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 Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mar 2 Aoû - 1:46:12

Les leçons à tirer de l'accident de l'AF 447



Le cockpit d'un A330-200

Le rapport d'enquête du BEA sur le drame du Rio-Paris souligne, comme Le Figaro l'avait révélé,le problème de la compétence de l'équipage ainsi que d'importantes lacunes dans la formation.

Le rapport était très attendu par les familles de victimes ainsi que par l'ensemble de l'industrie aéronautique.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a publié vendredi son troisième rapport d'investigation sur le crash du vol AF 447,le premier après l'étude des boîtes noires repêchées au printemps dans l'Atlantique sud.

Ce rapport confirme l'ensemble des informations publiées dès jeudi soir sur lefigaro.fr.

C'est bien une erreur de l'équipage suite à un givrage des sondes Pitot qui a entraîné le décrochage de l'appareil et sa chute dans l'océan.

Le rapport décrit un équipage où les responsabilités n'étaient pas clairement définies entre les deux copilotes et en l'absence du commandant de bord parti se reposer.

Au départ du commandant de bord,il n'y a ainsi pas eu «de répartition explicite des taches entre les deux copilotes».

C'est ensuite une erreur de pilotage qui a fait prendre,de manière intempestive,de l'altitude à l'appareil,l'a fait décrocher (perdre sa portance) puis l'a fait chuter vers l'océan.

Les conclusions du BEA sont accablantes pour l'équipage d'Air France.

«Aucun des pilotes n'a fait référence à l'alarme de décrochage» qui retentit pourtant sans interruption pendant 54 secondes, et «aucun des pilotes n'a formellement identifié la situation de décrochage».

Le BEA conclut également que «pendant tout le vol,les mouvements des gouvernes de profondeur et du PHR (plan horizontal réglable) ont été cohérents avec les actions du pilote ».

Ce qui veut dire que ce sont bien les actions du pilote qui ont entraîné le décrochage et ont maintenu l'appareil dans le décrochage.

Le rapport révèle également des lacunes dans la formation de l'équipage: «les copilotes n'avaient pas reçu d'entraînement, à haute altitude,à la procédure IAS douteuse (en cas de pertes d'informations anémométriques) et au pilotage manuel». D'autre part,«il n'existe pas de formation (...) pour un équipage constitué de deux copilotes en situation de suppléance du commandant de bord»,c'est-à-dire que les pilotes ne sont pas entraînés à piloter et à se répartir les responsabilités en absence du commandant de bord pourtant habilité à aller se reposer en vol.

Les recommandations de sécurité aérienne adressées par le BEA à Air France tournent donc autour de la formation et du management.

L'entraînement au pilotage manuel

«L'enquête a mis en évidence des faiblesses des deux copilotes.

Ceci est probablement dû à un manque d'entraînement spécifique (...).

Le pilotage manuel ne s'improvise pas et demande de la précision et des actions mesurées sur les commandes»,précise le BEA.

De nouveaux exercices d'entraînement à la récupération du décrochage devraient être mis en place chez Air France mais aussi dans l'ensemble des compagnies aériennes.

Le management dans le cockpit

«L'absence de hiérarchie et de répartition efficace des tâches dans le poste de pilotage ont fortement contribué à la faible synergie.

L'inquiétude née de l'absence du commandant de bord dans le cockpit montre que les deux copilotes n'avaient pas la capacité de résoudre cette situation d'urgence».

Des formations seront mises en place pour «assurer une meilleure répartition des tâches» en cas d'absence du commandant de bord.

Filmer les équipages dans les cockpits

Le BEA recommande de placer «un enregistreur d'images permettant de visionner l'ensemble du tableau de bord».

En cas d'accident,les images vidéos viendraient enrichir les paramètres de vol (DFDR) et l'enregistrement des conversation (CVR) contenus dans les boites noires.

Cette mesure,préconisée depuis 10 ans,s'est toujours heurtée au refus des syndicats de pilotes.

Elle permettrait pourtant de mieux analyser les erreurs de l'équipage en cas de nouvel accident lié à des facteurs humains.

Un nouvel indicateur dans le cockpit

Le BEA recommande également qu'Airbus place un indicateur d'incidence dans ses cockpits,en complément de l'alarme de décrochage,pour permettre «aux équipages d'identifier rapidement la situation aérodynamique de l'avion et d'avoir les actions nécessaires».

L'enquête de sécurité aérienne sur le vol AF 447 ne s'arrête pas là.

Le BEA devrait publier son rapport définitif début 2012.

D'ici là,l'enquête judiciaire qui déterminera les fautes de chacun devrait se poursuivre.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mar 2 Aoû - 23:25:27

Crash du Rio-Paris: Le rapport du BEA «caviardé»,selon «La Tribune»



Un bras articulé récupère une des boîtes noires du vol AF447 écrasé en mer au large du Brésil,le 1er mai 2011.

Une recommandation prévue dans le rapport quasi définitif du Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA) avant sa publication ne figure pas dans la version officielle...

Une recommandation sur l'alarme de décrochage de l'Airbus prévue dans le rapport quasi définitif du Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA) avant sa publication ne figure pas dans la version officielle,écrit ce mardi La Tribune.fr.

Le site du quotidien précise qu'Air France a envoyé le 1er août un courrier à l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) pour demander que cette question soit rapidement réeaxaminée.

Interrogée par Reuters,une porte-parole du BEA a répondu,d'une part,que le projet de rapport dont fait état La Tribune avait vocation comme tout projet à évoluer.

D'autre part,que cette «éventuelle recommandation a été jugée prématurée parce qu'il fallait continuer les travaux dans ce sens»,comme cela a été indiqué lors de la présentation du troisième rapport d'étape.

Analyse du possible «fonctionnement erratique» de l'alarme de décrochage

«On veut être sûrs de nous» avant d'émettre une recommandation,a ajouté la porte-parole.

Elle a précisé que le BEA avait prévu d'analyser le possible «fonctionnement erratique» de l'alarme de décrochage dans le cadre d'un groupe de travail «facteur humain».

Pour les pilotes et Air France,les dysfonctionnements de cette alarme ont joué un rôle majeur puisque «les multiples activations et arrêts intempestifs et trompeurs,en contradiction avec l'état de l'avion,ont fortement contribué à la difficulté pour l'équipage d'analyser la situation»,avait indiqué la compagnie en réaction au rapport du BEA.

Le BEA avait mis en cause vendredi la formation et les réactions de l'équipage après le décrochage de l'avion,qui s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin 2009,faisant 228 morts.

Le rapport confirme que la séquence fatale a bien été déclenchée par le givrage des sondes mesurant la vitesse,ce qui a entraîné la perte du pilote automatique et celle des protections contre le décrochage.

Mais le BEA a estimé que la situation était «rattrapable» et que c'est l'action des pilotes qui a fait tomber l'avion dans l'Atlantique.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mer 3 Aoû - 14:20:23

Rio-Paris: les familles jugent l'enquête "définitivement" discréditée

L'association Entraide et Solidarité AF447,qui représente les familles des victimes du crash du vol Air France Rio-Paris en juin 2009,a jugé mercredi que l'enquête sur les causes de la catastrophe était "définitivement discréditée".

Réagissant au fait que le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a retiré de son dernier rapport une recommandation concernant les alarmes de décrochage,Robert Soulas,président de l'association,a jugé dans un communiqué que "ce triste épisode jette définitivement le discrédit sur l'investigation technique" et "génère une crise de confiance sans précédent envers les autorités d'enquêtes".

"La précipitation avec laquelle ces autorités et ces responsables ont accusé les pilotes sans aucune réflexion préalable avait alerté notre suspicion",a-t-il ajouté.

"Nous avons maintenant confirmation que les affirmations émanant de la tutelle du BEA étaient non seulement prématurées,dépourvues d’objectivité,partiales et très orientées vers la défense d’Airbus".

Le BEA a confirmé mardi qu'il envisageait de publier une recommandation sur le fonctionnement des alarmes de décrochage, mais a expliqué l'avoir retirée de son dernier rapport,publié le 29 juillet,afin de la compléter par les travaux du groupe de travail "facteur humain".

Selon M. Soulas,"pour des raisons de sécurité évidentes des actions immédiates doivent être entreprises".

"Il n'est nul besoin d'attendre les hypothétiques conclusions d'un groupe facteurs humains pour réagir uniquement sur des critères de bon sens".

Le président de l'association a également regretté que les recommandations publiées par le BEA dans son rapport "ne soient affectées d'aucun délai de réalisation,ce qui semble incompatible avec la notion de réactivité inhérente à la sécurité aérienne".

La catastrophe avait fait 228 victimes le 1er juin 2009.

Dans son dernier rapport,le BEA a notamment mis en cause la formation et les réactions de l'équipage après le décrochage de l'avion.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Jeu 4 Aoû - 2:33:53

AF 447 : les pilotes se retirent de l'enquête

Le retrait d'une recommandation du BEA sur l'alarme de décrochage a déclenché leur colère.

Après l'enquête sur l'accident du Rio-Paris,la polémique.

Quatre jours après la publication du rapport qui a révélé que l'accident avait été causé par une erreur de pilotage et qui a souligné des failles dans la formation des pilotes d'Air France, la compagnie semble décidée à passer à la contre-attaque.

Un document préparatoire du rapport du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a mystérieusement circulé en début de semaine puis a été dévoilé par le quotidien La Tribune.

Celui-ci révèle qu'une recommandation du BEA a été supprimée du rapport final peu avant sa publication vendredi dernier.

Cette recommandation de sécurité concerne l'alarme de décrochage qui aurait pu induire en erreur l'équipage lors de la chute de l'appareil vers l'océan.

Cette thèse a été avancée par Air France dès la semaine dernière pour défendre le professionnalisme de son équipage.

Cette polémique ne semble pas de nature à remettre en question les conclusions de l'enquête du BEA.

L'avion a pris une altitude excessive puis a décroché du fait d'un ordre à cabrer (tirer le manche) qui constitue une erreur du pilote aux commandes.

Lors du déclenchement de l'alarme de décrochage durant 54 secondes,aucun des deux pilotes dans le cockpit n'a tenu compte de l'avertissement.

La chute de l'avion à 180 km/h vers l'océan a ensuite entraîné une perte des informations anémométriques de l'appareil et donc une extinction de l'alarme de décrochage,les systèmes de l'avion ne percevant plus le décrochage.

Durant la chute,lorsque les pilotes ont mis un ordre à piquer (pousser le manche),l'alarme s'est remise en route,ce qui les a induits en erreur alors qu'ils exécutaient la bonne manœuvre.

«Cette alarme a dû nécessairement les induire en erreur et il y aura sans doute quelque chose à changer dans la conception de l'avion,explique un pilote d'Air France.

Mais il est clair que le fait que mes collègues n'aient pas réagi à l'alarme pendant près d'une minute est inquiétant et inexplicable.»

Personne ne sait également si l'avion était récupérable quand l'équipage a enfin réalisé la bonne manœuvre.

Le feu aux poudres

Selon le BEA,ce point du rapport n'a pas été supprimé: il sera soumis aux groupes de travail «systèmes avion» et «facteurs humains» qui vont notamment plancher sur les erreurs commises dans le cockpit de l'AF 447 et ce qui,dans l'ergonomie de l'avion comme dans la formation,peut expliquer les actions du pilote.

Le ministre des Transports,Thierry Mariani,a de son côté défendu une enquête «transparente et exemplaire».

Ces révélations ont en revanche mis le feu aux poudres puisque dès hier le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a annoncé qu'il se retirait de l'enquête,redoutant qu'elle se transforme «en simple instruction à charge contre l'équipage».

Dans la foulée,l'association qui représente les familles de victimes de la catastrophe a annoncé qu'elle avait demandé par voie judiciaire un accès aux enregistreurs du vol.

Une demande qui est restée pour l'instant sans suite.

Dans le milieu aéronautique,on croit assez peu à la thèse du complot avancée par les familles et les pilotes.

«Traditionnellement,le BEA a plutôt été proche d'Air France que des constructeurs»,explique un expert aéronautique.

Des anciens pilotes de la compagnie collaborent en effet aux enquêtes.

Quant au patron du BEA,Jean-Paul Troadec,c'est un ancien collaborateur de Pierre-Henri Gourgeon,le patron d'Air France,à l'époque où celui-ci dirigeait la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Sam 6 Aoû - 2:58:44

Crash du Rio-Paris: De nouveaux éléments à charge sur les pilotes

Le BEA est loin d’avoir dévoilé tout le contenu des boîtes noires dans son rapport publié la semaine dernière.

On savait déjà,grâce aux révélation de La Tribune,qu'une recommandation de sécurité n'avait pas été notée.

Le bureau d’enquêtes et d’analyses n’a publié qu’une dizaine de minutes sur les deux heures d’enregistrement.

Et ces données montrent notamment que les pilotes n’ont pas modifié leur itinéraire de vol malgré l’annonce d’une météo «défavorable»,écrit le journal sur son site internet.

Or,explique le Figaro,tous les avions qui étaient dans la zone de l’AF447 ont choisi de modifier leur itinéraire pour éviter des cumulonimbus,des nuages chargés de glace et qui peuvent potentiellement givrer les sondes Pitot.

A 00h15,le commandant de bord dit à son copilote: «On ne va pas se laisser emmerder par des cunimbs.»

Et ce ne sera qu’à l’approche du phénomène météorologique qu’il modifiera sa trajectoire,que de 12 degrés.

Trop tard.

Le commandant de bord va se coucher

Et 20 minutes avant le crash,le commandant déclarera même à ses collègues: «Ça va turbuler quand je vais aller me coucher»

ajoutant au moment de son départ: «Bon allez,je me casse.»

Ce qui montre,que «le commandant de bord est donc allé se coucher en connaissance de cause juste avant les turbulences qui ont marqué le début du drame».

Par ailleurs,le BEA a également appris,mais non consigné dans son rapport,que le commandant de bord avait été recalé à son examen en janvier 2007,avant de l’obtenir le mois suivant.

Le bureau ne sait toujours pas pourquoi car il n’a pas accès au dossier du commandant de bord.

Air France ne le lui a pas encore transmis.

Si ces éléments à charge pour les pilotes n’ont pas été communiqués dans le rapport final,c’est parce qu’ils n’expliquent pas le crash de l’AF447.

Mais aussi parce le BEA ne veut privilégier ni Airbus,ni Air France,qui se rejettent la pierre sur ce dossier.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Ven 23 Sep - 18:25:31

Crash du Rio-Paris: Des familles de victimes demandent l'audition de membres du BEA

Des familles de victimes du crash du vol Air France Rio-Paris en juin 2009 ont demandé à la juge d'instruction chargée du dossier l'audition des représentants du Bureau d'enquête et d'analyse (BEA),dont elles mettent en cause la partialité.

«Les rapports du BEA exigent des explications du BEA,et non seulement des experts judiciaires»

Dans une lettre de 18 pages adressée à la juge parisienne Sylvie Zimmermann,d'abord révélée vendredi par Le Parisien,l'avocat des familles de quatre victimes de l'accident du vol AF447,Me Marc Fribourg,affirme que «les dires du BEA (sur le crash) sont délibérément choisis afin d'éviter les problèmes essentiels.

En cela,et dans l'utilisation de la rédaction,il n'est pas sincère».

Selon lui, «les rapports du BEA exigent des explications du BEA,et non seulement des experts judiciaires.

Il faut que les dirigeants du BEA sachent qu'ils ne peuvent pas occulter les faits en gardant le silence,et en évacuant les problèmes occultés par la voie de simples affirmations ou des diversions».

«Masquer le comportement de leurs dirigeants»

Il affirme que «le BEA et l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) ont cherché après le crash à masquer le comportement de leurs dirigeants» et dénonce des contradictions,des mises sous silences et des raisonnements «à l'envers» dans les rapports successifs du BEA.

Le dernier rapport d'enquête sur le Rio-Paris,cet été,a eu du mal à passer chez les pilotes de ligne,qui ne digèrent pas la mise en cause de l'équipage de l'A330 d'Air France,alors qu'une recommandation défavorable à Airbus a été retirée du document.

Dans son troisième rapport d'étape sur l'accident,qui a fait 228 morts dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009 au large du Brésil,le BEA a pointé une mauvaise réponse des pilotes aux principaux incidents des dernières minutes du vol: le givrage des sondes de mesure de vitesse et le décrochage de l'avion.

Les enquêteurs ont en revanche jugé «prématurée» une recommandation sur l'alarme de décrochage des A330,dont Air France accuse le fonctionnement erratique d'avoir «fortement» handicapé son équipage.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mar 4 Oct - 23:51:49

les experts relèvent une confusion dans l'équipage sans tirer de conclusion

Les experts judiciaires qui ont analysé les deux boîtes noires de l'Airbus Rio-Paris,qui s'est abîmé en mer au large du Brésil faisant 228 morts en juin 2009,font état de "confusion au sein de l'équipage" sans tirer de conclusion,selon leur rapport consulté par l'AFP.

Les familles des victimes de l'accident de l'avion d'Air France Rio-Paris qui a fait 228 morts en juin 2009 doivent être reçues mercredi par la juge d'instruction Sylvia Zimmermann pour faire un point sur l'enquête.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mer 5 Oct - 22:36:07

les familles s'interrogent sur les raisons d'"une confusion" de l'équipage

Les familles des victimes de l'accident de l'Airbus d'Air France Rio-Paris,qui a fait 228 morts en 2009,réunies mercredi par la juge d'instruction Sylvia Zimmermann,s'interrogent sur les raisons qui ont provoqué une "confusion" dans l'équipage relevée par le rapport d'expertise.

"Les experts ne tirent aucune conclusion de l'exploitation des enregistreurs",ont répété les experts aux familles réunies par la juge Sylvia Zimmermann pour leur présenter leur rapport d'étape.

Dans ce document,ils analysent les boîtes noires et affirment que "la confusion s'installe au sein de l'équipage" dans les minutes qui ont précédé l'accident.

Une autre analyse,celle du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) avait mis l'accent sur une série de défaillances des pilotes.

"Le BEA avait mis exclusivement l'accent sur les responsabilités des pilotes",a réagi un des avocats des familles,Me Alain Jakubowicz.

Or "le rôle des pilotes n'est pas déterminant",selon lui.

En effet,"la question n'est pas de savoir s'il y avait de la pagaille dans le cockpit,mais pourquoi il y avait de la pagaille".

Or,selon l'avocat,"la cause première,ce sont les éléments dont disposaient" les pilotes,"ou plus précisément dont ils ne disposaient pas en raison de dysfonctionnements de l'appareil".

"Ce rapport d'étape partiel et partial met gravement en cause l'attitude des pilotes alors que le déroulement des faits démontre clairement que l'appareil était défaillant.

Les pilotes ne pouvaient pas faire face à une situation inédite qui est celle d'un décrochage",a commenté un autre avocat,Yassine Bouzrou.

"Malaise"

Me Thibault de Montbrial a fait part d'"un sentiment de grand malaise sur la fiabilité des informations que la machine envoyait à l'homme pour permettre à l'homme d'agir".

Pour lui,"on ne pourra pas faire l'économie d'un débat sur la sécurité de l'appareil".

"Le rapport final va mettre un certain temps à aboutir,un certain nombre de mois",a indiqué l'avocat d'Air France,Me Fernand Garnault à l'AFP.

Selon lui,les deux rapports "ne sont pas loin de dire la même chose" et "l'équipage n'a pas compris ce qui lui arrivait".

Mais outre le facteur humain,"il est temps de se pencher sur la machine".

Et "le rapport montre des choses inquiétantes au niveau technologique",a-t-il noté.

Dans leur rapport les experts judiciaires émettent des doutes sur les informations techniques reçues par les pilotes.

"Les vitesses sont indisponibles, l'alarme de décrochage cesse" et "l'équipage n'a pas conscience de la trajectoire".

Enfin,"les informations disponibles ne sont plus considérées comme crédibles et exploitables" par l'équipage,notent-ils.

"Il ne faut pas se focaliser sur les erreurs de l'équipage parce qu'elles ont été provoquées par un problème de machine",en conclut Me Garnault en renvoyant à la question des sondes Pitot "qui se sont bouchées,privant l'équipage d'informations".

Air France et Airbus ont été mis en examen pour homicide involontaire dans ce dossier.

Selon Libération.fr,la juge Zimmermann a par ailleurs demandé,en vain,d'entendre comme témoin un responsable de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA).

En mars 2009,malgré plusieurs défaillance de sondes Pitot,l'agence avait estimé qu'aucune action n'était nécessaire.

Cette audition pourrait avoir lieu rapidement,selon un avocat des familles.

A la sortie de la réunion,Corinne Soulasse,qui a perdu sa fille Caroline,a regretté que le délai d'identification des corps ait été repoussé à "mi novembre".

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Jeu 6 Oct - 1:03:47

les familles des victimes reçues par la juge d'instruction



Les boîtes noires du vol AF447 entre Rio et Paris ont été retrouvées au fond de l'Atlantique près de deux ans après l'accident de l'Airbus,le 1er juin 2009.

Les familles des victimes de l'accident du vol Air France Rio-Paris qui avait fait deux cent vingt-huit morts en juin 2009 ont été reçues,mercredi 5 octobre,par la juge d'instruction Sylvia Zimmermann pour faire un point sur l'enquête.

Lors de cette réunion,la juge a présenté aux familles un rapport d'étape des experts judiciaires sur la catastrophe,rapport qui sans tirer de conclusion fait état de "confusion au sein de l'équipage".

"A ce jour,les experts ne tirent aucune conclusion de l'exploitation des enregistreurs", prévient en préambule ce rapport,que l'AFP a consulté.

Dans ce document,ils analysent les boîtes noires et affirment que "la confusion s'est installée au sein de l'équipage" dans les minutes qui ont précédé le crash.

A plusieurs reprises,selon le rapport,les pilotes en montrent des signes.

Ainsi,"l'approche du décrochage ou le décrochage lui-même ne sont pas exprimés".

Il n'est,toujours selon le rapport,"pas perçu par l'équipage".

De plus "les alarmes sonores et visuelles n'ont pas amené l'équipage au diagnostic et à l'appel d'une quelconque procédure".

"L'ÉQUIPAGE N'A PAS COMPRIS CE QUI LUI ARRIVAIT"

"Le BEA avait mis exclusivement l'accent sur les responsabilités des pilotes",a réagi un des avocats des familles,Me Alain Jakubowicz.

Or,pour lui,"le rôle des pilotes n'est pas déterminant" dans cette affaire.

En effet,"la question n'est pas de savoir s'il y avait de la pagaille dans le cockpit,mais pourquoi il y avait de la pagaille".

Selon Me Jakubowicz,"la cause première,ce sont les éléments dont disposaient" les pilotes,"ou plus précisément dont ils ne disposaient pas en raison de dysfonctionnements de l'appareil".

Comparant le rapport d'expertise judiciaire avec celui du BEA,publié il y a deux mois, l'avocat a estimé que "la lecture est la même,mais l'interprétation n'est pas forcément la même".

Selon l'avocat d'Air France,Me Fernand Garnault,"le rapport final va mettre un certain temps à aboutir,un certain nombre de mois".

Pour lui les deux rapports "ne sont pas loin de dire la même chose" et "l'équipage n'a pas compris ce qui lui arrivait.

Il n'a pas pu diagnostiquer le problème et apporter de solutions".

"Il ne faut pas se focaliser sur les erreurs de l'équipage,parce qu'elles ont été provoquées par un problème de machine",a-t-il conclu,renvoyant à la question des sondes Pitot "qui se sont bouchées,privant l'équipage d'informations".

LE RAPPORT FINAL EN 2012

Ce rapport est publié deux mois après le troisième rapport d'étape communiqué par le BEA, le Bureau d'enquêtes et d'analyses,qui,en mettant l'accent sur une série de défaillances des pilotes,avait créé la polémique.

"Ce sera le premier rapport aux familles avec les données des boîtes noires.

Cela va donner l'orientation de l'enquête",avait indiqué Stéphane Gicquel,président de la Fédération des victimes d'accidents collectifs.

Lors de la dernière rencontre entre les familles des victimes et Sylvie Zimmermann,en février,la juge avait annoncé la mise en examen d'Air France et d'Airbus pour homicide involontaire.

A la fin du mois de septembre,des familles des victimes ont demandé à la juge d'instruction l'audition des représentants du BEA,dont elles mettent en cause la partialité.

Le BEA a prévu de publier son rapport final "probablement" au premier semestre 2012.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Ven 7 Oct - 20:30:59

Crash du Rio-Paris : interrogations sur des données d'altitude erronées

Un récent rapport des experts judiciaires montre que les pilotes du vol Rio-Paris disposaient

d'informations erronées non seulement sur la vitesse de l'avion,mais aussi sur son altitude,déclare vendredi le syndicat SNPL France Alpa.

Le Syndicat national des pilotes de lignes d'Air s'étonne dans un communiqué que le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) n'ait pas "analysé,ni même évoqué" cet élément "essentiel" dans son enquête administrative d'août dernier sur la catastrophe.

La juge Sylvia Zimmermann,qui mène l'instruction sur l'accident qui a fait 128 morts en juin 2009 lorsque l'avions'est écrasé dans l'Atlantique,a présenté mercredi aux parties civiles un rapport d'étape des experts judiciaires.

Ce document fait état de "confusion au sein de l'équipage" sans pour autant en tirer de conclusions.

Selon l'enquête de l'organisme liée à l'aéronautique et au ministère des Transports, l'équipage n'a pas compris ce qui lui arrivait et n'a pu diagnostiquer le problème.

Il a "cabré" l'avion,qui s'est mis alors à chuter comme une pierre,alors qu'il aurait fallu au contraire le faire "piquer" pour reprendre de la portance.

Or,selon le SNPL,"on sait aujourd'hui que non seulement les pilotes ne disposaient plus d'information sur la vitesse de l'avion,mais également que les altitudes affichées dans le cockpit étaient fausses".

Ceci expliquerait pourquoi les pilotes auraient "cabré et cherché à reprendre de l'altitude car ils pensaint "être en dessous de leur altitude de croisière."

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Ven 21 Oct - 14:20:24

Vol Rio-Paris: enquête préliminaire ouverte après la publication d'un livre

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire à la suite de la publication du livre "Erreurs de pilotage" dans lequel sont retranscrites les conversations entre les pilotes de l'AF447 qui s'est abîmé en mer entre entre Rio de Janeiro et Paris en juin 2009, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Cette plainte,qui vise le délit de violation de secret professionnel,a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Dans cet ouvrage,publié aux éditions Altipresse,l'intégralité des conversations entre les pilotes enregistrées par le Cockpit voice recorder (CVR) est retranscrite.

Le CVR a été remonté quelques jours après la première boîte noire,le Flight Data Recorder (FDR),qui conserve les paramètres techniques.

Le BEA a estimé,dans son troisième rapport d'étape en juillet,que les pilotes du vol AF447 Rio-Paris avaient mal réagi lorsque leur avion a décroché.

De son côté,Air France a défendu son équipage en pointant la défaillance des sondes Pitot et les déclenchements et arrêts "intempestifs et trompeurs" de l'alarme de décrochage.

L'Airbus A330-200 d'Air France s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin 2009,faisant 228 morts

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Ven 21 Oct - 17:14:15

ouverture d'une enquête sur la fuite des conversations des pilotes

Conséquence de la publication d'un livre dévoilant de nouveaux extraits de conversations des pilotes du vol Rio-Paris,qui s'est abîmé en mer le 1er juin 2009,une enquête préliminaire pour violation du secret professionnel a été ouverte.

L'enquête a été confiée par le parquet de Paris à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP),a précisé une source judiciaire vendredi 21 octobre.

Le bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA), en charge de l'investigation sur l'accident du vol Rio-Paris, avait demandé des sanctions pénales à la suite de la publication de ce livre, et le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) d'Air France avait décidé de porter plainte.

Un livre, sorti en librairie la semaine dernière,rapporte des conversations entre les pilotes,notamment à caractère privé,qui n'avaient jamais été rendues publiques.

Intitulé Erreurs de pilotage,tome 5,il a pour auteur Jean-Pierre Otelli,spécialiste de l'aéronautique.

CUMULONIMBUS

Il déroule les deux heures d'échanges que contient la boîte noire qui a enregistré les sons.

L'autre boîte noire a,elle,enregistré tous les paramètres de l'appareil,lors des deux dernières heures de vol.

Jusqu'à présent,seuls quelques extraits des conversations des pilotes avaient été rendus publics par le BEA.

Selon les transcriptions du livre,le commandant de bord aurait dit : 'On ne va pas se laisser emmerder par les cunins [cumulonimbus ou nuages d'orages]',or selon le BEA la phrase exacte est 'on n'a pas été emmerdé par les cunins'.

Le bureau souligne également que cette phrase est totalement déconnectée de l'accident, puisqu'elle a été prononcée une heure et demie avant qu'il se produise.

L'accident du vol AF447 a coûté la vie à 228 personnes.


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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Lun 7 Nov - 17:54:35

103 victimes retrouvées cette année ont été identifiées



Le bateau "Ile de Sein" ramenant les corps de 104 victimes du vol Rio-Paris le 16 juin 2011 dans le port de Bayonne

Cent trois victimes du vol Rio-Paris,repêchées au large du Brésil au printemps,ont été identifiées par les enquêteurs,a annoncé lundi à l'AFP l'association Entraide et Solidarité AF 447.

Cent quatre dépouilles du vol AF 447,dont la catastrophe le 1er juin 2009 avait fait 228 morts de 32 nationalités,avaient été retrouvées par 3.900 mètres de fond dans l'Atlantique et une seule n'a pas été identifiée,a précisé le président de l'association.

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Ven 20 Jan - 14:19:08

Crash de l'AF 447 : les familles réclament de la transparence



L'équipage d'Air France n'a jamais compris que l'appareil tombait vers l'océan parce qu'il avait décroché.

Des familles de victimes du Rio-Paris demandent la publication intégrale du contenu des boites noires afin de comprendre ce qui s'est réellement passé dans le cockpit d'Air France.

Leur combat n'a pas cessé depuis le 1er juin 2009.

Après avoir suivi de près les opérations de recherche de l'épave et des boites noires du vol Rio Paris qui s'est écrasé dans l'Atlantique sud avec 228 personnes à son bord,les familles de victimes restent maintenant suspendues aux publications du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) ainsi qu'à l'évolution de l'enquête judiciaire.

Deux d'entre elles ont écrit jeudi à la juge Sylvia Zimmermann pour réclamer une enquête plus transparente.

Le courrier écrit par Me Thibault de Montbrial,l'avocat de deux familles,a été dévoilé vendredi matin par nos confrères de RTL.

Les familles de victimes réclament ainsi la publication intégrale du contenu des deux boites noires: les paramètres de vols contenus dans le DFDR (Digital Flight Data Recorder) et les conversations des pilotes contenues dans le CVR (Cockpit Voice Recorder).

«Il est indispensable de fournir aux parties les données du CVR dans leur intégralité,écrit ainsi Me Thibault de Montbrial.

En effet,il est utile à la manifestation de la vérité de prendre connaissance de l'ensemble des propos des pilotes afin d'avoir une pleine capacité d'analyse des événements depuis les minutes qui ont précédé la catastrophe et ce,avant même la déconnection du pilote automatique».

S'agissait-il de trois mauvais pilotes

A ce jour,les boites noires ont révélé que l'équipage n'a jamais compris que l'appareil tombait vers l'océan parce qu'il avait décroché,et ce malgré le retentissement des alarmes adéquates dans le cockpit.

Pire,les pilotes ont fait le contraire de ce qu'il fallait faire en tirant sur le manche et en précipitant les 216 passagers vers la mort.

Jusqu'à présent,le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA),en charge de l'enquête de sécurité aérienne,n'a rendu public que les éléments des boites noires susceptibles d'expliquer les causes de l'accident.

Il n'est pas rentré dans le détail des éléments qui pourraient éclairer sur l'état d'esprit ou la fraicheur de l'équipage ainsi que sur les responsabilités.

Seul un pilote de voltige et auteur a fait sensation en publiant en octobre la totalité du CVR qu'il s'était procuré,dans un livre intitulé Intitulé «Erreurs de pilotage,Tome 5».

L'enquête judiciaire va passer au crible les éléments du scénario ainsi que reprendre la totalité des données pour déterminer les responsables.

Et répondre à cette épineuse question: s'agissait-il de trois mauvais pilotes que le hasard a réuni au mauvais moment sur le mauvais vol,ou la compagnie Air France est-elle responsable d'une mauvaise formation ainsi que d'un mauvais entraînement de ses équipages?

Les familles de victimes aimeraient également être sûres que des paramètres ou dysfonctionnements techniques liés à l'avion ne soient pas oubliés en cours de route.

«Il est tout aussi impératif que l'ensemble des parties puisse avoir un égal accès à tous les éléments techniques bruts,afin de ne pas voir la vérité construite sur une présélection qui,de par sa seule existence,semble de nature à entraver la sérénité de l'évolution du dossier»,explique l'avocat des familles.






le figaro

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Jeu 15 Mar - 1:32:09

Les dernières minutes du vol Rio-Paris reconstituées

Trois ans après l'accident qui a causé la mort des 228 passagers et membres d'équipage,le reportage "Vol AF 447 Rio-Paris : les raisons d'un crash" reconstitue les dernières minutes à bord du vol Air France.

Il sera diffusé mercredi 14 mars sur France 3,à 23h10.

Une enquête réalisée et révélée trois mois avant la publication du rapport final d'enquête sur les causes de ce drame.

Pour expliquer et comprendre les raisons de ce drame,les auteurs ont fait appel à des acteurs pour mettre en images les dernières actions des pilotes dans le cockpit,pendant 4 minutes et 22 secondes,juste avant que l'Airbus A330 s'abîme dans l'Atlantique.

Les auteurs de l'enquête développent la thèse selon laquelle leurs réactions auraient conduit au crash de l'appareil.

Une diffusion qui a bien failli être compromise

Le tribunal de Paris a autorisé,mercredi 14 mars,la diffusion de ce reportage,alors que des familles de victimes réclamaient "la suspension jusqu'à la clôture des enquêtes et expertises en cours".

La juge Anne-Marie Sauteraud a estimé qu'il n'y avait pas lieu à référé.

La mesure sollicitée "de suspension de la diffusion d'une œuvre audiovisuelle,même provisoire,est par sa nature préventive l'une des plus radicalement contraires à la liberté d'expression",a rappelé la magistrate dans son ordonnance.

Un soulagement pour Marie de la Chaume,la rédactrice en chef du magazine : "Nous avons fait un travail rigoureux et équilibré,en donnant la parole à la fois à Airbus et à Air France."











francetv

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mer 21 Mar - 0:03:14

Crash du Rio-Paris: Le syndicat des pilotes met en cause équipement et formation



Des morceaux de l'avion A330 Rio-Paris échoué dans l'océan Atlantique en 2009 le 12 juin 2009

Les pilotes rejettent le dernier rapport du BEA qui les met en cause dans l'accident...

Le Syndicat national des pilotes de lignes d'Air France a mis en cause ce mardi la configuration de l'avion et l'insuffisance de la formation des équipages dans la catastrophe du vol Rio-Paris qui a fait 228 morts en 2009.

Dans un «livre blanc»,le SNPL Alpa,syndicat majoritaire chez Air France, analyse le dernier rapport intérimaire du Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile,qui a surtout identifié les défaillances des pilotes,soulevant l'indignation du syndicat et des familles.

Le livre blanc soulève des questions techniques auxquelles selon lui ce rapport,publié en juillet dernier,n'a pas répondu de façon satisfaisante.

Les constructeurs pointés du doigt

Il demande que le rapport final du BEA,attendu en mai 2012,«permette par ses recommandations d'apporter des enseignements pertinents aux constructeurs, aux autorités et aux équipages en matière de givrage et de récupération de décrochage»,situation où les ailes de l'avion ne sont plus portées par l'air.

D'après l'état actuel de l'enquête,l'Airbus A330 du vol 447 s'est abîmé en mer après avoir décroché suite au givrage des sondes qui mesurent la vitesse.

Le SNPL se demande pourquoi le rapport ne recommande pas «aux constructeurs d'informer les pilotes du givrage éventuel des sondes»,et met en cause également l'alarme décrochage.

Deux problèmes essentiels

Il conclut que les questions soulevées dans son livre blanc de 14 pages renvoient à deux problèmes essentiels:

le design des commandes de vol et la conception de l'alarme décrochage

«le contenu insuffisant (déterminé par les constructeurs et validé par les autorités) des formations dispensées à l'époque aux équipages qui ont fortement contribué à la perte de contrôle de l'avion».

«Les pilotes,écrivent les auteurs du livre blanc,doivent pouvoir s'appuyer sur des équipements au fonctionnement logique et compréhensible,ainsi que sur des procédures robustes et claires».

Le SNPL Alpa a suspendu sa participation à l'enquête du BEA pour protester contre le rapport de juillet.

Air France et Airbus sont mis en examen dans ce dossier pour homicides involontaires.











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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mer 30 Mai - 15:15:23

Crash Rio-Paris en 2009: le rapport final d'enquête sera publié le 5 juillet

Le rapport final d'enquête sur la catastrophe du vol Air France Rio-Paris,qui avait fait 228 morts le 1er juin 2009,sera publié le 5 juillet,a annoncé mercredi le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) chargé de déterminer les causes de l'accident.

"Le BEA rendra public le rapport final d'enquête le jeudi 5 juillet 2012 au cours d'un point presse", indique l'organisme d'Etat,chargé des enquêtes de sécurité aérienne.

Le document devrait reprendre largement les conclusions préliminaires de juillet 2011.

Les enquêteurs avaient à l'époque pointé une série de défaillances de l'équipage,estimant que les pilotes n'avaient pas su faire face aux incidents survenus lors des dernières minutes du vol.

Ils avaient en particulier souligné des réponses inadéquates à la perte des indicateurs de vitesse survenue à la suite du givrage des sondes Pitot,à laquelle les pilotes n'étaient pas entraînés à faire face,et le décrochage de l'appareil qu'ils ne semblent pas avoir détecté.

Le BEA prévoyait initialement de publier son rapport "courant juin".

"Nous avons dû décaler de quelques jours la publication de ce rapport car le directeur d'enquête,Alain Bouillard,a été appelé par la justice à témoigner dans le cadre du procès Concorde.

Ceci a eu pour conséquence de retarder d'une semaine la finalisation du rapport final",a expliqué à l'AFP une porte-parole.

L'hypothèse de l'erreur humaine a été décriée par les parties civiles,la compagnie et les pilotes.

La justice française transmettra le 30 juin un rapport sur l'accident du vol Rio-Paris aux familles des victimes de l'accident ainsi qu'à Airbus et Air France,mis en examen,a annoncé mercredi à l'AFP le président de l'association des familles des victimes.

"Nous avons reçu aujourd'hui une lettre de la juge d'instruction nous informant de la diffusion du rapport judiciaire le 30 juin",a déclaré Robert Soulas,président de l'association des familles des victimes Entraide et solidarité vol AF447.

"Il contiendra les premières conclusions des experts judiciaires et sera soumis aux parties civiles comme aux mis en examen",a-t-il ajouté, précisant que les différentes parties auront alors la possibilité d'émettre des observations.

Ce rapport reprendra à la fois des éléments techniques et des expertises médico-légales,a indiqué une source judiciaire.

"Les pilotes n'ont pas eu le temps de souffrir.

D'après les conclusions des expertises médico-légales pratiquées sur les corps repêchés,les décès ont été quasiment instantanés" à l'impact dans l'Atlantique,a ajouté la même source.

Dans un rapport préliminaire de juillet 2011,les enquêteurs du BEA avaient pointé une série de défaillances de l'équipage,estimant que les pilotes n'avaient pas su faire face aux incidents survenus lors des dernières minutes du vol.

Le rapport final du BEA devrait reprendre en partie ces conclusions.

Au plan judiciaire,la juge chargée du dossier doit encore clôturer son instruction à une date indéterminée.

A la suite de la catastrophe,Air France,qui opérait le vol,et l'avionneur européen Airbus,constructeur de l'appareil accidenté,ont été mis en examen pour homicides involontaires.





















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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Dim 3 Juin - 22:08:42

Crash du Rio-Paris : le rapport final du BEA déjà dévoilé au Brésil ?

Attendu le 5 juillet en France,le rapport final d'enquête du BEA sur le crash du vol Rio-Paris d'Air France a déjà été dévoilé dans un média brésilien.

L'enquête aboutirait essentiellement à la mise en cause d'un des pilotes.


Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), organisme d'Etat français chargé des investigations en matière de sécurité aérienne,l'annonçait mercredi : son rapport final d'enquête sur les causes de la catastrophe du vol Rio-Paris devait "être rendu public le jeudi 5 juillet".

Toutefois,ce rapport semble avoir déjà fuité au Brésil puisque G1,le site d'information du groupe médiatique brésilien Globo,a dévoilé samedi quelques éléments de l'enquête.

Des éléments qui tendent à accréditer la thèse d'une erreur de pilotage puisque l'un des pilotes, aux commandes lors du dramatique accident qui a fait 228 morts le 1er juin 2009 en plein océan Atlantique,serait clairement identifié ar le rapport comme celui qui a précipité la chute de l'appareil.

A noter que ce document,toujours pas accessible en France,a déjà été envoyé pour avis aux bureaux d'enquêtes du Brésil,des Etats-Unis,du Royaume-Uni et de l'Allemagne,qui sont associés aux investigations,explique G1 dont l'article est repris sur le magazine en ligne Slate.fr.

Les fuites qui ont permis à G1 de dévoiler une partie des conclusions de l'enquête proviendraient donc de l'équivalent brésilien du BEA.

"Mauvaise procédure"

Quoiqu'il en soit,selon ces éléments,le BEA pointerait l'action erronée du copilote aux commandes dans les minutes qui ont précédé le drame.

Une action qui serait la cause essentielle de l'accident,explique G1.

En clair,ce copilote aurait entrepris une "mauvaise procédure ",en l'occurrence une action à cabrer (faire remonter le nez de l'appareil afin d'en réduire la vitesse) alors que le pilote automatique de l'Airbus A330 d'Air France venait de se désenclencher en raison du gel des sondes Pitot, censées mesurer la vitesse de l'appareil.

Cette action aurait eu pour conséquence de réduire la vitesse de l'avion et de le faire décrocher, puisqu'il n'était alors plus soutenu par l'air, l'entraînant dans une chute vertigineuse vers l'océan.

Cette erreur de pilotage avait déjà été pointée dans le rapport d'étape du BEA publié en juillet 2011.

Celui-ci précisait alors qu'"en moins d'une minute après le désengagement du pilote automatique, l'avion est sorti de son domaine de vol à la suite d'actions de pilotage manuel majoritairement à cabrer".

La nouveauté de ce rapport final résiderait donc dans la désignation précise d'un responsable,l'un des copilotes présents à bord.

Et en marge,la désorganisation qui régnait dans le cockpit au moment de l'accident,alors que le commandant de bord s'était absenté.

Conception de l'appareil

Selon les éléments publiés par le média brésilien, le rapport final du BEA pointerait également une série de facteurs qui auraient initié l'accident, comme le passage de l'avion dans une cellule orageuse avant la déconnexion du pilote automatique,le manque de formation de l'équipage au pilotage en situation dégradée ou encore l'impact qu'ont pu avoir les informations disponibles dans le cockpit et le positionnement des instruments de vol sur l'attitude des deux copilotes et leur coordination.

Pour autant,ces éléments qui mettraient implicitement en cause l'absence d'informations précises fournies par les instruments de vol de l'Airbus ne semblent pas retenues par le BEA pour souligner un éventuel problème lié à la conception de l'appareil...

Outre la publication le 5 juillet de la totalité du rapport d'enquête,il reste désormais à attendre les conclusions de l'enquête judiciaire.

Selon l'AFP,la juge qui enquête sur le crash de l'Airbus a convoqué les familles des victimes le 10 juillet pour leur communiquer officiellement le rapport final d'expertises judiciaire.
















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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mar 5 Juin - 11:31:54

Le Brésil a reçu le rapport final sur l'accident du vol Rio-Paris AF 447



L'une des boîtes noires du vol Rio-Paris devant la presse,à Paris,en mai 2011

Le Brésil a reçu le rapport final d'enquête sur l'accident de l'Airbus d'Air France A330 Rio-Paris qui a disparu dans l'Atlantique dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009 avec 228 personnes à son bord et décidera le moment venu des recommandations de sécurité aérienne à adopter,a déclaré lundi à l'AFP une source officielle.

"Le Centre de recherches et prévention d'accidents aéronautiques (Cenipa) a déjà reçu le rapport après avoir suivi de près toute l'enquête avec un représentant",a dit cette source de l'armée de l'air,proche des enquêteurs brésiliens,sans préciser la date de réception du document.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA),organisme public français chargé des investigations en matière de sécurité aérienne,a annoncé mercredi qu'il rendrait public le rapport final d'enquête le jeudi 5 juillet.

Les conclusions du BEA sont de caractère exclusivement technique et le dossier suit son cours devant la justice française pour déterminer d'éventuelles responsabilités pénales.

Ce week-end,le site G1 du groupe Globo a affirmé que ce rapport avait été également envoyé aux Etats-Unis,en Grande-Bretagne et en Allemagne pour que ces pays puissent faire d'éventuelles recommandations.

Le rapport,selon G1,reprend les conclusions préliminaires de juillet 2011.

Les enquêteurs avaient à l'époque mis en exergue une série de défaillances de l'équipage,estimant que les pilotes n'avaient pas su faire face aux incidents survenus pendant les dernières minutes du vol.

Ils ont souligné notamment des manoeuvres erronnées après la panne des indicateurs de vitesse survenue en raison du gel des sondes Pitot,le manque d'entraînement des pilotes pour faire face à la situation et le décrochage de l'avion qu'ils n'auraient pas remarqué.

Nelson Faria Marinho,le président de l'Association des familles des victimes brésiliennes,a dit lundi n'avoir "reçu aucun communiqué officiel".

"Tout ce que je sais c'est que le 5 juillet sera diffusé le rapport sur les conclusions",a-t-il déclaré à l'AFP.

Joao Tancredo,l'avocat des familles,a également déclaré à l'AFP ne rien savoir "au sujet du rapport final".

"Mais ça ne change rien pour les indemnités.

On sait déjà qu'il y a eu panne dans les équipements et erreur humaine",a-t-il souligné.

Les premières conclusions des experts mandatés dans le volet judiciaire seront connues le 30 juin,un dossier dans lequel Air France et Airbus sont inculpés depuis mars 2011 d'"homicides involontaires".
















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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mar 3 Juil - 19:04:13

Rio-Paris,les explications finales du BEA

Épilogue de l'enquête technique du crash de l'AF 447,le rapport final sera accompagné de recommandations pour qu'un tel accident ne se reproduise pas.



La cause du crash du Rio-Paris est entendue,mais les raisons profondes de cet accident,ayant fait 228 victimes le 1er juin 2009,demandent à être analysées pour que la formation des pilotes,les procédures des compagnies,les systèmes de vol des avions soient améliorées.

C'est le but du rapport final publié jeudi par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) du Bourget.

Une autre enquête judiciaire menée à la demande du parquet de Paris doit rendre ses conclusions le 10 juillet et déterminera,de son côté,quelles sont les responsabilités dans cet accident.

Décrochage malgré l'alarme

On sait à peu près tout sur les circonstances du crash de l'Airbus A330-200 d'Air France effectuant le vol AF 447 Rio-Paris.

Les rapports d'étape du 2 juillet 2009,du 17 décembre 2009 et surtout du 29 juillet 2011 (après lecture des enregistreurs de vol) ont éclairé le déroulement de l'accident.

Après la défaillance des sondes Pitot probablement due au givrage,le pilote automatique s'est désengagé,faute d'information sur la vitesse.

Le pilote en place gauche a alors réagi de manière incompréhensible,prenant le manche,cabrant l'avion à l'excès et provoquant le décrochage,malgré l'alarme Stall qui a retenti de manière continue pendant 54 secondes.

De repos pendant cette phase de vol,le commandant de bord est arrivé dans le cockpit tardivement et n'a pas pu reprendre la situation en main.

Facteurs humains

Le BEA,pour son rapport final,a fait appel à des spécialistes des facteurs humains qui vont essayer de décrypter pourquoi un pilote confirmé a appliqué des procédures exactement inverses à celles que l'on lui a apprises dès les premières heures de vol lors de sa formation de base.

Cet accident et d'autres incidents significatifs ont amené Air France à se pencher sur les programmes de maintien des compétences de ses pilotes en procédant à des audits internes,mais aussi en sollicitant des avis d'experts externes.

Un lourd programme de réformes a commencé et s'échelonne sur plusieurs années.

Il anticipe les éventuelles recommandations du BEA.

Caméras dans les cockpits

L'ergonomie du cockpit de l'A330 pourrait aussi être l'objet de recommandations du BEA,même si le fonctionnement jugé erratique de certaines alarmes est intervenu alors que l'avion était déjà sorti de son domaine de vol et irrécupérable.

Il tombait plus qu'il ne volait.

Ainsi,l'annonce Stall s'est parfois arrêtée, laissant croire que l'appareil était sorti du décrochage.

Face à une vitesse incroyablement faible,le système d'alarme considérait alors que l'avion ne pouvait décrocher puisqu'il évoluait à une allure proche de celle du roulage au sol sur un taxiway.

Cette logique devra être modifiée,même s'il est peu probable qu'un autre avion se retrouve dans une telle situation.

Parmi les recommandations,celle d'installer des caméras dans les cockpits,afin de stocker des images dans les boîtes noires,n'est pas nouvelle, mais fait chaque fois hurler les syndicats de pilotes au nom de la protection de la vie privée.

Très récemment,le BEA a émis cette recommandation à la suite d'un incident majeur sur un avion de BritAir touchant à une défaillance de commande de vol.

Dans ce cas précis,c'est un des pilotes qui a pris des images des instruments de bord avec son smartphone,ce qui a permis ensuite aux enquêteurs techniques de bien comprendre la manifestation de la panne.

Dans le cas du crash du Rio-Paris,une caméra braquée sur la planche de bord aurait permis de savoir ce qu'affichaient réellement les instruments.

Les données récupérées dans les enregistreurs de vol source unique de l'enquête étaient-elles en adéquation avec celles que lisaient les pilotes sur leurs écrans ?

Cela reste une énigme.

Seules des boîtes noires avec enregistrement vidéo permettraient de lever le doute.

La vie privée pourrait être préservée comme c'est déjà le cas pour le CVR (cockpit voice recorder), l'enregistreur vocal du cockpit : après l'atterrissage,le pilote peut effacer d'une simple pression sur un bouton les propos tenus pendant le vol.




















le point

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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Mer 4 Juil - 23:20:59

Rio-Paris: une conjonction de défaillances techniques et d'erreurs humaines



Des erreurs humaines,des défaillances techniques, des procédures inadaptées,une météo houleuse: la catastrophe du vol Rio-Paris d'Air France en juin 2009 s'explique par une conjonction de facteurs,selon des conclusions du rapport judiciaire dont l'AFP a eu connaissance mercredi.

La révélation de ces conclusions des experts judiciaires,qui seront présentées le 10 juillet aux familles de victimes,intervient la veille de la présentation par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) de son propre rapport final d'enquête.

Le crash d'un Airbus A330 d'Air France,qui s'était abîmé le 1er juin 2009 dans l'océan Atlantique au large du Brésil,avait coûté la vie aux 228 passagers et membres d'équipage.

Une vingtaine de conclusions,révélées à l'AFP par une source proche du dossier les ayant consultées, sortent de ce rapport d'expertise judiciaire de 356 pages demandé par la juge Sylvia Zimmermann.

Sont évoqués une perte de données due au givrage des sondes Pitot,une procédure inadaptée dans ce cas,mais également une absence de réaction appropriée de l'équipage ou encore un manque de suivi des incidents depuis 2004,a précisé cette source.

"Le décrochage a été initié par une trajectoire non maîtrisée alors que survenait la perte de données de pression totale du fait du givrage des sondes Pitot,accompagnée des alarmes et de la dégradation des systèmes associés",selon l'une des conclusions.

"Le déficit d'information aux équipages concernant le givrage des sondes ou de l'altitude est contributif de l'effet de surprise",ajoute-t-elle.

L'inadaptation des procédures d'urgence est ensuite invoquée: ainsi la "procédure +IAS douteuses (requise lors du givrage des sondes, ndlr) bien qu'adaptée à la situation était inadéquate au vu des symptômes perceptibles".

Conditions de vol défavorables S'ajoutent des "conditions de vol défavorables: de nuit, en turbulences et sans références visuelles" mais également "un phénomène de cristaux de glaces (...) officiellement ignoré".

Les experts pointent le commandant de bord qui "n'a pas assumé ses responsabilités managériales",selon la source.

Ils évoquent également l'absence de "réaction appropriée" de l'équipage à l'alarme tout en soulignant que les conditions d'application de la procédure dans la documentation "n'étaient pas adaptées à l'urgence de la situation".

La formation est également mise en cause: "pas d'exigences particulières complémentaires à la compétence du copilote, définies par l'exploitant,pour assumer la fonction de suppléant du commandant de bord".

Des modifications techniques sont épinglées car non suivies d'analyse de sécurité tandis que sont notées des "spécifications de certification (CS25) qui n'ont pas évolué à la suite des incidents de perte d'indications de vitesse depuis 2004".

Les experts relèvent que "l'absence de réponse de l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA)" aux demandes de la justice "n'a pas permis l'examen et l'analyse des sujets concernant l'autorité de certification".

En mars 2009,malgré plusieurs défaillance de sondes Pitot,l'agence avait estimé qu'aucune action n'était nécessaire.

Les familles se félicitent du rapport des experts judiciaires,jugé impartial.

"Les responsabilités d'Airbus,d'Air France et des pilotes sont pointées,des problèmes de fonctionnement de l'appareil sont même évoqués alors qu'avec le BEA,on avait l'impression que seuls les pilotes étaient responsables",a déclaré à l'AFP le président de l'association Entraide et Solidarité AF447.

Pour l'un des avocats de familles,Me Yassine Bouzrou,"ce rapport permet de mettre en cause clairement Airbus,dans la mesure où les experts critiquent la conception de l'avion,et Air France, dans la mesure où la formation des équipages n'a pas été assurée convenablement".

Airbus et Air France se sont refusés à tout commentaire.

















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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Jeu 5 Juil - 15:13:41

Crash du vol Rio-Paris : le BEA dévoile son scénario

Au lendemain de la révélation d'un rapport judiciaire qui attribue la catastrophe à une conjonction de facteurs,les experts du BEA doivent livrer aujourd'hui leurs conclusions sur ce qui a provoqué le crash du du vol AF447 le 1er juin 2009.



La dérive du vol AF 447 Rio-Paris,disparu en plein Atlantique.

Défaillances techniques ?

Erreur humaine ?


Plus de trois ans après la catastrophe,l'une des plus graves de l'aviation française,les enquêteurs français dévoilent ce jeudi leurs conclusions définitives sur les causes de l'accident du vol Rio-Paris d'Air France.

Le crash de l'Airbus A330,qui s'était abîmé le 1er juin 2009 dans l'océan Atlantique au large du Brésil,avait coûté la vie aux 228 passagers et membres d'équipage.

Après une enquête parfois controversée,le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA),organisme d'Etat français chargé des investigations en matière de sécurité aérienne,va livrer son scénario des quatre dernières minutes du vol AF447 ainsi que ses recommandations de sécurité pour qu'un tel drame ne se reproduise pas.

Si le point de départ retenu est le givrage des sondes Pitot,mesurant la vitesse de l'A330,suivi de la déconnexion du pilotage automatique,une série d'événements a conduit au drame.

A partir des boîtes noires,repêchées 23 mois après le crash,les enquêteurs ont passé au crible le comportement de l'avion et les manoeuvres de l'équipage.

Un groupe de spécialistes "des facteurs humains" a même été constitué pour tenter de comprendre en particulier ce qui a pu pousser l'un des deux co-pilotes à cabrer l'avion provoquant son décrochage.

De lourds enjeux pour Air France et Airbus

Dans son rapport préliminaire de juillet 2011,le BEA avait largement incriminé les pilotes,estimant qu'ils n'avaient pas su faire face aux incidents survenus lors des dernières minutes du vol.

Ils avaient relevé des réponses inadéquates à la perte des indicateurs de vitesse survenue à la suite du givrage des Pitot,à laquelle les pilotes n'étaient pas entraînés à faire face,et au décrochage de l'appareil,qu'ils ne semblent pas avoir détecté.

Depuis l'accident,Air France s'efforce de réformer ses procédures.

Mais certains pilotes s'interrogent toujours : si l'équipage n'a pas détecté le décrochage, avait-il sur son écran les bonnes indications ?

La conception de l'Airbus A330 n'est-elle pas en cause ?

Ce rapport ne présage en rien des conclusions de la justice française attendues ultérieurement.

D'ailleurs,selon un rapport judiciaire divulgué mercredi,les experts mandatés auprès de la juge d'instruction estiment que la catastrophe s'explique par une conjonction de facteurs : erreurs humaines,défaillances techniques, procédures inadaptées et même météo difficile.

Pour Air France et Airbus,tous deux mis en examen pour "homicides involontaires",les enjeux sont de taille. La compagnie française,en proie à de graves difficultés financières,redoute une nouvelle tache sur son blason. L'avionneur,lui,défend ses choix technologiques.


















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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Jeu 5 Juil - 15:28:27

quel drame !
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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Ven 6 Juil - 1:46:20

Défaillances techniques et erreurs humaines ont causé l'accident du Rio-Paris



"Deux événements ont conduit à l'accident,l'obstruction des sondes de vitesse Pitot et la non reconnaissance du décrochage" par les pilotes,a estimé Jean-Paul Troadec,directeur du BEA lors d'une conférence de presse



L'accident du vol d'Air France Rio-Paris,qui a fait 228 morts le 1er juin 2009, résulte d'une combinaison de facteurs techniques et humains,selon les conclusions d'un rapport officiel de 230 pages publié jeudi à l'issue de trois années d'investigations

L'accident du vol d'Air France Rio-Paris,qui a fait 228 morts le 1er juin 2009,résulte d'une combinaison de facteurs techniques et humains, selon les conclusions d'un rapport officiel de 230 pages publié jeudi à l'issue de trois années d'investigations.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA),organisme d'Etat français chargé des enquêtes en matière de sécurité aérienne,émet 41 recommandations de sécurité à l'intention du constructeur Airbus et des autorités de sécurité aérienne.

Dans son rapport,il pointe des défaillances résultant de l'ergonomie de l'avion (un Airbus A330) et des actions inappropriées des pilotes aux commandes,qui,soumis à un fort stress,n'ont jamais perçu la situation de décrochage.

S'agissant de l'élément déclenchant,le BEA retient définitivement le givrage des sondes de vitesse Pitot (fabriquées par Thales) qui a conduit à une incohérence temporaire entre les vitesses mesurées, créant un effet de surprise.

"Deux événements ont conduit à l'accident, l'obstruction des sondes de vitesse Pitot et la non reconnaissance du décrochage" par les pilotes,a estimé Jean-Paul Troadec,directeur du BEA lors d'une conférence de presse.

"L'équipage était dans un état de perte quasi totale de la situation",a-t-il ajouté.

incompréhension totale

Si les enquêteurs soulignent la mauvaise réaction de l'équipage face à une situation inhabituelle et une incompréhension totale de la situation,ils notent aussi un défaut de leur formation.

Ils relèvent en outre qu'ils ont pu être induits en erreur par les directeurs de vols (DV).

Ces instruments,que l'équipage a toutefois omis de déconnecter après le début des incidents,"ont pu conforter l'équipage dans ses actions,bien qu'inappropriées",a admis le BEA.

"Le directeur de vol donnait des ordres à cabrer (l'appareil) qui ont probablement influé sur le pilote en fonction",a déclaré M. Troadec.

"Les pilotes se raccrochent à ce qu'ils suivent habituellement

Lorsqu'on a perdu conscience de la situation,on se raccroche à ce qu'on a l'habitude de suivre",a renchéri Alain Bouillard, directeur de l'enquête.

Le BEA s'est par ailleurs efforcé d'expliquer pourquoi l'équipage n'a pas pris en compte l'alarme de décrochage (stall) qui a retenti à de multiples reprises.

Cela peut être "la conséquence de l'absence d'identification de l'alarme sonore,de l'apparition au début de l'événement d'alarmes furtives pouvant être considérées comme non pertinentes",conclut le BEA.

stress intense

Sébastien David,chef d'un groupe de travail sur les facteurs humains dans le cadre de l'enquête, souligne qu'un état de stress intense peut conduire le cerveau à ignorer les alarmes.

Interrogé sur la part de l'erreur humaine dans cette catastrophe,M. Troadec a répondu: "si le BEA pensait que cet accident était dû uniquement à l'équipage,on n'aurait pas fait de recommandations sur les systèmes,sur la formation,etc."

"Ce qui veut dire que cet accident aurait sans doute pu arriver à d'autres équipages",a-t-il reconnu.

Malgré ces déclarations,le président de l'association des familles des victimes brésiliennes,Nelson Faria Marinho,juge le BEA partial,estimant qu'il "accable" les pilotes,pour sauvegarder,selon lui,les intérêts de l'Etat dans Airbus.

Il s'en est pris aux choix de l'avionneur européen d'avoir fait une large place aux automatismes dans le fonctionnement de ses appareils.

Dans ses recommandations de sécurité,le BEA insiste notamment sur l'importance de "la formation et l'entraînement des pilotes pour qu'ils aient une meilleure connaissance des systèmes d'avion en cas de situation inhabituelle".

"Les formations qu'Air France donne à ses pilotes sont des formations définies en accord avec le constructeur et les autorités",a fait valoir de son côté Eric Schramm,directeur général adjoint des opérations aériennes d'Air France,jugeant le rapport final "équilibré".

Selon la compagnie,"le rapport du BEA décrit un équipage qui agit en fonction des informations fournies par les instruments et systèmes de bord, et du comportement de l'avion tel qu'il était perceptible dans le cockpit".

Le constructeur Airbus (EADS) a promis,lui,de prendre "toutes les mesures" nécessaires pour améliorer la sécurité aérienne.

Le groupe "a déjà commencé à travailler au niveau industriel afin de renforcer les exigences relatives à la résistance des sondes Pitot",a-t-il souligné.

Ce rapport technique ne présage en rien des éventuelles conclusions de la justice française attendues ultérieurement.

Air France et Airbus sont tous deux mis en examen depuis mars 2011 pour "homicides involontaires".


















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MessageSujet: Re: Disparition d'un avion Air France au large du Brésil: «aucun espoir», selon une source aéroporturaire   Ven 6 Juil - 12:57:50

Crash Paris-Rio : Airbus non-coupable,familles effondrées mais intérêts
économiques protégés...




Journaliste d’investigation, François Nénin a été chef des rubriques Transport et Tourisme à 60 Millions de Consommateurs.

Collaborateur du magazine VSD, il est l'auteur de trois documentaires "Ces catastrophes que l'on aurait pu éviter" pour Motors TV,« Transport aérien le dossier noir » (Ed. Privé. Mars 2006) et « Crashs aériens ce qu’on vous cache » (Ed. Privé-Michel Lafon.

Octobre 2007).Il a réalisé un documentaire pour Canal + sur l'accident du vol Rio-Paris.


Atlantico : Tout le monde se souvient du crash du vol Rio-Paris d'Air France en juin 2009, une des plus graves catastrophes de l'aviation française. Vous avez assisté à la remise du rapport des experts judiciaires sur le crash. Quel était l’enjeu ?

François Nénin : Le rapport intermédiaire remis dès juillet 2011 donnait déjà le ton

il rejette la faute sur les pilotes,avançant une faute de pilotage.

Parce que,d’une part,ces derniers sont morts et ne peuvent donc pas se défendre,d’autre part,les indemnités aux familles des victimes sont plafonnées par une Convention lorsque la responsabilité de l’accident incombe au pilote.

Au contraire,si c’est la compagnie aérienne ou le constructeur qui est mis en cause,les indemnités peuvent atteindre des millions.

Or le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la Sécurité de l'Aviation civile) est à la fois juge et partie.

Mettre en cause un avion qu’ils ont certifié revient à s’auto-accuser d’avoir certifié cet avion !

Le BEA ne peut donc pas,vu sa position,dévoiler la vérité.

Certes,les pilotes ont commis des fautes.

Mais l’alarme de décrochage,qui présentait un défaut,les a induits en erreur.

Ce qu’on ne reconnaîtra jamais,car cela va à l’encontre des intérêts économiques et industriels français et européens.

Le rapport présenté ce jeudi concède néanmoins que l'avion a pu rendre de mauvaises informations aux pilotes,dans une recommandation sur le matériel Airbus.

C'est un progrès.

Mais la responsabilité principale incombe toujours aux pilotes.

Quels sont donc les points d’ombre omis par le BEA ?

Par exemple,pourquoi est-ce que Air France a maintenu les sondes pitot ces sondes qui mesurent la vitesse de l’avion ?

Ayant gelé en altitude,elles ont envoyé des informations erronées à l’ordinateur central de l’avion.

Or dès 2006,un rapport interne signalait que ces sondes présentaient des défauts.

Une quarantaine d’avions a connu une panne similaire avant le crash de 2009 ce qui n’a provoqué aucune réaction.

N’a-t-on pas tiré les leçons de l’accident du vol Paris-Rio depuis lors,et renforcé la prévention ?

On a bien retiré toutes les sondes pitot et on a entraîné les pilotes à rattraper les décrochages.

Mais aurait-il pu en être autrement ?

C’était le moins que l’on puisse faire.

Le problème reste entier : ce sont des mesures d’urgence.

Le manque d’indépendance du BEA demeure.

Les instances de contrôle d’Airbus et du BEA n’ont pas pris conscience du potentiel des incidents.

Pourtant,les incidents annonçaient la catastrophe.

Ce sont 228 morts pour rien.

En 1988,un Airbus A320 se crashe en Alsace le jour même,on a « blanchi » l’avion,invoquant la faute du pilote,qui a été condamné à 18 mois de prison.

L’avion présentait pourtant des défauts.

Le juge d’instruction a admis avoir été soumis à des pressions.

C’est une vraie omerta : la logique de la loi du silence.

La France est-elle un mauvais élève ?

C’est bien un problème franco-français : on est dans le déni.

Il est vrai qu’on a une industrie aéronautique extraordinaire,des joyaux industriels.

Mais on refuse de reconnaître qu’ils peuvent avoir des défauts.

Aux États-Unis,l’équivalent du BEA,le National Transportation Safety Board,est rattaché au Congrès et non pas au ministère des transports, contrairement au BEA.

Il a donc un vrai pouvoir : il peut plaquer au sol tous les avions s’il constate un défaut.

En France,les lobbys empêchent que le BEA devienne indépendant du ministère des transports,qui a pour but de protéger l’industrie aéronautique.

La façon de gérer l’aérien aux États-Unis,soit montrer patte blanche pour se poser sur le territoire américain,est plus efficace que d’autoriser tout le monde et de contrôler ex-post.

On sait bien que pour être sur liste noire en France,il faut vraiment être une compagnie déplorable.

Les autres passent entre les mailles du filet.

On aurait raison d’appliquer les bonnes recettes des États-Unis pas toutes,bien sûr,mais certaines.

Actuellement par exemple,les Américains augmentent le nombre d’heures de vol de formation des pilotes.

L’accident a-t-il envenimé les rapports entre Airbus,le constructeur,et Air France,la compagnie aérienne ?

Ce sont un peu des frères ennemis,qui doivent avancer main dans la main.

Airbus fait des avions,Airfrance s’en fait la vitrine.

Tous deux sont mis en examen pour homicide involontaire,font face à des enjeux énormes en termes d’indemnisation et d’image.

Mais à chaque fois qu’un crash touche Air France et que l’avion est un Airbus,c’est Air France qui in fine porte le chapeau,car les intérêts d’Airbus sont considérables en termes économiques par rapport à ceux d’Airfrance.

Au final,on condamne les individus,les pilotes d’Air France,et ça arrange tout le monde.

Air France ne se débat pas particulièrement pour défendre ses pilotes.


















atlantico

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