Il était une fois... l'Homme est une série télévisée française d'animation. Cette série de vulgarisation scientifique et historique a été créée par Albert Barillé pour les studios Procidis.
Elle a été diffusée initialement à partir d'avril 1978 sur FR3.
Elle retrace l'histoire de l'humanité en 26 épisodes de 26 minutes, en mettant l'accent sur l'histoire de l'Europe.
Cette série connut un grand succès qui incita Albert Barillé à produire d'autres séries du même genre et avec les mêmes personnages récurrents.
l'histoire: Il était une fois... l'Homme raconte l'histoire de l'humanité, des origines de la vie jusqu'à la fin du XXe siècle.
Les principales étapes historiques sont abordées en mettant en scène une cellule familiale, mélangeant les grands points de l'histoire et de la vie quotidienne. Outre les commentaires hors-champ, une horloge, dotée de deux yeux, de deux bras et parfois d'une bouche, permet de se repérer dans la chronologie en indiquant la date correspondant aux événements évoqués.
PersonnagesMaestro : il est une incarnation typique du grand sage distrait qui se prend souvent les pieds dans sa barbe.
Maestro réalise toutes sortes d'inventions ou d'innovations avec plus ou moins de succès. C'est aussi lui qui conseille Pierre sur certaines actions à entreprendre.
Pierre : il est le père de famille, protecteur et très conservateur des traditions.
Pierrette : elle est la mère de famille, gardienne du cadre familial.
le Gros : ami de la famille de Pierre, c'est un grand gaillard roux à la force
colossale, prêt à protéger ses amis du Teigneux, par la force s'il le faut.
Pierrot : il est le fils de Pierre et Pierrette.
Téméraire, il veut se surpasser pour que son père soit fier de lui et qu'il ne le traite plus comme un enfant.
Petit Gros : fils du Gros, il veut être aussi fort que son père.
le Teigneux : il est l'archétype du méchant brutal et idiot, qui tente d'imposer ses idées par la force. Il se confronte souvent au Gros.
le Nabot : méchant, fourbe et craintif, il est toujours dans les pattes du Teigneux comme bras droit.
Il lui souffle la plupart de ses idées les plus abjectes, mais reste en arrière quand il faut se battre.
Particularités du dernier épisodeLe dernier épisode Il était une fois... la Terre sort du contexte purement historique en présentant une vision prospective sur le futur de l'humanité.
Cet épisode met l'accent sur les conséquences de la pollution, de l'amoncellement des déchets toxiques, de l'épuisement des ressources naturelles et de l'augmentation de la population humaine.
La façon dont ces sujets sont traités est très représentative des années 1970, durant lesquelles les pionniers de l'écologie politique s'inquiétaient de l'explosion démographique et de l'explosion de la consommation, s'appuyant sur le rapport du Club de Rome ou les écrits de René Dumont, de Paul Ehrlich et d'autres. La croissance de la société industrielle, qui tend à s'étendre dans le monde entier pour conquérir de nouveaux marchés, y est résumée de façon cinglante : « Il faut former des consommateurs par centaines… par milliers… par centaines de milliers… et tout ça pour que les usines tournent. »
Le narrateur s'inquiète des conséquences environnementales de la croissance industrielle et souligne la dangerosité des conflits sociaux qui pourraient rendre cette situation explosive.
Il se prononce donc pour un arrêt de la croissance industrielle, évoquant le rapport du Club de Rome de 1972, et pour un arrêt de la croissance démographique : les personnages plaident pour une limitation des naissances à la hauteur du nombre de décès de manière à stabiliser la population humaine.
Mais la série est peu optimiste quant à la sagesse humaine : tandis que les mises en garde des experts se multiplient (« Mais qui les écoute ? »), les conseillers des dirigeants répètent inlassablement : « Tout va très bien, Monsieur le Président, tout va très bien, tout va très bien, tout va très bien ! »
Finalement, l'humanité est détruite dans une guerre mondiale nucléaire, et seuls survivent quelques astronautes, hommes et femmes.
Dans leurs vaisseaux spatiaux, ils attendront désormais que la Terre redevienne habitable, ce qui devrait prendre quelques siècles…
Cet épisode anticipe certains aspects de la situation actuelle (urbanisation, surconsommation des ressources, pollution de l'air et de l'eau).
Sa présentation des enjeux est très marquée par le contexte intellectuel des années 1970 : l'explosion démographique et la prolifération nucléaire étaient alors au cœur des réflexions.
Mais l'essentiel de la réflexion actuelle sur le développement durable, voire sur la décroissance, est déjà là : l'épuisement des ressources, en particulier du pétrole, et les émissions massives de gaz à effet de serre liées à la croissance industrielle mettent concrètement l'humanité en danger autant que les armes de destruction massive présentes dans le monde entier.