Une fusillade a éclaté ce vendredi vers 11h30 vendredi devant l'hôpital Lariboisière, rue Ambroise Paré située dans le 10e arrondissement de Paris en faisant un mort et deux blessés graves.
Amaël, barman à «L'Ambroise Paré», qui donne directement sur la scène, a indiqué qu'il avait entendu un coup de feu vers 11h30, qu'il était sorti du bar et avait vu un homme à terre dans la cour de l'hôpital, et un autre, blessé à l'arrière de la tête, à la place conducteur d'un monospace Chrysler immatriculé dans l'Oise. «Manifestement, il y a eu un règlement de compte», selon lui.
Un autre témoin indique que le premier blessé s'est dirigé vers la cour de l'hôpital en se tenant la jambe, et serait tombé à deux reprises.
Deal de drogue?
Un piéton aurait tiré à l'arme automatique sur un véhicule à l'arrêt où se trouvaient trois personnes. L'une d'elles, touchée en pleine tête, aurait succombé à ses blessures.
Les deux autres passagers seraient également touchés grièvement.
Toutes trois ont été admises à l'hôpital Lariboisière.
Le tireur aurait, lui, réussi à prendre la fuite.
il s'agirait d'une fusillade consécutive à un deal de drogue.
L'arme serait un fusil d'assaut automatique.
Le suspect, âgé d'une vingtaine d'années, est pour l'heure en fuite.
Conduits à l'hôpital voisin, les blessés seraient tous trois dans un état grave.
les victimes sont connues des services de police pour des affaires de trafic de crack.
Un témoin se serait trouvé sur les lieux, et aurait été emmené par les enquêteurs pour être entendu.
La brigade criminelle a été saisie de l'enquête et envisagerait la thèse d'un «règlement de comptes», ce qui est «assez rare en plein jour» dans la capitale.
La police scientifique sur les lieux
La rue Ambroise Paré, qui mène aux urgences de l'hôpital et fait face à la Gare du Nord, est barrée par plusieurs véhicules de police.
Des enquêteurs de la police scientifique, dont un en combinaison blanche, examinent les lieux.
Plusieurs plots jaunes numérotant les indices ont été placés par terre, et les enquêteurs prennent des photos.
L'enquêteur en combinaison blanche continue son travail de fourmi.
Il sort un par un tous les objets que contient le véhicule, les met dans un sac plastique puis dans un sachet de type papier kraft, et les entasse au milieu de la chaussée.
Il effectue également de nombreux prélèvements sur le monospace à l'aide de goupillons.
Les trois autres prennent des notes sur des carnets.