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| | | Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité | |
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jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Natacha, 13 ans, prise au piège des Fourniret sur un parking de supermarché Mer 16 Avr 2008 - 20:43 | |
| La cour d'assises des Ardennes s'est penchée mercredi sur le meurtre de Natacha Danais, une adolescente de 13 ans enlevée le 21 novembre 1990 près de Nantes, le cinquième des sept homicides reprochés à Michel Fourniret et pour lequel Monique Olivier est accusée de complicité. Dans ce dossier, le dernier dans lequel l'épouse du tueur en série présumé est impliquée, Michel Fourniret est accusé d'avoir enlevé l'adolescente puis de l'avoir étranglée, après avoir tenté de la violer. Son corps avait été retrouvé sur une plage de Vendée trois jours après sa disparition. Comme pour les autres meurtres, Michel Fourniret s'est contenté en début d'audience de reconnaître laconiquement les faits. De son côté, Monique Olivier a raconté comment son mari lui avait dit "avoir repéré quelqu'un" alors qu'ils se trouvaient sur le parking d'un supermarché à Rezé (Loire-Atlantique) où le couple s'était arrêté alors qu'ils rentraient dans les Ardennes. La veille, ils avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Nantes pour avoir brûlé des tableaux d'André Michaux, le premier mari de Monique Olivier. Accostée au prétexte d'une recherche d'itinéraire, Natacha était montée à l'arrière du véhicule du couple. Elle retournait alors à pied chez elle pour aller chercher le porte-monnaie oublié par sa mère. Entendue comme témoin, Christine Havez, une soeur de la victime, a confirmé qu'il lui "avait semblé voir la silhouette de sa soeur monter à l'arrière d'un véhicule C15". Selon l'accusation, le couple aurait roulé un certain temps avant de s'arrêter dans un endroit isolé. Alors que son épouse s'éloignait, Michel Fourniret aurait violé la jeune fille, dont le corps avait été ensuite déposé sur une plage en Vendée. Au président qui l'interrogeait une fois encore sur son absence de réaction, Monique Olivier a rappelé à nouveau la "peur permanente" que lui inspirait son mari, tout en reconnaissant qu'elle avait accepté de laver le sac de couchage ayant servi a enveloppé le corps de la victime. Un des enquêteurs belges qui a recueilli les aveux du couple en 2004, a rappelé comment l'accusé avait dit avoir été obligé d'étrangler la victime qui se débattait après lui avoir perforé deux fois la poitrine avec "un poinçon cruciforme" rangé dans sa boîte à outils. En début d'audience, Marie-Josèphe Sculo, la mère de Natacha, secouée de sanglots, n'a pas réussi prendre la parole. Davina, une autre soeur de la victime, a fondu en larmes en racontant avoir refusé ce jour-là de l'accompagner chercher le porte-monnaie. "Depuis des années, elle vit avec ce poids sur les épaules de ne pas être allée avec elle. Ca aurait tout changé. Comme pour ma soeur qui l'a vue monter dans le véhicule, elle porte ce poids depuis 18 ans", a déclaré hors audience Christophe Grelier, le frère de Natacha. L'après-midi, Michel Fourniret a fait une "dérogation" à sa résolution de mutisme en tentant de s'adresser directement aux parents de Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans, tuée en mai 1990 près d'Auxerre. Le 11 mars il a été mis en examen pour ce meurtre qu'il a toujours nié. Roger Parrish et Pauline Sewell étaient présents à l'audience mercredi et jeudi pour l'examen du dossier Danais. L'accusé a invoqué un défaut de "mémoire" et nié une confusion entre les meurtres de Natacha et Joanna, pour expliquer une contradiction dans une déposition où il disait avoir entièrement dévêtu Natacha. Le corps de celle-ci a été retrouvé à moitié déshabillé, celui de Joanna l'était entièrement. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Jeu 17 Avr 2008 - 18:37 | |
| les temps forts du 17 avril«J'avais peur de lui, en tout et pour tout», a répété Monique Olivier, jeudi, devant la cour d'assises des Ardennes où elle est jugée pour complicité dans plusieurs dossiers. «Je n'étais pas capable de lui dire quoi que ce soit. Sachant ce qu'il était capable de faire, j'avais peur», a-t-elle ajouté. Depuis mercredi, la cour examine le meurtre de Natacha Danais, une adolescente de 13 ans, enlevée sur un parking de supermarché le 21 novembre 1990. Son corps avait été découvert trois jours après sa disparition sur une plage en Vendée. Une affaire dans laquelle l’absence de réaction de Monique Olivier, qui n’a rien fait pour empêcher Michel Fourniret d’agir et ne l’a pas dénoncé, sonne comme une tolérance criminelle pour les avocats des parties civiles. Ils ont d’ailleurs brandi durant l’audience une lettre, lue devant la cour par le substitut du procureur Xavier Lenoir, dans laquelle Monique Olivier témoignait de son attachement à son mari, sans donner l’impression de le craindre. «J'espère que tu seras libéré très vite (...). Tu sais que tu es un petit taulard très attachant. Et tu sais que je suis collante», écrivait-elle en juin 1991 à son mari alors qu'il était incarcéré pour des faits d'agression et violence. «La peur est quand même là. Cela n'empêche pas de vivre avec la peur», s'est-elle justifiée. Ni avec le crime. |
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Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Lun 21 Avr 2008 - 17:31 | |
| les temps forts du lundi 21 avrilJoëlle Parfondry avait 25 ans lorsqu’elle a croisé la route de Michel Fourniret. Douze ans plus tard, elle n’a pas toujours réussi à surmonter l’agression dont elle a été victime Il est 17h, ce 19 janvier 1995, lorsqu’elle s'apprête à fermer son salon de toilettage pour chiens installé à Jambes, dans la banlieue de Namur, en Belgique. Selon l'accusation, Michel Fourniret, cagoulé et armé d'un pistolet et d'un couteau, avait fait irruption dans le salon. Il ligote la jeune femme, commence des attouchements et tente de la violer. Joëlle Parfondry ne doit son  qu’à un mensonge: elle affirme être enceinte et convainc l'accusé de ne pas la violer. «Ça reste présent au quotidien, dès qu'il y a un film violent à la télévision, dès que je vois une cagoule dans la rue, il y a plein de choses qui reviennent», a expliqué à la barre cette jeune femme blonde à la silhouette menue. Et de décrire les angoisses dont elle souffre depuis douze ans. «C'est un froid qui vous reprend. Tout revient (...) Il y a son nom partout, son visage partout, c'est très dur», a-t-elle expliqué au président de la cour, Gilles Latapie. Un état confirmé par son mari, Patrick Biason. «Elle vit dans un état de terreur permanente, un état de stress généralisé», a-t-il raconté, évoquant les difficultés de son épouse pour «se reconstruire» depuis cette agression. «Elle a un sentiment de culpabilité très, très fort. Elle se demande pourquoi elle est toujours en vie», a-t-il précisé. En début d'audience, Michel Fourniret a reconnu le vol avec arme. Mais il a contesté l'accusation de tentative de viol, comme lors de l'instruction. En 2004, Monique Olivier avait avoué aux enquêteurs belges que son mari était l'agresseur de la jeune femme. |
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 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mar 22 Avr 2008 - 19:48 | |
| les temps forts du 22 avrilLa cour d'assises des Ardennes a accepté mardi la demande de parties civiles de diffuser à l'audience d'autres extraits d'une audition d'aveux de Michel Fourniret filmés en Belgique en 2004, dont une partie a déjà été visionnée lors du procès du tueur en série présumé. Procédure exceptionnelle aux assises Le président de la cour Gilles Latapie a annoncé que la cour acceptait la diffusion d'un premier extrait dans lequel Michel Fourniret donne à la police belge des informations concernant l'enlèvement et le meurtre de Céline Saison. La jeune fille, âgée de 18 ans, avait disparu en 2000 à Charleville-Mézières. Son corps avait été retrouvé trois mois plus tard, dans un bois en Belgique. La cour d'assises des Ardennes doit se pencher sur cet assassinat à partir de mercredi. Gilles Latapie a également annoncé la diffusion d'un deuxième extrait dans lequel le tueur en série présumé évoque sa «quête de la virginité». Six extraits de cette vidéo, longue de près de cinq heures, avaient été diffusés le 15 avril devant la cour une procédure exceptionnelle aux assises lors de l'examen de l'enlèvement et du meurtre d’Elisabeth Brichet, jeune adolescente belge de 12 ans disparue en 1989. De son côté, l'avocat général a demandé que soit visionnée l'audition filmée de Monique Olivier, l'épouse et complice présumée de Michel Fourniret, dans le cadre de l'examen de sa personnalité, prévu à partir du 5 mai. Paris-Match reste privé de procès Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a refusé de rétablir l'accréditation de Paris-Match, retirée le 3 avril dernier, arguant que «l'organisation d'un procès criminel relève de la seule compétence de l'autorité judiciaire». Une décision contestée par Olivier Royant, le directeur de la rédaction de Paris-Match, qui avait saisi le tribunal en référé. |
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Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mar 22 Avr 2008 - 21:18 | |
| «Le jour où Céline a disparu…»Il assiste à toutes les audiences depuis le début du procès des époux Fourniret, le 27 mars dernier, en solidarité avec les autres familles touchées. Jean-Pierre Saison, le père d’une des victimes présumées de Michel Fourniret, confie ses attentes sur ce procès douloureux. L’affaire de sa fille, Céline Saison, est examinée mercredi et jeudi. Pouvez-vous nous décrire le jour où votre fille Céline a disparu?C’était le mardi 16 mai 2000. Céline avait passé son Bac blanc de philosophie dans l’après-midi, une épreuve qu’elle a dû terminer entre 17h30 et 18h. Je suis rentré à la maison vers cette heure-là et j’ai commencé à tondre la pelouse en l’attendant. Il faisait très chaud, l’air était lourd, orageux. Le temps a passé, 18h15, 18h30, 19h… sans nouvelles de Céline. Ce qui n’était pas dans ses habitudes. C’était quelqu’un de réservé, qui n’avait pas de copain attitré. Elle rentrait toujours à la maison sitôt les cours finis car elle aimait beaucoup rester en famille. C’est à ce moment que vous avez commencé à vous inquiéter?Oui car son lycée était à 800 mètres de notre domicile. Nous sommes tout de suite aller voir là-bas, pour tenter de trouver des élèves qui pourraient nous aider. Mais le lycée était fermé et il n’y avait plus personne. Puis nous avons appelé ses copines de classe, des personnes qui avaient passé l’épreuve avec elle, afin de savoir vers quelle heure elle avait pu quitter la salle, mais personne ne l’avait vue sortir. Nous avons tourné dans la ville, nous nous sommes arrêtés au magasin où elle avait acheté des lentilles de contact de jour même… Sans succès. Un violent orage a éclaté vers 20h. Nous avons alors appelé les hôpitaux avant de nous tourner vers la police, vers 22h30, pour faire une déclaration de disparition. Malheureusement, Céline avait fêté ses 18 ans le mois précédent… Un agent nous a informé qu’il fallait attendre 48h pour bouger. Nous n’avons même pas pu déposer de main courante. J’estime qu’on devrait lancer une procédure de disparition inquiétante sans attendre ce délai, même pour un majeur. Durant cet intervalle, Céline a disparu sans laisser de traces. Que s’est-il passé les jours suivants?Le lendemain, mercredi, nous avons été sonner chez nos voisins, afin de trouver un indice. Les recherches de police ont commencé le vendredi mais les chiens pisteurs n’ont pu retrouver son passage à cause de la pluie. Un juge s’est saisi de l’affaire quinze jours plus tard. Le 22 juillet suivant, trois jeunes qui allaient aux champignons ont découvert ses restes dans une forêt, côté belge. La police l’a identifiée grâce à sa montre, retrouvée près du corps, et des analyses ADN ont confirmé que c’était bien Céline. Quel impact a eu la disparition de Céline sur votre vie?Deux ans plus tard, nous avons pris la décision de quitter la région. On ne pouvait plus vivre dans l'endroit où elle avait vécu, voir la porte de sa chambre toujours fermée, repasser par les endroits où elle était passée... Nous sommes partis dans le sud-ouest, à Tarbes. Un environnement qui nous permet de faire le vide facilement lorsque ça ne va pas, en sortant pour marcher dans la montagne par exemple. En revanche, changer de lieu ne nous a pas permis de tourner la page. Pour moi, le deuil est impossible. Votre famille a-t-elle résisté à ce drame?Oui, ma femme et moi nous sommes rapprochés. Quant à notre fils, qui a fêté ses 22 ans lundi, il reste fragile et s'exprime peu. On fait tout pour le protéger mais il reste marqué par cette disparition qui est arrivée alors qu'il avait 14 ans. Nous avons été suivis pendant des mois par une psychologue afin de nous préparer à ce procès, notamment sur la notion de plaisir pris à tuer que pourrait évoquer Michel Fourniret... Mais je ne pense pas qu'il s'exprime. Ce procès est-il un soulagement pour vous?Oui, car savoir rompt l’attente qui nous rongeait depuis quatre ans. Ce procès est surtout un passage obligé. Je n’attends pas de remords de Michel Fourniret, qui joue un rôle depuis le début du procès, ni de Monique Olivier. Ce procès est très spécifique car nous avons à faire à un couple d’inculpés face à dix familles unies dans la douleur. Nous formons une seule famille de victimes, c’est pourquoi nous assistons à l’examen de toutes les affaires. Je salue le président Gilles Latapie qui a bien compris qu’il fallait ménager les familles car ce procès est une épreuve très lourde, il y a beaucoup d’émotions et de retenue. C’est insupportable, même pour la cour. |
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Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mer 23 Avr 2008 - 18:31 | |
| les temps forts du 23 avril«Si la vie me le permet, j'irai cracher sur votre tombe»: le père de Céline Saison a imposé mercredi un face-à-face intense au tueur en série français présumé Michel Fourniret, qui a reconnu avoir tué la lycéenne, devant la cour de Charleville-Mézières (nord-est). Le public applaudi«C'est la troisième fois qu'on se rencontre, deux fois vous avez fui, une fois en Belgique, une fois en France, lors des reconstitutions. Cette troisième fois est la bonne», a lancé d'une voix calme, Jean-Pierre Saison, debout face au box des accusés. «Je veux simplement vous regarder, vous verrez peut-être à travers mes yeux le regard de Céline», a-t-il poursuivi, avant de fixer en silence pendant quelques secondes Michel Fourniret, 65 ans. «J'ai tellement de haine que si la vie me le permet, j'irai cracher sur votre tombe», a-t-il ajouté. Dans une salle annexe où près de 200 personnes assistaient aux débats retransmis sur grand écran, le public a alors applaudi. Les habitants de Charleville-Mézières s'étaient rendus en grand nombre au tribunal, la famille Saison étant originaire de la ville. Céline Saison avait disparu le 16 mai 2000 à Charleville après avoir passé un examen dans son lycée. Des restes de son corps avaient été retrouvés le 22 juillet suivant par des promeneurs dans un bois en Belgique, le long de la frontière française. En début d'audience, Michel Fourniret a reconnu l'enlèvement et l'assassinat, mais il a contesté l'accusation de viol. Son épouse Monique Olivier, renvoyée pour complicité dans plusieurs affaires, n'est pas poursuivie dans ce dossier. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: les temps forts du 24 avril Jeu 24 Avr 2008 - 16:38 | |
| Si Michel Fourniret ne desserre pas les dents depuis le début du procès, le 27 mars, Monique Olivier a craqué, jeudi, au deuxième jour d'audience consacré à l'examen de l'assassinat de Céline Saison. La femme de celui qui est soupçonné d'être un tueur en série, qui n'est pas poursuivie dans ce dossier, a fondu en larmes. En début d'audience, vers 13h15, alors que la cour écoutait le témoignage d'un médecin légiste belge qui avait procédé à l'autopsie du corps de la lycéenne de 18 ans, Monique Olivier, assise dans le box des accusés, a été secouée de sanglots pendant quelques minutes. Auparavant, elle s'était entretenue avec Me Jean-Paul Delgenes, un de ses trois avocats commis d'office. C'est difficile d'être jugé «On a préparé le procès. C'était très difficile. C'est aussi difficile d'être jugé», a déclaré à la cour Me Richard Delgenes, un autre de ses avocats, pour expliquer l'état de sa cliente. «Monique Olivier participe autant que faire se peut. (...) Avec nous, elle craque. Il y a des jours, il faut que cela sorte. Aujourd'hui, elle a craqué», a-t-il ajouté. Monique Olivier a ensuite refusé de répondre à une question de Me Hervé Dupuis, l'avocat de la famille Saison. «Je refuse de répondre. Posez la question à Michel Fourniret», s'est-elle contentée de dire, des tremblements dans la voix. Si Monique Olivier n’est pas poursuivie dans ce dossier, les avocats de la partie civile l’ont néanmoins vivement interpellée sur son absence de réaction. Le soir du meurtre, son mari lui avait raconté les faits et montré le visage de sa victime sur des photos retrouvées dans le sac de la lycéenne. De son côté, Michel Fourniret a simplement reconnu l'enlèvement et l'assassinat de la jeune fille, mercredi, contestant l'accusation de viol. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Lun 28 Avr 2008 - 16:54 | |
| Fourniret consteste la tentative d'enlèvement d'une adolescente en BelgiqueLe tueur en série présumé Michel Fourniret, jugé par la cour d'assises des Ardennes pour sept meurtres aggravés et trois agressions, a contesté lundi la tentative d'enlèvement d'une adolescente de 14 ans en 2000 à Gédinne, dans les Ardennes belges. "Je ne reconnais aucune infraction", a déclaré l'accusé au début de l'audience consacrée à l'examen de la tentative d'enlèvement de Sandra Noirot, alors âgée de 14 ans, à la gare de Gédinne, dans la province de Namur, le 22 février 2000. "Je maintiens dans le détail chacune de mes déclarations", lors de l'instruction où il a reconnu avoir abordé une jeune fille à la gare mais nié avoir voulu l'enlever, a-t-il ajouté. Sandra Noirot, aujourd'hui âgée de 22 ans, a raconté devant la cour comment Michel Fourniret l'avait abordée un samedi matin alors qu'elle attendait un train à la gare de Gédinne, déserte à cette heure. Il l'aurait accostée au prétexte de venir chercher une petite fille de six ans. "Il est parti. Cinq minutes après, il est revenu, il m'a demandé où j'allais. Il m'a proposé d'aller à Libramont et m'a dit: "Si tu m'accompagnes, je te donnerai 10.000 Francs (belges, environ 250 euros)", a raconté la jeune femme, mère d'un enfant et enceinte de sept mois. Sandra Noirot a indiqué que devant son refus de le suivre, l'accusé avait alors changé d'expression. "Il m'a attrapé le bras en fronçant les sourcils, avec un regard méchant, pour m'effrayer", a-t-elle poursuivi, en indiquant avoir remarqué une "camionnette blanche" stationnée à proximité de la gare, d'un type identique à celle que Fourniret est accusé d'avoir utilisé dans d'autres enlèvements. Elle avait déposé plainte le soir-même auprès de la gendarmerie.Ce n'est qu'en 2003, lors de l'arrestation de Michel Fourniret, que le lien avait été établi avec la tentative d'enlèvement de Sandra Noirot. |
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 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mar 29 Avr 2008 - 20:22 | |
| Forte émotion au procès Fourniret avec l'assassinat de Mananya ThumpongLa cour d'assises des Ardennes a vécu mardi une fois encore un moment d'intense émotion lors de l'évocation du souvenir de Mananya Thumpong, 13 ans, que Michel Fourniret a reconnu avoir enlevée à Sedan (Ardennes) en 2001 puis tuée, mais qu'il nie avoir violée. Il s'agit du dernier des sept dossiers de meurtres aggravés pour lesquels Michel Fourniret est jugé depuis le 27 mars. Comme pour les six victimes précédentes, le président de la cour Gilles Latapie a invité les proches de la collégienne, disparue le 5 mai 2001 à Sedan après avoir passé l'après-midi à la médiathèque, à venir à la barre évoquer son souvenir. Dans un français parfois défaillant, Kanyarat Thumpong, la mère de Mananya, originaire de Thaïlande, a raconté que sa fille aînée, "gentille et très sensible", voulait être hôtesse de l'air. "Je lui avais dit de travailler dur. Tous les samedis, elle aimait aller à la médiathèque pour tout ça", a-t-elle raconté. Mananya et sa soeur étaient arrivées en France en 1994, après le mariage de leur mère avec un Français en Thaïlande en 1992. Mme Thumpong s'est ensuite tournée vers l'accusé: "Vous croyez être un homme? Pour moi, vous êtes un rien du tout"." Est-ce que tu ferais ça à ta petite fille, à une petite Fourniret", lui a-t-elle lancé en soutenant son regard. Le corps de Mananya avait été retrouvé en mars 2002 dans un bois en Belgique, à une quinzaine de kilomètres de la frontière. De son côté, Brice Longhini, le second mari de Mme Thumpong, a bouleversé la cour en évoquant avec émotion le souvenir de l'adolescente "qui aurait aujourd'hui 21 ans, mais qui ne les aura jamais" parce que "quelqu'un avait décidé que tout devait s'arrêter". Il a rappelé la souffrance de Mme Thumpong lorsqu'elle avait retrouvé des morceaux d'ossements de sa fille dans le bois où ils avaient procédé à un rituel religieux asiatique. Il a aussi raconté comment les restes du corps avaient été restitués à la famille dans un cercueil deux jours avant Noël en 2002. "On se souviendra longtemps de vos déclarations", a souligné le président avant de suspendre l'audience pendant une demi-heure pour laisser retomber l'émotion. En début d'audience, Michel Fourniret a reconnu l'enlèvement et l'assassinat. Mais il a contesté le viol qui aurait été commis en Belgique-, comme lors de l'instruction. C'est son épouse, Monique Olivier, qui n'est pas poursuivie dans cette affaire , qui avait expliqué dans ses aveux en 2004 comment son mari avait déclaré un jour avoir raccompagnée une jeune Asiatique chez elle dans sa camionnette. Quelques jours plus tard, il lui avait raconté qu'il l'avait abordée une deuxième fois, l'avait forcée à lui demander de lui faire l'amour, avant de l'étrangler, selon elle. A un avocat des parties civiles qui s'étonnait des nombreux détails fournis par Monique Olivier aux enquêteurs, le capitaine Yannick Jacquemin de la police judiciaire de Reims, a déclaré qu'il avait eu le "sentiment que c'était un secret partagé par le couple". Leur fils "Sélim ayant grandi, Monique ne l'accompagnait plus" mais Fourniret lui racontait tout, a-t-il estimé. Attentif aux photos des reconstitutions de 2005 et 2006 diffusées pendant l'audience, Michel Fourniret a opposé un silence obstiné à Me Gérard Chemla, l'avocat de la famille, qui tentait de l'interroger. L'accusé continue d'exiger un procès à huis clos. Mercredi la cour termine l'examen du dossier Mananya Thumpong. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mer 30 Avr 2008 - 15:36 | |
| L'épouse de Fourniret reconnaît avoir rejoué des scènes de crimes avec lui Monique Olivier, l'épouse et complice présumée de Michel Fourniret, a reconnu mercredi devant la cour d'assises des Ardennes qu'elle avait rejoué avec son mari des scènes de crimes lors de leurs relations sexuelles, simulant le rôle d'une victime implorant l'accusé. Monique Olivier, longuement interrogée sur sa vie sexuelle par Me Gérard Chemla, un avocat des parties civiles, a fini par reconnaître du bout des lèvres qu'elle avait accepté "quelquefois" à la demande de son mari de simuler le rôle d'une jeune fille contrainte à lui demander de lui pratiquer une fellation. "Il voulait que je fasse comme si j'étais une jeune fille qui l'abordait", a-t-elle répondu à Me Gérard Chemla, l'avocat de la famille de Mananya Thumpong, une adolescente de 13 ans que Fourniret a reconnu mercredi avoir enlevée et tuée, mais qu'il nie avoir violée. "Il fallait que je lui demande s'il voulait bien faire l'amour avec moi", a-t-elle poursuivi. "Il me demandait que je lui dise Monsieur, s'il vous plaît... et puis lui dire +Merci, Monsieur+", a-t-elle ajouté. "Suis-je obligée de répondre à ces questions-là ? Ca me gêne. Ca m'embête de parler de ça... C'est ma vie privée", n'a-t-elle cessé de répéter, avant de reconnaître avoir "conscience" qu'elle redisait, pendant ces scènes, les paroles que les victimes avaient été contraintes d'adresser à son mari. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mer 30 Avr 2008 - 16:21 | |
| L’accusé violemment interpellé par la famille de MananyaLa maman de Mananya Thumpong s’approche à petits pas de la barre. Sa fille aînée la suit par la gauche. Ses avocats se lèvent, prêts à intervenir tant on décèle de fragilité en Kanyarat, femme fluette en jeans bleu ciel et spencer noir. Ses longs cheveux ont été détressés, ils recouvrent entièrement son dos étroit. Sur l’écran, apparaît une photo de la petite fille qui apprend à marcher. « C’est un beau bébé… », souffle la mère, dont les mains sont désespérément accrochées à la barre, bien écartées pour maintenir son équilibre. « Une gamine qui respectait toujours les autres… » La phrase se meurt dans un râle de douleur qu’amplifie le micro. Me Jocelyne Beyer-Buchwalter happe l’aînée, qui vacille, comme un oisillon au bord du nid. Pomelo s’effondre et va pleurer hors du prétoire. Sa mère la suit. Sur l’écran, Mananya, surnommée « Eyes » tant ses yeux étaient grands, rit avec sa sœur. Le président se résout à poser les traditionnelles questions à l’accusé : « Je reconnais ces faits » (enlèvement, séquestration, assassinat). Le viol ? « Je ne reconnais pas ces faits. » « Vous n’êtes même pas une larve ! »La vingtième audience ne sera pas une sinécure pour Michel Fourniret. Hervé Guy, le premier époux de Kanyarat, se plante face à lui, massif, impressionnant, énervé : « Je suis là tous les jours, Fourniret. Chaque jour, je cherche un mot pour vous désigner. J’ai cru trouver : larve. Mais vous n’êtes même pas une larve ! Car une larve, ça sert à quelque chose, vous pas ! Ici, même les excréments de vaches, on les ramasse pour en faire du combustible… » Tonnerre d’applaudissements. Le président rappelle que l’on est en cour d’assises, pas au spectacle. C’est la première fois qu’il doit assurer si fermement la police de l’audience. Kanyarat Thumpong revient témoigner, c’est une autre femme qui s’avance. Même sa chevelure s’agite au diapason d’un pas décidé. La maman prend un micro en main, son corps se tend vers l’accusé : « Regardez-moi bien, Fourniret ! Je suis une femme, face à vous. Vous croyez être un homme ? Pour moi, vous êtes un rien du tout. » Elle évoque sa fille, qui supplie le bourreau de la laisser en vie : « Vous vous souvenez de ça ? » crie-t-elle, l’index moulinant à hauteur de tempe, secouant la mémoire comme on bat des œufs. « Est-ce que moi je ferais ça à ta petite-fille, Fourniret ? » « Ne vous levez pas ! » Vient enfin Brice Longhini, chemise rose à col blanc sous blazer foncé. Beau-père de Mananya, il raconte d’abord pourquoi tout le monde l’appelait Eyes : « En Thaïlande, on donne toujours un surnom aux enfants. Ainsi, les mauvais esprits ne peuvent pas connaître son vrai prénom. Ils ne peuvent pas la poursuivre. » Son récit emmène les jurés du commissariat de Sedan à la forêt de Nollevaux (lire ci-dessous), douloureux périple qu’il clôt en s’adressant au petit homme gris dans son box : « Merci de ne pas vous lever, votre hauteur se situe là où vous êtes. C’est la hauteur qui vous convient. Merci de vous être tu, M. Fourniret. Merci de ne pas ajouter à la cruauté de vos actes, la cruauté de vos paroles. » La tirade a cinglé Michel Fourniret qui, obtempérant, est resté assis. Le président suspend les débats pendant vingt minutes. A son retour dans la cage blindée, l’Ardennais par tous agoni doit supporter le principal du collège de Mananya, qui cite Victor Hugo. Des vers des fameuses Contemplations, écrites pour sa fille morte. Un poème qu’aimait la petite Sedanaise assassinée. « La lumière dans ses yeux »… « Son parler joyeux »… « Mon étoile du matin ». Fourniret baisse la tête. Et Monique Olivier cherche toujours un ancrage pour son regard perdu. “On passait la journée à rechercher ses os…”Depuis le 27 mars, Brice Longhini assiste à chaque audience, le plus souvent seul au bout d’un banc, l’épaule gauche calée contre le mur. Il lui arrive de lire un ouvrage – forcément l’un de ceux consacrés à l’affaire Fourniret. Partie civile, il était le mari de Kanyarat, la mère de l’enfant assassinée. Brice Longhini aimait Mananya comme s’il avait aidé à la mettre au monde, quatorze ans auparavant. Dans sa maison il conserve d’elle une photo aux dimensions de poster – « 2,50 mètres sur 1,20 » –, précise-t-il à la cour, pas peu fier. Il évoque ce samedi 5 mai, « Fourniret qui passe dans la région, et qui décide que tout doit s’arrêter. Comment un type peut décider de prendre la vie de votre fille ? Pendant longtemps, on rêve de vengeance. Et puis aujourd’hui, on rêve de justice ». L’homme ressemble à Jacques Villeret, on a dû le lui dire cent fois : il force un peu le trait, jusqu’au souffle court qui accompagne ses réponses, au petit sourire en coin lorsqu’il raille la police (lire par ailleurs). Et à l’image de l’artiste français il a ce côté clown triste qui émeut la salle. Surtout lorsqu’il raconte la quête des ossements en forêt de Nollevaux (Belgique). « On nous l’a rendue en trois fois »Le 1er mars 2002, jour de la découverte de ce qui reste du corps de Mananya, Brice et sa femme sont chez eux, à Sedan. « On a su le lendemain, nous sommes allés là-bas, il manquait les mains, les pieds… » Les enquêteurs belges n’ont pas les moyens de procéder au ratissage de la zone. Brice et Kanyarat reviennent donc chaque jour, avec des bougies, pour respecter le rituel bouddhiste : « On allait honorer le souvenir d’un corps et on passait la journée à gratter la terre à mains nues, à rechercher les os de la petite ; ça, c’était très dur. Parfois on retrouvait des ossements qui n’appartenaient pas à Mananya… Finalement, la police a accepté de ratisser… » Le commissaire Wilvers fera ramasser des dizaines de restes éparpillés « sur un rayon de quinze mètres ». |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Le couple Fourniret a reconnu les faits mais sans s'expliquer vraiment Jeu 1 Mai 2008 - 16:26 | |
| En six semaines de procès, Michel Fourniret a reconnu les sept homicides pour lesquels il est jugé devant les assises des Ardennes, mais sans jamais consentir à s'expliquer, alors que son épouse et complice présumée Monique Olivier a fait des révélations sur leur intimité. Pendant les 21 jours d'audience consacrés à l'examen des faits, le tueur en série présumé est resté fidèle à sa résolution formulée dès l'ouverture du procès, le 27 mars: "Sans huis clos, bouche cousue". Il s'est contenté de reconnaître laconiquement avoir enlevé, violé puis tué entre 1987 et 2001 sept adolescentes ou jeunes femmes en France et en Belgique. Dans deux affaires où Monique Olivier n'est pas poursuivie, il a nié les viols, avant d'en reconnaître un à demi-mots. Essayant tour à tour de l'amadouer ou de l'interpeller vigoureusement, les tentatives des avocats des parties civiles pour le faire parler ont presque invariablement tourné court. L'accusé n'a pas plus réagi lorsque les familles des victimes l'ont exhorté à s'expliquer. La cour et les familles ont néanmois été confrontées à la mécanique criminelle de Michel Fourniret avec la diffusion - exceptionnelle dans un procès d'assises - d'aveux de l'accusé filmés en 2004 par la police belge. Elles ont pu ainsi voir et entendre l'accusé détailler froidement comment il avait étranglé une adolescente belge de 12 ans en 1989 ou forcé une lycéenne ardennaise de 18 ans à lui "demander de lui faire l'amour" avant de la tuer en 2000. Dans la même vidéo, il expliquait sa quête obsessionnelle de la virginité, un "symbole" selon lui. C'est d'ailleurs lorsque les débats ont porté sur sa vie sexuelle que Michel Fourniret a dérogé le plus souvent à son voeu de silence. Ainsi lors de la mise en évidence en cours d'audience d'un possible viol post-mortem sur une adolescente de 13 ans enlevée et tuée près de Nantes en 1990, l'accusé, visiblement soucieux, a renouvelé par l'intermédiaire de ses avocats sa demande de huis clos. De la même façon, il est sorti brièvement de son silence, le dernier jour de l'examen des faits, pour réagir à la confession de son épouse qui venait de révéler qu'ils avaient rejoué des scènes de crimes pendant leurs relations sexuelles. "J'ai quand même observé que Monique Olivier a relaté les choses avec un vocabulaire (...) qui me fait gerber", a-t-il déclaré devant la cour dans une allusion aux paroles crues de sa femme. Tout au long du procès, Monique Olivier, co-accusée d'un meurtre et renvoyée pour complicité dans quatre autres, a reconnu avoir été la complice de son mari mais a nié avoir étouffé avec lui une étudiante de 21 ans à leur domicile en 1989. Dans les autres affaires, l'ancienne garde-malade a systématiquement minimisé sa participation. Vivement interpellée par les avocats des familles sur son absence de réaction pour sauver les victimes, elle a affirmé avoir agi par soumission à son mari qui lui inspirait une "peur permanente". "Je regrette. Ma place est en prison", n'a-t-elle cessé de répéter, sans jamais un regard pour les familles. Michel Fourniret, 66 ans, est père de quatre enfants de deux premiers mariages. Monique Olivier, 59 ans, a eu deux garçons d'une première union. En 1998, le couple a donné naissance à un fils. Selon les experts, les deux accusés ne souffrent d'aucune pathologie mentale et sont d'une intelligence normale. A partir de lundi, la cour va se pencher sur leur personnalité et le fonctionnement du couple. Des psychiatres et des membres des familles des deux accusés sont convoqués devant la cour. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Lun 5 Mai 2008 - 20:19 | |
| un ex-compagnon d'Olivier la décrit comme une "paumée"Un ex-compagnon de Monique Olivier, épouse et complice présumée de Michel Fourniret, jugé par les assises des Ardennes pour sept meurtres, a dépeint lundi l'accusée comme une "paumée" lors d'un témoignage fantasque qui a poussé la cour jusqu'aux éclats de rire. "C'est une paumée. Je ne comprends pas cette fille. Elle ne fait que raconter des âneries", à déclaré à la barre André Michaux, ex-compagnon de Monique Olivier pendant une douzaine d'années dans les années 70, et père de deux de ses trois garçons. Après six semaines de procès consacré à l'examen des faits, la cour se penche depuis lundi sur la personnalité des accusés, en commençant par l'examen de la personnalité de Monique Olivier. Lunettes de soleil sur le front, collier de barbe blanche, l'ancien gérant d'une auto-école de Nantes aujourd'hui retraité, a témoigné à la barre pendant deux heures sur sa vie commune avec "cette dame-là" qu'il n'a jamais voulu nommer. "C'est une fille spéciale, je n'ai même pas pu lui apprendre à nager. Je n'ai rien pu faire pour elle (...) Il y a quelque chose qui cloche, il lui manque une case", a-t-il ajouté, en niant toutefois l'avoir violentée. En début d'audience, Monique Olivier l'avait accusé de lui avoir immergé la tête à plusieurs reprises dans une baignoire ou de l'avoir forcée à pratiquer une fellation à un inconnu. Tout au long de sa déposition, André Michaux n'a cessé d'interrompre le président de la cour, de couper la parole aux avocats ou d'invectiver les accusés, provoquant à plusieurs reprises l'hilarité de la salle d'audience, accusés compris, par son langage fleuri. André Michaux, qui accuse Michel Fourniret d'avoir tenté de l'assassiner à trois reprises, a traité l'accusé de "chef de bande, avec des romanichels qu'il m'a mis sur le dos". "Baissez le son, Monsieur", lui a intimé le président de la cour Gilles Latapie, avant de rendre les armes devant la faconde du personnage. "On n'a pas beaucoup ri jusque là, mais là on se rattrape", a finalement reconnu le président. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mar 6 Mai 2008 - 20:22 | |
| Michel Fourniret pleure pour la première fois à son procèsMichel Fourniret, accusé aux assises des Ardennes de sept meurtres aggravés de jeunes filles, a pleuré pour la première fois à son procès, mardi, alors que la fille d'un des ses anciens employeurs s'efforçait de le faire sortir de son mutisme. Le face-à-face avec Dominique Catoire, 55 ans, héritière de l'entreprise du même nom, où Fourniret a travaillé comme fraiseur puis chef d'équipe dans les années 1960, s'est produit au premier jour de l'examen de la personnalité de l'accusé, 66 ans. Alors qu'elle témoignait à la barre de la relation forte entre son père aujourd'hui décédé et le jeune Fourniret, Mme Catoire a demandé à s'adresser directement à l'accusé, puis a tenté pendant de longues minutes d'obtenir les explications dont il prive la cour depuis six semaines. "Ce que Papa t'a enseigné, c'est l'amour de ton prochain et surtout d'admettre tes erreurs et de les assumer. Fais-le pour lui", a-t-elle imploré. - Dominique je n'ai pas pris une décision à la légère, si je parle on va faire les gros titres avec un exhibitionnisme déplacé. - Tu les fais déjà, crois-moi (...) il est encore temps de dire +excusez-moi j'ai fait des grosses conneries+ "Je ne peux pas", lâche alors Fourniret en pleurs, alors qu'il tentait jusque là de réprimer ses sanglots. Il s'agrippe à la paroi du box et ajoute : "J'ai pris une décision (de ne rien dire hors huis clos, ndlr), je ne peux en changer". Selon lui "on ne peut demander pardon pour ce qui est impardonnable". "Demander pardon ça ne tient pas en deux mots, en deux phrases, mais en toute une vie. L'orgueilleux que je suis ne répondra pas!". Au cours du face-à-face, Fourniret a nié à nouveau toute implication dans les assassinats de Marie-Angèle Domèce en 1988 et de la Britannique Joanna Parrish en 1990 (dossiers qui lui ont valu une double mise en examen en mars) et dans la disparition d'Estelle Mouzin en 2003. "Je te jure sur ce qu'il y a entre nous, et c'est précieux, que je ne suis absolument pas concerné par ces affaires-là", poursuit Fourniret, jugé au côté de son épouse et complice présumée Monique Olivier. Prenant le relais de Mme Catoire, l'avocat général Francis Nachbar rappelle que Fourniret a déjà pleuré "deux ou trois fois" au cours de l'enquête, preuve selon lui de son humanité. "Vous êtes un homme après tout, dites nous comment vous fonctionnez ?", demande-t-il. Pas de réponse de l'accusé. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15197 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: Procès Fourniret (suivis du proces) Perpétuité Mar 6 Mai 2008 - 23:42 | |
| L'esprit de famille, malgré tout...Quand sa mère, Monique Olivier, est arrêtée, "S." a 24 ans, un peu d'argent en poche. Son premier réflexe : prendre un billet de train. Aller-retour jusque chez les Fourniret, plus de 1000 kilomètres, une seule idée en tête, récupérer leur fils, son demi-frère, le sortir de là et l'emmener très loin jusque chez son père à lui : le premier compagnon de Monique Olivier. S'il est d'abord surpris, ce dernier accueille comme une évidence l'arrivée du jeune homme. Lui qui est pourtant l'enfant du couple qui aurait conclu un pacte sur sa tête, qui a tenté, il en est certain, de lui faire la peau à plusieurs reprises,. "Il est arrivé, je l'ai protégé, j'ai fait comme si c'était le mien" explique André Michaux. La cible des Fourniret élève donc seul les deux garçons, même quand il tire le diable par la queue, puis avec son aîné il en recueille un troisième. Ils font abstraction de son passé, de tout ce qu'il a vécu, tentent de lui sortir la tête de l'eau. Aujourd'hui S. est indépendant, il travaille, il a même un CDI. Sa mère se souvient peut-être qu'elle aussi, rejetée par son frère, a été accueillie par celui de Michel Fourniret. Quand il part en prison, elle frappe à sa porte, son fils sous le bras, les créanciers sur le dos. "On a donc répondu présent et comme il y avait un enfant et quelque chose que l'on devinait dangereux du côté de Michel, il fallait l'aider contre ses éventuels débordements". Une histoire qui se répète. En 1984 déjà, autre femme, autre époque mais même moeurs pour Michel Fourniret. Sa seconde épouse, Nicole, est elle aussi criblée de dette avec un mari incarcéré, poursuivi pour des agressions sexuelles. Nicole, témoin elle aussi au procès, et qui dort chez André, le grand frère avant de venir déposer. Le dernier des FourniretSolidaire, ce frère aîné l'est encore avec cette fois les familles de victimes. Il admet sincèrement qu'il préfère être à sa place, malgré les soucis, plutôt qu'à la leur. Il se tourne vers ce banc des parties civiles: "Pour nous ce n'est pas de la douleur, à côté des familles, je ne me sens pas le droit de me plaindre. L'affection que je vous porte est forte" Les yeux dans les yeux, il leur demande si elles l'acceptent, "nous l'acceptons", souffle la mère de Fabienne Leroy, la deuxième victime. "Si un jour ils ont besoin de quelque chose, un avis, un conseil, je m'efforcerais toujours de le leur apporter". Et les parties civiles le remercient, lui, le frère de l'assassin. Bien sûr, il a changé son nom. A 74 ans : "pour mes correspondants, mes interlocuteurs, c'était une marque de politesse". Bien sûr aujourd'hui, plus personne ne veut s'appeler Fourniret, ses ex-femmes vivent sous leur nom de jeunes filles, trois de ses enfants ont pris le nom de leurs mères. "Qui porte encore votre nom aujourd'hui?", lui demande le président. L'accusé est donc le dernier des Fourniret. Le seul aussi qui refuse de parler de lui et des siens mais qui, tout comme Monique Olivier demeure à jamais une maman pour son grand fils, reste un frère pour son aîné. Il reste ce Michel un peu bourru mais sympa, le pseudo intellectuel qui veut épater la galerie, le bluffeur qui peut redevenir "gentil quand on manifeste une force supérieure à la sienne". André oscille donc entre deux extrêmes. Il n'a pas envie de défendre un assassin d'enfants mais ne veut pas non plus attaquer trop fort le même sang que le sien. André qui pense avoir compris que s'il se mure dans le silence c'est pour mieux se protéger de l'insupportable qu'il reconnaît avoir commis et qui demande à la cour de ne plus l'importuner, le forcer à parler. "Vous en savez assez". Et ce grand frère ne coupe pas les ponts, ne ferme pas la porte à une éventuelle rencontre. Il montre surtout que chez lui, un Fourniret pourtant, même s'il ne se fait plus appeler ainsi, il peut aussi y avoir du bon. |
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