L'affaire du petit Younes relance le débat sur les méthodes de recherche des enfants disparus.Dans quels cas déclenche-t-on une "alerte envèlement"? Explications.
Le déclenchement du plan "alerte enlèvement" relève du procureur de la République.Quand ? Le 28 février 2006,une convention visant à mettre en place un système d'alerte en cas d'enlèvement d'un enfant est signée par le garde des Sceaux de l'époque,Pascal Clément.Le dispositif s'inspire des systèmes "Amber Alert" mis en place aux Etats-Unis et au Canada respectivement en 1996 et 2003.
Pourquoi ?
L'"alerte enlèvement" vise à diffuser très rapidement auprès de la population,sur l'ensemble du territoire,des informations précises relatives à l'enlèvement d'un enfant afin de provoquer des témoignages susceptibles de favoriser la libération de la victime.
A quelles conditions ?
Pour que le procureur déclenche l'alerte enlèvement,quatre conditions doivent être réunies.Il doit s'agir d'un enlèvement avéré,et non d'une simple disparition,même inquiétante,la vie ou l'intégrité physique de la victime doit être en danger,le procureur doit être en possession d'éléments d'informations dont la diffusion peut permettre de localiser l'enfant ou le suspect,la victime doit être mineure.
Par qui ?
Le déclenchement du plan "alerte enlèvement" relève du procureur de la République,seule autorité compétente dans ce domaine. Une décision qu'il prend en étroite concertation avec les enquêteurs et le ministère de la Justice.
Où ?
Le message d'alerte est diffusé pendant trois heures par différents vecteurs :
les chaînes de télévision,les stations de radio,les agences de presse,sur les panneaux à messages variables sur les autoroutes,via les messages sonores dans les gares et les stations de métro et sur les sites internet d'associations de victimes.
Comment ?
Les messages d'alerte enlèvement communiquent un numéro de téléphone qui permet aux témoins potentiels de donner aux autorités toutes informations utiles à la localisation de la victime ou du suspect.Ce dispositif requiert une forte mobilisation.De nombreux enquêteurs sont nécessaires pour traiter les appels dans les meilleures conditions.
Coopération ?
L'exercice européen d'alerte enlèvement,réalisé le 12 juin 2008,a rencontré un grand succès auprès des membres de l'Union européenne qui travaillent à davantage de compatibilité et de complémentarité entre les systèmes nationaux existants.En particulier,les Pays-Bas,la Belgique,le Portugal,l'Italie,la Slovénie et la Roumanie ont souhaité l'organisation de nouveaux exercices de ce type en vue d'une collaboration future.