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 Le procès Clearstream

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jacotte
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Lun 12 Oct 2009 - 22:29

Compte-rendu de la dixième journée d'audience...

C'était sans doute l'une des dernières chances de trouver la vérité.
Elle a fini à la corbeille à papiers.
Le tribunal correctionnel de Paris a entendu, cet après-midi, Yves Bertrand.
Patron des Renseignements généraux (RG) pendant douze ans, le petit homme trapu avait l'habitude de consigner ses informations dans de petits carnets à spirale. Ses «brouillons» comme il les appelle

«Au fil des pages, on y trouve les mêmes noms que dans les listings Clearstream, l'interroge le président Pauthe. Ceux qui étaient censés avoir un compte occulte...»
Bien installé sur sa chaise, le natif de Grasse ne se démonte pas: «Dans mes brouillons, je n'ai pas cité feu l'abbé Pierre ou soeur Emmanuelle, lâche-t-il de sa voix rocailleuse.
Ce sont des personnes de pouvoir. C'est normal qu'ils figurent dans mes papiers...»

VGE, les commissions et le KGB

Comme un enfant que l'on aurait privé de son jouet, le sexagénaire en profite alors pour se plaindre.
«De toute façon, je ne les ai plus mes brouillons. Ils ont été soustraits [par la justice]. Tout le monde les a. Mais pas moi!»
Attendri, l'un des avocats lui tend alors une copie des documents.
Il se met à lire à voix haute. «Là, c'est VGE [Valéry Giscard d'Estaing], les commissions pétrole, le KGB. Ah, Imad Lahoud...»

Ça tombe bien.
Le mathématicien a justement prétendu avoir ajouté le nom de Sarkozy sur les listings dans le bureau de l'ex-patron des RG.
«C'est une fable. C'est rocambolesque, s'énerve-t-il. Je n'ai jamais rencontré Lahoud. Qu'il dise alors où se trouvait mon bureau!»
Le président appelle Lahoud, puis Gergorin et enfin Denis Robert pour tenter, une nouvelle fois, de démêler le vrai du faux.
«Tout ça est fait de bric et de broc, lâche finalement le témoin. On se croirait dans un film de Louis la Brocante!»
Voire dans du Pagnol, avec son accent.


Dominique de Villepin

C’était sa dernière audition avant le début des plaidoiries des parties civiles.
A l'issue des débats, ce lundi, Dominique de Villepin s'est levé pour faire une longue déclaration au tribunal.
«Le fait d'être désigné comme un rival politique de Nicolas Sarkozy me vaut d'être aujourd'hui devant vous, ne pas l'être pour Michèle Alliot-Marie lui permet d'être garde des Sceaux», a déclaré Dominique de Villepin.

Durant le procès, la défense de Villepin a plusieurs fois affirmé que MAM et son directeur de cabinet, Philippe Marland, avaient été régulièrement informés par le général Rondot de l'affaire Clearstream, mais qu'ils n'en avaient jamais alerté personne


Bouc émissaire

«Toutes ces accusations reposent sur un parti pris, une sorte d'inégalité ministérielle: le ministre que j'ai été aurait été plus impliqué que d'autres», a aussi déclamé l'ancien Premier ministre.


«De quoi m'accuse-t-on? avait commencé Villepin. On croit toujours Rondot sauf quand il m’innocente et jamais Jean-Louis Gergorin sauf quand il m’accuse.» Pour l’ancien Premier ministre cette affaire
«nauséabonde» nécessite «un bouc émissaire».
Mais «je ne crois pas qu’elle a la dimension politique qu’on lui a donnée ou qu’elle révèle les turpitudes de l’Etat. Je comprends la douleur des parties civiles, je le dis de toutes les parties civiles, y compris pour Nicolas Sarkozy. C’est dire à quel point il n’y a pas de haine de ma part», conclut-il

«Dominique de Villepin est un excellent plaideur, s’est amusé à la sortie du tribunal Thierry Herzog, l’avocat du Président. Je suis fier qu'il ait rejoint le barreau.»
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 13 Oct 2009 - 14:23

Début des plaidoiries des parties civiles au procès Clearstream

Les plaidoiries des parties civiles dans le procès Clearstream ont commencé mardi devant le tribunal correctionnel de Paris.Les deux avocats de la chambre de compensation luxembourgeoise ont d'abord pris la parole,en demandant au tribunal de faire condamner Florian Bourges,l'ancien auditeur d'Arthur Andersen,qui serait "au début" de l'affaire Clearstream.


"Il y a Florian Bourges,car il y a Denis Robert (le journaliste également poursuivi)",a plaidé Me Richard Malka."Mais la source de cette affaire est un ancien cadre de Clearstream,Ernest Backes,limogé en 1983 qui a coécrit Révélations' avec Denis Robert en 2001".Le défenseur de Clearstream a rappelé "le préjudice d'image" de la société dû à cette affaire."Nous sommes usés par les huit ans" de procédure",a-t-il dit.

L'avocat de Philippe Delmas,ancien vice-président d'Airbus,a,sans surprise,demandé la condamnation de Jean-Louis Gergorin,ancien responsable d'EADS,dont "la capacité à mentir a été révélée" au cours de ce procès."Lorsqu'il ment,il le fait avec talent",a dit Me Jean-Yves Garaud.

Les plaidoiries des parties civiles sont prévues mardi,mercredi et lundi prochain.Celle très attendue de Me Thierry Herzog,avocat de Nicolas Sarkozy,devrait se dérouler lundi après-midi.Le ministère public devrait ensuite requérir mardi.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 13 Oct 2009 - 21:39

"Les coupures de presse ne cicatrisent jamais"

Le procès Clearstream est entré dans sa deuxième phase,ce mardi,au Palais de justice de Paris. Après plusieurs semaines d'audience des prévenus,la journée était consacrée aux premières plaidoiries des parties civiles,mais pas les plus attendues.Résultat,une salle à peu près déserte.Même les journalistes étaient absents des bancs de la Première chambre.



Jean-Louis Gergorin a été la cible des critiques des avocats des parties civiles lors de leurs plaidoiries


Le procès Clearstream est entré dans sa deuxième phase,ce mardi,au Palais de justice de Paris.Après plusieurs semaines d'audience des prévenus,la journée était consacrée aux premières plaidoiries des parties civiles,mais pas les plus attendues.Résultat,une salle à peu près déserte.Même les journalistes étaient absents des bancs de la Première chambre.

Quatre avocats ont plaidé avec une belle unanimité : dans cette affaire,les parties civiles ont été lésées au profit d'une querelle politique entre deux ennemis,Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.Les autres,"tout le monde s'en fiche",lâche l'avocat de Patrick Goubert.

Le bal s'ouvre avec Me Poynard,l'avocat d'Alain Gomez,ex-PDG de Thomson.Jean-Louis Gergorin est très vite pris pour cible."Le corbeau n'est pas un petit dénonciateur de province mais une personne bardée de diplômes qui a réussi un tour de force inouï,réunir le gratin politique et médiatique autour de ce dossier",estime l'avocat. Celui-ci,en soulignant les compétences intellectuelles de l'ex-numéro trois d'EADS,veut démontrer l'absurdité de la défense choisie par ce dernier."Sa thèse de la bonne foi est pitoyable,argue-t-il.Il tente une opération de blanchiment du mensonge." Pour Me Poynard,la version qui consiste à dire que la source lui a fourni les informations et a mis,parmi les listings et de son propre chef,"la quasi-totalité des gens que Jean-Louis Gergorin n'aime pas" ne tient pas la route."Aujourd'hui encore,cet homme joue la carte de se faire passer pour un déséquilibré."

La "motocrotte de la diffamation parisienne"


A la barre,l'avocat du milliardaire Arcadi Gaydamak,Me Goldanel,refait le procès de la presse."J'ai l'honneur de défendre l'un des hommes les plus calomniés de France",déclare-t-il.Dans cette affaire,"on a instrumentalisé les médias et la justice qui travaillent,hélas,en binôme!" Abandonnant la culpabilité des médias,il se perd alors dans une autre affaire,celle de l'Angolagate,à laquelle est rattaché son client.Et de se faire rappeler à l'ordre par le président.

La tactique qui consiste à incriminer les médias est aussitôt reprise par Me Fedida,l'avocat d'Alain Madelin,qui s'est lui aussi constitué partie civile.C'est par la presse que l'ex-ministre a appris que son nom figurait parmi les listings de Clearstream.Une "sombre affaire" qui prend toute sa substance le 8 juillet 2004,avec l'article du magazine Le Point,"motocrotte de la diffamation parisienne",explique l'avocat."Des journalistes peu scrupuleux de la présomption d'innocence,comme ceux du Parisien,dont tout le monde connaît la délicatesse,ajoute-t-il,ont jeté en pâture le nom des victimes,dont celui d'Alain Madelin." Puis, il lâche avec emphase: "Les coupures de presse ne cicatrisent jamais." Rires dans la salle.Me Fedida empile les effets de style jusqu'à s'y perdre."Il faut soulever le gobelet pour trouver où est le haricot de la responsabilité",ose-t-il.Nouveaux rires mais aussi haussements de sourcils.En conclusion,l'avocat déplore la "dénonciation calomnieuse acharnée et répétée" qui a visé,via les courriers envoyés au juge Van Ruymbeke et l'étalage qui en a été fait dans la presse,l'ex-ministre.Enfin,s'écrit-t-il,"on n'a pas apporté la moindre parole de regret,ni la moindre parole d'excuse" du côté des prévenus quant à la "façon dont les choses se sont passées".A 17 heures,fin du premier acte.Reprise demain.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mer 14 Oct 2009 - 16:56

La salle d’audience de Clearstream s’est transformée en scène de spectacle, ce mercredi après-midi.
Petit, trapu, en short, des chaussettes dans ses sandales, un homme s’approche de la barre, en jetant négligemment son pull bleu sur l’une de ses épaules. Cet homme, c’est Gérard Prélorenzo, une des parties civiles du procès.
Dans chaque affaire, tout citoyen a le droit de se porter partie civile s’il estime qu’il est concerné.
Il peut aussi plaider, sans avocat


«Je veux la réouverture de l’instruction», réclame d’emblée Gérard Prélorenzo. Contrairement aux autres parties civiles, son nom n’apparaît pas dans les listings falsifiés. Ce qu’il voudrait, c’est «savoir où sont passés les milliards».
«Savoir qui a gribouillé les listings, je m’en fiche!», précise-t-il.

Sorti par trois gendarmes

Devant ses déclarations, le président s’énerve, lui demandant de retourner à sa place.
Finalement, l’homme se couche par terre, refusant de bouger.
A la demande du président, trois gendarmes interviennent, l’attrapant par les bras et les jambes pour l’expulser de la salle.
«J'espère que lundi, Maître Herzog (l’avocat de Nicolas Sarkozy, ndlr) sortira de la même façon du tribunal», s'exclame Patrick Maisonneuve, avocat de Squarcini, une autre partie civile du procès


Mais le sketch n’est pas terminé.
Une seconde partie civile arrive à la barre.
Il s’agit de Joël Bouard, fondateur du HCCDA, un parti royaliste qui réclame: «Halte à la censure, à la corruption, au despotisme, à l’arbitraire!».
Puis survient une joute avec le président.
Il ne veut pas quitter la barre, il veut s’adresser au président en personne.
«Allez à votre place, celle des parties civiles, avec le micro, que tout le monde vous entende.»

«Cette audience était déjà suffisamment psychiatrisée»

S’ensuit un discours décousu, que Joël Bouard conclut en réclamant «50 millions d’euros à Sarkozy».
Les avocats et les journalistes, présents dans la salle, sont hilares.
Qu’importe, Bouard demande également la relaxe de tous les prévenus.
«Laissez-le parler», défend alors l’un des avocats de Jean-Louis Gergorin, visiblement intéressé par ce soutien inattendu.
Mais non, il ne pourra pas parler plus longtemps.
Deux gendarmes l’escortent déjà vers la sortie.

«Cette audience était déjà suffisamment psychiatrisée», s’amuse de nouveau Patrick Maisonneuve.
Imad Lahoud, lui, regarde.
Incrédule.
«Il a trouvé plus fort que lui», s’exclame un journaliste.
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mer 14 Oct 2009 - 18:50

"Si nous avions eu un parquet indépendant,nous n'en serions pas là"

Les plaidoiries se sont poursuivies,ce mercredi après-midi,au procès Clearstream.Si les avocats ont dédouané Denis Robert,ils n'ont pas épargné la justice.


Pour les plaidoiries de l'après-midi,avocats et journalistes s'étaient passé le mot.Ils étaient présents en nombre.Peut-être l'intervention de Me Mignard y était-elle pour quelque chose.Avant l'ouverture de l'audience,on murmurait "préparez-vous,Me Mignard va plaider!".L'avocat a été fidèle à sa réputation: tout le monde en a pris pour son grade.

Représentant à la fois Edwy Plenel,présent dans la salle,et Gilbert Flam,il promet de faire court et de ne pas dépasser une demi-heure car "la répétition ne fait pas toujours le bonheur".A la barre,il s'attache à différencier les responsables et,comme dans un jeu de sept familles,il dresse les portraits de tous les protagonistes.

D'un côté,il isole les "falsificateurs et les menteurs",catégorie qui englobe Imad Lahoud,Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin.L'informaticien est peut-être,selon lui,"le personnage le plus important et influent du dossier".Quant à l'ancien Premier ministre,il le fustige "d'abstention complice" et l'accuse d'être un "bénéficiaire collatéral" de toute l'affaire Clearstream.Vient ensuite le clan du "certificateur" dont le seul représentant est le général Rondot,"superbe dans l'erreur" et à mi-chemin "entre l'inspecteur Watson et l'inspecteur Clouzot".Il est,d'après lui,"celui sans lequel l'infraction n'aurait pas pu prospérer".Enfin,il distingue les "inactifs et les taisants",comme Dominique Perben,ex-Garde des sceaux,qu'il appelle "l'ombre".

"La dénonciation calomnieuse a été l'instrument de lâches représailles et règlements de comptes"


"L'affaire Clearstream est,au sein d'une affaire où il y en a plusieurs,une instrumentalisation de la justice, gronde-t-il.Là où elle aurait dû jouer le rôle de la vérité,elle a joué le rôle de la rivalité." L'inimitié entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy est très souvent pointée du doigt,ce mercredi."Le fait qu'on ouvre une instruction si tard n'est pas anodin,dénonce Me Mignard.En mai 2006,nous sommes à un an de l'élection présidentielle." Pour Me Bourdon,l'avocat de François Gonthier,"la dénonciation calomnieuse a été l'instrument de lâches représailles et règlements de comptes".

Les avocats, qui se succèdent,usent et abusent de citations de sages.Descartes,Pascal et Condorcet sont pris à partie au sein du Palais.Un autre "sage" est cité à maintes reprises: c'est le journaliste Denis Robert.Tous réclament que les charges soient abandonnées contre celui "qui n'a fait que son métier avec vaillance et ténacité",détaille Me Bourdon.

Les avocats des parties civiles n'hésitent en revanche pas à s'en prendre directement à la Justice qui s'est laissée berner par les acteurs de l'affaire Clearstream."Si nous avions eu un parquet indépendant,nous n'en serions pas là",scande Me Mignard.95% des substituts auraient bien réagi dans cette affaire s'ils avaient été libres.Là comme il s'agit de ministres... plus on monte dans la hiérarchie et plus le cerveau judiciaire disparaît derrière le cerveau politique!" Quant à Me Bourdon,il propose d'inscrire le délit de dénonciation calomnieuse en bande organisée au code pénal.

C'est dans un climat plus détendu qu'est levée l'audience.Les trois dernières personnes à plaider ne sont pas des avocats mais des citoyens constitués parties civiles.L'un d'entre eux,qui refusait de se soumettre aux règles de parole du tribunal,est sorti "de force" de la salle après plusieurs rappels à l'ordre du président.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Lun 19 Oct 2009 - 8:53



Me Thierry Herzog porte devant le tribunal correctionnel de Paris la parole du président de la République et explique les raisons qui ont poussé son client à se constituer partie civile dans cette affaire


Déjà deux semaines que Thierry Herzog trépigne sur son banc.
Ce lundi, l'avocat de Nicolas Sarkozy va enfin pouvoir se lever pour plaider dans le procès Clearstream.
«C'est sans doute celui d'entre nous qui connaît le mieux le dossier», avance l'un de ses confrères dans le prétoire.
Minutieux, Thierry Herzog a en effet passé ses vacances à compulser les 40 tomes de la procédure.
Dans un seul but: faire trébucher Dominique de Villepin.

Cet après-midi, l'avocat au physique de rugbyman devrait encore sortir quelques pièges de ses pochettes rouges.
Depuis le début du procès, il a déjà essayé. Posant et reposant les mêmes questions à rallonge.
Suscitant l'ire de l'avocat de Dominique de Villepin, aussi.
«Est-ce qu'on va laisser poser trois fois la même question, pourquoi pas quarante fois?
Est-il décent dans une enceinte judiciaire de prendre les gens pour des cons?», l'a ainsi sermonné Olivier Metzner en pleine audience.

En quatre semaines de procès, c'est la seule fois où Thierry Herzog est resté coi.
Le reste du temps, ce ténor qui a prêté serment le même jour que Nicolas Sarkozy, a su faire preuve de répartie.
«Je me réjouis qu'un orateur de cette qualité ait rejoint le barreau», a-t-il ironisé après une nouvelle envolée lyrique de Dominique de Villepin, la semaine dernière.

Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy regrettait, dans une interview au Figaro, ses commentaires sur cette affaire.
«Le mieux à faire est de laisser se dérouler le procès», a-t-il assuré.
C'est ce à quoi va s'employer Thierry Herzog ce lundi
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Lun 19 Oct 2009 - 13:59

La plaidoirie attendue de l'avocat de Sarkozy

Le procès Clearstream se poursuit,ce lundi,avec la plaidoirie très attendue de Me Herzog,l'avocat de Nicolas Sarkozy.Son objectif: destabliliser Dominique de Villepin,jusqu'ici épargné.


Après un mois de procès Clearstream,Me Thierry Herzog portera ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris la parole du président de la République et expliquera les raisons qui ont poussé son client à se constituer partie civile dans cette affaire.



L'avocat a déjà affirmé à plusieurs reprises que les dénégations de M. de Villepin ne pesaient pas bien lourd à ses yeux face aux déclarations accablantes du général Rondot.


En dépit de multiples assauts contre M. de Villepin,Me Herzog n'est guère parvenu à le déstabiliser.Ce lundi après-midi,il devrait,en s'adressant cette fois directement au tribunal,attaquer frontalement l'ancien Premier ministre, poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

L'avocat a déjà affirmé à plusieurs reprises que les dénégations de M. de Villepin ne pesaient pas bien lourd à ses yeux face aux déclarations accablantes du général Rondot et de Jean-Louis Gergorin.

"Ce que je voulais,c'est que la vérité éclate"


Durant quatre semaines,la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin a plané sur les débats,les deux hommes politiques prenant bien soin d'entretenir le combat par médias interposés.

Petite accalmie ou stratégie bien huilée: vendredi,dans une interview au Figaro,le président Nicolas Sarkozy qui avait parlé fin septembre de "coupables" à propos des prévenus de l'affaire Clearstream,a regretté ces commentaires.

"Ce que je voulais,c'est que la vérité éclate.Elle est en train d'éclater.Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès,de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire",a expliqué le chef de l'Etat,en concédant: "j'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début".M. de Villepin s'est depuis dit "touché" de tels propos.

Bal de la défense


La plaidoirie de Me Herzog,sera suivie mardi après-midi des réquisitions du ministère public.Le procureur de Paris Jean-Claude Marin et son substitut Romain Victor devraient requérir durant six heures environ.

A partir de mercredi s'ouvrira le bal de la défense.Il débutera mercredi matin par les plaidoiries des avocats de l'auditeur Florian Bourges,et se poursuivra toute la journée par les interventions des quatre avocats de M. de Villepin.

Les conseils de l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin,du mathématicien Imad Lahoud et du journaliste Denis Robert plaideront pour leur part jeudi et vendredi après-midi.

Le procès devrait s'achever vendredi soir et le jugement être mis en délibéré à début 2010.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Lun 19 Oct 2009 - 20:22

L'avocat de Sarkozy accuse Villepin de complot

L'avocat de Nicolas Sarkozy a accusé lundi Dominique de Villepin,dans une plaidoirie-fleuve,d'avoir organisé en 2004 un complot visant à éliminer son rival politique à droite en vue de la présidentielle de 2007.


Pendant plus de quatre heures,à l'issue d'un mois de procès visant les faux listings de la société financière Clearstream,Me Thierry Herzog a plaidé,lisant une longue série de dépositions et pièces du dossier retenues à l'appui de sa thèse.

"Il n'y pas seulement une conviction mais des éléments indiscutables qui montrent que M. Dominique de Villepin a été l'instigateur,a été à l'origine de la machination visant à empêcher Nicolas Sarkozy d'accéder à la présidence de l'UMP",a-t-il conclu dans cet argumentaire de partie civile.

Il a fini par une citation empruntée à un livre de Jérôme Monod,ex-conseiller politique de Jacques Chirac à l'Elysée: "Dominique de Villepin n'a pas de principes".

La plaidoirie,émaillée de renvois chiffrés à des cotes du dossier,a été brocardée par la défense de Dominique de Villepin.Elle l'a qualifiée de "somnolente" devant la presse.

Me Thierry Herzog a été par ailleurs rappelé à l'ordre par le président du tribunal qui lui a demandé,après deux heures et demie de plaidoirie,d'écourter son exposé.

L'avocat a tenté de démontrer que l'ex-Premier ministre s'était allié au vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et au cadre de cette société Imad Lahoud pour mener une manipulation.

UN EURO DE DOMMAGES ET INTÉRÊTS


Fabriqués selon l'accusation par Imad Lahoud,de faux listings bancaires de la société luxembourgeoise Clearstream comportant des centaines de noms,dont celui de Nicolas Sarkozy,avaient été remis à la justice en avril 2004 par Jean-Louis Gergorin,menaçant les intéressés.

"Tant Jean-Louis Gergorin qu'Imad Lahoud et Dominique de Villepin se sont associés,se sont entendus",a-t-il dit. Le complot aurait commencé selon lui en janvier 2004 avec une réunion au Quai d'Orsay,organisée par Dominique de Villepin.

Me Herzog a précisé qu'il ne demanderait qu'un euro de dommages et intérêts à payer solidairement par les trois prévenus qu'il accuse.Il ne demandera pas, contrairement à l'usage,le remboursement des frais de procédure.

En principe,la procédure veut que l'avocat d'une partie civile plaide pour expliquer son préjudice et non pour dire qui est coupable,et la stratégie adoptée par Me Herzog a donc fait dire à la défense qu'il s'érigeait en procureur.

La thèse de Me Herzog va en fait plus loin que celle du procureur,qui doit prendre ses réquisitions mardi.

Ce dernier estime que Dominique de Villepin n'a pas commis de délit pénal jusqu'en juillet 2004,mais qu'il s'est ensuite rendu coupable de "complicité de dénonciation calomnieuse par abstention" pour n'avoir pas dénoncé les faits.

Les juges d'instruction avaient estimé pour leur part que Dominique de Villepin s'était associé à la manipulation à partir d'avril 2004 en demandant à Jean-Louis Gergorin de remettre les faux listings à la justice.

L'avocat du chef de l'Etat a balayé les critiques sur son maintien comme partie civile au procès.La défense juge cette partie civile irrégulière et demande son rejet car le chef de l'Etat a autorité sur une partie de la magistrature.

"Nicolas Sarkozy est une partie civile comme une autre,n'en déplaise à certains,qui voudraient remplacer la justice par la politique",a dit Thierry Herzog.

Il a assuré que c'était lui qui avait convaincu le locataire de l'Elysée de participer au procès.Le procès se finira vendredi,la défense devant plaider trois jours,dont un pour les avocats de Dominique de Villepin,mercredi.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 20 Oct 2009 - 8:08

Le procureur de la République risque de faire trembler la salle d'audience...



Ce mardi, il devrait être à l'heure.
Mais, lundi, Jean-Claude Marin a séché la plaidoirie de Thierry Herzog lors du procès Clearstream.
En un mois de procès, le procureur de la République de Paris n'a pourtant pas manqué beaucoup d'audience.
Et pour cause, c'est lui qui représente le Ministère public dans cette affaire.
C'est donc lui que craignent surtout les cinq prévenus.

Ce mardi après-midi, il livrera ses réquisitions au tribunal correctionnel.
Avant le début du procès, il avait déjà donné quelques indications sur le fond de sa pensée.
«Pour moi, Dominique de Villepin a été l'un des bénéficiaires collatéraux mais parfaitement conscient» de l'affaire Clearstream, avait-il lâché sur l'antenne d'Europe 1.

Déstabilisation

D'habitude, les procureurs de la République exercent une sorte de devoir de réserve sur les affaires en cours. Pas lui.

Visage taillé à la serpe et regard perçant, Jean-Claude Marin n'a pas fait mentir sa réputation depuis le début du procès. A plusieurs reprises, il a élevé la voix pour déstabiliser les principaux prévenus.
Ca a marché avec Imad Lahoud.
Pas avec Dominique de Villepin... Pourtant, il s'était soigneusement réservé l'audition de l'ancien premier ministre le 30 septembre dernier.
Du haut de son pupitre, il attaque alors: «Juste après la garde à vue de Dominique de Villepin... euh d'Imad Lahoud.»

La réaction d'Olivier Metzner ne tarde pas: «Joli lapsus!», souligne l'avocat de l'ancien Premier ministre.
«Oui, c'est un lapsus, reprend Marin d'un ton sec. On verra qui n'en commet pas durant ce procès...»
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 20 Oct 2009 - 12:41

un réquisitoire examiné à la loupe



L'argumentation avancée par le procureur Marin fait débat parmi les juristes


Le procureur de la République pourrait à nouveau requérir une complicité de dénonciation calomnieuse «par abstention» à l'encontre de Dominique de Villepin.


Il est très attendu mais il fera nécessairement l'objet de vigoureux débats.Le réquisitoire du procureur de la République de Paris,prononcé mardi,doit à la fois dévoiler la position du magistrat vis-à-vis du prévenu Dominique de Villepin et de la partie civile Nicolas Sarkozy mais surtout son argumentation juridique.Les deux exercices encourent à coup sûr des critiques politiques et juridiques.

À l'issue de l'instruction dirigée par les juges d'Huy et Pons,en octobre 2008,le procureur Jean-Claude Marin avait en effet requis après avoir d'abord conclu à «l'absence de charges» le renvoi de l'ancien premier ministre en correctionnelle.Le magistrat du ministère public avait alors retenu une complicité de dénonciation calomnieuse «par abstention».C'est ce choix de qualification qui pourrait être confirmé mardi,lors du réquisitoire qui sera prononcé à l'audience.

Dans ses écritures,en octobre 2008,le procureur avait précisé son analyse : Dominique de Villepin,«connaissant le caractère mensonger des pièces transmises à l'autorité judiciaire»,c'est-à-dire les listings,se serait «abstenu de toute action de nature à empêcher la poursuite de l'infraction».Selon le parquet,il aurait donc permis le délit de dénonciation calomnieuse.

Cette argumentation fait débat parmi les juristes.L'acte de complicité est par principe un acte positif, rappellent-ils,et les exceptions ne concernent,par exemple,que la non-assistance à personne en danger ou la non-dénonciation d'un crime.«La jurisprudence sur la complicité par abstention est rare»,confirme le professeur de droit Didier Rebut,qui avait précisément consacré sa thèse de doctorat à l'abstention.«Les dérogations concernent en fait les individus qui ont une obligation d'agir pour empêcher la commission d'un délit.La jurisprudence laisse supposer que leur abstention à agir est une adhésion au délit»,poursuit-il.C'est le cas du douanier condamné pour avoir promis de laisser faire des trafiquants ou encore de chefs d'entreprise ayant laissé se commettre des abus de biens sociaux.Dans une affaire de parricide,une jurisprudence de 1989,restée unique,avait même retenu la complicité par abstention d'une mère qui n'avait pas empêché l'enfant tueur de se saisir de l'arme !

Complicité «par abstention»


Dans le cas de Dominique de Villepin,expliquent les juristes interrogés,la complicité par abstention pourrait être retenue si le tribunal considérait à la fois qu'il savait les listings faux et qu'il avait,par ses fonctions ministérielles,une obligation d'aviser l'autorité judiciaire.

Hostiles à ce qu'ils nomment «la construction juridique audacieuse du parquet»,les avocats de Dominique de Villepin ont,dès octobre 2008,préparé un argument pour parer la menace de la complicité «par abstention».Sur un terrain aussi juridique que politique,ils estiment qu'«à suivre un tel raisonnement,on peut se demander pourquoi seul Dominique de Villepin est poursuivi et non ceux qui, avant lui,avaient des certitudes sur la fausseté des listings».En creux,sont visés Michèle Alliot-Marie,alors ministre de la Défense,le général Rondot et les fonctionnaires de la DST.Eux aussi,selon Dominique de ­Villepin,se seraient abstenus de stopper la machination lancée à compter de janvier 2004.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 20 Oct 2009 - 13:52

le parquet demande la relaxe de Denis Robert


Le ministère public a demandé mardi la relaxe du journaliste Denis Robert,l'un des prévenus dans l'affaire Clearstream jugée devant le tribunal correctionnel de Paris."Sa complicité a été involontaire",a dit le procureur Romain Victor qui a rappelé "son métier de journaliste dont l'intérêt est d'informer le public".

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mar 20 Oct 2009 - 20:26

Pour le parquet,Villepin est "complice de dénonciation calomnieuse"



Dominique de Villepin s'est rendu "complice de dénonciation calomnieuse en cautionnant par son silence les agissements de Jean-Louis Gergorin".

Le procès Clearstream,qui touche à sa fin,a été marqué,ce mardi,par les réquisitions devant la cour du procureur général de Paris,Jean-Claude Marin,qui a réclamé 18 mois de prison avec sursis pour l'ex-Premier ministre et 18 mois ferme pour Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud.

"L'aubaine de la manipulation"


Le procureur de la République de Paris,Jean-Claude Marin,a requis ce mardi une peine de 18 mois de prison avec sursis et une amende de 45 000 euros à l'encontre de Dominique de Villepin.Selon lui,l'ex-Premier ministre s'est rendu "complice de dénonciation calomnieuse en cautionnant par son silence les agissements de Jean-Louis Gergorin" mais n'a,en aucun cas,été le "commanditaire" ni "l'instigateur de la fraude",deux termes retenus par les juges d'instruction de l'affaire Clearstream,Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.

"Si des présomptions permettent légitimement de s'interroger sur le comportement de Dominique de Villepin",en 2004,"il manque des preuves tangibles de son implication consciente et délibérée",a reconnu le représentant du ministère public.
Jean-Claude Marin a en revanche souligné l'"attitude pour le moins équivoque" de Dominique de Villepin dans la gestion de cette affaire en mettant en exergue le souhait de celui-ci de profiter de "l'effet d'aubaine de la manipulation" orchestrée,notamment vis-à-vis de Nicolas Sarkozy.

Le parquet lui reproche de n'avoir pas "avisé l'autorité judiciaire" compétente que les listings étaient faux,dès l'été 2004,"alors qu'il était au courant".
Il l'accuse d'avoir opté pour une "posture de dénégation de l'évidence", sans estimer pour autant que ses manquements relèvent de la Cour de justice de la République,seule juridiction apte à juger des ministres en fonction au moment des faits incriminés.

Au début de l'instruction,le ministère public jugeait pourtant les charges contre Dominique de Villepin insuffisantes,avant de faire volte-face à l'automne 2005.Me Metzner,l'un des avocats de Dominique de Villepin,a dénoncé "l'inéquité" des réquisitions prononcées."Nous assistons à une acrobatie judiciaire",a-t-il déploré."
Je ne fais rien,je suis coupable.
C'est la première fois qu'un parquet requiert cela en France",a-t-il ironisé,à la veille de plaider pour son client.Pour Me Herzog,l'avocat de Nicolas Sarkozy,le parquet a fait "une démonstration implacable".

"La dénonciation calomnieuse n'est pas une science exacte!"


Le procureur Marin a requis 2 ans de prison,dont 18 mois ferme,à l'encontre du mathématicien Imad Lahoud et 3 ans, dont 18 mois ferme,à l'encontre de l'ancien vice-président d'EADS,Jean-Louis Gergorin.
Il a également requis 45 000 euros d'amende à l'encontre des deux hommes.

C'est cependant le vice-procureur,Romain Victor,qui s'est chargé de lire les conclusions du parquet.
Un énoncé concis et brillant qui a suscité l'admiration de l'auditoire.
Tout l'enjeu de son intervention était d'éclairer le tribunal sur le rôle des deux prévenus principaux.



Jean-Louis Gergorin "a obéi à un plan qui ne doit rien au hasard",a expliqué le vice-procureur Romain Victor.


Pour le parquet,le véritable "artisan de cette manipulation sordide" n'est autre que Jean-Louis Gergorin a qui incombe la responsabilité de l'affaire Clearstream.
"Cette machination est l'oeuvre de l'ancien vice-président d'EADS",a expliqué Romain Victor.

"Il a obéi à un plan qui ne doit rien au hasard,a ajouté le vice-procureur,il ne faut jamais perdre de vu qui il est."
Fin stratège,homme intelligent doté d'une capacité d'anticipation hors du commun,Jean-Louis Gergorin est un prévenu "peu banal" qui, de plus près,se révèle être un personnage ambigu,même du point de vue de ses proches.

Selon le représentant du ministère public,sa ligne de défense a pâti de sa mauvaise foi: des notes adressées au général Rondot et au juge Van Ruymbeke qui contenaient des informations non étayées et des chiffres "sortis de nul part",des informations sélectionnées et distillées au compte-gouttes,aucune preuve visuelle qu'Imad Lahoud pénétrait informatiquement dans les listings avec succès... Avant de conclure: "La dénonciation calomnieuse n'est pas une science exacte!"

Pour le vice-procureur,"l'informaticien Imad Lahoud a été le complice intéressé et malveillant" de Jean-Louis Gergorin en prêtant "volontairement son concours à une opération d'intoxication à grande échelle".
Un "mythomane", une "figure sombre",un "escroc",dont la responsabilité dans l'affaire Clearstream est "immense",a scandé le vice-procureur alors que le prévenu soutenait son regard.
"Sa propension au mensonge est incomparable",a-t-il ajouté.
Tellement grande,qu'"il est condamné à faire rire et,dirait-il la vérité même un fois,qu'il continuerait à faire rire".

Pour résumer,a dit M. Marin,"la belle mécanique à calomnier et à salir a échappé à son inventeur diabolique",Jean-Louis Gergorin,"entraînant avec lui l'escroc",Imad Lahoud,"baptisé,par nécessité informaticien de génie et virtuose du hacking,et le brillant ministre diplomate".

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Mer 21 Oct 2009 - 19:38

Olivier Metzner réclame la relaxe de Dominique de Villepin


Sur son banc, Thierry Herzog faisait mine de dormir quand l'avocat de Dominique de Villepin s'est emparé du micro. Simple illusion.
Derrière ses yeux clos, l'avocat de Nicolas Sarkozy n'a sans doute pas manqué une miette de la plaidoirie de son adversaire.
D'autant qu'Olivier Metzner n'a pas mis plus d'une heure et demie pour demander la relaxe de l'ancien premier Ministre.
Mardi, Thierry Herzog avait pris deux fois plus de temps pour réclamer sa condamnation.
«Mais en quatre heures, il n'a convaincu personne. Même pas lui même», a lâché Olivier Metzner au cours d'une plaidoirie offensive et ponctuée d'humour.



Villepin simplement innocent

Ses fines lunettes sur le bout du nez, le défenseur de Villepin n'a jamais évoqué les dix-huit mois de prison requis contre son client.
Pas besoin.
Pour lui, il est tout simplement innocent.
«Jamais personne en France n'a été condamné pour n'avoir rien fait, a-t-il lancé. On peut reprocher la même chose à Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy.» Ça, c'est pour la question du droit.

«A-t-il vu les listings?»

Pour les faits, Olivier Metzner s'en est simplement remis au dossier.
«Y'a-t-il dedans une seule déclaration qui prouve que mon client a vu les listings, qu'il les a eus entre les mains?»
Et l'avocat de s'interroger sur ces fameux listings où ne figurent ni entête Clearstream, ni signature, ni montant.
«J'imagine bien Paul de Nagy se présentant au Luxembourg pour réclamer l'argent des listings», a-t-il ironisé.

Dans la salle des pas perdus, à l'issue de l'audience, Thierry Herzog a adopté le même registre: «Pour ne rien vous cacher, je n'ai pas bien compris mais j'étais mal placé.
C'est dommage qu'avec les moyens de communication moderne il n'y ait pas de sous-titrage.»
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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Jeu 22 Oct 2009 - 13:47

l'avocat de Lahoud défend le "Pinocchio" de l'affaire



L'avocat du mathématicien Imad Lahoud,faussaire présumé de l'affaire Clearstream, plaidera pour son client jeudi après-midi.


C'est une tâche bien ardue à laquelle va devoir s'atteler jeudi après-midi lors de sa plaidoirie l'avocat du mathématicien Imad Lahoud,faussaire présumé de l'affaire Clearstream,qui depuis le début de l'affaire a multiplié les versions."Oui,il a menti,il a menti dix fois,mais il n'est pas le seul.Il est peut-être le Pinocchio le plus fort,mais pas le Machiavel de ce dossier",avait assuré mardi,à l'issue du réquisitoire,maître Olivier Pardo.Le parquet a requis deux ans de prison,dont 18 mois ferme,et 45.000 euros d'amende à l'encontre de son client,un agrégé de mathématiques franco-libanais soupçonné par le ministère public d'avoir falsifié les listings Clearstream et d'y avoir ajouté le nom de personnalités,dont celui de Nicolas Sarkozy,afin de faire croire qu'elles détenaient des comptes occultes à l'étranger.

Le rôle d'Imad Lahoud


Pour le vice-procureur Romain Victor,Imad Lahoud est un "escroc",dont "la propension au mensonge est incomparable".Bien que "subalterne" par rapport à l'ancien vice-président d'EADS,Jean-Louis Gergorin,maître d'oeuvre de la manipulation,Imad Lahoud a eu une "responsabilité immense" dans l'affaire Clearstream,selon le parquet.Il aurait "prêté volontairement son concours à une opération d'intoxication à grande échelle",à la demande de Gergorin.

Pour la défense de Dominique de Villepin,la réalité est tout autre.Ce serait en fait Imad Lahoud qui serait à l'origine de la machination et qui aurait habilement manipulé Jean-Louis Gergorin.Ainsi,selon Maître Luc Brossolet,c'est Lahoud qui a mis au point cette "entreprise d'intoxication".Et si Gergorin a couvert sa source,"quoi qu'on en pense,c'était avec sincérité".

Avant maître Pardo,il reviendra à maître Hervé Temime de plaider pour son client,le journaliste Denis Robert.Sa tâche sera plus facile,le ministère public lui-même ayant requis sa relaxe.Le journaliste-enquêteur est poursuivi pour avoir recelé les listings bancaires authentiques de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream que lui avait fournis l'auditeur Florian Bourges.Il les avait ensuite remis à Imad Lahoud.

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MessageSujet: Re: Le procès Clearstream   Ven 23 Oct 2009 - 22:33

Gergorin charge Lahoud, Villepin s'en remet à Sarkozy



Après un mois de débats, le procès Clearstream s'est achevé ce vendredi par les plaidoiries des avocats de Jean-Louis Gergorin. L
'ancien vice président d'EADS est considéré par le parquet comme le grand manitou de la manipulation qui a valu à Nicolas Sarkozy de voir son nom cité dans les listings Clearstream.

Villepin a «protégé le président Chirac»

C'est contre cet ancien vice-président d'EADS que le ministère public a requis mardi la plus lourde peine: 3 ans de prison, dont la moitié ferme, et 45.000 euros d'amende.
La défense de Jean-Louis Gergorin a eu une analyse plus proche de celle développée par les avocats de Dominique de Villepin.
Selon elle, c'est Imad Lahoud qui a tout manigancé. Imad Lahoud, qui le premier est allé cherché les listings Clearstream et les a falsifiés et qui a «embobiné» Gergorin.

L'avocat de Jean-Louis Gergorin, Me Paul-Albert Iweins, a affirmé que Dominique de Villepin avait nié avoir reçu une instruction présidentielle dans l'affaire Clearstream pour «protéger le président» Jacques Chirac.
« A aucun moment je n'ai eu le sentiment d'être humilié d'être devant vous», a déclaré Dominique de Villepin, poursuivi pour «complicité de dénonciation calomnieuse», devant le tribunal.

Une main «ouverte vers Nicolas Sarkozy»

A l'issue de cette plaidoirie, la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris a laissé une dernière fois la parole aux prévenus.
«Je veux tourner la page et regarder vers l'avenir. Je garde la main ouverte vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Je n'ai pas de rancoeur au fond de moi et je veux servir les Français à la place qui est la mienne», a déclaré Dominique de Villepin, à sa sortie du procès Clearstream.
Le délibéré sera rendu le 28 janvier 2010.
Le jour des 55 ans de Nicolas Sarkozy.
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Le procès Clearstream

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