chez Jacotte Mimi et leurs amis

Jacotte et Mimi vous souhaite la bienvenue....Le forum est sans inscription laisser des commentaires merci .... A bientot
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Guérande (44)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
jacotte
administratrice
avatar

Féminin Nombre de messages : 39972
Age : 52
Date d'inscription : 20/02/2005

MessageSujet: Guérande (44)   Mar 2 Juin - 14:07:57

Guérande (Gwenrann en breton contemporain, Géraundd en gallo) est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de Loire-Atlantique et la région des Pays de la Loire.
Ses habitants sont appelés les "Guérandais".

Guérande est un pôle touristique de la Côte d'Amour, la commune est renommée pour ses marais salants et sa cité médiévale
Elle appartient au parc naturel régional de Brière.


Blasonnement




Selon Malte-Brun, les armes de Guérande se blasonnent ainsi :
De gueules, à deux lions passants d'argent.


Les armes suivantes figuraient, jusqu'aux années 1990, sur les documents municipaux officiels.
Elles furent concédées à la ville, en 1819, par Charles X, mais leur usage est antérieur, car elles figurent déjà sur le timbre de l'horloge de la Collégiale daté de 1642 (classé MH).



D'argent à 15 mouchetures d' hermine, posées 5, 4, 3, 2, 1, l'écu timbré d'un lion casqué d'argent, et soutenu par deux lions aussi casqués du même.




Ce blason, (timbré de la couronne, et entouré de la cordelière de la duchesse Anne) est aussi celui qui figure sur la porte Saint-Michel (mais l'état actuel fait suite aux restaurations de la porte Saint-Michel de 1895-1900).

La ville de Guérande possèderait un drapeau, ressemblant à celui du Québec, croix noire sur fond blanc, avec une moucheture d'hermine dans chaque quartier, porté par les navires armés par la ville, notamment pour le commerce du sel et du vin vers l'Europe du Nord.




Origine du nom de Guérande


Le nom de la commune était orthographié Guerrande jusqu'au XVIIIe siècle. Il est issu de deux mots bretons : gwenn (« blanc » en breton moderne mais également « pur, sacré » autrefois) et rann (« parcelle »).
En breton moderne, Guérande s'écrit Gwerrann ou Gwenrann.
Les habitants sont appelé Gwenranniz (Gwenrannad au singulier).

Quatre hypothèses existent quant à l'étymologie de Guérande :

Pays Blanc : pays (rann) au sens de territoire et blanc (gwenn) faisant référence aux salines. Cette traduction séduisante car empreinte d'une salinité toute guérandaise méconnaît le sens exact du mot rann en vieux-breton : part, partie au sens de parcelle de terre, champ. Le sens donné à rann de territoire ou subdivision d'un pays n'existe qu'en breton moderne. Cette hypothèse évoquée par Léon Maître en 1894 et largement reprise par les guides touristiques ne trouve aucun écho chez les spécialistes du breton.

Vindo-Randa : Guérande serait selon Alain Gallicé (1995) une bretonnisation du gaulois vindo-randa (« terre en friche» ; le mot a donné garenne en français), composition celtique strictement identique en sens et en forme au breton gwenn-rann. Cependant le nom de Guérande n'est attesté qu'à partir du IXe siècle : cette date semble trop tardive pour la reprise d'une appellation gauloise dans un lieu (autour de l'actuelle collégiale) qui, de surcroît, semble n'être occupée qu'à partir du IVe siècle au mieux. Il est à signaler, en complément, de l'existence de nombreux toponymes non bretons basés sur la racine celto-gauloise « Rnd, ou randa » signifiant « frontières, limites, bord » dans le Massif Central. On y trouve des Guérande (à Toulon-sur-Allier et Arfeuilles dans l'Allier ou à Lacalm dans l'Aveyron), des Guirande (Les Salles dans la Loire et à Felzins dans le Lot), et aussi, sans être exhaustif : Egarande, Chamarande, Chamérande, Ayguirandes, Eygurande, Guirandes, Burande, La Randeix, etc[59]. Ces toponymes forment une ligne qui épouse la limite de l'ancien territoire des Arvernes. Un lien est peu probable, mais la position de limite (ou frontière) entre Namnètes et Vénètes de la position actuelle de la ville est un élément à considérer même s'il doit être établi par une recherche archéologique.

Parcelle en friche : nous retrouvons le même sens que dans l'hypothèse gauloise, mais cette fois-ci ce sont les Bretons qui auraient trouvé un lieu abandonné et couvert de ruines. Joseph Loth (1883) s'appuie sur le gallois gwynn qui peut signifier « en friche », pour étayer cette hypothèse reprise par Henri Quilgars (1910). Toutefois, ce sens ne semble pas attesté en breton pour gwenn.

Parcelle consacrée : Gildas Buron rappelle que la première attestation de Guérande mentionne en 854 « ecclesia quae dicitur Wenran ». Il s'agissait donc d'une église et d'une paroisse, mais non d'un pays, d'un bourg ou d'une région. Des fouilles archéologiques ont de plus montré la présence d'un cimetière d'époque mérovingienne autour de cette église primitive. Il s'agit donc probablement d'une « parcelle pure, consacrée », ce sens convenant à l'adjectif gwenn comme au mot rann, mais aussi à la nature de l'occupation des lieux.

Par ailleurs, Erwan Vallerie souligne, dans une région relativement restreinte, l'existence de trois toponymes proches : outre Guérande (Wenrann), il faut noter également : Guémené (Winmonid, monid ou ménez pour colline), et Guenrouet (Wenroued,roued pour chemin/passage à gué), tous de même structure, basé sur la racine wenn (ou win), ce qui renforce l'idée que le sens blanc (gwen) pour cette racine est à prendre avec circonspection. Il peut aussi être ajouté à cette liste : Vindunita insula transcription latine de l'ancien nom breton de Besné.

Les formes anciennes du nom Guérande sont Werran 854, Uuenran 8 juillet 857, Uuerran 10 juillet 865, Uuenrann 5 février 870, Guarranda et Guerrandioe 1070, Gerran 1112, 1114 et 1139, Guerrandia 1112, Varrandi 1178-1241, Garrande 1305 et Guerrande 1311. La forme attestée en 1872 dans le dialecte breton de Batz-sur-Mer, commune voisine, est Uéreñn. L'absence de gw- initial y est surprenante.

Il existe d'autres attestations indirectes du nom de Guérande en breton vannetais : le mot guéran attesté en 1774 au sens de « muletier, saunier », et aussi l'expression sé-guéran (littéralement « robe de Guérande ») qui désigne une blouse de paysan.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
jacotte
administratrice
avatar

Féminin Nombre de messages : 39972
Age : 52
Date d'inscription : 20/02/2005

MessageSujet: Re: Guérande (44)   Mar 2 Juin - 18:51:52

Lieux et monuments


L'enceinte urbaine fortifiée, XIIIe ‑ XVIe siècles
Classé Monument historique en 1877.

L'enceinte de Guérande est une des rares qui nous soit parvenue complète, c'est l'une des mieux conservées de France.
Elle a été peu remaniée depuis sa phase de construction principale (au XVe siècle) et très peu « restaurée » au XIXe siècle ...
Elle comprend actuellement 10 tours, 4 portes, dont deux flanquées de tours, et une poterne (ouverte au XIXe siècle), reliées par une courtine, sur une longueur de 1 434 mètres (pour comparaison : Cité de Carcassonne, 1 250 mètres pour l'enceinte intérieure).
Elle a pris son aspect actuel à la suite du sac de Guérande par les troupes de Louis d'Espagne en 1342.
Les premiers aménagements paysagers ont été réalisés par Emmanuel-Armand de Wignerod Du Plessix Richelieu, duc d'Aiguillon, lieutenant général de Bretagne de 1753 à 1765, avec des plantations d'ormes, le comblement des douves, l'arasement des boulevards et l'aménagement du mail, donnant avec la croissance des arbres un charme très romantique qui amènera Balzac, Zola, Flaubert et beaucoup d'autres à résider ou visiter la cité au XIXe siècle.
Une tour a été détruite par un riverain en 1818 pour ouvrir une porte privative (la tour Sainte-Catherine), ce qui a alors déclenché une prise de conscience de l'intérêt de ce patrimoine et son classement dans les premiers inventaires des monuments historiques.
L'enceinte a fait l'objet de restaurations récentes (depuis les années 1970) pour la consolider et restituer les éléments d'élévations confirmés. Les ormes atteints par une épidémie et morts dans les années 1980, n'ont pas été remplacés par d'autres essences.
Seuls ceux plantés sur le Mail, classés Monument historique, ont été remplacés par des nouveaux ormes résistants à la maladie.


Porte Saint Michel :

construite vers 1440-1450, la couverture est mise en place au XVIIe siècle. Restaurée au XIXe siècle.
Occupée un temps par la Mairie, elle a laissé place au musée des Amis de Guérande, fondé en 1928, qui regroupe une collection intéressante de coiffes et de costumes traditionnels de la presqu'ile de Guérande, ainsi que des collections archéologiques et le Trésor de la Collégiale.
Cette porte domine la place du marché au Bois, sur laquelle les foires aux bestiaux se tenaient.






Porte Vannetaise : XIIIe siècle.


C'est un des éléments les plus anciens de l'enceinte, elle est de style « philippien ».
Certains auteurs avancent l'hypothèse que cette porte était un des éléments du "Château", ou Logis fortifié servant de résidence aux ducs de Bretagne, d'autres, qu'elle était liée à la résidence de l'évêque de Nantes appelée
« l'évêché ».



Porte de Saillé : XVIe siècle.

Comme pour la porte Bizienne (plus récente) n'est constituée que d'une simple ouverture apparemment peu fortifiée, en fait les fortifications extérieures en terre, arasées au XVIIIe siècle, assuraient cette fonction défensive.
Les tours de Kerbernet, Saint-Anne, Théologale, et de la Gaudinais sont du milieu du XVe siècle, la tour Saint-Jean est du début du XVe siècle.
La tour de l'Abreuvoir date de 1460-1470.


Le mail ou boulevard

construit à la fin du XVe siècle ou au début XVIe siècle, situé entre la porte Saint-Michel et la porte de Saillé pour la partie encore conservée, constituait une première ligne de défense, en renfort des remparts devenant de moins en moins efficaces avec le développement de l'artillerie d'attaque, et permettait de plus d'y déployer des canons.
Son aspect actuel résulte des aménagements du duc d'Aiguillon qui l'a fait rehausser et transformer en promenade arborée.
Les douves, sèches à l'origine, ont été creusées entre le Mail et les remparts pour renforcer les fortifications (visibles entre la porte Bizienne et la porte Vannetaise, comblées sur le reste de l'enceinte).


La collégiale Saint-Aubin, XIIe siècle - XVIe siècle


La Collégiale de Guérande est classée Monument Historique depuis 1853.
La reconstitution de l'histoire de ce bâtiment est complexe, les recherches archéologiques effectuées au XIXe siècle puis sur les trois places périphériques lors des réaménagements réalisés ces dernières années ne lèvent que partiellement les questions posées.





La chapelle Notre-Dame la Blanche.

Place du Pilori, Classée Monument Historique depuis 1910.
Construite en style gothique au XIVe siècle.





Chapelle Saint-Jean et ancien hôpital.

Ancienne chapelle des templiers construite au début du XVe siècle (façade rue de Saillé) reliée aux bâtiments de l'ancien hôpital Saint-Jean (place Saint-Jean).
Cet ensemble a été transformé au XIXe siècle en école publique, puis en bibliothèque municipale.
Il est utilisé aujourd'hui comme salle d'exposition (Collection de poupées actuellement) et de réunions.
Ces bâtiments mériteraient une restauration et notamment une restitution des volumes de la chapelle.


les marais salants de la presqu'île guérandaise

Certaines parties des marais et du "Traict" sont classés en Réserve naturelle (étape majeure pour les oiseaux migrateurs) ou sous le contrôle du Conservatoire National du Littoral. Le Traict et les marais sont classés site Natura 2000. Les marais salants de la presqu'île guérandaise sont aussi inscrits depuis 1971 sur la liste des zones humides à protéger de la Convention de Ramsar.
La fleur de sel de Guérande bénéficie d'une charte de qualité, et le sel de Guérande, d'un Label rouge.
Les marais salants de Guérande, comprennent deux bassins salicoles : le plus grand et le plus connu entre Guérande et la presqu'île du Croisic, sur le Traict, et le bassin du Mès, plus modeste, à Mesquer.
Ils font partie des marais salants de l'Atlantique, situés pour plus des trois quarts d'entre eux, entre la Gironde et la presqu'île de Quiberon.
Les marais salants de Guérande sont catalogués "Sites remarquables du goût".





Moulin de Crémeur, dit Moulin du Diable

Moulin en poivrière à l'architecture caractéristique, fin du XVe siècle, classé monument historique. Il porte les armes de la famille de Carné, dont un gisant est visible dans la Collégiale.
Plusieurs moulins sont encore visibles autour de Guérande : Drézeux, Colveux, Bout de la Rue, Kercabu, Beaulieu, Trévaly, Saillé, Careil.


Château de Careil

Classé monument historique en 1925, visites guidées.

Construit à partir de la fin du XIVe siècle, et agrandi au XVe et XVIe siècles. Ce manoir présente une courtine crénelée de même appareil que les remparts de Guérande.
Sous la Réforme, il a servi de point d'appui aux protestants implantés en presqu'île de Guérande. (il y avait alors un temple à Guérande, un à la Roche-Bernard, et un au Croisic).

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://jacotte26.forumactif.com
 
Guérande (44)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Guérande (44)
» crevettes grillees avec fleur de sel de guerande
» Saumon sur lit de gros sel de Guerande
» La fleur de sel
» Savon rayé au sel de Guérande

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
chez Jacotte Mimi et leurs amis :: decouverte des regions et lieux a visites-
Sauter vers: