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 Le procès Clearstream

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jacotte
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MessageSujet: Le procès Clearstream   Dim 20 Sep 2009 - 23:09



Le casting est impressionnant.
Le scénario haletant.
Les moyens colossaux.
Sauf que ce n'est pas une fiction.
Le procès Clearstream s'ouvre, ce lundi après-midi, devant le tribunal de grande instance de Paris. Il doit durer un mois.

L'élément déclencheur

Tout débute en 2001 quand un stagiaire, auditeur dans la banque luxembourgeoise Clearstream, décide de balancer une liste de fichiers bancaires au journaliste Denis Robert.
Dans son email, il prétend pouvoir démontrer l'existence de comptes occultes.
Il ne se doute pas alors que ses fichiers seront trafiqués.


Le scénario

Car toute l'histoire de Clearstream tient en une simple manipulation.

Le but : ajouter le nom de personnalités sur les vrais fichiers bancaires afin de faire croire qu'elles possèdent des comptes occultes à l'étranger.
Pour cela, un corbeau se charge d'envoyer anonymement les fichiers truqués à un juge d'instruction.
C'est donc au titre de la «dénonciation calomnieuse» que les principaux protagonistes de cette affaire sont attendus à la barre.


Les acteurs


En dehors des cinq prévenus accusés de cette manoeuvre, l'affaire Clearstream concerne aussi dix-huit témoins et quarante parties civiles dont les noms ont été ajoutés aux fichiers.
Outre Nicolas Sarkozy, on trouve Charles Pasqua, Brice Hortefeux, Alain Minc ou encore Edwy Plenel.
Egalement présentes sur le listing bidonné, des personnalités plus improbables, comme Laetitia Casta ou Alizée, ont renoncé à se porter partie civile.


Les enjeux


Le tribunal dispose d'un mois pour démêler le vrai du faux dans les quarante tomes de procédure judiciaire. Se posant en victime, Nicolas Sarkozy attend que les coupables soient «pendus à un croc de boucher». Dans le box des accusés, Dominique de Villepin tentera, lui, de démontrer qu'il n'a rien à voir dans cette histoire. Condition sine qua non pour réussir son come-back en politique.



le procès s’ouvre lundi 21 septembre
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Lun 21 Sep 2009 - 22:08

La guerre Villepin/Sarkozy est ouverte



Dominique de Villepin avait affûté ses armes.
Et il n'a pas pu s'empêcher de les dégainer avant même l'ouverture de l'audience du procès Clearstream, ce lundi.
«Je suis là par la volonté et l'acharnement d'un homme: Nicolas Sarkozy. J'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français», a-t-il lâché dans la salle des pas perdus.
Le procès s'est ouvert, lundi, dans une ambiance électrique au Palais de justice de Paris.



Dans la salle où fut jugée Marie-Antoinette en son temps, il n'a pas été question de guillotine mais bien de croc de boucher.
Celui-là même où Nicolas Sarkozy aimerait que les coupables de cette affaire soient pendus.

«C'est d'une violence inouïe. Le président de la République ne peut pas nier qu'il est passionné par cette affaire», a lancé Henri Leclerc.
Doyen des quatre avocats qui défendent Villepin, c'est lui qui a été envoyé en première ligne, hier.
Les bras moulinant l'air, il a tenté d'expliquer l'incongruité d'être à la fois Président de la République et partie civile dans une telle affaire judiciaire.
Thierry Herzog n'est pas adepte de ce genre «d'envolées lyriques».

«C'est d'une violence inouïe»

Le truc de l'avocat de Nicolas Sarkozy, c'est plutôt la guerre d'usure.
Pendant près de deux heures, il a donc décortiqué méthodiquement les coupures de presse et les procès-verbaux de ces trois dernières années.
Avec une conclusion en forme d'estocade: «Mon client s'est constitué partie civile en 2006 quand il était encore Ministre. Je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas intervenir après avoir été élu.»

Le tribunal non plus.
Son président a décidé d'attendre la fin du procès pour se prononcer sur son point.
Dominique de Villepin a perdu la première bataille. Mais la guerre ne fait que commencer.....
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 22 Sep 2009 - 23:03

entre roman d'espionnage et manipulation


Moins d’affluence que la veille ce mardi, au deuxième jour du procès Clearstream.
Si, devant la porte de la 1ère chambre, une ou deux groupies se pressaient pour voir Dominique de Villepin, ce dernier n’aura pourtant pas ouvert la bouche de l’audience.
A la barre, le journaliste Denis Robert et l'ancien auditeur Florian Bourges ont tenté de convaincre tour à tour le tribunal qu'ils n'étaient que des victimes collatérales de cette affaire de manipulation.



«Il avait 23 ans, il était plein d'idéal.
Et c'est alors qu'il rencontre quelqu'un qui lutte contre la corruption (Denis Robert, ndlr) et un agent de la DGSE», ou du moins qui se fait passer pour tel, Imad Lahoud.
«En aucun cas, il n'imagine ce qui va arriver après. Il a été atteint par une balle perdue».
C'est ainsi que l’avocat Maurice Lantourne a résumé la malencontreuse aventure de son client Florian Bourges.

Fines lunettes sur un bouc finement taillé, le prévenu concède: «J'ai été assez naïf, voire stupide» face à Imad Lahoud.
«J'ai été manipulé, mais je n'avais pas de raison de me méfier», confie celui qui a remis des listings Clearstream à Denis Robert.

«Je ne m'acharne pas contre Clearstream, c'est Clearstream qui s'acharne contre moi»

Dans un deuxième temps, Denis Robert arrive à la barre, tendu.
Peu avant, il confie à des confrères: «Tout le monde me demande si je suis stressé, à la longue, ça finit par me stresser».
Le journaliste d’investigation comparaît pour avoir recelé les listings volés par Florent Bourges. Il dit être un «intermédiaire», «sans rôle actif».
Sous les questions de l’avocat de Clearstream, il finit par craquer: «Je ne m'acharne pas contre Clearstream, c'est Clearstream qui s'acharne contre moi.»

S’ensuit un récit digne d’un film d’espionnage, mêlant un accident de voiture de l’un de ses informateurs, dont les roues de voiture ont été dévissées, une tentative d’enlèvement et des menaces sur la fille d’un autre, une visite chez EADS dans des locaux ultra-sécurisés et des rencontres avec de supposés anciens espions anglais...

Le journaliste témoigne également du pouvoir de manipulation d'Imad Lahoud, qui a «su très habilement jouer» de la situation.
«Il avait une version pour tout», raconte-t-il, et paraissait «super informé».
Un jour, «il m'a dit qu'il avait hacké le système de Clearstream», «un truc de dingue».
Imad Lahoud pourra à son tour s’expliquer ce mercredi, durant les audiences, tout comme Jean-Louis Gergorin.
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mer 23 Sep 2009 - 23:41

Les avocats de Dominique de Villepin ont jugé mercredi soir «scandaleux» les propos du président de la République au sujet des prévenus du procès Clearstream. Propos, qui selon, eux violent les règles relatives à la présomption d'innocence.
«Deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel», a déclaré quelques minutes plus tôt Nicolas Sarkozy lors d'une intervention télévisée sur TF1 et France 2.

«Nicolas Sarkozy affirmait de New York, devant toute la France, que Dominique de Villepin était coupable car il était traduit devant un tribunal», a tonné Me Olivier Metzner devant la 11e chambre du tribunal correctionnel.

Atteinte à la présomption d’innocence ?

«C'est cela le respect de votre tribunal, de votre parquet?
C'est cela le spectacle que le président donne à la France de notre justice?», a-t-il poursuivi, rappelant que «la présomption d'innocence fai(sai)t partie de nos textes fondamentaux».

«On avait déjà voulu pendre au croc M. de Villepin, maintenant on le dit déjà coupable», s'est encore indigné l'avocat de l'ancien Premier ministre, faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy, selon lesquels il souhaitait que les faussaires fussent «pendus à un croc de boucher».

«C'est une atteinte scandaleuse aux principes fondamentaux», a appuyé son confrère, Me Henri Leclerc, tout en relevant que si M. de Villepin voulait poursuivre le chef de l'Etat pour atteinte à sa présomption d'innocence, il ne pourrait le faire, Nicolas Sarkozy jouissant d'une totale immunité judiciaire.

«Extrêmement choquant», pour Pierre Moscovici

Le député PS a aussitôt réagi mercredi soir.
«Il y a des expressions qui ne sont pas seulement maladroites. Parler des coupables alors lorsqu'on est président de la République, c'est à dire le garant de l'indépendance de la justice et aussi du respect de la présomption d'innocence, c'est extrêmement choquant», a insisté l'élu du Doubs sur Europe 1.


«C'est son inconscient qui a parlé, il y a un règlement de comptes qui est en train de se dérouler au sein de la droite, pour lui, Dominique de Villepin est un coupable qui doit être châtié», a-t-il analysé.



Nicolas Sarkozy, avocat de formation, n'en est pas à son premier lapsus.
Il avait déjà été au centre d'une polémique du même type en qualifiant d'«assassin» le tueur présumé du préfet Erignac, Yvan Colonna, avant son procès.
Ce qui lui a valu de faire l'objet d'une procédure judiciaire de l'intéressé.
Mais la justice a estimé qu'elle ne pouvait se prononcer tant que Nicolas Sarkozy était président de la République.
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Sam 26 Sep 2009 - 12:00

Quand Lahoud fréquentait Pérol, ancien directeur-adjoint du cabinet de Sarkozy



Un rapport remis en 2008 aux juges d'instruction de l'affaire Clearstream affirme que le faussaire présumé avait également des relations avec d'actuels ministres...

Qui a manipulé qui? Voilà une question plus que jamais au centre des débats du procès Clearstream.
Un rapport de quatre pages remis en 2008 aux juges d'instruction de l'affaire, et révélé samedi par le Journal du Dimanche, indique qu’Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié les fichiers Clearstream, fréquentait en 2004 et 2005 l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol et les actuels membres du gouvernement Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Woerth.

Selon ce rapport, les policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif) ont recensé les frais de réception et de restauration remboursés à Imad Lahoud par son ancien employeur, EADS, en 2004 et 2005, pour un montant total proche de 16.000 euros, selon plusieurs sources proches du dossier.

Comme révélé durant le procès par les avocats de Dominique de Villepin, Imad Lahoud a ainsi déjeuné quinze fois avec François Pérol, qui était à l'époque directeur-adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie.

Pour la défense de Dominique de Villepin, ces rencontres pourraient tout aussi bien démontrer que c'est Nicolas Sarkozy qui s'est servi de l'affaire contre l'ancien Premier ministre, et non l'inverse.

Très bien introduit

Imad Lahoud aurait également, selon les policiers, organisé le 25 février 2004, quelques semaines avant l'envoi de listings falsifiés à la justice, une réception à laquelle participait François Pérol, Gilles Grapinet, conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon et le beau-frère de Dominique de Villepin, Michel Piloquet.

Plus loin, on apprend que le 5 mai 2005, c'est l'actuel ministre du Budget, Eric Woerth, qu'invite Imad Lahoud, dont l'épouse, Anne-Gabrielle Heilbronner, dirige alors le cabinet.
De même, l'actuelle secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a partagé à deux reprises avec son époux, à l'époque cadre chez EADS, la table d’Imad Lahoud.

Le rapport révèle enfin que le faussaire présumé a également déjeuné avec Bernard Casanova, alors proche de Bernard Squarcini, l'actuel patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et Brigitte Henri, qui travaillait alors avec le directeur central des Renseignements généraux (DCRG), Yves Bertrand.
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Lun 28 Sep 2009 - 7:24

audition des parties civiles avant celle, mercredi, de Villepin


Après des échanges nourris dans les médias, et parfois extrêmement violents, entre Sarkozystes et Villepinistes, le procès Clearstream entre dans sa deuxième semaine avec les auditions ce lundi des parties civiles, et celle de Dominique de Villepin, en point d'orgue mercredi.

De lundi à mercredi, le débat judiciaire devrait se poursuivre tant derrière les portes capitonnées de la 11e chambre, qu'à l'extérieur du Palais, où la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin devrait continuer à inonder les médias.

Après le lapsus newyorkais --Nicolas Sarkozy a qualifié mercredi de "coupables" les prévenus au procès--, et l'appel de Dominique de Villepin à une plus grande "réserve" présidentielle, les débats seront de retour dans l'arène judiciaire.

Lundi, la journée devrait être relativement calme. Notamment en raison de l'absence d'Imad Lahoud, qui a prévu de célébrer la fête juive du Grand Pardon (Yom Kippour).
Certaines parties civiles, comme l'ancien dirigeant de Thomson-CSF, Alain Gomez, devraient en profiter pour raconter au tribunal leur stupeur et leur incompréhension, le jour où elles ont appris que leur nom figurait dans les listings.

Les interrogatoires de mardi et mercredi devraient permettre de voir un peu plus clair dans le magma Clearstream, cette affaire de "dénonciation calomnieuse", où les prévenus sont soupçonnés d'avoir falsifié des listings bancaires, et d'y avoir ajouté les noms de plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes.

Mardi, l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, et son employé Imad Lahoud, tous deux soupçonnés d'avoir falsifié les listings, seront une nouvelle fois confrontés.
La semaine dernière, les deux hommes ont déjà pris la parole. Tandis que l'imprévisible Lahoud a affirmé avoir été "la chose" de son insatiable patron, Gergorin a assuré n'avoir été que le "pigeon" du jeune mathématicien.

Quant à Dominique de Villepin, que l'accusation soupçonne d'avoir collaboré à la machination, il sera entendu mercredi, mais pourrait intervenir dès mardi.
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 29 Sep 2009 - 22:50

Au cinquième jour du procès, les deux hommes ont continué à se rejeter les fautes...



Pendant plus de cinq heures, Jean-Louis Gergorin a été passé au crible des questions du président, du procureur et des avocats.
Objectif: définir s’il est à l’origine ou non de la falsification des listings de Clearstream.


Jean-Louis Gergorin joue les crédules: ces noms, ces listings, il y a cru.
Vraiment.
Même quand le nombre de transactions augmentait.
«Plus y'en avait, plus j'y croyais!», s’enthousiasme-t-il.

«Je me suis retrouvé comme une poule devant un couteau»

Puis Jean-Louis Gergorin raconte comment il a rédigé les lettres anonymes envoyées au juge van Ruymbeke: «Je me suis retrouvé comme une poule devant un couteau, à devoir rédiger une lettre anonyme.»

Imad Lahoud, lui, nie tout en bloc.
«Non monsieur le président.»
Non, il n’a pas tapé les lettres anonymes. A peine reconnaît-il: «Je n'ai donné à Jean-Louis Gergorin que le dernier envoi» et «je lui ai remis tout simplement un CD Rom que j'ai gravé».

Dominique de Villepin compte les points


L’ancien premier ministre, également sur le banc des prévenus, n’aura pas beaucoup été mis en danger ce mardi.
Lors d’une courte intervention, il a réaffirmé n’avoir «jamais eu connaissance du listing», n'y avoir «jamais contribué».

A la barre, ni Imad Lahoud, ni Jean-Louis Gergorin ne le mettront en danger.
Pendant l'interruption de séance, Olivier Metzner, son avocat, souligne que le nom de son client «n'a pas été évoqué».
«Il se voit exonéré par Jean-Louis Gergorin lui-même», précise-t-il.

Mercredi, à la barre, ce sera à Dominique de Villepin qui devra répondre au question du président.
Mais «il n'y aura pas de scoop», prévient son avocat, «il restera dans ses positions, car lui, contrairement à d'autres, a toujours été constant dans ses déclarations».
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mer 30 Sep 2009 - 22:54

L'ex-Premier ministre a nié pied-à-pied toute implication...


«Trop, c'est trop. On pourrait me croire parfois!»
Il aura finalement fallu attendre quatre heures et dix minutes d'audition pour observer l'un des rares signes d'exaspération de Dominique de Villepin.
Soumis au feu roulant des questions du tribunal correctionnel de Paris, l'ex-Premier ministre a passé ce mercredi après-midi a nié pied-à-pied toute implication dans l'affaire Clearstream.

Un visiteur secret à l'Intérieur

Veste noire sur chemise blanche, il s'est dit «heureux de pouvoir apporter [sa] contribution à l'émergence de la vérité».
La plupart du temps avec solennité.
Quelques fois avec une pointe d'humour.
Le nom de Nicolas Sarokzy a-t-il été mentionné lorsqu'on lui a parlé de Clearstream?
«A aucun moment, il n'a été fait référence à lui.»
Et le visiteur secret qui venait le voir alors qu'il était ministre de l'Intérieur?
«Il a finalement été identifié et longuement interrogé: c'était mon kinésithérapeute!», lâche Villepin dans un sourire.
«Je ne savais pas que Gergorin pratiquait les massages», répond du tac-au-tac le procureur Jean-Claude Marin.

Dialogue de sourds

Malgré tous ses efforts, le procureur, très piquant, n'est pas parvenu à démêler le vrai du faux entre Villepin et Gergorin.
Le premier assure qu'il n'a assisté qu'à deux réunions consacrées à Clearstream.
Le second parle d'une quinzaine d'entretiens.
Le premier explique qu'il n'a jamais formulé de «demande spécifique».
Le second parle d'instructions transmises à Villepin par le président de la République.

Un dialogue de sourds auquel l'avocat de Nicolas Sarkozy a mis fin.
Après avoir passé l'après-midi à classer ses questions dans de petites pochettes rouges, Thierry Herzog a attaqué Villepin frontalement.
Il n'a pas eu plus de succès.
«Vous n'arriverez pas à démontrer une implication du ministre que j'ai été pour des actions que je n'ai pas commises, lui a rétorqué l'ancien Premier ministre. Cela montre bien ce que votre tentative a de désespéré.»
Pour en être sûr, il faudra tout de même attendre le jugement.
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Lun 5 Oct 2009 - 8:11

le témoignage clé du général Rondot


C'est le témoignage-clé du procès Clearstream. Le général Philippe Rondot, l'espion qui notait tout, est à la barre pour au moins deux jours.
L'homme, qui fête son 73ème anniversaire aujourd'hui, viendra s'expliquer sur le contenu de ses carnets dans lesquels il avait pris l'habitude de tout consigner
Une énième version qui pourrait fragiliser la ligne de défense de Dominque de Villepin.


Le général devrait contribuer à arbitrer entre les versions contradictoires sur l'origine de la manipulation présentées depuis le début du procès par les principaux co-prévenus, l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin, le mathématicien Imad Lahoud et Dominique de Villepin.
«Nous avions trois versions contradictoires, voilà maintenant que nous en avons quatre», lançait ainsi Olivier Pador, l'avocat d'Imad Lahoud, au soir de l'audition de Dominique de Villepin.

Mercredi dernier, l'ancien premier ministre n'avait pas plié face aux questions de l'accusation et des parties civiles.
Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, n'avait pu le prendre en défaut, ce qui avait fait dire à ses conseils que Dominique de Villepin «avait démontré son innocence».
«Attendons lundi 5 octobre, nous verrons bien ce que dira le général Rondot sur ses écrits et comment il faut les interpréter», avait prévenu Me Herzog.

Des notes qui «ne retranscrivent pas la vérité historique»

En 2003 et 2004, le général Rondot, alors conseiller du ministre de la Défense pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros), a enquêté sur les listings Clearstream pour le compte du ministère de la Défense à partir de 2003, puis pour celui de Dominique de Villepin.

Ainsi que son père Pierre Rondot, également agent de renseignement, le lui avait appris, le général note tout.
Dans ses carnets, il consigne ses remarques, ses réflexions et dresse des comptes-rendus de ses réunions et rencontres.
En parcourant ses notes, les juges ont pu accéder à la chronologie et aux dessous de l'affaire.

On y lit ainsi que, lors de la réunion du 9 janvier 2004, dans le bureau de Dominique de Villepin, à laquelle participait Jean-Louis Gergorin, il est question d'«un compte couplé N. Sarkozy», ce que l'ancien premier ministre nie formellement.
Plus loin, une remarque attribuée à Dominique de Villepin : «Si nous apparaissons, le PR [Président de la République, Jacques Chirac. NDLR] et moi, nous sautons». La encore, l'ancien premier ministre nie.

Autre difficulté: le général Rondot affirme que, le 25 mars 2004, Dominique de Villepin lui a téléphoné pour lui demander de faire libérer Imad Lahoud, alors en garde à vue dans une autre affaire, ce que réfute encore l'ancien chef de la diplomatie française.
Pour celui qui réfute avoir jamais eu «les listings Clearstream entre les mains», les très embarrassantes notes du général, «ne retranscrivent pas la vérité historique».
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 6 Oct 2009 - 0:03

Témoin clé de l'affaire, le général a contredit, ce lundi, la version de l'ancien Premier ministre...


Le buste est resté droit, les mains jointes dans le dos. Comme s'il était encore au rapport, le général Philippe Rondot a livré sa version de l'affaire Clearstream à la barre du tribunal correctionnel de Paris.
L'exposé a duré 90 minutes.
Point par point, l'espion a contredit les explications que Dominique de Villepin a données mercredi dernier aux juges.


«Le nom de Sarkozy est cité»

Chargé de vérifier l'authenticité des listings Clearstream et l'existence de comptes occultes, le général Rondot a tout consigné dans ses petits carnets à spirale.
Hier, il a commencé par revenir sur la fameuse note du 9 janvier 2004.
«Dominique de Villepin m'avait demandé de venir. Je me retrouve dans son bureau avec Jean-Louis Gergorin. Le nom de Sarkozy est cité. On parle d'un compte couplé avec un Stéphane Bocsa. Je le note sans comprendre...»

Murmures dans la salle d'audience: en deux minutes, le général vient de percer la défense de Dominique de Villepin.
La semaine dernière, l'ancien premier Ministre avait assuré à trois reprises n'avoir jamais évoqué le cas de Nicolas Sarkozy lors de cette réunion.

Et Villepin s'enfonce dans son siège

Voix chevrotante, crâne dégarni: à 73 ans, Philippe Rondot n'a plus l'allure d'un fringant militaire.
Mais il en a conservé l'intégrité.
«Je repars de son bureau d'autant plus troublé que Villepin me demande de ne pas alerter Michèle Alliot-Marie, qui est alors mon supérieur direct au ministère de la Défense. Ce n'est pas mon habitude...», poursuit-il à la barre.
Derrière lui, Villepin prend des notes et commence à s'enfoncer dans son siège.

De son côté, Thierry Herzog, l'avocat de Sarkozy, se frotte les mains.
Inconsciemment, il reproduira le geste à plusieurs reprises lors de l'explication de texte.
Notamment quand Rondot aborde le second entretien avec Dominique de Villepin.
Cette note-là date de juillet 2004.
«Je m'étais rendu compte que Clearstream était une manipulation. Je lui fais part de mes résultats et propose de détruire les notes. Il me répond alors: "Si nous apparaissons, le président de la république et moi, nous sautons!" A l'époque, il a encore des doutes.»

La semaine dernière, l'ancien premier Ministre avait bien prétendu le contraire.
Comme s'il pensait à ce moment précis, Rondot enfonce alors le clou: «En conclusion, j'ai agi en militaire. Je n'admets pas qu'on mette ma parole en doute. Je n'ai pas un QI de pétoncle!»
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 6 Oct 2009 - 8:07

le juge Renaud van Ruymbeke entendu à son tour


Après le général, le juge.
Au lendemain de l'audition musclée de Philippe Rondot, qui a livré un témoignage accablant pour Dominique de Villepin, c'est au tour de Renaud van Ruymbeke d'être entendu dans le cadre du procès Clearstream.

En charge de l'affaire des frégates de Taiwan, le juge d'instruction avait reçu, en 2004, des lettres accusant plusieurs hommes politiques et hauts responsables français d'avoir un compte chez Clearstream, servant à faire transiter l'argent de l'affaire des Frégates.

Après enquête, Renaud van Ruymbeke avait estimé qu'il s'agissait d'une manipulation.
L'affaire lui a malgré tout valu une comparution devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 6 Oct 2009 - 23:00

A la barre, le juge Renaud van Ruymbeke a expliqué comment il a obtenu les listings truqués...

Un juge face aux juges.
Ce mardi, le juge Renaud van Ruymbeke a été mis sur le gril, devant le tribunal correctionnel de Paris.
Ce témoin dans l’affaire Clearstream a martelé sa défense: «Je suis totalement étranger à l’affaire Clearstream», répète-t-il.
«A l’époque, je travaillais sur l’affaire des frégates de Taïwan, c’était la grosse affaire, pas Clearstream.»

Face à lui, les avocats s’en donnent à coeur joie, voyant le schéma inversé: interroger un juge n’est pas possible tous les jours.
Cela devient même intimidant, quand, comme pour un des avocats présents, le juge a été son professeur...

Gergorin, un homme «convaincu et convaincant»

Qu’importe, les questions s’enchaînent, définissant les liens entre Renaud van Ruymbeke et les autres protagonistes de l’affaire.
En avril 2004, il est contacté par Jean-Louis Gergorin, par l’intermédiaire de son avocat, Thibault de Montbrial.
Le vice-président d’EADS veut lui faire des révélations quant à un réseau de corruption, qui concernerait notamment des rétro-commissions de l’affaire des frégates.
Van Ruymbeke rencontre alors à deux reprises celui qu’il décrit comme un homme «convaincu et convaincant», qui «lui paraît de bonne foi».

Gergorin, qui craint pour sa sécurité, refuse de témoigner sous X. Contrairement à ce que l’ancien vice-président d’EADS affirmait quelques jours plus tôt à la barre, le juge affirme qu’il n’a jamais suggéré à Jean-Louis Gergorin de lui envoyer des lettres anonymes.

Querelle d'avocats

A l'époque, Me Thierry Herzog, aujourd'hui avocat de Nicolas Sarkozy, est conseil de Thales.
A ce titre, certains avocats des prévenus ont suggéré mardi, à demi-mots et sans jamais citer son nom, qu'il en avait profité pour avertir Nicolas Sarkozy qu'il figurait dans les listings.

Des insinuations qui ont provoqué une vive querelle parmi les avocats, bagarre soldée par une rapide intervention du bâtonnier élu.

Mercredi, dernier jour d’audience de la semaine, verra le retour du général Rondot, entré dans la salle sous les flashs des photographes, ce mardi.
Le témoin assisté devrait être confronté aux prévenus Dominique de Villepin, Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin.
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mer 7 Oct 2009 - 12:09

Juppé éprouve de la compassion pour Villepin

L'ancien Premier ministre Alain Juppé a exprimé mercredi de la "compassion" pour Dominique de Villepin,un des cinq prévenus du procès Clearstream,et trouve "ce déballage mauvais pour tout le monde".


Le maire UMP de Bordeaux éprouve "bien sûr" de la compassion pour l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac.
"J'ai avec Dominique de Villepin des relations d'amitié anciennes et qui sont intactes".

"Je n'ai pas très envie de m'exprimer là-dessus parce que je m'y suis brûlé les ailes,et je n'ai pas envie de porter de jugement sur le déroulement d'un procès ou sur le fonctionnement de la machine judiciaire",a ajouté l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac.
Lui-même frappé d'inéligibilité en 2004 dans l'affaire des emplois fictifs du RPR,M. Juppé avait "ressenti cela comme totalement inhumain".

Interrogé sur le terme de "coupable" employé par Nicolas Sarkozy au sujet des mis en cause dans l'affaire Clearstream,Alain Juppé a rappelé que "la présomption d'innocence est un fondement de tout état de droit de toute démocratie".
"Je n'ai pas envie de mettre des bons points et des mauvais points",a-t-il cependant ajouté.

"Je pense que globalement ce déballage est mauvais pour tout le monde",a conclu l'ancien Premier ministre.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mer 7 Oct 2009 - 23:53

Villepin «n'a pas voulu régler de comptes avec Sarkozy»


La contradiction dans la confrontation. Abreuvé de versions différentes de l'affaire Clearstream, le tribunal correctionnel de Paris avait décidé, mercredi, de confronter les différents protagonistes pour tenter d'y voir clair.
Sans succès. La journée a vu Lahoud et Gergorin rester sur leurs positions et surtout Dominique de Villepin s'enfoncer dans la négation.



L'épisode de la garde à vue

Après trois heures passées sur le gril, l'ancien Premier ministre s'est même lancé dans une de ses envolées dont il a le secret.
Il a affirmé qu'un homme politique tel que lui n'avait pas pu tremper dans l'affaire Clearstream.
«Je n'ai pas voulu régler de comptes avec Nicolas Sarkozy. Cela aurait signé ma mort politique! Toutes vos questions sont sans fondement.»

Ce n'est pourtant pas l'impression qu'a donnée sa confrontation avec le général Rondot.
Comme quasiment tous les jours, le tribunal a souhaité revenir sur l'épisode de la garde à vue d'Imad Lahoud. C'était en mars 2004.
Le mathématicien avait été interpellé dans une autre affaire de «faux et usage de faux».
Appelé à la barre, le général Rondot assure une fois de plus avoir reçu des ordres de Dominique de Villepin pour faire libérer le falsificateur présumé des listings Clearstream.


Un micro renversé


Pour une fois, Gergorin et Lahoud sont d'accord sur les faits.
Mais pas Villepin...
«Je n'ai pas demandé la libération d'Imad Lahoud, martèle-t-il. Je ne le connaissais même pas.»
La petite voix métallique de Gergorin ressurgit alors: «J'ai bien appelé le ministre à ce sujet. Je suis passé par son garde du corps pour le joindre.» Contestant autant avec les mains qu'avec la parole, Villepin renverse le micro : «Jamais. Jamais il ne m'a joint, Monsieur le président. La vérité est parfois plus simple, plus prosaïque... »
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Ven 9 Oct 2009 - 8:23

Villepin réfute les accusations
de “rivalités” et de “coups tordus”




La journée a été rude pour l’ancien Premier ministre, présumé complice de l’une des plus fumeuses dénonciations calomnieuses de l’histoire du pays. Dominique de Villepin, face à ses contradicteurs, a tenté mercredi d’imposer sa vérité.
A l’en croire, elle serait la seule qui vaille d’être retenue puisque, contrairement à d’autres, lui n’a jamais varié dans ses déclarations.
Depuis le 21 octobre, date d’ouverture du procès, il redit avec force être totalement étranger à la machination ourdie contre une quarantaine de personnalités, dont l’actuel chef de l’Etat.

Jusqu’à lundi dernier, qui a marqué l’entrée en scène du général Philippe Rondot, M. de Villepin n’avait contre lui que les prévenus Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, dont les assertions doivent être prises avec des pincettes.
Il n’en est pas de même s’agissant de l’officier retraité de la DGSE (les services secrets), qui n’est suspect d’aucune malveillance, d’aucun désir de vengeance. A fortiori quand on sait que MM. Rondot et Villepin ont été si proches qu’ils se tutoient.

« Je ne suis pas un serpent charmé par un joueur de flûte »

Aussi, quand le militaire affirme lundi, et confirme mercredi, avoir été convoqué, avec Jean-Louis Gergorin, le 9 janvier 2004 au Quai d’Orsay par l’hôte des lieux, que le ministre des Affaires étrangères lui a demandé d’enquêter sur les listings et que le nom de Bocsa (Nicolas Sarkozy) a été prononcé, le tribunal n’a aucune raison objective d’imaginer que M. Rondot affabule.

Mercredi, en fin d’après-midi, l’ancien espion redit aussi avec force que Villepin est intervenu auprès de lui, le 25 mars 2004, pour faire lever la garde à vue d’Imad Lahoud, falsificateur supposé des fichiers Clearstream.
Ce qui tendrait à démontrer que le ministre se souciait personnellement du sort de la « source » de cette affaire nauséabonde.
A la barre, M. de Villepin dément avec vigueur l’intégralité de ces affirmations, et est aussitôt contredit par MM. Gergorin et Lahoud.
Me Olivier Metzner, brillant défenseur de l’ex-Premier ministre, passe à la question le général Rondot qui, las et peut-être agacé, clôt ainsi l’échange : « Je n’ai pas de raison d’inventer ! Je ne suis pas un serpent charmé par un joueur de flûte. »

Dominique de Villepin sait que les débats tournent une fois de plus en sa défaveur.
D’où la soudaine montée en température, dans la soirée, tandis que par-delà les fenêtres de la 11e chambre correctionnelle l’on voit un orage déverser ses trombes d’eau sur Paris.
« Une dénonciation calomnieuse signe la mort de celui qui en est à l’origine »

Avec un incontestable panache, le tribun Villepin s’emporte, verbe haut et clair : « Je n’ai pas demandé au général Rondot de venir avec ses fiches bristol et son petit crayon pour en faire le scribe d’une réunion de comploteurs !
Ce n’est pas ma conception de la République.
L’histoire de ma relation avec Nicolas Sarkozy démontre que non seulement je n’ai pas voulu régler des comptes, mais que j’ai fait abstraction des coups qui m’étaient portés. Je veux bien qu’on m’accuse de beaucoup de choses, mais de rivalités, de coups tordus, non ! »

L’ancien ministre fait une allusion sibylline – une menace voilée ? – à « Claude Guéant ou Brice Hortefeux », « à de grands contrats financiers », « des intermédiaires » auxquels on devrait s’intéresser, et revient à son sujet : « On ne demande pas à un homme aussi sérieux que le général Rondot ou, plus tard, à un service comme la DST de faire une enquête si on veut comploter ! (…)
Une dénonciation calomnieuse, en matière politique, a ceci de particulier qu’elle signe la mort de celui qui en est à l’origine.
Ce ne serait pas avoir le sens de sa propre survie, le sens de son honneur, que d’agir de la sorte. »

Estimant voir « quelque chose de scandaleux dans cette audience », Dominique de Villepin conclut au « malentendu avec le général Rondot ».

Fin des débats, le procès reprend lundi.
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Le procès Clearstream

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