence-Ville, réalisée en 1866 par l'architecte Jules Bouchot, dont la façade s'inspire du Grand Trianon de Versailles.

le château d'eau de Philolaos (premières études du sculpteur en 1963), construit entre 1969 et 1971 est situé au parc Jean-Perdrix, dans le quartier de Fontbarlettes. Il est constitué de deux tours vrillées aux lignes épurées hautes de 52 et 57 mètres qui allient fonctionnalité et recherche artistique. En 1981, il a obtenu le « prix du quartier de l'Horloge » récompensant la meilleure œuvre d'art urbain des années 1970.



le parc Jouvet, jardin public de 7 hectares créé en 1905 et inauguré par le président Émile Loubet porte le nom de Théodore Jouvet, donateur du terrain, et comporte plus de 700 arbres d'essences diverses.



l'hôtel de ville, inauguré en 1894 comportant une façade classique, agrémentée d'un beffroi et d'une toiture aux tuiles colorées.

le musée des beaux-arts créé en 1850 et installé dans l'ancien évêché depuis 1911 qui abrite une centaine de dessins d'Hubert Robert dont beaucoup de sanguines.

la maison mauresque dite mauresque à Ferlin, du nom de son propriétaire, bâtie en 1858 et d'inspiration orientale.

un réseau de 40 km de canaux dont 8 km accessibles aux promeneurs.
le Centre du patrimoine arménien de Valence.

les boulevards, large promenade, tracée sur l'ancien emplacement des remparts et bordée d'immeubles de style « hausmannien », dont la rénovation a été effectuée de 2004 à 2009.

la fontaine monumentale, œuvre de l'architecte Eugène Poitoux et datant de 1887, située sur les boulevards. Quelques décennies auparavant, en 1848 fut érigée à l'emplacement de la future fontaine une statue de la liberté brisant ses fers. Elle sera détruite trois ans plus tard sous le second Empire. La fontaine était surmontée d'un génie ailé debout sur une boule et tenant d'une main un flambeau et de l'autre un miroir. Cette statuette fut détruite en 1954, la foudre s'étant abattue sur la colonne. En 2005, la fontaine fut rénovée et déplacée de quelques mètres, afin de mieux s'intégrer dans la perspective des boulevards rénovés et en 2006, une copie du génie ailé fut replacée au sommet de la colonne.
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