Des patrouilles de gendarmerie et un hélicoptère ont été déployés dans la région de Lizy et de Dhuisy pour retrouver une sexagénaire qui n’a pas donné de ses nouvelles depuis samedi soir, écrivions-nous le jeudi 5 avril 2007.
Elle est partie de chez elle, vers 20 heures, avec sa Clio grise immatriculée 807 DDA 77.
C’est sans doute le corps de cette femme de 65 ans, Mireille Cochème, épouse Richard, qui a été repêché hier, au fond de la Marne entre Luzancy et Méry-sur-Marne.
Elle se trouvait dans sa voiture.
Une autopsie sera pratiquée aujourd’hui pour effectuer toutes les vérifications indispensables.
Les techniciens passent le véhicule au peigne fin et les plongeurs les imitent au fond de la rivière.
Même si le suicide semble la cause la plus probable de cette mort, les enquêteurs ne veulent pas passer à côté d’un éventuel acte criminel.
Les plongeurs ont visité une douzaine de voituresLes gendarmes de la brigade de recherches de Meaux n’ont jamais abandonné la partie.
Au fil des mois, tous les ruisseaux, plans d’eau du secteur ainsi que la Marne ont été fouillés. Hélicoptère, chiens, motos, tout a été utilisé pour découvrir Mireille Cochème qui était décrite, en 2007, comme souffrant de troubles du comportement.
Sans doute, en partie, parce que son époux avait dû être placé en maison de retraite quelques jours plus tôt.
A bout d’arguments techniques classiques, les militaires ont demandé à bénéficier de la collaboration de la brigade fluviale de Strasbourg.
La seule en France à posséder un sonar capable de sonder une rivière millimètre par millimètre et en trois dimensions.
Cette opération a commencé lundi à partir de Meaux pour remonter le lit de la rivière jusqu’à Château-Thierry (Aisne).
Une douzaine de voitures immergées mais vides ont été signalées.
Les plongeurs de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) les ont toutes visitées.
Hier, en début d’après-midi, le sonar signalait une nouvelle épave.
Celle-là n’était pas vide.
Une jupe autour de ce qui restait du corps indiquait qu’il pouvait s’agir de Mireille Cochème.
La lecture de la plaque minéralogique étayait cette hypothèse.
Dans quelques jours, une fois toutes les analyses achevées, les gendarmes pourront affirmer si cette noyée est bien Mireille Cochème et si elle s’est donné la mort.