En 1964, Claude François, à la recherche d’un endroit paisible pour ses jours de repos, découvre un moulin dans le joli petit village de Dannemois dans l’Essonne.
Cette propriété, rapidement baptisée " Le Moulin " -car c’en est un- deviendra, grâce aux idées prodigieuses du maître des lieux,
un endroit féerique, rendez-vous festif du show-biz.
14 ans plus tard… le chanteur nous quitte…
Il repose désormais au cimetière de Dannemois,
où les fans se recueillent toujours aussi nombreux… mais " Le Moulin ", malgré ou à cause de quelques propriétaires successifs, s’était retrouvé à l’état d’abandon.
Depuis 1998, grâce à l’initiative et au courage de Mr et Mme Lescure,
un couple de boulangers de Dordogne qui a mis toute son énergie dans le rachat de cette propriété, le Moulin de Cloclo retrouve toute sa splendeur !
et les fans peuvent évoluer dans la demeure de l’idole
où règne une atmosphère particulière : on s’y sent vraiment bien !
Ils ont décidé de reconstituer cette « Ferme du Bonheur »
à l’identique, telle qu’elle existait à l’époque de son célèbre propriétaire.
Le Moulin de Dannemois, c’est le Mémorial Claude François avec visites guidées,
(costumes, objets de tournée, visite de sa chambre…)
un Restaurant qui vous accueille pour dîner, déjeuner et pour des spectacles.
Claude François nous parle de son Moulin" Ma maison de campagne se trouve près de Milly-la-Forêt, à Dannemois exactement. C'est un moulin au bord d'une rivière non navigable appelée l'Ecole, qui le traverse.
Ce moulin autrefois, il y a quelques siècles, appartenait à un Seigneur de l'endroit.
On y meulait le blé d'abord pour fournir le château, ensuite pour les gens du terroir qui apportaient leur propre blé à moudre.
Pour la petite histoire : Jeanne d'Arc, de passage dans la région, aurait été hébergée dans ce moulin.
La moitié des personnes interrogées est de cet avis, sans autre argument qu'étant très croyante, elle ne pouvait dormir que près d'une Église, donc celle de Dannemois !
spécialiste en histoire qui a lu, suivi cet épisode de la vie de la Sainte, a émis la thèse que Jeanne d'Arc, étant tout de même une personnalité très en vue, ne pouvait qu'être reçue dans la plus grande demeure du village, donc au moulin.
Les fondations de ce moulin sont très larges, très solides, pour isoler le grain de l'humidité.
La roue de meule, déposée par un précédent propriétaire et posée contre un mur, s'y est pratiquement incrustée.
Quant à la roue à aubes, elle tourne toujours dans le bief…
préfère la faire tourner pour le seul plaisir de contempler cet élément mobile, très beau.
Et quand en hiver, au Moulin, j'entends à la télévision annoncer le gel, je fais tourner la roue, afin que celui-ci la bloque en mouvement ; car alors, l'eau qui s'écoule des pales se solidifie en stalactites de glace et, dans la lumière des projecteurs, c'est d'un effet féerique, tout scintille…
J'ai eu la chance, au fil des années, de me préserver ce petit coin d'intimité loin de la foule et de la gloire.
Je pense même avoir réussi à faire de cette intimité un petit paradis.
Je ne me sens vraiment chez moi, dans mon origine " égypto-familiale ", qu'au Moulin…
J'aime me retrouver le matin (j'entends mon matin à moi, c'est-à-dire deux heures de l'après-midi) quand je me réveille devant du gazon et trois arbres ; c'est paradisiaque…
Au Moulin, j'ai des saules pleureurs qui ont été plantés il y a une quinzaine d'années mais qui donnent l'impression d'être là depuis trois cents ans.
Ils sont immenses parce que les racines trouvent l'eau et la fraîcheur de la rivière juste à proximité.
Grâce à cela, ils poussent très bien….
J'ai la passion des animaux.
Avec eux je conserve un calme, une patience qui ne me ressemblent guère dans la vie courante.
A une époque, dans ce moulin, je vivais entouré (que dis-je, envahi !) de bêtes de toutes sortes : pigeons, perroquets, chats, chiens, cygnes, canards,… tout ce joli monde coexistait en parfaite intelligence.
Lorsque j'ai eu en 1970, mon fameux accident suivi de dépression, je me suis retiré pendant deux mois au moulin et j'ai appris à regarder vivre les bêtes : c'est un monde assez fascinant.
Cette propriété, c'est mon havre ! de paix avec ses oiseaux, sa verdure, ses vielles pierres, son air pur et beaucoup d'amour.
C'est là que j'oublie les soucis, les tracas, c'est là que je recharge mes batteries.
Pour rien au monde, je n'abandonnerais ce moulin.
Lorsque je l'ai acheté, il était vaste et presque à l'abandon.
Or, quand vous vous trouvez devant un cadre déterminé, en l'espèce, un moulin de trois étages, vous conservez ce qu'il y a de mieux et vous adaptez le reste.
Cela se fait insensiblement au fil des mois…
Vraiment, au fil des années, j'ai mis dans ce moulin des tas de rêves et des tas d'envies…
C'est sans doute un peu ça le bonheur.
J'aime voir les gens heureux autour de moi.
C'est pourquoi ce confort, et même ce luxe, j'essaie de les faire partager le plus possible à mes amis.
C'est vrai que

les belles choses, mais je serais le plus malheureux des hommes si je devais en profiter tout seul.
L'Amitié reste pour moi le bien le plus précieux.
Ça ne s'achète pas, ça ne se vend pas.
Je crois avoir quelques vrais amis.
Des amis qui m'aiment non pas pour mon argent (l'argent, ça va, ça vient ; je n'en avais pas, j'en ai, en aurais-je demain ?) mais pour moi.
Ensemble, nous passons de bonnes journées.
Alors, le moulin, la piscine, les animaux, ils sont un peu à tous ceux qui les aiment… "