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mimi administratrice

Nombre de messages: 4374 Age: 44 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: affaire grégory Dim 2 Sep 2007 - 11:44 | |
| journal le détective du 25 octobre 1984 grégory a 4 ans et demie grégory dans les bras de son papa l'affaire Grégory est une affaire judiciaire française commencée en 1984 après le meurtre d'un jeune garçon, Grégory Villemin. la vologne Les faits Dans la soirée du 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, âgé de quatre ans, est découvert dans la Vologne. L'enfant est mort noyé, mains et jambes liées, à Docelles, à sept kilomètres en aval de Lépanges-sur-Vologne, où il vivait avec ses parents, Christine et Jean-Marie Villemin. plan meurtre de grégory les parents de grégory,jean marie et christine Le lendemain, le 17 octobre, une lettre anonyme adressée à Jean-Marie Villemin revendique le crime. « J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre con », écrit un mystérieux corbeau. Au village, Jean-Marie Villemin est jalousé bien que sa réussite sociale ne soit pas arrogante. bernard laroche Bernard Laroche, cousin germain de Jean-Marie Villemin, est dénoncé par Muriel, sa belle-sœur de quinze ans. Elle se rétracte, et il clame son innocence, mais il est inculpé du crime par le juge d'instruction d'Épinal, Jean-Michel Lambert, le 5 novembre 1984. le juge d'instruction,jean michel lambert Le 4 février 1985, le juge, contre l'avis du ministère public, libère Bernard Laroche, qui reprend son travail. Le 29 mars, il est abattu d'un coup de fusil par Jean-Marie Villemin qui lui impute l'assassinat de son fils. La rumeur dans la région laisse entendre que le corbeau et meurtrier pourrait être la mère de Grégory, qui a été vue à la Poste la veille du drame. Le 5 juillet 1985, le juge Lambert inculpe Christine Villemin d'assassinat et la place sous mandat de dépôt. Onze jours plus tard, la chambre d'accusation de Nancy, constatant l'absence totale de charges, la libère. Son cas divise radicalement les acteurs de l'affaire, entre ceux qui sont persuadés de son innocence et ceux qui la considèrent coupable. Marguerite Duras, dans un article publié par le quotidien Libération, qualifiera le crime, qu'elle lui attribue, de « sublime, forcément sublime ». Au bout de sept ans d'une enquête qui ne fait apparaître aucun indice l'accusant, Christine Villemin bénéficie d'un non-lieu le 3 février 1993, non-lieu rendu pour "absence totale de charges", une première en droit pénal (il s'agissait par là de rappeler que le dossier d'instruction était vide de charges contre elle). L'enquête sera l'occasion de tous les dérapages : violations du secret de l'instruction et de la vie privée ; partis-pris de la presse ; manque de précautions des enquêteurs dans la collecte des indices ; indécision des magistrats ; rivalité exacerbée entre la Gendarmerie et le SRPJ ; inexpérience du juge d'instruction. Bien que l'affaire passionne l'opinion publique, le meurtrier n'a jamais pu être identifié. Début 2003, l'espoir a été relancé par l'analyse de l'ADN présent sur un demi-timbre qui aurait pu conserver la salive du « corbeau ». Les analyses n'ont rien donné. Le 3 février 2003, le dossier du meurtre de Grégory Villemin, non élucidé, est définitivement clos. L'État français est condamné le 28 juin 2004 à verser 35 000 euros d'indemnités pour « faute lourde » à chacun des époux Villemin, qui vivent désormais dans l'Essonne. jean-Marie Villemin a été jugé pour l'assassinat de Bernard Laroche en novembre 1993 à Dijon, où l'affaire avait été dépaysée. Après six semaines d'audience, il est condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis. Deux semaines plus tard, ayant purgé l'essentiel de sa peine lors de la détention préventive, il est libéré. Le juge Lambert, qui avait manqué de maîtrise du dossier, est qualifié par les juges de « mémorable funambule de la pensée » Fin du nouvel épisode de l' «affaire Grégory». Contre l’avis du parquet, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rejeté mardi la demande de réhabilitation de Jean-Marie Villemin, condamné en 1993 à cinq ans d'emprisonnement pour l'assassinat de son cousin Bernard Laroche, qu'il suspectait d'avoir tué son fils. Jean-Marie Villemin n’a jamais contesté être l’auteur du meurtre de son cousin mais la loi permet à tout condamné de déposer une requête en réhabilitation. Ce qu’il avait fait en avril 2005. Les motivations du rejet ne sont pas encore disponibles Murielle BOLLE, née le 15 juin 1969 à 12h00 à Bruyeres Muriel Bolle, 15 ans à l'époque, avait accusé Bernard LAROCHE d'avoir enlevé Grégory Villemin (le petit Grégory Villemin avait été retrouvé mort dans une rivière, la Vologne, le 16 octobre 1984). Elle s'était ensuite rétractée, accusant les gendarmes d'avoir fait pression sur elle et de lui avoir fait peur. interview Marie Ange LAROCHE marie ange laroche 48 heures de garde à vue, c'est très dur, c'est très long. Mais pour Muriel, à l'époque elle avait 14 ans, j'imagine qu'elle a pu craquer... De toute façon ça a été toute une machination, toute une manipulation. Grégory Villemin aurait aujourd’hui 25 ans. Assassiné en 1984, il reste le symbole de l’innocence sacrifiée et d’un grand gâchis de la justice. Vingt ans après, on ne sait toujours pas qui l’a tué. Le mobile, en revanche, semble certain : un homme ou une femme, dit « le corbeau », haïssait son père, Jean-Marie Villemin. Depuis deux ans, ce dernier était harcelé de coups de téléphone et de lettres anonymes. Le corbeau reprochait sa réussite professionnelle à Jean-Marie (qu’il appelait « le chef » ). A 23 ans, le père de Grégory venait en effet d’être nommé contremaître dans l’usine qui l’employait. Une belle promotion pour ce fils d’ouvrier. Voilà les faits. Certains médias romancèrent alors ce que l’on trouve, hélas, dans toutes les familles : des jalousies, des rancœurs et des rivalités. Pas de quoi en faire un « clan », ni de quoi napper de mystère ce qui n’était qu’une vie tranquille entre cousins et belle-famille, dans la campagne vosgienne. Le seul mystère reste l’identité du corbeau, un pervers capable de tuer un enfant. Le 16 octobre 1984 vers 17h, alors que Christine Villemin cherche son fils qu’elle a laissé jouer seul quelques instants, son beau-frère reçoit un appel anonyme : « Voilà, j’ai jeté le fils du chef dans la Vologne. Je me suis vengé. » A 17h32, une lettre adressée à Jean-Marie Villemin est postée du village voisin. « J’espère que tu mourras de chagrin le chef. Ce n’est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà la vengeance, pauvre con. » A 21h45, le corps de Grégory est retrouvé dans la rivière. Le lendemain, Christine et Jean-Marie Villemin reçoivent la dernière lettre du corbeau. Sous la direction du juge Lambert, la gendarmerie est chargée de l’enquête. Hélas, les erreurs s’accumulent. D’abord, aucune perquisition n’est menée chez les Villemin, ce qui aurait permis de savoir si Christine était coupable ou non. Elle fut, en effet, inculpée de l’assassinat de son fils en juillet 1985. Ensuite, les circonstances exactes de la mort de l’enfant n’ont pas été établies. Enfin, la lettre envoyée le jour du drame a été rendue inexploitable par une poudre déposée sur le document par la gendarmerie elle-même ! Quant au juge Lambert, sa désinvolture n’a fait qu’aggraver les ravages de son inexpérience. Alors, quand les experts trouvent une similitude dans l’écriture de Bernard Laroche, un cousin de Jean-Marie Villemin, avec celle du corbeau, la mise en examen est rapide. D’autant que la belle-sœur de Laroche, Muriel Bolle, 15 ans, dit l’avoir vu conduire Grégory vers la Vologne. Le lendemain, devant les caméras, la jeune fille se rétracte. Le juge maintient l’inculpation, mais au bout de trois mois, en février 1985, les erreurs de procédure permettent la libération de Laroche. Jean-Marie Villemin, persuadé de la culpabilité de son cousin, est fou de rage. « Les personnes comme ça ne doivent pas vivre », dit-il. Le 25 mars, de nouvelles expertises désignent Christine Villemin comme pouvant être le corbeau. Quatre jours plus tard, Jean-Marie abat Bernard Laroche à coups de carabine. En 1993, il est condamné à cinq ans de prison. La même année, Christine bénéficie d’un non-lieu. Aujourd’hui, le couple vit en banlieue parisienne. Quant au corbeau, il ne s’est plus manifesté depuis la mort du petit Grégory.  grégory pour grégory |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: affaire grégory Jeu 10 Juil 2008 - 20:49 | |
| C'est l'un des faits divers les plus médiatisés du XXe siècle en France. Et tout porte à croire qu'il va continuer à l'être : hier, le parquet général de Dijon a demandé la réouverture de l'instruction sur la mort du petit Grégory, estimant que les progrès de la science offraient une possibilité de faire avancer l'enquête. Cette réouverture, Jean-Marie et Christine Villemin, les parents du petit garçon âgé de quatre ans retrouvé mort dans les eaux de la Vologne en 1984, l'avaient demandée l'été dernier. Ils ont été entendus. Le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, a donc expliqué hier avoir saisi la chambre de l'instruction pour qu'elle ordonne la réouverture du dossier. Une demande qui pourrait être examinée à l'automne prochain. Le magistrat a également dévoilé avoir demandé à un expert de lui dire s'il était faisable de retrouver des microtraces d'ADN sur les scellés constitués au début de l'enquête, notamment les vêtements de l'enfant. « Il a regardé l'état de conservation des scellés et m'a dit que c'était faisable, même si ça reste soumis à un fort aléa », raconte Jean-Marie Beney. « On aura peut-être une microtrace d'ADN dans le meilleur des cas. Ensuite, il faudra l'identifier... » Le meurtre du petit Grégory reste une des plus grandes énigmes criminelles de l'histoire. L'enfant avait été retrouvé pieds et mains liés le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière proche de son domicile de Lépange-sur-Vologne, dans les Vosges. Un juge d'instruction d'Epinal, Jean-Michel Lambert, avait d'abord inculpé Bernard Laroche, oncle de la victime. Ce dernier était mis en cause par des expertises, le témoignage initial de sa belle-sœur Murielle Bolle et une lettre anonyme du tueur portant en filigrane sa signature. Ces éléments avaient été par la suite annulés pour vice de procédure. Libéré, Bernard Laroche a été tué à coups de fusils le 29 mars 1985 par Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant. Un crime pour lequel il a été condamné en 1993 à quatre ans de prison. Les soupçons du magistrat s'étaient ensuite portés sur Christine Villemin, la mère du petit garçon, qui fut elle-même incarcérée quelques semaines en 1985 alors qu'elle était enceinte. Elle a finalement bénéficié d'un non-lieu en 1993. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Réouverture de l'affaire Grégory? Réponse le 3 décembre Mer 22 Oct 2008 - 11:21 | |
| La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, saisie ce mercredi par les parents du petit Grégory d'une demande de réouverture de l'enquête, rendra son arrêt le 3 décembre, ont indiqué les avocats de Christine et Jean-Marie Villemin. Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents avaient reçu une lettre anonyme: «Ton fils est mort. Je me suis vengé.» L'affaire, l'une des plus médiatisées de l'après-guerre, a donné lieu à un véritable feuilleton judiciaire (lire encadré). Dernier rebondissement en date, la réquisition du parquet de la cour d'appel de Dijon en juillet dernier, demandant la réouverture de l'instruction. Objectif: «procéder à de nouveaux examens techniques susceptibles de permettre la révélation de traces ou d'éléments d'ADN» sur un certain nombre de scellés constitués en 1984. Trouver des traces sur les cordelettes et les enveloppes Thierry Moser, l'un des conseils des parents de la victime, avait alors expliqué qu'on pouvait «espérer trouver des traces sur les cordelettes qui avaient servi à ligoter l'enfant et sur les enveloppes qui contenaient les lettres de revendication» du corbeau. «Et si on en trouve, encore faudra-t-il être capable d'en identifier le propriétaire ou trouver des points de comparaison dans le dossier», avait-t-il ajouté. Le 14 juin 2000, l'enquête avait déjà été rouverte pour permettre des recherches d'ADN sur un demi-timbre apposé sur une lettre du «corbeau» de 1983. Mais le 17 octobre suivant, les experts avaient déclaré l'ADN inexploitable. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: affaire grégory Sam 1 Nov 2008 - 21:41 | |
| voici un site sur cette affaire que j'ai trouver bien fais : cliker ici |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: affaire grégory Mer 3 Déc 2008 - 11:42 | |
| l'enquête est réouvertePlus de 20 ans après les faits, l’affaire Grégory connaît un nouveau rebondissement ce mercredi. La chambre d'instruction de la cour d'appel de Dijon a rendu un arrêt favorable à la demande formulée par les parents Villemin de réouverture de l'enquête sur l'assassinat en 1984 de leur enfant Grégory. Objectif: rechercher des traces ADN sur les scellés du dossier. Lors de l'audience du 22 octobre, le Procureur général Jean-Marie Beney avait demandé la réouverture de l'enquête compte tenu «des progrès de la science», notamment dans le domaine de la génétique. «Chances réelles... mais aléatoires»Ces réquisitions sont appuyées par un «avis scientifique», qui estime «aléatoires mais réelles les chances de succès» de trouver des «micro-phases d'ADN» sur les principaux scellés du dossier: vêtements de l'enfant, cordelettes entourant ses pieds et poignets, seringue et conditionnement d'insuline trouvés sur les lieux, enveloppes, lettres et timbres du «corbeau». «Toute la difficulté sera ensuite de mettre un nom sur ces traces, selon l'état de conservation de ces scellés et le risque possible de mélange d'ADN», avait expliqué le procureur général en se refusant de «donner de faux espoirs» aux parents de la petite victime. Le 14 juin 2000, l'enquête avait déjà été rouverte pour permettre des recherches d'ADN sur le demi-timbre apposé sur une lettre du «corbeau» de 1983. Mais le 17 octobre suivant les experts avaient déclaré l'ADN inexploitable. Grégory, quatre ans, a été retrouvé mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents ont reçu une lettre anonyme du fameux «corbeau» disant: «Ton fils est mort. Je me suis vengé». Non lieuEn juin 2000, la justice, déjà saisie par les parents de Grégory, avait ordonné la réouverture de la procédure, clôturée par des arrêts de non lieu, dont le dernier en date du 11 avril 2001. A l'automne 2006, une demande de réouverture de l'instruction avait été formulée par Me Jean-Paul Teissonière, l'avocat de Muriel Bolle, une des protagonistes de l'affaire, après la diffusion sur France 3 d'un téléfilm consacré à cette affaire. La demande était appuyée par des «éléments nouveaux» apparus lors du procès de Jean-Marie Villemin. Elle avait été rejetée en 2007 par le parquet général de Dijon. La réouverture de l'enquête a automatiquement prolongé le délai de prescription de l'affaire Grégory jusqu'en 2018, au moins, et ce même si les analyses ADN se révèlent inexploitables. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: affaire grégory Ven 16 Oct 2009 - 7:46 | |
| 25 ans après l'assassinat de l'enfant, peut-être un espoir Vingt-cinq ans après l'assassinat du petit Gregory Villemin, l'une des plus grandes énigmes criminelles de la France d'après-guerre n'est toujours pas résolue, et les derniers espoirs de la famille reposent désormais sur une possible trace d'ADN sur une cordelette. Le 16 octobre 1984, le corps du petit garçon âgé de 4 ans est retrouvé, ligoté, dans la rivière Vologne. C'est le point de part de "l'affaire Villemin", véritable feuilleton judiciaire doublé d'un déferlement médiatique que la France suivra avec passion durant des années. Une histoire qui a pour cadre un petit village de la vallée froide et encaissée de la Vologne. Mais en dépit de cet intérêt exceptionnel, la justice n'a jamais réussi à identifier le meurtrier, ni le mystérieux corbeau qui a envoyé des lettres menaçantes à Christine et Jean-Marie Villemin, les parents du petit garçon, un jeune couple apparemment sans histoire. "Cette affaire, c'est le fiasco de la Justice", résume Me Thierry Moser, l'avocat du couple Villemin. "L'instruction diligentée à Epinal (est) se faisait en dépit de tout bon sens", ajoute-t-il, faisant allusion au début de l'enquête qui avait été confiée au juge Jean-Michel Lambert, très contesté. Son dernier espoir? Que les analyses ADN ordonnées en décembre par la cour d'appel de Dijon (centre-est) sur la cordelette ayant servi à ligoter l'enfant, sur son anorak et son bonnet, "donnent des résultats probants". Chargé d'expertiser ces pièces à conviction, le laboratoire lyonnais Biomnis (ex-Mérieux) doit rendre ses conclusions "d'ici à la fin novembre", croit savoir l'avocat. Pour les spécialistes, "il n'est pas impossible" de retrouver des traces ADN sur la cordelette, 25 ans après les faits. "Le facteur temps joue un peu, mais c'est surtout la manière dont les scellés ont été prélevés et conservés" qui va déterminer la possibilité de retrouver des traces ADN, avait fait valoir Jean-Paul Moisan, spécialiste français des tests ADN, lorsque la justice avait décidé en décembre 2008 de rouvrir pour la deuxième fois l'enquête. En juin 2000, la justice, déjà saisie par les parents, avait une première fois ordonné une reprise de la procédure et fait expertiser un demi-timbre apposé sur une enveloppe expédiée en 1983 par le "corbeau". "ADN inexploitable", avaient conclu les experts. "Mais en huit ans, la science a fait des progrès", souligne Me Moser, affirmant qu'il s'agit "certainement de la démarche de la dernière chance". En 1984, les tests ADN étaient encore largement méconnus. Au lendemain du meurtre, les parents du petit garçon avaient reçu une lettre anonyme: "Ton fils est mort. Je me suis vengé". Un mois plus tard, le cousin de Jean-Marie Villemin, Bernard Laroche, avait été inculpé pour l'assassinat et incarcéré. Relâché en février 1985, tout en restant inculpé, il était abattu d'un coup de carabine, peu après, par Jean-Marie Villemin. En juillet 1985, c'était au tour de la mère de l'enfant, Christine Villemin, d'être inculpée de l'assassinat de son fils par le juge Lambert. Ecrouée puis remise en liberté sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard, elle a bénéficié d'un non-lieu en février 1993. Depuis, Christine et Jean-Marie Villemin se sont établis en région parisienne. Ils ont eu trois autres enfants. Un visiteur chercherait par ailleurs en vain la tombe de Grégory au cimetière de Lépanges-sur-Vologne. Dans les années 80, le corps a été exhumé et incinéré par ses parents, la justice ayant considéré que le maintien du cercueil dans le village "ne s'imposait plus au regard des nécessités du dossier". |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 4374 Age: 44 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: affaire grégory Ven 16 Oct 2009 - 11:22 | |
| 25 ans d'énigmes Le 16 octobre.C'est le titre choisi en 1994 par Jean-Marie et Christine Villemin pour raconter dans un livre-vérité cette journée qui a fait basculer leur vie.Le 16 octobre 1984,à 21 h 15,le corps de leur fils Grégory,4 ans,est repêché des eaux de la Vologne à Docelles,à 6 km en aval du petit village vosgien de Lepanges-sur-Vologne, où vit la famille Villemin.Un lien non serré entoure son cou,ses mains et ses pieds.L'autopsie révèlera une asphyxie par immersion,suivi d'un phénomène d'hydrocution. Un quart de siècle d'accusation,de rétractation,d'inculpation et de chagrin s'est écoulé et "l'affaire Grégory" demeure toujours l'une des énigmes judiciaires les plus médiatisées de l'après-guerre.Retour sur un mystère. Les faits Le 16 octobre 1984,les parents du garçonnet Jean-Marie et Christine Villemin alertent les gendarmes de la disparition de leur fils du domicile familial.Un appel téléphonique reçu dans une maison voisine par l'oncle de Grégory,vers 17 h 32,finit de les inquiéter.Au bout du fil,un "corbeau" revendique l'assassinat de Grégory.Le soir même,le corps inanimé de Grégory est retrouvé.Le lendemain,les époux Villemin reçoivent par courrier des nouvelles de ce meurtrier anonyme qui écrit : "Ton fils est mort.Je me suis vengé.J'espère que tu mourras de chagrin,le chef.Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils.Voilà ma vengeance,pauvre con." La lettre a été postée de Lepanges-sur-Vologne le jour du meurtre,avant la levée du courrier de 17 h 15. Bernard Laroche,le corbeau ? Ce n'est pas la première lettre de menaces reçue par les époux Villemin.Au village,leur situation financière et familiale fait des envieux.Très vite,les soupçons se tournent vers Bernard Laroche,le cousin de Jean-Marie.Le 5 novembre 1984,ce dernier est inculpé d'assassinat et écroué,après des expertises graphologiques et le témoignage accablant de sa belle-soeur âgée de 15 ans,Murielle Bolle.Deux jours après,l'adolescente se rétracte.Il est relâché le 4 février 1985,mais reste inculpé d'assassinat.Le 29 mars,à 13 h15,devant le garage de la maison des Laroche,Jean-Marie Villemin surgit d'un bosquet et tire.Laroche meurt un quart d'heure plus tard.À Lepanges,deux camps se forment : ceux qui croient à la culpabilité de Bernard Laroche,et ceux qui soupçonnent Christine Villemin. Christine Villemin et le juge Lambert Le 5 juillet 1985,au cours d'une visite à son mari,transféré à la prison de Saverne (Bas-Rhin),Christine est arrêtée par les policiers et conduite chez le magistrat.Désignée comme possible corbeau par des graphologues, l'épouse Villemin est inculpée de l'assassinat de son fils par le juge Jean-Michel Lambert."Madame,je vous inculpe d'assassinat pour avoir tué votre enfant en préméditant votre geste",lui lance-t-il.Onze jours plus tard,elle retrouve la liberté mais attendra le 3 février 1993 pour obtenir un non-lieu.La même année,Jean-Marie Villemin, qui a écopé de 5 ans d'emprisonnement dont un avec sursis pour le meurtre de son cousin,est mis en liberté conditionnelle. Entre-temps,le corbeau vole toujours et les palinodies du juge Lambert agacent.Le juge d'instruction est dessaisi le 25 juin 1987 au profit du président de la cour de Dijon Maurice Simon,qui reprend l'enquête... de zéro. L'espoir des époux Villemin Il faut pourtant attendre les années 2000 pour que la justice, saisie par les parents du petit garçon, ordonne une reprise de procédure et l'expertise d'un demi-timbre apposé sur une enveloppe expédiée en 1983 par le "corbeau". Après quatre mois d'examens, les experts déclarent le 17 octobre l'ADN inexploitable. Si cette décision fait retomber les espoirs des époux Villemin, celle du 11 avril 2001, qui clôt l'instruction, les anéantit. Durant 7 ans. En 2008,ils saisissent de nouveau le procureur général de Dijon et demandent la réouverture de l'instruction,pour une nouvelle recherche d'ADN.Jean-Marie et Christine font valoir qu'en 24 ans les progrès de la science ont évolué,notamment dans le domaine de la génétique.Une étude scientifique,"qui estime aléatoires mais réelles les chances de succès" de trouver des "microphases d'ADN" sur les principaux scellés du dossier,convainc la cour d'appel de Dijon de rouvrir l'enquête.Depuis mai dernier,un laboratoire lyonnais manipule les vêtements que Grégory portait le jour de son assassinat.Les cordelettes entourant ses pieds et poignets,une seringue et un conditionnement d'insuline trouvés sur les lieux,des enveloppes,des lettres et timbres du "corbeau" sont également passés au crible. "C'est la démarche de la dernière chance mais ils se disent qu'ils doivent cela à leur enfant",nous confie Me Thierry Moser,l'avocat des époux Villemin,aujourd'hui installés à Étampes dans l'Essonne.Les résultats sont attendus dans trois à quatre semaines."Je suis confiant,tout comme M. et Mme Villemin.J'ai vu les scellés,ils ont été conservés dans de bonnes conditions",ajoute l'avocat.Et si les conclusions de l'expertise démontraient qu'il n'existe aucune trace ADN exploitable ? "Jean-Marie et Christine sont prêts à admettre que ce sera la fin de cette histoire." |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 4374 Age: 44 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: affaire grégory Ven 16 Oct 2009 - 19:50 | |
| 25 ans après on en est où ?
25 ans après sa mort,on ne sait toujours pas qui a tué le petit Grégory Villemin.
Le 16 octobre 1984,à l'âge de 4 ans,l'enfant est retrouvé noyé dans la Vologne,une rivière près de Lépanges-sur-Vologne dans leslespan Vosges.
Pendant un quart de siècle,cette affaire a connu de nombreux rebondissements.On retiendra la mise en accusation de Christine Villemin,la mère de Grégory et celle de Bernard Laroche le cousin de Jean-Marie Villemin le père de l'enfant.
La première sera innocentée en 1993 et le second tué par Jean-Marie Villemin qui écopera de 5 ans de prison.
L'entourage de la famille Villemin a longtemps été soupconné.Mais faute de preuves,l'enquête a été fermée en 2003.
Et maintenant ?
Depuis décembre 2008,la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a ordonné la réouverture de l'enquête.Le but était de procéder à une analyse des traces d'ADN sur divers scellés conservés.
Les analyses de la dernière chance
Les résultats des ananlyses ADN devraient être communiqués dans les prochains jours ou quelques semaines.
Les chances de succès restent limitées,car les scellés riquent de comprendre des traces ADN de plusieurs individus : police, famille...
Mais les enquêteurs comptent sur les progrès de la science pour élucider l'affaire. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 4374 Age: 44 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: affaire grégory Ven 16 Oct 2009 - 19:53 | |
| l'ADN va-t-il parler ? Aujourd'hui,l'espoir de retrouver le "coupable" repose sur une une possible trace dADN qui pourrait être trouvée sur la cordelette ayant servi à ligoter le petit Grégory.C'est la Cour dappel de Dijon qui a ordonné,en décembre dernier,de nouvelles analyses au laboratoire lyonnais "Biomnis",dont les conclusions sont attendues à la fin du mois de novembre. Ces expertises de la dernière chance apporteront-elle enfin une réponse ? Affaire à suivre. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: affaire grégory Mer 21 Oct 2009 - 22:35 | |
| Un rapport susceptible de relancer l'affaire Grégory remis jeudiUn rapport d'expertise génétique, susceptible de relancer l'enquête sur l'assassinat du petit Grégory Villemin, en 1984 dans les Vosges, sera «remis (ce) jeudi au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon» Jean-François Pontonnier, a indiqué le Parquet général. «Extraire les éventuelles empreintes génétiques»Le président Pontonnier aura alors «tout loisir, après en avoir pris connaissance, d'en avertir les différentes parties», a déclaré Jean-Marie Beney, procureur général de la cour d'appel de Dijon, sans autre précision La chambre de l'instruction avait désigné le 5 mai dernier le laboratoire lyonnais Biomnis (ex-Mérieux) pour expertiser les scellés du petit Grégory, et en «extraire les éventuelles empreintes génétiques». Le président Pontonnier avait alors demandé au laboratoire «un rapport préliminaire dès que possible», précisant que les résultats de l'expertise ne seront pas attendus avant «au moins deux mois». Des résultats possibles grâce aux scellésLe 3 décembre 2008, la chambre de l'instruction avait ordonné la réouverture de l'enquête dans l'assassinat du jeune Grégory Villemin, renouant avec l'une des plus grandes énigmes criminelles françaises près d'un quart de siècle après la découverte du corps de l'enfant dans les eaux de la Vologne (Vosges). L'état de bonne conservation des scellés, les vêtements de l'enfant (anorak, bonnet, survêtement) mais également les cordelettes et les enveloppes des lettres du corbeau, conservés dans les locaux de la cour d'appel, peuvent permettre d'obtenir des résultats, selon les experts. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: affaire grégory Jeu 22 Oct 2009 - 1:34 | |
| Rebondissement. L'expertise des scellés de l'affaire Grégory a montré la présence de deux traces ADN sur un timbre et une lettre envoyée par le corbeau, a annoncé Le Parisien dans son édition de jeudi. Ces traces d'ADN sont celles d'un homme et d'une femme, selon le quotidien. Le rapport de cette nouvelle expertise des scellés, qui a été ordonnée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, sera remis ce jeudi au président de cette chambre, Jean-François Pontonnier |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 4374 Age: 44 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: affaire grégory Jeu 22 Oct 2009 - 8:02 | |
| 25 ans après,deux traces d'ADN identifiées L'expertise des scellés de l'affaire Grégory aurait montré la présence de deux traces d'ADN sur un timbre et une lettre envoyée par le corbeau. Ces traces seraient celles d'un homme et d'une femme. Cette nouvelle expertise des scellés a été ordonnée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, le 3 décembre 2008,à l'occasion de la réouverture de l'enquête sur l'affaire du petit Grégory. Le 5 mai 2009,le laboratoire lyonnais Biommis avait été désigné pour expertiser les scellé et en « extraire les éventuelles empreintes génétiques ». Le rapport de cette expertise doit être remis,aujourd'hui,au président de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Lyon. Un magistrat précise,que si l'enquête est réouverte,il y aura lieu de mettre un nom sur ces deux ADN.Et dans ce cas-là, « cela implique de retrouver l'ensemble des acteurs du dossier,y compris les enquêteurs qui ont manipulé les scellés ». |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 4374 Age: 44 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: affaire grégory Jeu 22 Oct 2009 - 13:38 | |
| les traces ADN détectées ne sont pas celles des époux Villemin Un quart de siècle après la découverte du corps du petit Grégory dans les eaux de la Vologne (Vosges),l'expertise des scellés,confiée depuis cinq mois à un laboratoire lyonnais,a montré la présence de deux traces ADN sur un timbre et une lettre envoyée à la famille. Ces traces d'ADN sont celles d'un homme et d'une femme,a expliqué jeudi le procureur général de la cour d'appel de Dijon Jean-Marie Beney,confirmant une information du Parisien/Aujourd'hui en France .Cette lettre avait été adressée par le corbeau à Albert Villemin,le grand-père de Grégory,en juillet 1985,soit neuf mois après la découverte du corps du garçonnet. Selon le procureur général,l'auteur de la lettre affirmait : "Je vous ferai la peau à la famille Villemin". Ces empreintes ont été comparées à celles des époux Villemin,parents de la victime,et la comparaison est négative,a par ailleurs confié Jean-Marie Beney à Reuters. "Leurs empreintes génétiques n'apparaissent nulle part sur les scellés",a-t-il dit, après avoir pris connaissance des conclusions d'un rapport d'experts. Il revient maintenant au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon,Jean-François Pontonnier,"d'exploiter ces résultats en faisant des prélèvements (ADN) sur différentes personnes" mêlées à cette affaire,relève Jean-Marie Beney. Le magistrat a toutefois fait valoir que l'exhumation du corps de Bernard Laroche, un temps soupçonné d'être le corbeau,assassiné par le père de Grégory,Jean-Marie,n'était "pas pour l'instant d'actualité". "D'ailleurs,nous pouvons prévoir des prélèvements sur sa filiation et ses proches",assure le procureur général. Les parents du petit garçon ont,à plusieurs reprises,tenté de relancer l'affaire. Ils avaient saisi en 2008 le procureur général de Dijon en demandant la réouverture de l'instruction,pour une nouvelle recherche d'ADN. Jean-Marie et Christine font alors valoir que, en vingt-quatre ans,les progrès de la science ont évolué,notamment dans le domaine de la génétique.Depuis mai dernier,le laboratoire Biomnis (ex-Mérieux) a manipulé les vêtements que Grégory portait le jour de son assassinat. Les cordelettes entourant ses pieds et poignets,une seringue et un conditionnement d'insuline trouvés sur les lieux,des enveloppes,des lettres et timbres du corbeau ont également été passés au crible. Les experts lyonnais ont ainsi retrouvé l'ADN identifiable du petit Grégory sur la manche de son anorak.Des prélèvements sur les parents de Grégory ont également été réalisés pour cette nouvelle expertise. Cette découverte est susceptible de relancer l'enquête sur ce fait divers,sans doute le plus médiatisé du XXe siècle.Reste à savoir si l'ADN permettra de démasquer le ou les coupables. Le professeur Jean-Paul Moisan,pdg de l'Institut génétique Nantes Atlantique (IGNA),spécialiste français des tests ADN,prévenait déjà en 2008 qu'à l'époque des faits,les tests ADN étaient méconnus. "Aucune précaution particulière n'a été prise et il est probable que les scellés aient été contaminés par des ADN exogènes",soulignait le spécialiste. |
|  | | jacotte administratrice

Nombre de messages: 15186 Age: 44 Date d'inscription: 20/02/2005
 | Sujet: Re: affaire grégory Jeu 22 Oct 2009 - 14:24 | |
| que peut-il se passer maintenant?Le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, a annoncé ce jeudi matin que les empreintes génétiques d'un homme et d'une femme ont été retrouvées sur les scellés de l'affaire Grégory, selon le rapport d'expertise d'un laboratoire lyonnais. Comment ces traces ADN peuvent-elles relancer l’enquête? La justice va-t-elle rouvrir l’enquête?C’est très probable. Le rapport d’expertise va être remis ce jeudi au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, Jean-François Pontonnier. Ce dernier peut décider de classer l’affaire, une décision risquée, compte tenu du climat de tension dans lequel s’est déroulée toute l’affaire. Jean-François Pontonnier peut décider de poursuivre l'enquête, en nommant un nouveau juge d’instruction, ou en se chargeant lui-même du dossier. Le premier objectif de l’enquête étant, bien entendu, de mettre un nom sur chacun des ADN retrouvés, et de déterminer dans quelles circonstances ils ont été déposés sur les objets. Le corbeau peut-il être identifié?Oui, mais cela ne signifie pas que le tueur le sera. Le lendemain du meurtre du petit Grégory Villemin, découvert le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges), les parents avait reçu une première lettre anonyme: «Ton fils est mort. Je me suis vengé.» Les deux empreintes génétiques ont été retrouvées sur ces courriers adressés à la famille Villemin. L'une d'entre elle (un ADN féminin) a été retrouvée «sur ou sous le timbre d'une lettre», ce qui laisse supposer que l'empreinte génétique pourrait être bien celle du «corbeau». Cependant, ce dernier, qui se présentait comme l’assassin du petit garçon, pourrait n’avoir joué aucun rôle dans le meurtre. Une source proche de l'enquête a indiqué ce jeudi que les ADN des parents de Grégory Villemin «n'étaient» pas sur les scellés». Y aura-t-il une campagne de prélèvement génétique?Oui, certainement. En 1984, le prélèvement génétique n’était pas encore pratiqué. Il faudra donc lancer une campagne de prélèvement auprès de tous les acteurs du dossier: les personnes entendues dans le cadre de la première enquête, les suspects potentiels, y compris ceux qui sont décédés depuis – comme Bernard Laroche, un temps suspect principal - mais aussi tous les enquêteurs qui ont manipulé les scellés. Des expertises comparatives seront ensuite pratiquées avec l'ADN retrouvé sur les scellés. Si aucune correspondance avec les ADN retrouvés sur les pièces du dossier ne surgit, il faudra élargir cette campagne de prélèvement. L’affaire peut-elle être totalement relancée?C’est possible. En marge de la découverte de ces traces génétiques, les voix des protagonistes de l’affaire se font entendre. La famille Laroche souhaite ainsi que l’on «aille au fond des choses et que l'on reprenne entièrement l'enquête». Par exemple, ils souhaitent que les enregistrements des appels du corbeau, qui sont dans le dossier, soit expertisés. De plus, même si les souvenirs seront certainement flous après 25 ans, les enquêteurs pourraient réinterroger les acteurs de l’affaire. |
|  | | mimi administratrice

Nombre de messages: 4374 Age: 44 Date d'inscription: 26/07/2007
 | Sujet: Re: affaire grégory Jeu 29 Oct 2009 - 13:15 | |
| « lADN ne disparaît pas » Pharmacienne de formation,Marie-Hélène Cherpin est une pointure de la police scientifique. Pendant plus de dix ans,elle a été à la tête des plus grandes affaires criminelles avant de rejoindre les couloirs du ministère de lIntérieur. Aujourdhui,elle dirige la section des empreintes génétiques des laboratoires Biomnis,à Lyon,où elle est en charge,avec son équipe,deffectuer des tests ADN sur les vêtements de Grégory,les cordelettes qui entravaient le corps de l'enfant et des lettres du mystérieux corbeau. La découverte de deux ADN sur un timbre et une lettre,pourrait relancer lenquête. Le point avec Marie-Hélène Cherpin.Propos recueillis par Sabrina Pons> Retour en image sur l'affaire GrégoryQuest-ce qui a changé en 25 ans ? Il y a 25 ans,au moment où laffaire a commencé,les enquêteurs ne pouvaient pas prévoir lévolution scientifique et encore moins la découverte de lADN. Malgré tout,les scellés ont été bien conservés. Le corps de l'enfant est resté quatre heures dans l'eau mais ses vêtements ont été séchés correctement. Alors bien sûr,on a des mélanges de traces ADN car ces objets ont été manipulés par plusieurs personnes,mais on ne peut pas parler derreur. Aujourdhui,cette affaire aurait-elle pu se résoudre facilement ? Une chose est sûre,aujourdhui ça ne ce serait pas passé de la même façon. On aurait exploité les scellés dune façon différente. Les objets auraient été récupérés par des professionnels du prélèvement et auraient été immédiatement expertisés par les laboratoires. On aurait certainement trouvé des traces qui sont aujourd'hui impossibles à identifier en raison de lancienneté des scellés. En principe,lADN ne disparaît pas,mais le corps de Grégory est resté suffisamment longtemps dans la Vologne pour que ses vêtements aient été lavés par une eau souillée. Des traces ADN ont été retrouvées sur les cordelettes,sont-elles en mesure de parler ? Les traces ADN relevées sur les cordelettes qui ont servi à attacher Grégory sont difficilement exploitables,elles ne permettent pas détablir un profil génétique exact. En revanche,ces traces ADN peuvent nous permettre décarter des personnes qui nont pas touché ces cordelettes.Cest le cas des époux Villemin Après la découverte de deux ADN sur un timbre et une lettre,qu'elle va être la suite de lenquête ? Habituellement quand on a une trace qui nest pas identifiée,on la transmet au Fichier National des empreintes génétiques alimenté au fil des dossiers par tous les laboratoires. Dans le cas des deux traces ADN féminin et masculins retrouvées sur le timbre et la lettre du corbeau,on peut nous demander de faire des comparaisons avec des ADN déjà existants. |
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