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| | | suivie du proces de l'Arche de Zoé(graciés par le president Deby) | |
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jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: suivie du proces de l'Arche de Zoé(graciés par le president Deby) Jeu 20 Déc 2007 - 17:07 | |
| Qui sont les 6 détenus français de l'Arche de Zoé ? Eric Breteau, le leaderIdéaliste exalté, chef charismatique ou mégalomane persuadé de faire le bien : les avis divergent sur Eric Breteau. Le fondateur et Président de l'Arche de Zoé, 37 ans, ancien pompier volontaire d'Argenteuil, est bouleversé par le tsunami en Indonésie en 2004. Ce père de trois enfants se met alors en disponibilité et crée sa première association humanitaire. "Quand il voit une détresse, il ne comprend pas pourquoi on ne peut pas réagir tout de suite", rapporte une infirmière qui l'a rencontré en Indonésie. Ex-président de la Fédération française de 4x4, il souhaite aider les ONG à acheminer l'aide dans les endroits les plus reculés. Son jusqu'au-boutisme et son opiniâtreté reviennent dans la bouche de tous ceux qui le décrivent. "C'est quelqu'un d'entier, qui démarre vite. Il n'a pas d'obligation de moyens, il a seulement une obligation de résultats", comme le confirme un pompier qui l'a connu en Indonésie. Un élément de personnalité qui peut se révéler être à double tranchant. Ainsi, un humanitaire en poste au Darfour estime qu'un homme comme Breteau "fait partie de la mouvance qui veut pousser jusqu'à l'extrême la logique du droit d'ingérence, quitte à faire le bonheur des gens contre leur gré". Eric Breteau continue de se défendre : "la seule chose que j'ai faite, c'est que j'ai voulu sauver des enfants qui sont dans la détresse. Aujourd'hui, on parle de moi comme d'un criminel, alors que je suis le seul à avoir essayé de faire quelque chose pour le Darfour". Il plaide la bonne foi : pour lui les enfants sont des orphelins. Sa virulence à l'égard du gouvernement français qui "les a lâchés" alors qu'il était selon lui au courant, et de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, qu'il juge "indigne de représenter la France", ne faiblit pas. Emilie Lelouch, l'assistanteEmilie Lelouch a rencontré Eric Breteau en Indonésie après le tsunami. Devenue sa compagne, elle embrasse ses convictions et accepte d'être son assistante dans l'Arche de Zoé. Ancienne artiste de cirque -elle était trapéziste- et ambulancière, la jeune femme de 31 ans joue un rôle clé dans l'association. Le docteur Dominique Gladin, présent dans le camp de l'ONG, témoigne : "tous les gamins transitaient par elle. Elle était en contact direct avec les tribus et les responsables des camps qui lui amenaient les enfants". Mais ses parents la défendent, plaidant la sincérité : "Elle n'a pas à demander pardon, elle n'a écouté que son cœur". Alain Péligat, l'ancien légionnaireUn parcours bien rempli pour Alain Péligat : d'abord militaire, puis formateur de chauffeurs routiers dans un lycée professionnel de la Marne, l'homme de 56 ans au physique d'Obélix a fini logisticien de l'Arche de Zoé. "Papy"», qui réside à Mourmelon-le-Grand, est unanimement apprécié de ses élèves. Tous se sont mobilisés ainsi que ses amis. A la tête de ce comité de soutien, sa femme, Christine. Elle a précisé se sentir "sereine" à l'approche du procès. Entourée de leurs 6 enfants, dont trois petites filles qu'ils ont adoptées au Vietnam, Christine Péligat ajoute : " On ne peut pas dire que nous étions en mal d'enfants...".  Philippe Van Winkelberg, le médecinAgé de 48 ans, il était le responsable médical de l'équipe. Installé à Castellane, il a bénéficié d'une forte mobilisation des habitants du village des Alpes-de-Haute-Provence, où il est très apprécié. Selon son épouse (le procès débute le lendemain de leur anniversaire de mariage), il n'est ni membre de l'Arche de Zoé ni de Children Rescue mais était simplement mandaté par l'association, comme les autres médecins et infirmières qui se sont relayés pour soigner les enfants. Dans une lettre manuscrite adressée à son comité de soutien, Philippe Van Winkelberg a dénoncé début décembre une "instruction à charge". Il y déplore que "les autorités françaises laissent faire, pire encouragent la justice tchadienne à me condamner puisque la vérité n'intéresse personne".  Nadia Merimi, l'infirmièreAgé d'une vingtaine d'années, c'est la benjamine des six inculpés. Avant même l'opération, elle avait émis des doutes sur le rapatriement des enfants. Depuis, même si elle participe également à la grève de la faim, elle a d'ailleurs pris ses distances avec le reste de l'équipe. Sa sœur sera ainsi la seule proche à être présente à N'Djamena, les autres membres des familles ayant préféré ne pas faire le déplacement pour ne pas "jeter de l'huile sur le feu".  Dominique Aubry, le pompierAgé de 50 ans, ce pompier volontaire est retraité de l'armée de l'air. Il était chargé de la logistique de l'opération. Il avait rencontré Eric Breteau après le tsunami en Asie. Selon sa nièce, il a été trompé par le président de l'association sur la légalité de l'opération.
Dernière édition par jacotte le Lun 31 Mar 2008 - 17:06, édité 4 fois |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Breteau persiste et signe au procès Ven 21 Déc 2007 - 23:23 | |
| Moins de deux mois après leur arrestation le 25 octobre dernier à l'aéroport d'Abéché , Eric Breteau, Emilie Lelouch, Alain Péligat, Dominique Aubry, Philippe Van Wilkerberg et Nadia Merimi sont jugés depuis vendredi matin par la cour criminelle de N'Djamena, la capitale tchadienne. Avec trois autres Tchadiens et un Soudanais, les six membres de l'association L'Arche de Zoé sont poursuivis pour "enlèvement d'enfants". Les accusés, qui encourent de cinq à vingt ans de travaux forcés, devraient être fixés sur leur sort mercredi prochain, jour annoncé pour le verdict. Salle bondée A leur arrivée, les six Français sont descendus du fourgon cellulaire en se tenant la main. Eric Breteau, le président de l'association, et Alain Péligat, le logisticien, portaient comme à l'accoutumée leur pantalon de pompier mais plus le gilet siglé "Children Rescue", le nom de l'opération qui les a conduits devant la justice tchadienne. Les quatre autres membres de l'association avaient quant à eux, sur conseil de leurs avocats, totalement abandonné cette tenue qu'ils portaient depuis leur arrestation pour ne pas heurter les juges. La petite salle d'audience, pouvant accueillir environ 200 personnes, était bondée. Une trentaine de journalistes représentant les principaux médias français nationaux, de la presse écrite, radio et télévision, étaient présents, ainsi que de nombreux militaires et policiers, non armés. Les représentants du Collectif des familles des 103 enfants assistaient à l'audience, ainsi que le consul de France à N'Djamena, Bernard Jeantelot. Les débats sont retransmis à l'extérieur de la salle d'audience par des hauts-parleurs. "Raisons de sécurité" Après avoir rejeté une requête en nullité déposée par la défense, la cour a ensuite entendu Eric Breteau. Dans sa déposition, il a tout d'abord réaffirmé que les enfants que son association projetait d'emmener du Tchad en France étaient bien Soudanais. "Je conteste les faits qui me sont reprochés. Je souhaite répondre point par point (...) en apportant les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité", a-t-il déclaré, sûr de lui. "Personne n'a jamais émis le moindre doute sur l'origine soudanaise des enfants présents dans nos bases", a-t-il lancé. Une enquête ONG internationales a pourtant établi que la quasi-totalité des enfants était Tchadiens et n'étaient pas orphelins. Eric Breteau a également contesté le caractère clandestin de l'opération "Children Rescue". "Avant le lancement de notre opération de sauvetage des orphelins du Darfour, l'ensemble des autorités françaises ont été informées de notre action par écrit", a-t-il expliqué. "Nous avons notamment informé, par écrit, (...) la présidence de la République, les ministères de l'Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, l'ensemble du Parlement, le juge pour enfants de Reims-Vatry", où les enfants devaient arriver en provenance du Tchad par avion. L'opération "ne peut certainement pas être qualifiée de secrète et de clandestine, compte tenu de la très forte communication réalisée avant son ancement", a-t-il assuré. Pour des "raisons de sécurité, nous avons fait le choix de la confidentialité vis-à-vis de nos personnels locaux (...) ainsi que des représentants des autorités locales, afin d'éviter toute fuite d'information qui aurait pu mettre en danger la mission", a-t-il poursuivi, en particulier "pour ne pas éveiller les soupçons des services secrets soudanais". Après la déposition d'Alain Péligat, le logisticien, l'audience a été ajournée jusqu'à samedi matin. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Emilie Lelouch tente de justifier l'opération tchadienne Sam 22 Déc 2007 - 15:09 | |
| L'une des responsables de L'Arche de Zoé, Emilie Lelouch, a tenté à son tour samedi devant la Cour criminelle de N'Djamena de justifier la tentative d'exfiltration de 103 enfants de l'est du Tchad vers la France, au deuxième jour du procès des six Français accusés. Evènement Au lendemain de l'audition du président de l'association française Eric Breteau, qui a longuement accusé les intermédiaires locaux d'avoir "menti" en présentant les enfants comme des orphelins du Darfour, région soudanaise voisine en proie à une guerre civile, son assistante a repris, de manière plus confuse, le même argumentaire. L'opération visait à "évacuer (le 25 octobre) des enfants orphelins de père et de mère de la guerre au Darfour, absolument pas du Tchad", dit à la barre cette petite femme blonde et déterminée. "Je n'ai jamais rencontré de parents, juste des chefs de village", poursuit-elle, assurant que les enfants étaient "toujours" présentés comme Soudanais. "Jamais je n'ai eu aucun doute", insiste la jeune femme, debout face au président de la Cour, dans une salle d'audience bien moins bondée que la veille à l'ouverture du procès. M ais au fur et à mesure des questions, auxquelles Emilie Lelouch répond parfois avec une pointe d'agacement dans la voix, quelques contradictions font surface. "Des fois, des mères arrivaient alors qu'on savait même pas que tel enfant avait une mère", explique celle qui vient d'affirmer être sûre que tous les enfants étaient orphelins. Dans ces cas, précise-t-elle, l'enfant était rendu à ses parents. "Ces mères, venaient-elles du Tchad ou du Soudan?", demande le procureur général Beassoum Ben Ngassoro. "C'était pas important de savoir d'où ils venaient, l'important c'était de savoir qu'ils avaient une famille", estime Emilie Lelouch, alors que la défense repose notamment sur la certitude que disent avoir eu les membres de L'Arche de Zoé d'être en présence d'orphelins du Darfour, et sur les précautions qu'ils clament avoir prises pour s'en assurer. Dans le box des accusés, Eric Breteau, compagnon d'Emilie Lelouch, décontracté depuis son arrivée au palais de justice samedi matin, discute, souriant, avec ses avocats. Les quatre autres accusés français, ainsi que les trois Tchadiens et le Soudanais jugés pour complicité, passent la plupart de leur temps assis. Mais sur les bancs du public, plusieurs Tchadiens manifestent leur indignation lors de certaines réponses de la jeune femme. "Est-ce que les enfants ne pouvaient être sauvés autrement qu'en France?", interroge un magistrat. "L'est du Tchad est aussi une zone en guerre, la France est un pays en paix", rétorque abruptement Emilie Lelouch. A une avocate des parties civiles qui la questionne sur l'argent versé par les familles d'accueil qui attendaient les enfants en France, elle répond tout aussi sèchement: "Rien n'est gratuit, madame". L'infirmière de l'association Nadia Merimi, et le médecin Philippe Van Winkelberg, se sont aussi succédé à la barre. Ce dernier a mis en avant son rôle, prenant quelque distance avec la finalité de l'opération: "Je n'avais pas de décision à prendre autre que médicale, je n'avais pas à décider du sort de ces enfants". Les autres accusés devaient ensuite être entendus. Mais jusqu'ici, aucun n'a réellement expliqué pourquoi il n'a pas été dit aux personnes qui ont confié les enfants à l'association que son objectif était de les emmener en France. Les dix accusés, jugés notamment pour "tentative d'enlèvement d'enfants" ou "complicité", encourent cinq à vingt ans de travaux forcés. En cas de condamnation, considérée inévitable par plusieurs sources proches de ce dossier qu'elles estiment directement traité par Paris et N'Djamena, les six Français pourraient être rapidement rapatriés pour purger leur peine. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Un Soudanais reconnaît avoir livré des enfants tchadiens à L Sam 22 Déc 2007 - 20:02 | |
| Le principal intermédiaire de L'Arche de Zoé au Tchad a reconnu samedi devant la Cour criminelle de N'Djamena qu'il avait bien amené à l'organisation à Adré, dans l'est du pays, une soixantaine d'enfants tchadiens sur les 103 enfants qu'elle s'apprêtait à exfiltrer le 25 octobre en France. Souleïmane Ibrahim Adam est accusé de "complicité de tentative d'enlèvement de 63 mineurs et de faux et usage de faux en écritures publiques". Il comparaît avec neuf autres accusés, six Français et trois Tchadiens. Face à l'interprète, un géant barbu aux gestes véhéments, Souleïmane Ibrahim Adam, 57 ans, apparaît à la barre comme un homme frêle à la barbichette grise. Avant d'entamer sa déposition, il récite un verset du Coran, puis explique qu'il s'est réfugié il y a six ans dans l'est du Tchad pour fuir les combats de la région voisine soudanaise du Darfour. L'intermédiaire soudanais nie tout d'abord avoir signé les 63 attestations en français et en arabe certifiant que chaque enfant était bien orphelin et qu'il venait du Darfour. Pressé de questions par les avocats des parties civiles et de la défense, il finit par reconnaître à deux reprises, sur les copies d'attestations qu'on lui présente, qu'il est bien l'auteur de la signature portée au bas des 63 attestations. Dans le box des accusés, Emilie Lelouch, l'assistante d'Eric Breteau responsable de L'Arche de Zoé, exulte. Depuis le début du procès, les six Français, accusés de "tentative d'enlèvement", affirment qu'ils étaient persuadés que les 103 enfants étaient des "orphelins du Darfour". L'intermédiaire assure que l'on a "trompé sa vigilance" lors de sa signature car lui savait que la quasi totalité de ces 63 enfants avaient des parents tchadiens vivants. Souleïmane Ibrahim raconte être venu, courant 2007, à Adré où L'Arche de Zoé venait d'installer un bureau. Dans un premier temps, il confie à l'organisation quatre membres de sa famille - un petit-fils et trois neveux - pour y "apprendre le Coran et le français". "Ces Blancs disaient, explique-t-il, être venus "pour aider les enfants pauvres". Il ajoute que des familles tchadiennes, apprenant que L'Arche de Zoé devait construire une école pour enseigner le Coran et le français, lui ont alors amené leurs enfants à Adré. "Mais, jure-t-il je ne suis jamais allé chercher d'enfants dans les sept villages d'où ils viennent". "Pourquoi avez-vous confié des enfants tchadiens, vous ressortissant soudanais, à des étrangers que vous ne connaissiez pas?", demande le président Ngarhondo Djidé. "Je ne savais pas qu'ils seraient ensuite emmenés à Abéché" (ville la plus importante de l'est d'où auraient dû s'envoler les enfants pour la France le 25 octobre, ndlr), répond l'accusé, qui reconnaît que les 63 enfants étaient tous "en bonne santé". Eric Breteau soutient que les 103 enfants étaient tous "dénutris ou sous nutris" et que certains nécessitaient des soins en France. A une suspension d'audience, Me Jean-Bernard Padaré, l'un des défenseurs de L'Arche de Zoé, s'est interrogé : "Les parents des enfants savaient-ils qu'ils seraient emmenés en France et les membres de L'Arche de Zoé savaient-ils que ces enfants étaient Tchadiens?" |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: les intermédiaires au coeur du 2e jour de procès Sam 22 Déc 2007 - 23:16 | |
| Leurs témoignages ont semé la confusion plus qu'ils n'ont véritablement éclairci l'affaire, mais Eric Breteau est sorti souriant de la 2e journée du procès de L'Arche de Zoé devant la Cour criminelle tchadienne à N'Djamena. "On a prouvé notre innocence, c'est le principal", a-t-il estimé après les auditions des intermédiaires. Le premier, présenté par le président de l'ONG française comme le "principal intermédiaire" chargé d'aller chercher enfants à la frontière avec la province en guerre du Darfour, assure n'avoir été qu'un simple "chauffeur". C'est parole contre parole donc, mais une facture apportée aux juges le mettrait en cause. Une facture portant le tampon de l'Etat tchadien, ce qui prouverait donc que N'Djamena était bien au courant, selon Me Collard, l'un des avocats des humanitaires. Venu au palais de justice en tant que simple témoin, le "chauffeur" a en tous cas été mis à disposition du parquet général. Le 2e intermédiaire, un réfugié soudanais au Tchad, a reconnu à la barre avoir livré 63 enfants tchadiens à l'association. Il a d'abord nié avoir signé 63 attestations certifiant que chaque enfant était bien "orphelin" et "du Darfour". Puis il a reconnu par deux fois être l'auteur des signatures au bas des attestations. Mais, a-t-il dit, on a "trompé ma vigilance", car lui savait que la quasi totalité de ces enfants (dont 4 appartiennent à sa propre famille) avaient non seulement des parents vivants, mais qu'en outre ils étaient Tchadiens. Il n'a en revanche pas expliqué comment il avait été "trompé" au moment de signer les papiers. On sait seulement qu'il est quasiment illettré. Les enfants étaient de plus tous "en bonne santé", a-t-il affirmé. Eric Breteau soutient que les 103 enfants étaient tous "dénutris ou sous nutris" et que certains nécessitaient des soins en France. "Ils m'ont trompés" Alors que les membres de l'Arche de Zoé ont de nouveau nié avoir dupé les familles africaines pour les inciter à leur confier leurs enfants, le Soudanais a aussi affirmé que l'ONG lui avait menti en dissimulant le projet de transfert des enfants. Elle lui aurait demandé de recruter des enfants défavorisés dans les villages de l'est du Tchad limitrophe du Darfour soudanais pour les scolariser dans les centres que l'association française devait gérer dans la région frontalière. Assurant ne pas avoir reçu d'argent pour amener à L'Arche de Zoé les 63 enfants, il a juré, contrairement à des témoignages recueillis par l'AFP sur place, qu'il n'est jamais aller chercher les enfants dans les villages près d'Adré, les parents étant venus à lui en entendant parler d'un tel projet d'école pour y faire enseigner le Coran et le français. "Ils m'ont trompé. Ils m'ont dit qu'ils vont rester à Adré (...) Si c'était pour amener les enfants ailleurs, je ne serai pas d'accord", a pour sa part affirmé l'intermédiaire soudanais en arabe. "Je ne savais pas qu'ils seraient ensuite emmenés à Abéché", a-t-il répété. "On n'a rien promis aux villageois. On leur a expliqué seulement l'objectif de notre association, qui est d'aider les enfants orphelins du Darfour, (...) des enfants malades dans une zone de guerre", avait auparavant lancé Emilie Lelouch à la barre. Emilie Lelouch : ''peut-être a-t-on été bernés'' L'argumentaire de l'ONG est exactement basé à l'inverse sur la responsabilité des intermédiaires, dont le rôle a été au centre des débats ce dimanche... Au lendemain de l'audition d'Eric Breteau, le président de l'association et compagnon d'Emilie Lelouch, celle-ci a à son tour accusé les intermédiaires locaux, mais de manière plus confuse. "On n'a rien promis aux villageois. On leur a expliqué seulement l'objectif de notre association, qui est d'aider les enfants orphelins du Darfour (...) des enfants malades dans une zone de guerre", a déclaré Emilie Lelouch au juge qui a reconnu : ''peut-être a-t-on été bernés''. Les détenus affirment qu'ils étaient persuadés que les 103 enfants étaient des "orphelins du Darfour" voisin. "Je n'ai jamais rencontré de parents, juste des chefs de village", a-t-elle dit à la barre, assurant que les enfants étaient "toujours" présentés comme Soudanais. "Jamais je n'ai eu aucun doute", a-t-elle insisté. Pourant, "des fois, des mères arrivaient alors qu'on savait même pas que tel enfant avait une mère", a expliqué celle qui vient d'affirmer être sûre que tous les enfants étaient orphelins. L'enfant était alors rendu à ses parents. A la question "ces mères, venaient-elles du Tchad ou du Soudan ?", elle a répondu "c'était pas important de savoir d'où ils venaient, l'important c'était de savoir qu'ils avaient une famille", alors que la défense repose notamment sur la certitude des membres de L'Arche de Zoé d'être en présence d'orphelins du Darfour, et sur les précautions qu'ils clament avoir prises pour s'en assurer. L'infirmière de l'association, Nadia Merimi, et le médecin, Philippe Van Winkelberg, ont eux aussi été entendus samedi matin. Trois Tchadiens et un Soudanais sont également accusés en tant que complices. Ils risquent jusqu'à 20 ans de travaux forcés. Dimanche pas d'audience : reprise du procès lundi. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: le procès de L'Arche de Zoé peine à établir les responsabili Dim 23 Déc 2007 - 17:04 | |
| L'Arche de Zoé rejette depuis le début de son procès à N'Djamena la responsabilité sur ses intermédiaires locaux, qu'elle accuse d'avoir présenté comme orphelins du Darfour les 103 enfants, mais elle peine à justifier les conditions de leur exfiltration avortée. Habilement, le président de L'Arche de Zoé Eric Breteau, jugé notamment pour "tentative d'enlèvement d'enfants tendant à compromettre leur état civil" avec cinq Français de son association, s'est imposé, dès l'ouverture vendredi du procès devant la Cour criminelle de la capitale tchadienne, comme le meneur des débats. A la barre comme dans le box, il intervient pour argumenter, réfuter, dédouaner les uns et charger les autres. Ainsi, il a mis hors de cause samedi les trois Tchadiens jugés pour "complicité", mais s'en est vivement pris aux deux principaux intermédiaires qui ont "fourni" les enfants à l'association: le Soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, inculpé des mêmes faits, et le Tchadien Mahamat Eritero, arrivé samedi à la barre comme simple témoin et reparti en fourgon cellulaire pour la prison. "Les enfants nous ont été présentés par Mahamat Eritero et Souleïmane Ibrahim comme des orphelins du Darfour", région soudanaise en guerre civile, a lancé devant la Cour Eric Breteau, rejetant sur eux tout "mensonge ou tromperie sur leur état civil". Un autre intermédiaire cité comme témoin, Moktar Fadoul, a reconnu samedi que L'Arche de Zoé demandait des orphelins du Darfour. Les explications du vieux marabout Souleïmane Ibrahim Adam, pressé de toutes parts, sont apparues plus confuses. Il a d'abord reconnu sa signature au bas de documents attestant que les enfants sont des orphelins du Darfour, mais a estimé, sans plus de précisions, que sa vigilance avait été "trompée". Il a assuré que ces 63 enfants étaient en fait tchadiens, sans vraiment convaincre sur le fait qu'il les a présentés comme tels. "La qualité des enfants, qu'ils soient orphelins ou pas, qu'ils soient soudanais, tchadiens, burkinabè ou autres, ne nous intéresse pas", fait valoir un avocat des parties civiles, Me Magloire Badjé. "Cela ne retire rien au fait qu'on a voulu les enlever pour les emmener en France". Sur ce point, Eric Breteau n'est pas encore parvenu à clarifier les conditions dans lesquelles il a tenté d'exfiltrer les 103 enfants vers la France, le 25 octobre, depuis Abéché (est). L'objectif était selon lui de sauver, en deux ans, 1.000 orphelins du Darfour, en s'appuyant, insiste-t-il, sur la Convention de Genève de 1951 sur les victimes de guerre. Le meneur de L'Arche de Zoé a garanti que l'opération n'était ni "clandestine" ni "secrète", tout en avouant avoir fait "le choix de la confidentialité" vis-à-vis des autorités locales, de ses employés et intermédiaires, ainsi que des personnes qui lui ont confié les enfants. La seule autorisation qu'il dit avoir obtenue au Tchad est la validation, par les responsables de la navigation aérienne d'Abéché, du plan de vol du Boeing 757 qui devait transporter les enfants. De la même manière, il a justifié la nécessité d'une "évacuation sanitaire" des 103 enfants par le simple fait qu'ils étaient sous-alimentés. Enfin, Eric Breteau affirme avoir "fait certifier" aux personnes qui lui amenaient des enfants qu'elles les "confiaient définitivement", sans pourtant leur dévoiler leur destination finale. Pour autant, les Français paraissent plutôt sereins dans le box. "C'est une mascarade. On nous a donné un chronogramme détaillé (...), nous sommes condamnés le 26 (mercredi), je prends dix ans et nous sommes rapatriés le 30", confiait Eric Breteau à l'AFP à la veille du procès. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Malaise en salle d'audience à N'Djamena Lun 24 Déc 2007 - 14:58 | |
| Quelques minutes après l'ouverture de la troisième journée du procès, elle s'est effondrée, victime d'une malaise. Nadia Merimi, l'une des six membres de l'association française l'Arche de Zoé jugés par la Cour Criminelle de N'Djamena, a été évacuée de la salle d'audience, avec l'autorisation du président et du procureur général, à la demande d'un représentant de l'ambassade de France. Dans un premier temps, Nadia Merimi a été placée sur une civière et examinée par un médecin militaire français, ainsi que par un psychiatre qui suit depuis le début les six accusés français. Elle était consciente et parlait, allongée sur la civière. Elle a ensuite été emmenée dans une ambulance militaire française vers la base française équipée d'installations hospitalières. Au début de sa détention à N'Djamena en novembre, l'infirmière avait déjà été hospitalisée quelques jours à la base française. Et depuis début décembre, les six membres de l'Arche observent une grève de la faim. 304.000 euros par enfant Au cours de l'audience lundi, les familles tchadiennes ont par ailleurs demandé à la Cour criminelle 200 millions de francs CFA, soit 304.000 euros, de dommages et intérêts pour chacun des 103 enfants "volés" selon elles par l'association. Cinq des six pères représentant les 70 familles qui ont confié un ou plusieurs enfants à L'Arche de Zoé avaient en effet témoigné devant la Cour avant que l'audience ne soit suspendue vers midi. Tous ont affirmé qu'ils avaient confié leurs enfants à l'association d'Eric Breteau car celle-ci promettait de leur donner une éducation mais qu'ils "avaient été trompés et que leurs enfants avaient été volés". Depuis vendredi, les six membres de l'Arche de Zoé, sont jugés pour avoir voulu emmener le 25 octobre dernier 103 enfants du Tchad vers la France. Les accusés affirment qu'il s'agissait d'orphelins du Darfour voisin. Trois Tchadiens et un Soudanais présumés complices sont également poursuivis devant le tribunal. Gilbert Collard dénonce la précipitation des magistrats L'avocat des Français de l'Arche de Zoé, Gilbert Collard, a dénoncé ce matin sur Europe 1 l'apparente volonté des magistrats tchadiens de précipiter le déroulement du procès. "On sent peser une un empressement des magistrats à liquider les témoins, à ne pas aller au fond des choses", dit-il. "On a l'impression que la justice tchadienne veut se débarrasser rapidement de ce procès", a-t-il fait valoir. "Tout le monde dit que le procès est un prétexte à une solution politique. " Me Collard, qui a dit s'attendre à un verdict mercredi, a rappelé qu'en vertu d'une convention judiciaire entre la France et le Tchad de 1976, les membres de l'association humanitaire pourraient, en cas de condamnation, exécuter leur peine en France. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: A la veille du verdict, L'Arche de Zoé toujours convaincue e Mer 26 Déc 2007 - 0:55 | |
| A la veille de la fin de leur procès, les six Français de L'Arche de Zoé campent sur leurs positions et n'ont pas exprimé de regrets pour la tentative d'exfiltration du Tchad vers la France de 103 enfants, que leur parents accusent l'association française d'avoir "volés". Les avocats de la défense ont d'ailleurs annoncé qu'ils plaideraient l'acquittement mercredi, avant que la Cour criminelle de N'Djamena se retire pour délibérer. Depuis l'ouverture du procès vendredi, comme dans les déclarations du meneur de L'Arche de Zoé Eric Breteau qui avaient précédé les audiences, la stratégie de la défense est claire. Elle a tenté de démontrer que l'association voulait "sauver" des "orphelins" de la guerre au Darfour soudanais voisin, et que ce sont les intermédiaires locaux qui ont "menti" en cachant que les enfants étaient tchadiens et avaient des parents. Les débats ont mis en lumière les contradictions et le rôle ambigu du principal de ces intermédiaires, l'imam soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, accusé de "complicité de tentative d'enlèvement de 63 enfants". Il a reconnu avoir signé des documents attestant que les enfants étaient des "orphelins du Darfour", tout en affirmant qu'il savait qu'ils ne l'étaient pas et accusant l'association d'avoir "trompé (sa) vigilance". "La remise des enfants par Souleïmane ne couvre pas l'illégalité des actes d'Eric Breteau et de sa clique", a néanmoins plaidé lundi l'avocat de l'Etat tchadien Philippe Houssiné. A la barre, les représentants des 70 familles des 103 enfants âgés de 18 mois à 10 ans, qui n'ont toujours pas été rendus à leurs parents par les autorités tchadiennes, ont accusé "les Blancs" de leur avoir "volé" leurs petits. Dans la foulée, leurs avocats ont réclamé aux accusés le versement d'un million d'euros par enfant pour réparer ces "préjudices incommensurables". "Les Français étaient de bonne foi, mais ils ont, pour le moins, fait preuve d'amateurisme en faisant confiance au premier intermédiaire venu", admet une source proche de la défense. Pour autant, Eric Breteau, bien qu'il ait reconnu que l'association avait pu être "trompée" sur l'état civil des enfants, n'a à aucun moment exprimé des regrets en direction des familles. Principale cible de l'accusation, il a invoqué à plusieurs reprises la Convention de Genève sur les victimes de guerre pour justifier son opération d'exfiltration menée à l'insu des personnes qui confiaient les enfants. Son objectif était de "sauver au moins 1.000 orphelins du Darfour" en deux ans. "Aucune convention au monde (...) ne dit qu'on peut remettre définitivement des enfants à une ONG", a protesté à l'audience un avocat des familles, Me Magloire Badjé. En trois jours de débats, ni la Cour ni les avocats n'ont jamais vraiment relevé certaines contradictions dans le discours des accusés, comme lorsque Emilie Lelouch, l'assistante d'Eric Breteau, a clamé sa certitude d'avoir affaire à des "orphelins du Darfour" avant d'ajouter que des mamans étaient venues en réclamer certains. Selon des sources proches du dossier, la procédure judiciaire a été encadrée par le pouvoir politique. Une solution et un calendrier de sortie de crise ont été négociés dès avant le procès au niveau diplomatique entre Paris et N'Djamena, assure-t-on de mêmes sources. La Cour criminelle a été chargée de donner un habillage juridique au scénario échafaudé "au plus haut niveau" sur la base d'une convention judiciaire franco-tchadienne : une condamnation, au moins à l'encontre d'Eric Breteau, et un transfèrement vers la France dans les jours suivant le verdict. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: 7 à 11 ans de travaux forcés requis contre les six Français Mer 26 Déc 2007 - 18:53 | |
| Le procureur général de la Cour criminelle de N'Djamena a requis mercredi une peine comprise entre 7 et 11 ans de prison, assortie de travaux forcés, contre chacun des six membres français de L'Arche de Zoé et demandé l'acquittement de deux des quatre autres accusés. Le procureur Beassoum Ben Ngassoro a demandé de déclarer les six Français "coupables" de "tentative d'enlèvement d'enfants en vue de compromettre leur état civil", de "faux et usage de faux en écritures publiques" et de "grivèlerie". Il n'a pas fait de distinction entre les six membres de l'association L'Arche de Zoé, jugés depuis vendredi pour avoir tenté le 25 octobre d'emmener 103 enfants par avion de l'est du Tchad en France. "Ils sont arrivés avec des intentions apparemment humanitaires, mais ont rapidement basculé dans l'inhumanitaire", a déclaré le procureur, devant les accusés, impassibles dans le box. Il a demandé l'acquittement de deux accusés tchadiens, Sinine Amadou Nassour, 49 ans, maire de Tiné, et Ahmat Harane Gnoye, 47 ans, secrétaire général de la mairie de cette localité frontalière du Soudan, accusés avec un autre Tchadien et le Soudanais Souleimane Ibrahim Adam, d'avoir servi d'intermédiaires à l'association. Le procureur a demandé également à la Cour de déclarer coupables "de complicité d'enlèvement d'enfants" Mahamat Dagot, 75 ans, chef de quartier de Tiné, et Souleimane Ibrahim Adam, réfugié soudanais de 57 ans, mais a demandé à ce qu'ils bénéficient de circonstances atténuantes "car ils ont été victimes d'une tromperie". Il a laissé leurs peines "à l'appréciation du jury". Les différents avocats des dix accusés ont tous réclamé l'acquittement de leurs clients. "Vous ne pouvez que prononcer l'acquittement (...) Vous n'avez aucun fait justifiant une condamnation", a déclaré Me Céline Lorenzon, avocate française des six membres de l'association. "On reproche aujourd'hui à ces hommes et ces femmes d'avoir voulu appliquer au drame du Darfour la doctrine élaborée par Bernard Kouchner", fondateur de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) et actuel chef de la diplomatie française, farouche défenseur du "droit d'ingérence", a souligné Me Gilbert Collard, autre avocat français de la défense. Au cours de l'instruction et des débats, les membres de l'Arche de Zoé ont affirmé avoir voulu "évacuer" vers la France des "orphelins du Darfour", province soudanaise voisine de l'est du Tchad, en proie à la guerre civile. Ils ont soutenu avoir été trompés par les intermédiaires locaux qui leur ont caché que les enfants étaient pour la plupart tchadiens et avaient un ou des parents. Dans une dernière intervention avant que le jury ne délibère Eric Breteau s'est dit "désolé" d'avoir séparé des enfants tchadiens de leur famille. C'est la première fois qu'un des membres de l'association émet des regrets sur cette affaire. Le procureur a réclamé qu'on restitue aux "parents identifiés" les enfants, hébergés dans un orphelinat d'Abéché, principale ville de l'est du Tchad, d'où L'Arche de Zoé comptait les faire partir pour la France. Il a demandé de condamner solidairement les six Français, Mahamat Dagot et Souleimane Ibrahim Adam à verser 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) aux parents des enfants, et un franc CFA symbolique à l'Etat tchadien. Les parties civiles avaient réclamé un million d'euros de dommages et intérêts par enfant. Le procureur a demandé au tribunal de prononcer la restitution du Boeing-757 de la compagnie espagnole charter Girjet, affrété par L'Arche de Zoé pour ramener les enfants en France et saisi depuis le 25 octobre. En cas de condamnation, les six Français pourraient être transférés en France pour y purger leur peine en vertu de l'"Accord en matière judiciaire" signé en 1976 entre le Tchad et la France. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: suivie du proces de l'Arche de Zoé(graciés par le president Deby) Ven 28 Déc 2007 - 4:15 | |
| La procédure de transfèrement en France des six membres de L'Arche de Zoé, condamnés sans distinction de peine au Tchad à huit ans de travaux forcés, s'est accélérée jeudi soir, le Tchad ayant annoncé avoir reçu la demande officielle de Paris et y répondre favorablement. "Nous avons reçu ce (jeudi) soir la demande de transfèrement, nous allons y répondre favorablement d'ici demain (vendredi) matin, puisque c'est prévu dans l'accord de 1976" en matière de coopération judiciaire entre Paris et N'Djamena, a déclaré à l'AFP le ministre tchadien de la Justice, Albert Pahimi Padacké. Interrogé sur un possible départ dès vendredi pour la France, le ministre tchadien a répondu: "je ne l'exclus pas a priori, mais l'organisation matérielle est à la charge de la France et je n'ai pas d'information là-dessus pour l'instant". Les avocats français des six membres de l'association L'Arche de Zoé, condamnés par la Cour criminelle de N'Djamena pour avoir tenté d'emmener en France 103 enfants depuis l'est du Tchad, ont estimé que leur transfèrement pourrait avoir lieu "dans les jours à venir". Le rapatriement des six Français pourrait se faire "très rapidement", ont indiqué de leurs côtés des sources diplomatiques à N'Djamena. Les prisonniers devront être escortés par des policiers ou des gendarmes français, des gendarmes tchadiens, mais aussi par des avocats des parties civile tchadiennes et probablement par un représentant des familles des enfants "pour vérifier que les condamnés sont bien incarcérés une fois arrivés en France", a précisé le ministre tchadien. S'ils reviennent en France, les six Français devront être présentés au procureur de leur lieu d'arrivée, puis au tribunal correctionnel qui décidera par quelle peine substituer les huit ans de travaux forcés, qui n'existent plus en droit français. Cela pourrait être huit ans d'emprisonnement, a fait valoir jeudi une source judiciaire française. Leurs familles ont été reçues jeudi soir à la présidence française où leur ont été confirmées les démarches pour le transfèrement. Au terme d'une instruction bouclée en six semaines et de quatre jours de procès express devant la Cour criminelle de N'Djamena, les six membres de L'Arche de Zoé, menés par Eric Breteau, ont tous été condamnés à huit ans de prison assortis de travaux forcés pour "tentative d'enlèvement d'enfants". Les Français, et les deux intermédiaires tchadien et soudanais qui ont écopé de quatre ans de prison, ont par ailleurs été condamnés "solidairement" à verser 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) aux familles des 103 enfants qu'ils ont tenté d'embarquer dans un avion à Abéché, dans l'est du Tchad, le 25 octobre. Accueillis à l'orphelinat d'Abéché, ces derniers vont enfin pouvoir retrouver leurs parents, comme l'a ordonné la Cour. Pour autant, le procès, souvent chaotique et mené tambour battant, n'a pas permis de déterminer toutes les responsabilités de cette affaire hors norme et notamment celles des gouvernements français et tchadien. Eric Breteau, qui n'a esquissé des regrets qu'à la fin des débats, a affirmé que Paris et N'Djamena connaissaient ses intentions bien avant le 25 octobre. Il avait communiqué dès le mois de juin sur son projet d'évacuation d'"orphelins du Darfour", région soudanaise en guerre civile, quel que soit l'avis des autorités des pays concernés. A la barre, maître de sa propre défense, le patron de L'Arche de Zoé a répété qu'il pensait exfiltrer des "orphelins du Darfour". L'accusation et les parties civiles ont fait de cet homme "très intelligent" de 37 ans, toujours sûr de lui, leur cible privilégiée, négligeant d'évaluer les responsabilités des cinq autres bénévoles de l'association, qui ont écopé d'une peine aussi lourde. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: suivie du proces de l'Arche de Zoé(graciés par le president Deby) Ven 28 Déc 2007 - 16:31 | |
| Arche de Zoé : les six Français rentrentLes opérations de transfèrement vers la France des six Français "sont en cours". A la mi-journée, le ministère français de la Justice a ainsi confirmé que les membres de l'Arche de Zoé, condamnés au Tchad, seraient rapidement de retour en France, où ils devraient purger leur peine, aux termes d'une convention judiciaire franco-tchadienne de 1976. Selon nos informations, ils devraient arriver vers 18h à l'aéroport de Villacoublay. L'avion à bord duquel ils sont ramenés, un Boeing de la compagnie tchadienne Toumai Air Tchad, a décollé à 13h40, heure française. A l'aéroport, les attendaient notamment huit agents de l'administration pénitentiaire française. Ils ont été emmenés menottés jusqu'à l'avion. Les condamnés sont également accompagnés de six gendarmes tchadiens, de deux médecins français, du directeur de l'administration pénitentiaire tchadienne, d'un substitut du procureur général de N'Djamena, d'un représentant des familles des enfants et d'un avocat de la partie civile. Fin de la grève de la faim ? Une fois en France, les six condamnés devront être présentés au procureur de leur lieu d'arrivée puis au tribunal correctionnel qui décidera par quelle peine substituer les 8 ans de travaux forcés, qui n'existent plus en droit français. Cela pourrait être 8 ans de prison, mais cette substitution de peine devra recueillir l'aval du Tchad pour être validée. Les six Français sont aussi condmanés à verser 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts aux parties civiles, solidairement avec deux autres co-accusés tchadien et soudanais. Il pourrait également être décidé d'hospitaliser les Français affaiblis. Tout s'est accéléré vendredi matin. Le ministère de la Justice tchadien a annoncé avoir "répondu favorablement" à la demande émise par Paris de transfèrement en France des six Français de l'ONG française, ajoutant que "plus rien ne s'oppose plus à leur départ". Dans la matinée, leurs avocats étaient allés leur acheter des sandwichs, signe que peut-être ils ont cessé leur grève de la faim. Les détenus ont annoncé jeudi avoir commencé une grève de la faim et de la soif pour protester contre le verdict. Les six Français ont été condamnés mercredi à huit ans de prison assortis de travaux forcés pour "tentative d'enlèvement d'enfants" par la Cour criminelle de N'Djamena, pour avoir tenté d'emmener en France 103 enfants depuis l'est du Tchad, le 25 octobre. Une information judiciaire a par ailleurs été ouverte à Paris le 24 octobre pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption", "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France" et "escroquerie". "A priori, les faits pour lesquels six membres de L'Arche de Zoé ont été condamnés au Tchad ne recouvrent pas les actes visés par la procédure française", a indiqué une source judiciaire française. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: arrivée au Bourget des six Français condamnés au Tchad Sam 29 Déc 2007 - 3:43 | |
| Les six membres français de L'Arche de Zoé, condamnés à huit ans de travaux forcés à N'Djamena pour "tentative d'enlèvement d'enfants", ont été rapatriés vendredi du Tchad pour être incarcérés en région parisienne à leur descente de l'avion au Bourget (Seine-Saint-Denis). Parti à 13H40 de N'Djamena, le Boeing de la compagnie Toumaï Air Tchad transportant les six Français s'est posé peu après 21H20 sur l'aéroport du Bourget où attendaient les familles, maintenues à l'écart. Le procureur de la République de Bobigny, François Molins, a aussitôt notifié aux six Français les peines prononcées par la justice tchadienne et, après un interrogatoire d'identité, a pris des réquisitions "d'incarcération immédiate" dans un établissement pénitentiaire. Il a indiqué que cinq d'entre eux avaient demandé à subir un examen médical à leur arrivée à la prison et qu'il appartiendra à l'administration pénitentiaire "de décider ou non de leur hospitalisation". Selon l'épouse de l'un des condamnés, les six Français devaient être "incarcérés à Fresnes" (Val-de-Marne), où un hôpital pénitentiaire est situé dans la même enceinte que la maison d'arrêt. Christine Péligat, épouse du logisticien Alain Péligat, a précisé tenir cette information du ministère de la Justice, qui n'a cependant pas souhaité faire de commentaire. Selon elle, le passage à Fresnes durerait "dix ou quinze jours", avant que les condamnés n'intègrent des lieux de détention plus proches de leur domicile. "Il faut vraiment qu'ils aillent à l'hôpital, leur état physique est assez inquiétant", a déclaré Mme Péligat. Les détenus avaient annoncé jeudi avoir commencé une grève de la faim et de la soif pour protester contre le verdict. M. Molins a ensuite indiqué qu'il appartiendra au parquet du lieu de détention de saisir le tribunal correctionnel pour demander "d'adapter la peine pour qu'elle soit conforme au droit français". Ce sera une peine "d'emprisonnement et non de réclusion criminelle" a-t-il ajouté. L'affaire devrait être soumise au tribunal "dans les semaines qui viennent", selon lui. En tout état de cause, "le quantum de la peine restera le même (soit huit années de prison, ndlr), les aménagements de peine ne pouvant intervenir qu'une fois que la moitié de la peine aura été purgée", avait précisé la Chancellerie. Le transfèrement, auquel N'Djamena a donné son feu vert vendredi matin levant le dernier obstacle au départ des six Français qui avaient souhaité leur rapatriement, est conforme aux dispositions de la convention judiciaire signée en 1976 entre la France et le Tchad. Son article 29 stipule que "si l'une ou l'autre partie contractante en fait la demande, tout ressortissant de l'un des deux Etats condamnés à une peine d'emprisonnement ou à une peine plus grave sera, sous réserve de son consentement, remis aux autorités de l'Etat dont il est ressortissant". A N'Djamena, les détenus ont été conduits menottés jusqu'à l'avion, depuis une salle de l'aéroport où les attendaient notamment huit agents de l'administration pénitentiaire française. Etaient également présents à bord de l'appareil, selon un journaliste de l'AFP au Tchad, un représentant du parquet général de N'Djamena, le directeur de l'administration pénitentiaire tchadienne, six gendarmes tchadiens, un avocat des parties civiles et un représentant des parents des familles des 103 enfants que l'association L'Arche de Zoé voulait emmener en France le 25 octobre depuis l'est du Tchad. Après l'arrivée de l'avion ramenant les six Français, le porte-parole de l'Elysée David Martinon a déclaré que Nicolas Sarkozy s'était engagé à ce qu'ils reviennent en France aussi rapidement que possible. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Les familles ont pu voir les condamnés Sam 29 Déc 2007 - 18:40 | |
| Elles étaient venues vendredi soir au Bourget dans l'espoir de les approcher mais avaient été tenues à l'écart du tarmac. Pour la première fois depuis deux mois, les familles des membres de l'Arche de Zoé, condamnés par la justice tchadienne pour avoir tenté d'exfiltrer vers la France 103 enfants qu'ils disaient orphelins du Darfour, ont pu les voir. Elles sont venues samedi matin leur rendre une première visite à la maison d'arrêt de Fresnes, dans le Val-de-Marne, où les six condamnés ont été incarcérés vendredi soir, dès leur retour en France. Tour à tour, toutes les familles se sont présentées au parloir, se disant ensuite déterminées à "se battre" contre un verdict qu'elles jugent inacceptable. Très émue, Antonia van Winkelberg, l'épouse du médecin de Castellane, s'est dite rassurée après avoir pu voir son mari. "Je le sens triste mais il va bien", a-t-elle déclaré. De son côté, Christine Péligat a indiqué que son époux avait apparemment cessé sa grève de la faim et était détenu "dans un quartier privilégié, une sorte de quartier VIP". "Ça se passe bien", a-t-elle ajouté. Les condamnés avaient annoncé jeudi avoir commencé une grève de la faim et de la soif pour protester contre le verdict. Accusation envers Eric Breteau qui serait dans une état "critique" Quant à la soeur de Dominique Aubry, elle a incriminé Eric Breteau, le président de l'association. "Mon frère a été dupé par L'Arche de Zoé", a-t-elle affirmé, laissant entendre qu'Eric Breteau avait assuré aux participants que Cécilia Sarkozy cautionnait l'opération. "Le nom de Cécilia Sarkozy a été prononcé pour les allécher, mais elle n'a rien à voir dans l'affaire !", a-t-elle lancé. Des accusations graves, alors que les Lelouch et Christine Péligat notamment ont pris la défense d'Eric Breteau. Celui-ci est hospitalisé de même que le serait l'infirmière de l'ONG, Nadia Merimi, selon leurs proches. L'Administration pénitentiaire a indiqué que deux des six avaient effectivement été accueillis à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes, sans préciser de nom. D'après Lucien Lelouch, le père d'Emilie, compagne du président de l'association Eric Breteau, ce dernier est "très malade". Il serait même dans un état de santé "critique", selon son ex-femme, qui a pu lui rendre visite samedi à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes. "Après 22 jours de grève de la faim, il a perdu 20 kilos. Il a des problèmes cardiaques assez importants", a-t-elle expliqué, en précisant que son ex-mari était "perfusé". Elle a affirmé qu'Eric Breteau "n'arrêtera pas sa grève de la faim et de la soif tant que la vérité ne sera pas rétablie". Comparution en correctionnelle le 14 janvier "Il faut obliger le gouvernement français à demander au Tchad le droit de rejugement en correctionnelle", a affirmé Lucien Lelouch, le père d'Emilie, ajoutant : "Ça montrera qu'ils sont innocents à tous points de vue, on n'envisage pas qu'ils soient condamnés à de la prison". Impossible, a répondu samedi le procureur de Créteil. Car, a-t-il expliqué, le transfèrement des condamnés du Tchad vers la France, en vertu de la convention judiciaire de 1976 entre les deux pays, implique "l'acceptation de la peine prononcée par la justice tchadienne comme définitive". Afin de commuer la peine en France, il a en outre saisi le tribunal correctionnel de Créteil (tribunal du lieu de détention) pour demander "d'adapter la peine pour qu'elle soit conforme au droit français". Les six Français comparaîtront donc le 14 janvier devant ce tribunal. Le procureur a demandé qu'aux 8 années de travaux forcés, peine qui n'existe pas en droit français, soient substituées 8 années d'emprisonnement, une requête susceptible d'appel. Les condamnés pourraient ultérieurement intégrer des lieux de détention plus proches de leur domicile. Ce sera une peine "d'emprisonnement et non de réclusion criminelle" avait pour sa part affirmé le procureur de Bobigny, venu vendredi soir à l'aéroport du Bourget notifier aux Français la procédure et leur signifier leur incarcération à Fresnes. En tout état de cause, "le quantum de la peine restera le même (soit huit années de prison, ndlr), les aménagements de peine ne pouvant intervenir qu'une fois que la moitié de la peine aura été purgée", avait précisé la Chancellerie. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Yade laisse entendre que Paris ne paiera pas les 6,3 M d'eur Dim 6 Jan 2008 - 21:28 | |
| La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Rama Yade, a laissé entendre dimanche que l'Etat ne pourrait pas "se substituer" aux Français condamnés au Tchad dans l'affaire de l'Arche de Zoé et payer les 6,3 millions d'euros à leur place. "Si l'Etat devait se substituer à tous ceux qui sont condamnés financièrement, où en arriverait-on?", a déclaré Mme Yade, qui était l'invitée du "Grand Rendez-Vous" Europe 1/TV5Monde/Le Parisien. "Ce n'est pas l'Etat qui a été condamné. Ce sont les responsables de l'association", a-t-elle fait valoir. "Est-ce que vous avez-vu l'Etat se substituer à des responsables de faits de ce genre? On en finirait pas", a-t-elle dit. Les six Français de L'Arche de Zoé ont tous été condamnés le 26 décembre à la même peine, huit ans de travaux forcés par la Cour criminelle de N'Djamena qui les a jugés coupables d'avoir tenté d'enlever 103 enfants au Tchad afin de les emmener en France il y a deux mois. Le tribunal les a également condamnés à verser "solidairement" aux familles des enfants un total de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages et intérêts. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Eric Breteau mal en point psychologiquement selon son avocat Lun 7 Jan 2008 - 13:02 | |
| Le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, est mal en point psychologiquement, a déclaré lundi à l'AFP son avocate Me Céline Lorenzon, une semaine avant une possible décision du tribunal de Créteil (Val-de-Marne) sur son sort et celui de cinq autres membres de l'association. "Je l'ai vu vendredi en détention. Psychologiquement, il ne va pas bien du tout et son état de santé n'est pas mirobolant", a déclaré l'avocate, jointe par téléphone. De son côté, à RTL, l'ex-épouse de M. Breteau a affirmé qu'il préfèrerait se "supprimer plutôt qu'on le supprime à petit feu". La justice tchadienne a condamné Eric Breteau et ses cinq compagnons à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'exfiltrer depuis l'est du Tchad vers la France 103 enfants qu'ils disaient orphelins du Darfour. Après leur transfèrement en France le 28 décembre, la justice doit encore statuer sur la traduction en droit français de cette peine. Le ministère public a requis sa transformation en huit ans de prison ferme et les avocats des six condamnés plaideront le 14 janvier au matin devant le tribunal de Créteil, qui pourrait rendre sa décision dans la foulée. Selon son ex-épouse Eric Breteau serait prêt à mettre fin à ses jours s'il reste en prison. "Il ne pourra pas continuer à vivre en étant utilisé comme de la chair à pâté et qu'on donne raison à des dictateurs, pour lui c'est insupportable", a déclaré Agnès Breteau à la radio RTL. "Il préférera se supprimer lui-même plutôt qu'on le supprime à petit feu. Il a toujours géré sa vie et il le fera jusqu'au bout", a-t-elle poursuivi. Egalement citée par RTL, Christine Péligat -- l'épouse d'Alain Péligat, autre membre de l'Arche de Zoé condamné -- a déclaré qu'Eric Breteau lui avait adressé une lettre en indiquant "que si sa mort peut servir à quelque chose alors cela sera le moment de passer à l'acte". Selon Me Lorenzon, Eric Breteau se trouve toujours à l'hôpital de la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), où il a été admis suite à la grève de la faim qu'il a mené au Tchad, au cours de laquelle il a perdu beaucoup de poids. |
|  | | | | suivie du proces de l'Arche de Zoé(graciés par le president Deby) | |
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